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Apocalyptica de Drayker



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Informations

» Auteur : Drayker - Voir le profil
» Créé le 29/06/2016 à 01:23
» Dernière mise à jour le 14/12/2017 à 17:54

» Mots-clés :   Drame   Présence de poké-humains   Région inventée   Science fiction   Suspense

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Chapitre -29 : Acajou et tabac froid
Lina entra dans les vestiaires en s'étirant comme un Chaglam. Elle allait sûrement avoir des courbatures le lendemain. Aucune importance. Là, tout de suite, elle se sentait bien, et elle était ravie d'avoir pu venir – pour une fois.

Elle n'avait pas souvent le temps d'assister aux répétitions, en ce moment. Elle s'était inscrite à ces cours de danse quelques mois plus tôt, espérant pouvoir s'y défouler à l'occasion, mais cela n'avait pas été aussi concluant qu'elle l'imaginait.

Elle adorait, bien sûr ; elle adorait se déhancher au rythme de swings endiablés, elle adorait s'épuiser dans des shuffle frénétiques, elle adorait l'atmosphère feutrée des répétitions et l'énergie que ce genre de danse véhiculait.

Hélas, entre son activité au Windhall et l'attention constante que nécessitait Stasie, Lina venait beaucoup moins souvent qu'elle ne l'aurait souhaité.

Elle s'assit sur l'un des bancs du vestiaire et soupira, en sueur. Ouvrant son sac de sport, elle en sortit une serviette et s'épongea le front. L'une des autres filles de son cours s'assit non loin et lui sourit.

« On te voit pas souvent. C'est dommage, t'es plutôt douée ! »

Lian releva la tête et détailla son interlocutrice. C'était une grande jeune femme aux cheveux auburn, jolie, dont les longues jambes n'enviaient rien à personne. Elle devait avoir un peu plus de vingt-cinq ans.

Le genre de fille faite pour ça. Pas comme toi, songea Lina avec une pointe de jalousie.

Le Rex s'était moquée d'elle en apprenant qu'elle dansait. Lina l'avait envoyé balader, mais comprenait tout à fait l’amusement de son père adoptif. Elle avait peut-être un langage de charretier et une allure de garçon manqué, mais elle aimait danser, et son abonnement était la seule dépense non-essentielle qu'elle s'autorisait – ça, et ses cigarettes.

Elle s'efforça de se rappeler du nom de son interlocutrice, mais n'y parvint pas, bien qu'elle la croisât à chaque répétition. Lina n'avait jamais été très douée pour retenir les noms.

« J'ai pas vraiment le temps. J'essaye de venir aux cours du jeudi, mais je bosse souvent ces soirs-là.
- Ah oui ? Tu fais quoi, comme boulot ? demanda l'autre jeune femme, intéressée.
- Je suis serveuse, mentit Lina. Au Windhall. »

Elle se pencha et fit mine de chercher ses vêtements de rechange dans son sac. Elle crevait de honte à l'idée de devoir avouer qu'elle se prostituait. C'était l'un des nombreux tabous de la ville basse ; tout le monde savait que c'était l'un des commerces principaux du Rex, mais chacun faisait mine de l'ignorer.

Lina se releva et troqua ses leggings contre un jean de ville. Elle espérait en avoir fini de cette conversation, mais son interlocutrice ne lâcha pas le morceau :

« C'est vrai ? C'est cool, comme boulot ! »

Cool ? pensa Lina. Ça n'a rien de cool de bosser pour le Rex, et tout le monde le sait. Arrête de vouloir me faire la conversation à tout prix.

« T'es de service ce soir ? reprit Miss joli sourire en enfilant une veste acajou. On va boire un verre avec les filles. T'as qu'à venir, si tu veux ! »

Lina eut envie de l'envoyer balader, mais se retint. Elle finit de passer un pull par-dessus son débardeur puis se retourna avec un sourire un peu trop forcé :

« Désolée, mais déjà j'ai un truc de prévu. »

Un mensonge, bien sûr. Lina n'avait plus vraiment de vie sociale depuis qu'elle avait quitté le lycée. Stasie lui prenait tout son temps libre, et elle avait rapidement perdu le contact avec ses amis de l'époque.

« Pas de souci. Une prochaine fois, peut-être. Comment tu t'appelles ?
- Lina. Et toi ?
- Tia. » sourit la jeune femme.

~*~
« Sandra le prend plutôt bien, mais on n'en a pas encore parlé aux enfants. » expliqua Garvin.

Lui et Will étaient assis sur un banc du parc artificiel, mangeant un sandwich en regardant Fenrir courser d'autres Pokémon.

Voilà longtemps que le détective n'avait pas emmené son Arcanin dans ce parc. Il s'agissait d'un espace vert aménagé au sommet d'un centre commercial, sous un dôme de verre d'une bonne cinquantaine de mètres de diamètre. Un petit écosystème avait été recréé à cet endroit pour permettre aux Pokémon de se dégourdir les jambes, et aux humains de se couper un peu de la technologie omniprésente à Omnia.

Le parc était le seul endroit de la ville haute où les Pokémon étaient autorisés. Ici, pas de drones, d'affiche publicitaires, de scanners rétiniens ; les Dresseurs amenaient leurs compagnons pour les entraîner, jouer avec eux, ou même se battre. Quelques arènes avaient été aménagées à cet effet, même si les combats étaient soumis à des règles très strictes afin d'éviter qu'un Pokémon trop zélé n'endommage la structure. En leur temps, Will et Fenrir avaient gagné plusieurs de ces combats. Il arrivait parfois au détective de vouloir s'y remettre, mais il n'en avait jamais pris le temps. Et puis, lui et son Arcanin commençaient à vieillir.

Garvin et lui avaient décidé de passer leur déjeuner au milieu des arbres et des étangs artificiels du parc. Will, qui n'avait guère eu le temps de s'occuper de son compagnon ces derniers jours, avait libéré Fenrir, qui gambadait actuellement à toute vitesse derrière un Linéon.

« Les médecins ont dit que ça n'avait rien d'étonnant, reprit Garvin. Les cancers du pancréas sont foudroyants dans la majorité des cas.
- Toutes ces avancées médicales et ils sont même pas foutus de te soigner, pesta Will.
- Eh bien justement, à ce sujet…. »

Will arqua un sourcil, mais du attendre que Garvin finisse de mâcher une bouchée de son sandwich avant d'avoir plus d'explications.

« Tu te rappelles de Thrak Ventropp ? demanda le cinquantenaire.
- Inconnu au bataillon.
- Il était à la sécurité de la Chancellerie à ton époque. Un grand costaud, noir. Sept galons, un sacré type. Il a été diagnostiqué d'une tumeur maligne dans la moelle épinière, je crois. C'était il y a trois mois. Inopérable, comme moi. Il a participé à une espèce de programme expérimental de X-Corp.
- Leur histoire de cure révolutionnaire ? J'ai vu des drones en faire la publicité.
- Ils cherchent des gens prêts à essayer un nouveau type de traitement anti-cancer, expliqua Garvin. C'est payé, et d'après leurs premiers résultats, certains patients ont vu leurs tumeurs se résorber.
- Quoi, tu comptes y participer ? Ça a marché, pour ton Thrak Ventropp ?
- Je ne sais pas, je n'ai pas demandé de nouvelles. Mais ils ont publié des résultats impressionnants, et les patients témoignent. Il y en avait des condamnés, comme moi, qui ont repris une vie tout à fait normale aujourd'hui. Sandra voudrait que j'essaye. C'est vrai que de toute façon, dans mon état, autant tenter, mais… Je ne sais pas, je n'aime pas trop l'idée qu'une société privée soigne des gens.
- C'est pas n'importe quelle société privée, papy, souligna Will. On parle de la plus grosse compagnie du siècle. Ils ont révolutionné pas mal de choses.
- Je sais bien. Au début, je pensais passer le temps qu'il me reste avec Sandra et les enfants, mais s'il y a une chance que je guérisse… J'ai encore besoin de réfléchir, mais je crois que je vais tenter le coup. »

Will acquiesça en silence. Il n'avait pas grand-chose à répondre. La décision appartenait à Garvin et à sa famille.

Trois jours s'étaient écoulés depuis le passage du détective au Commissariat. Sous l'injonction de son ami, il avait accepté la charge de protéger Tia Taylor, même si son service ne prenait effet que dans quelques jours, le temps de régler les procédures administratives. Il allait en effet devoir la protéger 24h/24, pendant une durée indéterminée, ce qui entraînait un certain nombre de paperasse à remplir. Dans l'intervalle, Will avait essayé de passer un maximum de temps avec Garvin, avant que son ami ne pose sa démission.

« Ça se passe comment, cette histoire de traitement ? Ils te soignent où ?
- Ils ont des cliniques un peu partout en Algosya. Il y en a une dans les îles Sogulen.
- Là où tu comptais partir à la retraite, se rappela Will.
- Oui. Pas si mal, ce cancer. Une excuse en or pour un départ anticipé, plaisanta Garvin.
- Tu partirais quand ?
- Je pose ma démission dès que tu commences ton boulot pour la fille Taylor, et on ne traînera pas trop à Omnia après ça. On a déjà commencé à réfléchir à ce qu'on veut embarquer, et ce qu'on laisse. C'est dingue. On te dit qu'il te reste moins de deux ans à vivre, et tout d'un coup, tous tes projets s'accélèrent.
- Officier depuis moins d'un mois, et il abuse déjà du système, se moqua Will. C'est beau.
- Le système s'est servi de toi, c'est un juste retour des choses. Il doit bien y avoir une clause quelque part qui stipule que la démission d'un Elitien doit entraîner le réexamen des externes dont il s'était porté garant, mais le temps que les bureaucrates réagissent, je serai soit mort, soit guéri. » ricana Garvin.

Will sourit. Il était content que son ami prenne sa maladie avec humour, même s'il était évident que c'était une façade plus qu'autre chose. Garvin n'avait jamais été du genre à s'apitoyer, au contraire. Il ne laisserait pas le cancer l'abattre.

Et puis X-Corp était une entreprise de renommée internationale, connue pour ses prouesses médicales, environnementales et technologiques. Si quelqu'un était à même de trouver un remède miracle au cancer, c'était bien eux, non ?

~*~
« Ok, miss Taylor, voyons-voir qui tu es... » murmura Will en allumant son ordinateur.

Son contrat de protection rapprochée commençait le lendemain. Pendant des jours, peut-être des semaines, jusqu'à ce que toute menace paraisse écartée, il allait devoir veiller sur Tia Taylor en permanence. Ça allait être un travail difficile, pénible même, mais Will n'avait pas perdu ses réflexes de professionnel, et la paye promise n'était pas pour lui déplaire.

Après avoir versé ses croquettes à Fenrir et s'être servi un café insipide, il s'installa donc devant son ordinateur et fouilla dans ce que le réseau avait à lui dire sur Tia Taylor.

Il fut tout d'abord surpris de constater qu'elle avait désormais vingt-six ans. L'adolescente effrayée dont il avait gardé le souvenir suite à la prise d'otage de la Chancellerie avait laissé la place à une jeune femme assez grande, aux cheveux auburn et aux traits fins. Will ne s'attarda pas plus sur le photos et chercha plutôt ce qu'il y avait à trouver sur les centres d'intérêt de la fille unique du Chancelier.

Comme Garvin l'avait mentionné, elle était sortie diplômée d'une école de droit prestigieuse, mais n'exerçait pas. Pourquoi en aurait-elle eu besoin, alors que son père était l'homme le plus puissant d'Algosya ?

Bon nombre de magazines people s'intéressaient à la jeune femme, justement pour cette raison.

Pas facile de vivre dans l'ombre de papa, pensa Will.

Inévitablement, il tomba sur des articles relatant la prise d'otage de la Chancellerie et le tollé politique qui s'en était ensuivi, propulsant Jack Taylor à la tête du gouvernement.

Will se força à écumer les torchons de paparazzi divers et variés, mais ne trouva rien de très pertinent quand aux activités de Tia Taylor. Visiblement, la demoiselle passait la majeure partie de ses journées à prendre du bon temps, visitant les boutiques les plus chères de la ville, participant à diverses soirées aux quatre coins d'Algosya, ainsi qu'aux apparitions publiques de son père – apparitions qui s'étaient multipliées maintenant que Jack Taylor était en pleine campagne pour sa réélection.

Au fur et à mesure de ses recherches, Will commença à se représenter le personnage qu'il allait devoir protéger.

Bourgeoise, se dit-il en soupirant. Riche, jeune, jolie, goûts de luxe, née avec une cuillère en argent dans la bouche. Intelligente, aussi. Sortie en tête de sa promo. Le genre qui a tout pour elle. Dommage que je ne trouve pas d'interviews.

Il se laissa aller en arrière sur son siège et soupira. Ça n'allait pas être facile.

Mais pourquoi est-ce qu'elle tient absolument à ce que ce soit moi qui la protège ?

~*~
« Cent-trente-septième étage. » annonça la voix robotisée.

Les portes de la capsule pneumatique s'ouvrirent et Will avança dans le couloir, cherchant le numéro que lui avaient indiqué les services du Commissariat. Il n'eut pas besoin de chercher longtemps. Comme Garvin le lui avait dit, un Elitien montait en permanence la garde devant la porte de chez Tia Taylor.

Will, vêtu de son habituel imperméable marron et de son chapeau vieillot, s'approcha de l'homme. C'était un Elitien peu gradé d'à peu près son âge, à la mine sévère et aux cernes creusées.

« Will Stelmar. Je suis chargé de la protection de Tia Taylor. » le salua sobrement le détective en arrivant.

L'Elitien le détailla de haut en bas d'un air méfiant. De toute évidence, il n'était pas vraiment ravi que la mission revienne à un externe, surtout s'il s'agissait quelqu'un de la réputation de Will.

« J'peux vous scanner ? » grommela-t-il en sortant un petit tube noir.

C'était plus un ordre qu'une question. Il fallait s'y attendre. La plupart des Elitiens n'aimaient pas travailler avec des externes. Après tout, pourquoi les faisait-on endurer des années de formation intensive et d'examens ardus si c'était pour ensuite les affecter à des missions qu'ils partageaient avec de parfaits inconnus ?

« Je n'imagine que je n'ai pas vraiment le choix, grommela Will.
- Non, en effet. »

Un examen rétinien plus tard, et l'Elitien se redressait en grognant.

« Pourquoi est-ce qu'ils vous ont affecté à ce poste ?
- Aucune idée. C'est à elle qu'il faudrait le demander.
- La fille du Chancelier qui demande à être protégée jour et nuit par un externe… Et même pas de roulement. Si vous voulez un conseil, m'sieur Stelmar, faites-vous discret si vous ne voulez pas finir dans la presse people.
- Les paparazzis sont nombreux ? grogna Will.
- Boarf. C'est plutôt elle qui vous posera des soucis. Enfin bref… C'est votre problème, maintenant.
- Elle est si pénible que ça ?
- Vous verrez bien. Vous savez qui contacter en cas de problème ?
- Oui. Le Commissariat m'a remis un biper.
- Bien. Maintenant, si vous permettez. Je crois qu'elle vous attend dans le salon. »

Après quoi il s'écarta de la porte et se dirigea vers l'ascenseur. Will le regarda s'éloigner, rajusta son chapeau et sonna.

Le détective haussa un sourcil. La porte qui lui faisait face ne comportait pas de poignée, à l'instar de tous les appartements privés de la ville haute. Le panneau de métal gris qui lui faisait face présentait un lecteur d'empreintes digitales. Intrigué, Will apposa sa main et constata avec surprise que la porte s'ouvrit.

« Bonjour, monsieur Stelmar. » annonça un assistant domestique semblable à celui qu'il y avait chez lui.

Elle lui avait accordé l'accès à son appartement ? C'était inhabituel.

Le Commissariat a dû lui transmettre mes empreintes, devina le détective. On cherche à m'impressionner, miss Taylor ?

L'intérieur était plongé dans une semi-pénombre, et une musique de piano montait depuis le salon – une vieille mélodie des années noires, lancinante. Malgré l'obscurité, Will tacha d'étudier son environnement.

Il se trouvait dans un couloir tapissé de moquette, qui menait droit à un salon ouvert sur une immense baie vitrée dont les stores étaient à demi-fermés, filtrant la lueur crépusculaire du soleil couchant. L'appartement, comme tous ceux de cet immeuble, figurait parmi les plus luxueux de la ville haute – ce qui n'était pas peu dire.

Au vu du nombre de pièces qui s'ouvraient sur le corridor, le studio devait être deux ou trois fois plus grand que celui de Will. Ce dernier, indécis, avança lentement en étudiant son environnement. Il eut envie d'appeler, mais les notes insistantes de piano aurait couvert ses paroles. Une odeur étrange lui parvint aux narines. Il renifla. Tabac froid.

Drôle d'ambiance. Bourgeoise mélancolique ?

Will continua à avancer et se retrouva bientôt dans le salon. La pièce était énorme. Une immense baie vitrée offrait une magnifique vue sur la Chancellerie et le reste de la ville haute. Dehors, le soleil déclinait lentement vers la mer de nuages, la colorant d'une multitude de teintes orange et vermeil. Les stores à moitié fermés coupaient la lumière mourante, projetant des rais lumineux horizontaux sur les murs.

Le salon en lui-même présentait une décoration atypique. Will fut surpris de constater que l'ensemble du mobilier était constitué de commodes, de tables et de chaises vieillies qu'il aurait adoré avoir chez lui.

Tout ici transpirait l'authenticité, du canapé de cuir aux tableaux à la peinture écaillée qui garnissaient les murs. Avec un pincement au cœur, Will se dit que Diane aurait probablement adoré ce genre d'antiquités. Lui-même était surpris que quelqu'un d'autre partage ses goûts.

Curieux, Will s'approcha des peintures et les examina d'un coup d’œil rapide. Il s'agissait pour la plupart de vieilles œuvres représentant diverses scènes de la mythologie : l’œuf d'Arceus né du Vide, l'affrontement cataclysmique entre Groudon et Kyogre, le monde inversé où Giratina fut jadis banni…

La musique au piano s'arrêta soudain, et Will comprit qu'elle ne venait pas d'un disque que l'on lisait, mais d'une personne qui jouait.

« Bonsoir, monsieur Stelmar. » lança une voix féminine dans son dos.

Will se retourna et aperçu le piano à queue qu'il n'avait pas remarqué dans la pénombre. Assise devant le clavier, une jeune femme le regardait. Seuls ses yeux étaient éclairés à cause des stores qui découpaient la lumière, et le détective y lut une lueur de malice furtive. Bien qu'il peine à discerner ses traits dans la pénombre, il aurait juré qu'elle souriait.

« J'ai cru comprendre que vous étiez également amateur d'antiquités. Je suis Tia Taylor. Ravie d'enfin faire votre connaissance. »