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Une leçon de vie de MissDibule



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Informations

» Auteur : MissDibule - Voir le profil
» Créé le 26/10/2017 à 20:13
» Dernière mise à jour le 26/11/2017 à 13:56

» Mots-clés :   Alola   Présence de personnages du jeu vidéo   Slice of life   Unys

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Chapitre 5 : Étoile montante
Ludvina tentait de se frayer un chemin dans la cafétéria de l’école, au milieu de toutes ces petites têtes blondes. Plateau à la main, elle regardait avec appréhension ce qui se trouvait dans son assiette : une sorte de bouillie mauve que la cantinière avait appelée « poi poi ». « Voyons le positif, le dessert a l’air bon… », pensa la jeune enseignante en contemplant le beignet recouvert de sucre posé à côté du plat à l’air peu ragoûtant. Une malasada, si elle se souvenait bien. Absorbée par ses pensées, elle faillit percuter la petite Mahina, qui cherchait un endroit où s’asseoir, talonnée par son frère Ao. Les jumeaux s’installèrent finalement tous les deux dans un coin libre, à l’écart des autres élèves. « Oh… Les pauvres, on dirait qu’ils ont du mal à s’intégrer… J’aimerais pouvoir les aider… ».

Alors qu’elle réfléchissait ainsi, plantée au milieu du réfectoire, elle entendit quelqu’un l’appeler :
- Mlle White ! Par ici !
La concernée tourna la tête et vit la directrice Kaena, assise à une table avec d’autres adultes qu’elle devinait être ses collègues. Tous semblaient l’inciter à venir les rejoindre. Peu confiante, Ludvina s’exécuta, et prit place à côté d’un homme aux cheveux noirs et aux yeux bruns cachés par des épaisses lunettes. Ce dernier lui jeta à peine un regard. « Sympa, l’accueil… ».
- Alors, comment cela se passe avec les petits monstres, Mlle White ? demanda une quadragénaire blonde aux prunelles pétillantes. Je suis étonnée de ne pas vous voir en pleurs ! Agréablement étonnée, cela va de soi.

La jeune brune était sidérée face à tant de désinvolture. Elle s’apprêtait à répliquer, mais bien évidemment, la directrice la devança :
- Allons, Pétunia, un peu de respect je vous prie. Je vous rappelle que vous parlez de la classe dans laquelle se trouve ma belle-fille, lui fit –sévèrement- remarquer la jeune proviseure.
À ces mots, la dénommée « Pétunia » devint blême, et s’empressa de se confondre en excuses. Ludvina, qui n’était déjà pas sereine, le fut encore moins après cet échange tendu. Elle n’avait qu’une seule envie : fuir. Loin, très loin. Mais elle ne pouvait pas déjà se dégonfler, alors qu’elle s’était promis de ne plus se laisser aller.

Elle lança donc vaillamment, à la cantonade :
- Oh, mes élèves sont adorables, je les apprécie déjà !
Puis elle ajouta en son for intérieur : « même la petite Nani et moi avons trouvé un terrain d’entente, Mme la “direc-triste“ : vous détester. Je n’imagine même pas ce que vous lui faites subir à la maison pour qu’elle vous haïsse ainsi, mais je dois dire que ça ne m’étonne pas vraiment que vous soyez un tyran aussi bien au travail qu’en privé. ».
- Vous m’en voyez ravie, Mlle White, répondit la proviseure de son habituel ton professoral. Comment s’est déroulé le test ? Ceci dit, vous n’avez pas peut-être pas encore eu le temps de jeter un œil aux copies.

Si, à cet instant, Ludvina avait regardé autour d’elle, elle aurait vu une dizaine de paires d’yeux la fixer d’un regard inquiet, comme si de sa réponse dépendait sa vie. Mais la jeune femme ne s’aperçut -hélas- pas de ces avertissements, et répondit tout à fait honnêtement à la question :
- Oh, vous savez… Je me suis dit que leur infliger un contrôle dès la rentrée serait un peu fort de café, d’autant plus qu’ils ne me connaissent pas encore, alors j’ai décidé de le faire à l’oral avec eux. Au final c’était bien plus convivial, et bien moins stressant pour eux !

Un silence de mort s’abattit soudain sur la tablée. Même les enfants qui chahutaient à leurs tables semblaient avoir cessé de rire. Ce ne fut que trop tard que Ludvina se rendit compte de ce qu’elle venait de dire. Tétanisée, elle se raidit sur sa chaise et se mit à fixer bêtement la purée violette qui se trouvait dans son assiette. Elle n’avait plus faim du tout, bizarrement.
- Vous trouvez donc mon enseignement « un peu fort de café », Mlle White ? demanda Severa Kaena en brisant le silence, d’un ton si glacial qu’il aurait pu faire pâlir Kyurem lui-même.
Le ton de la directrice était en fait aussi froid que les joues de Ludvina étaient brûlantes. La jeune femme n’avait jamais rougi à ce point, pas même face à son cher ami N.

Elle tenta de se rattraper :
- Non, je… Ce n’est pas du tout ce que… balbutia-t-elle, de plus en plus confuse.
Le jeune institutrice chercha du regard un peu de soutien auprès de ses collègues… et obtint tout l’inverse :
- Vous voulez dire que vous avez désobéi à Mme la directrice ? Quelle audace pour une nouvelle ! Ces anciens Maîtres, je vous jure, ils se croient tout permis… s’indigna son voisin, l’homme à lunettes.
En d’autres circonstances, Ludvina n’aurait pas hésité une seule seconde à lui coller son poing dans la figure, ou mieux, demander à Stormy, son Zéblitz, de lui envoyer une bonne décharge électrique. Cependant, dans le cas présent, elle n’était pas vraiment en situation de force. Elle resta donc sans voix face à ce couard qui préférait remuer le couteau dans la plaie plutôt que de la défendre.

Malheureusement pour elle, la grande majorité de ses collègues professeurs adoptèrent exactement la même position. Ludvina était accablée de toutes parts, et, si elle avait eu l’estomac plein à cet instant, il n’y avait que peu de doutes quant au fait qu’il ne le serait pas resté bien longtemps. La vision du « poi poi » ne fit qu’augmenter ses haut-le-cœur. Pourtant, la bouillie mauve était, de son point de vue, bien plus agréable à contempler que les visages faussement scandalisés de ses collègues hypocrites, qui rampaient aux pieds de leur bien-aimée supérieure.

Après un flot continu d’interminables reproches de la part de ses clones bien dressés, la directrice -Ludvina comprenait à présent pourquoi ce mot ressemblait tant au mot “dictatrice“- décida sans doute qu’elle s’était assez divertie devant ce spectacle navrant, et conclut le réquisitoire par un menaçant :
- Vous passerez me voir dans mon bureau après les cours, Mlle White.
La concernée acquiesça dans un imperceptible hochement de tête, puis resta figée à sa place pendant encore de longues minutes, à contempler son assiette de « poi poi ». Enfin, une fois tous ses collègues partis, elle se leva et alla déposer son plateau -auquel elle n’avait même pas touché- sur le présentoir prévu à cet effet.

Encore interdite, elle s’apprêtait à quitter l’horrible cafétéria, quand soudain elle changea d’avis et récupéra la malasada qui se trouvait toujours sur son plateau. Elle l’engloutit goulûment : il n’y avait rien de tel que les douceurs pour faire face aux pires coups durs de la vie. Et Arceus savait que ce ne serait pas de trop pour affronter Severa Kaena.

***
Il était seize heures vingt-deux. Ludvina fixait anxieusement la plaque dorée accrochée sur la porte du bureau de la direction. Elle n’y était venue qu’une seule fois, et pourtant… Sa première visite lui avait laissé un si mauvais souvenir qu’elle avait espéré ne jamais avoir à y revenir. La jeune femme poussa alors le plus long soupir de sa vie : les cours de l’après-midi étaient passés à une vitesse folle… Heureusement, ses élèves avaient réussi à lui faire oublier ce déplaisant « déjeuner » passé en compagnie de ceux qui prétendaient être ses collègues. Elle aimait vraiment de plus en plus ces enfants. Chaque moment passé avec eux était une raison supplémentaire de ne pas plier face à Severa Kaena.

Ce fut cette pensée qui motiva Ludvina White à frapper à la porte de sa tyrannique supérieure. Un « Entrez !! » autoritaire fut tout ce qu’elle obtint en guise de réponse. Mais elle ne se laissa pas intimider. Elle était prête pour le sermon. L’institutrice pénétra alors pour la deuxième fois dans le luxueux bureau. Elle s’assit rapidement lorsque la directrice le lui proposa, croisa les jambes ainsi que les bras, et se prépara à écouter les remontrances de la proviseure au chignon impeccable. Les reproches ne tardèrent pas à arriver. En réalité, Ludvina ne fit que semblant d’écouter, hochant parfois la tête d’un air faussement désolé, tandis que son esprit était occupé à vagabonder ailleurs.

Elle remarqua alors quelque chose qui ne se trouvait pas dans la pièce la dernière fois qu’elle était venue : une photo dans un cadre en argent, posée sur le bureau. Elle représentait Severa Kaena, le sourire aux lèvres, portant une tenue de ville -deux éléments qui paraissaient presque surnaturels aux yeux de Ludvina- caressant un magnifique Léopardus au pelage couleur lie-de-vin. Étrangement, la jeune femme avait l’impression d’avoir déjà vu un tel Pokémon quelque part… Mais où ? De plus, le fait que la directrice possède un Pokémon d’Unys était également très étrange. Ludvina se mit à réfléchir à ce sujet, mais fut interrompue par la directrice :
- Vous comprenez, n’est-ce pas, Mlle White ?

La concernée n’avait rien écouté. Cependant, après les événements de ce midi, elle avait bien compris que si elle souhaitait avoir la moindre chance de survivre dans cette école, le mensonge et l’hypocrisie étaient de mise, du moins face à la directrice. Ludvina répondit donc le plus naturellement du monde :
- Bien sûr. Je suis sincèrement désolée, Mme la directrice. Je ferai plus attention à l’avenir.
- Parfait. J’espère ne plus avoir à vous reconvoquer de la sorte à l’avenir. Au revoir, Mlle White. Passez une bonne fin de journée.
- Vous de même. Au revoir, Mme la directrice.

Puis Ludvina s’en fut aussi vite qu’elle était arrivée. Finalement, faire la sourde oreille avait permis à la jeune femme de trouver le temps bien moins long, durant ce sermon ridicule. Soulagée d’être enfin délivrée des griffes de sa perfide patronne, l’institutrice descendit rapidement les marches afin de rejoindre au plus vite son logement. Si rapidement qu’elle ne vit pas les deux chenapans qui guettaient dans l’ombre d’un angle mort…

***
Serviette enroulée autour du corps, Ludvina sortit de sa petite salle de bain avec un sentiment de détente total. À peine quelques heures après l’affreux entretien avec la directrice Kaena, la jeune femme avait déjà retrouvé son entrain habituel. Elle s’était d’abord écroulée sur son lit, profitant d’une sieste qu’elle estimait avoir bien méritée, puis, une fois remise d’aplomb, elle avait fait un petit tour en ville afin de s’acheter de quoi dîner. De retour chez elle, Ludvina avait ensuite pris une bonne douche fraîche -indispensable pour lutter contre la chaleur étouffante d’Alola.

À présent vêtue de sa jolie chemise de nuit noire à dentelle blanche, la brunette se demandait ce qu’elle pourrait bien faire désormais. Elle jeta un œil à son minuscule réfrigérateur où était entreposée sa réserve de plats tout préparés. « Non, je n’ai pas très faim pour l’instant… », réalisa-t-elle. Puis elle avisa son bureau, recouvert par sa besace ainsi que ses deux alliés de tous les jours : « La culture inexplorée d’Alola » et « « Les rites et coutumes lawaïennes en grammaire ». « C’est décidé ! Je vais étudier la grammaire lawaïenne un peu chaque soir. Il est hors de question que je continue à écouter mes élèves faire leurs remarques personnelles dans leur langue natale sans que je les comprenne ! ».

La jeune Unyssienne s’installa alors confortablement dans ses draps afin de découvrir à la fois l’histoire d’Alola mais aussi son dialecte si particulier. Les premières pages du manuel étaient consacrées à un texte provenant d’un livre ancien conservé à la bibliothèque de Malié, sur l’île d’Ula-Ula. Il relatait la légende de Solgaleo et Lunala, les deux divinités protectrices d’Alola. D’après l’en-tête, il s’agissait du tout premier texte jamais retrouvé qui fasse allusion aux dieux du Soleil et de la Lune. Tout d’abord présenté dans sa langue d’origine, le texte devait ensuite être traduit étape par étape grâce à différents exercices.

Suite à sa lecture, Ludvina tourna la tête vers sa table de chevet, où trônaient les deux magnifiques cadeaux qu’elle avait reçus de Tcheren et Bianca avant d’embarquer pour de bon : le bracelet en or et le collier en argent, respectivement ornés de pendentifs en forme de Soleil et de Lune. Depuis qu’ils les lui avaient offerts, il ne se passait pas un jour sans que la jeune femme ne les porte. Ces bijoux étaient un peu ce qui reliait sa vie à Alola à son ancienne vie d’Unyssienne. Les paroles de Tcheren lui revinrent alors en mémoire : « comme ça, ce sera comme si les dieux d’Alola étaient toujours avec toi pour te protéger, Ludy. ». Elle sourit à cette pensée, puis reporta son attention sur le texte. Crayon en main, elle s’attela à la résolution des exercices de traduction, non sans mal.

Malgré l’aide précieuse que lui apportait le livre, Ludvina mit un temps fou à traduire correctement le passage du premier exercice, pourtant composé d’une seule phrase, relativement courte. « Fiou, c’était pas de la tarte… J’ai l’impression d’avoir mis un peu de temps, quand même… Bon, j’ai commencé l’exercice à dix-neuf heures environ. Et maintenant, il est… ». Elle jeta un œil à son radioréveil en forme de Poké Ball : « vingt-et-une heures quarante-sept ?! ». La jeune femme rit elle-même de sa lenteur, digne d’un Parecool. « Bon, je pense que ça suffit pour aujourd’hui… », pensa-t-elle en refermant le livre d’un coup sec. Il était plus que l’heure de manger !

Ludvina fit donc réchauffer un plat tout prêt, qu’elle mangea assise à son bureau, faute de mieux. Elle se sentait un peu seule… Ses Pokémon lui manquaient. Elle aurait aimé pouvoir se blottir contre Leafy, son Majaspic, ou caresser Darky, sa Léopardus... Malheureusement, Severa Kaena était très stricte à ce sujet : pas de Pokémon dans les dortoirs, à moins qu’ils restent en permanence dans leurs Poké Balls, ce qui ruinait tout l’intérêt de la chose. La jeune dresseuse était tentée de désobéir, mais après sa mésaventure d’aujourd’hui, elle n’osait même pas imaginer ce qui risquait de lui arriver si elle s’avisait d’essayer.

Ainsi, les Pokémon de Ludvina vivaient donc dans un enclos situé dans les jardins de l’école. Elle leur rendait visite dès qu’elle pouvait, mais ils lui manquaient terriblement le soir venu. Heureusement, la jeune femme avait le droit de les emmener avec elle en classe, afin de pouvoir faire des démonstrations à ses élèves. En effet, à quoi bon enseigner l’art du dressage si l’on n’avait pas de Pokémon à dresser ? L’ancien Maître se fit donc la promesse d’amener le plus souvent possible ses compagnons avec elle en cours, afin qu’ils ne lui manquent pas trop dans la soirée. « En plus, je vais pouvoir les présenter à mes élèves ! J’ai hâte ! », songea-t-elle avec excitation.

Son repas terminé, elle décida de préparer ses cours du lendemain. Ce fut alors qu’elle relisait le dossier concernant ses élèves qu’elle eut une idée lumineuse. Une idée qui lui permettrait à la fois de faire participer l’un de ses Pokémon mais également deux de ses plus timides élèves à la leçon du lendemain. « Oui, c’est super ! Je commence comme ça, puis après la démonstration, ils pourront tous s’entraîner ! Je suis sûre que ça va leur plaire. Après tout, la pratique, c’est quand même bien plus drôle que la théorie ! », s’enthousiasma-t-elle en écrivant brièvement sur une feuille le déroulement du cours tel qu’elle l’imaginait. « Finalement, les soins, c’est pas si mal comme chapitre, pour débuter l’année ! ».

Ravie, la jeune femme se dirigea ensuite vers la fenêtre, dans le but de fermer les volets. Il était déjà vingt-trois heures passées, mais l’enseignante aimait garder la fenêtre ouverte le plus longtemps possible avant de se coucher. Tout d’abord, afin d’aérer au maximum la pièce et ainsi éviter de mourir de chaud. Mais également parce qu’elle aimait beaucoup contempler les étoiles avant de s’endormir. À Unys, ces dernières étaient constamment cachées par la pollution atmosphérique, tandis qu’ici, à Alola, l’air pur permettait à Ludvina de voir les brillants astres avec précision.

La première fois qu’elle les avait vues, la jeune femme était tombée amoureuse des étoiles. Elle ne se lassait pas de les contempler. Son moment préféré de la journée était par ailleurs le crépuscule, ce moment magique où jour et nuit se côtoyaient, où la Lune laissait place au Soleil, et inversement. « Alors comme ça, le peuple d’Alola pense que le jour et la nuit sont régis par deux Pokémon légendaires, hein… Ils ont peut-être raison, après tout : l’air est divin… », pensa Ludvina en humant l’air de la nuit, yeux clos.

Puis, à regret, elle ferma les volets, et alla se mettre au lit, impatiente de se réveiller pour commencer un nouveau jour.

***
Le lendemain, Ludvina était si excitée qu’elle arriva dans sa classe avant tous ses élèves, un contraste saisissant avec son quasi-retard de la veille. Elle les regardait entrer tout en marmonnant un « Alola » -qu’elle leur rendait avec bien plus d’entrain- puis elle les voyait s’installer à leur bureau d’un air neutre. Le sourire aux lèvres, l’enseignante songea : « je vais réussir à les intéresser, moi, j’en suis sûre ! ». Elle était sûre de son coup. Elle avait bien compris que pour plaire à ces enfants, il fallait qu’elle mette le paquet, et qu’elle fasse preuve d’originalité. Et surtout, il fallait les surprendre !

La professeure sourit de plus belle en voyant ses élèves sortir leurs épais manuels scolaires de leurs sacs. N’y tenant plus, elle s’exclama jovialement :
- Oh non, ne vous donnez pas cette peine, les enfants. Aujourd’hui, nous ne jetterons même pas un regard à cet ennuyeux bouquin !
Tous ses élèves s’entreregardèrent, décontenancés. Décidément, leur maîtresse ne faisait rien comme les autres ! Mais la plupart des enfants semblaient ravis de cette annonce.

Les membres du gang des trois N balancèrent même avec joie leurs livres par terre, que Ludvina leur demanda tout de même de ramasser, car il y avait des limites à ne pas dépasser. Puis elle déclara mystérieusement :
- Aujourd’hui, nous allons faire de la pratique ! Pour cela, je vais avoir besoin de l’aide mon vieil ami Leafy, mon Majaspic, expliqua-t-elle.
Joignant le geste à la parole, elle libéra le majestueux serpent vert de sa Poké Ball, accueilli par des « ooooooh » d’admiration de la part de ses élèves.
- Et j’aurais aussi besoin de l’aide de deux d’entre vous… Vous voulez bien m’assister, Iki et Laka ?

Les deux concernés s’échangèrent un regard inquiet : qu’est-ce que leur curieuse professeure avait encore bien pu inventer ?