Chapitre 10 : La chaleur du monde
Tout le monde était surexcité, mon père avait annoncé que Stéphanie allait participer à la prochaine arène. J'ignorais toujours où il allait le faire, mais je savais que c’était une arène de type Feu et d’après ce que j’avais compris, beaucoup de pokémons participaient à sa construction.
Le grand jour arriva enfin, Stéphanie avait passé les derniers jours à étudier avec ses pokémons les différents pokémons Feu et les techniques de type Feu, cependant elle était toujours nerveuse. Mon père ne tenait pas en place tellement il était excité par son projet.
- Tu es prête ? Demanda-t-il avec enthousiasme à Stéphanie.
- Oui. Répondit-elle encore un peu hésitante. Je lui pris la main pour la rassurer et il nous téléporta.
Une grande bourrasque de vent nous frappa en plein visage quand on réapparut, je sentais une odeur de brûlé, mais aussi de… Soufre ? Je rouvris les yeux, il y avait une énorme entrée devant moi creusée dans la pierre. À travers l’entrée, je voyais une énorme différence de chaleur dans l’air. Une autre bourrasque traversa le groupe et je me retournai.
Nous étions extrêmement hauts! Je voyais à des lieux à la ronde les forêts et les lacs et les rivières. Je m’approchai du bord du précipice, il n'y avait rien qu’une énorme falaise abrupte. Mais où est-ce qu’il nous avait amené.
- Le Mont Volca. Déclara avec force mon père, toujours aussi fier de lui.
- C’est un Volcan ! Je criai à cause d’une autre bourrasque.
- D’où vient son nom. Dit-il amusé. L’arène Feu sera à l’intérieur du volcan. Il pointa l’énorme entrée.
Stéphanie me regarda inquiète, je me rappelai que je lui avais déjà parlé des volcans et du mont Volca, un énorme volcan inactif où vivaient des centaines de pokémons Feu. Je m’avançai vers l’entrée pendant que la dresseuse appelait ses pokémons.
La température grimpa rapidement dès qu’on traversait l’entrée de pierre. Il y avait un énorme rectangle pour délimiter le terrain au centre de la cavité. Tout autour, il avait un espace pour les spectateurs. Félix me fit signe de la main, il était de l’autre côté sur le terrain de l’arène.
Il y avait deux passerelles pour se rendre au milieu, je m’approchai de la passerelle et regardai en bas. En dessous, il y avait plusieurs piliers pour soutenir l’arène improvisée et tout au fond l’énorme masse de lave. Il y avait de nombreux tunnels avec des parois où circulaient des pokémons, nous étions vraiment au plus haut du volcan.
Je regardai au-dessus de nous, il avait l’énorme ouverture près de nous. Une énorme bourrasque s’engouffra par l’entrée et remonta vers le sommet du volcan. Au moins, avec ce vent, on ne risquerait pas de s’intoxiquer par les émanations de la lave.
- Wow. Commenta Amélia quand elle se pencha par-dessus le rebord pour regarder en bas.
- Fait attention, Amélia. Répliqua Stéphanie, terrifiée.
- Stéphanie. Commença mon père. Si tu veux prendre place sur le terrain. Il lui monta la passerelle de pierre pour rejoindre le milieu. Elle hocha la tête, apeurée par la hauteur.
- Tien, prends ma main. Je lui dis en m’avançant vers la passerelle. Elle la prit et s’accrocha à elle. Ses pokémons s’avancèrent à toute vitesse au centre du volcan, sauf Louis, qui, comme Stéphanie, me suivait doucement.
- La structure est solide. Je commençai. Sinon mon père ne te ferait pas combattre ici. Rappelle-toi que tu n’as pas de pokémon qui a d’avantage de type sur les pokémons Feu. Tu peux échanger quand tu veux ceux sur le terrain.
- D’accord. Dit-elle crispée de traverser la passerelle, puis quand elle mit le pied sur le terrain de l’autre côté trois pokémons traversèrent la passerelle. Un Chartor, un Volcaropod et Rolan, l’énorme Arcanin.
- Utilise l’environnement du terrain à ton avantage.
- C’est un volcan. Dit-elle un peu perdue.
- De même que l’océan ne les laisse pas avoir l’avantage du terrain. Je lui dis un peu plus sérieusement en désignant Rolan. Une bourrasque s’engouffra dans le volcan, secoua Stéphanie et Louis poussa un petit cri en se cramponnant au dos de sa dresseuse.
- Je suis sûr que tu vas réussir. Elle hocha la tête puis regarda Rolan s’avancer sur le terrain.
Je m’approchai du rebord et sautai sur la plate-forme près des murs d’un bond. Félix s’approcha de moi, je regardai Stéphanie et ses pokémons impressionnés par mon saut.
- Je m’occupe de protéger les gens des attaques. Quand Stéphanie va commencer, je vais l’entourer d’un mur de protection.
- Tu devrais y aller tout de suite ça va commencer. Je lui dis en désignant Rolan qui était au centre du terrain. Il court à toute vitesse du côté de Stéphanie.
- Je suis Rolan, champion de l’arène Feu. Il était vraiment impressionnant, il était bien plus grand que les autres Arcanin et il était intimidant. Le dos bien droit et regardait l’humaine de haut.
- Enchanté. Dit-elle nerveusement, Éric lui lança un petit cri pour la motiver. Je suis Stéphanie Brise, je suis venue défier le champion d’arène.
- J’accepte avec plaisir. Dit-il avec autorité, mais je voyais bien qu’il était excité par l’évènement. Il prenait son rôle très au sérieux.
Mon père sauta sur la plate-forme et s’avança au centre et regarda les deux adversaires, mais ne dit rien. Pourquoi il attendait ? Je remarquai derrière, près du mur du côté de Rolan, des pokémons grimpés par une sorte de rampe pour se placer tout autour de l’arène. Quand il n’eut pas d’autres pokémons, il leva les bras pour attirer l’attention des spectateurs.
- Pour des raisons de sécurité, je vous demanderais de rester en dehors du terrain de combat. Pour le challenger, je te demande de rester près de notre petit ami Félix. Le Négapi poussa un cri.
- Il te protégera des attaques de la même manière que ton dernier combat d’arène. Elle se pencha vers Félix et lui caressa la tête alors que Gabrielle roula les yeux en grognant.
- Il est possible de tomber. Dit-il avec sérieux, qui rendit nerveux les pokémons de Stéphanie. Jasper apparut près de mon père. Jasper s’assura que rien ne vous arrive si jamais cela advenait, mais celui qui tombera sera automatiquement disqualifié.
Un grand cri résonna au-dessus de nous puis trois Dracaufeu firent leur rentrée par le haut et se posèrent près de leur semblable. Mon père semblait agacer d’avoir été interrompu par leur arrivée tardive.
- Les règles seront les mêmes qu’un combat officiel. Le challenger a le droit d’échanger ces pokémons à tout moment. Lorsqu'un des pokémons n’est plus capable de se battre, il sera disqualifié. Celui qui n’aura plus de pokémons capables de combattre sera le perdant. Avez-vous compris ?
- Oui. Répondit Stéphanie un peu plus confiante. Mon père regarda Rolan, qui hocha simplement la tête. Présenter vos premiers pokémons.
Rolan fit signe de la tête au Volcaropod, qui s’avança sur le terrain. Je regardai Stéphanie qui ne semblait pas savoir quoi faire.
- Utilise ton pokédex. Je lui dis par télépathie, cependant elle ne bougea pas. Stéphanie ! Je cris par télépathie il ne réagit même pas. Qu’est-ce qui se passait ? Je ne ressentais plus son Aura, ni celle de ces pokémons.
Je regardai vers mon père, il me fixait. Il bloquait mes pouvoirs pour aider Stéphanie ! Je m’avançai près du précipice de lave.
- Utilise ton pokédex ! Je criai avec force, tout le monde se tourna vers moi. Choisis le bon pokémon pour le combattre. Cette fois elle m’avait entendu et mon père ne pouvait rien dire. Il riait même.
Elle sortit rapidement son pokédex et examina son adversaire.
- Amélia tu vas commencer. Dit-elle plus confiante, l’Évoli sautilla de joie de combattre et attendit cette fois que mon père donne le signal.
-Vous pouvez commencer !
- Fonce Amélia ! Cria Stéphanie, son pokémon détala à toute vitesse. Immédiatement, le pokémon riposta avec un torrent de feu qu’Amélia évita facilement avec sa vitesse. Elle s’était grandement améliorée depuis le dernier mois.
- Vive attaque ! Ordonna Stéphanie, elle plongea sur le côté pour éviter un jet de flamme avant de le plaquer par le côté. Son adversaire réagit à peine à l'impact de l’attaque. La défense des Volcaropod était impressionnante, mais leur vitesse était très lente. Le pokémon Feu se retourna en produisant des flammes, mais Amélia était déjà loin de lui.
Elle continua de le plaquer de tous les côtés pendant un moment quand mon frère Néron s’approcha de moi.
- Elle est vraiment chanceuse.
- Je sais, elle n’a pas encore été affectée par le corps Arden du Volcaropod. Je lui répondis doucement.
- C’est une question de temps si elle continua de le frapper ainsi. Je sais qu’il avait raison, Amélia était un bon choix, si elle connaissait une attaque à distance. Il eut une sorte d’explosion de flamme sur le terrain. Amélia poussa un cri et s’éloigna du pokémon feu.
- C’est parti. Je dis doucement.
Comment Stéphanie allait réagir ? Son pokédex résonna pour indiquer l’état de brûlure d’Amélia. Le petit pokémon détala de nouveau en contournant son adversaire pour le plaquer de nouveau par le côté. Dès qu’elle retoucha le sol, d’énormes flammes enveloppèrent son corps, lui arrachant un cri, et disparurent aussi rapidement. Le pokémon feu profita de cette distraction pour se retourner.
Il était face à Amélia et je sentis la terreur l’envahir quand le torrent de flamme apparut devant elle. Elle était trop près pour éviter l’attaque, elle fut projetée vers l’arrière près de la limite du terrain.
- Amélia ! Hurla paniquée Stéphanie, le petit pokémon se releva péniblement au soulagement de sa dresseuse.
- Reviens. Lui ordonna Stéphanie puis se tourna vers ses pokémons. Éric, tu vas continuer. Il hocha la tête, confiant du combat et l’Évoli revint vers sa dresseuse, déçue de ne pas continuer le combat, mais ne protesta pas.
- Éric, tien le à distance avec ta foudre. Il lui répondit d’un cri puis d’énormes éclairs parcoururent son corps.
Le pokémon feu attaqua le premier, mais Éric l’évita facilement avec sa vitesse et riposta avec ses éclairs. Éric dominait le combat pendant que Stéphanie soignait Amélia. Lorsqu'elle termina, elle observa le combat avant de donner des ordres.
- Fonce sur lui, utilise Morsure. Sans hésiter, le pokémon électrique fonça sur son adversaire qui se protégea en crachant du feu. Éric évita le torrent facilement et plaqua violemment au sol le pokémon les crocs plantés dans le cou.
Mon père s’empressa de s’avancer sur le terrain, d’un geste il sépara les deux pokémons.
- Le combat est terminé. Déclara-t-il puis il examina la blessure du pokémon feu. Elle semblait grave, Éric n’avait pas retenu son coup. Le Lucario fit signe à Rolan d’un seul bond : il se retrouva près de mon père. Il récupéra le pokémon feu entre ses dents pour le transporter de l’autre côté de la passerelle avant de le laisser aux soins d’autres pokémons.
- Il va bien ? S’inquiéta Stéphanie en voyant mon père s’approcher d’elle avec Éric.
- Oui, il va s’en sortir. Il regarda sévèrement Éric qui s’écrasa au sol et fuyant le regard de mon père.
- Il est important d’apprendre à se contrôler, ce n’est pas un combat à mort ici. Dit-il plus sérieusement puis regarda Stéphanie. Ce n’est pas ta faute, mais nous les pokémons, comme les humains, nous devons apprendre les limites de notre force et nous entraîner à l’utiliser correctement, à contrôler notre puissance.
- Pour cette fois, rien de grave n’est arrivé, mais les accidents peuvent arriver. Fais attention. Termina-t-il à Éric, mais aussi comme avertissement pour Stéphanie.
Il retourna à sa position et observa le Champion avant de regarder Stéphanie. Elle caressait la tête d’Éric en lui parlant doucement. J'étais trop loin pour entendre, mais il retrouva rapidement sa motivation. Le pokémon se replaça au centre de son terrain et poussa un cri pour provoquer le colosse de feu de l’autre côté en émettant des étincelles.
Rolan émit un son amusé et émit un autre léger pour que le prochain combattant, le Chator, s'avançât sur le terrain. Un autre pokémon lent, mais avec une défense impressionnante. Je me demandais comment Stéphanie prévoyait réussir à le battre avec Éric.
- Courage Éric. Encouragea Stéphanie. Tonnerre ! Le pokémon électrique poussa un cri et d’énormes éclairs partirent de son corps pour frapper de plein fouet son adversaire qui n’essaya même pas de les éviter.
Le Chartor secoua son corps crispé par la décharge avant de caler ses pieds dans le sol en émettant un son grave. Éric et Stéphanie étaient sous le choc que leur attaque n'ait pas marché, mais la résistance de ce pokémon était très forte. Une bourrasque balaya le terrain de combat puis le pokémon Feu cracha un énorme torrent de flammes.
Éric l’évita de justesse et continua de courir pour contourner son adversaire, qui était plutôt lent pour se retourner. Elle comptait vraiment sur la vitesse d’Éric pour le battre, des éclairs parcourraient le pelage d’Éric, il allait attaquer d’un moment à l’autre.
- Tour rapide. Cria Rolan, mon frère émit un son amusé.
Le pokémon Feu disparut en un éclair dans sa carapace et fut propulsé à toute vitesse droit sur Éric. Surpris de l’attaque, il ne put l'éviter et fut propulsé près du rebord du terrain.
- Éric ! Cria Stéphanie apeurée qu’il tombe. Il se releva rapidement et s’éloigna du rebord. Il avait peur de tomber. C’était plutôt compréhensible, quand on regardait la hauteur de la chute sans oublier la lave au fond.
Le pokémon Feu attaqua de nouveau avec un torrent de flammes puis, dès qu’Éric évita l'attaque, il fonça sur lui avec Tour rapide. Éric ne dominait plus le combat. Si Stéphanie ne faisait rien, son pokémon allait se faire éliminer rapidement.
Le pokémon Feu se prépara pour attaquer de nouveau avec ses flammes en bombant le torse. Éric tourna sur le côté pour détaler et éviter l’attaque.
- Éric utilise ta foudre contre ses flammes. Le pokémons électrique n’hésita pas un instant, preuve qu’il faisait vraiment confiance à Stéphanie. Il se replaça face à son adversaire et propulsa sa foudre en même temps que les flammes de son adversaire.
La foudre déchiqueta le torrent de flamme en propulsant des flammèches dans tous les sens et continua sa route droite sur le Chartor. La décharge le secoua, mais pas assez pour le mettre K.O. Éric sautilla de joie que cela avait marché, jusqu’à tant qu’une autre bourrasque lui fît presque perdre l’équilibre.
- Reste concentrer sur le combat. Lança Stéphanie amusée par la réaction de son pokémon. Éric répondit d’un cri enthousiaste et reprit confiance pour la suite du combat. Cependant, connaissant mon père et Rolan, ils avaient sûrement préparé quelque chose de spécial.
- Écran de fumée. Lança doucement Rolan avec sérieux. Le pokémon Feu frappa le sol avec ses pattes de devant puis une énorme et épaisse fumée noire s’échappa de sa carapace, de sa bouche et de son nez. Elle remplissait plus de la moitié du terrain et tombait doucement sur les côtés du terrain.
- Wow, impressionnant. Je dis doucement à mon frère.
- C’est à cause du volcan, les attaques de type Feu et quelques autres sont plus puissantes.
Éric recula du nuage de cendre et de poussière en toussant, il n’aimait vraiment pas la situation. Il regarda Stéphanie, ne sachant plus quoi faire.
- Attention ! Cria Stéphanie en pointant quelque chose devant Éric. Son pokémon tourna la tête pour voir, il avait une énorme lumière rouge qui apparut dans le nuage puis le torrent de flammes frappa d’Éric.
Il s’écrase au sol emporté par les flammes, à certains endroits sa fourrure avait pris feu. Il roula au sol paniqué avant de se remettre sur pied, il respirait rapidement. Il avait vraiment été surpris par cette attaque. Le nuage devint de nouveau rouge et des flammes sortirent avec force du nuage de cendre.
Éric évita cette fois l’attaque, Stéphanie regarda autour d’elle et observa Éric. Qu’est-ce qu’elle attendait ? Son pokémon évitait de justesse les attaques, elle devait faire quelque chose ! Éric continua d’éviter les attaques en attendant que Stéphanie lui dise quoi faire. Il eut le grognement qui précédait la bourrasque.
- Prépare-toi à attaquer. Cria Stéphanie juste quand la bourrasque commença qui balaya rapidement le nuage de cendre de son adversaire. Elle attendait cette ouverture ! Elle était vraiment incroyable.
- Tour rapide. Cria rapidement Rolan quand le vent se leva.
Éric fut parcouru d'éclairs pour attaquer et quand le nuage se dissipa, alors que le pokémon Feu fonça droit sur Éric. Éric eut le temps de propulser sa foudre, mais fut percuté droit dans le ventre par son adversaire. Le choc déstabilisa la foudre qu'Éric produisait et créa une explosion qui propulsa les deux combattants loin l'un de l’autre.
- Ça va Éric ? Demanda inquiète sa dresseuse quand il se releva sonner par le coup. Je sentais sa douleur, il avait mal au ventre et était désorienté par l’explosion. Il hocha la tête en se replaçant en position pour combattre. Son adversaire forma de nouveau un nuage de cendre sur le terrain. Mécontent, Éric grogna contre le nuage.
- Essaye de le toucher avec ta foudre à travers le nuage. Éric poussa un petit cri affirmatif et propulsa sa foudre droite dans le nuage. L’électricité se propagea violemment dans le nuage et frappa de tous les côtés, faisant sursauter les spectateurs.
- Qu’est-ce qui se passe? demanda Stéphanie surprise.
- Ce n’est pas juste de la fumer, c’est un nuage de cendre. Répondit d’un murmure mon frère pour moi. La cendre dissipe la foudre et il y a toujours une énergie statique dans une éruption volcanique.
Je me souvenais d’un volcan rentré en éruption, l’énorme nuage de cendre qui en sortait produisait d’énormes décharges électriques comme un violent orage, des arcs électriques comme je n'en avais jamais vu.
- Tonnerre. Ordonna Stéphanie. Son pokémon s’exécuta et le même phénomène se produisit. En réponse, le pokémon Feu propulsa un torrent de flammes contre Éric. L’idée aurait été bonne dans d’autres circonstances, comme le pokémon est lent, même caché par la fumée, il aurait fini par être touché.
Éric continua d’éviter les attaques, mais je voyais bien qu’il se fatiguait de courir d’un côté à l’autre. Sa dresseuse devait attendre une nouvelle rafale de vent pour tenter quelque chose, mais Rolan ne la laissera sûrement pas faire.
- Tour rapide !
- Fais attention ! Cria Stéphanie surprise.
Le pokémon Feu sortit de toute vitesse du nuage de cendre à la droite d'Éric, qui le remarqua et recula à temps pour éviter de se faire frapper. Le pokémon Feu sortit rapidement de sa carapace très près d’Éric et propulsa un torrent de flammes qu’il n’eut pas le temps d'éviter.
Il fut projeté dans les airs et bascula hors des limites du terrain. Plusieurs pokémons et Stéphanie poussèrent un cri quand il disparut sous le terrain. Les spectateurs qui se trouvaient de ce côté s’approchèrent du rebord pour voir le pokémon tomber.
On attendit le cri d’Éric quand il tomba, puis Jasper le rattrapa avec ses pouvoirs. Il le ramena à sa dresseuse qui le serra avec force dans ses bras. Elle était complètement paniquée, mais heureuse de le voir sain et sauf. Par contre, Éric était encore sous le choc, il tremblait et avait du mal à respirer.
- Un pokémon qui sort des limites du terrain est automatiquement disqualifié. déclara mon père avant de regarder Stéphanie. Tu devrais le renvoyer dans sa pokéball pour qu’il se repose.
- Oui. Dit-elle hésitante et caressa la tête de son pokémon. Tu t’es bien battu, va te reposer. Il hocha doucement la tête avant qu’elle le revoie dans sa pokéball. Elle se redressa et observa Rolan et le pokémon Feu face à elle.
J’avais presque oublié cette sensation, l’excitation d’attendre de voir quelle stratégie le dresseur allait utiliser. Quel pokémon elle allait choisir ? Quelle attaque elle prévoyait d’utiliser ! Tous les spectateurs étaient dans cet état d'impatience et d'excitation par le combat. Une bourrasque balaya la salle, faisant légèrement perdre l’équilibre à Stéphanie. Elle se retourna pour regarder l’entrée de la grotte avant de revenir sur le combat.
- Louis, tu vas combattre. Dit-elle sérieusement. Son pokémon paniqua et voulut répondre, mais n’y arriva pas. Tout le monde s’agita de sa décision et murmura d’un côté à l’autre de la salle, mais j’essayai d’entendre ce qu’elle allait dire.
- Aller Louis, fais-moi confiance, tu es bien plus fort que lui. Elle avait raison, pour l’instant il était le plus puissant de son équipe, mais manquait cruellement de confiance en soi et de motivation. Cependant, il avait un grand courage.
Elle tendit la main vers Louis qui était toujours sur son chapeau et lui caressa le cou pour l’encourager. Il hésita un instant puis s’envola sur le terrain.
- À quoi elle pense. Répliqua d’un murmure mon frère pour moi. Il est en désavantage de type, c’est sûr qu’il va perdre.
- C’est toi qui dis cela ? Je répondis amusé. Celui qui aimait combattre les pokémons Vol et qui a PRESQUE battu un Dracaufeu. Il me lança un regard mauvais en émettant un grognement. Il n’aimait vraiment pas qu’on lui rappelle cette bataille.
- C’était il y a longtemps. Répliqua-t-il mécontent, il pointa le terrain pour changer de sujet. Cela risque d’être un combat intéressant. Il avait raison, je le sentais, Stéphanie avait une idée.
Mon père regarda les deux combattants avant d’annoncer le départ. Immédiatement le pokémon Feu propagea l’énorme nuage de cendre autour de lui.
- Envole-toi. Ordonna Stéphanie au pokémon insecte, en quelques battements d'ailes, il s’envola très haut au-dessus de la zone de combat. Il plana nerveusement, c’était son premier vrai duel, en plus devant un pokémon de type Feu. Il eut un grognement de la part du pokémon Feu puis la lumière rouge apparut dans la fumée.
- Évite-le et riposte avec Lame d’air ! Ordonna rapidement Séphanie, Louis évita le torrent de flammes d’une roulade dans les airs puis riposta rapidement d’un grand coup d’ail qui provoqua de nombreuses lames de lumière presque transparentes.
Elles coupèrent le nuage à l’endroit où les flammes étaient sorties. Je ne voyais pas grand-chose, mais j’étais certain que son attaque avait fait un grand trou dans le nuage, mais n’avait pas touché son adversaire. D’autres torrents de flammes sortis du nuage de cendre et Louis ripostaient à chacun d'eux avec vitesse. Le pokémon Feu devait se déplacer rapidement dans le nuage de cendre avec Tour rapide et réattaquer rapidement après.
Stéphanie devait trouver rapidement une stratégie, sinon Louis risquait de prendre tôt ou tard une attaque et d'être gravement blessé. Elle regardait le combat nerveusement, elle était consciente du risque que Louis dans ce combat. La bourrasque balaya de nouveau la salle, Louis fut déséquilibré par le vent soudain. Le pokémon Feu profita pour l’attaque de nouveau.
- Attention ! Cria Stéphanie à son pokémon. Il donna un coup d’aile à la réponse à Stéphanie et évita de justesse le torrent de feu.
- Ça va, Louis ? Le Papilord lui fit signe qu’il était correct, mais je sentais bien qu’il avait eu peur. Les deux pokémons continuèrent de s’attaquer, Stéphanie regarda derrière elle puis se pencha vers Félix pour lui parler. Je me concentrai pour entendre ce qu’elle lui dit.
- Tu as dit que tu me protégerais des attaques ? Demanda-t-elle. Il se tourna vers elle, content de son rôle.
- Oui ! Aucune attaque ne passe mes boucliers, tu n’as rien à craindre. Répondis-t-il fièrement. Elle lui répondit quelque chose que je n’entendis pas car les pokémons autour de moi se mirent à discuter du combat.
Félix lui répondit d’un oui en hochant la tête puis elle se redressa confiante et regarda autour d’elle avant de s'adresser à son pokémon.
- Louis ! Descend au niveau du sol dans notre zone. Le pokémon insecte ne comprit pas trop ce qu’elle lui demandait. Elle pointa le sol devant elle. Place-toi devant nous et évite les attaques.
Il obéit, mais ne semblait vraiment pas certain de son idée. Pourquoi elle voulait qu’il soit au niveau du sol. Il aurait beaucoup plus de difficulté à éviter les attaques. Le torrent de feu frappa le mur invisible devant elle et elle sursauta devant l’explosion. Louis se retourna vers elle, inquiet que l’attaque ait touché sa dresseuse.
-Concentre-toi. lui lança Stéphanie en pointant la zone de combat. Félix me protège, concentre-toi sur ses attaques.
Le pokémon zigzaguait sur le terrain, lançant des lames d’air quand le pokémon attaquait avec ses flammes. Avec cet angle de tir, Louis avait plus de chance de toucher son adversaire, mais cela allait de même pour lui. Je regardai mon frère, il était un génie du combat et des stratégies pokémons. Il semblait perplexe, il ne comprenait pas trop pourquoi elle lui avait demandé de se mettre à cette position.
Je regardai attentivement Stéphanie, elle regardait autour d’elle comme si elle cherchait quelqu’un ou quelque chose ? À quoi elle pensait ? Le combat continuait et elle ne donnait aucune autre indication, Louis commençait à s’inquiéter et à fatiguer. il était vraiment doué, aucune attaque ne l’avait encore toucher. À plusieurs reprises, elle passa près de lui, mais il réussit à se dégager à temps.
Je commençais à avoir du mal à respirer, cela faisait un moment que le vent avait soufflé. Les vapeurs qui venaient de la lave en dessous de nous étaient toutes de même toxiques, j’espérais qu’il souffle de nouveau pour avoir un peu d’air frai.
- Prépare-toi Louis. Lui lança Stéphanie. Tu attaqueras à mon signal.
Son pokémon émit un petit gémissement d'affirmation, lui aussi commençait à avoir du mal à respirer, en plus de supporter cette chaleur pour un pokémon comme lui. J’observai Stéphanie, elle n’arrêtait pas de regarder autour d’elle, puis mon attention tomba sur mon père, il semblait inquiet. Il regardait les pokémons autour de lui, il devait s’inquiéter que le vent ne souffle toujours pas.
Mon frère bougea d'inconfort, commença à manquer d'air, puis un léger grondement résonna entre les attaques des deux adversaires. D’un coup mon père fut soulagé, je crois que c’était le grognement avant que la bourrasque traverse la fissure dans le mur.
- Vent argenté ! Cria Stéphanie. Le plus fort que tu peux !
Les ailes de son pokémon deviennent lumineuses avant de produire un torrent de poussière vert argenté. C’était une technique plutôt puissante, cette poussière semblait inoffensive, mais en contact avec la peau elle provoquait une douleur.
Le vent s’engouffra dans la pièce en même temps que Louis attaqua, provoquant un chaos impressionnant de sa technique. Les boucliers invisibles de Félix apparurent tout autour de la zone de combat pour nous protéger de l’attaque. Le vent souffla si fort que le pokémon Feu fut éjecté du sol et traversa les barrières avant d’être arrêté par Jasper qui le déposa près du grand Arcanin.
La foule se mit à crier de la victoire du pokémon insecte contre celui de feu, mais Louis était lui-même surpris d’avoir gagné. Stéphanie cria son nom pour le féliciter puis il se mit à pousser des cris de joie et à tournoyer autour de Stéphanie, heureux d’avoir gagné son premier combat d’arène. Mon père s’avança sur le terrain et leva les bras pour avoir le silence.
- C’était un combat incroyable ! dit-il avec force et tout le monde se remit à crier puis il dut redemander le silence avant de continuer.
- Mais l’affrontement contre le champion de l’arène de feu n’est pas terminé. Dit-il en désignant Rolan avant de reculer hors de la zone de combat.
- Je serais ton dernier adversaire. Dit-il avec sévérité en s’avançant sur le terrain.
- Fait attention Louis, il est aussi fort qu’il parait. Avertit l'humaine à son pokémon. Louis était gonflé à bloc depuis sa victoire, il n’avait plus aucun instant de peur ou d’hésitation.
- Lame d’air. Lança Stéphanie, son pokémon prit de l’altitude avant de lancer son attaque contre Rolan.
L’énorme pokémon Feu ne bougea pas d’un cil quand il attaqua des flammes débordèrent de sa bouche. D’un coup sec, il attrapa la lame de lumière entre ses crocs comme si elle avait un aspect physique et elle vola en éclats dans une petite pluie de flammèches. Le pokémon insecte ne perdit pas sa motivation devant cette démonstration puis prit encore plus d’altitude pour attaquer.
Le champion prit une grande inspiration, son corps devint tellement chaud que l’air ondulait autour de lui. Il leva la tête vers le ciel, vers son adversaire, puis cracha les flammes qu’il contenait. Dès qu’elles sortirent de sa bouche, elles prirent des proportions démentielles, deux, non trois, fois plus grandes que lui. Une énorme boule parcourut le terrain à une vitesse impressionnante. Même pour moi, j’aurai de la difficulté à éviter cette attaque.
- Déflagration. Lança mon frère dès qu’il vit la boule de feu.
- Louis ! Cria Stéphanie quand il disparut dans le torrent de feu en essayant de l’éviter sans espoir.
Le feu frappa avec force le plafond du volcan non loin de l'ouverture, provoquant une pluie de flammes qui disparut au-dessus de nos têtes. Pendant que les spectateurs étaient impressionnés par son attaque, je m'inquiétais pour Louis. il retomba droit vers le sol et fut rattrapé par Jasper avant qu’il touche le sol. Je m’étirai le cou pour voir son état, mais il était retombé dans le coin opposé du terrain. Stéphanie accourut pour le rejoindre et mon père s’avança doucement vers eux pour avoir des nouvelles.
Je vis Jasper leur parler rapidement puis Stéphanie fut soulagée d’apprendre la nouvelle et le renvoya dans sa pokéball.
- Il est vraiment chanceux. Laissa échapper mon frère. Une telle attaque aurait pu le tuer.
- Il est plus solide qu’il semble. Je lui répondis soulagé et un peu amusé, les pokémons se remirent à discuter.
- Tu crois qu’elle sera capable de battre Rolan? demanda Néron.
- Je crois, il lui reste deux pokémons.
- Une Posipi et une jeune Évoli. Dit-il sceptique. Contre Rolan, un utilisateur de la voix de l’aura, c’est peu probable qu’elle gagne. Pourquoi, père la laisser combattre ? Ses pokémons ne sont pas assez forts, ils vont se blesser.
Je secouai la tête contre son commentaire.
- C’est vrai que la plupart de ses pokémons sont jeunes et peu expérimentés, mais je me suis entraîné avec eux et je crois vraiment qu’ils peuvent l’emporter contre lui. Il émit un grognement insatisfait, mais n’ajouta rien.
Dès que Stéphanie retourna à sa zone, tout le monde arrêta de parler, Gabrielle était toujours à ses côtés depuis le début du combat. Stéphanie la regarda, puis elle comprit que c’était à son tour. Le petit pokémon électrique était nerveuse, elle était minuscule devant le colosse. Rolan émit un grognement qui la fit trembler de peur.
- Courage Gabrielle ! lança sa dresseuse. Son pokémon la regarda un instant puis reprit un peu de courage.
- Onde de choc ! La Posipi propulsa des arcs électriques dans tous les sens sur le terrain, le grand pokémon feu essaya de les éviter, mais se fit toucher. Il secoua son corps puis fonça sur Gabrielle qui évita de justesse ses énormes pattes.
- Repouse-le avec Onde de choc. Cria Stéphanie et immédiatement son pokémon déchargea ses éclairs contre Rolan qui dut sauter en arrière pour ne pas recevoir l’attaque de plein fouet, mais se prit tout de même certains éclairs.
Rolan disparut dès qu'il retoucha le sol, je savais qu’il connaissait Vitesse extrême, mais Stéphanie ne se laissa pas impressionner. Je l’utilisais souvent contre ses pokémons pour les entraîner. Elle ordonna encore à son pokémon d’utiliser Onde de choc. Rolan réapparut quelques mètres derrière Gabrielle, frapper par les décharges électriques, puis quand il reprit le contrôle de son corps il frappa le sol avec ses énormes pattes. Gabrielle esquiva encore son attaque et le repoussa avec sa foudre.
Le combat continua ainsi, Gabrielle utilisait simplement Onde de choc encore et encore. Rolan ne pouvait pas la surprendre avec Vitesse extrême puis quand il s’approchait trop, elle le repoussait avec la même technique. Rolan essaya différentes façons de l'attaquer : avec ses pattes ou ses crocs et même avec son torrent de feu, mais Gabrielle réussissait toutes les fois à éviter. Sa très petite taille par rapport à celle de Rolan l’aidait beaucoup, mais si elle se prenait une seule attaque du colosse elle risquait de le sentir. Les pokémons autour de moi commençaient à s'impatienter devant le combat.
- Pourquoi elle n’utilise pas d’autres techniques ? Lâcha un Magmar soutenu par un Canarticho qui venait de Célesta.
Je me tournai vers Néron qui avait attendu aussi le commentaire et il haussa les épaules, ne comprenant pas la stratégie de Stéphanie, si bien qu’elle en avait une. Il rapporta son attention sur le combat, un peu hérité de ne pas comprendre la stratégie de Stéphanie.
Le combat durait depuis longtemps maintenant, Gabrielle n’avait pas utilisé une seule autre technique. Même si Rayon Signal était peu efficace contre le colosse, un tir bien placé pouvait lui faire mal. Rolan ne prenait même plus la peine d’esquiver les ondes de choc du petit pokémon électrique.
Gabrielle s’épuisant à la longue en déchargeant son électricité, tôt ou tard elle n’aura plus la force d’éviter les coups de Rolan. Alors que lui semblait encore en forme, mais je sentais qu’il se fatiguait aussi d’essayer de frapper le petit pokémon et de prendre les décharges. Gabrielle se jeta sur le côté pour éviter un torrent de flamme, mais eut plus de difficulté à se relever par fatigue.
- Vas-y Gabrielle c’est le moment. Le petit pokémon reprit confiance et répondit d’un petit cri en faisant parcourir son électricité sur son corps.
- Cage éclair. Ordonna Stéphanie.
Surpris de la nouvelle attaque, il ne l'évita pas, la décharge électrique enveloppa son corps puis tous ses muscles se crispèrent et il en tomba presque au sol. Tout le monde était surpris, moi le premier. J’ignorais complètement qu’elle connaissait cette technique, Néron était amusé encore plus en me voyant surpris de la sorte.
- Courage Gabrielle, tu peux le battre. Comme réponse, elle propulsa de nombreux éclairs sur le terrain qui frappèrent le Colosse de feu. Quand les flashs de lumière disparurent, Rolan poussa un grognement profond. Il prit une profonde inspiration et propulsa une puissante attaque de feu contre le sol devant lui.
Le feu se propagea rapidement avec force sur le terrain et droit sur Gabrielle. Paniquée, elle sauta le plus haut qu'elle put pour éviter la vague de flammes. À peine elle décolla du sol que Rolan apparut près d'elle, toujours avec des flammes débordant de sa bouche.
- Attention ! Hurla Stéphanie trop tard. Une énorme boule de feu émergea d’entre les crocs de Rolan, propulsant Gabrielle vers l’extérieur du terrain près de mon père.
Il bougea pour être face à la boule de feu puis, quand elle explosa sur le mur invincible, il rattrapa Gabrielle qui le traversa à toute vitesse en pivotant sur lui. Il examina rapidement le pokémon électrique, la déposa au sol avant de lancer un regard contre Rolan. Je compris qu'il l’avertissait de faire plus attention. Le champion de feu retourna doucement dans sa zone de combat pendant que Stéphanie rappelait son pokémon.
- Envoie ton dernier pokémon. Dis doucement mon père. Elle sortit de nouveau la pokéball d'Amélia et la lança devant elle.
- Il ne reste que toi Amélia, je sais que tu es capable. La petite Évoli regarda l’énorme Arcanin incertaine de pouvoir le battre. Courage. L’encouragea sa dresseuse.
Malgré le fait qu’elle le connaissait et avait passé beaucoup de temps avec ce pokémon Feu, elle avait peur de lui. Elle se tenait basse au sol, les oreilles et la queue collées contre elle.
- Allez Amélia. Encouragea toujours Stéphanie. Il n’est pas si fort, tu peux le battre. Le champion de l’arène grogna contre son commentaire, mais celui-ci semblait réconforter un peu l’Évoli.
- Gabrielle l'a déjà affaiblie ! Cria ma sœur.
- En plus, il est paralysé ! continua mon frère près de moi. Puis tous les pokémons se mirent à l’encourager. Amélia reprit rapidement l'entrain qu’elle avait au début du premier combat et se redressa bien droite pour faire face au champion.
- C’est parti ! Cria Stéphanie suivie d’un grand cri d'Amélia.
- Séduction ! Les yeux de l’Évoli s’illuminèrent et je vis Rolan être surpris. Je crois qu’il ignorait qu’elle était capable d’une telle technique.
- Fonce Amélia.
Elle charge avec Vive-attaque et fonça droit sur le côté gauche de Rolan sans qu’il bouge. Il secoua la tête et essaya de riposter, mais son corps se crispa sur les spasmes électriques. Je souris, ce combat me rappelait ceux de Kévin. Combinaison de Séduction et de Paralysie, Chloé n’avait jamais réussi à le battre. Je crois que Rolan n’avait plus de chance.
Il réussit à porter quelques coups de patte ou un torrent de flammes, mais Amélia les évitèrent avec habilité. Elle n’avait nettement pas la puissance pour le battre en combat régulier, mais avec les techniques de statue dont le champion était affecté, elle allait gagner.
Rolan réussit à cracher un torrent de feu au sol comme contre Gabrielle, cependant il ne put continuer son enchaînement. Amélia sauta haut vers le champion, elle pivota sur elle-même pour le frapper avec Queue de fer. Le choc ne lui fit pas grand-chose, mais le déséquilibra. Amélia le chargea de nouveau avec un coup de tête dès qu’elle toucha le sol.
Rolan tomba au sol pendant qu’Amélia recula rapidement, croyant à une contre-attaque de sa part. Certains poussèrent des cris pour Amélia pour la magnifique combinaison, puis mon père s’avança sur le terrain et tout devint silencieux. Il regarda Rolan un moment, je le vis légèrement remuer, mais il était de dos à moi. Mon père regarda Amélia et Stéphanie avant de tourner sur lui-même pour regarder la foule.
- Le champion ne peut plus se battre ! Cria-t-il avec force. Stéphanie et Amélia sont victorieuses.
Tout le monde se mit à crier pour leur victoire, c’était impressionnant l’animation et l’enthousiasme de tout le monde. Amélia sautilla de joie vers sa dresseuse, elle était fatiguée, mais surexcitée par sa victoire. Le vent violent traversa de nouveau la pièce puis mon frère rejoignit le centre du volcan pour félicité Stéphanie.
- Tu m’as vu ! Hurla surexcitée Amélia en me voyant approcher d’elle. J’ai gagné!
- Bien sûr que je t’ai vu, tu as été incroyable.
- Tu n’as pas gagné tout seul. Ajouta mon frère pour la taquiner. Elle émit un son mécontent.
- Il n’a pas tort, sans l’aide de Gabrielle tu n’aurais pas réussi à le battre. Je lui dis plus sérieusement, elle grommela quelque chose, mais comprit qu’elle n’avait pas gagné toute seule.
- Vous avez tous été incroyables. Commenta Stéphanie pour lui remonter le moral.
Mon père lui donna le badge de l’arène feu de la part de Rolan, une pierre rouge en forme de flamme. Tout le monde se dirigea vers la sortie, sauf mon père qui observait les Dracaufeu prendre leur envol.
- Qui sont-ils ? Je lui demandai en m'approchant, le voyant inquiet. Il se tourna vers moi avant de sourire et de les regarder de nouveau.
- Le plus vieux des trois a combattu dans la guerre des espèces. Dit-il quand ils disparurent par l’orifice du volcan.
- Quoi ! Stéphanie…
- Ne craint rien. Dit-il pour me calmer. Il ne veut plus rien savoir des humains, plutôt du conflit entre pokémons et humains.
- Il ne va pas dénoncer Stéphanie aux Sentinelles ?
- Je ne crois pas. Dit-il en secouant la tête. Il s’en fiche que Stéphanie soit dans le sanctuaire ou pas. Il est venu parce que ses fils voulaient venir voir le combat.
Il me pointa la sortie, il ne voulait pas en parler plus longtemps. Cependant, j’étais un peu inquiet qu’il parte prévenir les Sentinelles pour Stéphanie. Une fois revenue à Célesta la fête était de la partie, les pokémons de Stéphanie étaient de nouveau sur pied et Amélia ne cacha pas son enthousiasme d’avoir battu le champion. Pendant que nous mangions tous dans la grande cafétéria, Ryla vint me voir avec Néron.
- Tu faisais une sacrée tête quand Gabrielle a utilisé Cage-éclair. Lança Néron amusé.
- J’ignorais qu’elle avait appris cette technique. Je me défendis.
- Elle ne l’a pas apprise. Dis ma sœur contente. Elle la connaissait déjà. Je secouai la tête, ne comprenant pas ce qu’elle me disait.
- Elle a toujours connu cette technique. Répliqua Néron comme une évidence.
- Elle ne me l'a jamais montré. Me rappelant qu'elle avait dit ne pas connaître d’autres techniques.
- Elle n’a juste jamais eu l’occasion de l’utiliser. Termina Ryla, pourtant le nombre de fois que je l’avais affrontée, elle aurait pu l’utiliser pour prendre l’avantage. Je n’y pensais pas plus longtemps, il m’arrivait parfois de ne pas utiliser certaines de mes techniques pendant un certain temps, alors je ne pouvais pas lui en vouloir.
Je discutai avec plusieurs personnes avant d’aller voir les pokémons de Stéphanie pour les féliciter de cette deuxième victoire dans une arène. Quand Stéphanie remarqua ma présence près d’elle, elle me tira par le bras pour que je lui parle.
- Merci de m’avoir aidé. Dit-elle en désignant ses pokémons. Sans toi, ils n’auraient pas été assez forts pour les battre.
- Vous avez encore beaucoup de chemin à faire, mais je suis sûr que vous ferez de grandes choses. Je lui dis en souriant.
- Tu le penses vraiment ?
- Vous avez un énorme potentiel, avec de l’entraînement, toi et tes pokémons deviendrez puissants.
- Tu penses que je vais devenir aussi forte que toi ? demanda Amélia surexcitée, ce qui fit rire tout le monde.
- Toi tu vas devoir travailler beaucoup plus que les autres, tu manques encore beaucoup trop de force pour utiliser tes techniques. Je lui dis amusé, elle était plus motivée que jamais, ce qui plus beaucoup à Ryla et à sa dresseuse.
- Demain je vais t’entraîner. Lança Ryla. Néron se mit à rire. Quoi !? Cria-t-elle contre son frère.
- Connaissant tes entraînements, elle sera plus capable de marcher pendant des jours. Je ris à son commentaire, Ryla n’avait jamais été très douée pour entraîner quelqu’un, le poussant toujours trop loin de ses limites. On discuta un moment de tout et de rien puis Stéphanie attira mon attention.
- Isaac. Dit-elle avec enthousiasme. J’aimerais visiter un désert.
- Un désert ?
- Oui, on dit que c’est un endroit incroyable, mais aussi dangereux.
- Oui très dangereux, il n’y a pas d’eau et presque aucune plante. Traverser un désert est un défi de taille, je ne sais pas si c’est une bonne idée.
- Tu n’arrêtes pas de répéter que je dois découvrir le monde, autant les bons côtés que les mauvais. Elle utilisait mes commentaires contre moi, elle était vraiment brillante.
- D’accord, mais il va nous falloir beaucoup de temps pour nous préparer, on ne peut pas aller dans un tel endroit sans être bien préparé.
Elle approuva puis partit discuter avec ma mère et Jasper, j'étais un peu surpris qu’elles veuillent aller visiter un désert. Cependant, elle pourrait apprendre quelque chose de cet endroit hostile. Les festivités durèrent tard dans la nuit et malgré leur fatigue les pokémons de Stéphanie étaient toujours surexcités de leur combat et n'avaient qu’un sujet à la bouche; de faire la prochaine arène.
Stéphanie commençait à tomber de fatigue et rappela ses pokémons sauf Amélia qui était introuvable. Il ne restait pas beaucoup de monde dans la grande salle.
- Va te coucher. Je lui dis doucement. Je vais la ramener dans ta chambre quand je vais l’avoir trouvé.
- Merci. Répondit-elle à bout de forces, elle partit sans attendre autre chose. Elle était vraiment fatiguée.
J’attendis qu’elle soit partie pour regarder autour de moi. A part des utilisateurs de la voix de l’aura, il y avait un peu de pokémons nocturnes. Je ne sentais pas la présence d’Amélia dans la salle, je me souvins que plusieurs pokémons, dont mon frère et ma sœur, étaient partis s’affronter dans une autre salle.
Je me concentrai pour chercher dans tout Célesta, mais je ne distinguais pas son aura. Elle avait dû s’endormir quelque part, car il était plus difficile de différencier les Aura des pokémons qui dormaient. Du moins, de loin.
Je me dirigeai vers la salle en question et je perçus finalement son aura, elle dormait dans un coin de la pièce sur un tas de couvertures et de matelas. Je me penchai près d’elle, elle s’agitait parfois dans son sommeil comme si elle combattait quelque chose et je trouvai cela amusant. Je passai mon bras en dessous d’elle avant de la soulever en la collant contre mon torse, elle remua un moment, contrariée de se faire bouger, puis sourit.
- Isaac… murmura-t-elle dans son rêve, elle rêvait de moi. Je me retournai vers la sortie, mais quelqu’un m’attendait dans le cadre de la porte.
- Elle rêve de toi. Dit Ester amusé.
- Possible. Je lui répondis à voix basse, mais j’aurais bien pu ne rien dire, car elle lisait parfaitement mes pensées.
- Je voyage beaucoup avec eux, elle doit rêver de nos affrontements.
- Je ne parle pas de ce genre de rêve. Dit-elle avant de marquer une pause le temps que je la dépasse. Elle t’aime et tu le sais. Je m’arrêtai un moment dans le corridor.
- Comme Chloé. Je lui dis doucement.
- Chloé savait que tu ne l’aimais pas de la même manière, mais Amélia pense différemment. Elle devait faire référence qu’on avait passé une nuit ensemble pendant sa saison.
- C’est exactement ça, mon grand. Continua-t-elle en lisant mes pensées. Tu vas devoir être clair avec tes sentiments, sinon tu vas la blesser. Je repensai à cette nuit et à pourquoi je l’avais obligé à nous suivre. Je le savais bien qu’elle m’aimait, mais… j’avais peur de lui dire.
- C’est certain que cela aurait été plus dur si elle avait eu un enfant. Dit-elle un peu amusée pour détendre l’atmosphère, mais elle se raidit en entendant mes pensées sur Alice quand elle avait parlé d’enfant.
- Je suis terriblement désolé. Dit-elle au bord des larmes. Je ne savais pas… qu’elle attendait un en…
- Arrête ! Je lui dis sèchement. Je ne veux pas en parler. Je lui dis mot à mot cause de la douleur au ventre.
- Désolée. Dit-elle à mi-voix, elle avait eu quatre enfants, elle devait s’imaginer ce que je ressentais.
- Il n’a qu’Amélia et mon père qui sont au courant. Je lui dis doucement incapable de la regarder, mais je savais qu’elle lisait toujours mes pensées.
- Très bien, je comprends. Elle cherchait quelque chose à ajouter, mais rien ne lui vint à l’esprit.
- Je vais la ramener dans la chambre de Stéphanie.
- Bonne idée, bonne nuit. Répondit-elle doucement pendant que je m’éloignais.
Je rentrai doucement dans l’appartement de Stéphanie et déposai Amélia contre elle, je les regardai un instant dormir avant de ressortir de la chambre. Il y avait peu de lumière, mais je voyais qu’il avait de nombreux cadres sur les meubles dans le salon et la cuisine. Son meuble sous la télévision était rempli de photos.
Je savais que quelques pokémons avaient appris à imprimer des photos avec des appareils numériques encore fonctionnels. Je voyais parfois Stéphanie prendre des photos avec son pokédex. Je ne pense pas qu’elle en avait imprimé, mais elle les gardait précieusement dans son appareil. Je refermai la porte le plus doucement possible avant de retrouver dans ma propre chambre.
Je regardai les cadres posés en dessous des sabres d'entraînement, je me rappelais de chacun. Chaque Gardien de l’Aura qui avait été dans mon équipe, les habitants et voyageurs de Célesta. Je m’installai sur la chaise pour regarder le tout, j’avais encore du mal à respirer, tous ces souvenirs étaient tellement douloureux.
Je fis flotter devant moi la lame d’aura en la regardant attentivement, Alice et les autres me manquaient tellement. Je levai ma main tremblante et l'abattis rapidement vers le bas pour propulser la lame dans le sol de bois en poussant un cri enragé. Elle ajouta une entaille de plus à mon plancher.
À quoi je pensais ! Je ne pouvais pas vivre dans le passé, ils étaient morts !... Ils étaient morts et pas moi. Je me dis à voix basse, je levai les yeux vers une photo de notre groupe peu de temps après que Benjamin est rentré à l'école, éclairé de la lumière que dégageait toujours mon épée d’aura dans le sol.
- Je suis tellement perdu sans vous. Je dis doucement, mais cette fois Kévin ne vint pas me parler. Mon regard fut attiré par la photo juste à côté, celle de Stéphanie avec ses pokémons juste avant l’arène de feu.
Je me levai en récupérant la lame dans le plancher. J’aime bien voyager avec eux et les entraîner. Je me dis, plus joyeusement cependant… je devais, régler ce malentendu avec Amélia. Ester avait raison, si je ne faisais rien elle risquerait d’être blessée et pourrait rater celui qui la comblerait vraiment. Je fis disparaître la lame avant d’aller me coucher en réfléchissant à quoi enseigner à Stéphanie sur le désert.
Je l’avais amené dans une salle de classe, il y avait très peu de pokémons qui voulaient apprendre à lire et à écrire ou encore moins apprendre les sciences. Il y avait le groupe de Stéphanie et quatre autres pokémons, un Machop, un Skitty, une Dratini qui s’était présentée récemment à la ville par l’océan et un jeune Riolu qui vivait à Célesta depuis un moment, je sentais qu'il allait évoluer bientôt.
- Aujourd’hui et les prochains jours, nous allons parler des déserts. Je déclarai pour avoir l’attention, c’était étrange. Je n’avais jamais réellement donné de cours, mais avec les souvenirs de Ben c’était comme si j’avais toujours fait cela.
Je leur parlais des différents déserts qui existaient, de leurs tailles, de leur composition et de leur évolution avec les années. Autant les déserts de neige que de roche ou de sable. Par la suite, je leur présentai le chemin que je voulais faire avec eux, aller du Nord vers le Sud du désert sur le continent de Balic. Je ne voulais pas le traverser en plein centre, mais un peu plus vers l’Est du désert, qui était un peu plus court. Avec un peu de chance, passer par une ancienne ville ensevelie dans le sable par les pokémons.
J’insistai sur les dangers, l’environnement sec et chaud de cette région et aussi qu’on devrait rationner la nourriture et l’eau.
- Il y a très peu de nourriture et d’eau dans cette région.
- Isaac. M’appela Stéphanie.
- Oui ?
- Je ne comprends pas, tu dis qu’il y a beaucoup d’espèces de pokémon qui vivent là-bas, mais tu dis que l’eau est rare et la nourriture aussi.
- Comment expliquer… Les pokémons qui vivent dans le désert sont pour la plupart des pokémons sol ou feu, avec quelques exceptions. Pour les pokémons sol, ils peuvent creuser le sable et la terre pour trouver une source d’eau, ou simplement de l’eau accumulée dans la terre.
- Pour les pokémons feu, ils vivent habituellement non loin d’une source d’eau. Une oasis ou une cavité dans le sol avec de l’eau. La chaleur ne leur dérange absolument pas.
- Et la nourriture ? demanda précipitamment Éric inquiet.
- Oui, la nourriture va être plus difficile pour nous.
- Pourquoi ? demanda Stéphanie.
- Il existe plusieurs plantes qui poussent dans le désert, peu comestibles pour les humains. Je dis en la désignant. Par contre, les pokémons sont très territoriaux à ce sujet. Si on approche de leur nourriture, ils risquent de nous attaquer sans la moindre hésitation.
- C’est affreux. Lança mécontente l’humaine. Ils sont prêts à tuer pour un peu de nourriture. Je grommelai quelque chose, elle refusait toujours de comprendre.
- La triste vérité c’est que certains groupes peuvent en attaquer d’autres, soit pour prendre leurs eaux et nourriture, ou juste pour les manger.
- Les mangers !? Se choqua Stéphanie. Tu plaisant ? Je m’endossai sur le bureau en avant de la classe en face d’elle.
- Depuis un an, je te répète qu’il est possible de croiser des pokémons se nourrissant d’autres espèces. Je désignai Louis. Les pokémons insectes sont un menu de choix pour beaucoup de pokémons. Ils sont nombreux et leur espérance de vie, à l’état sauvage, est beaucoup moins grande que celle d’autres pokémons.
- Quand un pokémon meurt, il est souvent mangé par d'autres, et si ce n'est pas le cas, ce sont les plantes et les champignons qui vont le manger. Je dis un peu amusé pour détendre l’atmosphère. Louis était paralysé de peur et Éric blêmit comme jamais.
- Ce que je veux dire… en continuant, un peu mal à l’aise de la situation que j’avais provoquée. Qu’il est naturel que certains pokémons se nourrissent d’autres.
- Dans le désert. Je continuai plus fort avant que Stéphanie réplique quelque chose. Les pokémons sont beaucoup plus protecteurs pour le peu d’eau et de nourriture qu’il y a dans cet environnement. Juste en approchant de leurs territoires, ils pourraient penser qu’on veut leur voler ou les chasser et ils vont nous attaquer.
- Donc si nous croisons des plantes ou de petites sources d’eau mieux vaut l’éviter ou être très prudent. Je terminai.
- Oui, mais si on manque d’eau ou de nourriture. Demanda Stéphanie ce qui fit paniquer Éric.
- Sur la carte de ton pokédex, il y a plusieurs oasis. Autour de ceux-ci, les pokémons ne sont pas vraiment agressifs, car il a de la nourriture et de l’eau en abondance. Je parle de petites sources qui ne figurent pas sur la carte. Ceux-ci sont souvent protégés par un ou un groupe de pokémon.
- J’ai choisi ce trajet, car nous allons croiser trois oasis pour refaire le plein d’eau et de nourriture. Cependant durant le trajet il faudra faire attention aux portions que nous allons manger.
Je continuai de leur parler du désert encore quelques jours sur différents sujets et de répondre à leurs questions. Aucun d’eux n’avait vu de près un désert, c’était complètement nouveau pour eux. Puis vint le jour de notre départ. Après une grande inspection des vivres et des réserves d'eau, je conclus qu’ils étaient prêts à partir.
Je choisis de partir pour arriver sur le continent de Balic au coucher de soleil, nous nous trouvions aux limites de montagne au nord du désert. Il n’y avait aucune plante à perte de vu que de la roche et du sable.
- Il va faire noir. Dis Amélia un peu confuse.
- On ne doit pas voyager de jour dans le désert. Je lui rappelai mécontent, qu’elle ne s’en souvienne pas.
- Il fait trop chaud de jour. Ajouta Stéphanie se souvenant de ce que j’avais dit. Mieux vaut traverser pendant les nuits qui sont fraîches.
- Allons-y. Je leur lançai en pointant vers le sud. Amélia poussa un petit son enthousiasme puis détala vers la mer de sable devant nous.
Malgré qu’il faisait nuit, une certaine chaleur régnait encore, mais elle disparut rapidement au plus noir de la nuit. Je regardai les étoiles au-dessus de moi, c’était juste impressionnant comment elles brillaient dans cette région. Comme si elle voulait absolument éclairer notre chemin et la lune n’était pas complète, mais elle éclairait mes pas. Je m’arrêtai un instant avant de soupirer.
- Stéphanie ! Elle sursauta quand je l’appelai dans ce silence.
- Qu’est-ce qu’il a, Isaac ? Je lui montrai la lune.
- On se dirige plus vers le sud.
- Quoi ? On marche en ligne droite depuis le début.
- Tu es certaine ? Elle hésita en regardant autour d’elle. Vérifie sur ton pokédex.
Elle le sortit pour regarder les données. À l’expression de surprise qu’elle avait en voyant son pokédex, j’avais raison. Depuis un moment, la lune n'était pas à la même position.
- On marche vers l’Ouest ! S’écria surprise Stéphanie, elle tourna sur elle en regardant son appareil.
- C’est par là. Elle marcha quelques pas puis remit son pokédex dans sa poche.
- Il n’est pas facile de marcher en ligne droite. Je lui dis doucement, je savais qu’elle avait beaucoup de difficulté à garder le cap quand je la laissais prendre les devants.
- Comment tu fais ? dit-elle en se retournant toujours en marchant.
- C’est naturel. Je répondis en haussant les épaules. Je sais et je sens dans quelle direction je vais. La plupart des pokémons s’orientent facilement. Elle se retourna pour marcher de nouveau droit.
- Je ne comprends pas.
- C’est faire un pas devant l’autre. Répondit Amélia en levant ses pattes plus haut pour montrer à Stéphanie qui lui jeta un coup d’œil.
- Il y a des humains qui en sont capables, ça s’apprend.
Je lui expliquai comment s’orienter avec les étoiles, la lune et le soleil, mais je savais bien qu’elle n’y arriverait pas. Du moins pas tout de suite, il lui faudrait beaucoup d’années d’exploration pour s’orienter sans son pokédex.
Quand une faible lumière commença à apparaître à l’horizon, je lui proposai d’installer la tente. La température monta rapidement et le vent sec n’aida pas ses pokémons à s’habituer à cet environnement.
- Manger quelque chose puis aller vous coucher. Je leur dis doucement avant que le soleil soit complètement sorti.
Ils comprirent rapidement pourquoi je leur répétais de ne pas rester au soleil, même avec toutes les fenêtres de la tente ouvertes. Il faisait vraiment chaud. J’installai une couverture devant l’entrée de la tente pour m’installer à l’ombre.
Je laissai mes pieds dans le sable, ce n’était vraiment pas pareil que le sable près de Célestia. Stéphanie et ses pokémons eurent beaucoup de difficulté à s'endormir. J'attendis que le soleil commençât à se coucher pour réveiller Stéphanie.
Les jours passèrent et les réserves d’eau et de nourriture diminuaient rapidement. Il restait une autre nuit de marche avant d'arriver à la première oasis. Amélia marchait vraiment lentement dans le sable, mais elle refusait de retourner dans sa pokéball. Elle voulait s’entraîner en portant le sac pokémon.
Je regardai dans la tente, Amélia ne dormait toujours pas alors que les autres dormaient. Je l’appelai doucement puis je hochai la tête pour qu'elle vienne me voir. Je devais lui dire, Ester avait raison, elle s’attachait trop à moi et je ne voulais pas qu’elle en souffre. Elle se coucha contre moi.
- Comment tu fais pour supporter cette chaleur. Dit-elle mécontente et découragée.
- Je suis à moitié de type Acier, nous supportons beaucoup d'environnements, le soleil ne me dérange pas trop. Par contre, la chaleur n’est pas du gâteau. Elle me regarda les yeux ouverts, elle n’avait pas vraiment compris. Je supporte bien les déserts, mais la chaleur m’agace un peu. Je répétai dans des mots qu’elle devrait comprendre. Elle s’étira en lâchant un grand soupir agacé.
- Moi je n’aime vraiment pas ça ! Je déposai ma main sur son dos et elle émit une sorte de ronronnement.
- Je dois te parler de quelque chose d’important. Je dis en retirant ma main, elle leva la tête vers moi un peu inquiète.
- Je ressens tes sentiments que tu as pour moi. Je dis doucement. Elle ne semblait pas surprise, mais ne répondit rien.
- Je veux juste être claire… Je ne partage pas la même chose. Elle semblait confuse. J’aime bien voyager avec toi et les autres, mais je n’ai pas les mêmes sentiments. Cette fois, elle était un peu sous le choc.
- Je ne peux pas être ton partenaire, je ne t’aime pas comme toi, je ne pourrais pas partager ta vie de cette manière. Elle se leva troublée et fâchée.
- Pourquoi tu dis des choses comme ça. Dit-elle à mi-voix incapable de parler par ses émotions.
- Je ne veux pas que tu penses qu’on… je t’aime pas de la même manière. Je réussis à dire maladroitement, c’était atroce, je ne savais pas comment lui dire que ça ne marcherait jamais entre nous deux. Avec Chloé, je n’avais pas eu besoin de le dire. Je voulus la toucher pour la calmer, mais elle recula d’un bond.
- Ne me touche pas ! Me cria-t-elle en larme, elle voulut dire quelque chose, mais ne fut pas capable de dire quoi que ce soit.
Je me levai et elle recula jusqu'à l'entrée de la tente. Je voulais m’excuser, mais elle me regardait en colère, je détournai le regard.
- Je veux plus te voir ! Me cria-t-elle finalement. Je te déteste !
Elle s’enfuit dans la tente avant que je puisse réagir. Je ne fus pas obligé de regarder à l’intérieur, ses émotions étaient claires. Elle se colla contre sa dresseuse et je l’entendis sangloter.
Je pris plusieurs inspirations avant de m’éloigner rapidement du campement. Qu’est-ce que j’avais fait ! Je l’avais blessé ! Je poussai un cri de rage en frappant une petite butte de sable qui vola en éclats. Pourquoi j’étais comme ça ! Je faisais toujours souffrir tout le monde.
Je fis apparaître mes lames d’air et propulsai des ondes de choc autour de moi en criant ma douleur et ma peine. Après un moment, je me laissai tomber à genoux dans le sable en sanglotant, j’avais tellement mal.
- Elle va trouver un mâle qui va la combler. Dis doucement Kévin devant moi quand j’ouvris les yeux.
- Elle m’aimait vraiment.
- Chloé aussi, mais tu ne l’aimais pas de la même façon.
- Elle aurait pu avoir un enfant. Je répondis perdu dans mes souvenirs.
- Tu voulais qu’elle ait un enfant de toi?
- Oui ! Hee.. non… je pris un moment avant de répondre. Non… mais si elle était tombée enceinte… Kévin secoua la tête.
- Tu voulais vraiment un enfant avec Amélia ? Répéta-t-il avec insistance.
- Non. Je dis finalement comme une révélation. Oui, je l’avais fait avec elle, mais je n’avais pas voulu qu’elle ait un enfant de moi… cela faisait de moi un monstre ?
- Kévin ! Je l’appelai à l’aide. Il s’approcha doucement de moi et s’arrêta à moins d’un mètre.
- Tu n’es pas un monstre d’avoir passé une nuit avec elle et de ne pas vouloir d’enfant avec. Il me sourit. Vous trouverez tous les deux un partenaire parfait pour vous. Je secouai la tête.
- J’aime Alice. Je lâchai dans un sanglot.
- Isaac. Dit-il d’un murmure tristement, je me laissai tomber sur le côté. Le soleil était fort et l’air était sec. Kévin se coucha devant moi pour me regarder dans les yeux.
- Tu ne devrais pas rester au soleil comme ça. Dit-il doucement.
- J’en peux plus. Je dis la gorge serrée.
- Isaac, arrête de te faire mal. Dit-il un peu plus mécontent. Va te reposer à l’ombre. Je ne répondis pas, je ne voulais plus bouger d’ici. Kévin fronça des sourcils mécontents.
- Stéphanie et ses pokémons ne survivront pas si tu ne les aides pas à traverser le désert. Je savais qu’il avait raison. Debout ! Me dit-il plus fort mécontent. Je fermai un instant les yeux puis, quand je les rouvris, il n’était plus là.
Je me levai doucement et retournai d’un pas faible vers le petit point de couleur dans l’immensité de beige sable. Je me laissai tomber dans mon petit coin d’ombre près de la tente. Je bus de l’eau, mais je fus incapable de m’endormir.
Amélia refusa de me parler pendant le déjeuner et demanda à Stéphanie de voyager dans sa pokéball. Éric trimbalait le sac pokémon, mais il avait beaucoup moins de difficulté avec le sable pour avancer. Une fois à l’oasis, Stéphanie se rendit bien compte qu'Amélia était de mauvaise humeur et refusait catégoriquement de me parler.
Il y avait de nombreux pokémons autour de l’oasis et tous étaient curieux de nous voir. Amélia resta collée à Stéphanie et ne m’adressa toujours pas la parole. Stéphanie décida de prendre les choses en main et d’aller parler avec Amélia pendant une baignade dans une partie de l’oasis qui était plutôt profonde.
Avec Louis, je récoltai un grand nombre de baies et discutai avec les pokémons qui vivaient dans cette oasis. Louis essaya de me distraire et de me faire rire, mais je n’avais vraiment pas la tête à cela. Je savais que c’était la bonne chose à faire, mais je n’arrivais pas à penser à autre chose quand je regardais Amélia. Elle était énervée, je le sentais.
- Tu es sûr que tout va bien ? demanda Louis inquiet. Je reportai mon attention sur lui.
- Oui, je suis un peu fatigué.
Avant que le soleil se lève de nouveau, les pokémons entourèrent Stéphanie. Ils étaient tous curieux de voir pour la première fois un humain. Elle leur parla de tout et de rien, même si elle ne les comprenait pas, elle comprenait bien qu’ils étaient impressionnés par elle.
Je me couchai dans le sable près d’un arbre et Stéphanie vint s’installer près de moi alors que ses pokémons étaient partis se coucher dans la tente. Il y avait encore beaucoup de pokémons qui circulaient dans le jour près de l’oasis alors je lui avais conseillé de s’installer à l’écart et à l’ombre d’un arbre.
- On ne dirait vraiment pas que nous sommes dans le désert. Dit-elle enthousiasme, je laissai ma tête tomber sur le sable pour regarder les feuilles des arbres.
- Des humains et des pokémons ont transporté ces arbres et certaines de ces plantes autour des oasis. Je lui dis en fermant les yeux, j’étais vraiment fatigué...
- Pourquoi ?
- Malgré que plusieurs pokémons aiment vivre dans cet environnement, les déserts sont dangereux pour l’écosystème. Je lui répondis sans ouvrir les yeux, mais je sentais bien qu’elle ne comprenait pas vraiment ce que je voulais dire.
- Les déserts d’année en année s’agrandissent. Je lui dis en la regardant cette fois. Ils détruisent les arbres et les plantes à leur limite et s’agrandissent. Alors les pokémons et les humains ont décidé de limiter les dégâts et même de redonner aux forêts ce qu’elles avaient perdu.
- Vraiment ?
- Oui, avec beaucoup de patience et de travail, ils ont réussi à repousser le désert de plusieurs kilomètres et à boiser les oasis.
- Wow ! Impressionnant.
- C’était un travail sur des siècles, Stéphanie. Des générations et des générations de pokémons et d’humains travaillaient ensemble. Mais tout a été perdu avec la guerre. Je dis tristement.
- Que veux-tu dire ? Je pris une profonde inspiration.
- Il y avait deux villes aux bordures du désert, les deux étaient devenues pleines de vie et de végétation. Lors de la guerre des espèces, elles ont été brûlées et détruites. Le feu s'est propagé et a détruit des décennies de travail en quelques heures.
- Tous a été perdus ? Demanda-t-elle tristement.
- Non, mais sans l’aide des humains, les pokémons n’ont pas la force d’affronter le désert. Dans le nord, plus à l'est, ils ont de grands plaines qui résistent encore, mais peu à peu elles se meurent. La sécheresse et le sable s’installent.
- Au sud, le désert s’étend bien plus loin qu’il ne l'avait été avant, à cause de la destruction de la ville. Et au Nord-Ouest où se trouvait l’autre ville, il n’a plus rien qui pousse. Que de la pierre et du sable à perte de vue. C’est triste, mais c’est la réalité. Elle ne répondit rien, mais était touchée par ce que je lui avais dit. Après un moment, elle reprit la discussion.
- J’ai parlé avec Amélia, elle était vraiment fâchée contre toi. Qu’est-ce qui s’est passé. Je ne répondis pas, mais elle savait que j’avais compris.
- Isaac. Insista-t-elle.
- C’est un problème entre moi et elle. Je dis un peu mécontent. Je ne voulais pas en parler, ça ne la concernait pas.
- Quoi comme problème ? Demanda-t-elle, je lâchai un grognement avant de répondre.
- C’est entre moi et Amélia, ça ne te concerne pas! Cette fois elle était mécontente.
- Amélia est mon pokémon et tu voyages aussi avec nous. S’il y a un problème entre vous, ça me concerne. J’émis un son agacé et me tournai sur le côté, pourquoi je ne me levais pas pour partir ?
- Vous vous êtes disputés pour quoi ? Son entraînement ? De moi, des autres, de notre voyage ? insista-t-elle pour avoir une réponse de ma part, mais je ne répondis rien, elle soupira agacée que je ne réponde pas.
- Je n’aime pas la voir fâchée… je ne sais pas ce qui se passe, mais je sais qu’elle t’aime bien. Je n’aime pas vous voir comme ça. Je m’assis rapidement, ce qui la surprit.
- C’est ça le problème, elle m’aime ! Je dis presque en criant mes derniers mots, Stéphanie n’eut pas le temps de répondre que je continuai.
- Elle m’aime et je ne l’aime pas… pas comme elle… enfin j’apprécie sa compagnie, mais je ne l’aime pas pour partager ma vie avec. Je dis maladroitement.
- Explique-toi. Dit-elle doucement pour m’encourager à lui parler.
- Amélia m’aime et à cause que nous avons eux une aventure pendant sa saison… elle m’aime plus… mais je ne l’aime pas de cette manière, je ne veux pas devenir son partenaire. Je ne suis pas capable de lui redonner l’affection qu’elle aimerait de ma part.
C’était encore plus gênant de lui dire à Stéphanie que de le dire à Amélia, j’avais les mains qui tremblaient.
- Je lui ai dit, je voulais qu’elle arrête d’entretenir un faux espoir entre nous deux et qu’elle trouve un vrai partenaire qui la comblerait. Je dis doucement en ramenant mes genoux contre mon ventre. Je me sentais vraiment mal. Il n’y avait pas que ma blessure qui me faisait mal, j’avais l’estomac complètement serré. Elle m’observa un moment avant d’ajouter quelque chose.
- Tu parles comme si tu avais déjà connu une personne comme ça. C’est vrai ? Son commentaire me prit de court, les souvenirs d’Alice déferlèrent dans ma tête comme un raz de marée.
- Oui. Je dis doucement avec un léger sourire. Elle était incroyable. L’instant de bonheur disparu aussi vite qu’il était venu, elle était morte et j’avais tout perdu.
- Comment était-elle ? demanda Stéphanie intriguée. Te connaissant, elle devait être ravissante et super forte.
La lame froide me transperça avec force, qu’elle me coupa le souffle quand elle me questionna sur Alice. Je ne pouvais pas, je n’arrivais pas à parler d’Alice. Le sourire de Stéphanie s’effacera rapidement, elle avait senti ma douleur. Je me levai difficilement et elle ne dit rien.
- Je n’ai pas envie d’en parler. Je réussis à dire avant de m’éloigner. On repartira quand tu le souhaiteras.
Je m’éloignai du centre de l’oasis, cette fois elle ne m’appela pas, mais j’étais certain qu’elle aurait voulu le faire. Je me laissai tomber près d’un des derniers arbres de cette forêt désertique. J’en pouvais plus, j’avais mal et j’étais fatigué. Mes yeux se fermèrent rapidement puis je m’endormis.
Mes rêves furent agités, je me souviens plus vraiment, mais je me rappelle d’avoir rêvé d’Alice. De rêve agréable, mais je me réveillai en sursaut en entendant Gabrielle crier avec une vive douleur dans le bras gauche.
Je sautai sur mes jambes pour aller les rejoindre, mais mes craintes disparurent rapidement. Stéphanie, Gabrielle et Éric étaient en train de s’entraîner contre un Kraknoix et un Sabelette. Gabrielle s’était fait mordre le bras et avait une grosse marque de mâchoire qui saignait un peu, mais elle voulait continuer de combattre malgré sa blessure.
- Éric Croc de feu ! Gabrielle couvre-le avec Rayon signal ! lança Stéphanie, animée par le combat.
Les deux adversaires évitèrent facilement leur attaque en plongeant dans le sable, je les sentais creuser la terre à toute vitesse. Le sable autour des pokémons de Stéphanie se mit à bouger puis un énorme siphon se forma sous leurs pieds et les entraîna vers le centre. Ils essayèrent de se dégager encouragés par Stéphanie, mais sans le moindre succès.
Le Sabelette ressortit du sable sur le bord du tourbillon, il poussa un cri de guerre avant de se mettre en boule et de foncer sur ses opposants, prisonniers du sable. Il percuta les deux pokémons avant de ressortir de l’autre côté, il effectua un virage serré avant de foncer de nouveau au centre du tourbillon de sable. Après quelques attaques, les pokémons de Stéphanie crièrent qu’ils abandonnaient.
Les deux pokémons Sol poussèrent des cris de victoire en sautillant sur place. Ils n’étaient pas très vieux, mais ils savaient se battre en équipe. Je me laissai glisser au fond du trou que l’attaque piège de sable avait fait. Il n’était pas très creux, mais plutôt abrupt. Stéphanie remarqua enfin ma présence et me salua d’un geste de la main, que je lui répondis simplement en hochant la tête.
Éric était complètement pris dans le sable, il avait que la tête qui sortait et avait un peu de mal à respirer à cause de la pression du sable sur son corps. Gabrielle, de son côté, avait du sable jusqu'à la taille, mais n’arrivait pas à se sortir les jambes. Elle se tourna vers moi quand je m’approchai.
- Prend mon bras. Je lui dis en approchant mon bras droit d’elle. Elle s’agrippa a deux mains à lui et je la tirai vers le haut pour la dégager.
- Merci. Dit-elle un peu amusée que je doive venir la sauver. Je me dirigeai vers Éric cette fois, qui observait en attendant qu’on l’aide.
- Je vois que vous vous amusez. Je dis en riant d'Éric.
- Ce n’est pas drôle. Répliqua-t-il mécontent, mais il avait vraiment de la difficulté à respirer. Le sable était encore très mou, je réussis à glisser ma main en dessous de lui et à le tirer avec force pour le faire sortir.
Il s’écrasa au sol une fois sorti du trou près de Stéphanie, ils avaient décidé de combattre à l’extérieur de l’oasis. Je voyais bien que chacun avait du mal à supporter le soleil couchant et la chaleur du désert.
- Merci Isaac. Dit Stéphanie.
- Vous vous entraînez ? Elle me répondit en hochant la tête.
- Je me suis dit qu’on pourrait rester une nuit ici et repartir demain soir. Demandant telle comme si c’était moi qui dirigeais le voyage.
- Il n’y a pas de problème, si tu veux reste, ça me va.
- Personne ne peut battre notre duo ! S’écria le Sabelette.
- Ouais ! Hurla son compagnon aussi enthousiaste, ce qui me fit rire, les deux se tournèrent vers moi.
- Tu veux nous affronter. Me lança le Sabelette avec confiance, qui m’amusa encore plus. Je regardai Stéphanie qui m’encouragea.
- D’accord, mais à deux contre un. Je lui répliquai confiant, le petit pokémon sol se mit à rire avec entrain.
- Tu n’arriveras pas à nous battre. Cria-t-il entre deux ricanements.
Je m’éloignai du trou fait par l’attaque du Kraknoix avant de faire face à mes opposants. Malgré leur jeune âge, ils étaient vraiment forts, leur aura était tout de même impressionnante. Je vais devoir tout de même faire attention à leur attaque. Je pris une profonde inspiration pour me concentrer avant de me mettre en position de combat. Immédiatement, le Kraknoix hésita en sentant ma présence alors que son ami ne ressentit rien tellement qu'il était excité et confiant.
- Essaye de ne pas les blesser. Lança Gabrielle amusée et heureuse de se faire venger de sa défaite. Le Sabelette ne fit pas attention à son commentaire, mais son compagnon regarda Gabrielle inquiète avant de me regarder de nouveau.
Le Sabelette fonça droit sur moi qui déroutai son compagnon. Après quelques enjambées sur ses quatre pattes, il continua sa course en se mettant en boule. Il était beaucoup plus rapide que quand il avait attaqué Éric et Gabrielle, Tour rapide. Je me dis.
J’évitai sa charge en pivotant sur moi, mais je sentis quelque chose derrière moi. Du coin de l’œil je ne vis rien à part mon ombre… mais j’avais le soleil dans le dos! Je tournai rapidement en frappant avec mon sabre vert dans ma main gauche vers l'ombre. Le Kraknoix apparut de nulle part et bloqua net ma lame entre sa mâchoire. Il avait utilisé Feinte pour m’attaquer par derrière. Je fus surpris qu’il la bloquât sans bouger. Son compagnon profita du moment pour revenir à la charge, tous en essayant de repousser le pokémon sol qui retenait ma lame verte. Je bloquai la charge de l’autre avec ma lame d’air avec mon autre main.
Le Sabelette s’écrasa au sol, qui surprit son compagnon, et je pus le repousser d’un coup de pied en poussant un cri. Ils étaient bien aussi forts que je le pensais dès le début du combat, ils m’avaient obligé à utiliser mes deux lames. J’avais déjà le sang qui bouillait dans les veines. Oh ! Que j’aimais cette sensation ! Je vais devoir rester concentré sur le combat et utiliser beaucoup plus ma force.
Je pris une profonde inspiration et me plaçai en position de combat bien différente de celle que j’utilise habituellement contre les pokémons de Stéphanie. Une qui me permet d’être plus rapide avec mes lames et de réagir rapidement à leur attaque sans me gêner dans mes mouvements. Les deux pokémons sol remarquèrent le changement puis me chargèrent de nouveau.
Leur attaque était rapide et difficile à prévoir. Le Sabelette attaquait rapidement avec Tour rapide et rebondissait dans tous les sens avant de m’attaquer. C’était difficile de prévoir sa trajectoire et à quel moment il allait me frapper. Pour son partenaire, il restait caché dans le sable et m’attaquait avec des jets de sable ou avec Feint, je devais me fier à mon instinct lorsqu’il m’attaquait dans le dos. Cependant, ils n’arrivèrent à aucun moment à me toucher directement et ils commencèrent à être submergés de doutes de pouvoir me battre.
Ils reculèrent et se placèrent côte à côte pour partir sur une nouvelle stratégie. Le pokémon sol avait perdu sa confiance de me battre facilement, il était déjà épuisé, mais retrouva rapidement de l’énergie quand le Kraknoix lui proposa une stratégie à voix basse. Je pivotai sur moi pour leur lancer une onde de choc avec Lame d’air qui frappa le sol vide.
Ils étaient tous les deux retournés sous terre, ils se déplacèrent rapidement sous le sable puis le Kraknoix s’arrêta à quelques mètres de moi. Une puissante aura se dégagea de lui en se propageant dans le sable autour de lui. Il essayait de m’immobiliser avec Piège de sable.
Le sol se déforma sous mes pieds pour se mettre à tourner autour du pokémon avant de former un grand cône. Je ne bougeai pas d’un pouce en observant l’autre pokémon. Ce n’était pas ce piège qui était le plus dangereux, mais les attaques du Sabelette. Il sauta du sol en poussant un cri et me chargea en boule.
Il était beaucoup moins rapide que quand il utilisait Tour rapide, mais Roulade était beaucoup plus puissante. Les pieds pris dans le sable, je repoussai son attaque avec ma Lame verte, mais dès qu’il toucha le sol il revint à la charge avec une force bien plus puissante. À chaque attaque, Roulade devenait plus forte, car il prenait de la vitesse, mais avec le sable qui m’engloutissait je n’avais pas beaucoup de jeu pour éviter et bloquer son attaque.
Je fis disparaître ma Lame d’air après une de ses attaques pour concentrer une Aurasphère dans ma main. Je la propulsai droit sur le centre du tourbillon de sable, ce qui provoqua une énorme explosion.
- Kraknoix ! Hurla son ami quand il le vit s’envoler dans le ciel par l’explosion.
Il se précipita pour aller le voir, mais il était simplement sonné par mon attaque. J’en profitai pour me dégager les jambes du sable qui s’était arrêté de bouger. J’en avais jusqu’aux genoux, cela me prit quelques secondes avant que le pokémon sol décide de revenir à l’attaque voyant que son ami allait bien.
Je l’attendis avec mes Lames vertes et d’air, il se roula en boule avant de foncer sur moi rapidement. Je le frappai avec ma Lame-feuille pour bloquer son attaque, il sortit de sa technique pour regarder où retomber.
J’enchaînai rapidement en pivotant sur moi pour propulser une onde de choc avec lame d’air qu'il reçut de plein fouet en se protégeant avec ses bras. En continuant mon mouvement, je fis disparaître ma lame verte pour faire apparaître une autre Aurasphère avant de la lui lancer. Il n’eut aucune chance de l’éviter, elle le percutant droit dans le ventre et il s’écrasa dans le sable, assommé par le coup.
Je pris une profonde respiration pour calmer mon excitation du combat, j’en voulais plus, je voulais continuer de combattre! Je fis disparaître ma lame d’air, je savais que le combat était terminé, mes deux adversaires étaient dans les vapes. Éric poussa de grands cris, suivis par Gabrielle et leur dresseuse.
Je me sentais bien, content d’avoir combattu ainsi. Stéphanie m'avait dit qu’elle voulait rester cette nuit à s’entraîner et repartir demain soir. Je m’entraînai avec ses pokémons et plusieurs de l’oasis, mais Amélia refusa catégoriquement de me parler.
Pendant le voyage, elle ne parla toujours pas, mais je sentais qu’elle était un peu moins furieuse contre moi. Un soir, elle vint simplement se coller contre ma jambe comme la plupart des nuits et s’endormit sans un mot. Elle avait toujours de l’affection pour moi, mais c’était différent maintenant.
On rencontra très peu de pokémons durant le reste du voyage, les réserves de nourriture diminuaient toujours, mais nos arrêts dans les oasis remplissaient leur rôle. À chaque oasis, Stéphanie en profita pour s’entraîner une journée complète avec ses pokémons avant de continuer. Un peu avant la dernière oasis, on découvrit une sorte de plaine remplie de cactus très grands et plats, qui ne se trouvait pas sur la carte.
Je sentais la présence de plusieurs pokémons, j’avertis Stéphanie de faire attention et qu’on devrait le contourner, mais elle voulait aller voir cet étrange phénomène. On s’approcha de la plaine de cactus. Dès que les pokémons nous aperçurent, ils partirent tous se cacher sous le sable ou entre les plantes.
Amélia renifla les étranges plants, car c’était la première fois qu’on croisait des cactus. Aux autres oasis, il n'en avait pas, c'étaient des sources d’eau creusées par les hommes et les pokémons puis ils avaient planté les arbres. Ici, c’était naturel.
Je l’apercevais plus loin, au centre de la plaine, une petite étendue d’eau peu profonde, mais qui ne semblait pas manquer d’eau. Stéphanie s’avançait entre les plantes avec enthousiasme et émerveillement. Amélia la suivait de près, mais commençait à être inquiète. tout comme moi elle sentait la présence des autres pokémons autour de nous. Ils étaient nerveux et apeurés de notre présence, mais j’étais surpris qu’aucun n’essayât de nous chasser.
- Stéphanie, on devrait partir d’ici. Je lui dis doucement, mais elle ne m’entendit pas. Elle pointa la source d’eau devant nous, contente.
- Regarde il y a de l’eau ! S’écria-t-elle contente de pouvoir remplir les bouteilles d’eau.
- Non ! Attends ! Paniqua Amélia quand sa dresseuse s’élança vers l’étendue d’eau.
Elle ne fit que quelques pas que cinq Kraknoix sortirent du sable devant elle en poussant de profonds cris et en faisant claquer leur mâchoire. Stéphanie s’arrêta net en poussant un cri de surprise puis Amélia se plaça devant elle pour la protéger. Je me plaçai derrière eux de dos pour observer tous les autres pokémons qui sortirent de leur cachette, prêts à nous attaquer.
- Wow ! Qu’est-ce qui se passe.
- Je t’avais prévenu que les pokémons sont très protecteurs pour les sources d’eau. Je lui lançai mécontent.
Elle tourna sur elle-même, elle comprenait maintenant la situation, on était encerclé par des dizaines de Kraknoix, de Cacnéa et leur évolution Cacturne, il y avait même un, non, deux Vibraninf qui faisaient bourdonner leurs ailes agressivement.
C’était étrange… Ils nous avaient encerclés, mais aucun ne semblait vouloir attaquer en premier. Il avait peur de moi, mais ils étaient beaucoup plus nombreux. Pourquoi, ils ne faisaient que nous avertir.
- On devrait partir. Je lançai calmement, Stéphanie hésita puis avança d’un pas vers les cinq pokémons devant elle. Ils reculèrent tous d’un pas apeuré, sauf un qui fit claquer sa mâchoire en signe d’avertissement.
- Fait attention. Paniqua son pokémon, Stéphanie lui fit signe de rester derrière elle avant de parler aux autres pokémons.
- Je suis désolée. Commença-t-elle. Je ne voulais pas vous causer de problème, j’ai vu les cactus au loin et je voulais venir les voir de plus près. Ils se regardèrent un l’autre et certains murmurèrent, mais je ne compris pas grand-chose.
- Je suis une humaine. Continua-t-elle. Je ne connais pas grand-chose à ce monde ni aux pokémon. Elle s’accroupit pour être plus à leur hauteur. Il va faire bientôt faire jour, j’aimerais rester dormir ici et nous repartirons au coucher du soleil.
Il eut un grand moment d’hésitation, je ne comprenais pas pourquoi aucun d’eux ne réagissait. Ils se regardèrent tous un moment puis plusieurs qui se trouvèrent devant moi, nous contournant pour aller discuter avec les cinq pokémons sol et les deux Vibraninf les rejoignirent. C’était bizarre, mais Stéphanie ne semblait pas s’en rendre compte. Qu’ils soient sauvages ou non, les pokémons qui vivaient en groupe avaient tout un chef, un meneur. Mais ici, ils semblaient désorganisés, je n’entendais pas ce qu'ils disaient, mais j’étais certain qu’ils débattaient de si on devait rester ou non. Je ne pouvais pas l'obliger à partir, c’était son voyage et son choix de rester ici. Ils prirent encore un moment pour discuter puis s’avancèrent près de Stéphanie.
- Vous pouvez rester aujourd’hui. Déclara le Kraknoix avant de regarder à sa droite. Vous pouvez dormir là-bas. Il indiqua une petite dune avec peu de cactus, Stéphanie me regarde ne comprenant pas ce que le pokémon lui dit. Je me plaçai bien droit et elle comprit qu’ils acceptaient qu’elle reste.
- Merci. Déclara-t-elle heureuse, qui plus beaucoup au pokémon. Amélia ouvrit la marche puis il nous indiqua où on pouvait nous installer. Tous les pokémons nous regardaient avec intérêt, ils n’avaient sûrement jamais vu d’humain ou d’autres pokémons vu l’intérêt qu’ils nous portaient à Amélia aussi.
Les pokémons de Stéphanie partirent discuter avec ceux du désert et à peine qu’elle eut fini de monter sa tente qu’un grand cri retentit dans le ciel sombre de la nuit. Les pokémons s’agitèrent d'enthousiasme devant le cri, l’un des leurs devait revenir et annonçait son arrivée. Cependant, les Kraknoix et ceux qui avaient pris la décision pour Stéphanie étaient nerveux. Au point que certains partirent se cacher sous le sol.
Un autre cri retenti puis les pokémons se regroupèrent tous à l’opposer d’où nous étions puis une grande forme apparut entre les étoiles et plongea droit vers eux. La lune éclairait assez pour voir le pokémon en question, un Libégon. Il avait les bras chargés de baies et en avait même dans le creux de sa queue qu’il avait enroulée. Chacun prit les baies et les partagea entre eux puis il remarqua notre présence. Il ne semblait pas content.
- David ! Lyli ! Cria-t-il avec force qui fit trembler tous les pokémons dans cette plaine. Stéphanie le regardait avec intérêt, mais je sentais qu’elle avait un peu peur. Le Kraknoix et une des deux Vibraninf s’approchèrent de lui craintifs.
Je n’entendis pas la discussion, je sentais qu’il n’était pas content que nous soyons là. Cependant tous changèrent quand il entendit certains mots, ils devaient lui avoir mentionné que c’était une humaine. Sa colère était partie, mais il restait mécontent et intrigué.
D’un bond, il atterrit non loin de moi, Stéphanie se plaça près de moi, mais resta derrière. Il s’avança rapidement sur ses quatre pattes avant de se redresser devant moi, il renifla l’air en me regardant.
- Un humain. Dit-il en nous regardant un après l’autre. Je me tournai légèrement sur le côté en désignant Stéphanie de la tête.
Il s’approcha d’elle pour la regarder, il pencha la tête dans différentes positions pour l’observer. Il avait de nombreuses cicatrices sur le corps et le visage. Il regarda rapidement ses pokémons avant de revenir sur moi, il émit un son grave avant de repartir de l’autre côté de la plaine. Tout le monde, se détendit puis reprit ses occupations. Stéphanie me rejoignit sous la toile qu’elle installait pour moi pour avoir de l’ombre, je m’étais fait une petite butte de sable pour me coucher confortablement.
- Qu’est-ce qu’il a dit. Demanda-t-elle en désignant le grand pokémon de l’autre côté toujours entouré par tout les pokémons.
- Pas grand-chose. Je lui répondis par télépathie.
- Il a dit un humain, non ? J’émis un son d'affirmation en hochant la tête. Mais, il te l'a demandé à toi. Pourquoi ?
- Les pokémons dans le désert ne croisent que très peu de pokémon dans leur vie, déjà voir une autre espèce est extrêmement rare. Il avait dû entendre des histoires sur les humains, mais n'avait jamais vu de Lucario ni d’humain.
- Il semblait en colère.
- Il l’était, c’est le chef, les autres n’avaient pas le droit de prendre une décision.
- Pourquoi ils l’ont fait alors.
- Parce que tu es humaine. Je dis en la regardant, puis je désignai les pokémons de l’autre côté. Ceux qui ont pris la décision sont ces enfants.
Le grand pokémon se coucha dans le sable et les Kraknoix vinrent se coller contre lui ainsi que les deux Vibraninf. Durant le jour, les pokémons Plante s’activaient autour de l’étang d’eau. Je ne comprenais pas vraiment ce qu’ils faisaient. Il vérifiait chaque cactus avant de se promener dans le sable autour de la plaine. Certains s’entraînaient en laissant les autres pokémons dormir.
Stéphanie défit rapidement sa tente sous le regard sévère du grand pokémon, il attendait simplement que nous partions avant de repartir chercher de la nourriture. Stéphanie reprit son voyage vers le sud, le pokémon volant nous suivit dans la noirceur de la nuit puis tourna brusquement de direction vers l'ouest. Si je me rappelais bien, il avait une autre oasis à une ou deux journées de marche, mais pour lui ce n’était rien en volant.
Stéphanie continua sa route vers le sud, elle avait de moins en moins de réserves d’eau et de nourriture. Je lui donnai ce qui me resta d’eau et me contentai de manger quelques baies encore bonnes pour étancher ma soif. Éric n’aimait vraiment pas la situation. Le soir, il se coucha en boule, désemparé, car il avait encore faim, mais surtout parce qu’il était terrorisé de manquer de nourriture.
Il ne restait presque plus rien et la nuit était vraiment chaude, Amélia se plaignit qu’elle avait faim et chaud. Stéphanie l’encouragea à continuer un peu avant de s’arrêter de nouveau.
- Regardez. Je lançai en pointant l’horizon devant nous.
- Qu’est-ce que c’est ? demanda Amélia.
- Un arbre ? Répondit Stéphanie.
- Les ruines de Coriche. Je répondis tristement.
On s’approcha de l’arbre gigantesque, il n'y avait que du sable autour de nous, mais le sol devenait de plus en plus compact. On pouvait distinguer des morceaux de pierre ou de métal qui dépassaient de la terre et du sable par endroits plus on avançait vers l’arbre. Stéphanie ne posa aucune question ni commentaire, l’arbre était gigantesque et rien d’autre que des brins d’herbe autour de lui poussait. C’était comme regarder un miracle dans cet endroit désertique, ce qui donnait encore plus de magnificence à cet arbre.
Je déposai mon sac au sol et m’approchai de l’arbre pour le toucher. Il avait encore grossi et grandi depuis la dernière fois que j’étais venu. Je le contournai légèrement pour regarder au sud ; au loin on distinguait le début d’une forêt, une petite lisière verte.
- Comment un arbre peut pousser au milieu de nulle part comme ça ? demanda finalement Stéphanie, qui me sortit de ma rêverie.
- Un puits. Je répondis doucement en me tournant vers elle. Il y avait un puits juste en dessous de lui.
- Il a poussé dans un puits ? Je secouai la tête amusée.
- Non, il a grandi juste à côté de lui, mais avec le temps ses racines et son tronc ont recouvert le puits. Il vit, car il boit l’eau du puits, alors que toutes les autres plantes mouraient, lui il a survécu.
Je laissai Stéphanie se promener autour de l’arbre et observer les ruines autour de nous comme à chaque fois que l’on visitait une ville détruite. Elle donna le reste de nourriture et d’eau à ces pokémons avant d’observer le ciel étoilé. Dès que le matin commença à se présenter, elle me demanda de retourner à Célesta.