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La voix de l'aura, Tome 5 : Survie de MARC2750



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Informations

» Auteur : MARC2750 - Voir le profil
» Créé le 28/02/2026 à 14:11
» Dernière mise à jour le 28/02/2026 à 14:11

» Mots-clés :   Action   Aventure   Région inventée

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Chapitre 9 : Revers de la médaille


Les jours passèrent, comme à mon habitude j’orientais l’étude de Stéphanie dans ce qu’elle aimait ; les pokémons. Je crois qu’en plus de devenir une dresseuse douée, elle pourrait être une grande chercheuse sur eux. Les pokémons l’adoraient et elle approchait de plus en plus facilement les pokémons.

Elle entraînait ses pokémons avec passion, chacun s’améliorait et surtout Amélia qui gagnait de jour en jour un peu plus de force. Ses attaques physiques me secouaient un peu plus, mais étaient très loin encore d’atteindre le potentiel de son espèce.

Cependant, on était à la période de l’année où il y avait le plus d'orages et de pluie, mais aussi la saison pour les pokémons électriques. Je le ressentais, que Gabrielle était dans la saison, sans parler d’Éric qui était énormément distrait par la femelle. Stéphanie et Amélia ne semblaient pas l’avoir remarqué, j’essayai de faire en sorte que les deux pokémons électriques soient le moins possible ensemble.

Quand Stéphanie sortait Gabrielle, je disais à Stéphanie qu’elle devrait laisser Éric se reposer et vice-versa. Louis passait le plus grand temps dans sa pokéball, car les pokémons insectes, surtout les volants, ne supportaient pas la pluie. Il voyageait seulement quand nous traversions une forêt assez dense pour nous protéger de la pluie.

Deux jours après être sortis de la montagne, on croisa un chemin de fer, du moins ce qu’il en restait, pendant que l'on traversait une forêt vers le nord-est.

- C’est quoi ces choses ? demanda Stéphanie qui comprit rapidement que ce n'étaient pas des pokémons, mais des humaines qui les avaient mises là.

- Ce sont des rails de chemin de fer. Elle servait à transporter des gens ou du matériel entre les villes. Amélia sauta sur l'un des deux rails et réussit à garder l’équilibre malgré sa veste d’entraînement.

- Pourquoi, sont-elles cassées ? Demanda-t-elle en marchant par-dessus un trou.

- Les pokémons roche et Acier ont besoin de minéraux et ces rails abandonnés sont une grande source de métal. Je regardai derrière nous vers la montagne, je ne voyais pas beaucoup de rails à cause de la végétation, puis devant nous elle semblait en meilleur état.

- Les pokémons doivent trouver que c’est un peu loin pour manger. Stéphanie ne bougea pas d’un pouce en regardant le chemin où se dirigeaient les rails.

- Stéphanie ? Je l’appelai, elle se tourna vers moi surprise avant de regarder ses pokémons.

- Pardon... tu dis qu’il y a une ville si on suit les rails.

- Oui, plusieurs. Tu veux les suivre ?

- Oui. Dit-elle un peu déterminée, de toute façon c’était son voyage, si elle voulait aller par là, je n’allais pas la contredire sauf si c’était dangereux.

Le chemin était vraiment en mauvais état, par moments les arbres avaient poussé tellement proche que les rails étaient tous tordus ou complètement arrachés du chemin. On progressait lentement à cause de la pluie et des orages. Le ciel s’éclaircit finalement et Gabrielle se sentait mieux. Au début, je voulais revenir à Célesta quelques jours après être sortie du mont Mirroir, mais avec la saison des pokémons électriques, j’ai retardé notre retour.

J’appréciais beaucoup Félix, mais il avait un défaut que je n’appréciais pas vraiment et il le savait, c’était qu’il profitait des saisons des différentes espèces. Avec son électricité hors du commun, n’importe quelle femelle, surtout les pokémons électriques, succombait à ses charmes. Il m’en voudrait, mais je le faisais pour Gabrielle, elle était encore jeune et je ne crois pas qu’elle aimerait avoir un enfant à s’occuper.

Depuis un jour ou deux, je pensais juste à Amélia ou plutôt à l’enfant que j’aurais pu avoir avec elle. C’était sûrement à cause de la saison de Gabrielle que ces souvenirs revenaient me hanter. Je repensais à ce rêve avec ce jeune Évoli, cela me perturbait. Pourquoi d’un coup je pensais à fonder une famille ? Ces pensées ne m’avaient pas traversé l’esprit depuis la mort d’Alice et de cette nuit avec Amélia.

Je respirais rapidement, penser à Alice était douloureux, je devais me calmer ! Stéphanie ne devait pas me voir dans cet état, je me concentrai sur ma respiration et de marcher. Rien d’autre, un pied devant l’autre et respirer.

- Isaac, Ralentis ! Hurla Stéphanie loin derrière moi, je sursautai à son cri. Elle s’approcha essoufflée.

- Pourquoi marches-tu aussi vite ? dit-elle après avoir repris son souffle.

- Je suis désolé. J’étais distrait.

- Depuis tout à l’heure qu’on crie ton nom. Commenta Gabrielle, mécontente.

- Désolé, je n’ai pas entendu. Éric arriva en dernier en regardant autour de lui.

- Je n’ai jamais vu une forêt aussi étrange. Dit-il songeur.

Je regardai autour de nous, ce n’était pas bon ! Il avait des toiles d'insectes sur tous les arbres et entre certains d’entre eux. Un nid de Migalos et de Mimigal, comment j’avais fait pour ne pas le remarquer ! Il fallait partir d’ici rapidement avant qu’elles s'aperçoivent de notre présence.

- Ce n’est pas bon. Je dis doucement.

- Pourquoi ?

- Shut ! Ne parle pas fort. Je dis, paniqué de la situation. Elle comprit que c’était dangereux.

- C’est quoi ces choses. Lança Gabrielle en tendant la main vers une toile près d’un arbre.

- Ne touche pas ! Je criai trop tard. Le silence tomba dans la forêt quand elle toucha la toile. Une légère vibration se fit entendre à travers les arbres puis quelque chose remua.

- Qu’est-ce qui se passe ? Demanda apeurée Gabrielle. Les bruits se firent plus intenses.

- Nous sommes dans un nid de pokémons. Je dis doucement. Et elles sont vraiment en colère. Je sentais l’agitation et l’agressivité se propager comme un fleuve qui traversait la forêt.

- Restez près de moi. Je leur dis sèchement et ils obéirent rapidement, des murmures résonnèrent.

- On fait quoi ?

- Faut sortir d’ici rapidement.

- Comment ? demanda en chuchotant Stéphanie. Oui, comment était la question. Il ne restait pas beaucoup de temps avant qu’ils nous attaquent.

Je me concentrai sur l’aura autour de nous, Stéphanie et ses pokémons étaient terrifiés. Je sentais les pokémons avancer vers nous, ils allaient attaquer d’un moment à l’autre. Je regardai entre les arbres pour voir où était le chemin le plus court pour sortir de cet endroit.

- À mon signal, vous courez le plus vite possible par là. Je leur dis par télépathie. Ce sont des pokémons insecte, les attaques de feu, de roche et de vol sont efficaces. Stéphanie glissa sa main sous son manteau pour prendre la pokéball de Louis.

- Non, Louis est un pokémon insecte, ces pokémons se nourrissent de pokémons comme lui. Elle fut choquée, mais aussi apeurée.

- Intrus ! Intrus ! hurlaient les pokémons autour de nous, alors que d’autres lancèrent que des sons agressifs.

Ils arrêtèrent d’avancer en faisant claquer leurs mandibules, je fis apparaître mon armure de ténèbres qui fit sursauter mes compagnons. Ils eurent un moment d’hésitation chez les pokémons insectes puis ils lancèrent leur toile tous en même temps. Je fis exploser mon armure de ténèbres pour repousser les toiles et pivotai sur ma gauche en tranchant l’air avec ma lame d’air.

L’onde de choc déchiqueta les toiles entre les arbres pour former un chemin.

- Courez ! Je hurlai. Ils détalèrent à toute vitesse vers le chemin que je venais de faire, je me retournai et propulsai une autre onde de choc dans les arbres pour ébranler les pokémons. Éric fonça sur un Migalos qui venait de descendre de l’arbre pour nous attaquer.

Du feu s’échappa de sa bouche et frappa de plein fouet le pokémon qui tomba à la renverse.

- De feu ! Feu ! Hurla certains des pokémons autour de nous. Arrêtez-le !

Ils avaient peur qu’il mette le feu à leur toile et brûle leur maison et leurs œufs dans les nids. Stéphanie continuait de courir par le chemin que j’avais fait, Gabrielle propulsa des décharges dans les arbres pour éloigner certains pokémons de sa dresseuse.

- Attention Éric. Je lui criai en bloquant l’attaque d’un pokémon avec mon bras. Il fut surpris et se figea sur place en me voyant encaisser l’attaque à sa place.

- Isaac !

- Cour ! Je lui hurlai dessus. Il détala apeuré vers Stéphanie, je regardai mon bras il avait encore une épine de poison plantée que j’arrachai sans difficulté. Je me retournai vers la vague de pokémon qui descendait des arbres pour s’opposer à moi.

Je jetai un coup d’œil rapide derrière moi, Stéphanie était presque sortie du nid, mais était encore loin d’être saine et sauve. Je fis apparaître une sphère d’aura dans ma main droite et ma lame d’air dans la gauche. Je ne laisserai pas un seul la poursuivre !

Ils me lancèrent une fois de plus des toiles que je repoussai facilement avec ma lame et je propulsai mon Aurasphère contre des ennemis dans les arbres. J'essayais d’éviter de tirer dans la direction des nids remplis d'œufs pokémon. Après quelques échanges, je ne pouvais pas les contenir plus longtemps avec leur nombre.

Je partis rejoindre Stéphanie à toute vitesse, j’étais plus rapide que ses pokémons dans la forêt, mais ils n’étaient pas très loin derrière moi. Je regardai Stéphanie et ses pokémons courir quand je sentis la présence d’un pokémon près d’eux qui allait les attaquer.

J’utilisai Vitesse extrême pour les rejoindre et me jetai entre le Migalos et Éric. Les crocs du pokémon pénétrèrent dans mon bras, m’arrachant un grognement. Je lui donnai un bon coup de pied pour le repousser, ce qui me déchira le bras.

- Argg…

- Isaac ! Cria Stéphanie inquiète. Gabrielle réagit rapidement en propulsant des décharges électriques sur le pokémon qui battit en retraite.

- Tu es blessé. Dit-elle en se jetant sur moi. Je la repoussai de mon bras valide.

- Cour ! Je lui hurlai dessus. Il faut s’éloigner d’ici ! Apeurée devant mon visage en colère et paniqué, elle reprit la course dans la direction que je lui montrai. Je les suivis de près en maintenant ma main sur ma blessure, j’étais immunisé au poison, mais la douleur était présente.

Stéphanie s’arrêta de courir complètement épuisée, les pokémons insecte avaient arrêté de nous poursuivre depuis un moment. Louis et Amélie apparurent de leur pokéball pour surveiller le temps que l'on reprenne notre souffle.

- Isaac, tu es blessé. Lança Amélia en me regardant.

- Ce n’est rien. Je répondis en secouant la tête.

- Tu saignes Isaac, il te faut un bandage. Répliqua Stéphanie un peu en colère, puis elle lança son sac au sol pour trouver la trousse de premiers soins et elle me fit un bandage autour du bras. Éric était couché en boule, il ne semblait pas bien aller.

- Ça va, Éric ? Il me regarda rapidement, il était au bord des larmes. Qu’est-ce qui ne va pas ?

- Tu as été blessé par ma faute. Dit-il la gorge serrée, mais il avait plus peur que de remords. C’était la deuxième fois qu’il se retrouvait en situation où sa vie était en jeu, la dernière fois c’était moi qui l’avais attaqué. Stéphanie remarqua sa détresse et alla le chercher pour le consoler.

- Ne t’en fais pas, c’est de ma faute si nous nous sommes retrouvés dans cet endroit. je lui dis doucement. Puis je suis bien plus solide qu'il paraît.

Malgré mon commentaire, il restait sous le choc, il avait été la cible des pokémons et il le savait. C’était pour cela qu’il avait eu si peur. Je proposai à Stéphanie de continuer de marcher vers le Nord. Avec ma distraction et notre course, on avait perdu le chemin de fer de vue.

Par chance, on retomba dessus après quelques heures de marche. Éric se sentait mieux, mais je vis bien qu’il était toujours tourmenté par ce qui s’était passé. Stéphanie discuta longtemps avec lui pendant que je m’entraînais avec Amélia.

Les jours qui suivirent, tout le monde était plus motivé à s’entraîner. Quand ils s’endormirent, je continuai de m’entraîner, je devais faire plus attention. Je devais être plus fort, plus rapide.

On arriva à une intersection du chemin de fer, les doubles voies partaient soit vers la droite, soit continuaient tout droit. Stéphanie regardait les deux chemins alors qu'Éric et Amélia s’amusaient à sauter d’une raile à l’autre.

- Alors ? Je lui demandai après un moment.

- Je ne sais pas, tu préfères aller où ? Je grommelai contre elle.

- C’est ton voyage, c’est toi qui décides.

- Tu dis que les deux voies vont à une ville ?

- Oui. Je m’approchais d’elle pour regarder la carte sur son pokédex. Le chemin qui continue va nous amener à Hydroville, alors que l’autre va nous faire passer près des montagnes et va passer près d’Élénore et terminer plus loin à Kartène.

- Il a quelque chose d’intéressant dans ces villes ? demanda Gabrielle.

- Des ruines, s’il en reste. Hydroville est une région plutôt montagneuse comme Élénore. Élénore était une ville au centre d’une grande île, mais les pokémons l’ont complètement détruite. S'il reste quelque chose c’est au fond du lac.

- Pour Kartène, elle était entourée d’une petite forêt et de grandes plaines, mais depuis la forêt, c’est un peu propagé. Je crois qu’en suivant le chemin de fer on pourrait tomber au centre des ruines.

- J’aimerai aller à Kartène. Déclara Stéphanie rêveuse.

Nous fîmes le plein de baies et de nourriture pour continuer notre chemin vers la région de Kartène. La route était montagneuse avec de moins en moins d’arbres. Après plusieurs jours de marche, on croisa l’intersection entre la ville de Kartène et Élénore.

Stéphanie et ses pokémons me posèrent des centaines de questions et me demandèrent de leur expliquer comment était la ville avant d’être détruite. Comment explique ce genre de chose ? Comment expliquer la grandeur des immeubles ? Comment expliquer que les pokémons et les humains vivaient parfaitement en harmonie ? Pour moi ces choses avaient toujours été réelles, normales.

Je me rappelais de Kévin s'émerveillant à chaque fois qu’il regardait les constructions des humains. J'essayais de leur expliquer, mais c’était impossible de comprendre réellement sans l’avoir vu.

Stéphanie me demanda si elle devait apprendre de nouvelles techniques à ses pokémons.

- Vaut mieux maîtriser parfaitement quelques techniques que de connaître beaucoup de techniques et de mal les utiliser.

- D’accord.

- Tu es la mieux placée pour voir s’ils doivent ou pas apprendre de nouvelles techniques. Les dresseurs observent leurs pokémons et les encouragent, mais voient aussi les limites de leurs pokémons.

- Je ne suis pas sûre de comprendre ?

- Si le pokémon ne progresse plus, c’est à son dresseur de lui montrer de nouvelles choses. Un nouvel entraînement ou de nouvelles techniques. C’est ton rôle de les guider. Elle ne semblait pas vraiment comprendre, mais je savais qu’un jour elle comprendrait.

On arriva enfin dans les ruines de la ville de Kartène, comme dans mes souvenirs il n’y avait pas grand-chose. Il y avait quelques tas de pierres des plus grands bâtiments, les routes étaient complètement brisées et enterrées par la poussière et la végétation.

Stéphanie se promena entre les arbres et les ruines puis s’arrêta près d’un grand tas de gravats. Je m’approchai pendant que ses pokémons partirent explorer plus loin dans la forêt.

- Je crois que c’était l’hôpital qui se trouvait ici. Je lui désignai un petit champ de fleurs non loin. Il avait un grand jardin de fleurs à côté.

- Je ne comprends pas comment on peut arriver à faire de telles choses. Je grognai devant son commentaire, ce n’était pas la première fois que je lui expliquais et elle ne voulait pas comprendre.

- Les humains ont poussé les Pokémons à leur limite, ils les ont exclus puis martyrisés. Ils ont eu ce qu’ils ont semé, la colère et le désespoir des pokémons.

- Mais ils ont tué des centaines de personnes et détruit des villes.

- Des milliers ! Je répliquai en colère, agacé qu’elle ne comprenne toujours pas. Des milliers de personnes sont mortes.

- Pendant des années les humains ont battu, blessé ou tué des pokémons. Comment réagirais-tu devant cette injustice ? Comment réagirais-tu si tu te faisais poursuivre et persécuter ? Comment tu réagirais si l'on attaquait tes amis, ta famille, tes enfants ?

- Les pokémons… Je continuai plus doucement. On eut assez de la situation et ils ont décidé que la meilleure façon de se protéger et de protéger leurs semblables était d’éliminer la menace : les humains.

- Je suis conscient que c’était une décision cruelle et extrême, mais les humains ne voyaient pas le mal qu’ils faisaient. Et les pokémons se sont simplement défendus.

- Ils ont tous détruit !

- Personne n’avait raison, ni d’un côté ni de l’autre. Ce fut la plus grande erreur des humains ET des pokémons.

Elle voulut répliquer, mais voyait bien que je ne voulais pas en discuter plus longtemps. C’était ma faute cette guerre, pour ce que j’avais fait, les humains avaient eu encore plus peur de nous. Je m’éloignai d’elle en me tenant le ventre à cause de la douleur. Je retournai quelques gravats du bout du pied, c’était toujours pareil dans n’importe quelle ville où j’allais. Rien. Même la plupart des pokémons évitaient ces endroits, seuls ceux qui ne connaissaient rien venaient.

Amélia et Éric se mirent à crier, je levai la tête dans la direction d’où ils avaient crié. Je les entendais courir vers nous. Stéphanie s’approcha de moi, inquiète.

- WAAAaa ! Un monstre ! Cria Éric quand il nous aperçut. Amélia sortit juste après Gabrielle et vint se cacher derrière mes jambes en tremblant comme une feuille. Stéphanie récupéra Éric et Gabrielle se cacha derrière elle.

- Qu’est-ce qui se passe ? Je demandai les sens en alerte, mais je ne sentais la présence d’aucun pokémon.

- Pourquoi vous criez comme ça ? demanda Stéphanie quand Éric cacha son visage dans son cou. Louis revint nous voir, inquiet par les cris de ses compagnons.

- Un monstre ! Cria Éric apeuré.

- Calme-toi et dis-moi ce que tu as vu.

- Il y a des pokémons… des pokémons transformés en pierre.

- Quoi ? je répondis surpris.

- On a vu des pokémons qui ont été transformés en pierre. Dis Amélia apeurée. Je ne veux pas rester ici, et s’il revenait.

- Qu’est-ce qui se passe ? Me demanda Stéphanie je lui expliquai rapidement ce qu’il venait de me dire.

- C’est possible ?

- Non. Aucun pokémon ne peut transformer un autre en pierre.

- Mais on les a vus ! Cris Éric toujours apeuré. Ils étaient bien là, des pokémons de pierre.

Je soupirai, je savais qu’il ne mentait pas, mais de croire qu’il y avait un pokémon capable de me transformer en pierre était absurde. Je regardai dans la direction d’où ils étaient arrivés, je ne sentais aucune présence, puis je m’avançai.

- Isaac ! M’appela Amélia apeurée. N’y va pas.

- Il n’a pas de pokémons qui changent les pokémons en pierre. Stéphanie me suivit malgré les gémissements apeurés d'Éric dans ses bras.

Amélia resta collée à mes jambes, complètement terrorisée par la situation. J’essayai de voir par l’Aura tout ce qui m’entourait et je repérai ce fameux pokémon un peu plus loin. Quand je contournai les derniers arbres, les cinq statues se dressaient devant moi, un étrange sentiment m’envahit en les voyant. Stéphanie me contourna et regarda les statues.

- Un Reptincel, un Sablaireau, un Raichu, un Noctali, un Mustébouée. déclara Stéphanie.

- Je n’aime pas cet endroit. Commenta Amélia, terrifiée. Je veux m’en aller! Pourquoi j’avais l’impression de connaître ces pokémons ? Qu’est-ce que c’était cette sensation ?

- Stéphanie ? demanda Louis en volant entre les statues.

- Oui, Louis.

- C’est les mêmes statues qu’à Célesta. Dit-il en désignant le Noctali couvert de brûlures. Son commentaire me foudroya sur place.

- Pas possible. Je marmonnant en m’approchant du Reptincel. Faite de pierre rougeâtre, sa queue verte, la sacoche et l’appareil photo!

- Ce n’est pas possible ! Je criai presque.

Je me penchai devant elle et arrachai les plantes et les lianes qui couvraient la base de la statue. Quand je vis le nom d’Evan écrit, je reculai, stupéfait. Les souvenirs d’être venu ici avec mon père refirent surface, le livre que j’avais lu il y avait si longtemps revint en mémoire.

- Evan. Je dis doucement. Stéphanie s’approcha pour regarder le nom écrit.

- Ce ne sont pas des pokémons, ce sont des tombes. Je dis plus amusé de la situation.

- Des tombes ? demanda Stéphanie. Je fis oui de la tête, j’enlevai la végétation devant les autres tombes.

- Ce sont les mêmes statues qu’à Célesta, car… J’arrachai une plante solidement enracinée.

- Car ce sont les compagnons que mon père avait quand il était jeune. Amélia et Éric arrêtèrent d’avoir peur et regardèrent les tombes que je nettoyai. J’arrachai les plantes qui couvraient la pierre tombale de Warlyok et son épouse.

- Warlyok Haltir, était le dresseur que mon père a eu. Il l’a élevé comme un fils et ces pokémons comme une famille.

- Warlyok ? C'est pas le nom de ton frère ? demanda Stéphanie.

- Oui, père lui a donné le nom de son dresseur. Je restais silencieux un moment devant les statues, cette fois les pokémons de Stéphanie les observaient avec intérêt. Même si je les voyais tous les jours à Célesta, de voir les originaux, ici, ravivait une tonne de souvenirs.

Ma sœur et moi lisant ce livre, ma première discussion sérieuse avec mon jeune frère. Les tonnes de questions que j’avais eues après les avoir lues. Revoir ces pokémons me rappelait tous les pokémons qui avaient intégré ma section chez les Gardiens de l’aura.

- Isaac. M’appela Stéphanie doucement, je sursautai quand elle dit mon nom.

- Oui ?

- On retourne à Célesta ? dit-elle souriante. J'avais vraiment envie de revenir chez moi, comme un besoin d’y retourner voir ma famille et les pokémons qui y habitaient.

- Oui. Je lui répondis amusé de retourner à la maison.

De retour à Célesta ma sœur me cria dessus d’être partie aussi longtemps sans lui donner des nouvelles, ce qui m’amusa de la voir en colère. Ensuite, ce fut Félix qui me réprimanda de ne pas être revenu plus tôt.

- Ce n’est pas moi qui décide du voyage. Je me défendis, il grommela encore un moment puis je lui racontai ce qui s’était passé.

- Pourquoi es-tu allé dans un nid de Mimigal ? Me cria presque mon père, paniqué d’avoir mis en danger Stéphanie.

- Je n’ai pas fait exprès, j’étais perdu dans mes pensées et je n’ai pas regardé où j’allais.

- Ne pas regarder où tu allais ? dit-il mécontent, il était vraiment de mauvaise humeur.

- Lucas arrête. Intervint ma mère. Il s’est excusé et Stéphanie n’a rien. Il grommela quelque chose puis ma mère l’obligea à la regarder et soupira.

- Désolé. Dit-il doucement avant de me regard. Tu as prévu de repartir quand ?

- Pas maintenant, elle s’est beaucoup entraînée et ses pokémons aussi.

- Tu veux qu’elle essaye la prochaine arène ? dit-il content cette fois, je détestais vraiment quand il devinait ce que nous pensions. Je hochai simplement la tête.

- Amélia s’est beaucoup améliorée, Gabrielle et Louis ont plus confiance en eux et Éric est motivé à montrer qu’il est fort.

- Très bien, je vais en discuter avec Stéphanie. Il embrasa ma mère et partit. Je repartis de mon côté, et ma mère m’accompagna.

- Pardonne-le, il était vraiment inquiet.

- Je ne vois pas pourquoi, je sais que Stéphanie est la seule humaine en dehors, mais...

- Non Isaac. Me coupa-t-elle en touchant mon bras. Il s’inquiète pour toi, tu es parti souvent longtemps, mais il n’a jamais été aussi inquiet, il a dû sentir quelque chose. Je ne répondis rien.

- Tu connais ton père et tes pouvoirs sont près des siens. Il pressent des choses que personne d’autre ne sent, tout comme toi.

Je grommelai quelque chose ce qui la fit rire, elle savait que je détestais d’être comparé à mon père. Pour moi, j’étais loin d’être à son niveau, mais pour tout le monde j’étais son égale et même plus puissant. Cela m’énervait. Elle m’embrassa sur la joue par surprise.

- Va te reposer, le combat d’arène risque de te plaire beaucoup. Dit-elle amusée avant de tourner dans un corridor. Je retournai dans ma chambre et comme d’un seul coup ma fatigue apparut. Je m’écroulai sur mon lit et m’endormis en quelques secondes.