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La voix de l'aura, Tome 5 : Survie de MARC2750



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Informations

» Auteur : MARC2750 - Voir le profil
» Créé le 26/02/2026 à 01:04
» Dernière mise à jour le 26/02/2026 à 01:04

» Mots-clés :   Action   Aventure   Région inventée

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Chapitre 8 : L’histoire a toujours des surprises

Même avec les préparations pour notre expédition dans les grottes du Mont Miroir, j’étais un peu nerveux. J’ignorais comment ces grottes étaient maintenant, mais je devais m’inquiéter pour rien, beaucoup de pokémons vivaient dans ces grottes. Amélia et Gabrielle étaient impatientes d’explorer ces grottes. Éric était un peu moins enthousiaste, il avait simplement peur de ce qu’il ne connaissait pas. Par contre, Louis n’aimait absolument pas l’idée de voyager à l’intérieur de ces grottes.

Comme à chaque fois que Stéphanie quittait Célesta, tous les pokémons venaient la voir partir. C’était amusant de les voir tous réunis pour saluer la seule humaine qui vivait à Célesta. Le Gardevoir me salua avec enthousiasme puis nous téléporta là où je lui avais demandé.

On était à plusieurs kilomètres de la montagne à Ouest en plein milieu d'une grande plaine. Je montrai à Stéphanie la montagne, elle était impressionnée. Pourtant là où elle vivait la chaîne de montagne était bien plus grande et impressionnante que cette montagne.

- Tu es sûr que tu ne veux pas que je te téléporte plus près de la montagne ? demanda le Gardevoir.

- Oui, avec le temps j’ai compris que c’était le trajet vers la destination qui est plus important que d’arriver à destination. Il secoua la tête.

- Et si tu n’arrives jamais, ça ne t’avance pas plus. Dit-il amusé, je ris doucement.

- Ne dis pas n’importe quoi. Je lui fis un signe de la main. Allez, c’est le temps de partir.

- Soyez prudent. Lança-t-il avant de partir.

- Qu’est-ce qu’il t’a dit ? demanda Stéphanie après avoir renvoyé ses pokémons dans leurs pokéballs sauf Gabrielle.

- Il voulait nous amener directement sur la montagne.

- Pourquoi il ne l’a pas fait ? demanda Gabrielle.

- Mieux veux découvrir le monde que d’aller directement à notre destination. Je dis avec enthousiasme.

- Tu as sûrement raison. Répondit Stéphanie en regardant la montagne. Cela nous donnera plus de temps pour nous entraîner.

- Pour les autres arènes ? Elle s’arrêta de marcher.

- Oui, Lucas m’a dit que quand je reviendrais, la deuxième arène serait prête. Je regardai Gabrielle, elle était aussi motivée que sa dresseuse de surmonter ces défis.

- Très bien, mais vous avez beaucoup de progrès à faire. Je dis en les désignant.

- Moi aussi ? demanda Stéphanie surprise.

- Évidemment, un dresseur doit se montrer à la hauteur pour diriger et conseiller, tu dois améliorer tes connaissances sur les pokémons comme sur les techniques. Sans oublier tes connaissances générales. Je marquai une pause.

- Plus tu en connaîtras, plus tes pokémons seront forts.

- Quoi ? Je ne comprends pas. Je cherchai comment lui expliquer.

- Tu te souviens de la bataille durant cet hiver dans la neige ?

- Oui, c’était vraiment incroyable.

- Chaque côté on a construit des murs pour se protéger, mais tu as construit un grand mur qui t’a donné l’avantage. Puis tu nous as attaqués en creusant des tunnels.

- Ce n’est rien d’impressionnant. Tu aurais pu y penser aussi.

- C’est vrai, mais tu y as pensé. C’est là la différence, les humains sont très ingénieux. Elle me regarda perplexe.

- Tu es bien plus intelligent que moi, tu connais tellement de choses et les pokémons qui vivent à Célesta aussi.

- Les pokémons sont aussi intelligents que les humains. Dit-elle mécontente.

- Non. Je dis maladroitement. Ce n’est pas ce que je voulais dire… c’est compliqué à expliquer… J’ai déjà croisé beaucoup de pokémons qui avaient d’énormes talents, en cuisine, en chant, en stratégie ou encore en dessin. C’est que les humains… vous avez quelque chose de plus… Gabrielle et Stéphanie me regardèrent sans comprendre.

- Je ne sais pas comment le dire. Je pris un moment pour réfléchir. Je te l’ai déjà expliqué, mais dans un combat nous n’avons pas toujours le temps de réfléchir. Habituellement, notre dresseur nous explique et nous montre les stratégies pour le futur combat. C’est vrai que nous faisons la plus grande partie des combats, mais c’est avec leurs aides qu’on peut combattre pleinement. Stéphanie et Gabrielle me regardèrent encore sans comprendre. Je grognai à moi-même je n’arrivais pas à leur expliquer clairement mes pensées.

- Tu te souviens du combat d’Amélia contre Phaly ? Elle hocha la tête. Pour ma part, j’aurais utilisé séduction pour limité les mouvements de Phaly. Mais, pour être franc, je croyais vraiment qu’elle n’arriverait pas à le battre.

- C’était très impressionnant d’utiliser le poids de queue de fer pour assommer Phaly, jamais j'y aurais pensé. Elle voulut répondre, mais je ne lui laissai pas le temps.

- Lorsque j’ai combattu mon père pendant le tournoi, tu m’as crié qu’il était derrière moi. Si tu ne l’avais pas fait, il m’aurait sûrement frappé avec force et je n’avais pas combattu aussi longtemps. Tu m’as permis de battre mon record.

- Je t’ai simplement encouragé.

- Tu a fait bien plus… Pendant un instant tu étais comme un dresseur, me conseillant et m’encourageant. Les humains ont ce quelque chose qui fascine les pokémons, cette chose qui nous permet de nous surpasser sans qu’on s’en rende compte.

Elle me regarda toujours en silence, je n’arrivais vraiment pas à exprimer ce que je ressentais. Je ne savais pas expliquer cette chose que les humains avaient… Je soupirai à moi-même avant de décider de changer de sujet.

- Dans les montagnes, on retrouve beaucoup de pokémon sol et roche. Tu peux me dire quels sont les désavantages de ces deux types ? Elle me regarda un instant avant de regarder devant elle.

- Le type sol est vulnérable aux attaques plante, eau et… hee…

- Glace. Je lui précisai. Mais, ils sont insensibles aux attaques électriques, vu que tu as deux pokémons électriques dans ton équipe, il faut mieux faire attention. Elle hocha la tête et regarda Gabrielle qui lui souriait.

- Et pour le type roche ?

- Les pokémons roche sont faible contre l’eau, les attaques plante, sol et… Elle réfléchit pour trouver, Gabrielle poussa un cri et me pointa en donnant la réponse qu’elle ne comprit pas évidemment.

- Combat ! S’écriat-t-elle en me regardant après un moment.

- Acier aussi. Je dis amusée qu’elle ait compris Gabrielle. Il est possible aussi de rencontrer un nombre varié de pokémons autour et au sommet de la montagne. Mais, la plus grande population sera ces deux types de pokémon.

Je continuai de lui parler des pokémons que l'on pouvait retrouver au Mont Miroir. Dans le pokédex, il y avait aussi une fonction qui recensait les espèces de pokémons qui vivaient dans une région, par contre elle n’était pas à jour depuis près de 70 ans.

Le terrain devenait de plus en plus rocheux et la végétation diminuait rapidement, je savais qu’il y avait une rivière qui se trouvait plus à l’Est de nous, mais je voulais qu’elle exploré le nord de la montagne. Si mes souvenirs étaient exacts, c’était dans cette partie qu’il y avait de grands tunnels de cristal qui avaient donné le nom à cette montagne de Montmirroir.

En contournant la montagne vers le Nord, Stéphanie était de moins en moins certaine de vouloir traverser la montagne.

- Cela prendre moins d’une journée pour la traverser. Je lui dis calmement.

- Tu es certain ?

- Oui, les tunnels au nord de la montagne sont plus courts qu’au centre ou au Sud. Elle regarda le pokédex et me crut finalement.

- J’ai tellement hâte d’être à l’intérieur ! S’écria Amélia excitée par le voyage.

- Et toi Louis ? Je demandai au pokémon accroché au chapeau de Stéphanie, il semblait toujours angoissé par l’idée de rentrer dans une grotte.

- Moi aussi. Répondit-il avec très peu de conviction, mais Amélia ne le remarqua pas et poussa un petit cri joyeux tout en sautillant d’impatience.

La montée de la montagne ne plus pas beaucoup à mes compagnons, Stéphanie avait beaucoup de difficulté à garder un rythme constant. Sans parler d’Amélia qui avait beaucoup de mal avec sa veste d’entraînement. Elle me demanda de lui enlever plusieurs fois, mais je lui répétais que si elle voulait s'améliorer, c’était dans ce genre d’entraînement qu’elle devait la porter. Elle ronchonna puis continua de monter la pente assez abrupte.

Nous arrivâmes finalement près d’une entrée dans la soirée, Stéphanie et Amélia étaient complètement épuisées de la marche.

- On devrait attendre le matin pour s’aventurer dans le tunnel.

- D’accord, je ne peux plus faire un pas de plus. Répliqua Stéphanie à bout de souffle. Elle déposa son sac dans l’entrée du tunnel.

- On devrait s’installer par là. Je lui dis en montrant une zone dégagée un peu plus loin.

- On serait plus à l’abri dans l’entrée de la grotte. Répliqua-t-elle en faisant sortir ces pokémons.

- Peut-être, mais il y a de nombreux pokémons qui parcourent cette montagne et beaucoup de nuits. Si on s’installe dans l’entrée, on risque non seulement de se faire réveiller, mais de les déranger.

Elle regarda ces pokémons qui approuvèrent mes propos puis je l’aidai à déplacer son matériel et à faire à manger. Elle avait vraiment mal aux jambes, tout comme Amélia qui ne bougea qu’au minimum dans la soirée. Ce qui amusait beaucoup Gabrielle de voir son amie si calme.

J’entraînai Éric et Gabrielle à l’écart pour m’affronter, je les combattis sérieusement avec ma lame d’eau pour bloquer leur attaque électrique. Dès qu’ils faiblissaient, je les repoussais violemment avec une onde de choc ou d’un coup de pied.

- Vous pouvez faire mieux que cela ! Je leur criai pour les motiver, Éric se laissa tomber au sol épuisé. Vous allez laisser Amélia s’entraîner durement et vous dépasser sans rien faire ?

Tous deux regardèrent Stéphanie brosser Amélia avant de retrouver l’énergie de me combattre de nouveau. Leur duo d’éclair me donnait un peu de mal. Sans oublier la capacité d'Éric d'absorber l'électricité et d'amplifier la sienne. Cependant, leur puissance était très loin d’égaler des pokémons entraînés que j’avais déjà affrontés, comme Kévin ou certains membres des Gardiens.

Je les ramenais dans mes bras après qu’ils se soient écroulés d’épuisement. Je déposai Éric près de son sac de couchage et donnai Gabrielle à Stéphanie, qui étudiait sur son pokédex avec Louis. Pendant que ses pokémons se reposaient à la lumière d’une Aurasphère, je faisais différents exercices à Stéphanie.

- Non, tu dois additionner ces valeurs avant de multiplier par deux. Je lui dis en montrant ce qu’elle devait faire sur les feuilles qu’elle utilisait. Il avait peu de papier à Célesta depuis la fin de la guerre, mais il n’était pas impossible d’en fabriquer.

- Je ne comprends vraiment rien. Dit-elle découragée par le problème de physique, les sciences n’étaient vraiment pas ce qu’elle aimait.

- C’est bon on va arrêter là, tu devrais aller te coucher aussi, on traversera la montagne demain matin. Elle rangea ses affaires avant de se préparer à se coucher.

- Bonne nuit, Isaac.

- Bonne nuit. Je lui dis en m’éloignant d’elle.

Comme je l’avais prévu, il y avait de nombreux pokémons qui circulaient par cette entrée. Quand ils voyaient Stéphanie et ces pokémons, ils changeaient de direction ou rentraient rapidement dans la grotte. Cela me rappelait la première fois que j’avais traversé une, ou plutôt la deuxième fois, avec Chloé. C’était dans cette grotte que j’avais rencontré Alice… Alice…

La douleur revenait toujours quand je repensais à elle, je commençais à avoir du mal à respirer et les mains qui tremblaient. Je m’éloignai du campement pour me cacher derrière une petite crevasse dans la roche. Je ne voulais pas qu’ils me voient dans cet état, je concentrai toute mon attention sur mes mains tremblantes pour former une sphère d’aura.

Je me forçai à respirer lentement en observant la lumière bleutée de ma sphère, je sentis la douleur disparaître peu à peu puis respirai plus facilement. Comment je pouvais être si faible. Je n’étais même pas capable de repenser à mon passé sans perdre le contrôle! Quelque chose bougea à côté de moi ! Je sursautai en me retournant.

- Ça va ? demanda doucement Stéphanie. Je pris quelques secondes pour comprendre ce qui se passait puis fis disparaître la sphère.

- Oui, je méditais. Je regardai rapidement le ciel, on était encore très tôt le matin, elle avait dû se réveiller pour aller aux toilettes.

- Tu devrais retourner te coucher.

- Isaac… elle n’eut pas le courage ou ne savait pas comment exprimer ce qu’elle voulait.

- Tu as raison je vais me recoucher. Dit-elle doucement. Je pris quelques respirations pour calmer mes tremblements.

Je me levai en lavant mon visage. Elle avait dû remarquer mes larmes… Je grognai contre moi-même. Je ne voulais pas qu’elle me voit dans cet état! Je frappai du revers du poing la paroi rocheuse. Je dois devenir plus fort! Je me surpris à me dire.

Je me retournai pour regarder la montagne et décidai d’aller attendre le lever du jour plus haut sur la paroi rocheuse. Je ne mis pas longtemps à monter et à m'installer. La vue était incroyable, je voyais de très loin les plaines et les petites forêts, je regardai vers le bas pour observer Stéphanie. Elle dormait déjà, elle devait vraiment être fatiguée d’avoir gravi la montagne.

Je laissai mon esprit vagabonder sur l’énergie des différents pokémons qui circulaient autour de nous. Les pokémons nocturnes retournaient chez eux et quelques pokémons matinaux commençaient à se réveiller. Certains observaient le campement de Stéphanie avec intérêt. Le soleil était maintenant levé, Stéphanie dormait toujours avec ses pokémons.

Louis se réveilla en premier, il ne s’était pas vraiment entraîné la veille. Il vola doucement d’un côté à l’autre. Je crois qu’il me cherchait. Il remarqua enfin ma présence et vola vers moi.

- Bonjours.

- Bien dormi ? Je lui demandai doucement. Il hocha la tête.

- Qu’est-ce que tu fais ici ? dit-il en tournant autour de moi.

- Je médite et j’observe la vue. Il se plaça près de moi pour regarder l’horizon, il ne dit pas un mot de plus pendant que je continuais de méditer.

- Stéphanie se réveille. Dit-il content, j’ouvris les yeux pour regarder en bas. Elle s’était redressée dans son sac de couchage. Il plana rapidement vers elle qui l'accueillit avec joie. Le soleil était déjà levé depuis un moment, je restai sur mon perchoir le temps qu’elle se prépare à repartir.

- Isaac ! M’appella-t-elle en me cherchant. Je me levai pour redescendre.

- Te voilà. Lança-t-elle contente en me voyant. Tu as passé une bonne nuit ?

- Oui. Je lui mentis. Préparez-vous. Je leur dis doucement.

- Avec un peu de chance, on va pouvoir traverser la montagne en moins d’une journée.

Stéphanie sortit son matériel pour explorer la grotte, alors que moi je récupérai le sac de provisions qu'Amélia transportait pour l’alléger. J’aidai Éric à installer sa lampe sur sa tête puis vérifiai que tout le monde était prêt.

Amélia était surexcitée de partir enfin dans ces grottes sombres, Éric était un peu nerveux et restait collé près de moi. Je laissai Stéphanie ouvrir la marche avec Louis accroché à son sac à dos, apeuré de se retrouver sous terre.

- Tu es sûr Isaac ?

- Tu dois t’habituer à guider tes pokémons, ce n'est pas toujours à moi de te montrer le chemin. De plus, il n’y a pas beaucoup de chemin, il suffit de suivre les tunnels.

- On peut se perdre ? demanda Stéphanie un peu inquiète.

- Ne t’inquiète pas. Je lui dis surtout pour rassurer Éric qui commençait à paniquer de nouveau. Il y a très peu de chemins qui reviennent sur leurs pas, donc, peu importe le chemin, tu vas arriver de l’autre côté.

C’était étrange, quand j’avais parlé la première fois de venir ici j’étais vraiment inquiet. Cependant, je savais bien que les chemins se rendaient presque tous de l’autre côté de la montagne. Pourquoi j’avais cette mauvaise impression depuis le début du voyage, cela devait juste être mon inquiétude.

Stéphanie me parla des pokémons qu’elle avait vus dans le pokédex, elle aimait vraiment me parler des pokémons et surtout en apprendre plus sur eux. C’était amusant, à chaque carrefour elle me regardait pour savoir quel chemin prendre. Je lui souriais simplement en secouant la tête pour lui dire que je ne lui montrais pas le chemin.

- J’ai faim. Se lamenta Éric, il était déjà tard le soir. Stéphanie avait dû emprunter les chemins les plus longs. Stéphanie se retourna vers lui, l’entendant grommeler quelque chose.

- Tu as faim ? Il répondit d’un cri heureux qu’elle lui demanda.

Je donnai le sac de provisions à Stéphanie puis je m'installai près d’Éric et d’Amélia pour manger quelque chose.

- Pourquoi tu n’utilises pas de lumière ? Me demanda Amélia qui me montra sa lampe de poche dans la main de Gabrielle.

- Je n’en ai pas besoin. Je lui répondis entre deux bouchées.

- Comment ça ? Demanda Éric la bouche pleine.

- Si je me concentre un peu je vois l’Aura, puis si jamais j’ai besoin, je peux faire ça.

Je tendis la main devant moi pour former une boule d’aura qui illumina tout le couloir où nous mangions. Éric fut impressionné et les autres amusés.

- Tu crois qu’on n’a encore pour longtemps ? demanda Stéphanie qui caressa le dos de Louis pour la rassurer.

- Je crois, nous n’avons pas encore vu de tunnel de cristal, elles sont nombreuses dans la montagne, mais on doit les avoir ratés en choisissant le mauvais chemin.

- J’aimerais vraiment pouvoir les voir.

- Si jamais on ne les voit pas, tu peux toujours revenir une autre fois. Elles ne bougeront pas de cette montagne.

- Nous sommes venus pour les voir. Dit-elle déçue.

- Il reste encore un peu de chemin avant de sortir, on peut toujours tomber dessus. Stéphanie semblait vraiment triste de ne pas les voir. Ces pokémons aussi semblaient déçus de ne pas pouvoir les voir.

- D’accord. Je dis en me levant.

- D’accord ? dit-elle surprise. Je donnais le restant de ma baie à Éric qui la dévora en une bouchée. Stéphanie me jeta un regard noir d’avoir encore donné mon reste de nourriture à Éric.

- Je vais demander notre chemin.

- Vraiment ? dit-elle contente.

- Oui, je vais leur demander si en continuant on croisera ces formations ou si on doit revenir sur nos pas. Je vais faire vite, il reste quelques heures avant la nuit, je préférerais dormir dehors que dans la grotte.

Je repartis rapidement par le chemin d’où nous arrivions pour chercher des pokémons. Je sentais plusieurs pokémons circuler dans le sol ou dans d’autres galeries, je tournai rapidement une intersection pour m’approcher d’un pokémon. J'utilisai la voix de l’aura pour qu’il attende et lui parler.

- Excuse-moi, je peux vous poser une question ? Je lui demandai en faisant apparaître une petite sphère d’aura pour observer le Racaillou. Il semblait avoir peur de moi, mais surtout être ébloui par ma lumière.

- Je visite la montagne avec un groupe pour voir les galeries de cristal, mais nous n’en avons pas vu. Savez-vous s’il en a près d'ici ? Il me regarda désorienté puis hocha la tête.

- Oui. Dit-il d’une voix très grave et rocheuse. Je lui expliquai rapidement où nous nous trouvions puis il m’indiqua le chemin. Je le remerciai et décollai rapidement vers Stéphanie. Elle m’attendait, assise au sol avec son matériel, prête à partir.

- Nous sommes sur la bonne route. Je lui dis heureux. Le pokémon que j’ai croisé a dit qu’il y avait une galerie plus loin. Ils poussèrent des cris de joie qui me fit sourire puis nous repartîmes par le chemin.

On croisa quelques intersections et d’autres tunnels qui semblaient tous aller dans la même direction que nous nous dirigions. On était près d’une sortie, je sentais une légère odeur de plante et d’eau. On arriva de nouveau à une intersection, je lui désignai celle de droite.

- Il a mentionné que c’était, par là. je leur dis, avant de pointer l’autre chemin. Celui-ci c’est vers une sortie.

- Vraiment ! S’écria Stépahnie surexcitée d’être enfin arrivée dans les fameuses grottes de cristal. En avant !

Elle s’élança dans le tunnel, suivie de près par ses pokémons qui l’encouragèrent. On marcha un moment, le couloir s’enfonça rapidement dans le sol tout en tournant vers la droite. Je touchai la roche près de moi, elle commençait à avoir de petits cristaux qui réfléchissaient la lumière comme des étoiles.

D’un coup, le couloir s’élargit et fit place à une grande cavité avec des amas de cristal qui sortaient du sol de tous les côtés. Elles formèrent un chemin entre eux, par moments les cristaux étaient tellement rapprochés qu’on devait se pencher ou se faire plus petit pour glisser entre eux.

Tout le monde était complètement stupéfié et amusé par ces cristaux qui reflétaient nos images.

- Haha ! Regarde ! Regarde ! S’écria Amélia amusée devant son reflet déformé. Éric se plaça près d’elle pour regarder le cristal et se mit à rire. Louis décolla de la tête de Stéphanie et plana entre les cristaux qui sortaient du plafond.

Pendant qu’ils circulaient et s’amusaient entre les miroirs, je les suivais en les observant. C’était plaisant de les voir courir d’un côté à l’autre en riant. Je m’approchai d’un cristal de ma taille qui reflétait parfaitement mon image. Cependant celle-ci me secoua.

J’avais le pelage mal entretenu, mon visage était sale et j’avais l’impression de voir un vieux pokémon. Fatigué et épuisé par la vie, j’avais les yeux si fatigués. C’était quand que j’avais dormi la dernière fois ? C’était pour ça que Stéphanie s’inquiétait pour moi depuis quelques jours. Je détournai le regard, incapable de me regarder plus longtemps.

- Isaac ! Regarde ! S’écria Amélia en sautillant devant un miroir qui déformait son visage. Je m’approchai d’elle et regardai sa tête minuscule dans le miroir.

- Regarde ma tête. Dit-elle amusée puis fit quelques grimaces en riant, ce qui me fit rire aussi. Ensuite, elle fila vers Gabrielle pour continuer de regarder leurs reflets dans différents miroirs.

Après à un moment à rire nous repartîmes vers la sortie. Amélia et Stéphanie commencèrent à se fatiguer de marche dans les grottes. Lorsqu’on arriva à l’intersection Stéphanie s’arrêta.

- Hee.. c’est par où ? dit-elle inquiète ne sachant plus quel chemin prendre. Je m’approchai du chemin à ma gauche d’où nous étions arrivés.

- C’est le chemin par lequel nous sommes arrivés. Je lui montrai une petite flèche gravée montrant le tunnel des cristaux.

- Tu as marqué le chemin. Répliqua-t-elle contente, elle regarda ma marque puis pointa le chemin de la sortie. C’est par là ?

- Oui

On reprit le chemin, je voyais bien qu’ils commençaient à avoir sommeil. Tous d’un coup le chemin se mit à descendre, mais étrangement cela ne semblait pas naturelle comme tunnel. Le chemin avait été creusé bien plus récemment que le reste des tunnels. Je m’arrêtai soudainement pour regarder le plafond, il avait un chemin coupé de biais comme s’il avait été sur le chemin lorsqu’on avait creusé celui qu’on se trouvait.

Je marchai près de Stéphanie, ce tunnel était étrange. Je sentais toujours qu’on était dans la montagne, mais l’odeur de la sortie se faisait plus fort.

- Il y a de la lumière. Commenta Éric en se tournant vers nous alors qu’il marchait devant.

- Enfin la sortie. Cria presque Stéphanie.

Elle pressa le pas vers la sortie, la lumière se faisait plus forte puis on traversa la sortie. C’était une énorme ou plutôt gigantesque cavité, il y avait un énorme lac au centre une petite forêt d’arbres à baies à gauche du lac jusqu’au-dessous de nous. Nous nous trouvions plutôt haut à mi-chemin entre le lac et le plafond. À notre droite le chemin descendait sur tout le côté pour rejoindre le bas.

- Wow c’est incroyable. Dit Stéphanie, elle me regarda émerveillée, mais je ne savais pas quoi répondre. Je n’avais jamais entendu parler d’un tel endroit dans la montagne. Je regardai le plafond qui éclairait la pièce, il avait de nombreuses boules de lumière comme des étoiles, elles éclairaient juste assez pour voir où marcher.

- Il y a des pokémons. Lança Louis.

- C’est vrai là-bas. Continua Gabrielle. Je regardai où elle pointait, elle désignait le côté du lac à l'opposé de la forêt. Il y avait plusieurs pokémons qui dormaient les uns contre l’autre. Ils étaient trop loin pour les distinguer, mais ils semblaient assez nombreux et de différentes espèces.

- Allons les voir ! Commenta Stéphanie avec enthousiasme. je lui pris le bras avant qu’elle parte en courant dans le chemin.

- Attend.

- Qu’est-ce qu’il a ?

- Ils sont en train de dormir, si on court dans leur direction ils vont penser que tu veux les attaquer et risquer de se montrer violents.

- Alors on fait quoi ? La sortie est de l’autre côté. Elle me pointa une grande crevasse en face de nous, on pouvait contourner les pokémons en longeant le mur.

- Descendons, mais restez calme.

Nous descendîmes doucement la pente, c’était vraiment impressionnant une telle cavité dans la montagne. Les murs près de nous avaient été taillés par des machines humaines, je reconnaissais le travail, mais il avait aussi beaucoup de traces de pokémon dans le travail. Depuis quand avaient-ils construit ce dôme ? Avant la guerre ? Après ?

À mi-chemin un pokémon poussa un puissant cri qui résonna dans la cavité avec force, réveillant tous ceux qui dormaient. J’avais déjà entendu ce pokémon, mais depuis longtemps que je n’en avais pas rencontré. Un Ptéra ! Il déploya ses énormes ailes et plana près de nous pour nous observer avant de repartir plus loin.

- Qu’est-ce qu’il se passe ? Demanda Stéphanie inquiète.

- Je ne sais pas. Je crois qu’ils sont intéressés par nous.

Tous les pokémons s’approchèrent du bout de chemin alors que d’autres sortaient du fond du lac. Je n’y croyais pas mes yeux, c’était tous des pokémons que les humains avant fait renaître, des pokémons préhistoriques.

- Pas possible. Je lâchai sans le vouloir.

- Quoi ? demanda Stéphanie.

- Pardon. Je lui dis par télépathie. Ce sont tous des pokémons préhistoriques, je croyais qu’ils avaient tous disparu après la guerre entre les humains et les pokémons.

- Pourquoi ? demanda Gabrielle, je voyais bien que Stéphanie avait la même question sur le bout de la langue.

- Ils sont des pokémons qui vivaient il y a très longtemps, l’environnement et la nourriture n’étaient pas les mêmes. Ils arrivaient à vivre qu’avec l’aide des humains. Je montrai les arbres au loin à notre gauche.

- Si ce sont les baies que je crois, elles sont très difficiles à faire pousser. Elles poussent que dans des conditions précises et l'on n’en retrouve plus de nos jours.

- Pourquoi ils sont ici ? demanda Éric.

- Je ne sais pas, les humains ont dû construire cet environnement pour eux.

On arrivera en bas de la pente devant les énormes pokémons qui nous observaient. Étrangement, certains semblaient très amicaux alors que d’autres non.

- Kranidos et Charkos, Dinoclier et Bastiodon, Amonita et Amonistar, Kabuto et Kabutops. Je lui montrai à tour de rôle. Celui qui est venu nous voir c’est un Ptéra et par là ce sont des Lilia et Anorith avec leur évolution Vacilys et Armaldo.

- Tu les connais tous ? demanda Amélia impressionnée, ce qui me fit rire un peu. Je leur fis signe d’attendre et m’avançai doucement devant le groupe.

- Je suis Isaac, nous sommes en voyage avec une humaine.

- Un humain ! Cria un pokémon derrière les autres, puis plusieurs répétèrent le mot alors que d’autres poussèrent que des cris. Ce qui effraya mes compagnons, je me tournai rapidement vers eux pour les rassurer.

- J’aimerais discuter avec votre chef. Je leur demandai doucement pour ne pas les provoquer. Je savais qu’ils fonctionnaient par un leader comme la plupart des groupes de pokémons, mais à la différence qu’eux c’était toujours le plus puissant. Alors que pour certains groupes de pokémon de nos jours c'était le plus sage ou le plus habile.

Un pokémon poussa un son grave et tous se poussèrent sur le côté pour le laisser passer. Un Charkos massif et couvert de blessures cicatrisées s’approcha de moi. Il était plus grand que moi et plus grand que ses semblables, ce qui avait dû lui valoir le titre de chef. Il me regarda de haut d’un air sévère et menaçant.

- Que veux-tu ? Demanda-t-il avec difficulté, il n’avait sûrement pas souvent parlé ou maîtrisait peu le savoir de communication.

-Il est déjà tard et j’aimerais avoir la permission de dormir ici et nous repartirons demain matin. Il nous regarda un après l’autre avant de pousser un grognement pour signifier son accord. Il s’apprêta à repartir.

- Vous savez qui a construit cet endroit ? Et quand ? Il émit un grognement et se tourna de nouveau vers moi.

- Non.

- Quelqu’un le sait ? Il émit un autre grognement, agacé par mes questions, plusieurs pokémons se mirent à parler, mais je ne compris pas ce qu’ils disaient. Le Charkos émit un son grave contre les pokémons autour de lui pour avoir le silence.

- Oui

- Je peux lui parler ? Je demandai après quelques secondes de silence. Il grogna encore de mécontentement puis recula. Il prit une grande inspiration puis poussa un puissant cri qui fit trembler la caverne.

Tout le monde leva la tête vers le plafond et je les imitai. De nombreuses lumières se mirent à bouger et de nouvelles s'allumèrent, éclairant la pièce comme en plein jour. Une boule de lumière se détacha du plafond et descendit vers nous. Je regardai le chef, mais il était déjà retourné et partait, imité par plusieurs des pokémons alors que quelques curieux, surtout les enfants, restèrent à observer les étrangers.

La boule de lumière diminua d’intensité pour laisser voir le pokémon qui illuminait, un Solaroc. Je regardai au plafond, c'étaient des Solaroc et des Séléroc qui éclairaient la pièce. Le pokémon se plaça devant moi, mais bougea pour regarder Stéphanie.

- Il y a bien longtemps que je n’ai pas vu d'humain. Dit-il un peu heureux.

- Vous avez connu des humains ?

- Oui. Dit-il doucement puis regarda de chaque côté. Ils ont construit ce refuge pour ces pokémons.

- Un refuge ? Alors ils l’ont construit après la guerre. Il secoua la tête.

- Après l’affreuse décision de vivre loin des pokémons.


Il était comme nous, ceux qui vivaient à Célestia. Ceux qui croyaient que c’était une très mauvaise décision d’exclure les pokémons de la vie des humains.

- Les scientifiques qui s’occupaient de ces pokémons ont décidé de creuser la montagne pour créer un havre de paix pour eux. Tous les pokémons les ont aidés, mais plusieurs scientifiques n’étaient pas très enthousiastes à l’idée de construire un tel lieu pour des pokémons.

- Pourquoi les aider, alors ? demanda Stéphanie qui suivait la discussion que je lui répétais par télépathie. Le pokémon roche l’observa surpris puis il me regarda.

- De la télépathie ? Je hochai la tête, il s’approcha de Stéphanie. Ma chère, il y avait des humains qui croyaient à leur décision alors que d’autres refusaient de voir ces pokémons mourir de faim s’ils étaient relâchés dans la nature. Mais, il y avait une chose que les hommes et les pokémons partagent qui est bien plus forte que cette décision.

- Je ne comprends pas. Dit-elle confus de son discours.

- L’amour. Je dis doucement.

- L’amour. répéta-t-il plus fort. Une femme, un mari, un partenaire. Dit-il en se tournant vers moi et rapporta sa concentration vers Stéphanie. Il y avait beaucoup de couples et de partenaires chez les chercheurs qui ont participé à ce projet.

- Ils ont cherché l’endroit idéal, ils ont creusé la roche avec des machines et des pokémons. Creuser un lac là où était la source d’eau. Dit-il en s’élevant dans le ciel pour regarder le lac.

- Ils ont amené de la terre et des plantes pour les pokémons, ils ont montré au pokémon comment faire pousser les fruits et comment les entretenir. Mais… Il redescendit vers nous.

- Mais quand la guerre éclata, les chercheurs n’avaient pas terminé, des hordes de pokémons ont envahi les tunnels et ont attaqué les humains. Les parents de ces pokémons ont voulu les protéger, mais beaucoup d’entre eux se sont fait blesser ou tuer. Il marqua une pause avant de continuer.

- Il n’avait qu’un survivant. Un homme, mais il n’aimait pas vraiment les pokémons. Cependant, après ce massacre, il resta avec nous et continua d’aider les pokémons pour qu’ils deviennent autonomes.

- Il est toujours là ? Je demandai intrigué par la réponse.

- Non. Il est mort comme tous les autres humains. Il tourna autour du groupe de Stéphanie.

- Tu es dresseuse ?

- Oui… enfin… oui. Dit-elle maladroitement.

- Tu avais un dresseur ? Je lui demandais.

- Une dresseuse… Son mari était celui qui a survécu. Elle m’a demandé de l’aider pour éclairer le refuge. Il marqua une pause puis continua. Vous pouvez vous installer par là.

Il nous désigna le lac et flotta vers lui. Au-dessus de nous les lumières commencèrent à s’éteindre et les pokémons à se coucher, sauf ceux qui nous suivaient. Pendant que Stéphanie installait son petit campement, plusieurs pokémons voulaient m’affronter.

La première était une Kabutos, elle semblait vraiment forte. Elle fonça sur moi avec une rapidité que j’avais vue chez peu de pokémons. J’évitai de justesse ces enchaînements puis elle recula, impressionnée et intéressée par ma force. Cependant, tout changea quand j’invoquai ma lame verte, elle sentit l'aura de type d’herbe qui s’en dégageait. En quelques coups, bien placés, je brisai sa carapace et elle demanda l'abandon, voyant qu’elle ne me battrait pas.

La plupart renoncèrent à m’affronter avec ce tour de force, puis j’affrontai quelques jeunes téméraires avant que tout le monde retournât se coucher. Il y avait quelques pokémons qui surveillaient les deux entrées. Un jeune Dinoclier qui ne savait pas vraiment parler voulut que je le suive dans la forêt, il me montra dans un coin reculé près de la paroi rocheuse une petite maison.

C’était très petit, la porte avait de nombreux coups de griffe ou de trou. Je compris que le plus jeune venait ici pour s’amuser comme dans une maison hantée. Le petit détala rapidement quand je poussai la porte d’entrée, il avait peur de cette maison. Elle sentait le bois pourri et la terre, il n’y avait pas de plancher et le toit était en train de tomber en morceaux.

Il y avait que trois pièces, quatre si l'on comptait la toilette à l’arrière de la maison. La porte donnait directement à la cuisine et il y avait un lit dans une autre pièce et un bureau dans la dernière. Je ressortis pour regarder autour, il y avait plusieurs pierres tombales le long de la paroi rocheuse. Les noms avaient presque tous été effacés avec le temps et une plus récente qui n’avait rien d’écrit. Le dernier humain, je me dis.

Je retournai fouiller la maison, surtout le bureau. La plupart des livres sur les étagères et dans le bureau ont été détruits par le temps ou par de jeunes pokémons à la grosseur des bouchers dans les livres. Je continuai de fouiller pour tomber sur un petit coffre-fort au sol dans le coin de la pièce.

Plusieurs pokémons avaient essayé de le forcer sans y arriver. Les coffres des humains avaient été conçus pour résister à la plupart des pokémons, seuls les plus puissants arrivaient à les forcer au péril de ce qu'ils contenaient. Je plaçai le coffre sur le bureau puis fis apparaître ma lame noire. Rien n’avait encore résisté à cette lame, la douleur revint dans mon ventre, mais je coupai le haut du coffre d’un coup précis.

Le haut du coffre tomba sur le bureau avec fracas puis je regardai à l’intérieur. Il y avait des livres de notes, c'étaient les résultats d'études sur les pokémons préhistoriques. Plusieurs avaient été écrits à l’ordinateur, mais quelques-uns avaient été écrits à la main, par plusieurs personnes. Je les feuilletai rapidement, ils étaient tous remplis sauf un.

Je m’installai pour le lire, il parlait des pokémons et du refuge. Il mentionnait que les pokémons devenaient plus agressifs les uns envers les autres et cherchaient moins sa compagnie. D’après lui, les pokémons agrandissaient la forêt et le fond du lac chaque année. Ces notes étaient de plus en plus espacées puis elle devint davantage un message que des données.

- Je n’ai jamais imaginé me sentir si seul avec autant de pokémons autour de moi. Marise avait toujours apprécié leur compagnie, mais je crois toujours qu’ils sont dangereux. Depuis le temps que je suis coincé ici, je vois qu’ils sont de plus en plus dangereux d’une génération à l’autre.

- Ils n’aiment plus vraiment ma présence, j’ignore pourquoi, je ne peux pas communiquer. La plupart s’éloignent de moi quand je m’approche et ceux qui viennent me voir se font appeler par les autres. Comme si j’étais devenu une nuisance.

- Au fond ça ne me dérange pas.

- Aujourd’hui je voulais sortir du refuge, il y a plusieurs pokémons qui l’ont déjà fait, mais soit qu’ils revenaient affamés et affaiblis, soit qu'ils ne revenaient jamais. La nourriture moderne n’est pas adaptée pour eux, Félix a planté certains des arbres à baies les plus communs dans le refuge, mais il n’y a que les pokémons étrangers qui s’en nourrissent.

- Je voulais sortir, je ne supporte plus cette grotte, il n'y a personne, pas un seul avec qui communiquer. Quand je suis arrivé près de la sortie, je n’étais plus capable de bouger.

- Je savais que si je sortais, je ne reviendrais pas. Un jours ? Deux ? Combien de temps il leur faudrait pour me trouver et me tuer. Ces créatures avaient massacré tout le monde sans la moindre pitié, qu’est-ce que je pouvais faire contre eux.

- Je suis revenu en courant, je ne voulais pas mourir, mais cette vie, je n'en pouvais plus.

Une jeune Ptéra me suivait partout, elle semblait intéressée par ce que je faisais. Je l’ai appelée Marise, vu que c’était une femelle. Les autres de la tribu voyaient mal qu’elle me suive de la sorte, il y a peu de femelles dans leur espèce.

- Elle grandit rapidement et les mâles n’aimaient vraiment pas qu’elle reste avec moi. Je crois qu’elle m’aimait bien et moi aussi.

- Je lui parlais de tout et de rien et elle me répondait par de petits cris comme pour continuer la conversation. C’était étrange, j’avais l’impression de la comprendre, c’était peut-être mon imagination, mais je comprenais certains sons qu’elle faisait.

- Elle devint l’une des plus fortes dans le refuge, elle n’était pourtant pas la plus forte. Cependant, son habilité en combat, son agilité et ses réactions étaient plus rapides que les autres. Elle impressionna les mâles et finit par décider de partager sa compagnie avec l’un d’eux, sous mes incitations.

- Ma femme voulait que ce refuge soit un environnement parfait pour ces espèces. je ne voulais pas que Marise se prive d’une vie de famille parce qu’elle voulait rester près de moi.

- Elle me présenta avec fierté ses enfants, mais je commençais à me faire vieux, il n'y avait pas de médicament ici. Cela fait déjà plusieurs jours que je tousse et que je fais de la fièvre.

- Marise s’inquiète pour moi, elle m’apporte beaucoup de baies qu’elle va chercher à l’extérieur du refuge. Même si je connaissais ce qu’il me fallait pour guérir, je ne crois pas qu’elle soit capable d’en trouver.

- Hier, après une crise, j’ai perdu connaissance. Marise, n’était pas là, mais à mon réveil elle était près de moi, paniquée, avec son plus jeune enfant à ses côtés. Malgré sa taille, elle était capable de rentrer chez moi et plaçait des baies qu’elle avait trouvées dans la région à côté de moi sur mon lit.

- Elle attendait toujours que je les mange avant de partir s’occuper de ses enfants. Par la suite, son plus jeune enfant m’apportait les baies qu’il trouvait dans le sanctuaire. Je crois qu’il pensait que j’étais simplement trop faible pour aller me chercher à manger. Il attendait un moment puis il mangeait les baies qu’il m’avait apportées avant d’aller en chercher d’autres.

- C’est à ce moment-là que je réalisai quelque chose. Les pokémons devenaient plus forts, plus intelligents… beaucoup plus quand ils entretenaient une relation proche avec des humains. Les pokémons qui m’évitaient devenaient plus sauvages, oui ils vivaient, mais ils n’avaient pas cette lueur que Marise avait. Je sais qui me reste plus très longtemps, je n’arrive presque plus à manger ce que Marise m’apporte. J'ai même du mal à écrire, mais je voulais m’excuser pour avoir décidé d’exclure les pokémons, je comprends maintenant que j’étais dans le tort.

L’écriture devint illisible comme s’il avait voulu écrire autre chose, mais ses mains tremblaient trop pour l’écrire, mais je voyais le nom de Marise. C’était les dernières pensées de cet homme.

Le livre glissa de mes mains tremblantes, la douleur revint comme une vague. J’avais du mal à respirer, je marchai maladroitement dans la cuisine. J’avais besoin d’air, mes jambes ne me supportèrent plus. Je m’écroulai près du mur devant l’entrée. J’avais tellement mal ! Je réussis à m'adosser au mur, ma vue se brouilla par la douleur à mon ventre.

Je n'arrivais plus à respirer ! Je tendis la main devant moi, je devais me calmer. Je réussis avec peine à créer une sphère d’aura. La lumière bleutée se répandit dans la pièce, je réussis à me concentrer dessus. J’avais encore du mal à respirer, mais la douleur était aussi intense.

C’était ma faute, toujours ma faute. Les humains et les pokémons. Pourquoi j’étais toujours en vie ! Je ne méritais pas de vivre…

Je regardai la lumière pour me calmer. Je voulais que la douleur arrête, que j’arrête de souffrir. Je connaissais un moyen. D’un geste de la main, la sphère d’aura changea de forme en une lame pointée vers mon visage. Ma respiration s’accéléra et j’avais les mains qui tremblaient.

Cependant, le pouvoir de mon père m’empêchait ! Vie ! Un simple mot qui m’empêcha d’arrêter de souffrir ! Je plantais avec force et colère la lame dans le sol à mes pieds.

Non ! Il avait plus. Je levai les yeux vers la porte, il était là, il était toujours là. Kévin ! Il marcha doucement vers moi sans un mot. Quand j’étais dans cet état, il ne parlait pas, les mots n’étaient pas assez forts pour me consoler. Il s’assit à ma gauche et colla sa tête sur mon bras.

Son image venait toujours me hanter.

‘’ - Je veux que tu me promettes… que tu me promettes de vivre.

- Arrête de vivre dans le passé, profite de ta vie’’

Ces mots avaient beaucoup plus d’impact que mon père, je regardai l’épée d’aura plantée dans le sol.

- Pourquoi je suis si faible. Je dis dans un murmure, il ne répondit pas. Je vais arrêter de souffrir ?

Il ne répondit toujours pas, il ne répondait jamais, il était le fruit de mon imagination. Il resta avec moi jusqu’à ce que je sois complètement calme et que la douleur disparaisse puis se leva.

Le Pikachu se rendit vers la porte complètement éclairée d’une lumière blanche. Il s’arrêta avant de franchir la porte.

- Adieu Isaac, je ne t’oublierai jamais. Je n’eus pas la force de lui répondre. Il franchit la porte, je voyais son ombre dans la lumière puis il tourna la tête sur le côté, une autre silhouette apparut.

- Alice ! Je criai avec force en me réveillant. Ce n’était qu’un rêve…

J'endossai ma tête sur le mur pour regarder le plafond délabré avant de regarder le sol devant moi. Il avait la marque de l’épée dans la terre froide, mais aussi des traces de griffes de mes pieds et de mes mains. J’avais dû me débattre dans ma crise pour laisser autant de marques sur le sol.

La douleur était partie, je me sentais mieux. Je retournai récupérer le livre dans le bureau et les documents sur les pokémons. Warlyok aimerait sûrement les avoir, il y avait plusieurs informations importantes sur les pokémons qui vivaient dans ce refuge.

Je sortis de la maison, le plafond était éclairé pour les Solaroc, il devait faire jour à l’extérieur. Quand j’apparus près du lac, Stéphanie cria mon nom avec soulagement, je lui fis signe de la main. Elle devait me chercher depuis un moment. Je regardai l’eau devant moi avant de déposer mon sac à dos au sol et de plonger dans l’étendue d’eau.

Le lac était profond et large, mais surtout froid. Il y avait des algues et une grande zone vide que les pokémons creusaient pour agrandir le fond du lac. Les plus petits pokémon s’occupaient des algues, car sans eux ils ne pouvaient pas vivre sous l’eau. Je remontai à la surface, l’eau qui traversait ma fourrure était revigorante.

Je me laissai flotter un moment avant de retourner chercher mon sac et d'aller vers Stéphanie. Elle me regarda souriante, elle était contente de me revoir. Je détournai le regarde gêner. Comment pouvait-elle être heureuse de me voir ? J'étais parti sans rien dire.

Je déposai mon sac au sol et attendis qu’elle termine de brosser Éric pour lui désigner la brosse sans un mot.

- Tu veux que je te brosse ? Je hochai la tête et elle m’invita à m’asseoir devant elle.

Tout en me brossant, elle me posa des questions sur les pokémons qui vivaient ici, je lui répondais du mieux que je pouvais. Lui expliquant pourquoi on croyait qu’ils étaient tous disparus.

- C’est la première fois que je vois de tels pokémons. Commenta Louis.

- Je l’ai dit, Louis, ce sont des pokémons que je croyais disparus, tous éteints après la loi d’expulsion des pokémons.

- La quoi ? demanda Amélia.

- La loi, c’est un règlement que tout le monde ou la majorité des gens ont décidé d'appliquer, et d’aller contre la loi peut avoir de graves conséquences.

- Comme quoi ? Demanda Éric intriguer.

- Comme… ne pas tuer, ne pas voler, respecter les limites de sa maison et beaucoup d’autres qui n’ont plus vraiment de sens maintenant. Je m’arrêtai de parler, car Stéphanie voulait brosser mon torse et le cou. C’était vraiment agréable, mais j’aurais préféré qu’elle appuie plus fort.

- Tourne-toi je vais terminer ton dos. Je me plaçai bien droit.

- Il existait beaucoup de lois, dans la construction, l’éducation, travail ou encore les rela… Woua ! Je bougeai rapidement de Stéphanie. Elle venait de me donner un coup de brosse sur l’arrière de mon oreille gauche. Elle était surprise et ses pokémons autant.

- Je t’ai fait mal ? Je suis désolée. Dit-elle rapidement pour se faire pardonner. Je me replaçai face à elle, gêné d’avoir crié.

- Non c’est bon, laisse-moi terminer. Je lui dis en présentant ma main pour avoir la brosse. Elle me la donna et je terminai de brosser ma tête et le visage. D’autres pokémons s’approchèrent de nous, intrigués par mon cri, mais aussi par ce que Stéphanie nous faisait.

- Tu as déjà brossé des pokémons qui n’avaient pas de fourrure ? Je lui demandais en désignant un Kabuto près de nous.

- Non. Pas vraiment.

Je me levai pour inviter le pokémon à s’approcher, il ne savait pas trop quoi faire une fois placé devant Stéphanie.

- Les pokémons avec une peau lisse peuvent être brossés avec une brosse normale, mais les pokémons roche comme lui demandent une plus solide et un peu plus de force. Je me plaçai de l’autre côté du pokémon et lui montrai la brosse en question.

- Comme avec les autres pokémons tu dois aller toujours dans le même sens et si possible dans le sens de sa peau.

- C’est une carapace qu’il porte. Répliqua Stéphanie un peu désorientée.

Je brossai le pokémon de la tête au bout de son dos en suivant les lignes de sa carapace. De l’autre main, je montrai les fameuses lignes à Stéphanie, comprit rapidement ce dont je parlais puis continua le travail.

Je retournai préparer le repas pendant qu’elle brossait les pokémons qui se chamaillaient leur tour. Quand le repas fut terminé, je retournai chercher Stéphanie qui brossait un Ptéra, elle lui brossait l’arrière des ailes à grands coups de brosse et il semblait vraiment aimer.

Elle mangea accompagnée des occupants du sanctuaire, qui ne la lâchèrent pas des yeux. Elle qui observait chacun de leurs mouvements.

- Isaac ? Je me tournai vers elle. Les Kabutops ont de grandes lames, à leur bras. Comment ils font pour prendre des objets ou manger ? Me dit-elle discrètement.

- De la même façon qu’un Insécateur. Je lui répondis simplement, je remarquai qu’elle ne comprenait toujours pas. Je déposai la baie dans ma main et tendis le bras devant moi.

- Ces deux pokémons ont des excroissances ou ‘lame’ au bout de leur bras , mais ils peuvent les ramener contre leur bras et prendre des objets à l’aide de petites mandibules juste au-dessus de leur… coude ou plutôt poignet. Si je peux appeler ça. Je lui dis en faisant les gestes puis je montrai un Kabutops manger près de nous.

Il plia sa lame contre son bras et tendit le reste de son bras pour prendre une baie entre deux petites pinces cachées à la base de la lame. Stéphanie était impressionnée, et termina de manger rapidement pour étudier les pokémons.

Je la poussai un peu pour partir d’ici, en lui indiquant que certains de ces pokémons n’appréciaient pas notre présence, dont le chef de la tribu. Elle comprit ce que je voulais lui dire puis nous repartîmes par l’énorme entrée de la caverne. Il y avait peut-être une centaine de mètres avant de déboucher au pied de la montagne.

J’entendis un bruit derrière moi, c’était un Ptéra, un mâle qui nous regardait partir, perché sur un rocher. Il était différent des autres, il pencha la tête pour mieux me regarder, il avait ce regard que les autres avaient perdu. Cette conscience, cette intelligence que beaucoup de pokémons avaient perdues depuis le départ des humains. Je crois que c’était le jeune enfant de cette Marise, celui qui veillait sur le vieil homme. Je me retournai pour rejoindre Stéphanie. quand je l’entendis décoller, et il passa près de nous, arrachant un rire à Stéphanie, puis piqua sur la gauche pour disparaître derrière des rochers.