Chapitre 7 : Curiosité
Il y a déjà deux semaines que Stéphanie avait remporté son combat d’arène contre Phaly. Tous les jours, elle étudiait avec Jasper ou avec Warlyok sur différents sujets et ses pokémons s’entraînèrent durement avec différents pokémon de Célesta.
Un soir, il y avait une sorte d’excitation chez certains pokémons, surtout Félix. Intrigué, je décidai d’aller le voir. Je compris rapidement ce que c’était, dans tout le corridor où se trouvait sa chambre, on pouvait sentir une odeur agréable. Il y avait tellement longtemps que je n’avais pas senti cette odeur. Sa porte était ouverte et j’entendais les pokémons à l’intérieur crier devant la télévision.
- C’est déjà la saison de Triball ? Je criai fort dans l’entrée pour qu’il m’entende entre leurs cris et les spectateurs de l’enregistrement qu’ils écoutaient beaucoup trop fort. Félix, qui était debout sur une table basse la bouche remplie de maïs soufflé, se retourna vers moi.
- Isoooac. Réussit-il à dire la bouche pleine. Il avala et mit sur pause l’enregistrement avant de continuer de parler. Isaac ! Tu viens regardé le Triball ? On a du maïs soufflé, double de beurre. Dit-il content de lui en m’invitant à rentrer.
- Toujours le même affrontement.
- Tu parles ! C’est l’AFFRONTEMENT! Le plus grand, le plus impressionnant au monde. Les autres pokémons approuvèrent.
Je notais qu’il n'y avait dans la salle que Maria, qui était une utilisatrice de la voix de l’aura et aussi une grande admiratrice de ce sport comme mon cousin.
- Avec plaisir. Je dis avec enthousiasme.
Même si Félix l’écoutait chaque année à la même date, cet affrontement était impressionnant. Trois humains contre trois pokémons. Chose extrêmement rare dans ce sport en plus d’être en finale de la coupe mondiale. Maria me fit une place près d’elle puis, quand je m'assis, je réalisai quelque chose.
- Attends Félix ! Il émit un son contrarier de le retarder pour écouter son sport préféré. Tu n’as pas invité Stéphanie ? Et ses pokémons? Ma remarque le frappa, il était tellement excité par sa soirée qu’il avait complètement oublié Stéphanie.
- Ce n’est pas vrai ! Je vais la chercher ! Cria-t-il en sautant de sa table, il s’arrêta près de la porte. Ne manger rien ! Sinon il n'en restera plus quand on va regarder! lança-t-il menaçant.
Il avait deux choses qu’il prenait très au sérieux, les femelles et le Triball. Au grand jamais, il fallait dénigrer ce sport devant lui. Mon père qui aimait les compétitions et les sports, avait décliné une offre de Félix en disant que ça ne l’intéressait pas et qu'il était trop occupé pour y aller. Il avait eu droit à une heure d’explication dynamique de Félix sur l’importance et le respect de ce sport. Pour finir par des excuses de mon père.
Je discutai avec Maria de différents sujets quand Félix revint surexcité en cria après Stéphanie de se dépêcher. Il sauta sur la table basse et replaça la vidéo au début. Stéphanie salua tout le monde puis ses pokémons arrivèrent dans la pièce ne comprenant pas trop ce qui se passaient.
- C’est parti ! Cria Félix hors de lui en lançant la vidéo.
- Félix attend !
-Quoi ! Répliqua-t-il mécontent encore de devoir attendre.
- J’imagine que ça serait une bonne idée d’expliquer c’est quoi le Triball et comment ça se joue à Stéphanie. Si tu veux qu’elle apprécie. Félix avoua que j’avais raison, il remit la vidéo sur pause sur l’image du terrain vu d’en haut.
- Bon, le Triball se joue à trois contre trois. Commença-t-il avec enthousiasme, mais aussi d’un sérieux impressionnant. Les joueurs peuvent être des pokémons ou des humains. Le but est simple : s’emparer de la balle et la placer dans le but adverse. Je me levai pour monter les deux buts sur l'écran, deux sortes de pyramides qui flottaient de chaque côté du terrain.
- Ensuite il a plusieurs règles qu'il faut respecter. Pour un humain, lorsqu’il a le ballon, il a le droit de faire trois pas et doit lancer ou faire une passe à un autre joueur. Pour les pokémons de grande taille, c’est limité à un ou aucun pas, tout dépend de l’espèce et de sa taille.
- Pour les pokémons de petite taille, ils ont le droit jusqu’à cinq ou six pas.
- Les pokémons comme moi peuvent jouer ? demanda Amélia.
- J’allais y venir. Dis Félix un peu mécontent de se faire interrompre, ce qui m’amusa. Pour les pokémons quadrupèdes ou qui n’ont pas de main pour attraper la balle, ils ont le droit d’utiliser certaines techniques ou de le pousser avec leur tête pour le faire rouler. Encore là, la balle ne doit pas aller trop loin du pokémon et il a le droit de le pousser qu’un certain nombre de fois.
- C’est compliqué… dit doucement Stéphanie.
- Rassure-toi, ses pokémons s’entraînent pendant des années pour connaître les règlements pour leur espèce. Je lui répondis.
- Voilà, l’équipe est composée de cinq ou six joueurs, mais seulement trois d’entre eux on le droit de jouer sur le terrain, et peuvent faire des changements n’importe quand. Je crois que j’ai tout dit ? dit-il en me regardant, toujours impatient d'écouter l'affrontement.
- Tu as dit que certains pokémons pouvaient utiliser des techniques ? demanda Stéphanie.
- Oui, par exemple Éric, un Élecsprint, a le droit d’utiliser leur foudre pour propulser le ballon vers un autre joueur ou dans le but.
- Je ne suis pas certaine de comprendre. Demanda de nouveau Stéphanie.
- Les ballons utilisés pour le Triball sont très particuliers. Si un pokémon Foudre le frappe, il émet une sorte d’énergie magnétique qui va le faire léviter. Je fis signe de quelque chose qui s'envolait devant moi. Puis avec de l’entraînement, il peut le propulser avec force.
- Ce qui est le plus incroyable. Continua Félix. C’est qu’elle le fait avec toute sorte d’attaques, il suffit d’envoyer un petit jet d’eau ou de feu dessus et elle s’élève.
- Wow. Commenta Stéphanie. J’aimerais voir ça.
- Malheureusement, cette technologie a disparu avec les humains et le dernier ballon était celui que Félix avait.
- Il ne fonctionne plus depuis plusieurs années… J'ai essayé de le réparer, mais c’est trop complexe pour moi. Il eut un moment de silence puis Stéphanie reprit la parole.
- Je ne sais pas si je vais me rappeler de tous les détails. Dit-elle un peu confuse des explications.
- Je n’ai pas tout compris non plus. Affirma Gabrielle.
- Ce n’est pas grave, on ne vous demande pas de jouer, mais de comprendre un peu comment y jouer avant de regarder. Dit doucement Maria. Tu peux y aller, Félix.
- Et c’est parti ! Cria-t-il en relançant une fois de nouveau la vidéo.
Les deux équipes étaient impressionnantes, l’une composée exclusivement d'humains, dont une femme. Ils se faisaient appeler les Humanoïdes, au début ils étaient vraiment impopulaires, mais quand ils enchaînèrent les victoires, tout le monde prit parti pour eux. L’autre équipe était les Élecballs, champions de l’année précédente, une équipe composée seulement de pokémons électriques. Raichu, Pikachu, Élecsprint, Voltali, Voltorbe et une Pharamp qui jouait surtout en défense.
Pendant la présentation des équipes et des présentateurs, Félix distribua de petits drapeaux des couleurs des deux équipes. Maria et moi on avait toujours supporté l’équipe des Humanoïdes, alors que pour Félix, les Élecball étaient son équipe favorite à cette époque. Il donna à Amélia et Stéphanie des petits drapeaux des Humanoïdes et à ses autres pokémons ceux de son équipe favorite. L'insigne des humanoïdes était simplement un grand H en rouge et du noir couper en diagonale et celui des Élecballs était un cercle qui représentait le ballon du Triball avec un énorme éclair qui traversait le cercle. Quand l’affrontement commença, Félix présenta sa collation à Stéphanie, qui fut énormément surprise par le goût.
Éric s’installa à mes pieds pour que je le surveille, je ne voulais pas qu’il mange tout le maïs soufflé.
- Il y a vraiment des femmes qui jouent à ce sport ? Demanda surprise Stéphanie voyant à quelle rapidité et à quelle férocité les joueurs bougeaient sur le petit terrain.
- Oui, pas très nombreuse, mais oui. Ceci est un tournoi mondial mixte, toutes les équipes au monde y participent. Il y en avait une composée seulement de femmes aussi.
- Et une seulement de femelle pokémon. Cria Félix se rappelant sa deuxième équipe préférée.
- C’est vrai, comme les présentateurs l’ont dit. C’est la finale, celui qui remporte gagne la coupe mondiale.
Stéphanie était absorbée dans le déroulement du jeu, les joueurs jouaient avec force, se poussant, plaquant et tirant des tirs impressionnants vers les buts. Cependant, ils n’avaient toujours pas de point d’un côté comme de l’autre. À chaque fois que Félix le regardait, il était à fond dedans, comme si c’était la première fois qu'il le voyait en direct. Criant contre les joueurs de son équipe favorite, les encourageant quand il récupérait la balle.
Puis le premier but marqué par les Élecball. Un magnifique jeu de passe entre le Raichu et le Pikachu. Félix et Éric poussèrent de grands cris en sautillant sur place, alors que Maria, Stéphanie et Amélia étaient découragées. Je me pris au jeu aussi, je connaissais le résultat de cet affrontement, mais j’encourageais mon équipe comme Félix.
Les vingt premières minutes se terminèrent sans autre but, pendant la mi-temps tout le monde en profitèrent pour se désaltérer puis fut impatient de voir la suite. L’affrontement fut encore plus énergétique, mais plus brutal au point que le Raichu fut expulsé de la partie pour avoir blessé un humain. Félix cria de toutes ses forces contre la décision de l'arbitre, ce qui fit rire Stéphanie et Maria, chaque année il réagissait pareil.
Le jeu continua puis les humains marquèrent leur premier but, moi, Maria et Stéphanie nous levâmes pour crier notre joie. Éric se fit presque piétiner par l’énorme pokémon et Amélia sautilla avec énergie en criant aussi.
Il ne restait que cinq minutes au jeu, les deux équipes commençaient à se fatiguer. C’était le dernier changement, les trois humains, donc la femme, affrontaient le Pikachu, Élecsprint et la Pharamp. Le jeu était très serré, aucun n’arrivait à prendre l’avantage du terrain.
L’un des hommes bloqua un tir d’Élecsprint puis le lança de l’autre côté du terrain à son partenaire. La Pharamp qui était près de lui et lui bloqua le chemin, il fit une feinte et la contourna. Le pokémon électrique se retourna pour l'arrêter, mais il passa le ballon à la femme.
Le Pikachu essaya de bloquer la passe, mais la rata de justesse. Sans attendre une seconde, la femme s’avança vers le but et tira de toutes ses forces en plein centre du petit but. La foule comme les personnes présentes dans la pièce poussèrent des cris devant ce magnifique but.
- Ce n’est pas croyable ! Hurla le présentateur. Jasmine Gury vient de marquer à une minute de la fin sur une passe de Frédéric Loy. C’est inconcevable ! La première équipe d'humaines vient de remporter la Coupe du monde.
- Le ballon est remis au jeu, mais aucun des joueurs ne veut continuer la partie. Ils se félicitent pour la partie, c’est simplement incroyable !
- Bizzz !
- Voilà qui annonce la fin de la partie, les champions sont les Humanoïdes!
Les deux équipes continuèrent de se féliciter sur le terrain, l’humain qui s’était fait blesser serra la main des pokémons avec autant de fierté que ses adversaires. Même le Raichu le félicita malgré que c’était lui qui l’avait blessé au bras. Tous les partisans des Humanoïdes descendirent des estrades pour chanter la victoire aux joueurs. Dans la pièce, les partisans de cette équipe criaient à perdre la voix, alors que Félix et ceux qui encourageaient l’autre équipe étaient déprimés.
- Ils ont gagné ! Hurla Stéphanie heureuse puis cria de joie avec nous tous. Après un moment je m’approchai de Félix.
- Allez, Félix, c’était un affrontement des plus incroyables. Il émit un son mécontent puis sourit avant de se joindre à nos cris de victoire. Quand tout le monde se calma, Maria aida Félix à ranger la pièce.
- C’était vraiment incroyable. Dit Stéphanie émerveillée. Je n’avais jamais cru que des humains pouvaient battre des pokémons.
- Bien au contraire, tous comme les pokémons il y a des humains exceptionnels. J’ai déjà vu des humains battre à mains nues certains pokémons en duel.
- Je ne crois pas avoir cette force. Dit-elle un peu amusée, mais aussi honteuse.
- Tu as bien d’autres qualités et tes pokémons sont là pour t’aider. Je lui dis en désignant ses pokémons qui étaient tout à fait d’accord avec moi.
- Merci, à la prochaine. Me dit-elle et se tourna vers Félix. Merci, Félix.
- Si tu veux voir d’autres parties, j’ai tous les enregistrements.
Il pointa une armoire vitrée qui était remplie de boîtes de DVD, chacun de ces DVD contenait toutes les parties jouées dans une année. Avant même l’effondrement des relations entre humains et pokémon, il en faisait la collection. Il avait toutes les parties auxquelles il avait assisté et même réussi à trouver la plupart des parties avant sa naissance. Il y en avait plusieurs centaines dans sa collection.
- D’accord, bonne soirée.
- Bonne soirée. Il regarda son étagère avant de me regarder. Tu veux en écouter quelques-unes cette nuit ? Ce n’était pas mon sport préféré mais j’aimais bien voir les humains et les pokémons s’entraider dans le Triball.
- D’accord. Maria, tu veux rester ? Je lui demandai, elle sourit.
- Avec plaisir !
Félix installait un autre DVD dans sa télévision et le démarra, les pokémons qui étaient avec nous restèrent pour regarder la partie, puis partirent les uns après les autres fatigués de veiller si tard. Nous discutions de souvenirs de Célesta pendant que les parties s’enchaînaient. Nous parlions surtout des tours que Félix et moi on avait faits dans le passé. Il aimait jouer des tours aux gens et avec Kévin on en avait fait beaucoup, surtout à son père.
On riait tellement que j’avais des crampes au ventre quand le soleil commença à se lever et qu’il décida d’arrête d’écouter des tournois de Triball. Je retournai dans ma chambre, je me plaçai devant ma cheminée avec toutes les photos de mes équipes. Je pris celle de notre groupe, je ne m’étais pas autant amusé depuis longtemps.
- Félix ne changera jamais. Je dis en regardant Kévin sur la photo. Je me demande ce qu’il prépare comme tour pour son père. Je replaçai la photo à côté des autres et remarquai une photo de Stéphanie qui n’était pas là la dernière fois.
C’était peu de temps avant son affrontement avec Phaly, elle s’entraînait dans les salles avec les grands bassins. Elle me parlait, Néron était avec nous et ses pokémons aussi. Elle était vraiment heureuse et moi aussi… je m’en voulais un peu. Depuis le début je ne voulais pas voyager avec elle, mais au fond j’espérais vraiment qu’elle soit le déclencheur pour faire renaître l’amitié entre les humains et les pokémons.
Je regardai les deux sabres en bois sur le mur, la présence de Ben me manquait toujours. Il me comprenait mieux que personne… la douleur revint me tourmenter. Je pris une profonde inspiration, je ne pouvais pas aller me coucher dans cet état. Je partis m’entraîner pour oublier la douleur.
Ester décida d’emmener Stéphanie et ses pokémons tondre les Lainergie pour lui fabriquer un manteau pour l’hiver. Même si l'hiver était déjà avancé, ici il faisait encore chaud. Mon père avait décidé de l’amener dans une région froide pour s’amuser toute la journée. Cela avait été incroyable, les utilisateurs de la voix de l’aura étaient tous venus et de nombreux pokémons de la région étaient venus jouer avec nous.
Je n’avais jamais vu une bataille de boules de neige aussi grande. Tous les pokémons s’étaient séparés en deux groupes et avaient construit rapidement des remparts pour se protéger. J’étais dans l’équipe adverse à Stéphanie, on avait opté pour des remparts assez grands pour que debout je puisse voir par-dessus et aussi des tranchées creusées dans la neige.
Du côté de Stéphanie, avec ses indications, ils construisent non seulement des remparts, mais aussi une sorte de forteresse. Ou plutôt un mur de trois mètres de haut qu’ils pouvaient grimper au sommet. Ce fut le début des affrontements, les boules de neige volaient dans tous les sens et de toutes les forces. Mon frère Néron était extrêmement redoutable, ses tirs étaient d’une puissance impressionnante et il utilisait les pouvoirs de son bracelet pour fabriquer des boules de neige rapidement.
Voyant qu’il utilisait ses techniques, les pokémons capables d’utiliser des attaques de glace commencèrent à bombarder les murs de leur adversaire. Les pokémons capables de voler laissaient tomber de grandes boules de neige sur leur adversaire, puis ça commença à dégénérer. Les pokémons commencèrent à utiliser toute sorte de techniques, autant pour attaquer que pour se défendre. Félix était debout près de moi sur un rempart et bloquait les boules de neige comme les attaques adverses avec ces murs de protection pendant que je me lançais dans un affrontement contre mon frère.
- À l’assaut ! Hurla Stéphanie à la surprise de mon équipe. Il y eut un tremblement de terre puis trois grands tunnels apparurent près de nos fortifications. Ryan sortit d’un tunnel chargé de boules de neige et les autres pokémons qui l’accompagnaient nous attaquèrent.
Ce fut une défaite mémorable et amusante, le reste de la journée on s’amusa à glisser sur une grande colline. Tous les pokémons voulaient partager la même luge que Stéphanie, même si elle était plutôt grande, elle ne pouvait pas faire plaisir à tous.
Malgré tout l’amusement de ce moment, Stéphanie tomba malade, une vilaine grippe. Elle passa au moins quatre jours dans le lit, ce qui m’avait énormément inquiété. Mon père lui rendait visite plusieurs fois par jour pour vérifier l’amélioration et ses pokémons étaient tellement inquiets qu’ils restèrent avec elle.
Quand je lui rendis visite la première journée, elle dormait avec Amélia et Éric couchés contre elle. Louis était sorti se dégourdir les ailes et Gabrielle attendait patiemment dans son salon. Je lui montrai comment utiliser la télévision et lui montrai plusieurs films qu’elle pourrait écouter pendant que Stéphanie dormait ou était incapable de reprendre l’entraînement.
Tout le monde fut heureux qu’elle aille mieux et reprit l’entraînement avec ses pokémons et ses études. Elle me rendit visite chez moi pendant que je regardais les futurs voyages qu’elle pourrait faire.
- Isaac, tu veux me montrer ta main ? Me demanda-t-elle gênée.
- Pourquoi veux-tu voir ma main ? Je lui demandai en m’approchant d’elle.
- Jasper dit que j’apprendrais mieux en étudiant les pokémons moi-même.
- Pourquoi ma main ?
- Il dit que beaucoup de pokémons ont des griffes rétractables. Je fus un peu amusé et lui présentai ma main.
- C’est vrai. Je contractai ma main pour faire sortir mes griffes et relâchai ma main pour les faire rentrer avant de lui présenter ma main.
- Ce n’est pas douloureux ? Je ris doucement quand elle prit ma main pour regarder mes doigts.
- Absolument pas. Je dis amusé, elle regarda mes doigts de tous les côtés avant d’écraser mes doigts pour faire sortir mes griffes. Ça me chatouillait, mais c’était supportable. Elle regarda la bosse de métal sur mon avant-bras et celle sur mon torse.
- Ça ne te gêne pas, ces plaques ? Dit-elle en touchant celle sur mon bras et pointa mon torse.
- Quand j’ai évolué, c’était un peu gênant, mais je me suis habitué. Ça me protège de la plupart des coups. Elle jeta un coup d’œil à ma queue qui s’agitait par mon amusement de répondre à ce genre de question.
- Ça fait quoi d’avoir une queue ?
- Quelle sensation ça fait d’avoir deux bras et deux jambes ? Je lui répondis amusé, elle me regarda surprise ne sachant pas quoi répondre. J’ai toujours eu une queue, je ne sais pas ce que ça fait de ne pas en avoir. Je lui mentis, j’avais les souvenirs de Benjamin, je savais parfaitement la sensation d’avoir une queue… c’était différent et difficile à expliquer.
- Désolé.
- Ce n’est pas grave.
- Tu peux t'asseoir ? Me demanda-t-elle en me montrant un divan. Je contournai le meuble pour m’asseoir et elle se plaça devant moi.
- Tu me permets de regarder tes pieds ?
- Tu veux vraiment tout apprendre des pokémons. Je dis, toujours amusé, de vouloir examiner mon corps dans tous ses recoins.
- Il y a tellement de pokémons différents et de formes différentes, je veux en apprendre le plus possible. Comment vous combattez, où vous vivez, les différences entre vos fourrures ou une peau.
- Jasper est vraiment un bon professeur dans ce domaine. Je lui présentai ma jambe. Pour t’aider, ça ne me dérange pas, mais certains pokémons n’aiment pas se faire manipuler de la sorte. Alors, fais attention aussi.
Elle s’assit au sol et tira doucement sur mon pied pour le regarder avant de me faire changer de jambe. Elle était vraiment concentrée à examiner mes pieds, je me rappelais pas qu’un humain ou un autre pokémon les avait examinés de la sorte. Ha non! Il y avait la première fois que j’avais utilisé le pouvoir du bracelet, le médecin avait examiné mes pieds et mes jambes quand je lui avais dit que je ne pouvais plus marcher.
- Tes pieds sont vraiment différents des miens.
- C’est normal, je suis un pokémon. Je dis amusé du commentaire, elle rit doucement.
- Ce n’est pas ce que je voulais dire. Je voulus répondre quelque chose, mais elle toucha mes coussinets sous mon pied gauche. Je poussai un cri de surprise en retirant mon pied rapidement de ses mains.
- Désolé ! Je dis rapidement. Je suis un peu chatouilleux, je suis vraiment désolé si je t’ai fait peur.
Elle me regarda surprise un moment puis se mit à rire devant ma tête désolée et désorientée d’avoir réagi si violemment quand elle m’avait touché. Elle n’examina plus mon corps et en me posa différentes questions sur les pokémons et j’essayai du mieux que je pouvais pour lui répondre.
Elle s’intéressait beaucoup aux différentes apparences des pokémons, particulièrement sur la peau de chacun. Elle avait du mal à concevoir comment les pokémons roche pouvaient avoir une peau si dure comme la roche ou de même pour les pokémons Acier. Elle comprenait la différence entre les poils courts et longs comme Éric et Amélia ou du duvet comme Louis. Elle avait rencontré plusieurs pokémons à la peau lisse ou écailleuse.
Les jours passèrent puis elle revint me voir pour repartir en voyage, je discutai avec elle longtemps pour choisir un endroit. Elle voulait explorer un endroit plus hostile, mais je n’étais pas très à l’aise de voyager dans ce genre d’endroit avec elle. Je réussis à faire un compromis : visiter les grottes du Mont Miroir puis de voyager un peu dans les plaines à l'est de la montagne.
Les grottes n’étaient plus aussi sécuritaires que quand les humains étaient parmi nous, moi-même je n'y étais pas aventuré depuis le début du conflit. Je décidai aussi que ça serait plus sécuritaire pour elle de lui trouver un casque de sécurité et du matériel d’exploration.
Je l’emmenai avec ses pokémons, accompagné par Néron et mon père, dans la grande réserve. Normalement, cette énorme pièce était un entrepôt pour les marchands, mais depuis qu’ils étaient tous partis on y entreposait tout ce qu’on avait pu sauver. Il y avait tout ce que j’avais retrouvé dans les différentes ruines humaines ou maisons abandonnées. Des meubles, des ordinateurs brisés, des ustensiles, des outils. Tous les livres que j’avais retrouvés et tous les tissus s’étaient retrouvés dans une des bibliothèques ou chez Ester.
Il avait des objets entassés jusqu’au plafond et quelques allées permettant de circuler.
- WOW S’exclama Stéphanie quand elle entra dans la pièce.
- Tout ce qu’il y a ici, sont des objets qu’on a rassemblés avant, pendant et après la guerre des races.
Elle observa les différents objets autour de nous comme ses pokémons, Louis vola près du plafond pour regarder les objets qui se trouvaient au sommet des étagères. Il prit un miroir brisé et le regarda tristement avant de le reposer.
- Qu’est-ce qu’on est venue chercher ici ? demanda Stéphanie.
- Quelques objets pour ton prochain voyage. Répondit mon père. Explorer des grottes peut s’avérer dangereux si vous êtes mal préparé.
- On vient chercher quelques objets pour te protéger, comme un casque, mais surtout trouver de quoi s’éclairer.
- Éclairer ? Répéta Éric.
- Dans des grottes, il fait complètement sombre, la lumière du soleil n’éclaire pas les tunnels, alors on va utiliser des lampes de poche pour explorer.
- C’est quoi ? demanda Gabrielle.
- Vous allez voir, c’est par là. Répondit mon père en arrivant à un carrefour et tournant à gauche.
-C’est quoi ça ? demanda Stéphanie.
- C’est une bicyclette. Répondit mon père.
- Je ne crois pas qu’elle fonctionne encore, elle n’a pas bougé d’ici depuis 50 ans. Je m’approchai de l’objet en question, la rouille avait complètement détruit la chaîne et les câbles étaient tous coupés par la rouille sauf un. Sans parler des roues complètement dégonflées et qui tombaient en poussière par le temps.
- J’ai lu sur ça. Commença Stéphanie en réfléchissant. On s’en servait pour voyager ? Non ?
- Oui, les Humains s’en servaient pour se déplacer plus vite. Ses pokémons observèrent la bicyclette puis on reprit notre petite exploration, on avait entassé tous les objets électriques dans le même coin pour faciliter le rangement. Il y avait vraiment de tout, des montres de poche, aux ordinateurs les plus sophistiqués. tous non fonctionnels, sans oublier des téléviseurs ou d’autres appareils électriques qui étaient encore un peu en état.
- C’est quoi ça ? Il avait le même dans mon village. Je me retournai vers elle, elle avait pris l’objet dans sa main.
- Repose ça immédiatement ! Je criai paniqué. Repose-le doucement.
- Quoi ?
- Stéphanie. Commença mon père doucement. Repose cet objet doucement où tu la pris et fais attention. Stéphanie avait peur de notre réaction et reposa le petit bâton en métal qu’elle tenait sur le support d'où elle l'avait prise. Je m’approchai d’elle et lui fis signe de reculer.
- Ceci est extrêmement dangereux… pour nous. Je lui dis entre la colère et la tristesse. Je récupérai l’arme dans ma main et la lui montrai. Elle faisait une quarantaine de centimètres de long. Les quinze premiers centimètres étaient un cylindre recouvert de chouchou pour pouvoir l’agripper et le reste de l’objet devenait plus étroit pour finir en carré. Il y avait deux petites pointes de métal très petites sur l’extrémité. Elle recula d’un pas me voyant le manipuler.
- Il n'y a pas de danger.
- Pourquoi tu m’as demandé de le reposer s’il ne marche plus ? Je secouai la tête.
- Non, avec moi il ne marche pas, mais si un humain le tient, il fonctionne. Voyant qu’elle ne comprenait pas vraiment mon père continua.
- Les humains ont créé ces armes pour combattre les pokémons, ils avaient peur que les pokémons les utilisent contre eux. Il y a un détecteur biologie qui permet de l’utiliser seulement par les humains. Je déposai l’objet sur le petit socle. C’est une arme redoutable.
- Il est si dangereux ? Demanda-t-elle apeurée.
- Un pokémon de grande taille ou un utilisateur de la voix de l’aura seront sonnés sur le coup. Un deuxième coup est fatal… Pour les pokémons de petite taille ou plus faibles, il est mortel en un coup.
- Il envoie une puissante décharge électrique qui paralyse complètement le système nerveux et provoque l'arrêt du cœur et des autres organes. Dis mon père.
- Une décharge électrique ? Alors les pokémons sol et électrique ne sont pas affecté.
- Malheureusement non. Dis mon père tristement. Sais-tu ce qui arrive à un pokémon électrique s'il perd rapidement toute son énergie électrique?
- Non
- Il peut perdre conscience ou, si c’est trop rapide, en mourir.
- Cette arme. Je continuai. Absorbe toute l’énergie électrique du pokémon si rapidement que le corps ne le supporte pas. Ce qui est pour les pokémons sol, l’arme s’attaque directement au système nerveux, provoquant une douleur inimaginable. Une deuxième frappe de cette arme sur eux provoque des lésions mortelles à leur cerveau et à leur système nerveux.
- Félix a étudié longtemps ses armes après la guerre, mais il n’a jamais compris comment elles fonctionnaient. Les humains les ont créées et ont perdu le savoir et la technologie de cette arme.
- Pourquoi étudier cette arme ? Commenta Stéphanie mécontente. C’est juste abominable…
- L’arme en soit, oui. Je lui dis plus sévèrement. Mais sa technologie est incroyable. Elle est capable de produire une énorme quantité d’énergie et d’en recevoir beaucoup sans se briser.
- On pensait pouvoir créer des générateurs qui emmagasineraient l’énergie de la foudre ou des pokémons qui souhaitent décharger leur surplus d’électricité. Termina mon père. On aurait pu avoir de l’électricité presque à l'infini.
- Ou aider les humains à rebâtir leur technologie plus facilement. Je tranchai en montrant du doigt le chemin à prendre. Mon père continua, mais Stéphanie regarda les armures et les boucliers entassés autour de l’étagère de l’arme en question. Je dus l’appeler pour qu’elle nous suive.
- Voilà c’est ici. s’exclama mon père avec joie. Stéphanie impressionnée par le nombre de lampes de poche, lanternes et autres objets qui se trouvaient dans cette section. Tu trouveras tout le nécessaire pour votre exploration.
Ses pokémons se mirent à regarder et à toucher à toutes les lampes qui se trouvaient autour de nous. La majorité ne fonctionnait plus, soit par la pile, soit par la lumière qui ne fonctionnaient plus.
- Gabrielle, Éric ! appela mon père, il attendit qu'ils soient proches de lui pour continuer. Ces lampes sont fabriquées pour des pokémons électriques, il vous suffit de transférer un peu de votre électricité.
- Juste lui donner de l’électricité ? demanda Gabrielle curieuse.
- Oui, pas trop, juste un peu. Tu vas t’habituer à lui donner l’énergie suffisante. Elle prit dans sa main la petite lampe de poche et mon père en déposa une un peu plus grande au sol devant Éric.
Gabrielle fut parcourue de décharges électriques et la lumière s’alluma avec force, mon père l’avertit rapidement d’y aller moins fort sinon elle allait la briser. Elle réessaya avec moins d’intensité. Contente de faire fonctionner la lampe de poche, elle la montra à ses amis avant de jouer à l’allumer et à l'éteindre.
- Je veux essayer aussi. Cria Éric amusé par le phénomène puis appuya sa patte sur sa lampe de poche. Elle s’alluma puis il poussa un rire avant de jouer lui aussi avec. Après avoir trouvé des supports pour les lampes de poche pour Amélia et Éric. On attacha une minuscule lanterne, mais qui éclairait vraiment fort, à un collier pour Louis.
Je pris une lanterne et une lampe de poche pour moi en plus d’avoir une des pierres pour éclairer Célesta. Il ne restait plus qu'à trouver le matériel d’archéologue qui se trouvait un peu plus loin. On récupéra des pioches et des pelles très légères, mais solides. Ainsi que des cordes au cas où on devrait descendre ou escalader une paroi abrupte. Et on trouva même un casque à la taille de Stéphanie.
- C’est vraiment nécessaire tout ce matériel ? demanda inquiète Stéphanie se rendant compte maintenant de tout ce que cela impliquait, l’exploration de grotte.
- J’ignore comment sont ces grottes maintenant, mieux vaut bien se préparer que de se retrouver coincé dans le fond d’une grotte. Je lui répondis.
- On aura qu’à appeler de l’aide et nous téléporter hors de la montagne.
- La technologie des humains est impressionnante, mais elle a toute de même des limites. Au fond des grottes, il y a de fortes chances qu’on ne puisse pas communiquer avec Célesta. On sera complètement seul, vaut mieux être préparé que de mourir de faim là-bas.
- Quoi ! Cria Éric, il avait peur d’un coup. Non ! Non,non ! Je ne veux pas y aller ! Je ne veux pas ! dit-il complètement paniqué. Stéphanie lui caressa le haut du dos pour le calmer.
- Non Éric. Dit-elle doucement. Cela n’arrivera pas, c’est pour ça qu’on se prépare. Elle me regarda. Pas vrai ?
- Bien sûr, on va traverser ces grottes sans problème. Je lui répondis confiant et souriant pour encourager le pokémon électrique. Je me dis aussi que je devais faire attention à ce que je disais en sa présence.
- Si vous avez terminé ici, on peut retourner à l’entrée. Dis mon père pour changer de sujet. J'approuvai et Stéphanie aussi.
- Isaac, tu vas rester pour le tournoi ? demanda mon père en chemin. L’année dernière tu étais en voyage.
- C’est vrai… c’est déjà le tournoi…
- Quel tournoi ? demanda Stéphanie. Je regardai rapidement Stéphanie derrière moi.
- Ce n’est pas vraiment un tournoi, c’est une sorte d’épreuve. Chacun peut y participer, mais il y a peu de pokémons sans la voix de l’aura qui arrivent à faire un bon temps. Précisa Néron.
- Un temps ? demanda Amélia intriguée par cet événement.
- On affronte mon père en duel et celui qui reste le plus longtemps sans tomber au sol est le gagnant. Mon père eut un léger rire quand Stéphanie et ses pokémons furent surpris.
- C’est pas si simple, Isaac. Dis mon père amusé. Celui qui m’affronte porte une veste spéciale. En plus d’être relativement lourde, elle ralentit grandement les mouvements.
- Pourquoi combattre dans ces conditions ? demanda Stéphanie.
- Pour le défi. Je répondis.
- Pour évaluer sa force, ses limites et ses progrès au cours de l’année. Chacun essaye non seulement de tenir le plus longtemps, mais surtout de dépasser le temps qu’il a fait l’année précédente.
- Cet exercice demande une grande forme physique, mais mentale aussi, il faut être ingénieux et vif d’esprit pour combattre avec cet équipement. j'ajoutai.
- C’est difficile ? demanda Louis.
- Le meilleur temps est de 5 minutes et 37 secondes. répondit Néron.
- Ce n’est pas beaucoup. Répliqua Stéphanie surprise. Qui a fait ce temps ?
- Isaac. Dis mon père amusé en me désignant. Peu de monde a dépassé les trois minutes, Isaac est loin devant tout le monde.
- C’est simplement à cause des techniques que j’utilise. Mon père émit un léger grognement à mon commentaire.
- Tu es bien plus fort que tu ne le crois. Répliqua mon père, suivis d'un son approbateur de Néron.
- Qu’est-ce que tu veux dire ? Me demanda Stéphanie avant que je puisse répondre à mon père.
- Vibraqua, Vibroscure et Aurasphère sont des techniques non physiques normalement. L’équipement ralentit nos mouvements et techniques physiquement, mais toutes les autres techniques ne le sont pas. Avec une bonne maîtrise, tu peux les utiliser sans bouger.
-Tu vas venir ? redemanda mon père.
- C’est quand ?
- Dans trois jours.
- Déjà ? Je me dis surpris, Stéphanie me regarda avec insistance pour que j’y participe.
- D'accord.
Les trois jours suivants, une énorme agitation planait sur Célesta, tous les pokémons attendaient ce défi, même si la majorité ne réussissait pas à dépasser la première minute. Ils étaient tous impatients d’affronter mon père en duel même s’ils savaient qu’ils allaient perdre. Ils voulaient simplement améliorer leur temps ou encore avoir l’honneur de dire qu’ils avaient affronté le pokémon le plus puissant de Célesta.
Stéphanie regardait avec attention tous les pokémons qui se regroupaient dans l’énorme salle. Mon père choisissait la salle la plus grande pour permettre au plus grand nombre de regarder. Malheureusement, plusieurs devaient attendre dans le corridor leur tour.
Les combats commencèrent, il y avait trois vestes pour que le roulement sfassent rapidement. À peine que le deuxième avait-il terminé d'enfiler la veste que le premier avait déjà terminé son combat. Mon père augmentait la difficulté au fil du temps.
Il commença par attaquer avec quelques coups peu puissants pour tester la stabilité et la résistance du pokémon, puis frappa plus rapidement dans leur dos ou par le côté. Malgré le nombre impressionnant de combats qu’il enchaînait, il n’attaquait pas deux fois de la même manière, ou sinon il avait plusieurs pokémons avant qu’il utilise la même feinte et enchaînement.
Lorsque tous les pokémons qui npossédaient pas la voix de l’Aura passèrent, mon père prit une petite pause avant de continuer. Il avait seulement Sirène qui ne participait pas à cette compétition, mais Jasper l’aida pour qu’elle puisse venir assister aux duels. La plupart des utilisateurs terminaient dans la deuxième minute, sauf ceux de ma famille. Jasper s’amusa à se téléporter d’un bout à l’autre de la pièce, mais avec cet équipement il s’épuisait rapidement. Autre que ma famille, ce furent Silver et Anna qui posèrent le plus de problèmes à mon père, elles atteignirent les trois minutes.
Mon père était vraiment puissant, mais restait constant dans l’évaluation de ses opposants. Celui qui fut le plus heureux,ux c’était Félix, il avait battu son record. Il avait passé de 02 :02 à 02 :34, une évolution de 32 secondes, une différence impressionnante. Il vint me voir complètement épuisé, mais surexcité d’avoir battu son record.
- Ta vue ça ! J’ai battu mon record !
- Félicitation, tu t’es vraiment amélioré. Il se mit à rire.
- Tu crois qu’elle a été impressionnée ?
- Bien sûr que Stéphanie a été impressionnée, à chaque combat elle est émerveillée par nos techniques et notre habileté. Il secoua la tête.
- Non je parle de Gabrielle. Il se tourna pour la regarder, elle se trouvait au pied de Stéphanie à notre droite près du mur en face de l’entrée. Elles étaient concentrées sur le combat de mon oncle Ryan.
- Sûrement. Je répondis amusé, il cherchait toujours à attirer l’attention de Gabrielle. Félix était heureux de ma réponse, mais cela me donne une idée. J’attendis que mon père termine son duel contre Ryan pour lui parler par télépathie.
- Tu devais demander à Stéphanie de faire combattre ses pokémons contre toi. Il sursauta à ma demande en se retournant vers moi. Il regarda Stéphanie puis revint sur moi, me souriant avant de hocher la tête. Pendant que son prochain adversaire se préparait, il s’approcha de Stéphanie pour lui parler.
Ses pokémons étaient enthousiastes de l’affronté sauf peut-être Louis qui était plus inquiet pour le duel. Mon père retourna faire ses combats, tous les membres de la voix de l’aura passèrent les uns après les autres. Il ne restait que les pokémons de Stéphanie et moi-même. Tous les utilisateurs de la voix avaient amélioré leur temps, cela faisait plusieurs années qu’ils n’avaient pas amélioré leur temps comme ça. Même mes frères Néron et Warlyok avaient amélioré leur temps alors qu’ils étaient les deux qui faisaient le moins de progrès.
Ce fut le tour des pokémons de Stéphanie, tout le monde les encourageait. Gabrielle commença en premier, elle avait du mal à tenir sur ses jambes tellement l’équipement était lourd. Elle essaya de garder mon père à distance avec ses éclairs qu’il évitait avec facilité et la repoussa d’un coup de pied. Elle tomba vers l’arrière, mais réussit à tomber sur ses mains. Si elle avait touché le sol elle aurait été éliminée.
Elle se releva péniblement avant de se remettre face à mon père qui fonça immédiatement sur elle . Elle l’attaqua avec sa foudre une fois de plus, mais il les évita facilement. Il fit une feinte pour l’attaqua par sa gauche, Gabrielle pointa le Lucario de ça droite et propulsa son attaque Rayon signal. Mon père détruit l’attaque avec sa main et repoussa Gabrielle au sol avec l’autre. Tout le monde l’applaudit puis elle échangea sa place avec Amélia.
La pauvre, elle n’était même pas capable de marche avec la veste sur le dos. Elle devait vraiment entraîner ses capacités physiques. Elle s’écroula au sol quand elle réussit à s’avancer sur le terrain, elle respirait difficilement à cause du poids que la veste lui faisai sur le torse.
- Courage Amélia. Cria sa dresseuse. Amélia réussit finalement à se lever et regarda mon père avec défi. Ce qui l’amusa, il fonça droit sur elle. Amélia essaya de bouger, mais était incapable de bouger le moindre muscle. Le Lucario lui donna simplement un coup de pied assez fort pour la faire tomber sur le côté.
- Terminer. Lança mon père. L’année prochaine tu feras mieux.
Elle lui grogna quelque chose puis il l’aida à enlever sa veste avant de la donner à Ryan pour qu’il me l’apporte. J’étais le dernier, il restait Éric et Louis. Cependant, je ne crois pas que Louis participerait, il avait à peine mis la veste qu’il était écrasé au sol incapable de reprendre son envol.
J’enfilais la veste pendant qu’Éric s’avançait lentement sur le terrain. À chaque fois, chaque année, j’étais surpris par son poids. Je levais le bras devant moi avec une lenteur qui me déplaisait, j’étais le seul qui arrivait à faire un bon temps, mais niveau technique et force je suis certain que Néron pourrait me battre et Ryla si elle se battait sérieusement. Comme je l’avais dit à Stéphanie, c’était simplement les techniques que je maîtrisais qui me permettaient de me rendre si loin… Par contre, mon père n’était pas d’accord...
Éric poussa un cri ce qui m’arracha dans mes réflexions, il était déjà au tapis, je n’avais même pas regardé son combat. Il avait dû faire environ le même temps que Gabrielle. Ma mère lui expliqua son temps, c’était elle qui écrivait et mémorisait les temps de tout le monde. Bien sûr les non-utilisateurs de la voix de l’aura n’étaient pas retenus. Pourtant, elle leur disait tout de même leur temps pour qu’ils s’améliorent l’année prochaine.
Mon père se tourna vers Stéphanie qui encourageait et aidait Louis à se lever, mais il était incapable. Le plus puissant des Lucario se tourna vers moi, je le sentais qu’il attendait avec impatience notre combat. Je m’avançai sur le terrain alourdi par la veste d’entraînement, c’était vraiment pénible d’être ralenti à ce point.
Je me plaçai en position, plus personne ne parlait, ils nous observaient avec attention. Je levai les bras devant moi, légèrement repliés et les poings à l’horizontale. L’équipement ne me permettait pas de faire de mouvement pour attaquer, mais j’étais assez rapide pour bouger les poings et invoquer mes lames dans le sens que je voulais, ainsi me protéger.
Mon père fonça sur moi quand il sentit que j’étais prêt, il me frappa avec son poing gauche. Il allait enchaîner les coups. Je bougeai le plus vite possible le bras pour bloquer le coup avec mon bras. Dès qu’il toucha mon bras, il enchaîna avec l’autre bras. Il me donna plusieurs coups de la sorte que je réussis à bloquer malgré mon handicap, puis il prit une distance de sécurité quand je bougeai ma main vers lui. Il savait que je pouvais l’embrocher avec mes lames.
Il fonça de nouveau vers moi, il disparut avec Vitesse extrême. Je le sentais parcourir le terrain à toute vitesse et me contournait pour me frapper dans le dos. Je concentrai l’eau derrière moi pour bloquer l’attaque, l’énorme masse d’eau amortit le coup puis il sauta en arrière. Cela ne servait à rien que je me retournai, la veste ralentissait trop mes mouvements, je devais me concentrer à me protéger.
Il observa ma sphère d’eau un instant avant de foncer de nouveau sur moi. Je bougeai rapidement la sphère pour repousser ses attaques. Il était toujours impressionné par ce phénomène, et attaqua plus rapidement. J’arrivais toujours à suivre ses mouvements, il essaya de me pousser avec ses deux mains en même temps. J’avais bougé mon bras gauche tous en repoussant ses attaques, mon bras était un peu plus sur le côté de mon corps. Lorsqu’il m’attaqua j’activai ma lame verte dans ma main, il passa près de mon ventre et s’agrandit droit vers son visage.
Il l'a remarqua au dernier moment et pencha la tête sur le côté pour éviter la lame et en récolta une coupure sur le côté du museau. Distrait par ma lame, je pus le repousser immédiatement avec Vibraqua. Il fut projeté à deux mètres de moi, mais se releva rapidement. Je lui envoyai de nouvelles vagues de Vibraqua qu’il repoussa facilement avec ses bras. Ce n’était pas pour le battre, mais gagner le plus de temps possible avant la prochaine étape.
Il évita finalement mon attaque et j’arrêtai de lui lancer des jets d’eau, je devais garder mon énergie. Mon père m’observa puis repartit de nouveau avec Vitesse-extrême, il apparut devant moi pour me frapper. Je pivotais mon poing et ma lame d’air apparu, cependant son Aura disparut. Il utilisait maintenant sa pierre d’aura d’âme pour se cacher, il frappa avec force ma lame d’air. Je dus concentrer toutes mes forces pour ne pas être repoussé, mais il me repoussa d’au moins un mètre sans que je perde l'équilibre.
Mon père recula rapidement et me contourna par ma droite. Il me lança une Aurasphère quand il sortit de mon champ de vision. Je ne sentais plus son aura, mais je sentais toujours l’énergie de son attaque. Je sortis ma lame verte pour me protéger du coup brutal, il n’y allait pas de main morte !
Il était maintenant derrière moi, tout le monde faisait la même erreur de se retourner. Il attendait qu’on panique et qu’on se retourne. Je fis apparaître un mur d’eau dans mon dos, elle était capable de bloquer la plupart des attaques et s’il frappait assez fort pour le traverser je sentirais mon eau réagir. Je sentis mon eau bloquer quelque chose au niveau de mes côtes gauches, il cherchait à traverser ma protection. Je devais le repousser ? Ou attendre encore ?
Je n’eus pas le temps de réfléchir encore longtemps qu’il frappa une fois de plus avec force et traversa l’eau qui me protégeait. Il me frappa à l’épaule gauche, mais je restai debout malgré le coup. Je l’entendis marcher et il apparut à ma gauche, il cherchait à me frapper directement où mon eau s’arrêtait. Je plaçai mes poignets à l’horizontale et de ma main droite je fis apparaître ma lame d’air en visant sa tête.
Il l’évita en se pencha, mais continua de s’approcher pour me frapper. Avec mon autre main, je fis apparaître une lame d’aura droite vers lui comme si je la tenais vers le bas. Il évita de nouveau celle-là en se jetant au sol. Il se releva rapidement et me regarda amusé, je fis disparaître mes deux lames et le regardai pour deviner ses prochaines attaques. Mon père était complètement imprévisible… enfin presque, je savais quand il frappait, mais jamais où et comment. Alors que lui arrivait parfaitement à me lire et prédire mes mouvements.
Il s’avança de nouveau vers moi, d’un mouvement de poignet j’essayai de nouveau de le tenir à distance avec mes lames d’air et lame-feuille. Il les évita sans le moindre problème et leva le poing pour me frapper au visage. Je tournai le poignet pour le frapper avec ma lame d’air, mais mon mouvement était tellement lent ! Et sans force ! Il l’attrapa dans sa main gauche et me frappa avec force au visage.
Le coup fut si fort que pendant un instant je perdis conscience, même si ce n’était qu’une fraction de seconde. Mes deux lames volèrent éclats et mon mur d’eau s’effondra au sol, je titubai vers l’arrière, mais je réussis à rester debout. Je regardai en face de moi mon père était disparu ! Il était où ? Je cherchai avec mes sens, mais je ne le sentais pas.
- Derrière toi ! cria Stéphanie. Sans réfléchir, je crois que c’était par reflex de l’avoir entendu crier, j’utilisai Vibraqua pour balayer tout ce qui se trouvait derrière moi. Mon père poussa un cri de surprise et je l’entendis tomber au sol. Je devais l’attaquer encore ? Ou attendre ? non si je lui mettais la pression il ne m’attaquerait pas tous de suite.
Je propulsai un jet d’eau dans la direction que je l’avais entendu tomber, rien… je l’avais raté, c’était difficile de lancer une attaque sans le sentir ni le voir. Je l’entendis marcher, d’habitude il était silencieux, il avait dû être surpris par mon attaque. Je propulsai d’autres jets dans la direction où j’entendais ses pas, mais je sentais bien que je ne le touchais pas. D’un coup, il apparut devant moi, il était agacé que je l’attaque de la sorte.
- Courage Isaac ! Cria Stéphanie de nouveau. Tu peux le battre ! Son commentaire fit rire plusieurs personnes. Mon père fonça sur moi, je ne pouvais peut-être pas le battre, mais je me battrai !
Je me concentrai pour cacher ma présence, je vis mon père réagir puis je fis apparaître ma lame d’aura droite vers le corps de mon père. Il fut surpris et évita de justesse d’être empalé par elle, mais surtout il arrêta sa charge vers moi. Le combat continua, il essaya plusieurs feintes pour m’attaquer, la plupart, je réussis à me protéger, mais certains de ses coups me touchèrent. C’était incroyable, je n’avais pas ressenti cette excitation depuis longtemps, même mon père souriait dans son combat. Je pouvais le battre !
Il était maintenant de nouveau derrière, il frappa de nouveau mon eau avec son bras gauche d’après l’angle de frappe et enchaîna avec son autre bras. Je sentis trois grands objets traverser mon eau, ce n’était pas son bras ! C’était Griffe d’ombre ! Je réussis à me tourner légèrement pour pas qu’il me coupe en deux avec ses griffes.
Une vive douleur traversa mon dos, il m’avait tout de même touché, je sentais le sang couler dans mon dos puis mon père réapparut devant moi. Il avait ses Griffes d’ombre dans chaque main, je n’aimais pas trop cette technique. La majorité du temps, quand il l’utilisait contre moi, j’étais blessé, c’était une technique pour faire couler le sang comme pour mes lames…
J’essayai d’oublier la douleur dans mon dos et me concentrai sur ses mouvements, il fonça sur moi. J’utilisai Lame-feuille et Lame d'air pour le repousser, il dévia mes lames avec facilité. Comment !? Il me regarda, il était vraiment sérieux tout d’un coup ! J’essayai malgré ma lenteur de reculer pour éviter le coup de griffe.
Sa griffe de sa main droite disparue et il me frappa en plein visage incapable d’évité le coup. C’était un coup d’une puissance incroyable, je basculai vers l’arrière. C’était déjà fini ? Ma tête décolla vers le côté opposé de son coup, je vis Stéphanie et ses pokémons me regarder. Elle était inquiète, chaque fois qu’elle me regardait me battre elle était toujours inquiète. Je n’avais jamais compris pourquoi, alors que ses pokémons admiraient ma force. Non !
Je ne devais pas encore perdre ! Je fis réapparaître ma lame verte vers l’arrière de moi, elle se planta dans le sol avec force. Je m’appuyai sur elle de toutes mes forces pour ne pas tomber. Je réussis à rester debout, je commençais à m’essouffler et ma coupure dans le dos me faisait mal. Mon père était surpris, mais surtout ravi de me voir encore debout, je me redressai avant de faire disparaître mes techniques.
J’allais utiliser le reste de mon énergie pour gagner le maximum de temps. Je sentis la brume sombre revêtir mon corps. Je pouvais tenir quelques minutes tout en me faisant attaquer, mais mon père connaissait bien cette technique, il savait que plus il frappait fort plus je m’affaiblissais. Il n’allait pas retenir ses coups à partir de maintenant.
Il fonça sur moi, je devais l’empêcher de me frapper, moins qu’il me frapperait plus je resterais debout longtemps. Je rapprochai mes bras de mon corps pour cacher mes mains dans la brume noire. S’il ne pouvait pas voir mes mains, il hésiterait plus pour m’attaquer. Chaque seconde qu’il hésitait me donnait une seconde de plus.
Il enchaîna les attaques avec une telle force et rapidité que j’avais du mal à le suivre. Quand il me frappait, je sentais toute mon énergie disparaître par le voile de Ténébre. Il enchaînait les attaques au corps à corps comme à distance, mais il ne connaissait qu’Aurasphère pour attaquer à distance. Quand il s’approchait, je le voyais bien qu’il hésitait et observait mes mains avec attention. Il ne pouvait pas voir mon visage ni mon corps, donc il devait réagir rapidement quand ma lame apparaissait.
Le combat durait depuis un moment, j’avais du mal à garder ma concentration, je ne tiendrais pas encore longtemps. Mon père avait de nombreuses coupures sur le corps et j’avais réussi à le couper profondément sur le bras droit. Depuis ce moment il m’attaquait avec moins de force. Combien de temps j’avais gagné ?
Il arma de nouveau son bras droit des Griffes d’ombre, je devrais rester concentré. Quelques secondes de plus ! Il fonça sur moi, je fis apparaître ma lame noire avec mes deux mains pour bloquer son attaque. Elles s’entrechoquèrent avec force, j’avais du mal à tenir le poids de son attaque, mes bras et mes jambes tremblaient.
- Tient le coup ! Cria Stéphanie suivit par d’autres pokémons qui m’encouragèrent.
Je poussai un puissant cri et repoussai mon père malgré l’effet de l’équipement sur mon corps. Il était surpris ! C’était ma chance, je fis disparaître mon épée et je pivotai mes bras pour viser son ventre. Il reprit l’équilibre après mon attaque et me regarda, il tendit la main vers moi. Pourquoi il faisait cela ! Il devrait plutôt essayer d’éviter ma lame !
Juste quand je voulus matérialiser ma lame noire, tous mon aura noire disparu de mon corps. J’avais plus assez d’énergie pour l’utiliser ! J’avais été tellement surpris que j’étais paralysé jusqu’au moment où mon père me toucha avec sa main.
- C’est fini. Dit-il doucement avec fierté. Pourquoi il était fier? Je sentis la tension dans mon corps puis être expulsé vers l’arrière. Son Forte-Paume était toujours aussi puissant. Il l’utilisait contre nous que pour nous repousser. J’avais compris cela en lisant ses livres, il pouvait tuer quelqu'un avec cette attaque, mais quand il l’utilisait sur moi, je n’avais presque pas mal. J’étais juste sonné et repoussé.
Je rouvris les yeux, je voyais le plafond. Cette fois c’était bien et bien fini, j’avais dû perdre connaissance un instant, je n’avais pas senti ma chute. Je levai la main devant mon visage, elle ne tremblait plus. Félix apparu près de moi.
- Ça va Isaac !
- Oui, je suis juste un peu sonné.
- Tu as été incroyable, tu as clairement battu ton record. Il m’aida à me redresser malgré sa petite taille.
- Tu crois ? Je lui dis encore un peu embrouillé par le combat. Je levai les yeux devant moi, ma mère était en train de soigner le bras de mon père. La coupure devait être plus grave que je le pensais.
- J’ai fait combien ? Je lui demandai d’un coup, intrigué par mon score en voyant mon père si amoché.
- Je ne sais pas, mais je suis certain que tu as battu ton record. Je voulus me lever, mais la veste était vraiment lourde. Je détachai les attaches et l’enlevai, ça faisait un bien fou de retrouver ma liberté. Je me levai et m’approchai de mon père et de ma mère.
- Isaac, tu vas bien. Demanda ma mère une peu inquiète, je hochai simplement la tête.
- Combien de temps j’ai fait? Je lui demandai dans un murmure, mais tous les pokémons arrêtèrent de parler quand je demandai.
- Tu as battu ton record. Dit-elle contente. 6 minutes et 58 secondes. Je n’y croyais pas ! Félix poussa de grands cris, suivis par toute la salle qui me félicita. Pour nous c’était un défi de taille et de faire un bon score était impressionnant, surtout de le battre de plus d’une minute !
Je ne savais juste pas comment réagir, j’étais heureux d’avoir fait un score si haut, mais je savais si je méritais tout cela… J’avais tenu si longtemps, c’était grâce à Stéphanie qui m’avait encouragée, mais même avec ses encouragements j’avais ce malaise d’oublier Ben. Elle n’était pas ma dresseuse, mais ses encouragements m’avaient fait le même effet que quand Ben me soutenait.
- Isaac ? Tu te sens bien ? Demanda ma mère me sentant tiraillée par mes émotions.
- Oui, mon dos me fait juste mal. Je lui dis en souriant. Je devais arrêter de penser au passé, il n’était plus là. Je me dis en touchant l'endroit où la lame me transperçait.
- Laisse-moi regarder. Dit-elle en me faisant signe de me retourner. Quand elle toucha ma peau près de ma blessure, je poussai un grognement pour lui signifier qu’elle me faisait mal.
- C’est plutôt profond, il faut te faire un bandage. Elle me tira sur le côté de la zone de combat pour me faire un bandage après avoir nettoyé. Tout le monde resta à observer mon père, toujours sur le terrain.
- Qu’est-ce qui se passe ? Je demandai.
- Il reste quelqu’un. Dit-elle amusée.
- Qui ? Je demandais surpris. Elle fit simplement un signe de la tête vers le terrain à l'opposé de mon père.
Stéphanie s’avança doucement sur le terrain avec l’une des vestes d'entraînement. Elle avait de la difficulté à marcher, mon père semblait content qu’elle soit devant lui.
- Tu es certaine de vouloir m’affronter. Demanda mon père un peu amusé. Elle hésita un instant et répondit en replaçant la veste.
- Je veux moi aussi devenir plus forte. Sa réponse plut à mon père et il s’approcha d’elle.
Ma mère serra mon bandage, qui m’arracha un léger grognement. Dès qu’elle termina je reportai mon attention sur Stéphanie. Le Lucario était près de l’humaine et lui montrait comment se placer en position pour l’affronter. Quand il jugea qu’elle était prête, il recula de quelques pas.
- Vu que c’est la première fois que tu te bats et surtout avec cet équipement, je vais te laisser quelques essais. Il n’avait pas dit chance, mais essai, il n’allait pas lui faire un traitement de faveur.
- Tu es prête ? Demanda-il avec autorité.
- Oui. Dit-elle hésitante ou plutôt apeurée, car elle ne savait pas à quoi s’attendre.
- Bien.
Il s’approcha d’elle en marchant, elle était vraiment nerveuse. Mon père leva les bras de chaque côté pour lui montrer qu’il allait bientôt frapper. Il frappa rapidement, elle n’eut pas la moindre chance, droit à l’intérieur de l’épaule droite. Stéphanie tomba au sol au premier coup, elle eut le souffle coupé par le poids de la veste.
- Aller debout. insista mon père en l’aidant à se remettre debout. Tu dois bloquer, mieux vaut te blesser au bras que de te faire blesser au torse. Dit-il sévèrement avant de reculer.
Il lui laissa le temps qu’elle reprenne son souffle et s’avança de nouveau vers elle. Comme la fois d’avant, il leva les bras avant de frapper. Stéphanie se protégea du coup avec ses bras, je sentis la douleur parcourir ses bras. Instinctivement elle recula d’un pas devant la douleur, avec son autre bras mon père la poussa.
Elle s’écrasa au sol une fois de plus avec le souffle coupé par le poids de la veste. Mon père l’aida à enlever sa veste avant de la féliciter. Elle avait vraiment mal au bras, j’avais prévu de partir demain, mais avec ma blessure et surtout celle de Stéphanie, je devrais attendre un peu.