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La voix de l'aura, Tome 5 : Survie de MARC2750



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» Auteur : MARC2750 - Voir le profil
» Créé le 25/01/2026 à 18:38
» Dernière mise à jour le 25/01/2026 à 18:38

» Mots-clés :   Action   Aventure   Région inventée

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Chapitre 2 : Les forêts de Val


Nous marchâmes dans la forêt juste au nord de la plage, notre situation géographique était presque complètement à Est du continent. Je lui expliquai ce qui nous entourait, mais elle me posait beaucoup de questions sur ce qui était arrivé. Je lui parlai de la voix de l’aura, que les humains avaient toujours eu une certaine peur des pokémons, mais depuis que mon père avait révélé la voix de l’aura au monde, ils avaient plus peur.

Je lui parlai vaguement de la guerre qui avait eu lieu, je me demandais pourquoi elle me posait autant de questions sur ce sujet. Elle devrait me demander plus sur les pokémons ou la nature.

- Pourquoi tu me poses des questions sur la guerre ? Elle prit un moment avant de répondre.

- Personne ne voulait m’en parler à Célesta, il n'y a que Néron qui m’a dit que c’était terrible sans rien dire de plus.

- Pourquoi veux-tu en savoir plus ? Mais, j’étais surpris que personne n’eût voulu lui en parler, surtout mon père.

- Je veux comprendre ce qui est arrivé. Mon père me disait parfois qu’on doit apprendre des erreurs du passé… mais il parlait des pokémons, qu’ils auraient du tous les tuer.

- Déjà si ça l’aurait été possible, ce qui n'est pas le cas, les mondes auraient péri peu à peu. Même avec toute la technologie des humains.

- Qu’est-ce que tu veux dire?

- Les arbres autour de nous ont été plantés par des pokémons, les pokémons insectes se nourrissent aussi bien du nectar des fleurs que des baies qu’elles deviennent. Quand ils se nourrissent d’une fleur, ils apportent le pollen à une autre. De cette action la fleur devient un fruit, ce qui s’appelle polliniser. Les pokémons sol, roche et d'autres transforment ce qu'ils mangent en d’autres matériaux au cœur de la terre ou des montagnes. Ils labourent la terre de long en large en creusant leur tunnel ou leur terrier. Les pokémons Vol transportent sur tout le continent et même d’autres continents des fruits et des graines. Les pokémons eau qui vivent dans l’océan font la même chose avec les coraux et les algues. Sans oublier que les pokémons, protègent et soignent la végétation.

- Si les pokémons disparaissaient, tout l’écosystème serait détruit. Les pokémons sont importants pour préserver le monde.

- Et les humains ?

- Les humains ? Je répondis confus.

- Qu’est-ce qu’il apporte à ce monde ? Je m’arrêtai de marcher pour la regarder.


- L’humanité. Je dis simplement. La conscience, le rêve, les idées, l’imagination, le désir d’apprendre et de découvrir. Les pokémons l’avaient oublié, mais sans les humains, les pokémons redeviennent… sauvages.

- Qu’est-ce que tu veux dire par sauvage ? Je la regardai un moment me demandant si je devais lui dire ou non.

- C’est difficile à expliquer… tu comprendras quand tu observeras les pokémons. Elle semblait pas satisfaite de ma réponse, mais ne répliqua pas. Elle regarda autour d’elle.

- Ça fait plusieurs heures que nous marchons et je n’ai vu aucun pokémon.

- Ils se cachent.

- Pourquoi ?

- Ils ont peur.

- De moi ? dit-elle surprise.

- Non de moi. Je les sentais autour de nous, ils ont peur de ma présence ne sachant pas si je suis venu pour les attaquer ou non.

- Ils sont curieux de ta présence, je pense qu’ils se demandent quelle sorte de pokémon tu es.

- Je ne suis pas un pokémon.

- Je sais, mais pour eux les humains n’existent plus. Je regardai Stéphanie, elle semblait fatiguée de marcher. Nous avions pris qu’une petite pause pour manger depuis ce matin, même si elle vivait à la dure dans le monde des humains, marcher avec son sac était tout de même épuisant quand on n'y était pas habitué.

- Trouvons un endroit pour monter notre campement, mieux vaut le préparer avant qu’il fasse noir. Je lui dis en montrant le chemin que nous suivions.

- D’accord… hee.. Comment on sait que c’est un bon endroit? Je ris doucement, elle avait tant de choses à apprendre.

- Tous dépendent de ce dont nous avons besoin. Je regardai au travers des feuilles d’arbre au-dessus de nous. Il risque de pleuvoir ce soir et cette nuit, donc il faudra sortir ta tente pour t’abriter.

- Il faut chercher un endroit où je peux l’installer. Dit-elle avec enthousiasme, je hochai la tête. Elle prit la tête en cherchant un endroit pour s’installer. Elle me proposa plusieurs endroits pour lesquels je lui expliquai les raisons de ne pas l’installer à cet emplacement. Pas assez grand, trop de racines si elle voulait bien dormir ou encore dans un vallon.

- Pourquoi pas là ? dit-elle mécontente que je refuse ces emplacements à chaque fois.

- Libre à toi de dormir là, l’endroit est très bien, sauf que dès qu’il va se mettre à pleuvoir toute l’eau va se retrouver là. Si tu veux te réveiller flottant sur l’eau ça ne me dérange pas, mais moi je n’aimerais pas.

Elle soupira puis continua d'avancer. Après un moment elle trouva finalement un petit cercle entre deux arbres assez grands pour mettre sa tente et qui n’avait pas de racine. Je lui montrai comment monter la tente puis elle installa son matériel à l’intérieur.

- Tu sais cuisiner ?

- Oui, j’aidais souvent à la cuisine. Diana m’a montré comment cuisiner ces conserves.

- Garde-les en réserve, vaut mieux trouver de la nourriture ou manger les baies que tu as déjà avant qu'elles ne soient plus bonnes.

- D’accord. Je lui fis signe de me suivre.

- Allons chercher de quoi manger.

Je lui montrai les différents baies et les fruits qui poussaient autour de nous. Lui expliquant lesquels elle pouvait manger et ceux qu’elle ne pouvait pas. Quand on retourna au campement, elle semblait triste.

- Quelque chose ne va pas ?

- Je n’ai vu aucun pokémon aujourd’hui.

- Et moi ? Je lui dis amusé, elle sourit.

- Sauf toi, je veux dire, tu m’as dit plusieurs fois qu’ils étaient nombreux et partout. Pourtant, je n’en vois aucun. Dit-elle en regardant autour d’elle.

- C’est que tu ne regardas pas au bon endroit.

Je pris une petite baie rouge entre les doigts et la lui montrai. Je tournai sur ma gauche et lançai la baie pour qu’elle tombe près d’une grosse racine d’arbre. Stéphanie voulut parler, mais je lui fis signe de se taire et lui montrai la baie du doigt.

Quelques secondes passèrent puis une petite patte jaune sortit de derrière la racine et attrapa rapidement la baie. Je sentis Stéphanie amusée par le petit pokémon.
- Viens, n’ai pas peur. Si tu as encore faim, j’ai d’autres baies. Je dis avec la voix de l’aura.

Deux petites oreilles jaune et noir apparurent au-dessus de la racine puis le Pichu sortit de sa cachette. Il s’avança vers moi, toujours craintif de ma présence imposante. Je lui tendis une autre baie qu’il accepta avec enthousiasme en poussant quelques cris contents. Stéphanie sortit son pokédex et examina sa fiche.

- Un Pichu, c’est un pokémon électrique, la première évolution des Pikachu et des Raichu. Dès qu’elle prononça son nom, il la regarda avec intérêt. Il me regarda en terminant sa baie et je lui fis un signe léger d’aller la voir.

Il approcha de Séphanie en petit bond puis s'arrêta à une quarantaine de centimètres d’elle et renifla l’air.

- Tu sens bizarre. Dit-il à Stéphanie avant de se tourner vers moi puis il regarda Stéphanie de nouveau. Tu es quoi comme pokémon ?

- Ce n’ai pas un pokémon. Je lui dis. C’est une humaine.

- Une humaine !? S’écria-t-il, Immédiatement autour de nous tous les pokémons qui nous observait s’agitèrent.

- Un humain ! C’est un humain. Pas possible. C’est vraiment un humain ? Ils ne sont pas tous morts. Elle est dangereuse ? Elle semble faible. Stéphanie sursauta devant le raffut que les pokémons faisaient. Elle ne comprenait pas ce qu’ils disaient pour elle ce n’était que des cris.

- Qu’est-ce qui se passe ? demanda-t-elle paniquée.

- Ils discutent entre eux. Je levai les yeux, je les voyais s’agiter au travers des branches et des arbres, certains s’approchèrent pour voir l’humaine.

- Ils discutent de quoi ? dit-elle inquiète.

- Ils sont surpris de voir un humain. Je lui dis à la fois par télépathie et par ma voix.

- Je n’ai jamais vu un humain. Lança le Pichu avec excitation. Il s’approcha encore plus de l’humaine et s’appuya contre sa jambe. Amusée, Stéphanie le laissa faire.

- Salut toi, je m’appelle Stéphanie, je suis heureuse de te rencontrer. Tu as un nom ?

- Je suis Pichu. Tu es vraiment un humain ? Tu peux utiliser qu’elle sorte de technique ? Tu es de quel type ? Il enchaîna les questions si rapidement que plusieurs je ne compris pas, puis il s’arrêta enfin pour la laisser répondre.

- hee… elle me regarda pour avoir de l’aide, mais je bougeai pas d’un pouce. Elle regarda le Pichu qui attendait toujours une réponse. Je suis désolée, je n’ai pas compris. Lui dit-elle doucement. Le Pichu commença à répéter ses questions que je l'appelais.

- Ça ne sert à rien de lui parler de cette façon. Les humains ne nous comprennent pas.

- Tu lui parlais tout à l’heure ?

- Oui, j’utilise la télépathie pour qu’elle me comprenne. Pour les humains, ce qu'ils entendent n’est rien de plus que des cris et des grognements. Ils ne nous comprennent pas.

Il regarda Stéphanie d’un air triste, les oreilles retombées sur sa tête, ce qui me surprit. Stéphanie me regarda surprise de la réaction du petit pokémon. Pourquoi était-il triste d’un coup ? Parce qu’elle ne comprenait pas ce qu’il lui demandait ? D’un coup, il se redressa avec énergie, il se déplaça vers le haut de sa jambe et récupéra une baie et la tendit à Stéphanie qui la pris.

- Merci. Elle regarda la baie qu’il lui avait. Je suis désolé Pichu, je ne peux pas manger ces baies-là. Elles ne sont pas bonnes pour les humains. Elle lui tendit la baie.

- Tu peux la manger si tu le veux, je les ai cueillies pour les pokémons comme toi. Il récupéra la baie avec enthousiasme et l’engloutit en quelques bouchées avant de pointer les autres.

- Tu peux en prendre autant que tu veux. Dit-elle doucement, il ne se gêna pas pour s’asseoir près d’elle et manger les baies. Après un moment, je fis signe à Stéphanie de me regarder et pointai le Pichu et fis semblant de gratter quelque chose puis pointai le pokémon de nouveau.

Elle tendit la main vers le Pichu et lui gratta la tête. Sur le coup il fut surpris, mais apprécia rapidement le massage. Il émit quelques sons agréables puis d’autres pokémons s’approchèrent de nous. Je partageai ma nourriture avec eux. D'un coup, un Pikachu déambula mécontent et tira par l’oreille le jeune Pichu.

- Tu es encore en train de manger. Cria-t-il contre le petit pokémon électrique qui se débattait. En plus ce n’est même pas ta nourriture.

- Aye ! Lâche-moi, ça fait mal.

- Si tu ne fais que te goinfrer toute la journée, tu ne vas pas évoluer en Pikachu, mais en Ronflex. Je ris à son commentaire.

Il finit par relâcher son emprise, puis discuter avec les autres pokémons autour de moi. J’en profitai pour en apprendre plus sur la région, s’il avait des pokémons dangereux ou d’autres problèmes. Pendant ce temps, d’autres pokémons voulaient eux aussi se faire gratter et masser par Stéphanie.

Ça ne dura pas longtemps, à peine quelques minutes plus tard l’air changea autour de nous, il devint froid d’un coup. Tous les pokémons l’avaient senti et repartirent rapidement se cacher dans la forêt.

- Qu’est-ce qui se passe ? demanda-t-elle inquiète, je me levai doucement en récupérant mon matériel.

- Il va pleuvoir, c’est pour ça qu’ils sont partis. Ils sont retournés dans leur maison. Tu devrais faire pareil. Je lui dis en montrant la tente, elle leva les yeux au plafond de feuilles.

- La pluie ne passera pas à travers les arbres.

- C’est vrai, mais c’est bientôt la nuit et l’air devient plus froid, mieux vaut rester au chaud et attendre.

Elle retourna dans sa tente après avoir fait le ménage puis s’installa dans son sac de couchage au moment où la pluie commença. Je m’assis de l’autre côté de la tente en regardant l’entrée. Stéphanie n’arrivait pas à s’endormir, elle avait peur. Autour de nous, j'attendais certains pokémon nocturnes marcher ou voler, poussant parfois des cris entre eux. Je me levai pour me diriger vers la sortie, elle se redressa, paniquée.

- Où vas-tu ?

- Je vais juste me soulager, ne t’inquiète pas. Je veille sur toi et dans cette région il n'y a pas vraiment de pokémons agressifs. Ils mangent tous à leur faim et respectent chacun leur territoire.

Je sortis de la tente, je marchai un peu puis après m’être soulagé, je discutai avec les pokémons. Les pokémons nocturnes et ceux de jour n’avaient pas la même vision de ce monde. Les conseils de l'un et de l’autre m'étaient indispensables. Je sentais Stéphanie inquiète que je tarde à revenir. Quand je rentrai dans la tente, elle fut soulagée, mais toujours apeurée de dormir.

Cette peur me rappelait de très vieux souvenirs, si loin, mais pourtant si présents en moi. C’était la même peur que quand j’avais quitté Célesta avec Benjamin, j’étais si terrorisé que j’en pleurais. Au lieu de retourner m’asseoir sur le côté de la tente, je m'approchai de Stéphanie.

- Je peux ? Je lui dis en désignant son sac de couchage.

- Tu veux dormir avec moi ? Je hochai la tête, elle ouvrit de haut en bas son sac de couchage pour me faire de la place.

Je n’avais pas la même taille que quand j’étais un Riolu, mais il était assez grand pour que, collés l'un à l'autre, la doublure nous couvre tous les deux. Stéphanie était plus grande que moi, si je me rappelle bien, elle était grande pour une fille, ça faisait si longtemps que je n’avais pas croisé d’humain. Elle faisait dans les 1,90m, soit une tête et plus que moi, mais était mince et avait un peu de muscles à force de travailler dans les champs et dans la ville.

Je me reculai pour appuyer mon dos contre son ventre, je sentais son souffle chatouiller mes oreilles et son ventre bouger à chaque respiration. Gêner que je me colle sur elle, elle se tourna puis elle dormit dos à dos avec moi.

À quoi je jouais ? Je n’étais pas son pokémon, mais son guide. Je ne voulais pas de nouveau me lier à un humain, la douleur de perdre Ben me transperça toujours le ventre avec force. Stéphanie remua en sentant ma douleur, je devais me contrôler. J’essayai de respirer au même rythme que Stéphanie, malgré que ma respiration devint très lente, le sommeil ne venait pas.

Au matin, quand elle commença à se réveiller, le soleil montrait à peine le bout de son nez. Je sortis le premier de la tente, il pleuvait encore, mais beaucoup moins que durant la nuit. J’aidai Stéphanie à démonter sa tente et lui montrai comment la remettre dans son petit étui.

Pendant que nous reprenions la route, je lui reparlais de ce qui se trouvait autour de nous. Je lui demandai de m’expliquer ce que je lui avais dit hier, elle apprenait très lentement. Il lui fallait que je lui répète plusieurs fois les mêmes choses pour qu’elle s’en rappelle.

- Isaac ? Dit-elle entre deux explications de baie qu’elle pouvait utiliser pour soigner certaines blessures.

- Oui

- Hier, les pokémons ne savaient pas parler… mais tu les comprenais et tu leur répondais.

- Tu te trompes complètement, Stéphanie. Attention. Je lui dis en l’aidant à passer par-dessus un arbre tombé sur la route. Je te l’ai expliqué hier, les pokémons qui possèdent la voix de l’Aura peuvent permettre aux humains de comprendre les pokémons.

- À oui c’est vrai. Dit-elle honteuse d’avoir oublié.

- Ces pokémons parlaient de la même façon qu’à Célesta, seulement tu ne les comprends pas, mais avec le temps tu arriveras à comprendre certains gestes ou mots.

- Comme quoi ? Je me tournai vers elle et la pointai du doigt.

- Stéphanie ! puis je me pointai. Isaac ! Elle marqua une pause.

- Tu viens de dire mon nom et ton nom ? Je hochai la tête en répondant d’un oui. Là, tu viens de dire oui. Dit-elle amusée.

- Les premiers mots que tu comprendras seront des mots simples, ton nom, le nom de tes pokémons, oui, non, avoir sommeil, avoir faim. Je dis un peu amusé, en me rappelant les nombreuses fois que l'on criait après Benjamin pour avoir de quoi à manger.

- Mais tu as le pouvoir de la voix de l’aura ? Je lui répondis d’un cri affirmatif qu’elle prit quelques secondes à deviner la signification. Pourquoi tu ne l’utilises pas pour que les pokémons communiquent avec moi.

- Tu dois apprendre à comprendre les pokémons. Si je te permettais toujours de les entendre, tu n’arriverais pas réellement à comprendre les pokémons.
Ce que je lui disais était à moitié vrai. La vraie raison, c’était surtout que je ne voulais plus me connecter aux humains. Elle garda le silence un moment, puis je repris ses cours.

Les jours se succédèrent, elle apprenait lentement mais sûrement. Elle avait beaucoup de difficultés à différencier les baies et à se rappeler lesquelles elle pouvait manger et celles pour les pokémons. Tous les jours, j’invitais les pokémons curieux de notre présence à venir la voir. Elle aimait vraiment les pokémons, mais ne prit aucun d’entre eux avec elle dans son équipe.

Ça faisait déjà huit jours que nous traversions les forêts, elle n’avait toujours pas accepté l’un des pokémons qui venaient à elle. Je devais lui toucher deux mots à ce sujet, mais je fus distrait par une aura puissante. Elle s’approchait de nous, elle n’avait rien de dangereux, mais elle venait droit sur moi. Je fis signe à Stéphanie d’arrêter.

- Un pokémon s’approche. Je lui dis discrètement par télépathie. Elle était nerveuse puis terrifiée quand elle attendit le pokémon s’approcher. Un Lockpin mâle, il me regarda avec défi, il voulait se battre.

- Recule un peu, Stéphanie. Elle fit ce que je lui demandai un peu terrifiée de la situation.

Sans que je le demande, il se plaça en position de combat et ses poings s’illuminèrent. Amusé, je me plaçai à mon tour et j'attendis qu’il attaque. Il essaya de me frapper en plein visage, ce que j’évitai facilement avant de lui donné un petit coup dans les côtes pour l'énerver. Il chargea de nouveau sur moi, il enchaînait les coups rapidement, mais je les bloquais avec facilité puis il pivota pour me donner un coup de pied.

Il me donna un coup de pied par le côté, je me penchai au dernier moment et il frappa l’arbre juste derrière moi. Toujours sur le choc d’avoir frappé l’arbre, je le repoussai au sol. Je contournai un arbre pour me cacher pendant qu’il se relevait, je me faufilai discrètement derrière lui pendant qu'il était paniqué que j'aie disparu. Il se retourna pour me frapper en sentant ma présence derrière lui. Je bloquai son coup avec mon bras gauche et lui donnai un violent coup au torse avec ma main libre.

Il s’écrasa au sol, le souffle coupé, puis je m’approchai de lui en lui tendant ma main pour l’aider à se relever.

- Tu es super fort. Dit-il difficilement par mon coup. Tu n’as même pas utilisé de technique. Dit-il amusé.

- Tu sais bien te battre. Je lui dis pour l’encourager, on rit un moment puis il remarqua Stéphanie qui était inquiète et déconcertée par le combat.

- Je n’ai jamais vu de pokémon comme toi. Lui dit-il intrigué. Stéphanie recula d’un pas quand il s’avança vers elle. Je le tirai par le bras.

- Ce n’est pas un pokémon, c’est un humain.

- Un humain ?

- Oui et là, tu lui fais peur. Je dis amusé.

- Ha ! Non, je suis désolé. Dit-il en reculant pour me laisser passer vers Stéphanie qui ne comprenait rien.

- Ne t’inquiète pas, il ne te veut pas de mal. Je lui dis par télépathie et par ma voix en même temps.

- Pourquoi, il t’a attaqué ? Je me tournai vers le Lockpin qui ne savait pas quoi répondre.

- Il voulait m’affronter. Le pokémon poussa un cri affirmatif.

- Mais pourquoi ? Il ne t’a même pas demandé, il a tout simplement attaqué. Je pris une profonde inspiration pour réfléchir comment lui expliquer.

- La plupart des pokémons ont peur des pokémons plus forts. Quand ils sentent qu’un puissant pokémon rôde dans les parages, ils se cachent. Mais, d'autres sont attirés par eux.

- Pourquoi ?

- Pour combattre. Lança le pokémon derrière moi, qui oublia qu’elle ne le comprenait pas.

- Pour affronter des adversaires aussi forts qu’eux.

- Pourquoi chercher à se battre ? Je me tournai vers le Lockpin qui ne savait pas quoi répondre.

- C’est notre nature de combattre.

- C’est absurde, je ne comprends pas. Répondit l'humaine.

- Tu es un humain, c’est normal de ne pas le comprendre, je vais essayer de te l’expliquer. Pour nous combattre est un moyen de communiquer. Dans un combat, on ressent les émotions, la conviction et la détermination de notre adversaire. C’est un besoin pour nous de nous affronter, c’est comme jouer, c’est de survivre, c’est de montrer nos émotions que l'on n’arrive pas à exprimer par des mots.

- C’est compliqué.

- Tu comprendras avec le temps. Je lui fis signe d’avancer sur le chemin.

- Tu vis depuis longtemps ici ? je demandai au pokémon.

- Oui, depuis que je suis née.

- Il y a beaucoup de pokémons puissants ?

- Plusieurs, mais on vit tous de notre côté. J’ai entendu dire qu’un Lucario se promenait dans la forêt. Je n’ai jamais vu un membre de votre espèce, et entendu dire qu’un était dans cette forêt, m'a surpris.

- Nous préférons vivre dans les montagnes qu’au cœur de la forêt, mais ça ne nous empêche pas d’y vivre aussi. Mais pour moi et elle. Je dis en désignant Stéphanie. Nous venons d’un autre continent.

- Continent. Dit-il rêveur. Certains pokémon vol m’en ont déjà parlé, qu'il y avait d’autres terres au-delà de l’eau au sud.

- Tu es déjà allé sur les plages de sable ? Il fit oui.

- Je n’aimais pas trop tout ce sable, ils étaient coincés dans ma fourrure pendant des semaines. Je ris puis il me suivit.

- Pourquoi voyages-tu avec un humain ?

- Elle est la seule humaine en dehors de leur territoire où ils ont été exilés. Les pokémons pensent qu’elle est morte et les humains l’avaient condamnée à mort pour avoir aidé un pokémon blessé. Alors, on lui a proposé de commencer un voyage pokémon.

- Voyage pokémon ? Je le regardai, il était jeune et il ne savait pas ce que c’était.

- C’est un voyage autour du monde qu’un humain et de jeunes pokémons entreprennent pour découvrir le monde, mais aussi se découvrir soi-même. C’est une expérience incroyable autant pour les humains que les pokémons.

- Ça l’air intéressant.

- Si veux-tu tu peux lui demander de voyager avec elle. Il secoua la tête.

- Non, j’aime vivre ici. Il y a beaucoup de pokémons que je connais, je me vois mal de partir comme ça pour faire le tour du monde.

Je regardai Stéphanie derrière moi, elle ne semblait pas trop aimer être exclue de notre discussion. Je repris mes cours sur la nature et surtout sur les types de pokémon auxquels le Lockpin ajouta plusieurs commentaires. Après un moment, il partit de son côté, il ne pouvait pas nous suivre éternellement.

J’attendis au matin, pour discuter avec Stéphanie plus sérieusement de son voyage.

- Tu vas devoir choisir un jour ou l’autre un pokémon pour voyager avec toi. Je ne serai pas éternellement avec toi. Elle était assise devant moi contre un autre arbre puis tira ses jambes contre elle.

- Je n’aime pas l’idée de les arracher de l’endroit où ils vivent et de leur famille.

- Stéphanie, combien de fois je vais devoir te le dire, les pokémons ne sont pas comme les humains. Oui, certain aiment vivre avec leur famille, mais la majorité, dès qu’ils ont un an, ils partent loin de leurs parents et parfois ne les revoient jamais.

- Tu n’as qu’à leur expliquer. Je continua. Et leur demander s’ils veulent venir avec toi. Les plus jeunes seront plus faciles à convaincre, car ils n’ont pas encore de forte attache à cette forêt.

- Hmm..

- Si tu ne veux pas faire un voyage pokémon, on retourne directement à Célesta. Je lui dis sévèrement.

- Non, non c’est bon. Je vais essayer de trouver un pokémon qui veut venir avec moi.

- Bon, si on repartait ? Je lui dis avec plus d’enthousiasme, j’attendis qu’elle se lève et commence à marcher.

- Un pokémon feu est en désavantage contre quel type d’attaque ?

Elle avait toujours de la difficulté avec les types d’éléments, je sais que c’était quelque chose de compliqué avec tous ces types et sans parler des doubles types comme moi. Quand je sentais qu'elle en avait assez de parler du même sujet, je lui posais des questions sur certains pokémons surtout ceux que l'on avait croisés.
Comme tous les soirs, des pokémons venaient la voir, curieux de voir pour la première fois un humain. Mais, elle ne faisait pas d’effort pour inviter un pokémon à voyager avec elle. Je grognai à moi-même de mécontentement.

- Qu’est-ce qui te tracasse ? demanda une voix près de moi. Je me tournai vers elle, c’était une Posipi.

- Désolé, je ne voulais pas briser l’ambiance.

- Qu’est-ce que tu as ? me redemanda-t-elle doucement. Je lui désignai l’humaine de la tête.

- Elle doit trouver un pokémon pour continuer son voyage, mais elle n’a pas le courage de leur demander. Elle ne veut pas obliger un pokémon à quitter sa région.
- Personne n’a le droit d’imposer à un pokémon de quitter sa maison. Dit-elle mécontente.

- Non, je veux dire qu’elle pense cela, mais ce n’est pas du tout ça. Elle me regarda confuse. Ce voyage a pour but de se découvrir soi-même, pour le pokémon et le dresseur, tout en explorant le monde.

- Que veux-tu dire par ''se découvrir'' ?

- Connaître ses forces et ses faiblesses pour progresser, devenir plus fort. Découvrir ce que tu aimes ou ce que tu n’aimes pas. Évoluer.

- Je ne peux pas évoluer. Dit-elle amusée.

- Pas seulement physiquement, mais faire évoluer son esprit, apprendre de nouvelles choses, autant sur le monde que sur nous.

- Tu parles comme si tu l’avais déjà fait. Je gardai un moment de silence, la douleur à mon ventre revint.

- Oui, il y a très longtemps, je suis bien plus vieux que je laisse paraître. Au tout début, j’avais peur. J’étais terrifié, puis mon dresseur m’a encouragé. Je ris doucement. Du moins, essayer de m’encourager. J’ai appris à accepter ce que j’étais et à accepter mon pouvoir. J’ai vu des choses incroyables avec lui et notre groupe.

Je continuai de lui parler des choses que j’avais vues autour du monde, je lui parlai de Célesta puis vint le moment où tous les pokémons partirent se coucher, et Stéphanie aussi. La Posipi repartit en même temps que les autres, je me couchai contre un arbre et m'endormis.

Au matin, la Posipi revint nous voir avec quelques baies qu’elle partagea avec moi. Elle me parla un peu de la région, elle n’avait jamais quitté la forêt, même pas sorti des limites des arbres. Elle avait trop peur de s’aventurer plus loin. Elle marqua une pause puis me regarda d’un air troublé.

- Tu crois qu’elle aimerait que je voyage avec elle ? Je souris.

- Je ne vois pas pourquoi elle refuserait, tu n’as qu'à lui demander.

- Mais elle ne nous comprend pas, tu ne veux pas lui demander ? Je fis non de la tête.


- Si tu veux voyager avec elle, tu dois lui faire comprendre ce que tu veux. Je lui fis signe d’aller voir Stéphanie. La petite Posipi s’approcha de l’humaine, gênée de ne pas savoir comment lui faire comprendre qu’elle voulait voyager avec elle.

- Fais-lui des signes pour qu’elle comprenne. Je lui conseillai. Le plus simple possible.

La Posipi réfléchit un moment puis se pointa et pointa Stépanie. Stéphanie ne semblait pas comprendre et me regarda. Je ne bougeai pas d’un pouce pour lui signifier que je n’interviendrais pas. Stéphanie secoua la tête, la Posipi réfléchit encore et me pointa puis pointa l’humaine et se pointa ensuite.

- Quand tu ne comprends pas ce dont le pokémon te parle, pose-lui des questions pour trouver le sujet dont il cherche à te parler. Je dis par télépathie.

- Tu veux parler de moi ? La Posipi secoua la tête. D'Isaac ? Elle secoua la tête un peu plus énervée, puis réfléchit et montra son sac de voyage. Mon sac ? Elle hocha la tête.

Elle se pointa avant de pointer Stéphanie et finit par le sac. Voyant qu’elle ne se comprenait vraiment pas, j’intervins.

- À quoi sert ton sac ? Je lui demandai, elle me regarda puis regarda son sac.

- À transporter mes affaires.

- Et pourquoi ?

- Pour le voyage. La Posipi poussa un grand cri de joie puis recommença ses gestes.

- Toi, moi et le voyage ? Tu veux voyager avec moi ? cria-t-elle surprise. La Posipi poussa de grands cris, contente qu’elle ait enfin compris. Tu es certaine de vouloir ? La Posipi poussa un cri en hochant la tête.

- D’accord, heee..

- Utilise l’une des pokéballs. Je lui dis, amusé.

- Ah oui c’est vrai. Elle fouilla dans son sac pour ses pokéballs.

- C’est quoi une pokéball?

- Un objet que les humains ont inventé pour faciliter le transport et le voyage des pokémons.

- Ça fait quoi ?

- Tu es à l’intérieur de cette petite chose. Je lui dis en pointant la pokéball que Stéphanie avait retrouvée.

- Je ne vais pas rentrer à l'intérieur de ça, je suis bien plus grande. Dit-elle paniquée.

- C’est compliqué à expliquer, mais tous les pokémons peuvent rentrer à l’intérieur. C’est confortable, quand tu veux te reposer tu peux rentrer à l’intérieur.

- Tu es sûr ? dit-elle méfiante.

- Crois-moi, j’ai déjà été à l’intérieur d’une d’elles. Si tu te concentres un peu, tu peux entendre ce qui se passe à l’extérieur et même voir.

- Tous va bien ? demanda Stéphanie. Je lui dis que oui, puis elle approcha la pokéball de Posipi, qui hésitait à la toucher.

- Aller n'aie pas peur, si tu veux voyager autour du monde, il te faut du courage. Elle me regarda puis toucha la pokéball, elle disparut à l’intérieur.

- Rappelle-la. Je lui demandai doucement.

- Comment je fais ?

- Tend la pokéball devant toi puis dis son nom ou force l’ouverture avec tes doigts.

- Hee.. Posipi. Dit-elle maladroitement, la pokéball s’ouvrit et le pokémon électrique réapparut devant moi.

- Wow, c’était étrange. Dit-elle déroutée par l’expérience. C’était… c’était comme …

Elle ne savait pas comment exprimer son expérience, ce qui était normal, surtout la première fois. Stéphanie se mit à biper.

- C’est quoi ça ? Demanda-t-elle.

- C’est ton pokédex, sors-le vite. Je m’approchai d’elle et lui montrai du doigt ce qu’il affichait. Ceci est la fiche biométrique de Posipi.

- Bioquoi ? demanda Posipi.

- Cet appareil montre tes signes vitaux. Si tu es blessé, malade et même les types d’attaques que tu connais.

- Je ne sais pas vraiment me battre.

- Pas très grave, je peux t’apprendre quelques tours et tu pourras t’entraîner avec moi. L'idée lui plus puis je fis signe à Stéphanie qu’il fallait repartir.

- Vous avez prévu de voyager où? demanda le pokémon électrique avec une surdose d’énergie. Je lui pointai le nord.

- On voyage vers le nord, c’est la première fois que Stéphanie voyage, alors j’ai décidé de commencer par un voyage facile.

- Facile ? dit-elle en zigzaguant entre les racines au sol. Ce n’est certainement pas le meilleur endroit pour marcher.

- Ça va habituer Stéphanie à marcher, mais c’est surtout qu’ici il y a beaucoup de nourriture et les pokémons ne sont pas très agressifs entre eux.

- Je ne comprends pas, pourquoi des pokémons seraient agressifs.

- Ma chère, dans le reste du monde, il n'y a pas que des forêts débordant de baies et de fruits. Il y a des régions où la végétation se fait rare ou qu’il y a peu d'eau. Les pokémons qui ont faim et soif peuvent devenir agressifs. Elle me suivait pensive.

- À l’extérieur de cette forêt, il y a des lieux qui valent la peine d'être vus, mais aussi des lieux où il y a peu ou presque aucun pokémon qui y vivent, car il n’a pas de nourriture. Rien n’est parfait. Elle ralentit le pas pour s’approcher de Stéphanie.

- Quelque chose ne va pas, Posipi. Elle sauta sur un arbre couché au sol, puis sauta sur le sac à dos de Stépanie, qui poussa un petit cri de surprise. Qu’est-ce que tu fais ? Elle se coucha sur l’épaule gauche de Stéphanie pour lui parler à sa hauteur.

- Si Isaac dit vrai, ça va être dangereux d’explorer le reste du monde, tu veux vraiment risquer ta vie pour ça ? J’écoutai avec attention sa réponse. Elle prit un moment tout en marchant droit devant elle avant de répondre au pokémon électrique.

- D’où je viens, les anciens nous disaient que les pokémons étaient tous dangereux et sans pitié. Des bêtes sans conscience sauf pour nous tuer. Mais, certains disaient le contraire, que les pokémons et les humains ne pouvaient pas vivre séparés. Quand je me suis retrouvé à Célesta, chez Isaac. Dit-elle en me pointant.

- Ils m’ont montré des choses que les humains et pokémon avaient bâties et accomplies ensemble. Je veux comprendre pourquoi tout a basculé, je veux connaître ce monde, je veux en apprendre plus sur vous. Dit-elle en caressant le cou de Posipi qui aima immédiatement cette sensation.

Elle ne répondit pas exactement à sa question, mais sa réponse satisfit le pokémon électrique. Elle redescendit de l’épaule de Stéphanie pour marcher avec moi. Quand on s’arrêta pour le dîner, Posipi semblait fatigué.

- Ça va ? Je lui demandai quand elle se laissa tomber au sol.

- Vous marchez toute la journée comme ça ? dit-elle à bout de souffle. Je me dis qu’en terrain dégagé elle n’aurait pas de mal à suivre, mais ici elle passe son temps à sautiller partout à cause des racines d’arbres.

- Oui, mais tu peux aller te reposer dans ta pokéball, elle sert à ça. Elle tourna la tête vers moi puis hésita. Elles sont très confortables, la majorité des pokémons aimaient s’y reposer.

- Comment je lui demande?

- Venez manger. Lança Stéphanie en terminant d’installer une couverture au sol pour nous. Elle nous donna à chacun un bol rempli de baies. Je fis un peu amusé de voir qu’elle avait encore oublié que je n’avais pas besoin de manger autant.

- Merci.

- Merci, m’imita le pokémon électrique et commença à manger avec énergie.

- Pour lui demandé. Je commençai pour reprendre notre conversation. La meilleure façon est simplement de lui désigner ta pokéball. Elle hocha la tête.

- Mais elle est où ? Je réalisai que je ne voyais pas sa pokéball sur la ceinture de Stéphanie.

- Normalement elles sont sur leur ceinture.

- Une ceinture ?

- Hee. Oui pardon. C’est la bande de cuir qu’elle porte autour de la taille. Je lui dis en montrant ma taille. Elle regarda Stéphanie qui nous observait.

- Il n’a rien sur sa ceinture.

- Oui j’ai remarqué, comme je disais, normalement elles sont à sa ceinture. Certains humains en portaient à l’intérieur ou à l’extérieur de leur blouson. D’autres portaient la pokéball de leur pokémon comme pendentif. Je lui fis signe d’un collier autour du cou pour qu’elle comprenne. Quand on termina de manger, je voulais montrer à Posipi comment on s’entraînait.

Je fis signe à Stéphanie et à Posipi de me suivre un peu à l’écart sur un petit terrain un peu plus dégagé entre deux grands arbres fruitiers.

- On va s’entraîner un peu. Je leur dis. Elles se regardèrent surprises. Le rôle d’un pokémon d’un dresseur est de le soutenir dans son aventure, mais surtout de le protéger. Même à mon époque, il y avait parfois des pokémons ou des humains dangereux. Posipi regarda Stéphanie.

- Je crois que c’est une bonne idée, répondit celle-ci. Lucas m’a dit que les pokémons aimaient s’entraîner et se combattre. En plus, tu deviendras plus forte. Posipi fut surprise de ces encouragements, elles se connaissent à peine depuis quelques heures et elle l’encourageait.

- Montre-moi tes attaques que tu connais. Posipi me regarda hésitante, elle devait pas souvent se battre avec d’autres pokémons. Ne t’inquiète pas, tu ne me feras pas de mal. Je lui fis signe de m’attaquer quand je me plaçai en position de combat.

Elle hocha la tête et se plaça devant moi, de nombreux petits éclairs parcoururent son corps. Je souris, Kévin faisait la même chose quand il se motivait pour un combat. Elle me lança des éclairs, que j’évitai facilement, ils étaient si faibles et si lents. Elle retenait ces coups ou ces attaques étaient vraiment faibles ?

- Tu peux faire mieux que ça. Elle émit un son mécontent puis m’attaqua de nouveau. Son attaque était un peu plus rapide, mais pas très puissante. Allez!
Je lui dis en faisant semblant d’être mécontent, elle grogna contre moi. Son énergie changea, l’électricité qui l’entourait devint intense, puis elle poussa un grand cri en dégageant toute l'énergie autour d’elle. Onde de choc ! J’invoquai une énorme forme d’eau devant moi pour bloquer l’attaque. D’un geste, je poussai la sphère d’eau sur le côté pour regarder Posipi.

- Impressionnant. Je dis surpris par son attaque. Elle m’observa avec émerveillement devant mon attaque. Le pokédex de Stéphanie se mit à réagir aux nouvelles attaques de Posipi.

- Éclair et Onde de choc?

- Ce sont deux attaques électriques. Je lui dis doucement en faisant tourner ma sphère d’eau autour de moi, voyant Posipi émerveillée par elle.

- Tu connais d’autres compétences ? demanda Stéphanie. Posipi secoua la tête, c’était bien ce que je pensais. Elle n’avait pas beaucoup de compétence dans le combat pokémon.

- Si on reprenait la route ? Tous deux hochèrent la tête. Mais avant, où as-tu mis la pokéball de Posipi ? Stéphanie fut surprise puis réfléchit.

- Elle est dans mon sac. Je soupirai.

- Un dresseur garde les pokéballs de ses pokémons à portée de main. Je lui réprimandai.

- Oui, mais je n’aime pas avoir quelque chose dans mes poches. Elle montra le pokédex qu’elle rangea dans un petit étui sur le côté de sa hanche. Je m’approchai d’elle et tirai doucement sur sa ceinture.

- Cette ceinture est faite pour des dresseurs, elle a des supports pour placer tes pokéballs. Elle toucha les petits cercles sur la ceinture, trois de chaque côté.

- Je ne savais pas. Dit-elle doucement, je lui désignai son sac à dos pour qu’elle aille chercher la pokéball. Elle essaya de l’attacher, mais n’y arriva pas. Je lui montrai comment Benjamin faisait. Elle me remercia quand elle comprit comment faire.

Je jetai un coup d’œil à Posipi, elle s’approcha de Stéphanie.

- Tu veux quelque chose ? Demanda-t-elle doucement. Elle pointa la pokéball à sa ceinture puis se pointa. Ta pokéball ? Elle poussa un cri en hochant la tête puis se pointa et pointa la pokéball.

- Tu veux aller dans ta pokéball ? Elle hocha la tête. Très bien. Elle détacha la pokéball de sa ceinture puis rappela Posipi. Stéphanie semblait inquiète.

- Qu’est-ce qu’il a ?

- Excuse-moi. Tu n’arrêtes pas de me dire que tout va bien, mais je ne peux m’empêcher de m'inquiéter. Si elle n’aimait pas être dans sa pokéball ou voyager avec nous. Je lui souris. Elle était toujours attentionnée aux pokémons, s’inquiétant toujours trop pour les autres.

- Pour la pokéball, si elle n’aime pas, elle va te le faire savoir, crois-moi. Pour le voyage, tu aimes ce que tu as vu depuis le début?

- Oui, elle ressemble beaucoup aux forêts sur le territoire des humains, mais c’est incroyable.

- Dis-toi que c’est simplement pour commencer, il a des lieux beaucoup plus impressionnants que cette forêt. Des pokémons incroyablement forts et magnifiques à rencontrer. Elle hocha la tête, ce n’était pas la première fois que je lui disais ces choses.

On reprit notre marche. Dans la soirée, j’entraînai notre nouvelle partenaire, la repoussant avec mes attaques Vibraqua jusqu’à ce qu’elle demande forfait, épuisée. Je montrai à Stéphanie comment s’occuper et vérifier l’état des pokémons avec Posipi comme modèle. Elle n’aimait pas trop se faire manipuler de la sorte, mais laissa Stéphanie l’examiner sans dire un mot.

Le reste du voyage vers le nord fut presque pareil, des entraînements avec Posipi que Stéphanie essayait de diriger comme les dresseurs le faisaient, mais manquait de conviction quand elle donnait des ordres. Je combattis deux autres pokémons qui cherchaient à tester ma force, mais furent rapidement surpris par ma puissance. Un Arbok et une Cerfrousse, ce fut amusant. La Cerfrousse utilisa doux parfum pour me désorienter. J’avais de la difficulté à me concentrer sur mes attaques et à éviter ses coups de bois et de sabot, mais je réussis à la battre pareil. Stéphanie soigna les coupures que je lui avais faites avec Lame-feuille.

L’Arbok fit un peu paniquer Stéphanie, il s’était présenté au milieu de la nuit en rôdant autour de notre campement. Il était vraiment puissant et habile. J'ai dû utiliser mon aura noire pour le repousser quand il a réussi à s’enrouler autour de moi. Il resta une partie de la matinée avec nous pour discuter, il parlait sèchement, mais semblait gentil. Stéphanie eut peur de lui pendant un moment, mais quand elle lui donna de la nourriture au déjeuner, il lui proposa de la transporter un moment sur son dos pour la remercier.

Elle fut terrifiée au début, mais s’amusa rapidement. Même Posipi eut la chance de le chevaucher. Je leur proposai de rester avec nous, mais, tout comme le Lockpin, ils étaient trop attachés à cette forêt pour partir.

Nous arrivâmes enfin à l'océan, au nord du continent. Ça faisait du bien de sentir de nouveau le vent traverser ma fourrure. C’était plaisant de marcher à l’ombre et entre les arbres, mais rien ne valait la sensation du vent traversant son corps. Posipi était époustouflée devant l'énorme étendue d'eau qui se trouvait devant elle. D’un coup, un pokémon eau sauta pour replonger dans l’eau.

- Ha! Tu as vu ! S’écria le pokémon électrique. C’était un pokémon ?

- C’était un pokémon eau, je n’ai pas eu le temps de voir de quelle espèce. L’océan est rempli de pokémon comme la forêt qu’on vient de traverser. Elle regarda l’étendue d’eau un moment et se tourna vers Stéphanie.

- Et maintenant ? demanda l’humaine.

- C’est toi la dresseuse, c’est toi qui choisis. Mais, si tu veux mon avis, on devrait retourner à Célesta faire le plein de provisions et d’eau. En même temps, on pourrait présenter Posipi à tout le monde.

- Bonne idée, mais après ? Je ne sais pas trop où aller. Je me tournai vers la forêt derrière moi.

- On vient de traverser une longue forêt, je connais de grandes plaines sur un autre continent qui sont très fertiles. On pourrait les traverser et rencontrer de nombreux pokémons.

- Marcher en plein soleil. Répliqua Stéphanie pas très enthousiaste à l’idée.

- Nous ne serons pas toujours protégés par des arbres comme ici. Je lui dis en montrant la forêt derrière nous. Si tu as peur d’attraper une insolation, demande à Ester de te trouver un chapeau.

- Bon d’accord. Dit-elle finalement un peu déçue. Rentrons à Célesta. Dit-elle cette fois avec plus de motivation. J’appelai le Gardevoir avec mon bracelet puis il apparut quelques instants plus tard.

- Ravie de vous revoir. Lança-t-il content. On commençait à s’inquiéter de ne pas avoir de nouvelle de vous.

- Si j’avais eu le moindre problème, j'aurais appelé. Je lui répliquai un peu agacé qu’ils ne me faisaient pas aussi confiance.

- Oui bien sûr, vous voulez aller quelque part ?

- On retourne à Célesta rapidement, puis on repart.

- Très bien.

- Tu devrais retourner dans ta pokéball, ça serait plus pratique pour la téléportation. Dit-il au petit pokémon électrique.

Elle retourna dans sa pokéball et le Gardevoir prit nos mains avant de nous téléporter à l’entrée de Célesta. Stéphanie fit ressortir Posipi de sa pokéball.

- Bienvenu chez nous. Déclara Stéphanie en s’avançant sur le chemin de pierre. Je fus amusé de la voir appeler Célesta ‘Chez elle’. Le petit pokémon électrique s’avança de l’autre côté des deux énormes portes dans la cour intérieure. Elle tourna sur elle-même, émerveillée par ce qu’elle voyait.

Immédiatement, les pokémons qui se trouvaient dans la cour s’arrêtèrent de travailler et de jouer pour venir voir Stéphanie en poussant de grands cris de joie. Elle les salua du mieux qu’elle pouvait et caressa plusieurs têtes en s’avançant vers la grande fontaine. Posipi avançait doucement en regardant les pokémons qui tournaient autour de sa dresseuse incapable de prononcer un son.

Quand on arriva à la hauteur de la fontaine, elle l’observa avec admiration. Je la pris dans mes bras pour la déposer sur le rebord de la fontaine. Elle observa l’eau jaillir du sommet pour retomber dans le grand bassin. Elle tendit la main pour toucher l’eau qui retombait, mais n’était pas assez grande, alors elle se pencha pour toucher la surface de l’eau. Un pokémon eau passa juste devant elle sous l’eau, ce qui la fit sursauter puis rire doucement.

- Stéphanie ! Cria Jasper en apparaissant de l’autre côté de la fontaine. Je suis content que tu sois revenu. Dit-il d’une voix enjouée.

- Je suis contente aussi de revenir. Répondit-elle amusée par tous les pokémons qui se bousculaient pour qu’elle les caresse.

- Tu as aimé ton voyage ?

- Oui ! C’était incroyable ! On a vu beaucoup de pokémons. Puis elle se tourna vers Posipi, qui s’était rapproché en marchant sur le rebord de la fontaine. Je te présente Posipi, elle va faire le voyage avec moi. Jasper s’approcha du pokémon électrique.

- Enchanté. Dit-il doucement en souriant?

- Bonjours. Répondit Posipi à peine capable de parler tellement qu’elle était impressionnée. Je n’ai jamais vu un pokémon comme vous. Jasper rit.

- Je suis un Mew. Malheureusement nous sommes plus très nombreux sur Terre. Je suis content que tu aies choisi de suivre Stéphanie. Elle tourna la tête vers moi.

- Isaac m’a parlé d'endroits qu’il avait vus, je me suis dit que j’aimerais voir moi aussi. Jasper n’eut pas le temps de répondre que mon père et d’autres pokémons déambulèrent de l’entrée pour venir voir Stéphanie.

Nous fîmes les présentations puis je pris congé pour retourner dans ma chambre, laissant Stéphanie aux mains de mon père. Je m’installai sur ma chaise devant ma cheminée j’essayais de me rappeler quel chemin Benjamin avait pris à la rencontre de Solièe. Je me rappelais les champs à perte de vu de chaque côté, la forêt où nous avions rencontré Solène. Le violent orage, j’avais eu si peur ce jour-là.

J’ouvris les yeux pour regarder l’heure sur ma montre, il était déjà le matin. Je me levai doucement de ma chaise pour m’approcher du mur. Je touchai le manche de l’épée noire pour sentir le pokémon gravé. Je touchai ma blessure au ventre avant de sortir.

Stéphanie passa beaucoup de temps avec ma mère, je me demandais ce qu’elle pouvait bien lui enseigner. Posipi explora Célesta avec un complet émerveillement, ce qui m’amusa le plus, c’était quand Félix la rencontra pour la première fois. C’était au premier matin qu’elle vint manger avec nous dans la cafétéria commune.
Elle observa les pokémons se servir à manger, elle ne comprenait pas vraiment ce qu’elle devait faire quand Félix s’approcha d'elle, excité de la rencontrer.

- Salut. Dit-il d’une voix enjouée qu’il faisait quand il rencontrait une femelle qui l’intéressait. Il était un peu comme Kévin de ce côté, mais il était beaucoup plus sélectif. Il aimait uniquement les pokémons électriques ou des pokémons qui utilisaient des attaques électriques. Cependant, il avait un très grand faible pour les pokémons comme lui; Négapi et Posipi.

- Bonjours. Lui répondit-elle doucement. Il se tourna pour lui présenter sa queue en forme de moins. Posipi se retourna immédiatement et lui présenta sa queue pour le saluer à la façon des pokémons électriques ; en échangea leur électricité.

Posipi fut surprise par l’énergie qui la traversa. Félix n’était pas très puissant pour un utilisateur de la voix de l’Aura, mais ses techniques de protection étaient impressionnantes, et surtout son électricité avait un voltage bien plus puissant que les autres pokémons. Chaque fois que je me faisais frapper par sa foudre, tous mes muscles se crispaient, mais en dehors de ce phénomène, elles n’étaient pas plus dommageables que les autres pokémons électriques.

Félix se retourna satisfait de leur salutation, puis la tira par le bras pour lui montrer comment faire pour récupérer de la nourriture. Il l’entraîna à une table où se trouvait son père et d’autres pokémons. Je m’installai près d’eux en silence. Il lui parlait avec énergie de ses aventures et de ses histoires des Gardiens de l’aura. Qui lui plus beaucoup. Il l’invita avec insistance à s’entraîner avec lui, et je me dis qu’elle pourrait apprendre beaucoup plus avec un pokémon de son espèce qu’avec moi.