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Écriture : Adapter dans une fanfic la biologie Pokémon (2/2)



Cet article vient donc en suite à celui du mois dernier. Jusqu’ici, il a plus ou moins été question de Pokémon dans le cadre des combats, étant donné que leurs particularités tiennent principalement à leurs capacités surnaturelles qui posent un souci de réalisme. Mais on peut également aborder des aspects plus rationnels de ces créatures avec tout ce qui touche à leur mode de vie sauvage, leur organisation selon les espèces, etc. Les éléments problématiques sont plus rares dans ce domaine-là, puisque les animaux du monde réel présentent également ce genre de caractéristiques. Il s’agira donc avant tout de rester relativement en accord avec le canon, et même éventuellement d’enrichir son histoire avec des éléments pertinents sur certaines espèces de Pokémon.

On peut déjà s’intéresser à l’environnement de vie des Pokémon sauvages. Les jeux établissent les localisations de chaque espèce de Pokémon dans une région, il paraîtrait donc logique, dans une fanfic, conserver une certaine cohérence avec ces données. Lorsque votre personnage traverse une route, par exemple, ne pas faire intervenir de Pokémon sauvage qui n’est pas supposé s’y trouver (les guides de lieux de Pokébip sont très complets quant aux créatures présentes à chaque endroit d’une région), à moins de justifier sa présence ici.

Cela dit, les répartitions de Pokémon ont un aspect purement gameplay : elles visent à ne pas se retrouver avec des routes bondées de multiples espèces, et à pouvoir progresser dans le jeu avec la motivation de découvrir de nouvelles créatures. Mais serait-il pertinent de considérer au sens strict qu’un Pokémon ne peut se trouver que sur sa route assignée, comme si celle-ci était entourée de barrières invisibles ? Les localisations officielles sont certes cohérentes (des habitats naturels convenant aux Pokémon), mais un peu trop fermées. Ainsi, tant que cela reste logique, il vous est quand même possible de faire apparaître des Pokémon ailleurs que dans les lieux où ils sont supposés se trouver.

Évidemment, il serait assez bizarre de faire intervenir une créature vivant exclusivement dans la lave en fusion sur le flanc d’une montagne enneigée, d’où l’importance de rester cohérent. Mais prenons l’exemple des oiseaux régionaux : Roucool est un oiseau commun qui pourrait s’apparenter au pigeon, on devrait donc pouvoir le trouver à peu près partout à Kanto, notamment dans les villes, ce que n’indique pas forcément le Pokédex. Qu’à cela ne tienne, normalement, aucun lecteur ne sera choqué de voir apparaître des Roucool à Céladopole quand bien même le Pokédex affirme qu’on ne peut pas en rencontrer là-bas. Du reste, il est toujours possible de justifier la présence inhabituelle d’un Pokémon ou d’un groupe de Pokémon ici où là en invoquant la migration de leur habitat naturel premier. De même, il n’est pas incohérent de rencontrer des espèces entièrement évoluées dans une zone où seules leurs formes de base sont trouvables dans un jeu. Ainsi, puisque des Blindalys et des Armulys sont trouvables dans le Bois Clémenti, il paraîtrait logique d’y observer des Papinox et Charmillon, malgré leur absence dans les jeux.

Un peu dans la même idée, la composition de l’équipe de Pokémon d’un dresseur sera influencée par l’endroit d’où il vient (notamment les alentours de la ville où il habite, ou l’ensemble de sa région s’il a effectué un voyage initiatique) ; mais il n’est pas obligé pour autant de se tenir strictement à cette considération. En effet, il est possible d’effectuer des échanges dans l’univers de Pokémon, tout comme on peut imaginer qu’un Pokémon venant d’une autre région peut être offert en cadeau à un dresseur par ses proches, par exemple. Bien sûr, un jeune dresseur qui aura fait son voyage initiatique à Sinnoh sans jamais mettre les pieds ailleurs aura une équipe principalement composée de Pokémon locaux, mais rien ne l’empêche de posséder néanmoins une ou deux créatures que l’on n’y croise pas.

Un dernier point quant aux répartitions des Pokémon à l’état sauvage : les différences de niveau. Dans les jeux, on rencontre au fil de l’aventure des Pokémon sauvages de plus en plus forts, ce qui paraît normal du point de vue du jeu vidéo : il faut que le parcours s’adapte à la progression, Pokémon perdrait tout son intérêt si toutes les créatures sauvages étaient au niveau 10 que ce soit sur la route 1 ou la route Victoire. Mais comment expliquer cela d’un point de vue réaliste ?

Là encore, deux solutions se dégagent. La première serait de ne pas tenir compte des contraintes du gameplay et considérer qu’en effet, tous les Pokémon sauvages ont à peu près la même puissance, ou alors que partout se côtoient Pokémon faibles et forts sans distinctions géographiques. De toute façon, dans une fanfic, parler de “niveau” précis d’une créature serait malvenu, puisque c’est une information donnée aux joueurs, pas aux personnages de l’univers même.

La seconde solution serait de conserver l’idée d’ascension de niveau des jeux, mais de justifier le phénomène de façon crédible. Par exemple, en considérant que tous les dresseurs suivent à peu près la même route initiatique que le joueur, il semble logique qu’ils soient plus forts à la fin de leur parcours, et donc que les Pokémon sauvages qu’ils affrontent ont pu s’adapter et apprendre à mieux se défendre, devenant plus forts sur les routes de fin de jeux que sur la route 1. On peut aussi partir du principe que dans un environnement hostile (comme la route Victoire, que le jeu décrit souvent ainsi), les Pokémon deviennent naturellement plus puissants. Dans ce cas, il faudra aussi prendre en compte que si un Pokémon venant d’une route 27 part en voyage sur la route 3, il n’aura aucun mal à s’imposer comme le plus fort, et inversement. Indirectement, cela peut établir des rapports de force entre certaines espèces, si elles viennent à se rencontrer.

On peut ensuite envisager d’évoquer l’organisation des Pokémon d’une espèce entre eux : vivent-ils en groupes ou isolés, sont-ils amicaux ou hargneux les uns envers les autres, ont-ils établi des rituels, comment élèvent-ils leurs petits, etc… Cela pourra notamment vous servir pour une fanfic Donjon Mystère, ou pour une histoire centrée sur des Pokémon plutôt que des humains, plus généralement, mais pas forcément. Par exemple, que se passerait-il si un Dresseur capturait l'Apireine d'une ruche ? Est-ce que cela condamnerait les Apitrini ? Ces derniers suivraient-ils leur reine ? Ou cela permettrait-il à une nouvelle Apitrini d'évoluer pour prendre la tête de la ruche, comme on peut l'observer chez les abeilles ? De même si quelqu'un venait à capturer un Froussardine : d'où vient le banc appelé par son Talent ? Peut-il être "invoqué" partout ? Les spécificités du mode de vie d’un Pokémon peut avoir des répercussions même dans une histoire racontée par un humain.

Bref, c’est souvent ici que les entrées du Pokédex pourront vous apporter des idées, pensez à le consulter ! Pour coller davantage à une approche réaliste, il peut aussi être très intéressant de se renseigner sur des espèces animales proches de l’espèce de Pokémon que vous étudiez, afin d’en déduire certains comportements. Réfléchir et développer le mode de vie d’une ou plusieurs sortes de Pokémon peut considérablement enrichir votre récit, voire servir de cadre pour votre scénario.

Les Pokémon sauvages n’interagissent pas seulement avec les membres de leur propre espèce, ils sont sans doute continuellement confrontés à des créatures différentes vivant dans les mêmes espaces. Là encore, il y a moyen de développer les mécaniques de la vie sauvage : par exemple en exploitant les rapports inter-espèces donnés par le canon. Les plus connus sont sans doute la rivalité de Mangriff et Séviper, ou l’entraide de Démanta et Remoraid, mais bien d’autres se cachent dans les mécaniques de jeu. Par exemple avec les systèmes de Hordes ou d’Appels SOS : le fait que Corayon puisse parfois appeler un Vorastérie alors que c'est son prédateur, qu'un Luminéon réponde à l'appel d'un Tentacruel (parce qu'il a pris les globes lumineux pour le cœur d'un Stari, sa proie), qu'un Ténéfix apparaisse quand un Strassie appelle à l'aide, ou qu'un Simularbre se glisse dans une horde de Desséliande… Il y a de nombreuses données de ce genre à exploiter, pour peu de bien se renseigner sur une espèce de Pokémon. Bien sûr, il est aussi possible d’inventer de nouveau rapports entre espèces, qui devraient rester cohérents avec la répartition de Pokémon sauvages par lieux ainsi qu’avec les comportements des membres d’une espèce elle-même.

À cela s’ajoute une autre problématique, qui est souvent oubliée dans l’écriture d’une fanfic : comment les Pokémon communiquent-ils entre eux ? En effet, dans notre monde, les animaux usent en grande majorité du langage corporel, visuel, olfactif, des phéromones et autres signaux pour envoyer des messages aux leurs ou aux autres espèces cohabitant avec eux. Si certains agissements sont directement influencés par la présence humaine (ainsi, le miaulement du chat est presque exclusivement réservé à la communication avec les humains, et non avec ses congénères), ou que d’autres comportements peuvent être facilement interprétés (la position des oreilles, le fait de montrer les crocs, de gonfler son poil ou son plumage pour sembler plus imposant, etc), cela ne signifie pas pour autant que les Pokémon ont un langage universel. Si l’on peut considérer qu’un Miaouss et un Flamiaou n’auront pas énormément de mal à “converser”, cela semble plus difficile à accepter pour un Cheniti et un Anchwatt. Néanmoins, l’animé a tendance à nous montrer des Pokémon de tous horizons communiquant aisément par le simple biais de leur cri... À vous donc de décider si vous souhaitez adopter une approche plus proche de notre monde, ou partir du principe qu’après tout, il s’agit déjà d’êtres surnaturels.

Petit point à part : si vous concentrez votre histoire sur le mode de vie des Pokémon, en excluant les humains, vous pouvez vous demander s’ils utilisent les mêmes mots que les joueurs pour désigner certaines choses. Un exemple tout simple, parlent-ils de “types” ? Donnent-ils les mêmes noms aux Baies ou les désignent-ils plutôt par leur forme, leur couleur ou leurs effets ? Pour prendre un exemple extrême, il paraîtrait incongru qu’un Pokémon sauvage sache comment nommer ses propres attaques : alors vaut-il peut-être mieux les décrire par leurs effets lorsque vous narrez un duel entre deux créatures sauvages.

Une autre idée assez anecdotique, dans le cas d’une fanfic narrée du point de vue d’un Pokémon, il peut être intéressant d’imaginer quels sont les rapports entre les créatures sauvages ou dressées. Se méprisent-elles mutuellement ou s’ignorent-elles ? Quelles différences de mode de vie ou de pensée présentent-elles ? Cela peut aussi se manifester dans leur façon de combattre : peut-être qu’un Pokémon sauvage agira plus à l’instinct ou de façon bestiale, là où un Pokémon capturé aura des réactions plus tactiques, car influencé par son dresseur ou ses interactions avec des créatures qu’il n’aurait jamais côtoyé ou affronté à l’état naturel.

À propos des comportements, les Talents suggèrent parfois des informations complémentaires que le Pokédex ne donne pas, ou pas de façon explicite. Par exemple, la plupart des Pokémon possédant le Talent Peau Sèche (à part Galvaran et Iguolta) ne vivent pas sous un climat chaud, mais plutôt sous un climat humide, et la plupart de ceux avec Rivalité sont en perpétuelle compétition avec les individus du même sexe, ou par extension sont d’une nature possessive. Mettre en relation les deux-trois Talents possédés par un même Pokémon permet aussi de se faire une idée de ses spécificités, comme avec Escroco dont les Talents Impudence et Intimidation laissent présumer un caractère particulièrement agressif.

Voilà qui nous permet de poursuivre la réflexion entamée dans l’article sur la culture avec cette question moins épineuse qu’il n’y paraît : que mangent les Pokémon sauvages ? De l’herbe, des baies… ou d’autres Pokémon. Le canon reste assez discret à ce sujet, mais le Pokédex fait clairement état de chaînes alimentaires dans la nature (Vaututrice est la prédatrice principale des Osselait, Vorastérie et Prédastérie jouent le même rôle pour Corayon, Croquine se fait également constamment agresser par des prédateurs…), sans compter les Pokémon possédant une apparence agressive.

Néanmoins, mettre en avant des rapports proie-chasseur est un parti-pris (intéressant par exemple dans une fanfic qui décrirait l’âpreté de la vie sauvage d’une espèce de Pokémon), tout comme faire se nourrir de baies toutes les espèces existantes ou ne pas mentionner la façon dont elles se restaurent (pour arriver à quelque chose de plus soft, comme dans le canon). Une fois la décision prise, il faudra y rester assez fidèle. Toutes les solutions sont intéressantes à exploiter et peuvent donner des ambiances très différentes à une fanfic.

Dans le cadre d’une fic Donjon Mystère, ces questions des rapports intra et inter-espèces seront primordiales pour la cohérence de votre univers et de votre récit. Ainsi, si vous décidez que, là aussi, des relations proies/prédateurs existent, alors il est difficile de ne pas imaginer que certaines espèces se montreront plus dominantes et influentes que les autres. Cela pourrait même donner lieu à des conflits pour vos personnages, qu’ils soient du côté des prédateurs ou des proies. Si d’aventure vous décidiez de partir dans cette direction, alors le visionnage et/ou lecture d’oeuvres comme Zootopia ou Beastars pourra vous donner des pistes sur la façon dont une telle société entièrement animale adresse ces problématiques.

Au-delà de cet aspect alimentaire et hiérarchique, se posera aussi la question des Pokémon dits sauvages dans ces jeux. En effet, comment considérer les créatures ne vivant pas dans les agglomérations établies par la saga Donjon Mystère ? En quoi un Nosférapti de la Grotte Égide serait différent de celui de la Team Crâne ? Une solution pourrait être que les villes comme Bourg-Trésor sont des carrefours cosmopolites, où d’innombrables espèces se rencontrent et vivent ensemble, là où les Pokémon dans les “donjons” vivent davantage entre eux, en ayant peut-être développé leur propre culture. De ce fait, si ces Pokémon “sauvages” sont simplement des habitants du lieu exploré, alors ils ne s’en prendront pas forcément à vos personnages pour le simple fait d’avoir posé le pied chez eux, surtout s’ils bénéficient du fait d’appartenir à une Guilde reconnue et établie. Ainsi, peut-être que des espèces comme les Luxio dans Explorateurs du Temps et des Ténèbres attaqueront car sentant leur territoire menacé par des intrus (mais dans ce cas, établir ce fait permettra de renforcer la notion de danger pour vos personnages), mais qu’un Tylton ou un Nanméouie s’en prennent à vos héros sans raison serait beaucoup plus surprenant, étant donné leur nature amicale et altruiste.

Mais retournons à nos considérations sur les jeux principaux. La deuxième génération a marqué l'arrivée de la séparation des Pokémon selon leur genre, idée déjà effleurée en première génération avec la famille de Nidoran. Si pour la plupart des espèces, la répartition est équilibrée, il en existe d'autres qui comptent plus de mâles ou plus de femelles. Dans le cas d'une fanfiction décrivant des Pokémon à l'état sauvage, ce détail peut avoir de l'importance pour étoffer le comportement des différents protagonistes. Il est possible d'imaginer que les mâles des espèces comprenant peu de femelles soient contraints de quitter le nid pour s'installer parmi d'autres groupes de Pokémon, notamment ceux pauvres en mâles. De même, les espèces uniquement féminines doivent leur survie aux bons rapports qu'elles entretiennent avec les créatures mâles compatibles.

En revanche, il est plus difficile de comprendre comment des Pokémon uniquement mâles (Tauros, Lumivole et consort exclus) peuvent perdurer. Une solution peut être de différer des jeux, et de faire en sorte que la reproduction permette de donner naissance à l'une des deux espèces des parents... Voire, et c’est une possibilité, d'instaurer des “sous-espèces”, qui prendraient les caractéristiques de l'un de ses parents tout en conservant son espèce initiale (par exemple, un Roucoups né d'un père Gueriaigle pourrait avoir une crête plus fournie que ses congénères “purs”...). Si l’on veut davantage coller aux caractéristiques des jeux, les choses vont se compliquer, à moins d'évoquer Métamorph.

Métamorph pose plusieurs soucis. Pour commencer, ce serait tout de même étrange que la survie de plusieurs espèces dépende d’une créature aussi faible et rare, bien que présente dans toutes les régions. Mais c’est surtout la reproduction de Métamorph qui est problématique : dans les jeux, on ne peut avoir d’œuf de Métamorph (dommage, on en rêve du Métamorph 5 IVs facile à obtenir), ce qui suppose une autre façon de faire perdurer l’espèce. Dans la nature, il existe bien des méthodes de reproduction asexuées, mais elles ne créent que peu de diversité génétique, ce qui apparaît comme l’inverse de ce que l’on peut trouver dans les jeux Pokémon.

On pourrait avoir tendance à appliquer cette considération valable à tous les Pokémon asexués ; cela dit, à la différence de la nature, beaucoup des espèces de Pokémon dites “asexuées” ne sont pas faites de matière organique. On peut par exemple expliquer la naissance de nouveaux Magnéti par des filons de fer frappés par la foudre (ou par les attaques électriques d’autres Magnétis), ce qui donne un aimant. Après tout, on a déjà bien Strassie qui se crée "naturellement" par action des hautes températures et des pressions souterraines. Pour Hexagel, il peut s'agir d'amas de neige/glace ayant pris vie, donc on peut supposer que de nouveaux naissent pendant des blizzards. Idem pour Météno : au moins dans l'animé, on a vu qu'ils se formaient par agrégation de poussière stellaire, et non par un système de reproduction traditionnel. Enfin, beaucoup de Pokémon assexués sont liés à l'activité humaine et sont artificiels (Porygon, Golemastoc, Kaorine, etc).

Pour ce qui est de la reproduction sexuée, on ne dira rien sur la pléthore de mammifères ovipares, ce qui existe dans la réalité, mais se limite à seulement deux espèces. C’est plutôt la composition des groupes d’œufs qui, si elle est probablement explicable d’un point de vue de compatibilité génétique, donne lieu à des bizarreries difficilement adaptables en fanfic (à condition d’être déjà assez tordu pour centrer sa fic sur la Pension). On peut citer le meme de Skitty et Wailord, dont la différence de taille rend tout accouplement physiquement invraisemblable, mais la présence de Pokémon comme Cadoizo, Arakdo ou Libégon dans des groupes où on les attend pas forcément complique également cet aspect de la biologie Pokémon. Néanmoins, on trouve quelques combinaisons étranges, mais exploitables en fanfic, comme Gardevoir et Grotadmorv pour les fans d’histoires type la Belle et la Bête. Mais de manière globale, en cas de reproduction entre deux espèces différentes, choisissez des Pokémon assez proches anatomiquement pour garder un minimum de réalisme et ne pas choquer les jeunes lecteurs.

Enfin, il sera intéressant de vous pencher sur la question de l’évolution des Pokémon sauvages, qui reste l’un des piliers de la série. Cependant, puisqu’il serait maladroit d’attribuer un “niveau” à un Pokémon dans une fic, comment justifier la métamorphose d’une créature ? S’agira-t-il d’une question d’expérience ? D’âge ? Pour les Pokémon dressés, peut-être l’influence des humains permet-elle aux Pokémon de se dépasser pour devenir une meilleure version d’eux-mêmes ? Mais est-il alors possible de rencontrer dans la nature des Pokémon âgés et pourtant toujours à leur premier stade, ou au contraire des créatures complètement évoluées mais avec un jeune âge ?

À l’état sauvage, on peut aussi éventuellement imaginer que certaines espèces se rendront à un endroit spécifique pour évoluer, pour se protéger (que des Aspicot se changent en Coconfort au niveau d’un arbre abritant des Dardargnan semble logique, puisque ces derniers pourront les défendre dans cet état vulnérable) ou simplement par “rituel” (peut-être que des Magnéton sont attirés par le Mont Couronné et autres massifs à des moments spécifiques de l’année pour y évoluer, par exemple). Surtout, il n’est pas nécessaire de se limiter aux mécaniques des jeux pour justifier une évolution. Sans quoi, il serait impossible de rencontrer dans la nature des Pokémon évoluant par échange ou par bonheur, alors même que ceux-ci sont présents à l’état sauvage dans les jeux (Nostenfer et Eoko peuvent être capturés à l’état sauvage, de même que Steelix).

Une fois encore, il est difficile d’expliquer toutes les données mises en place par le canon Pokémon, notamment pour des raisons de gameplay : d’où l’intérêt de pouvoir s’en détacher complètement lorsque l’on souhaite adopter une approche plus réaliste de l’univers de Pokémon. Et là également, se pencher sur des problématiques de ce genre est un excellent moyen pour étoffer sa fic en détails. À chacun ensuite de voir à quel point il veut coller ou non à la vision des Pokémon établie par les jeux, l’animé ou le manga.


Par LunElf et Yûn

Cette fois-ci encore, quelques "exercices d'application" pour mieux appréhender certains des points évoqués dans cet article !

— Imaginer l’organisation des populations d’une espèce de Pokémon au choix parmi les familles de Sapereau, Bombydou, Anchwatt, Tritox et Goupix dans la région que vous désirez
— Écrire un combat court entre deux Pokémon sauvages, en réfléchissant donc à ce qu'implique l'absence de dresseurs et d'ordres d'attaques
— Imaginer les relations entre les différentes espèces de Pokémon sauvages d'une route de votre choix dans les jeux Pokémon


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