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Écriture : Adapter dans une fanfic la biologie Pokémon (1/2)



Après avoir étudié comment adapter en fanfic de nombreux aspects de l’univers Pokémon, il est enfin temps de se concentrer sur nos petites bestioles adorées. N’ayons pas peur des mots, la plupart des monstres de poche sont des aberrations biologiques qu’il sera difficile de rendre crédibles dans un récit se voulant réaliste. Mais cet article est là pour vous apporter des pistes de réflexion. Pour une fois, il sera publié en deux temps : cette première partie s'intéressera aux Pokémon en eux-même, leur morphologie et leurs caractéristiques propres. La suite viendra le mois prochain.

Une première question se pose dès lors que l'on commence à considérer ce genre de détails biologiques : faut-il tout expliquer dans l’univers Pokémon ? Il y a tant d’éléments à prendre en compte (type, évolutions, capacités, talents, niveau, EV, IV, nature, reproduction…) qu’il serait très lourd de traiter tous ses aspects dans une seule fic et pas forcément intéressant si cela se fait au détriment de l’intrigue. Par ailleurs, ce serait également prendre le risque de dénaturer tout ce qui fait l’alchimie de la licence. Ce qui ne signifie pas qu’il faut se contenter du flou actuel et d’accepter toutes les incohérences sous prétexte que les choses sont comme ça dans les jeux. Ces considérations prises en compte, tâchons d’étudier le traitement réaliste de la biologie Pokémon.

Avant de commencer à imaginer quoi que ce soit, il convient de prendre connaissance des entrées du Pokédex. Celles-ci sont souvent des sources d’information intéressantes, offrant des détails qui approfondissent le background de telle ou telle espèce. Que ce soit des capacités inexploitées dans les jeux ou l’animé, une relation spécifique avec d’autres créatures ou les mœurs propres à l’espèce, on trouve très souvent de quoi apporter de l’originalité à sa fic, sans avoir besoin de se creuser les méninges. Les Pokémon des premières générations ont la chance de posséder plus d’entrées, donc potentiellement plus de contenu canon à exploiter.

Le Pokédex nous informe aussi sur le nom de la famille d’un Pokémon (Pokémon Souris pour Pikachu). Si certains se révèlent assez obscurs (Mygavolt, le Pokémon Araclectrik) ou peu instructifs (Judokrak, le Pokémon Judo), d’autres peuvent vous aider par exemple à mieux baser des Pokémon sur des animaux dans un souci de réalisme (à moins que vous repériez au premier coup d’œil que Papilord est plus précisément une phalène) et donc vous aider potentiellement à leur inventer des caractéristiques non mentionnées par le Pokédex.

En revanche, là où le Pokédex semble considérer tous les Pokémon d’une même espèce comme un modèle identique, vous pouvez plutôt prendre exemple sur les animaux du monde réel pour les envisager plutôt en tant qu’individus tous différents. C’est-à-dire que dans notre monde, un lapin, par exemple, n’a pas une unique forme : celui-ci peut être plus grand que celui-là, plus maigre, plus lourd, avec un poil plus long, plus foncé… Alors, pourquoi n’y aurait-il pas des Sapereau plus gros, plus trapus ou aux oreilles plus longues que d’autres ? Si l’affichage des Pokémon dans un jeu présente certaines contraintes comme celle d’avoir un sprite unique, ou un peu plus pour les Pokémon à plusieurs formes (jusqu’à quatre milliards pour Spinda, mais il est le seul dans ce cas précis), un auteur de fanfic peut voir au-delà de cette considération technique pour ajouter du réalisme aux créatures du canon, par exemple en considérant que les tailles et poids indiqués dans le Pokédex ne sont qu’une moyenne pour l’espèce et qu’il existe des écarts.

Malgré tout, rien que des détails morphologiques comme ceux-ci soulèvent déjà des interrogations. Selon les espèces, on trouve parfois aux Pokémon un rapport taille/poids qui semble incohérent : le meilleur exemple en est Cosmovum et ses 999 kg pour moins de dix centimètres, mais il en existe bien d’autres, tels Wailord qui semble assez “vide” pour sa taille, Groudon qui gagne un mètre cinquante en méga-évoluant, pour seulement cinquante kilogrammes de plus, ou, de façon plus pragmatique, Monorpale qui veut nous faire croire qu’une épée en métal de quatre-vingt centimètres pèse réellement deux kilos. Dans certains cas, expliquer ces différences de manière simple est envisageable (le type Spectre qui peut avoir une incidence dans le cas de Monorpale), mais lorsque d’autres s’avèrent plus compliquées à traiter, souvenez-vous qu’une explication n’est pas forcément indispensable, si elle n’apporte rien à votre intrigue ou à l’univers que vous développez. Mieux vaut privilégier la cohérence de votre fic que d’essayer d’apporter à chaque détail une justification abracadabrante.

Jusque-là, tout est encore assez simple. Maintenant, que dire des corps même de certains Pokémon ? Cela va principalement concerner les spectres, les créatures minérales et végétales : on peut à la limite assumer les premiers comme surnaturels en tant que fantômes si l’on ne veut pas se débattre avec des théories de gaz conscients ou d’objets doués de volonté, mais les cas des créatures des types Plante, Roche, Acier voire Sol sont déjà plus complexes. Si vous avez une idée brillante sur la façon dont des feuilles peuvent venir se greffer sur un animal, ou celle dont une créature peut être constituée entièrement de roche, vous avez moyen d’en faire un point important de votre fanfic, voire le point de départ de votre scénario. D’ailleurs, à ce niveau, même sans apporter une explication réaliste, inventer un mythe autour de la particularité d’une espèce de Pokémon pourrait enrichir l’univers de votre histoire sans pour autant vous perdre en considérations trop sérieuses — mais ce n’est plus tout à fait le sujet. Il est également important d’examiner ces morphologies végétales ou minérales des Pokémon lorsque vous les décrivez en action. De tels corps ne fonctionnent pas forcément comme celui d’un animal normal et peuvent présenter des propriétés intéressantes (odeur, texture, chaleur, magnétisme dans le cas du type Acier…).

En effet, nous avons quelques indices pour gérer certains Pokémon de façon réaliste étant donné le fait qu’ils sont souvent basés sur un animal, une plante ou quoi que ce soit d’existant. De ce fait, il est facile de se baser sur les caractéristiques naturelles du matériau de base pour réfléchir aux implications sur les Pokémon. Le corail de notre monde repousse s’il est endommagé, est-ce le cas de Corayon ? (Oui, le Pokédex le dit) Les Pokémon Plante produisent-ils de la chlorophylle ? Encore plus simplement, les arbres sur le dos de Torterra poussent-ils, par exemple ? Produisent-ils des fleurs, des fruits ? N’hésitez pas à vous questionner plus en profondeur sur ce que vous pouvez faire des Pokémon présents dans votre récit (pour peu que cela reste cohérent, bien sûr) !

Une nouvelle donnée est posée par les Talents des Pokémon, un pouvoir particulier mettant parfois en jeu le corps même de nos monstres de poche. Comme pour à peu près tout le reste, il y a deux cas de figure : soit le Talent parle de lui-même et peut permettre de décrire un Pokémon de façon plus réaliste et riche (à ce titre le Talent Mue par exemple marche sur le même principe que la mue d’insectes ou de reptiles, et son activation est relativement pertinente) soit son explication ne va pas être évidente (comment un Pokémon possédant Light Metal pourrait-il physiquement diviser son poids par deux ?) et il vaudra alors peut-être mieux s’abstenir de l’utiliser si vous ne parvenez pas à inventer une explication satisfaisante.

Une fois encore, le format jeu vidéo nuit à la cohérence d’un élément de Pokémon : les affinités de types. Le gameplay veut que toutes les créatures soient rangées dans des cases définies, soit les types, sans qu’il soit facile de prendre en compte les spécificités de chacun des monstres de poche ou de chacune des capacités Pokémon. Techniquement, la table des types veut qu’un Onix soit vulnérable à Bulles d’O : un serpent de pierre de neuf mètres, vulnérable à de simples bulles ? Au mieux, d’un point de vue strictement réaliste, celles-ci le mouilleraient un peu, sans pour autant éroder son corps ou le faire couler au milieu d’une grande étendue d’eau. Pourquoi Grodrive résisterait-il particulièrement à une attaque Taillade ou Plaie-Croix, qui pourrait entailler son corps en forme de ballon ? Pourquoi Doduo serait-il immunisé aux attaques Sol alors qu’il ne peut même pas voler ? Pire, pourquoi la plupart des créatures vivant dans l’eau auraient un résistance naturelle au feu sans posséder le moindre attribut physique justifiant cette résilience ?

Ces problèmes ont plusieurs solutions envisageables. Un auteur peut choisir de coller strictement aux mécaniques de jeu, malgré les bizarreries que cela peut occasionner ; il a la possibilité d’adapter ces incohérences par des moyens détournés (Méga-Dracaufeu X n’étant pas de type Vol, il n’est pas immunisé aux attaques Sol malgré le fait qu’il puisse voler ; ainsi, on ferait mieux passer une attaque Séisme alors qu’il est immobilisé à terre plutôt que lorsqu’il se trouve dans les airs), ou bien d’éviter tout simplement de créer des situations problématiques. Ou alors, l’auteur peut prendre le parti inverse et se détacher des affinités établies dans les jeux vidéo, ce qui est tout à fait envisageable dans le cadre d’un combat Pokémon, mais risque de déstabiliser les lecteurs au début.

Comme cela a déjà été dit dans l’article sur les combats, il convient surtout de se détacher des statistiques. Cela ne sert à rien de les envisager en termes de valeur numérique, il faut plutôt les imaginer en termes de prouesses. À ce titre, on pourrait adapter les IVs de façon réaliste, à condition de ne pas utiliser cet appellation. Biologiquement, cela se traduirait par des différences musculaires entre Pokémon, qu’ils soient de la même espèce ou non. Des membres postérieurs plus développés pour illustrer une meilleure vitesse, une meilleure allonge pour indiquer un écart d’attaque, des écailles plus solides… pas besoin de rester figé sur des nombres pour évoquer les statistiques, il suffit d’insister sur les différences morphologiques ou anatomiques entre les Pokémon pour mettre en avant leur potentiel.

Dans la même veine, les EVs correspondraient à un entraînement spécifique de la part des dresseurs pour améliorer un point très précis des facultés des Pokémon, comme un sportif peut s’entraîner à la course ou faire de la musculation. Néanmoins, cela devient plus compliqué d’adapter un phénomène comme le Pokérus. Pour rappel, cette affection rare permet aux Pokémon de doubler les EVs acquis en combat. On pourrait l’imaginer comme un accès de fièvre passager permettant aux monstres de poche de mieux assimiler leur expérience de combat, mais ce serait peut-être gâcher l’intérêt narratif du Pokérus.

En effet, il n’est pas souvent question de troubles de santé dans Pokémon, aussi le cas du Pokérus est intéressant comme maladie officielle exploitable dans une fanfic. Ceci dit, chaque auteur reste libre d’inventer d’autres infections pour ternir la santé des monstres de poche. Si vous avez des connaissances médicales, s’inspirer de maladies réelles touchant des animaux peut être un plus non négligeable pour votre récit. À ce titre, il est possible de traduire le phénomène chromatique comme une malformation très rare, par exemple.

Malgré toutes les bizarreries biologiques qui caractérisent les Pokémon, certaines choses restent assez bien pensées au niveau du réalisme : les formes régionales introduites en 7G montrent la façon dont les Pokémon peuvent aussi s’adapter à leur environnement, comme nos animaux l’ont fait au cours du temps. Les causes de certaines variations régionales sont clarifiées dans le Pokédex et peuvent toujours servir de point de départ à une histoire, et d’autres restent inconnues, livrées à votre imagination. Expliquer dans quelles conditions une espèce a commencé à changer de forme peut donner du relief aux caractéristiques de la région dans laquelle il a évolué.

En plus des caractéristiques physiques, il est capital de s'interroger sur les capacités utilisables par les Pokémon, car elles dépendent pour beaucoup de la morphologie des créatures. Ce qui pose problème d'emblée car certains monstres de poche possèdent un movepool étrange, pas forcément compatible avec leur apparence, par exemple Taupiqueur qui apprend Griffe, ou Nosferapti avec Regard Noir. Le plus simple, à la fois pour respecter le canon et ne pas créer d'incohérences anatomiques, est d'éviter d'utiliser ce genre de capacités problématiques dans une fanfic, sauf éventuellement dans un texte humoristique.

Pour le reste, il faut se questionner un minimum sur la façon dont le Pokémon utilisera sa capacité et sur ce que celle-ci implique. Par exemple, Surpuissance suppose un formidable assaut de contact, mais au final les animations de combat des jeux ou de l'animé n'aident pas à s'imaginer quelque chose de plus précis que cela, d'autant que des Pokémon quadrupèdes, bipèdes et volants peuvent utiliser cette capacité. Dans une autre ordre d'idées, la plupart des attaques physiques de type Acier exigent du lanceur qu'il transmute une partie de son corps en métal pour frapper. Or dans quelle mesure un mammifère ou un amphibien serait capable d'une telle prouesse ? Cela va plus loin avec les attaques des anciens “types spéciaux”. En effet, pour justifier un souffle de feu ou d'eau bouillante, il faudrait inventer plusieurs organes supplémentaires aux Pokémon. Même chose pour comprendre pourquoi la quasi-totalité des monstres de Game Freak peut apprendre Toxic.

Bien entendu, à moins d'écrire une fic qui porte sur les recherches poussées d'un Chen ou d'un Euphorbe, vous n'aurez souvent pas besoin de trop développer ce genre de considérations. Au risque de faire passer la communauté pour un ramassis de demeurés, les lecteurs n'attendent pas forcément plus que des combats variés et bien écrits, sans se prendre la tête sur la manière dont un Pokémon va accumuler la lumière solaire pour la transformer en un rayon de type... Plante ! Néanmoins, cela ne fait pas de mal de pousser la réflexion. Donc, en partant du principe que les groupes d'œufs sont assez vastes et ne cessent de s'étendre à chaque génération de jeux, on peut estimer que des Pokémon de types différents ont pu se transmettre des spécificités physiques au fil des siècles, au point que tous possèdent aujourd’hui une glande empoisonnée justifiant l'utilisation de Toxic.

À ce titre, on peut interpréter l'apprentissage non naturel de capacités comme la stimulation du potentiel génétique de l'espèce du Pokémon. Dans ce cas, comment fonctionnent les CTs ou les Maîtres des Capacités ? Des pistes ont déjà été proposées pour les premières dans l'article sur la technologie, mais on peut en fournir une nouvelle allant dans le sens d'une utilisation unique de ces Capsules Techniques, comme cela se faisait jusqu'en quatrième génération. En effet, les CT pourraient contenir des nano-machines qui se chargeraient d'adapter le corps des Pokémon afin de leur permettre d'utiliser telle ou telle attaque. Dans un univers où l'on peut dématérialiser des êtres vivants dans un dispositif qui tient dans la main, cela ne semble pas si tiré par les cheveux. En revanche, les Maîtres des Capacités seraient plutôt des éleveurs très expérimentés capables d'enseigner certaines techniques à un Pokémon en suivant un entraînement spécifique. Donc, à l'inverse de l'immédiateté des jeux, une telle méthode d'enseignement devrait prendre plusieurs jours, voire plusieurs semaines.

Arrive à présent le gros morceau, la mécanique au centre des jeux : l'évolution ! De nombreuses créatures peuvent évoluer, ce que l'on peut considérer comme une faculté propre aux Pokémon. En règle générale, l'évolution constitue un moment important d'une fanfic, dans le sens où le gain de puissance obtenu permet souvent au dresseur ou au Pokémon de prendre un avantage certain sur ses adversaires. Cette ficelle scénaristique reste néanmoins à utiliser avec parcimonie pour ne pas lasser les lecteurs. Bien entendu, il serait invraisemblable de parler de niveaux dans un récit à l'écrit pour expliquer l'évolution. Les lecteurs connaissent bien assez cette mécanique pour accepter qu'un Pokémon ayant disputé quelques combats puisse soudain se transformer. Plus rare à l'écrit mais assez présent dans l’animé, une prise de conscience, un gain de maturité, l'acceptation ou la résolution d'une situation ayant un fort impact émotionnel peuvent également entraîner une évolution, qui prend sans doute plus de sens dans la mesure où le Pokémon grandit effectivement à tous les niveaux.

Toutefois, cette mécanique au cœur du gameplay pose des problèmes de cohérence dès lors qu'on se risque à décrire les Pokémon de façon réaliste. En effet, un changement brutal de forme semble peu plausible. Un solution serait de créer des stades progressifs, avant et après le gros de l'évolution, pour marquer la transformation de façon plus crédible. Une variation de couleur, une prise de taille et/ou de masse, l'apparition d'excroissances, ce genre de détails pourrait introduire une future évolution qui serait appliquée de manière incomplète pour se finir plus lentement quelques jours voire quelques semaines plus tard. Même chose pour les évolutions impliquant des pierres évolutives, il faudrait que l'exposition aux radiations de la roche soit assez importante pour légitimer une transformation du Pokémon. Idem pour celles impliquant un lieu précis. Pour les nombreuses autres méthodes d'évolution, il faut garder en tête qu'une fanfic n'obéit pas aux mêmes règles qu'un jeu et qu'on ne peut pas retourner la page pour faire évoluer Sépiatop.

D'autres mécaniques, apparues dans les derniers jeux et qui continueront d'apparaître pour amener un vent de nouveauté sur la franchise peuvent être abordées selon les besoins de votre récit ou vos envies : notamment la Méga-Évolution, ou le phénomène Dynamax des prochaines jeux Épée et Bouclier. Tout comme l'évolution, elles entraînent une transformation totale et impressionnante du Pokémon en un laps de temps très court et cette fois de manière temporaire. Il est tentant d'essayer de les expliquer et de les exploiter de manière réaliste afin d'en faire une base pour votre scénario.

Ces transformations sont assujetties à des contraintes : espace spécial pour le Dynamax et matériel rare pour la Méga-Évolution. L'animé et le manga évoquent aussi la nécessité d’un lien profond entre le Dresseur et son Pokémon pour pouvoir activer une Méga-Évolution. Bien qu'encore peu de choses soient connues à son propos, le phénomène Gigamax semble être le résultat d'une prédisposition génétique : seuls certains Pokémon d'une espèce sont capables de changer de forme lors d'un Dynamax.

On peut partir de certaines des limitations de ces systèmes pour tenter de les expliquer. Il est par exemple possible d’imaginer que les Gemmes nécessaires à la Méga-Évolution permettent d'activer des gènes latents chez une espèce de Pokémon réceptive et qu'en contact de la Gemme Sésame elles permettent de changer temporairement l'apparence et les statistiques du Pokémon. Ce phénomène pourrait être limité dans le temps parce qu'il demande une constante activation et que l'énergie demandée est supérieure à ce que le Pokémon peut produire. Si cette explication fonctionne bien pour la Méga-Évolution, elle n’est plus aussi satisfaisante pour le Dynamax qui multiplie par vingt la taille et la masse d’un Pokémon, pour lui rendre son apparence normale trois tours plus tard. Un tel phénomène semble non seulement irréaliste à l’extrême, mais surtout très douloureux pour le Pokémon.

Pour conclure cette première partie d'article, on retiendra surtout qu'on ne peut pas expliquer toutes les bizarreries propre à la biologie Pokémon, du moins pas dans une seule fanfic. Les créatures de Game Freak ont avant tout été conçues pour soutenir un gameplay, pas pour être décrites de façon réaliste dans un récit. Néanmoins, il reste possible à chacun de creuser quelques thématiques liées à l'anatomie des Pokémon, ne serait-ce que pour donner plus de profondeurs aux Pokémon qui apparaissent dans votre fic, afin de ne pas laisser les lecteurs sur l'artwork officiel de telle ou telle créature. Par ailleurs, s'intéresser à une incohérence spécifique à la biologie peut servir de point de départ d'une intrigue pour ensuite mettre en scène son explication.


Par Rodstar et LunElf

Pour cet article encore, nous vous proposons quelques exercices d'écriture afin de mettre en application les idées apportées plus haut. Libre à vous de rédiger un court texte sur ces pistes-là, ou d'en apporter de nouvelles, pourquoi pas ! Dans tous les cas, n'hésitez pas à partager cela dans l'espace commentaires du Journal.

— Décrire l’évolution progressive d’un Bulbizarre en Herbizarre étalée sur deux semaines, sous la forme courte d’un journal d’étude précisant les différents changements au fil des jours
— Décrire un groupe de trois Pokémon de la même espèce en insistant sur des caractéristiques physiques différentes
— Décrire un combat entre un Rapasdepic et un Colhomard en tenant compte de leurs morphologies pour leur attribuer des dégâts plutôt que des affinités de type


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