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Gemini Soul T.1 - Dans l'Ombre du Futur de Caelys



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Informations

» Auteur : Caelys - Voir le profil
» Créé le 19/08/2016 à 01:15
» Dernière mise à jour le 26/07/2017 à 23:20

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Chapitre IV - L'Epreuve
Comme l’avait si bien dit Sable, le temps était compté pour les Luxen. C’était un luxe qu’ils ne pouvaient se permettre, en particulier quand leur ennemi se trouvait être le dieu du Temps lui-même ! Donc les rebelles s’avancèrent et tendirent une oreille attentive.

– Cependant, je ne crains de ne pas être d’une bien grande aide pour vous car je ne sais que peu de chose sur ce sujet, les avertit le vénérable alakazam.

– Toutes informations dans nôtre quête sont précieuses, objecta Shinobu.

– Voilà ce que je sais : c’est la destruction de la Tour du Temps qui a provoqué la Paralysie Temporelle.

Un bref silence accueillit cette explication. Sage leur laissa le temps d’analyser l’information qu’il venait de leur fournir.

– …Et c’est tout ? demanda finalement Night, brisant le silence. Même à la Cours des Condamnés y aurait eu plus d’infos.

– Je vous avais prévenu.

– C’est déjà un début, fit remarquer la roussile.

– Night, le gronda l’amphibien, je te défends de manquer de respect au grand Aventurier que fut messire Sage !

Alors que ses camarades partaient sur une énième dispute – Night et Shinobu ne pouvaient pas se blairer – au grand daim de Sable, une puissante vague de nostalgie envahit le vénérable érudit.

Puis une seconde vague, plus puissante cette fois, le frappa. Ce n’était plus de la nostalgie mais de l’espoir. Sage avait l’espoir de revoir un jour cette boule de feu nommée soleil, l’immensité du bleu du ciel et de la mer ainsi que les océans de verdure que représentaient les forêts. Car il avait une dernière chose à leur dire…

– …Je ne sais, certes, point grand-chose à ce sujet mais il se pourrait que le Lac de Brumes vous apporte plus de réponses.

La dispute cessa aussitôt. Et, ne saisissant pas la référence puisqu’ils n’avaient vécu aux Temps Jadis, les renardeaux se tournèrent vers leur camarade pour voir s’il comprenait de quoi l’ancêtre parlait.

– Le Lac des Brumes hein ? Voilà qui ne me rajeunit pas, déclara celui-ci avec un brin de nostalgie dans la voix.

– Tu sais où c’est, Shinobu ? demanda Night.

L’amphinobi hocha la tête, les yeux dans le vague, comme s’il se remémorait une époque meilleure désormais révolue. Voyant cela, l’adolescente le secoua gentiment pour le ramener à la réalité. Ce n’était guère le moment de laisser distraire alors qu’ils se trouvaient au cœur du territoire ennemi. De plus, trop de temps s’était écoulé depuis leur arrivé. Ils devaient rentrer maintenant avant que les sbires de Dialga Primal ne leur tombent dessus.

– Merci infiniment pour ces précieuses informations, vénérable Sage, mais nous devons partir à présent.

– Qu’Arceus vous gar-

Sage s’arrêta au beau milieu de sa phrase lorsqu’une lame d’énergie ténébreuse le percuta, l’envoyant lourdement s’écraser contre le mur de son propre temple. Shinobu, tout comme ses jeunes camarades, savait ce que cela signifiait.

– Les Partisans nous ont trouvé ! s’écria Night, toutes griffes dehors.

***
Debout sur une poutre au-dessus des hérétiques, qui souillaient les terres du Seigneur Dialga par leur simple présence, se tenaient Yami et Nayati.
Ce dernier, voyant son évaluateur scruter les rangs des Luxen avec insistance, se demanda ce qu’il cherchait. Il se garda bien, cependant, de le lui demander. En revanche, l’arcko réitéra sa question : en quoi consistait son Épreuve ? Ce que l’absol ailé consentit enfin à lui dévoiler, après avoir jeté un Regard Noir aux hérétiques pour s’assurer qu’ils ne s’enfuient pas pendant leur discussion.

– Te souviens-tu, petit aspirant, que je te donnerai l’occasion de prouver ta loyauté à nôtre Dieu ? La voilà, là, sous tes yeux. Et elle n’attend que toi. Mais sache cependant une chose, nous n’attendons pas de toi la même chose que les autres aspirants… ce que nous désirons, c’est une preuve de ta dévotion. Une preuve qui assura au Seigneur Dialga ton inconditionnelle loyauté.

– Et comment puis-je faire cela, messire ?

– C’est on ne peut plus simple, il te suffit de tuer ceux que je vais te désigner et de rapporter leur cadavre au Seigneur Dialga. En revanche, si tu n’y parvins pas…

Quelque chose dans la voix de l’absol ailé mit Nayati mal à l’aise. Yami avait susurré la dernière phrase, comme s’il y avait glissé de lourds sous-entendus. Pour la première fois de sa vie, l’adolescent pokémon ressentit que sa vie était menacée. Si jamais je venais à échouer, comprit Nayati en avalant sa salive, c’est la mort que je trouverai. Un coup d’œil vers ses cibles lui apprit qu’eux aussi sentaient cette aura oppressante et meurtrière émanant du bras-droit du Seigneur Dialga.

– J-Je ne vous décevrai pas, messire Yami…, ne put que balbutier l’arcko en s’inclinant devant le regard ardent du loup ailé.

– Bien. L’amphinobi me semble trop expérimenté pour toi, je m’en chargerai. Quant aux autres, ils ne devraient pas te poser de problème, n’est-ce pas…?

Sans doute satisfait de son effet, celui-ci bondit sur son adversaire tout en préparant une Griffe Ombre. Aussitôt, un féroce combat débuta entre lui et la grenouille ninja, libérant momentanément l’arcko et les Luxen restants. Ce dernier resta plusieurs minutes comme pétrifié sur place, la peur lui liant les membres. Il avait peur. Non pas de combattre ces viles faces de rats. Non. Ce dont il avait peur, c’était de mourir avec la certitude d’avoir déçu son Dieu.

Un vieux souvenir lui revint alors. Celui où ceux qu’il nommait jadis ses « parents » rejoignirent les rebelles en compagnie de cette larve humaine. La peur s’envola, rapidement remplacée par la colère. Une colère terrible, telle qu’il n’en a jamais connu ! Cette larve est à l’origine de tous mes malheurs ! Je vais tuer ces fils de renards boiteux puis chaque Luxen jusqu’à ce qu’on me dise où se terre ce misérable insecte ! Et quant je l’aurai face à moi, je l’éventrerai sous les yeux de ses chiens de félons, le laisserai se vider de son sang pendant que je les étoufferai avec ses tripes !

Revigoré par ces pensées, Nayati sauta à son tour de la poutre pour rejoindre le sol ferme. L’aspirant se permit alors de foudroyer les hérétiques du regard : il était plus que confiant en ses chances de réussite malgré le désavantage de type qu’il avait avec la roussile. Aucun de ses deux ennemis n’avait l’air d’avoir de véritable expériences des combats contrairement à lui qui n’avait fait – presque – que cela ces dix dernières années.

Devant un combat devenu inévitable les deux Luxen, résignés, se mirent en garde. Le gecko tacha de se concentrer en priorité sur les deux pokémons lui faisant face en essayant de faire abstraction du reste. Il attendait que ses adversaires ne fasse qu’une erreur – rien qu’une ! – pour fondre sur eux. Sauf qu’au bout d’un moment, à force de rester immobile, il bougea inconsciemment sa queue. Ce simple mouvement fut comme un signal disant que la bataille pouvait commencer.
Il n’en fallut pas plus à la renarde de feu pour se jeter dans le combat. S’armant du bâton qui reposait dans son épaisse queue, elle le pointa dans sa direction et entama une incantation. Nayati fronça les sourcils. N’avait-elle pas comprit que ce duel signifiait la mort pour elle et ses traîtres de compagnons ? Déterminé à le leur faire comprendre, il esquiva la charge intrépide du zorua pour foncer sur la roussil. Bientôt, le désespoir les frapperont de plein fouet et il ne lui restera plus qu’à les achever !
Arrivé à la hauteur de l'adolescente qui – avec son bâton enflammé placé devant sa bouche – s'apprêtait à lui lancer un Lance-Flamme, Nayati poussa un Grincement strident. Instinctivement, la femelle porta ses mains à ses oreilles, abandonnant son attaque. Parfait ! La voilà à sa merci ! Fonçant toujours droit sur elle, il utilisa son élan pour sauter et se mit à tournoyer. Il la frappa de plein fouet, l’envoyant s’encastrer dans un mur du Temple pendant que lui faisait un atterrissage contrôlé. Il observait sa proie, le regard menaçant. Ces maudits ne valaient rien face à lui !

Mais la fierté qu’il éprouva fut de courte durée : d’intenses douleurs se firent ressentir dans son dos, le forçant d’arrêter son attaque pour hurler sa douleur. Celle-ci, trop intense pour lui, le cloua au sol. L’arcko essaya de se relever, en vain. C’était peine perdu, il n’y arrivait pas… Nan, je ne dois pas penser ainsi ! Je dois GAGNER ! JE DOIS PROUVER QUE J’AI MA PLACE AUPRÈS DU SEIGNEUR DIALGA !
Puisant au plus profond de sa volonté, le gecko se força à se lever malgré la douleur fulgurante qui parcourait son dos et la sève rouge qui s’écoulait de ses blessures. Une lueur verte l’entoura alors et il poussa un puissant hurlement de rage avant de se retourner pour sauter sauvagement sur le zorua. Le gecko mordit ce maudit renard ténébreux de toutes ses forces, jusqu’à ce que le goût du sang se répande dans sa bouche et commença à aspirer son énergie.

Sa victime se débattit quelques instants puis ses mouvements devinrent puis lents, comme engourdis. Bientôt, pensa Nayati, tu rejoindras Umbra, là où se trouve ta place, misérable Luxen ! Concentré sur sa proie, il ne vit pas venir la Déflagration qui fondait droit sur lui et l’hérétique. Pourtant, il n’eut pas à s’en préoccupé car l’attaque se dissipa d’elle-même. Comme si elle n’avait jamais existé… comme si le néant l’avait avalé.

Mais ce phénomène ne s’arrêta pas là. Une force invisible força Nayati à lâcher le petit zorua – désormais mort – qui vola jusqu’aux pieds de la roussile.

– Que Giratina m’emporte ! jura le gecko. Quelle est donc cette sorcellerie ?!

Si lui ne comprenait d’où venait cette magie giratinesque, la renarde de feu elle, semblait très bien en connaître l’origine.

– Samaël ! Qu’est-ce que tu fais ?! Tu n’as pas le droit d’intervenir même si nous venons à être danger !

Nayati la regardait comme si elle était folle. A qui parlait-elle ?

– Mais c’est trop me demander, Sable ! retentit une jeune voix aigue mais qui dont les intonations faisait penser à un mâle. Je ne peux pas rester sans rien faire quand mon grand-frère essaye de tuer mon ami !

« grand-frère » ? Se pourrait-il que… Nayati n’alla pas jusqu’au bout de sa pensée, il n’en eu pas besoin. L’humain était là, bien qu’il soit invisible. Cet insecte insignifiant qui lui avait pourrit la vie durant le peu de temps qu’il l’avait connu, osait à présent se mettre en travers de son chemin ?! Et l’empêcher d’accéder à l’amour du Seigneur Dialga en plus de celui de Nosh et Lune ?! La colère coulant dans ses veines jusqu’à présent se mua en haine. Une haine effroyable et brûlante qui menaçait de le dévorer tout entier ! Cette larve humaine, même si elle possédait de la magie démoniaque, allait payer pour tout le mal qu’elle lui avait fait !

– …Le jeu a assez duré. Il est temps pour vous de MOURIR !

Sans leur donner le temps de réagir, l’arcko utilisa simultanément Hâte et Vive-Attaque pour augmenter sa vitesse déjà ahurissante pour ceux de son espèce puis il fit apparaître de nulle part deux lames blanche de pure énergie pour les planter dans le cœur des deux renardeaux. Sous la violence de ses coups, le sang giclât, aspergeant les mains l’adolescent du liquide vermeil. La rebelle émit quels sons incompréhensibles avant de tomber raide sur le sol. Nayati recula, n’arrivant pas encore à comprendre ce qu’il venait de faire. Il était comme déconnecté de la réalité. Plus rien ne lui parvenait. Ni le silence de mort indiquant que même le ninja et sire Yami ne combattait plus, ni le fait que l’humain venait de surgir du néant et qu’il tenait juste en face de lui, le fixant d’un regard d’une infinie tristesse. Seuls les deux cadavres à ses pieds lui parvenaient. Un rire s’échappa soudain de sa gorge, un rire dément, fou. Il envahit tout l’espace, résonnant encore et encore dans le Temple Alakazam. Ce fut seulement là qu’il réalisa ce qu’il avait fait. Je les ai tués ! Je les ai tués ! La joie enfla dans sa poitrine, se mêlant à la haine, se qui lui donna le tournis. Sa place auprès du Seigneur Dialga était assurée !

– Pourquoi…? Pourquoi les avoir tués alors que tu pouvais juste les capturer ? Pourquoi, Nayati ?!

La joie s’évapora dès que cette voix si détestée parvint à ses oreilles. Nayati leva les yeux sur le garçon pour le dévisager. Sa fourrure noire, posée en vrac sur sa petite tête d’ange encore enfantine, partait dans tous les sens. Son bandeau, en plus de couvrir la majeure partie de son front, faisait merveilleusement bien ressortir l’infinie tristesse de ses yeux bleus. Un foulard blanc noué autour de son épaule droite cachait se qui semblait être un tatouage blanc. Les seuls autres accessoires visibles furent un bracelet serti d’une perle rose placé à son poignet droit et un anneau doré à la cheville gauche. Mais la chose qui énerva le plus Nayati fut les morceaux de tissus dont l’humain s’enveloppait : les couleurs lui faisaient penser à un arcko ! Se prenait-il pour un pokémon, en plus de lui avoir volé ses parents ?

– SILENCE, insecte répugnent ! Je t’interdis d’injurier le Seigneur Dialga de la sorte ! Il est bon, juste et aimant, contrairement au démon qui vous tient lieu de chef, vous les misérables Luxen.

– Dans ce cas, explique-moi pourquoi un tel Dieu ressent-il le besoin de transformer des enfants innocents en assassins implacables ?! rétorqua Samaël, les larmes ruisselant à présent sur ses joues de poupin.

– Je pourrais te retourner la question, Sakaël, le sac de merde !

Contrairement à ce qu’il s’attendait, l’humain ne grimaça pas en entendant la déformation de son nom. Au lieu de quoi, un sourire se dessina sur son visage, comme s’il trouvait cela amusant. Mais la tristesse ne quitta pas son regard, pas plus que ses larmes ne s’arrêtèrent de couler.

– Profite du peu d’innocence qu’il te reste, Nayati, car un jour viendra où les regrets t’étoufferont.

Nayati serra les dents. Pour qui cette larve à peine sortit de l’enfance se prenait-elle pour le menacer ainsi ?!

– Ce n’est pas une menace mais un conseil de ton petit-frère.

La rage envahit l’arcko, cet être inférieur n’était pas son frère ni quoique se soit d’autre ! Il n’était rien sinon un ennemi à abattre ! Dans sa fureur, Nayati créa de nouveau deux lames d’énergie blanche – une dans chaque main – et chargea l’humain haït. Une grossière erreur. Car l’humain avait encore un allié.

Shinobu, qui jusqu’à là c’était contenter d’observer le gecko, apparut soudainement devant lui. Dégainant une lame d’énergie noire, signifiant que c’était une attaque ténèbres, l’amphinobi brisa celles du gecko puis le plaqua au sol sans ménagement. L’adolescent arcko se débattit violemment, donnant coups de pied, coups de poing et morsures. Mais rien n’y fit, la grenouille ninja restait fermement campé sur lui sans pour autant y mettre tout son poids.

– Si tu savais comme je te plains, petite lune noire…, lui murmura le Luxen au creux de la feinte gauche lui servant d’oreille. Aujourd’hui, tu te réjouis de la mort de deux enfants innocents luttant pour ramener ce monde à la vie mais demain, quand tout sera clair, tu deviendras quelqu’un d’autre et là… les remords t’envahiront tel le jet d’une fontaine.

Nayati enrageait. Non seulement il n’était qu’à quelques mètre de Sakaël mais en plus, il devait écouter les inepties de cet hérétique qui le retenait. Alors qu’il s’apprêtait à lancer Grincement pour le faire taire et lâcher prise, une lame de vent frôla sa tête. L’arcko, aussitôt libérer, fit face au ninja dont les traits se durcissent. L’humain, dont les larmes ne se tarissaient décidément pas, avait même abandonné la tristesse à la méfiance.

– Mais qu’entends-je ? susurra Yami en rejoignant le gecko. Serait-ce une tentative d’enrôlement dans l’armée de Giratina le fourbe ? Nayati, cher compagnon, rappelle-moi… quelle est la peine encourue pour ce crime prit en flagrant délit ?

– La mort, sire Yami..., répondit Nayati, un sourire carnassier se dessinant sur sa figure, le rendant aussi menaçant que l’absol.

Désormais sur la même longueur d'ondes, évaluateur et aspirant s'approchèrent lentement, inexorablement vers leurs proies, certains de leur victoire. Après tout, Regard Noir les empêchaient de s'enfuir !

– Hoopa, MAINTENANT ! hurla soudain l'amphinobi, attrapant le bras du garçon.

Un anneau doré apparut au dessus des rebelles et commença à engloutir ces derniers. Nayati, furieux, essaya de les rejoindre pour empêcher leur fuite mais avant qu’il parvienne à leur hauteur, tout avait disparut. Anneau comme Luxen.

Laissant échappé un cri de rage, l’arcko frappa le sol où se tenait les hérétique il y avait encore un instant. Ses félons avaient réussi à fuir !

– Allons, allons, jeune Nayati, le tempéra Yami. Qu’ils s’échappent n’est pas grave, nous les reverrons bien assez tôt.

– J’espère, messire… Il me plairait beaucoup d’apporter la tête de Sakaël au Seigneur Dialga.

– Cela viendra, je peux te l’assurer. Maintenant, ramène-moi le cadavre de Sage.

Acquiesçant, l’aspirant se dirigea vers l’autel contre lequel l’alakazam s’était écrasé au débat du combat et commença à le chercher des yeux. Mais Sage n’était plus là. L’adolescent eu beau soulever les graviers, croyant que le scélérat avait été enseveli, il n’était nulle part. Sage s’était volatilisé !

– Messire Yami ! s’exclama-t-il. Sage a disparu !

Le bras-droit du Temps, nullement étonné, se contenta d’hausser les épaules.

– Ne te préoccupe plus de lui, en ce cas. Viens à présent, le Seigneur Dialga doit attendre avec impatience le résultat de ton Épreuve.

Sur ces mots, l’absol ailé fit léviter les cadavres des Luxen avant de se diriger vers la sortie. Nayati, le torse pompé de fierté, s’apprêtait à le suivre lorsqu’une voix murmura dans sa tête. Une voix qu’il n’avait que peu entendu mais qu’il haïssait déjà de tout son être. La voix de Sakaël.

Quoi qu’il arrive, quoi qu’il se passe, quoique tu fasses… je t’aimerai éternellement, mon frère.

Outré par cette déclaration, l’arcko voulut répliquer avec un discours cinglant mais quelque chose le laissa sans voix. Comment l’humain pouvait lui parler alors qu’il n’était plus ici ?

– Nayati ! Que diable fais-tu ? Notre Dieu va finir par perdre patience, tu sais.

– J’arrive, messire !

Tirant partit de l’occasion, il décida de répondre et en même temps, de vider son sac. Tu n’as jamais été et tu ne seras jamais mon frère ! Seulement une épine dans la patte du Seigneur Dialga que me ferai une joie de massacrer. Et après toi, se sera le tour de MES parents que tu as détourné du droit chemin. Mais je ne m’arrêterai pas là… je n’aurai de cesse de vous traquez et de vous tuez jusqu’au dernier ! Se sera à ce moment, et seulement à ce moment-là, que mon âme trouvera le repos.

N’ayant plus rien à ajouter à cet insecte méprisable, Nayati prit la suite de son évaluateur. Il était temps pour lui de rejoindre véritablement l’armée du Seigneur Dialga !

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Et en petit bonus, une image de Samaël :