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Glossaire général de l'art

Dernière mise à jour 10/01/2018

Généralités


Abstrait : Se dit de ce qui ne représente pas ce qui peut être appréhendé dans le monde visible et sensible - en opposition au figuratif. Plastiquement plus libre, l'art abstrait met plutôt en avant des éléments comme la couleur ou la forme qui se suffisent à eux-même. (Kandinsky, Mondrian, Pollock, Vassily, Soulages)

Figuratif : Le figuratif s'attache à représenter quelque chose d'existant, dans le réel ou l'imaginaire. Eh oui, surprise ! Le cubisme relève bien d'art figuratif, puisque même carrées des pommes sont des pommes.

  • Stylisation : Peut avoir deux significations. D'abord, que la représentation répond à une marque particulière, une interprétation qui la distingue du réel, comme celle du style de l'artiste. Le second sens est celui de représenter un objet de façon simplifiée, schématique en conservant ou exacerbant ses caractères essentiels. La visée est souvent esthétique, et on peut par exemple parler de stylisation pour les logos !

    Réalisme : Contrairement à la croyance populaire, quelque chose de réaliste n'est pas une représentation si détaillée et exacte qu'on a l'impression de pouvoir la toucher. Il s'agit plutôt de donner à voir sans filtres quelque chose qui a vraiment pu arriver et de vraisemblable, quitte à passer par une mise en scène. Une œuvre réaliste donne une "impression de réel".

    Naturalisme : Le naturalisme consiste en une retranscription le plus fidèle possible de ce qui est représenté ; on peut parler d'une volonté de représentation "objective". A titre d'exemple, les illustrations des encyclopédies sont caractérisées par leur aspect naturaliste !

    Naturalisme et réalisme peuvent être complémentaires comme totalement indépendants. Une scène peut imiter à la perfection le rendu de la peau, des matières, des lumières avec un rendu quasi-photographique... La présence d'une licorne à paillette fera qu'on peut parler de naturalisme, mais pas de réalisme.



Académie : Nu pratiqué par les artistes pour montrer leur capacité à reproduire les corps. Pourquoi ce nom ? La réponse est toute simple : ces études étaient gages qu'un peintre ou dessinateur savait répondre aux codes… académiques, avec des représentations parfois quasi médicales !

Achevé : Désigne une création que l'auteur considère comme terminée. Achevée ne veut pas forcément dire finie - il peut s'agir d'une ébauche que l'on souhaite présenter sans pousser les détails ou le rendu.

Animation : Film composé d'images fixes successives appelées frames et dont l'enchaînement créé un mouvement.

Blanc tournant : Zone de "vide" dans une mise en page qui permet au document de respirer et d'être plus facilement lisible.

Buste : Représentation d'un visage (portrait), puis du haut du corps jusque sous la poitrine sans inclure les bras. Le torse inclut lui jusqu'aux hanches, mais sans la tête.

Brocart : Tissu de soie aux décors riches, généralement brodé de fils d'or et d'argent.

Canon : Normes esthétiques (d'un pays, d'un genre, d'une époque…)

Caricature : Exagération à outrance des traits caractéristiques de ce qu'on veut représenter. On caricature souvent des gens, dont on fait le portrait avec des traits très appuyés : pommettes saillantes gonflées à bloc, nez très étiré, cernes aussi creusées que le Grand Canyon… La caricature peut être un exercice compliqué, puisqu'il s'agit de synthèse et par extension, d'observation.

Cartoon : Désigne un style particulier, un peu caricatural et aux formes très synthétiques souvent couplées à des couleurs franches, qui permettent aux personnages une grande expressivité. Les Super Nanas, Tom et Jerry ou Bob l'Eponge (les meilleurs) rentrent tous dans cette catégorie !

Cell-shading : Ombrage stylisé dont les transitions entre deux nuances sont nettes.

Céramique : Ouvrage d'argile cuite. La céramique comprend la poterie, mais également les grès ou la porcelaine.

Cerne : Tracé extérieur d'un objet, souvent appelé "line" par la communauté d'artistes digitaux.

Cerner : Définir le contour d'un objet par un trait. La forme n'est plus définie par ses volumes mais par son dessin.

Crachis : Gouttelettes de couleur projetées à l'aide d'une brosse. Ou bien, pour ceux qui voudraient remonter aux origines de cette technique préhistorique, projetées avec la bouche !

Croquis, pochade : "Dessin" caractérisé par sa rapidité d'exécution, au moins apparente. Le croquis se suffit à lui-même et ne demande pas à être fini.

Délayer : Action de mélanger à un liquide, à l'instar de l'argile dans l'eau pour créer un engobe ; diluer, dissoudre.

Dessication : Évacuation de l'eau dans un corps ; séchage. C'est une étape indispensable dans certaines techniques de peinture si on ne veut pas que plusieurs couches se mélangent.

Détrempe : Technique de peinture qui tient son nom de la façon dont on obtient la couleur, avec un mélange de pigments, d'eau et de liants. Certains font la différence entre détrempe et tempera (nom italien) selon ce qui sert à délayer - en l'occurrence un œuf pour la tempera. Par métonymie, les tableaux réalisés à la détrempe sont eux-mêmes appelés des détrempes.

Écorché : Représentation anatomique dont on a retiré la peau pour faire apparaître des éléments internes comme les muscles. On peut également parler, en architecture, de bâtiment écorché quand on en a coupé un petit bout afin de laisser voir la structure.

Embossage : Déformation d'un support souple comme du papier afin de créer un relief.

Empâtement : Excès de matière qui donne à la surface d'une peinture une texture en volume. L'empâtement est généralement dû à une application généreuse à la brosse ou au couteau.

Esquisse, ébauche, dessin préparatoire : Quasi-synonymes. Grossièrement, ces termes dont référence au premier jet d'un dessin qui vise à être peaufiné et achevé. Cette étape jette les traits principaux, voire les idées qui vont structurer l'ensemble à venir et sous-entend que le travail va être poursuivi. En sculpture, l'esquisse et l'ébauche diffèrent très légèrement : l'ébauche possède déjà un semblant de sa forme définitive, là où l'esquisse relève plus d'une représentation d'intention (oui c'est subtile).

Estampe : Tirage obtenu par un procédé de reproduction artistique, comme la gravure ou la lithographie. Un exemplaire d'estampe s'appelle une épreuve.

Estomper : Atténuer l'intensité d'une couleur ou d'une ligne en retirant du pigment.

Étude : Travail exécuté d'après l'observation d'un élément ou plusieurs, pour saisir quelque chose, s'imprégner d'une connaissance ou d'un geste. L'étude peut être réalisée pour se préparer à faire une autre création plus "finie", comme suffire à enrichir le vocabulaire de l'artiste de façon générale.

Facture : Manière dont une peinture est réalisée techniquement.

Faïence : Céramique recouverte d'un vernis ou émail. Elle est majoritairement à fond blanc, ce qui permet des décors riches.

Flochetage : Application de couleur par petits à-coups et petites touches, donnant une impression de ou étant dus à une certaine vigueur.

Frottis : Comme le suggère son nom, le frottis consiste en un frottement. Avec un geste particulier, on vient appliquer une couche légère de peinture, qui laisse deviner la texture du support en dessous ; on réalise donc des frottis sur des toiles avec des reliefs, afin d'intégrer cette matérialité au résultat final.

Beaux-Arts : Terme ambigu que l'on a tendance à employer pour désigner les disciplines ayant vocation première à être esthétiques et exprimer le "beau".

Arts appliqués : Concerne non seulement les objets fonctionnels (vêtements, céramiques, design d'intérieur...) mais surtout, est étroitement lié à l'intention de les commercialiser et à la notion d'industrialisation.

Arts décoratifs : Comme les arts appliqués, ceux décoratifs concernent des objets fonctionnels et leur ornementation. Il s'agit cependant d'artisanats touchant à la l'architecture et la décoration intérieure, qui privilégient l'objet unique, ou à défaut, la série à petite échelle.

On distingue ces trois catégories plus par l'intention qui se cache derrière ce qui est créé que le support de son expression.

Gesso : Préparation avec laquelle le support est enduit pour unifier sa surface et permettre une meilleur adhérence de la couche picturale. Le gesso est ce qu'on appelle un "apprêt", puisqu'il est préalable à l'exécution d'une œuvre.

Glacis : En peinture, le glacis est une couche de couleur translucide appliquée sur un fond déjà coloré. Elle laisse paraître ce qui se trouve en dessous sans se mélanger, ce qui permet des transitions très délicates.

Iconographie : Représentation caractéristique d'un sujet (style, personnage, scène…) qui le rend reconnaissable ou l'inscrit dans une tradition plus large. L'iconographie est l'une des sciences de l'image.

Image matricielle : Image composée de pixels (points colorés juxtaposés).

Image vectorielle : Image composée de formes géométriques lui permettant d'être modifiée sans perte de qualité.

In situ : Littéralement "dans l'endroit où l'on se trouve" en latin, ce qui indique que l'œuvre n'existe telle quelle que dans le lieu où elle évolue. Le genre du land art correspond tout à fait à cette catégorie, puisqu'il consiste à intervenir sur le paysage.


Kitch : Un peu comme la tapisserie de mamie, ce style renvoie à une notion de mauvais goût, voire de vulgarité. On n'y néglige pas la surabondance de détails, les couleurs criardes ou mal assorties… Attention cependant, parce que le kitch peut tout à fait être volontaire !

Lavis : Technique très employée dans les travaux à l'encre qui qui consiste à apposer des couches successives d'une même couleur, diluée, afin d'obtenir des nuances.

Leporello : Autrement appelé, de façon moins chantante mais plus musicale un livre-accordéon.

Liant : Elément indispensable à certaines préparations. Il permet en peinture d'agglomérer les poudres de pigments pour qu'elles soient utilisables et assure une cohésion entre les particules de la couleur. Le liant change selon la technique : œuf, gomme arabique, huile de noix…

Linogravure : Gravure. Technique de taille d'épargne dans une plaque de linoleum. A l'aide d'une gouge, le graveur retire en effet de la matière de la plaque pour définir le dessin, les parties creusées n'étant pas encrées. La linogravure est une technique accessible qui permet notamment de se passer de mordant.

Maniérisme : Au-delà d'un courant artistique, le maniérisme définit une forme d'artificialité dans la représentation. Il sous-entend par exemple des corps en torsion, longilignes, ou des couleurs acidulées ; des propriétés qui prennent le contrepied des normes esthétiques classiques.

Marie-louise : Sous cette jolie appellation se cache un encadrement intermédiaire, qui intervient entre le cadre lui-même et ce qui est encadré. Ce qui la différencie du passe-partout est son épaisseur : la marie-louise est toute plate mais pas fine. Pour mettre en valeur l'oeuvre, elle créé une profondeur sur l'ensemble, là où le passe-partout est fin et dans la continuité de ce qu'il présente. Les deux sont cependant neutres, tant dans leur couleur que leur texture, afin de ne pas éclipser ce qu'ils encadrent.

Marine : Scène représentant un paysage marin.

Matrice : Moule. En gravure spécifiquement, c'est la plaque avec le motif en creux que l'on va encrer pour obtenir son tirage.

Modelé : Expression du volume.

Motif : Synonyme de sujet. Cette première signification a donné l'expression de peindre, sculpter, dessiner "sur le motif", ce qui signifie devant le modèle réalisé. Il peut également s'agir d'une forme qui se répète, notamment dans le domaine de l'ornementation.

Nature morte : Composition faite d'objets inanimés comme des denrées alimentaires, fleurs, crânes… La nature morte a été considérée très longtemps par la tradition académique comme le genre le moins noble de tous. Sa trivialité sous-entendant (en grossissant le trait) qu'on en attendait moins, les artistes y ont beaucoup eu recours pour expérimenter.

Ornemental : Décoratif. Les ornements peuvent être peignés, géométriques,, curvilignes, végétaux, des entrelacs...


Pastiche : Emprunt de style, d'élément caractéristique fait à un autre artiste. Il peut s'agir d'un hommage, d'une parodie comme d'une inspiration - le pastiche n'est pas pour autant une copie.

Pocher : Faire bouillir de l'eau au vinaigre et y introduire un œuf écaillé pendant 3mn. Pour ceux qui ont déjà mangé, remplir uniformément une surface dans un dessin d'architecture.

Polyptyque : Désigne traditionnellement une œuvre constituée de plusieurs panneaux de bois peint ou sculpté, articulés par des volets. Aujourd'hui, un polyptyque peut simplement faire référence à un ensemble de créations qui se lisent côte à côte pour former l'œuvre complète.
  • Diptyque : Ensemble de deux panneaux.
    Triptyque : Ensemble de trois panneaux.
    Tétraptyque : Ensemble de quatre panneaux.
    Retable : Panneau(x) décoré(s) que l'on place sous un autel et se présente souvent sous forme de polyptyque.


Repentir : Retouche apportée à un ouvrage avant qu'il ne soit terminé - par exemple la peinture à l'huile permet un repentir facile puisqu'elle sèche trèèèès lentement.

Repoussé : Technique, notamment d'orfèvrerie, qui consiste à "creuser" un relief sur le revers d'un objet pour le faire ressortir de l'autre côté. L'artisan qui y a recours ne retire pas de matière mais se contente de l'écraser, la déformer, d'où le nom.

Sfumato : Technique qui confère aux figures un contour vaporeux, difficile à déterminer et qui se fond dans le décor. L'une de ses illustrations les plus prestigieuses est La Joconde de De Vinci, qui a d'ailleurs théorisé le sfumato.

Sgraffito : Technique de décoration des façades réalisée en entaillant ou grattant un enduit frais qui peut aussi être coloré. L'Art Nouveau l'a remise au goût du jour bien qu'elle était populaire sous la Renaissance.

Storyboard : Sorte de "croquis d'intention" des différents plans qui constitueront un film. Sous la forme de planches, des vignettes consignent les passages clés de l'action, avec un avant-goût des points de vue et cadrage qui seront employés afin de répondre au scénario.

Tesselle : Pièce utilisée pour des techniques comme la mosaïque.

Touche : Marque laissée par un geste du pinceau. La touche qualifie la façon d'appliquer la matière réelle ou virtuelle. Certaines touches sont si reconnaissables qu'elles agissent comme une sorte de signature de l'artiste.

Toyer : Se faire recouvrir son graffiti par un autre artiste. Not cool.

Tramer : Remplir une surface à l'aide d'un maillage de lignes ou de points. Leur densité ou couleur donne à l’œil une image en valeurs, et dans le cas de ligne, peut même indiquer très clairement les volumes grâce à la direction qui leur est donnée.

Travelling : Cinéma. En même temps que la scène est filmée, la caméra se déplace. Le mouvement peut suivre, en faire le tour, s'approcher ou s'éloigner du sujet.

Trompe l'œil : Le trompe l’œil cherche à berner le cerveau en lui faisant voir quelque chose qui n'est pas.

Védutisme : Le védutisme constitue un genre à part entière de paysage urbain mis en perspective.

Composition

Cadrage : Définition des limites d'une image : avec le cadrage on décide de ce que l'on souhaite inclure et exclure d'une image.

Composition : Agencement des éléments dans une image et les uns par rapport aux autres.

Hors-champ : Tous les éléments qui n'apparaissent pas dans le cadre mais que l'on sait exister. On peut deviner ce qui est hors-champ avec ce qui est présent : certains détails vont être tronqués, d'autre suggérés par le regard des personnages présents, une ombre, voire un miroir ! Ce qui n'est pas représenté peut aussi être crucial pour comprendre une image.

Ligne de force : L'un des axes principaux qui construit l'image et fédère le tout. Il faut en définir pour permettre au spectateur de bien lire l'ensemble et éviter que ça parte dans tout les sens. Les lignes de force peuvent également avoir une portée symbolique.

Perspective : Façon de représenter le creusement de l'espace. Elle permet d'introduire visuellement la notion de distance.

  • Point de fuite : Point "lointain" vers lequel toutes les lignes normalement parallèles sont paradoxalement censées converger à mesure qu'elles s'éloignent. Le point de fuite est une construction ; s'il normalement placé sur la ligne d'horizon, on peut le multiplier ou le déplacer pour appliquer des déformations aux objets ou répondre à des points de vue audacieux.

    Ligne d'horizon : Ligne à hauteur d'yeux. Elle est la plus lointaine que le regard puisse embrasser (après la Terre se courbe un peu trop pour voir au-delà), aussi considérée comme la matérialisation de la limite entre la terre et le ciel.

    Perspective conique ou linéaire : Elle tente de retranscrire ce que l'œil peut voir, en ayant recours à au moins un point de fuite. Ainsi ce qui est propre est proche du spectateur est représenté plus gros que ce qui est éloigné.

    Perspective curviligne : Comme son nom l'indique, ici l'espace n'est plus construit selon des droites mais des lignes courbes. Résultat, les éléments sont "déformés" comme s'ils étaient soumis à une photographie qui utilise un objectif grand-angle.

    Raccourci : Représentation tronquée d'un élément pour représenter sa profondeur. Petite mise en pratique : aussi curieux que ça puisse paraître, si on pose une jambe à plat et qu'on la regarde face à la plante du pied… On en voit pas grand chose - et c'est ce qu'on appelle un raccourci, aka la bête noire du dessinateur.

    Perspective axonométrique : Les axonométries comprennent par exemple la perspective cavalière, et supposent qu'il n'existe pas de creusement de l'espace. Aussi, les sujets représentés peuvent être inscrits dans un plan dont aucune arrête n'est fuyante. On la retrouve pas exemple dans le jeu vidéo ou le dessin technique, puisqu'elle permet de donner un aperçu des espaces ou surfaces qui ne soit pas "faussé" par l'éloignement !

    Perspective atmosphérique : Dans ce cas et sans entrer dans les détails, c'est la couleur qui signifie à l'œil qu'un plan est plus ou moins éloigné. Vous pouvez le constater dans la vraie vie, les montagnes là-bas dans le fond sont généralement voilées d'un peu de bleu !

    Perspective empirique : Là, c'est la fête. A défaut de suivre une méthode établie, un artiste qui a recours à la perspective empirique a compris qu'il se passait quelque chose au niveau de l'espace et qu'il y avait des techniques pour le représenter. C'est un peu un mélange de tentatives, avec des représentations obliques des volumes de l'architecture sans que les lignes de fuite ne convergent, plusieurs perspectives(ou non) réunies sur une même image… L'artiste se repose sur un ressenti et non sur l'application de la théorie.

    Chevauchement : Sans passer par une conception géométrique de l'espace, on peut le signifier en passant des éléments devant les autres pour montrer qu'ils sont plus proches. Sans vraiment parler de perspective, ce chevauchement de plans frontaux constitue malgré tout un creusement de l'espace.

    Anamorphose : Déformation d'une représentation pour qu'elle apparaisse correcte sous un certain point de vue ou projetée sur une autre surface. Une image vaut mille mots :

Plan : Terme particulièrement adapté aux domaines de la BD, de la photographie ou du cinéma. Quasi-synonyme de cadre.

  • Plan d'ensemble : Plan très lointain qui porte bien son nom et accordant peu voire pas d'importance aux personnages au profit du décor. Il peut permettre de situer l'action. Le plan général reprend la même distribution d'importance des éléments (environnement > personnages, bien qu'ils soient visibles) mais de façon moins prononcée.

    Plan de pied (moyen) : Les personnages sont cadrés de pied (on les voit en entier).

    Plan américain : Le décor passe au second-plan et le personnage devient clairement le cœur du propos. Cadrage mi-cuisse (comme dans les western) qui permet de concentrer l'image sur l'action. Coupés à la ceinture, on dit que les personnages sont en plan rapproché.

    Gros plan : Met l'accent sur la psychologie des personnages en se concentrant généralement sur les visages. Il peut également mettre en lumière un détail important pour l'intrigue ou se placer comme l’œil du personnage lui-même, en soulignant ce qui est fixé avec attention.

    Très gros plan : L'effet du gros plan est poussé à l'extrême ; il met en avant un détail ou une expression, souvent intense. C'est un plan si proche de qu'il cadre qu'il en coupe parfois des bouts.

Point de vue : Place qu'occupe l'œil par rapport à un objet. De face, de profil, d'en dessous (contre-plongée), d'au-dessus (plongée)…


Couleur et lumière

Achrome : Plus que du noir et blanc, achrome signifie l'absence totale de couleur. Ce principe a pris corps dans l'œuvre de P. Manzoni, plasticien ayant travaillé des matières d'un blanc uniforme, et donc… dénuées de couleur.

Aplat : Surface remplie d'une couleur uniforme.


Camaïeu : Emploi d'une seule couleur déclinée en différentes nuances pour colorer l'entièreté de l'image.

Clair-obscur : Les plus fidèles à la langue du Caravage parlent de chiaroscuro, mais en français c'est aussi très bien pour exprimer cette technique de mise en contrastes prononcés, qui suggère des lumières assez intenses (non diffuses) et localisées. Lorsque les zones claires apparaissent en saillie dans la pénombre, on peut même parler de ténébrisme.

Confiture : Si vous voulez vous faire des amis, n'employez jamais ce mot un peu péjoratif qui désigne une couleur qui manque de réalisme.

Contraste : Opposition, différence plus ou moins prononcée entres les clairs, les obscurs, l'intensité des couleurs, les différentes formes... D'une image. C'est souvent lui qu'on modèle pour rendre des atmosphères particulières. Quand les blancs et les noirs sont poussés à l'extrême, on peut rencontrer le terme assez peu employé de skiagraphie.

Couleur rabattue : Couleur pure coupée au noir ou au gris.

Grisaille : Camaïeu spécifique n'ayant recours qu'à des couleurs très neutres, la grisaille tentant d'imiter le rendu de la pierre sur des représentations 2D.

Luminosité : Un rendu vitrifié en peinture peut être qualifié de lumineux, mais ce terme désigne surtout le degré de clarté d'une couleur. Tire-t-elle vers le blanc ? Vers le noir ? C'est l'intensité de sa luminosité qui le détermine : plus elle est forte, plus elle va tendre au blanc. C'est le jeu de la luminosité qui donne les valeurs, chaque couleur correspondant à un degré de gris plus ou moins profond ; ainsi le jaune est par essence plus clair que du vert. La variation d'une valeur détermine le ton.


Monochrome : Initialement le terme de monochrome rejoint celui de camaïeu ; une seule couleur pour toute la coloration, bien qu'elle puisse être nuancée. Cependant, le monochrome contemporain en diffère légèrement. Plus question de nuances, la couleur est radicale et unie, à la façon de ce qu'on rencontre dans les travaux d'Yves Klein . Dans l'idée, ce sont un peu des "points bleus sur fond bleu".

Nuancier : Catalogue d'échantillon de couleurs pour se donner une idée de leur rendu (sur une matière donnée, en mélangeant avec ci ou ça…).

Palette : Le terme désignait autrefois la petite plaque de bois sur laquelle l'artiste réalisait ses mélanges, mais l'ère numérique lui a donné un sens un peu nouveau. La palette est aujourd'hui l'ensemble des couleurs utilisées pour réaliser un ouvrage - on parle de palette ou gamme chromatique.

Pureté : Repose sur l'intensité de la couleur et son degré de mélange avec une autre. Une couleur non pure donne une teinte, soit une variation colorimétrique à laquelle on peut donner de jolis noms ! Cet article en a regroupé quelques-unes, que vous pouvez ajouter à votre vocabulaire.

Réhaut : Touches de couleur claire appliquée dans des zones stratégiques d'une image pour souligner que la lumière s'y dépose et rehausser l'ensemble.

Rim-light : Petite raie de lumière qui épouse les contours d'un élément placé entre le spectateur et la source de lumière (rétroéclairage). C'est le type d'effet qui, en photographie, peut être obtenu en jouant sur le contre-jour.

Saturation : C'est la saturation qui défini si une couleur est vive ou terne. Plus elle est saturée, plus on parlera d'une grande vivacité (et plus ça piquera les yeux), tandis que si la couleur est totalement desaturée (décolorée), elle donnera un gris.

Tonalité : Propriété identifiable de la couleur : vert, rouge, bleu… Globalement, toute variation d'une couleur peut être appelée nuance.

Architecture

Appareillage : Dans un édifice, l'appareillage correspond à la façon dont les pierres qui revêtent la façade sont taillées et agencées.

Cadastre : On fait un petit détour avec cette notion de géographie : le cadastre est un plan aérien qui délimite les parcelles artificielles. Voilà. C'est cadeau.

Cotes : Indication de valeurs métriques sur les documents techniques.

Coupe : Vue intérieure d'un espace qu'on aurait coupé comme un délicieux gâteau. Quand un élément est coupé, on le signifie par le remplissage : en pochant (couleur pleine) ou par tramage.

Élévation : Vue extérieure d'une façade.

Ordres : L'une des classifications des éléments architecturaux. Il existe plusieurs ordres, et chacun répond à des normes différentes pour les proportions ou la décoration en fonction de l'époque, de la zone géographique… A titre d'exemple les égyptiens possèdent un ordre où le sommet des colonnes (chapiteaux sculptés) est orné de palmiers stylisés là où l'un des ordres greco-romain préfère des rinceaux d'acanthe. Et attention, piège ! Ordre ne veut pas dire rigueur, puisqu'un bâtiment peut réunir des éléments de styles différents.

Plan : Vue du dessus d'un bâtiment, mais dont les murs auraient été coupés à l'horizontale. La convention veut que cette coupe se fasse à un mètre de hauteur du sol et qu'on trace en pointillés le contour des éléments qui se trouvent au-dessus (ou qui n'existent plus).

Plan masse : Vue aérienne n'entraînant pas de coupe, mais représentant les reliefs du terrain sous la forme de strates.

Travée : Portion définie par deux supports encadrant une ouverture. La travée a la particularité de pouvoir définir une "unité" architecturale, les édifices religieux par exemple reprenant souvent plusieurs fois une même travée.

Sculpture

Armature : Sorte de squelette de fils de fer autour duquel la sculpture va être modelée. Il sert à consolider l'ensemble. Pour la figures verticales, on peut se reposer sur une potence pour réaliser une armature qui soit bien stable.

Bas-relief : Sculpture dont les reliefs se détachent légèrement du support, qui peut par exemple être une paroi.

Colombin : Petit boudin de terre roulé avec la paume de la main, qui, assemblé, constitue avec la boulette la base du modelage par ajout de matière.

Émail : Un journal, des journaux, un émail, des émaux, un depacital, des despa…. Avant cuisson, on peut émailler (enduire d'un émail) une céramique afin de la colorer. La surface qui en résulte sera brillante, un peu vitreuse, et surtout étanche. On l'appelle également glaçure.

Engobe : Préparation faite d'argile délayée à l'eau. On l'applique sur la céramique verte, qui n'a donc ni cuit ni séché, pour obtenir des jeux de couleurs à partir de la terre avec une plus grande richesse de blancs, ocres, rouges, bruns.

Épanneler : Dégager une forme générale dans un bloc de pierre - c'est la première étape de taille une fois le bloc extrait de la carrière.

Équarrir : Les bonnes vieilles équerres du collège vous disent quelque chose ? Équarrir appartient à la même famille, et signifie tailler à angles droits de la pierre ou du bois.

Étai : Elément d'une sculpture qui a plus vocation à la faire tenir qu'à être esthétique. Si vous tombez sur un gros caillou qui supporte un corps gracile, presque suspendu de façon subtile, c'en est sans doute un !

Haut-relief : Sculpture dont les reliefs constituent plus de 50% de ce qui est représenté. Certains éléments en saillie peuvent même se détacher du support.

Méplat : Technique où le relief est très faible et sert à créer un jeu sur la façon d'accrocher la lumière, avec cependant des volumes aplatis.

Ronde-bosse : Sculpture indépendante d'un support dont on peut théoriquement faire le tour.

Bande dessinée

Bulle ou phylactère : Espace de forme variable qui contient les pensées ou le discours d'un personnage sous forme de discours direct ou de symbole. Une extension de la bulle appelée appendice permet au lecteur de comprendre au lecteur quel personnage lui est rattaché.

Cartouche ou récitatif : Petite incursion narrative dans le récit sous la forme de texte dans un cadre. L'auteur y intègre des éléments difficilement retranscrits par l'image sous forme de voix-off, comme "Nous sommes en 50 avant Jésus-Christ. Toute la Gaule est occupée par les Romains... Toute ? Non ! Un petit village d'irréductibles Gaulois résiste encore et toujours à l'envahisseur. Et la vie n'est pas facile pour les garnisons de légionnaires romains des camps retranchés de Babaorum, Aquarium, Laudanum et Petitbonum..."

Case ou vignette : Agencées dans des bandes selon un nombre variable, la vignette est simplement la plus petite unité de la planche de bande dessinée. Elle possède quasi-systématiquement un cadre, mais c'est un espace très modulable puisqu'on peut en rencontrer des plus étirées, flottantes, se superposant... pour répondre aux besoins du récit. La mise en page des vignettes est primordiale en bande dessinée !

Gouttière : La gouttière porte un nom plutôt parlant puisqu'il s'agit d'un petit espace compris entre chaque vignette qui permet non seulement de les distinguer entre elles, mais également d'aérer la page. Elle se dote également d'une valeur temporelle puisque c'est dans la gouttière que se matérialise ce qui se produit d'une case à une autre ; elle peut posséder un immense pouvoir narratif selon le choix de transitions d'une image à une autre fait par l'auteur.

Grawlix : Accumulation de symboles n'étant pas des lettres, censés représenter un juron.

Idéogramme : Représentation schématique (icone ou symbole) qui exprime une idée plus large, souvent une émotion ou réaction. Quand on rencontre de petites têtes de mort dans une vignette, on l'assimile à la fatigue ou l'ennui : c'est un idéogramme.

Ligne claire : Le fameux "style Tintin" ! La ligne claire est reconnaissable à ses traits noirs, propres et dont l'épaisseur ne varie pas, ce qui permet une séparation nette des aplats utilisés pour la mise en couleur.

Planche : Désigne une page de bande dessinée, subdivisée en vignettes. Toutes les planches d'une série forment un album.

Lettrage

Empattement : Petit épaississement à l'extrémité des lettres. Quand une police possède ces appendices, on dit en anglais qu'elle est à serif, en opposition à celles sans serif qui ont recours à des lettres bâton. Son intérêt est de guider l'œil du lecteur d'une lettre à l'autre.

Hampe ou fût : Trait vertical ou diagonal constituant l'essentiel d'une lettre.

Jambage : Partie d'une lettre qui se prolonge au-dessous de la ligne de pied (qui correspond aux lignes bleues des feuilles à carreaux sur laquelle les caractères s'alignent). On peut parler de jambage supérieur en faisant référence aussi aux lettres qui se prolongent au-dessus. Ainsi les lettres latines à jambages sont le y, p, q, g, j et éventuellement le t, d, h, k, l, et b.

Lettrine : Lettre majuscule décorée qui débute un paragraphe voire un chapitre. La lettrine fait partie des enluminures mais ne constituent pas la seule forme de cette discipline d'ornementation d'un volumen ; elle comprend également les miniatures (illustrations) et ou des décorations diverses, notamment dans les marges.

Plein et délié : Lorsqu’une lettre est réalisée à la plume ou au calame, sa ligne varie d'épaisseur selon le mouvement exécuté. Respectivement, le plein et le délié sont la partie la plus large et la plus fine.

Typographie : Conception graphique des caractères d'écriture. On appelle "police" une typo ayant des propriétés définies, comme l'Arial ou le Verdana qui désignent une écriture spécifique. Pour ceux qui sont intéressés pour en apprendre plus sur la typographie au plomb, une méthode d'impression manuelle des caractères, il est vivement conseillé de lire cet article de Sphaxy ! C'est également un élément central dans le domaine du GFX et vous pouvez retrouver les bases à ce propos du côté des tutoriels du site.

Photographie

Bokeh : Dérivé du mot japonais boke, le bokeh est un flou d'arrière-plan. Il est se manifeste sous la forme de tâches en cas de contrastes prononcés.

Baryté (papier) : Support d'impression très apprécié en tirage photographique. Il est réputé pour le rendu très intense de ses noirs et l'étendue de son gamüt, c'est-à-dire l'ensemble des couleurs qu'il est capable de retranscrire.

Bruit : Effet granuleux qui parasite la netteté de l'image.

Contre-jour : Les photos de vacances sont souvent victimes de contre-jour pas terribles. La source de lumière se trouve face à l'objectif, derrière le sujet cadré, résultat : on n'y voit pas grand chose. Maîtrisée, ce parti-pris peut donner de très beaux résultats, comme des ombres chinoises.

Exposition : Quantité de lumière à laquelle le capteur est soumis. C'est l'une des valeurs clés de la photographie, puisqu'une image surexposée donnera des zones "brulées", avec des tons clairs ayant viré au blanc, là où une sous-exposition donnera des amas noirs appelés des zones "bouchées".

Fisheye : Distorsion de l'image due à un objectif trèèèèès grand angle. Cet effet donne l'impression que la photographie épouse une forme convexe ou concave ; pour cette raison elle est toujours de forme sphérique.

Flou de bougé : A ne pas confondre avec le flou cinétique (on vous voit ceux qui n'ont pas suivi, on vient d'en parler) ! Ce flou est du au mouvement de l'appareil pendant que la photographie est prise.

Flou cinétique : Flou induit par un mouvement de ce qui est immortalisé.

ISO : Unité de mesure d'intensité lumineuse, qui permet de régler l'exposition d'une image.

Mise au point : Réglage de la netteté.

Prise de vue : Désigne en fait une photographie. C'est ce qu'on obtient quand on appuie sur le déclencheur.

Surimpression : Superposition d'au moins deux images (double exposition) différentes qui n'ont pas été prises au même moment pour n'en créer qu'une seule.


Article rédigé par SeaMyuu

Sources :
http://owenroberts.github.io/commlab/readings/understanding-comics-excerpt.pdf
http://www.occe.coop/~ad18/IMG/pdf/livres_accordeons_ou_Leporello.pdf
https://fr.wikisource.org/wiki/Traité_de_la_peinture_(Cennini) (Libro Dell'arte)
https://fr.wikibooks.org/wiki/Photographie
https://www.fnac.com/Comprendre-la-sous-exposition-et-la-surexposition/cp36041/w-4
http://www.visual-arts-cork.com/art-glossary-of-terms.htm
http://caracteres.typographie.org/description/anatomie.html




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