Case 11 : Piquant
Par Goldenheart
Le guerrier avance, calmement, vers la ligne de front ennemie. Le pouvoir irrigue ses veines. Une force née du désespoir d’assister, impuissant, à la mort de ses camarades.
Le désespoir, désormais, a changé de camp. Les ennemis s’empalent presque d’eux-mêmes sur les épines acérées de l’armure du guerrier. Le pouvoir pulse sous sa peau, chante à son oreille. L’armure devient massue ; les piquants grandissent – tout comme la peur dans le bastion ennemi.
Puis le guerrier frappe. Et alors que son pouvoir se déchaîne dans un éclair de lumière irisée, le monde lui-même parait se disloquer.
Le combat est terminé.
Par FireHana
Ô rage !
Ô désespoir !
Ô cruelle solitude, que celle d'un Grindur ! Condamné à ne jamais être enlacé, au risque de percer le cœur de celui qui l'étreint !
Jamais, il ne connaitra la chaleur d'une caresse, jamais il ne connaitra le tendresse d'un câlin…
En voilà un destin bien vilain !
Son seul réconfort est de voir succomber ses ennemis face à l'ardeur de ses pics…
Ô quel prix pour la douceur de la victoire !
Par Cyrlight
— Et ramasse ton fiel, cette année, s’il te plaît. Personne n’a envie de subir tes piques.
— Mes piques ? Quelles piques ?
— L’an dernier, tu as traité tes cousins de sales profiteurs, envoyé paître mon frère, prétendu que sa compagne était aussi agréable qu’une grippe aviaire, et critiqué le pull offert par ta grand-mère.
— Même toi, tu as admis qu’il ressemblait à une serpillère !
— … C’est vrai.
— Et donc, tu disais ?
— Rien, laisse tomber.
Je m’en doutais. Piquante, moâ ? Je ne fais jamais qu’exprimer tout haut ce que ce ramassis d’hypocrites pense tout bas…
Par Soundlowan
Les épines sont aussi serrées que de l'écume sur une mer pâle. Partout un champ dru de mauvaises herbes qui s'agrippent à la peau lorsqu'on passe la main dedans. Ce n'est pas si désagréable, plutôt surprenant. Alors on proteste un peu pour la forme.
Les baisers de papa sont toujours piquants quand il ne s'est pas rasé.