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La légendaire quête du cookie au miel d'Apireine de Lief97



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Informations

» Auteur : Lief97 - Voir le profil
» Créé le 28/11/2016 à 22:35
» Dernière mise à jour le 15/01/2018 à 17:07

» Mots-clés :   Aventure   Humour   Médiéval   Région inventée

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* Flashback : Gontran *
Une grande assemblée d’humains et de Pokémon s’assemblait devant l’estrade installée en plein air.

Il faisait beau, il faisait chaud, et les rayons du soleil se reflétaient sur les armures. Bon nombre des spectateurs en revêtaient une. C’était la 1258e édition de l’Assemblée Générale de l’Ordre des Chevaliers de la Table Carrée.

Sur l’estrade, une table en forme de parallélépipède rectangle avait été installée. Cinq chaises étaient installées tout autour, attendant de recevoir les séants des membres éminents de l’Ordre. Dans la foule, outre les apprentis guerriers, les spectateurs venus de loin pour visiter le beau château qui les dominait depuis une colline, et les écuyers traités comme des moins-que-rien, on pouvait aussi remarquer des visages plus austères ; il s’agissait des moines qui vénéraient leur dieu Poichigeon, maître incontesté de la Foudre Terrestre.

Une route passagère était visible non loin de la foule qui se préparait à assister à l’Assemblée. Un grand bruit fit tourner beaucoup de têtes vers la route en question.

—Allez, du nerf, mon compagnon d’infortune ! Criait une voix tonitruante. L’heure tourne et nous risquons fort de nous retrouver en retard !

—Ta gueule, le gros ! Répliqua quelqu’un d’autre. C’est moi qui fais tout le boulot, je te signale !

—Certes, mais ce n’est point une bonne raison de m’agresser avec ces mots fort peu aimables, compagnon !

Un Ponyta déboula sur la route ; sur son dos se tenait un homme grand et fort, vêtu d’une armure rutilante et bruyante. Le Ponyta effectua un dérapage avant d’entamer un virage à 90° pour foncer vers les écuries. Le chevalier lança :

—Bien joué, mon cher canasson !

—Pardon ? S’étrangla le Ponyta.

Celui-ci, mécontent, s’arrêta brusquement.

Le chevalier fit un bond vertigineux avant d’atterrir dans un tas de crottin, visiblement laissé là par un Ronflex ou un Rhinastoc vu l’étendue de la chose.

—Ça fera dix pièces d’or ! S’énerva le Ponyta.

—Oui, oui…

Le chevalier s’extirpa de l’immondice dans laquelle il avait atterri, sortit des pièces de ses poches, et laissa le Ponyta les ingurgiter avant de le regarder s’éloigner, furieux.

Outre la sombre couleur et la mauvaise odeur qui se dégageait désormais du chevalier, celui-ci avait de belles traces de brûlures au fessier ; c’était le risque quand on appelait une monture de Type Feu.

Le chevalier remarqua une mare à l’écart de l’estrade, et, sans se rendre compte que tout le monde le regardait depuis un moment, il plongea dans la mare pour retirer odeurs et traces disgracieuses.

Comme il avait pied, il ne coula pas comme il en avait l’habitude.

Il se releva, tout propre, et sortit de la mare.

Son armure grinça abominablement et des regards courroucés le fixèrent alors qu’il fendait la foule pour s’approcher de l’estrade. Un vieux moine siffla de colère :

—Z’êtes qui ?

—Gontran, noble moine. Pour vous servir !

—Alors servez-moi et arrêtez de bouger, vous faites un bruit monstre.

—En effet, c’est fort peu aimable de ma part ! Veuillez excusez ma brusquerie, je ne suis pas aussi délicat que vous autres moines ! Ni aussi silencieux, boudeur et poli !

Le moine le fusilla du regard. Gontran ne comprit même pas qu’il venait de commettre un impair.

Il était absorbé par les cinq hommes qui grimpaient sur l’estrade et s’installaient autour de la Table Carrée.

Les Cinq Grands Chevaliers. Ses héros.

L’un d’eux se leva et toussota. Le silence se fit et il prit la parole :

—Bienvenue à vous tous ! Moi, Messire Méchossure, déclare la 1259e édition de…

—1258e ! Le corrigea un spectateur. La 1259e, c’est demain !

—Exact, Reprit Messire Méchossure. La 1258e édition de l’Assemblée Générale de l’Ordre des Chevaliers de la Table Carrée est ouverte ! Et je laisse de suite la parole à mon ami, Messire Leparqué, c’est à vous.

Un des cinq hommes se leva à son tour pendant que le premier reprenait sa place. Messire Leparqué s’exprima :

—Si vous êtes rassemblés avec nous aujourd’hui, tout comme nous l’étions hier, et avant-hier, et avant-avant-hier, et ainsi de suite, c’est pour parler du saint Crââde que nous recherchons ardemment. Et aujourd’hui, tout comme hier, et avant-hier, et avant-avant-hier, et ainsi de suite, nous allons choisir l’un de vous pour devenir chevalier et voyager dans Krénios pour trouver le Saint Crââde !

Des applaudissements retentirent. Gontran applaudit avec force. Il rêvait de devenir un chevalier depuis si longtemps ! Depuis 1258 jours, exactement, dès l’instant où il avait commencé à venir quotidiennement à ces assemblées générales. Il voulait à tout prix devenir un héros !

Messire Leparqué se rassit. Un autre des Cinq Grands Chevaliers s’approcha du bord de l’estrade :

—Je suis le Duc Richébo Mépassimpa. Je vais m’occuper de choisir quelle moitié de la foule pourra être éligible par mes partenaires.

Le Duc observa la foule quelques secondes, puis tendit son bras devant lui :

—Tous ceux qui sont à ma droite, reculez au fond ! Vous n’êtes malheureusement plus éligibles aujourd’hui ! J’ai jugé trop de faibles et de lâches de votre côté.

La moitié de la foule soupira de dépit et recula. Gontran, tout sourire, se rendit compte qu’il était du bon côté. De justesse !

Un autre Chevalier s’avança. Gontran le reconnut ; c’était le Chevalier Inconte Ynant :

—Je vais maintenant couper la moitié de cette moitié, Lança-t-il.

Gontran, au tout premier rang, croisa les doigts. Son armure grinça un peu.

—Cette moitié contient beaucoup de guerriers courageux, je la choisis donc naturellement !

Gontran sourit encore : il était dans le bon groupe ! C’était fou ce que ces Chevaliers de renom parvenaient à voir le talent des gens, même dissimulés dans une foule !

Gontran sautilla sur place ; il était avec une vingtaine d’autres personnes qui frétillaient d’impatience.

Le dernier des Grands Chevaliers se leva :

—Je suis le Seigneur Jémimonpi Jamma, et je serai juge pour désigner celui qui nous rejoindra !

Le Seigneur ferma les yeux et désigna la foule du doigt au hasard, le bougeant dans tous les sens en murmurant :

—Et pif, bam, boum, splash, Léchouille et Rattata… Tutu poilu !

Le doigt s’arrêta sur un jeune garçon tout pâle et tout maigre. Le Seigneur Jémimonpi Jamma sourit :

—Voilà notre heureux élu ! Ce héros est certainement très fort et très puissant ! Regardez ses muscles !

Gontran, dépité, regarda le garçon qui était juste à sa droite. Ses muscles devaient être drôlement bien cachés par son t-shirt, parce qu’il n’en voyait aucun !

—Viens, rejoins-nous sur l’estrade ! Ordonna gentiment le Chevalier Inconte Ynant.

Le garçon s’avança, trébucha, et se cogna contre Gontran qui n’avait pas bougé d’un pouce. Le chevalier regarda le garçon tomber à ses pieds et rester immobile. Il s’était bêtement assommé contre son coude.

Messire Méchossure s’exclama :

—Ça alors ! Avez-vous vu ça ! Ce gros combattant vient de mettre KO notre élu, si vite qu’on aurait pu croire qu’il n’avait même pas bougé pour attaquer !

Les Cinq Grands Chevaliers regardèrent Gontran avec respect. Le Duc Richébo Mépassimpa s’inclina :

—Ô grand guerrier ultrarapide, veuillez rejoindre l’estrade ! Vous êtes notre élu du jour !

Une tempête d’applaudissements retentit dans le dos de Gontran alors que celui-ci marchait sur le jeune homme assommé pour s’élancer vers l’estrade, terriblement heureux d’avoir réalisé son rêve.



***


—Laquais, mes chaussures ! Dit Gontran en s’asseyant au bord de son divan.

Bacabouh s’avança vers son maître :

—Je n’ai pas de bras, messire.

—Oh, c’est bien vrai, ma foi. J’avais encore oublié !

Gontran se baissa et enfila ses bottes chevaleresques. Aujourd’hui était un grand jour.

C’était son premier jour d’aventure !

Il allait partir sur les routes afin de trouver le Saint Crââde et, accessoirement, d’aider les habitants de Krénios qui avaient des soucis existentiels. Comme, par exemple, aller faire leurs courses s’ils n’en avaient pas le courage. Ou faire traverser les grands-mères qui avaient peur des routes.

Bacabouh toussota :

—Maître, si je puis me permettre…

—Oui, laquais ?

—Vous n’êtes mon maître que depuis le jour où vous avez été fait chevalier, et c’était… hier, n’est-ce pas ?

—En effet.

—Alors… Vous pourriez éviter de me prendre de haut dès le début de notre contrat ?

—Je ne te prends pas de haut, voyons ! Je te traite comme le vulgaire laquais dont tu joues le rôle, enfin !

Bacabouh se renfrogna. Cet humain l’énervait déjà. Mais si cet imbécile trouvait le Saint Crââde, Bacabouh serait l’écuyer d’un véritable héros… Et de toute façon, il avait besoin d’un job, et ce CDD allait faire l’affaire jusqu’à sa prochaine paye !

Il allait devoir supporter les rires de Gontran et son addiction aux armures bruyantes.

—Dans quelle direction allons-nous partir, messire ? Demanda Bacabouh.

—Essayons le sud, laquais.

Ils sortirent de leur petite maisonnette qui était une des nombreuses maisons placées près du château de l’Ordre des Chevaliers de la Table Carrée.

Bacabouh suivit Gontran alors que celui-ci, le dos droit et l’air fier, se trémoussait sur la route en accordant des regards presque dédaigneux aux chevaliers vétérans qu’ils croisaient.

Enfin, ils se retrouvèrent sur une route où des voyageurs se déplaçaient pour rejoindre différentes régions de Krénios. Gontran montra sa droite :

–Par ici !

—C’est l’ouest, ça.

—Oh.

—Le sud, c’est tout droit, messire.

—Parfait, allons-y ! Du nerf, laquais !

Bacabouh leva les yeux au ciel et accéléra. Il dépassa son maître pour lui montrer qu’il pouvait avancer vite, lui aussi !

Mais Gontran, trop occupé qu’il était à siffloter gaiement, ne le remarqua pas et lui marcha dessus.

—Aïe !

—Laquais, tu as dit quelque chose ?

—Vous venez de me piétiner, messire.

—Cela ne devrait point te gêner. Tu es un tas de sable, laquais !

Bacabouh gronda. Il n’allait pas tenir longtemps avec cet ingrat !



***


Gontran et Bacabouh s’arrêtèrent auprès d’une charrette renversée sur le bord de la route.

Le chevalier se redressa et s’exclama :

—Laquais, voilà un somptueux accident de la route ! Peut-être que le pauvre hère qui a conduit cet engin a besoin de notre aide ! Allons l’aider de ce pas, car notre devoir est d’aider les nobles concitoyens de cette immense régi…

Bacabouh était déjà en train de discuter avec un vieil homme assis dans l’herbe, près de la carcasse de la charrette.

—Que vous est-il arrivé, monsieur ? Disait le Pokémon.

Gontran rougit, honteux de s’être fait dépassé par son laquais ; il s’approcha et écouta la réponse du vieillard :

—Je suis boulanger et le Teddiursa qui tirait ma charrette a démissionné ! Il a utilisé Ouragan sur ma charrette et a laissé notre dernière commande à l’intérieur. Mais je suis vieux et lent, et je n’arriverais jamais à temps pour donner la commande à mon dernier client.

—Nous allons-nous charger de cela, noble vieil homme ! Tonitrua Gontran. Je suis un Chevalier de l’Ordre de la Table Carrée, et aider le peuple est mon devoir !

Le vieillard ne sembla pas impressionné :

—Bon, bah allez livrer ces deux baguettes au Papilusion qui vit à Ribocébolavi, au sud d’ici. Il doit l’attendre de pied ferme.

—Diantre, Bacabouh, voilà notre première quête ! Soyons-en digne, laquais !



***


—Laquais.

—Oui, maître ?

—On est encore loin ?

—Non, maître.

—Tu connais la région, toi, un simple laquais ?

—Oui, maître. J’ai grandi ici.

—Grandi ? Tu veux dire que tu as déjà été plus petit que… maintenant ?

Bacabouh se retint d’insulter son chevalier. Au lieu de cela, il signala :

—Ribocébolavi est en vue.

—En effet ! Tu as une bonne vue pour un être rampant ne dépassant pas les cinquante centimètres.

—Va te faire voir… Chuchota le tas de sable en rageant intérieurement.

Gontran, qui avait drôlement faim et qui tenait les deux baguettes toutes chaudes depuis qu’ils avaient quitté le boulanger, se permit de retirer le croûton et de le mâcher à grands bruits :

—Que c’est succulent ! Ce boulanger mérite d’être appelé ainsi ! Son pain est merveilleux.

—Vous devriez éviter de le manger, maître. Le client ne va pas être content.

—Tu as raison… Mais maintenant que j’ai commencé cette baguette, autant la finir ! Je dirai simplement que le boulanger n’avait fait qu’une baguette pour lui.

—Ce n’est pas honnête.

—…

Gontran chercha quelque chose à répliquer, mais il fallait bien avouer que son laquais était plus intelligent que lui sur ce point.

Il regarda Bacabouh qui se traînait à ses côtés et lui posa la question qui le taraudait :

—Tu dois avoir un cerveau, non ? Il est placé où, exactement ? Entre tes deux yeux ou en train de frotter le sol en bas de ton corps ramolli ?

Bacabouh se figea. Puis il fronça les sourcils et fixa Gontran avec colère :

—Espèce d’abruti ! J’t’en pose des questions connes, moi ? Tu fais que te foutre de moi depuis le début de cette quête pourrie ! Tu sais quoi ? T’es gros, stupide, tu portes une armure qui fait un boucan infernal et tu me casses les grains de sable ! Je démissionne ! Trouve-toi un autre laquais, chevalier de pacotille !

Bacabouh lâcha un flot d’injures et fit demi-tour, sous le regard surpris de Gontran, qui marmonna :

—Sacrebleu, il n’est guère poli pour un écuyer ! Tant pis. Allons amener ces deux… ou plutôt cette baguette au Papilusion.

Gontran reprit sa marche et ne tarda pas à arriver à Ribocébolavi.

Papilusion voletait en rond à l’entrée du hameau. Il semblait affolé, mais quand il vit Gontran, une baguette à la main, il s’avança sur lui et s’écria :

—Vous ! Vous savez où est le boulanger ? Je l’attends depuis plus de vingt minutes !

—Oui, noble citoyen ! Votre boulanger a eu un accident de charrette, et il m’a chargé de vous transmettre votre commande !

Gontran tendit la baguette à Papilusion qui l’attrapa avec ses espèces de bras très atrophiés. Le papillon grommela :

—J’avais demandé deux baguettes ! C’est pour jouer au golf avec ma femme.

Le Papilusion désignait sa femme, en retrait. Gontran fronça les sourcils en observant la Métalosse en question.

—Votre… femme ?

Comprenant qu’il allait faire une bourde impolie, Gontran se reprit et toussota :

—Jouer au golf, dites-vous ? Avec des baguettes de pain ? J’ai toujours eu pour habitude de voir des gens jouer au golf avec des épées !

—M’en fous ! S’énerva le Papilusion. Où est ma deuxième baguette ?

—Je crains qu’elle n’ait terminé au fond de mon estomac, sacrebleu ! Mais regardez !

Gontran arracha la baguette des « mains » du Papilusion, et la coupa en deux avant de remettre les deux morceaux au Pokémon.

—Et voilà ! Deux baguettes. Certes plus petites, mais bien plus maniables que des épées !

Papilusion fixa Gontran un long moment en silence.

Puis il hurla, fou furieux :

—HORS DE MA VUE !



***


Gontran traînait des pieds sur la route.

Il n’avait plus de laquais, et sa première quête ressemblait plus à un échec qu’à une réussite. Mais il ne perdait pas espoir pour autant.

Il était un chevalier de la Table Carrée, diantre !

Il s’arrêta et parla tout seul à voix haute, sur un ton grandiloquent :

—Je suis le sire Gontran, le dernier descendant de la grande famille de chevaliers Fuirouk-Ourir ! Je ne baisserai pas les bras et je réussirai mes quêtes à l’avenir !
Je serai digne de mon grade, et honoré de remplir mes…

Gontran continua son monologue en se dirigeant vers le château de l’Ordre qui apparaissait à l’horizon. Il était déterminé à devenir un chevalier reconnu.



***


Quelques mois plus tard…


—Il fait chaud, laquais !

—Oui, maître, Répondit Tranchodon. C’est normal, nous sommes en plein désert.

—Certes. Tu m’aideras à retirer mon armure à notre prochaine pause.

—Oui, maître… Grr…

Tranchodon râla discrètement.

Cela faisait trois semaines qu’il était le laquais de Gontran. Il en avait marre, mais son salaire suffisait à le convaincre de tenir encore un peu.

—Que vois-je ? S’écria Gontran.

Tranchodon releva la tête. Une cabine de toilettes était dressée en plein milieu du désert.

—Ce sont des WC, maître.

—Parfait ! Je suis sûr qu’il y fait plus frais. Nous pourrons retirer mon armure plus à l’aise, et ainsi ma peau ne brûlera pas à cause des ardents rayons de l’astre du jour !

—Je vous déconseille de devenir poète, maître.

—Pourquoi cela, laquais ?

—C’était nul, maître.

—Tu es un simple laquais, il est normal que tu ne comprennes rien à l’art, enfin ! Allez, entrons.

Le chevalier et le Pokémon Dragon entrèrent dans les toilettes et refermèrent la porte derrière eux. Ils étaient très serrés. Gontran soupira :

—Pousse-toi un peu et laisse de la place à ton maître, que je puisse respirer ! Et enlève-moi cette armure !

—J’essaie, j’essaie ! S’énerva Tranchodon.

Le Pokémon gigota, mais ne parvenait pas à atteindre l’arrière de l’armure pour retirer les attaches en acier qui la scellait autour du gros corps de Gontran.

Mais, soudain, des bruits retentirent à l’extérieur. Puis la poignée de la porte s’abaissa, mais le loquet la maintint fermée. Gontran et Tranchodon élevèrent la voix :

—C’est occupé !

—Euh… Ils sont plusieurs, là-dedans ? Fit une voix, dehors.

Une autre lui répondit :

—On s’en fiche, on devrait partir. Notre quête n’est pas encore finie.

Gontran écarquille les yeux et ne put s’empêcher de s’exclamer :

—Une quête ? Mais ceci est un travail pour un homme tel que moi !

Il ouvrit la porte à la volée, sans se rendre compte qu’il venait de faire voltiger une jeune fille à quelques mètres de là.

Il se retrouva face à un garçon avec un sac à dos énorme, un Canarticho qui fronçait les sourcils et un Insolourdo au regard surpris. Une tête carrée clignotait au sommet du sac à dos.

Gontran ignorait encore qu’il allait débuter une quête, qui, pour une fois, allait peut-être bien se terminer.