Billet pour 2026
Je pense qu'il est à présent temps de faire le point sur l'année qui vient de s'écouler. D'écrire le traditionnel billet pour l'année prochaine.
Autant ne pas tourner autour du pot, il est temps de mettre des mots sur ce que je pense, de tout remettre à plat.
Ca se passe mal avec elle. Certes on va passer le nouvel an ensemble, mais on est à des années lumières de celui de l'année passée et des 3/4 de cette année. D'une manière générale, tout s'est bien passé jusqu'à mi-novembre où les tensions n'ont cessé de monter jusqu'au point de rupture à Londres, le weekend dernier (il y a 3 jours littéralement). Ce qui devait nous faire vibrer nous l'a fait mais dans un sens et une proportion dont personne ne s'imaginait.
J'écris "on" alors que j'écris pour moi. C'est probablement le problème dans toute l'histoire, je suis probablement bien trop gentil, et d'un regard extérieur le couple aurait du casser il y a déjà pas mal de temps, quand j'estime que tout allait bien. C'est un fait. Je commençais à écrire que j'ai décidé de m'accrocher, ce qui aurait pu l'être mais c'est faux, je n'ai rien décidé, je me suis laissé porté. Comme j'écrivais, j'y vais tête baissée et je verrai ce que ça donne. C'est ce qui s'est passé et c'est d'ailleurs ce que je continue à faire. Mais factuellement on a passé aussi des moments très agréables ensemble, j'ai la tête remplie de souvenirs bons, je peux en citer des dizaines, mais les moments où ça n'allait pas, beaucoup moins. J'imagine que c'est comme cela que le cerveau fonctionne ...
Je suis probablement naïf de penser encore qu'il faut choisir l'amour dans tous les cas. Car c'est véridique, on s'aime. Mais il est évident qu'en prenant du recul l'amour n'est que la carcasse, le châssis, mais pas le moteur. Je ne serai même pas qualifier ce qu'est ce dernier, probablement la communication, le respect, l'entraide, et au moins ces deux premiers sont bien bafoués depuis ces derniers temps.
Bref on est dans une crise. Une crise entre nous deux, dans sa tête, et dans ma tête. La seule chose que je peux contrôler maintenant est la crise qui se passe dans ma tête. Et pour le coup, j'ai les cartes en main, depuis ... fin 2022, tiens, étonnamment. Si quelque chose est resté intact, et qui a même progressé, c'est au moins ma confiance en moi et le respect de ma propre personne, même si j'ai pu mettre cela de côté certaines fois car cela n'en valait pas la peine (je sais qui je suis). C'est précisément sur ce point que je suis absolument fier de moi même, c'est que maintenant, j'ai le choix. Autant plus jeune, tout n'était pas construit (il n'y a qu'à relire les billets de ces dernières années - hors 2024), autant maintenant, je ne peux plus me réfugier derrière le "oui mais je suis comme ça". J'ai le pouvoir de changer les choses, et si mon état est celui dans lequel je suis actuellement, j'en suis l'absolu seul responsable.
C'est ce que je conclus de la situation que je traverse actuellement. J'ai peut être subi, car divagué, mais l'ascenseur émotionnel m'a permis de me rappeler que j'ai le choix, j'ai le choix de ne pas subir. J'ai vu un tiktok (bref) intéressant qui disait que l'humain a "peur de passer à autre chose", non seulement sentimentalement mais aussi comme un changement de travail, passer à une classe supérieure à l'école, etc, et bien je pense que mon blog témoigne bien de ce trait de caractère. Juste à savoir que je compartimente chronologiquement ma vie confirme cette hypothèse.
Il faut donc juste que je pense à moi à présent, ça me fait mal de l'écrire, mais avec ou sans elle. L'estime de soi est quelque chose que je n'avais pas il y a 3 ans, et je pense que c'est cela qui a rendu la rupture autant difficile à surmonter, je n'étais rien sans elle.
Aujourd'hui, et pour clore cela, je suis toujours quelqu'un personnellement, contrairement à précédemment (promis j'arrête). Le travail se passe exceptionnellement bien, je sens que je progresse à vue d'oeil, et je commence le DEC dans quelques mois à peine. Ca se passe super bien avec les collègues, avec les missions. Les relations sociales, que dire ... j'ai un groupe super stable, des sorties incroyables, les road-trip (j'en parlerai dans mon livre), je sais qu'ils sont derrière moi !! Tout roule...
Par rapport à la famille, je vais prendre de l'avance sur ce que 2026 doit être selon moi, mais il est maintenant grand temps que j'aille voir un psy pour ce qu'il se passe avec mes parents. Cela m'étonne même qu'en 10 ans d'écriture je n'ai jamais écrit ne serait-ce qu'une ligne sur eux et la situation. Je l'écris car j'en ai besoin et je dois poser des mots dessus, mais je suis un véritable c****ard avec eux. Je suis pas proche, ce n'est pas nécessairement un mal en soi. Mais le mal est de mal leur parler, de trop peu me confier. Dieu sait que j'ai besoin de parler, et je suis l'absolue première personne à conseiller de parler de ses problèmes à ses proches, mais qui de mieux pour nous comprendre que d'en parler à ses parents ? Les moments "tendres" se comptent sur les doigts d'une main chaque année, et la dernière fois que je me suis confié était quand j'étais dans l'absolu fond du gouffre en 2022, et encore une fois Dieu seul sait comment cela m'a fait du bien, sans parler du message de mon frère le lendemain ou quelques jours après... Le pire c'est que je sais que, surtout ma mère mais je n'oublie pas mon père, n'attendent que ça de moi. J'en suis même pas capable de faire quelque chose, alors qu'à 25 ans, et après tout le discours sur le "j'ai le choix", je ne peux même pas tenter de faire quelque chose pour me rapprocher d'eux, c'est ironique. Il est donc temps de faire quelque chose, et si je ne peux personnellement le faire alors je me ferai aider. Je suis déçu de moi même d'avoir attendu autant de temps pour enfin me mettre à l'action (et encore, j'ai même pas pris rdv encore).
Alors voilà, là où j'en suis. C'est un sans faute en dehors de chez moi, si on passe au dessus de l'histoire avec elle, mais chez moi c'est un 100% de fautes. La mienne. Je pense que la dernière pièce manquante du puzzle est celle-ci. Il sera trop tard dans quelques années, il n'y a qu'à voir l'état de mes grands-parents actuellement qui, Dieu merci, passeront l'année 2025.
La conclusion est que l'année 2025 reste une année très réussie. J'ai tant écrit sur elle car c'est la période qui veut, même si elle soulève des problèmes plus profonds, mais les 11 mois restants de l'année ont été parfaits. L'année 2026 sera donc l'année où je m'attaque aux problèmes profonds. Un profond de 25 ans notamment.
Concrètement, il faut que je teste le psy en ce tout début d'année. Puis sur tout le reste, continuer la pente ascendante entamée en 2023, qui pour le coup, même s'il y avait des déformations, se solde par une ascension année par année. 2026 et toutes les années qui suivront ne doivent pas échapper à la règle. Il n'y aura jamais de meilleure version de moi même, mais il faut que je ne cesse jamais de m'y approcher. Dans tous les cas, même dans le pire des chaos, si je suis encore en vie, il ne restera que moi. Alors autant faire en sorte d'être en paix avec moi-même.
Merci 2025, merci énormément à mes parents, merci à elle, merci aux gars, merci à moi !! Et cap sur 2026 maintenant.
Article ajouté le Mercredi 31 Décembre 2025 à 19h04 |
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