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Pokébip à Japan Expo 2018

Et une année de plus !

Cette année encore, nous nous sommes déplacés au parc des Expositions de Paris Nord Villepinte, afin d’assister, tout au long du week-end (du 6 au 9 juillet), à la 19è édition de Japan Expo. Nous remercions tout le staff, tout d’abord pour la confiance qu’ils nous ont accordé une nouvelle fois en nous permettant d’accéder au salon en tant que presse et d’autre part, pour l’organisation rondement menée durant tout le week-end.
Nous avons préparé, en plus de l’article qui suit, une petite vidéo résumant notre week-end et avec notamment une interview de Gallious, Youtubeur Pokémon, qui a bien voulu nous accorder quelques minutes pour discuter du salon et de l’actualité Pokémon.



Dès jeudi, l'événement le plus attendu, où plutôt la personnalité la plus attendue, était l’artiste japonais Daimaõ Kosaka, plus connu par son personnage Piko-Taro et sa chanson virale aux plus de 130 millions de vues : PPAP (pen-pineapple-apple-pen).

Côté stands, nous avons pu observer (et tester) l’imagination débordante des éditeurs de manga ou d’anime, qui ne se contentent pas de vendre leurs produits. En effet, des animations de toute sorte (escape game, tir à la carabine à billes, casques de réalité virtuelle et autres petits jeux de hasard) étaient proposés aux visiteurs avec, la plupart du temps, des goodies à la clé.

L’attirance pour les produits japonais est en tout cas toujours aussi forte auprès des français, que ce soit pour la consommation de mangas que pour celle des jeux vidéo. Cette année, Nintendo proposait à ses fidèles, la possibilité de découvrir le prochain Super Smash Bros (Super Smash Bros Ultimate) qui sortira en décembre 2018. Au plus fort de la journée, il fallait s’armer de patience puisque 2h de file d'attente n’étaient pas improbables avant toucher au jeu. De nombreux fans de Pokémon l’auront testé puisque les monstres de poche ont une part non négligeable dans ce jeu avec plusieurs personnages jouables (Pichu, Pikachu, Rondoudou, Lucario, Mewtwo, Amphinobi et Dresseur de Pokémon), sans compter les Pokémon non jouables apparaissant lorsqu’un joueur récupère une Ball et la lance.


Côté Pokémon

L’événement pokémonesque le plus attendu lors de Japan Expo 2018 était sans doute la présentation à un plus grand public du prochain opus (et du premier sur Switch) : Pokémon Let’s Go Evoli & Pokémon Let’s Go Pikachu. Un instant privilégié partagé par les nombreux fans sur place, et uniquement sur place, car toute photo ou vidéo était strictement interdite par Nintendo durant les présentations journalières du jeu. La firme japonaise espère ainsi en dévoiler un minimum à chaque fois et par petits bouts, comme nous le constatons lors d'une news précédente . Nous en profitons également pour vous rappeler que vous pouvez découvrir les jeux Pokémon Let’s Go Evoli & Pokémon Let’s Go Pikachu à travers l’article que nous leur avons consacré suite aux premiers tests .

Notre équipe de reporters s’est aussi rendue du côté des amateurs afin de rencontrer des artistes en herbe. Quelques stands étaient tenus par des fanartistes de Pokémon sur lesquels nous nous sommes attardés. Vous pourrez d’ailleurs retrouver prochainement une interview consacrée à Germy, fanartiste et membre de Pokébip, dans un prochain article "Vitrine" consacré aux Galeries.

C’est sur son stand « Dessine-moi un Pokémon », tenu également par d’autres artistes (PikaChoupi, Lawdayo et AnanasKiwi) que nous avons appris lors du salon, que la douane française était passée et que les problèmes de contrefaçon et de copyright ne sont pas du tout mis de côté lors de l’événement. Un sujet important dont nous avons retracé les grandes idées à travers l’interview suivante.

Cliquez pour afficher l'interview
Pokébip : Nous sommes en compagnie de Germy et Maître Armand, respectivement fan-artiste et streamer / youtubeur Pokémon principalement.
Nous avons appris que la douane française avait été prévenue pour intervenir sur Japan Expo et récupérer les stocks de contrefaçon qui touchent énormément la firme aux monstres de poche. Mais pour autant, est-ce que cela touche les dessinateurs amateurs ?

Germy : C’est la première fois que cela arrive car habituellement la douane ne considère pas le fanart comme de la contrefaçon, mais exceptionnellement cette année, de jeunes créateurs se sont faits détruire leur marchandise Pokémon sur leurs stands. La douane en a le droit car nous dessinons des créatures qui appartiennent à quelqu’un et qui sont une marque déposée. Ce qui est valable pour les peluches est valable pour tout produit dérivé.

Pokébip : N’importe quel objet reprenant une image de Pokémon est donc susceptible de se faire embarquer par la douane, si je comprends bien.

Germy : Si le créateur n’a pas d’accord avec The Pokemon Company International, il n’a pas le droit d’utiliser leurs images qui sont sous droits d’auteur.

Pokébip : Cela veut donc dire que tous nos dessinateurs de galerie sont dans l’illégalité ?

Germy : En quelque sorte, oui. Mais la firme japonaise ne fera pas fermer les galeries notamment parce que les dessinateurs de Pokébip ne se font pas d’argent avec leurs dessins, c’est juste un partage entre fans. D’autant plus que, la plupart du temps, les dessins créés par les auteurs sont propres à eux et ne reprennent pas des artworks officiels. Chaque dessin est unique.
Cependant, c’est déjà arrivé que The Pokémon Company interdise certains fanarts jugés néfastes pour la licence (contenu pornographique).

Pokébip : C’est vrai qu’en traversant Japan Expo, je n’ai pas vu deux dessins identiques, l’imagination des fans est débordante. Concernant le commerce des œuvres, c’est finalement ce que vous craignez ici, en tant qu’amateurs : la douane peut débarquer et vous dire que vous n’avez pas le droit de vendre vos dessins.

Germy : Tout à fait et ils auront raison… Mais beaucoup aimeraient qu’ils sachent faire la part des choses : un vendeur professionnel qui fabrique des contrefaçons de peluches Pokémon (mal faites la plupart du temps et dangereuses), ce n’est pas la même chose qu’un petit artiste qui dessine dans son coin et qui, une fois ou deux dans l’année, vient exposer ses œuvres et les vendre aux fans.

Pokébip : C’est vrai que sans vous, fanartistes, l’univers de Pokémon serait un peu dépeuplé. Un peu comme si les auteurs cessaient d'écrire des fanfictions. Dans chacun des cas (fanarts et fanfictions), on empiète sur les droits d’auteur mais on leur fait tout de même un gros coup de pub.

Germy : Beaucoup veulent se battre pour que cela reste toléré. A titre d’exemple, je repense à certaines conventions au Japon où les Fanzines (ouvrages consacrés à un fandom en particulier, faits par des fans) sont en exposition juste à côté du stand officiel. Ils n’ont pas de problème avec les douanes car The Pokémon Company autorise leurs fans à partager leurs œuvres. Mais dans mon cas, j’arrêterai au moindre avertissement de Pokémon Company car ils sont dans leur droit.

Pokébip : Cela semble en effet beaucoup plus sain ainsi. Penchons-nous maintenant sur le cas des vidéos sur Pokémon avec Maître Armand qui est très bien placé pour nous en parler, étant streamer sur twitch et publiant aussi quelques vidéos sur Youtube. Maître Armand, peux-tu nous dire si tu es affecté par les droits d’auteur sur internet et si oui, sous quelle forme ?

Maître Armand : Il est vrai que de notre côté (streamers et youtubeurs), la douane ne vient pas nous chercher. En revanche, sur Youtube, des robots programmés analysent nos vidéos, et s’ils viennent à reconnaître dans l'une d’entre elles un contenu protégé par des droits d’auteur et référencé, la vidéo toute entière (peu importe la longueur du contenu incriminé) peut être automatiquement bloquée dans le monde entier.

Pokébip : Cela veut dire que The Pokémon Company protège seulement une partie de ses données, car on retrouve tout de même beaucoup de vidéos sur Pokémon qui ne sont pas supprimées lorsqu’on va sur Youtube.

Maître Armand : Oui. Le robot va rechercher spécifiquement les extraits qui ont été enregistrés dans sa base de données. Certaines attaques Z par exemple sont protégées. Plusieurs de mes vidéos de let’s play sur Pokémon Lune ont été rendues indisponibles au public car l’attaque Z d’Oratoria y a été reconnue par le robot. Mais ce n'est qu'une maigre partie du contenu qui est reconnu. Et puis certaines vidéos ne sont jamais visitées par le robot, elles sont protégées en quelque sorte.

Pokébip : Protégées ? C’est-à-dire ?

Maître Armand : Certains youtubeurs font partie d’un network, un réseau, auquel ils reversent une partie de leurs revenus. En contrepartie, certains réseaux permettent aux youtubeurs de ne pas se faire striker (le fait de se faire visiter par un robot qui supprime la vidéo ensuite) et ainsi, les abonnés peuvent regarder sans problème les vidéos de leurs youtubeurs favoris.

Pokébip : Ces network vous protègent tout le temps ? Car certaines de tes vidéos ont été supprimées récemment alors qu’elles ont été mises en ligne il y a longtemps.

Maître Armand : Non, récemment la politique de Youtube a changé, et depuis mon network ne me protège plus du robot de détection.

Pokébip : Et sur Twitch, cela fonctionne-t-il de la même manière ?

Maître Armand : Non, actuellement il n’y a pas de robot qui agisse durant un live sur twitch, il y a donc très peu de risque de se faire striker. Le seul moyen serait qu’une personne de The Pokémon Company passe sur un de mes streams et me dise d’arrêter.

Pokébip : En résumé, ça devient de plus en plus compliqué de contourner les droits d’auteur. Qu’en penses-tu ?

Maître Armand : En tant que vidéaste Pokémon, qui génère de l’argent avec son activité, je suis conscient de partager et d’utiliser des images d’un jeu qui ne m’appartient pas, et donc je suis prêt à chaque instant à en subir les potentielles conséquences. Néanmoins je n’ai pas le sentiment de contourner les droits d’auteur, car je suis conscient de rechercher la plus-value dans le contenu que je propose, c’est-à-dire que dans l’utilisation que j’en fais, le jeu n’est pas le contenu lui-même, il est le support d’un partage : le partage d’un sentiment ou d’un savoir par exemple. Et ça, c’est toléré en haut-lieu (voire encouragé, en laissant certains vidéastes animer des activités sur les stands Nintendo en convention). C’est même autorisé dans certains cadres bien définis. Par exemple, en France, ça l’est par l'article L.122-5 du Code de la propriété intellectuelle.

Dans le cas de Youtube, le robot va appliquer son algorithme de détection sans libre-arbitre et sanctionner l’utilisation d’un contenu référencé peu importe l’utilisation qu’on en fait. La possibilité de contester le jugement du robot est accordée, mais la démarche aboutit rarement. C’est un problème inhérent à cette plateforme particulière, et qui ne concerne pas que Pokémon, aussi je me permets de croire que tous les types de partages au sein de la communauté Pokémon ont encore de beaux jours devant eux.

Pokébip : Germy et Maître Armand, nous vous remercions pour ces réponses qui nous auront permis de mieux comprendre la légitimité et la légalité des fanartistes, youtubeurs, voire même sites internet dédiés au fandom.


Enfin, lors de Japan Expo nous avons pu aussi rencontrer plusieurs bipiens. De belles amitiés nées grâce au site qui se concrétisent parfois comme ce put être le cas lors de ce week-end. N’hésitez pas à proposer des rencontres pour faire vivre autrement la communauté ;)


Sur ces belles paroles, nous espérons que vous avez apprécié notre petite rétrospective du salon (non exhaustive) et nous vous disons à très bientôt !

Pokémonement vôtre,

Khlass

[Nous remercions Japan Expo ainsi que les personnes interviewés: Gallious sur Youtube , Gallious sur Twitter , PikaChoupi sur Twitter , Germy sur Twitter , Lawdayo sur Twitter , AnanasKiwi sur Twitter , Maître Armand sur Twitter , Maître Armand sur Twitch ,Japan Expo sur Twitter ]

par Khlass, le 17/07/2018 à 23:21
Pokébip Interview Convention

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