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Sartori in Bourg-Trésor
Blog de Kibouille

Informations sur l'auteur : Kibouille
Membre depuis le 13/10/2017 à 08:19
Dernière visite le 28/03/2026 à 00:21
Informations sur le blog
Bourg-Trésor est un point de passage. Elle est la bourgade des revenants des profondeurs et le point de départ de ceux que de plus hautes cités appellent.

Bourg-Trésor peut sembler insignifiante, elle et sa poignée d'échoppes. Loin d'être hideuse, elle est à la mode de toutes les autres villes de son accabit : une face sur laquelle alternent quelques sursauts de beauté quelque peu inaboutis et sursauts de laideur à l'arrogance affadie.

Bourg-Trésor se sait n'être qu'une étape. À la différence des métropoles verticales à la fois tuteur et étau, elle est dictée par les êtres à défaut d'être en mesure de les dicter. Même au temps où le temps lui-même était plus lent, elle ne semble pas avoir eu comme autre ambition que de voir passer, que de se tenir au bord de centaines de milliers de routes. La rumeur disant le contraire a beau courir au marché Keckleon, Bourg-Trésor semble tirer fierté d'être, selon le prisme employé, le soubassement de la pyramide ou le vallon du plateau.

Bourg-Trésor offre le nécessaire. La patine des temps modernes ne s'est au moins pas trop acharnée sur son aisance à prodiguer : résidu de noblesse paysanne qui veut que tout ce que l'on ait à offrir soit offert. Sa terre est bonne pour praliner les racines trop longtemps à nu. Elle rempote les êtres et leur donne une assise.

Bourg-Trésor est une ville qui dort la nuit. À l'heure où l'agitation incessante est révérée, elle regarde cette dernière avec la même stupeur que les campagnards de jadis regardaient le travail nocturne. Tout y rappelle que le sommeil est d'or, que le bon repos prédispose à la bonne santé, que le vivant ne triomphera jamais du ciel.

À Bourg-Trésor, certains font leur trou et certains s'y enterrent. La terre n'est jamais loin sous le bitume, et sur une autre mélodie que celle des va-et-viens, sans pour autant qu'elle soit jamais dissonante, résonnent toujours des chants de pétrichor.
À Bourg-Trésor vivent ceux qui tuent le temps et ceux qui le comptent. On y pense aux horreurs des donjons-mystères passés et aux prochaines aventures que l'on y écrira, à nos catabases et nos ascensions. On y est vacciné de toute illusion, mais on y inocule nos meilleures espérances.

[youtube=https://youtu.be/jllhCYvrYgI?si=9KJaYYJquiHeYjOV]
Mon avatar Cowboy-Bebopesque a fait son temps. Je voulais le remplacer depuis quelques mois déjà, mais j'y ai trop réfléchi et rien produit ; mon perfectionnisme me rend très crucial le moindre détail insignifiant comme celui-ci (vous comprenez mieux que j'en fasse un article ?).

Trois heures. Il m'aura tout compte fait trois petites heures pour trouver l'idée et la réaliser. Mon rythme de dessin est toujours aussi régulier depuis le début de l'année, mais mes pics d'énergie toujours aussi erratiques.

Je me plante très souvent au passage à la couleur. La faute à ma sale manie consistant à expérimenter et brûler les étapes au lieu de parfaire lentement une technique rôdée. Énormément de mes crayonnés finissent inachevés ou à la poubelle à cause de ça.
J'ai pris mon temps et mon courage à deux mains sur ce dessin. Pour ne pas épiloguer et involontairement attirer votre œil sur des imperfections, je mets enfin en place des résolutions vieilles de plusieurs années et il n'y a rien de plus encourageant.

Trève d'auto-analyse, envoyons le bouzin, et ce avec beaucoup trop de difficultés sur l'emploi des balises.

Cadeau post-scriptum : le troisième des premiers jets de la fic en travaux.
Quand il observait les Hautes Terres Sauvages, David était surtout saisi par l'infinité de ses reliefs. Ce troupeau de montagnes décapitées aux plaies de grès noir encore ruisselantes lui étaient un ravissement renouvelé à chaque bouffée d'air glacé. Elles n'avaient rien de comparable aux chaînes montagneuses de Kalos, par la hauteur ou la végétation. Elles étaient d'ailleurs à peine des montagnes, mais David, en fier Galarien, avait appris à s'en contenter.

Il n'y avait jamais vu les traces de pas laissées par un géant, comme l'imageaient les légendes trop connues. Les massifs n'avaient pas été soulevés par le terrassement des titans, pas plus que les vallées et les lochs n'esquissaient la démesure de leur trajet. David était attaché au folklore depuis toujours. Ce n'était pas un désenchanté rationnaliste, mais malgré les efforts et les dires de ses ainés, tel ne fut à aucun moment son point de vue.

Les Hautes-Terres étaient de très vieux sommets cramoisis, que l'érosion avait rattrapé avant qu'ils ne parviennent à leur pleine majesté. Un potentiel de culminance formidable totalement lessivé. Depuis l'enfance et jusqu'à sa mort, David n'avait vu et ne verrait jamais en ces géants que des morts pétrifiés, tombés en pleine course vers les cieux.

Il se leva du capot de sa voiture déjà refroidi. Le jeune homme restait impassible aux bourrasques mordantes qui lui battaient les joues, imitant en cela les Tauros et Écrémeuh hirsutes qui pâturaient aux alentours. La contemplation silencieuse qui durait depuis son arrivée lui apparut tout à coup comme un dérobement un peu facile. Le jeune homme se regarda les chaussures, et la même crampe le ressaisit immédiatement au ventre.

L'idée de se mettre en marche sans réfléchir lui vint tandis que ses bottines l'avaient déjà lancé sur le petit chemin de terre battue. Son regard restait détourné vers le paysage offert par cette crête arasée, seulement guidé par le bruit de ses semelles. Les masses convulsées des Hautes-Terres fourmillaient encore de superbe à mesure que son pas rapide dévoilait des angles de vue nouveaux. Au loin, Kickenham était à peine discernable derrière la brume. En d'autres moments, cela aurait pu lui être rassurant.
Le son creux d'un dallage lui indiqua bien vite son arrivée.

En haut de la colline, à la façon des fortins médiévaux sur les sommets alentours, un complexe de béton blanc se dressait. David en poussa la porte.

À l'accueil, le même réceptionniste, jeune homme svelte aux traits creusés, le salua du même « bonsoir ». Il passa des secondes étirées avant que David n'atteigne le comptoir.

« Je viens pour Galahad. » articula-t-il avec un rictus poli.
« Attendez là. » lui répondit le réceptionniste en glissant vers un escalier qu'il gravit quatre à quatre.

"Pour une section moins creuse." Kibouille 2022.
MUSIQUE !

Trois quasi-nuits blanches, quatre albums de Hirasawa et Kaku-P Model et environ 13000 traits au 0.5, et déjà j'enchaîne sur un autre dessin.
Ma dernière période dessinatoire aussi faste doit remonter à avant ma puberté, et je commence à retoucher aux journées entières où seules des Double Baffe Bandeau Choix du père pouvaient me dévisser la tête de devant mes blocs. Je voulais en vivre un temps. Disons qu'aujourd'hui je gagne ma croûte devant d'autres blocs, mais j'en parle trop et pas assez...

Je pense reconstruire ma galerie une fois sûr que cette productivité ne sera pas qu'une période d'euphorie, mais une habitude reprise. Les précédents retours sur mon dernier dessin m'ont beaucoup motivé, comme si toutes les fois où on était parvenu à me convaincre que j'avais un coup de crayon m'étaient revenues.
Une nouvelle illustration de ma fic en projet avec un style... Plus berserkien. Je ne compte pas en faire énormément avec cette patte graphique, ayant vite tendance à m'enfermer dans le noir et blanc par peur de me foirer au coloriage. D'autres vont suivre, en espérant que les brouillons de texte les accompagneront bien vite, mais encore faudrait-il que j'aie quelque chose pour taper...

Soyez francs, soyez durs dans vos remarques. Pour une fois je ne fuirai pas.

Here Megahorns the Black Spearsnail

C'était Kibouille avec de l'encre plein les doigts, nous nous reverrons.

"Pour une section moins creuse." Kibouille 2022.
Devant les hourras du peuple en extase et les minauderies de mon harem de lapines (mon harem humain n'est qu'une question de temps), je me décide à partager mon WIP actuel. Pour ceux qui ignoraient que je dessinais et les plus anciens à me connaître qui auraient oublié à quoi ressemblait mon coup de crayon... J'avais oublié aussi.

Mes fics supprimées en témoignent, j'ai toujours aimé les illustrer. Au point de parfois privilégier travailler sur le dessin plutôt que sur l'écrit lors des nombreux creux perfectionnistes de mes vagues créatives, durant lesquels, me jugeant moins-que-rien devant un clavier, je m'estime au moins apte à gribouiller.

Voici donc la première des illustrations (à l'état de crayonné) pour ma fic en gestation, et qui n'est pas celle dont je parle en vain depuis plus d'un an ; les deux ont des thématiques qu'il me brûle d'exorciser ici, et j'ai jugé que l'autre était plus urgente à écrire que l'une.

Pour satisfaire les curieux et raviver l'engouement des moins intéressés par ce que je raconte ; cette fic est une reprise de mon projet avorté du concours Épée/Bouclier de 2019

Une adorable crevure du nom de Groudonvert aura peut être su, comme il l'a fait une fois, remonter l'historique du site pour trouver cet avorton, mais par pitié, ne le lisez pas. Vous ne voudriez pas que ma tête (oui, ma tête) soit brutalement écrasée sous les coups de la honte et d'une boucharde 36 dents.

Je suis toujours aussi nul en balises, mais mon projet reste le même :

"Pour une section moins creuse." Kibouille 2022.
Quelqu'un a fêté son dernier réveillon. Le chien-ogre assure la sélection naturelle

...Bon, contrairement à ce que je pensais, ça n'a pas l'air de se bousculer pour les articles de nouvel an. Soit. Gageons que le Bip entier est encore en train de fêter 2022 dans la liesse et la débauche. D'ailleurs, peut-être que les Bipiens donnent toujours une immense teuf, quelque part derrière le Mont Argenté, et que c'est pour cette raison que le site est si désert depuis quelques années...

Heureuse année donc aux introvertis, aux austères et à ceux qui décuveraient. Un nouveau départ plein de succès à ceux qui s'en seraient fixé un et que les quatrièmes, cinquièmes, sixièmes doses ne vous fassent pas trop mal au bras. Je prends une nouvelle fois la résolution délavée de poster un peu plus souvent ici ; j'ai vu des gens poster des ébauches de textes et le principe me plaît. Nous sommes beaucoup à vouloir préserver les autres de ce qu'il se trame dans notre tête et c'est une pudeur que j'approuve, mais elle ne devrait pas autant nous restreindre.

C'était Kibouille, nous nous reverrons.
Et très rapidement, car le temps est venu :

"Pour une section moins creuse." Kibouille 2022.
Que diable : un nouveau questionnaire ? A peine reparu sur le Bip, Kibouille abuserait-il donc déjà de notre soif de lecture comme peut l'abuser l'administration française ces derniers temps ?

Des questions que vous ne vous posez pas, ô lecteurs : trop électrisés et débordants déjà de dopamine par la simple vue d'un nouvel article de votre lagomorphe préféré.

Ce ne sont que quelques petits échauffements dactylographes ; la suite arrive très bientôt avec un OS écrit d'une traite, promis.




1. Bonjour, comment ça va ?
Bonjour. A plat, mais je tiens la ceinture force.

2. Tu as fait quoi aujourd'hui ?
Renaissance au lendemain d'une journée à 39,5 de fièvre (angoisse et deuxième dose ne font pas bon ménage). J'ai cuisiné en manquant de brûler mon appart à cause des résidus de fièvre, et mon téléphone est mort.

3. Et tu as bien dormi, bien mangé ?
Première nuit complète et premier repas complet depuis quatre jours.

4. Tu as assez bu aujourd'hui ?
J'ai surtout bien évacué les trois litres avalés de la veille.

5. Tu peux me montrer une image que tu adores ?
Parce qu'à ce titre, c'est un devoir de mémoire

6. C'est super. Et une chanson ?
Susumu Hirasawa - On Line Malaysia

7. Merci. Et une chanson coincée dans ta tête ?
Pour l'espèce de fierté que m'inspire le fait d'avoir trouvé une chanson qui résume parfaitement ma dernière rupture :
Jacques Brel - Sans Exigences

8. C'est quoi ton personnage de Sonic préféré ?
Bien qu'ayant regardé Sonic X aux heures de Jetix, j'en ai plus ou moins rien à battre. Je dirais Tails.

9. Et de Mario ?
Les Toads ; ces bons juifs de l'univers Mario.
Et pour dissiper toute suspicion d'aversion du peuple juif, j'ouvre la cage de ma bête nietzschophile.
- Voir Par Delà le Bien et le Mal, aphorisme 251.

10. Et ton Pokémon préféré ?
Lucario.

11. Et ton personnage préféré dans Pokémon ?
Tarak m'a pas mal touché mine de rien. J'ai de la sympathie pour Auguste et Watson.

12. C'est quoi l'application que tu préfères sur ton portable ?
Youtube gagne par temps d'utilisation.

13. Et ta saison préférée ?
Le printemps : saison où tout revit. J'aime beaucoup l'hiver aussi, pour le simple fait qu'on peut porter nos plus beaux manteaux et autres tweeds ou flanelles.

14. C'est quoi l'odeur de bougie que tu préfère ?
L'odeur des cierges, car j'adore les églises.

15. Et de savon ?
Ceux que je fais moi même en rejouant les scènes de Fight Club.

16. Tu as un mug, des couverts, une assiette que tu aimes plus que les autres ?
Mes couteaux de cuisine thiernois adorés comptent-ils ?

17. Tu l'utilises plus souvent voire tout le temps du coup ou tu le gardes pour des occasions plus spéciales ?
!
A chacun sa besogne et ils le savent.

18. Vite, tu dois choisir un seul jus de fruit.
Pomme : on peut faire des pommés avec les restes, c'est du deux en un.

19. Tu m'en donnes ou tu vas tout boire tout seul ?
J'ai grandi dans une famille nombreuse, donc désolé : le jus de fruit je le finirai à moi seul et sans me faire engueuler.

20. Quelle est la météo idéale pour sortir selon toi ?
N'importe laquelle tant qu'elle jette le moins possible de badauds dehors.

21. Tu aimes bien les puzzles ?
Non.

22. Tu aimes faire la fête ?
Non plus.

23. Tu aimes le café ?
OUI ! De force dose d'amertume vous m'abreuverez !

24. Quel est le son que tu détestes ?
Celui de quelque chose en train de régurgiter. En revanche, celui de quelque chose en train de mourir ne me pose aucun souci.

25. C'est quoi le truc mineur qui t'énerve le plus ?
Les collégiens.

26. Plutôt douche ou bain ?
Douche ; les bains m'ennuient vite.

27. Lever ou coucher de soleil ?
Lever ; ils sont plus précieux.

28. Tu préfères un livre papier ou un ebook ?
Papier ; lire sur téléphone, quelle idée...

29. Plutôt beignet aux fruits ou au chocolat ?
Chocolat. Gardons les fruits pour autre chose.

30. Lac, rivière ou océan ?
Probablement rivière, même si je ne me baignerais dans aucun des trois.

31. Fraise ou framboise ?
La framboise : un fruit qui s'assume.

32. Boisson froide ou chaude ?
Mon amour tout récent du café ne suffit hélas pas à ne pas choisir les boissons froides.
Et puis le café glacé existe après tout.

33. Ketchup, mayonnaise, ou le mélange rose des deux ?
Sauce Nantua, car même au XXIème siècle, le chauvinisme vaincra.

34. Tu préfère chanter ce que tu dis, ou tout lire à voix haute ?
Tout lire à voix haute, comme les grecs antiques... ah pardon, j'ai failli oublier mon Nietzsche :
- Voir Par Delà le Bien et le Mal, aphorisme 247.

35. Tu préfère rire à absolument toutes les blagues ou que personne ne rit aux tiennes ?
Bien que personne ne rie à mes blagues incorrectes politiquement, je me refuse à laisser l'humour de bas étage triompher en lui laissant la validation de mon rire.

36. Tu dois manger la dernière chose que tu as mangé pour chaque repas à vie. Ça va aller ?
Rien que pour rendre hommage à ma Bresse natale, pourquoi pas.

37. C'est quoi la dernière chose que tu as cuisiné ?
-> Cordon bleu (de poulet de Bresse mariné 48 heures car oublié dans le frigo) au Comté et pâtes au pesto (j'avais que du persil : ça compte quand même ?)

38. Est-ce qu'il y a une combinaison de nourriture bizarre que tu aimes ?
Je raffole du sucré-salé.

39. Tu sales beaucoup ce que tu manges ?
Non. Par contre mon perfectionnisme culinaire me force à ajouter toutes les épices possibles à ce que je mange.

40. Avec ou sans sauce ?
J'aime les sauces. D'autant plus qu'elle ne me font pas grossir.

41. Tu as des routines ?
J'aimerais.

42. Tu avais/as des amis imaginaires ?
J'avais celui de mon frère. Je lui offrais des thérapies.

43. Tu es né à quelle heure ?
Dix heures vingt, soit l'heure de mon lever pour les dix-huit années suivantes.

44. Quel livre te rappelle ton enfance ?
L'Odyssée d'Homère.

45. Quelle fleur te rappelle ton enfance ?
Les tulipes (aucun rapport avec les Pays-Bas).

46. C'est quoi ton plus lointain souvenir ?
Quand mes parents m'apprenaient à lire avant le reste de la classe.

47. Tu as des dents ?
Je ne sais pas pour combien de temps encore, moi et mon addiction au sucre.

48. Est-ce que tu collectionnes quelque chose ?
Les rejets.

49. Qu'est-ce qui manque à ta vie ?
La force de surmonter ce que je collectionne.

50. Et de quoi tu voudrais te débarrasser ?
De moi la plupart du temps. Mais quand ça va mieux, de la manie qui me tracasse de foutre le camp de partout.

51. Tu dois poser une seule question à quelqu'un pour en savoir le plus possible sur lui. Tu demandes quoi ?
La question qui le taquinera le plus.

52. Quand tu es triste, tu vas voir des choses qui te rendent encore plus triste, ou qui te remontent le moral ?
Des choses les plus déprimantes possibles : en touchant d'abord les tréfonds, on remonte sans avoir besoin des paliers de décompression.

Bela Tarr et Lars Von Trier, je vous aime de toute mon âme de dépressif chronique.

53. Est-ce qu'il y a une musique que tu adorais et que tu n'aimes plus maintenant ?
Pas qui me vienne, mais un souvenir honteux du collège devrait me rafraîchir la mémoire sous peu.

54. Quel est le film que tu as regardé le plus de fois ?
Probablement Les douze travaux d'Astérix. Les écoliers ont trop de vacances en France.

55. Tu as déjà pleuré devant un film ?
Très jeune peut être, mais je n'en ai pas le souvenir.

56. C'est quoi le dernier truc qui t'a fait rire ?
La pile de vaisselle qui m'attend dans l'évier.

57. Tu peux décrire comment tu ris ?
C'est tout seul généralement.

58. Tu peux me raconter une blague ?
C'est l'type qui s'prrr.

59. C'était quoi le pire moment où tu t'es mis à rire ?
Un soir de rouste paternelle particulièrement douloureuse pour mes joues d'enfant.

60. Est-ce que tu as peur facilement ?
Tout dépend avec quoi. Mais je déteste les films d'horreur.

61. Tu arrives à exprimer tes émotions, tu penses ?
Pas autant que les gens l'aimeraient.

62. Est-ce que tu as un journal intime ?
Oui.

63. Tu as déjà volé dans tes rêves ? Si oui, comment tu fais pour t'envoler ? Tu arrive à rester en vol longtemps, ou c'est difficile de te maintenir ?
Je rêve que je tombe ; jamais que je vole.

64. Tu as déjà fait un rêve lucide ?
Ca m'arrive de plus en plus souvent.

65. Tu as déjà eu de la paralysie du sommeil ?
Non : j'ai le sommeil agité.

66. Est-ce que tu voles toute la couverture quand tu dors avec quelqu'un ?
Je le pousse hors du lit : c'est plus direct et moins vicieux.

67. Tu vas où ?
Où ma manie de tout vouloir faire en même temps me guide.

68. C'est quoi le premier objet à ta droite ?
Ma souris.

69. Si tu te bats avec, quelles sont tes chances ?
Pas un objet n'a ses chances contre moi, même si je n'ai aucune intention de le casser.

70. De façon surprenante (ou pas), ton grand ennemi est à terre et désarmé. Tu fais quoi ?
Je lâche mes armes, me mets entièrement nu et on règle ça au pancrace.

71. Qu'est-ce que tu lis en ce moment ?
Orages d'Acier de Ernst Junger et un sublime bouquin sur les campagnes napoléoniennes chiné pour le prix d'une rave cuite.

72. Quand tu vas dans une librairie, tu vas dans quelle section en premier ?
Section sciences humaines. Par chance, c'est la section la plus déserte.

73. C'est quoi l'endroit le plus effrayant où tu as été ?
Au tribunal.

74. Tu peux donner quatre mots pour te définir ?
Misanthrope qui veut discuter.

75. Tu parles fort ou pas ?
Pas assez.

76. Comment tu fais pour arrêter le hoquet ?
Quelque chose que la pudeur ne me permets pas d'évoquer ici, et qui figurez-vous est le moyen le plus efficace selon la science.

77. Est-ce que tu manges le gras du jambon ?
Non, mais je le fais fondre pour m'en servir comme matière grasse.

78. C'est quoi la couleur qui a le meilleur goût pour toi ?
La couleur caramel de la réaction de Maillard.

79. Et toi, tu serais quelle couleur ?
Noir, comme mes cernes.

80. Bon. Tu dors dans quelle position ?
Je suis fier de dire que je peux faire toutes les positions en une nuit.

81. Tu dors avec combien d'oreillers ?
Cinq.

82. Est-ce que tu es trop fort ?
Assez pour soulever mes pierres sans jamais demander d'aide au travail.

Attends non c'est ma timidité, je confonds.

83. Tu t'es déjà rasé les sourcils ?
Non : ils sont très biens.

84. Tu t'es déjà teint les cheveux ? En quelle couleur ?
Jamais. Tant que j'en ai suffisamment, nul besoin.

85. Il y a un tatouage que tu veux ?
Non. Truc de paria.

86. Tu peux me dire quelque chose de surprenant ?
J'ai 9,9 doigts.

87. Wow ! C'est quoi ton opinion sur les fourmis ?
Un peu trop conformistes, mais une espèce à l'ingéniosité et aux talents martiaux formidables.

Nota Bene : j'ai peut être confondu avec l'Homme.

88. Tu aimes bien les singes ?
Pas trop : ils sont à la fois trop humains et à la fois pas assez.

89. Tu peux repeindre ta chambre avec deux couleurs. Tu choisis quoi ?
Ma chambre sera en pierre massive : nul besoin.

90. Sans donner le contexte, c'est quoi le dernier message que tu as envoyé ?
"Crénom de salope"

91. C'est quoi ton petit plaisir coupable ?
Rire des émois moralistes des gens qui ne supportent pas la souffrance.

92. Tu portes tes chaussettes dépareillées ou pas ?
Non sauf galère de lessive et uniquement pour aller bosser.

93. Tu… gardes tes chaussettes pour dormir ?
Seulement quand je suis malade.

94. Tu as déjà dormi habillé pour être prêt plus vite en te levant ?
Oui, y compris en bleu de travail sale, mais c'était pas volontaire.

95. Tu t'habilles comment quand tu es tout seul chez toi ?
Torse nu (minimum chemise ouverte) avec le pantalon de la journée, quand ce n'est pas carrément à poil.

96. Et là, tu es habillé comment ?
Chino beige et torse nu.
Avec mes piqûres de moustique, je ressemble encore un peu plus à Kenshiro.

97. Tu tâches souvent tes vêtements ?
Seulement les blancs et neufs.
En fait tous. Je mange encore comme si j'avais 20 ans de moins.

98. Tu es frileux, ou tu sors en t-shirt manches courtes et short sous la neige ?.
Pas frileux, mais j'aime bien sortir avec un pull par 0 ou 25°C.

99. Ça va aller ?
Ca devrait, mais au cas où, tu aurais l'adresse d'un psy ?

100. Un mot pour la fin ?
Hyperhypotaxe.
OUIIIII !

Voilà, petit rappel à l'enfance pour brouiller ceux qui verront que je n'ai rien posté depuis presque six mois.

Habile je sais.

Bon, depuis le temps que ces petits questionnaires existent et que j'avais envie d'en faire un, en voilà un totalement pompé sur un pompage précédent. Des shadokeries de haut vol vous le concèderez.

Rassurez-vous, les nouvelles plus écrivaines arrivent. Et puis d'abord, vous pouvez m'expliquer pourquoi j'avais besoin de vous rassurer ? Tout va bien ?
Ma nouvelle vie mâconnaise commence sous peu, et rien que le fait d'enfin avoir mon propre chez moi tout seul va mettre un coup de fouet à ma productivité.

Allez salut.

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01 – Qu’attends-tu de ce questionnaire ?
Remplir mon blog afin de restaurer une forme de bonne conscience.


02 – À ton avis, seras-tu déçu(e) à la fin ?
Plutôt déçu de ne pas avoir fait un article sur mes fics en chantier à la place.

03 – Prénom (pas forcément le tien) :
Ulysse.

04a – Surnom(s) dont tu n’as pas honte :
Monsieur-je-sais-tout.

04b – Surnom(s) dont tu as honte :
Crapoto et Poupounet. Mais ils appartiennent au passé.

05 – Sexe :
Grand.

Vous avez pouffé, avouez.

06 – Élément périodique partageant le même numéro que le département où tu vis :
Hydrogène. Et d'ici peu, Lutétium.

07a – Année de naissance :
Suffisamment lointaine pour jouer les nostalgiques blasés (on l'est de plus en plus tôt à notre époque).

07b – Chanson sortie cette année-là :
I'm blue (da ba dee).

07c – Personnalité décédée cette année-là :
John Fitzgerald Kennedy... Jr.

08 – Taille :
Six pieds deux pouces.

09 – Taille du nez :
Aucun vent ne peut, nez magistral,
L’enrhumer tout entier, excepté le mistral !

10 – Couleur des dents :
Celle d'un bouffeur de sucre.

11 – Nombre de kilos à prendre ou à perdre :
Une dizaine à prendre, pour ne plus être un Lézargus.

12 – Occupation actuelle justifiant de se lever le matin :
Aller pisser. Et sculpter. Mais chaque chose en son temps.

13 – Détestes-tu tes frères et/ou sœurs ou le fait de ne pas en avoir ?
Non, mais j'aurais aimé un grand frère qui aurait rendu les coups quand je le frappais.

14 – Combien de temps peux-tu survivre sans Internet ?
Le plus dur sont les deux premières semaines. Après, ça devient inutile.

15 – Combien de temps peux-tu survivre sans oxygène ?
Le temps de finir une passe de disqueuse dans les pierres que je taille.

16 – Dernier film regardé :
Jeannette de Bruno Dumont. Chef d'oeuvre.

17 – Ton film français favori (s’il n’y en a pas, donne ton onomatopée de régurgitation préférée) :
Un Homme qui dort. Et je tiens les faquins à l'oeil.

18 – Dernière série regardée :
Mad Men. Bon à en faire une fic.

19 – Dernière comédie musicale regardée :
Jeannette de Bruno Dumont ? Et si le fait que ce ne soit pas un film entièrement chanté ne compte pas, Les Demoiselles de Rochefort de Demy.
Merde, il n'est pas entièrement chanté non plus.

20 – Dernière bande dessinée (ou assimilé) lue :
Quelques planches de J'ai tué Adolf Hitler de Jason.

21 – Un commentaire impertinent sur les jeux Pokémon de la huitième génération :
Rien ne vaut un curry de niveau Dracaufeu avant de poncer les expéditions Dynamax.

22 – Ton jeu non vidéo favori :
Le loup garou de Tiercelieu. Pour l'unique raison que j'ai si souvent eu l'envie d'y jouer et en ai finalement eu si peu l'occasion.

23 – Ton journal de droite favori :
Le journal de bord de Jean-Marie le Pen. J'aime très sincèrement cet homme.
Très sincèrement
Ne partez pas voyons.
Et Atlantico : moins partisan et plus journalistique que Valeurs Actuelles.

24 – Quelle personne susceptible de lire tes réponses à ce questionnaire sacrifierais-tu en échange de trois vœux ?
Le Bip entier probablement, tel Griffith sacrifiant sa troupe fidèle.
L'un de mes voeux serait de recréer un Bip actif ; l'offrande de votre vie aux God Hands ne sera pas vaine.

25 – Ton odeur favorite :
Le pain frais, surtout quand je le réussis.

26 – Une odeur que tu détestes :
Le plastique des voitures neuves.

27 – Un produit de parfumerie que tu détestes
M'initiant à peine à la parfumerie, je passe pour l'instant.

28a – [Réponse clichée] Selon toi, quel est le plus important dans la vie ?
Devenir la meilleure version de soi-même.

28b – [Réponse honnête] Selon toi, quel est le plus important dans la vie ?
La volonté de puissance.

29 – Mouscoto ou Cancrelove ?
Cancrelove. Sauf en OverUsed (et en Uber hélas).

30 – Ce qui t’énerve le plus :
L'immense majorité des gens.

31 – Ta réaction la plus commune quand tu es énervé(e) :
Me dire "qu'aurait dit Épictète ?".

32 – Ton avis sur le dimanche après-midi :
S'il pouvait moins faire penser au dimanche soir, il serait plus aimable.

33 – Casanier ou globetrotter ?
Casanier qui se soigne comme il peut.

34 – Une chanson que tu n’assumes pas :
Troisième Sexe d'Indochine.

35 – Ta chanson favorite :
Bansyou no Kiya de Susumu Hirasawa.
Et en plus classique, le deuxième mouvement du Concerto pour piano n°2 de Shostakovich.

36 – Le genre musical que tu trashtalkes avec allégresse :
Le rap.

37 – L’album avec lequel on t’enterrera :
Les Marquises de Jacques Brel.

38 – À quelle heure se termine ta grasse matinée ?
De plus en plus tôt ; je dois vieillir.

39 – Ton haleine au lever :
Il m'arrive d'oublier quelques brossages, d'accord ?

40 – Ce tic qui agace ton entourage :
Soit ma nonchalance, soit mon érudition. Ce sont des tics chez moi que d'être toujours grincant et enfantin et de dire aux autres ce qu'ils ignorent.

41 – Ce tic qui t’agace :
Toutes les aberrations du langage vernaculaire d'aujourd'hui : "Belle journée", les e prépausaux, les mots inutiles ou mal employés, les pléonasmes et j'en passe...

42 – Ton argument pour ne pas avoir d’enfants un jour :
Aucun. Mesdames, vous porterez mes gosses.

43 – Ton excuse le jour où tu en auras quand même :
Qu'importe mon bonheur, seule compte mon oeuvre.

44 – Cet accent que tu imites trop bien :
L'accent québécois. Me l'ont confirmé tous les gens ayant vécu au Québec l'ayant écouté.

45 – Cela fait-il de toi quelqu’un de raciste ?
Je suis racialiste, pas raciste.
Et les québécois sont les meilleurs nord-américains.

46 – Tu en es sûr(e) ?
On m'affuble souvent de ce qualificatif si honni de nos jours. Je réponds que je suis un logicien et qu'en logicien, j'use de ma propre échelle de hiérarchisation, et que discriminer n'est pas haïr.

47 – Es-tu un Space Cowboy ou un Gangster of Love ?
Space Cowboy pour sûr. Yoko Kanno pour l'ambiance, une Twingo rouge pour Swordfish et un Leonberg pour chien savant.

48 – Ce que tu changerais dans ton physique :
Ma chevelure, qui donne des signes préoccupants.

49 – Ce que tu ne changerais pas dans ton physique :
Mes yeux bleus.

50 – Ta saveur de chou à la crème favorite :
Ou praliné ou pralines roses.

51 – Chocolat noir, au lait ou blanc ?
Tous. Mais en cuisine, noir et blanc prévalent.

52 – Ton avis sur l’huile de palme :
Je suis de l'avis du regretté Jean-Pierre Coffe, qui un jour a déclaré :
"ET ÇA JE JETTE ÇA PARCE QUE C'EST HONTEUX ÇA C'EST DE LA MERDE".
Et idem pour l'huile de coco. Jetez cette daube et faites vos frites dans de la graisse de boeuf comme tout bon belge qu'il serait bon d'annexer.

53 – Ta substance cancérigène favorite :
L'alcool. Bâtiment oblige.

54 – Café ou thé ?
Café moulu. Malgré maintes tentatives, je reste fâché avec le thé.

55 – Pas trop chiant ce questionnaire pour le moment ?
On s'accroche.

56 – Tu as bien conscience que le pire reste à venir ?
Je suis venu pour souffrir.

57 – As-tu un objet fétiche ?
Oswald mon lapin en crochet, Bibiche ma massette et depuis peu Kentaro, mon couteau japonais.

58 – Es-tu fétichiste ?
Du tout.

59 – Entre nous, c’est bon, tu peux l’avouer :
J'aime l'acte par lequel on fait les gosses, comme tout homme dans la fleur de l'âge. Et je l'aime nature.

60 – Ta couleur favorite :
Noir. Ta gueule.

61 – Si tu pouvais être l’idole de quelqu’un, de qui serait-ce ?
Zarathoustra.

62 – Ta boisson favorite :
Un petit blanc sec.

63 – Ton signe astrologique :
Cancer ascendant dépressif.

64 – Ton signe astrologique chinois :
Lapin.

65 – Ça craint d’être Cancer ascendant Balance, non ?
En tant que Cancer ascendant Vierge : oui. C'est chlingos atomique sur toute la mille-fa.

66 – Le métier de tes rêves :
Architecte en bâti en pierre. Ou roi de France.

67 – Quel est le ratio meuble/poussière dans ta chambre ?
Mon asthme s'assure de me prévenir quand je dépasse le seuil critique : d'un côté comme de l'autre.

68 – La dernière fois que tu y as passé l’aspirateur :
Lundi. Et de mon plein gré, juré.

69 – Tu as pensé à aspirer derrière la porte ?
Oui, il fallait bien pouvoir la fermer.

D'ailleurs si BFM pouvait bien la fermer.

70 – Selon toi, quel châtiment méritent les personnes qui disent « au jour d’aujourd’hui » ?
Je leur apprendrai que "aujourd'hui" veut dire "au jour de ce jour", ce qui est déjà très le pléonasme. Et s'ils ne le savaient pas, mollard de pierreux silicosé en pleine face.

71 – Es-tu droitier, gaucher ou ambidextre ?
Droitier mais gaucher pour certaines opérations délicates. Donc droitier.

72 – Tu le vis bien ?
Je me dis qu'avoir un bras mécanique à couleuvrine intégrée serait plus stylé, mais sans démon à pourfendre ce serait juste peu aisé.

73 – Connais-tu la différence entre la transsubstantiation et la consubstantiation ?
Je ne connais pas le contexte dans lequel le concept de "substantation" est employé.
Par contre le préfixe "con" vient du latin "cum", qui veut dire "avec".

C'est bon vous avez double pouffé ?

74 – Ton nombre premier favori ?
Autant je suis plutôt logicien, autant les maths ont fait un saut dans mon héritage génétique...

75a – Un sport que tu aimes pratiquer :
Quand ce n'est pas le basket ou l'anglaise : le soulevé de pierre sur chantier.

75b – Un sport que tu aimes regarder :
Quand ce n'est pas le basket ou l'anglaise : ça va du béhourd à la natation synchronisée, en compagnie de ma petite soeur pour cette dernière discipline.

76 – Au fait, tu aimes le sport ?
Pas autant que mes géniteurs mais oui. Je manque juste de motivation, c'est tout.

77 – Ton avis sur les chips de lentilles :
J'habite en province vous savez. Tout comme l'IPA ou les bars à oxygène, ça ne me regarde pas.

78 – Tu m’aimes ?
Si tu aimes la France éternelle, que tu chopes la majeure partie de mes petites références et que tu discutes sans t'énerver, oui je t'aime.

79 – Sérieusement ?
Mon air impassible doit tout (et rien) dire.

80 – Ce que tu reproches aux autres en règle générale :
S'exprimer sans rien savoir et sans légitimité.

81 – As-tu pris une douche aujourd’hui ?
Je vous remercie de me poser cette question, je dois vous avouer que je m'y attendais. Je vais à présent y répondre le plus clairement possible :

Voilà.

82 – T’es-tu brossé les dents aujourd’hui ?
Les ...?

83 – Un acteur ou une actrice que tu apprécies :
Gérard Depardieu.

83b – Un acteur ou une actrice que tu hais :
J'ai plutôt tendance à ignorer qu'à haïr. Le ressentiment de la haine est pour les faibles.

84 – T’es-tu vraiment brossé les dents aujourd’hui ?
Brossé les ...?

85 – Quel Pokémon trouves-tu inutile et pourquoi Skitty ?
... Voilà qui est drôle, j'allais citer Skitty !
Car je hais Hoenn.

86 – L'animal que tu aimerais être :
Un loup, de préférence solitaire.

87 – L’animal qui te ressemble :
Un loup, de préférence solitaire.

88 – Lequel bat l’autre en 1v1 sans objet ?
Le loup, de préférence solitaire.

89 – Ton plat favori :
La tourtière du lac de Michel Dumas, que je n'ai pas encore goûtée ni faite et c'est impardonnable.

90 – Ton plat signature :
J'ai séduit avec un soufflé au fromage.

91 – Vas-tu répondre honnêtement aux questions sur l’amour ?
Chiche.

92a – As-tu déjà été amoureux ?
"Il y a des gens qui n'auraient jamais été amoureux s'ils n'avaient jamais entendu parler de l'amour" a dit La Rochefoucauld. Disons que j'en ai beaucoup entendu parler.

92b – Es-tu amoureux actuellement ?
Pas encore.

93 – Si tu as répondu oui à une des deux questions précédentes, plains-tu les personnes qui ne sont jamais tombés amoureuses ?
Je leur dirais plutôt de ne pas faire la sourde oreille.

94 – Ton avis sincère sur l’adultère :
Un des doux interdits de notre société monogame que l'on a souvent voulu décomplexer, mais qui n'a de charme que dans un écrin de pudeur.

95 – Célibataire, marié(e), divorcé(e), veuf(ve) ?
Coeur à prendre et égards à rendre.

96 – L’émoticône qui te ressemble :
Je suis redditeur donc interdiction.

Entre nous, j'aime beaucoup le smirk.

98 – L’émoticône que tu ne supportes pas :
Toutes les autres.

99 – Ton avis sur Paris :
Trop grande pour le campagnard que je suis. Magnifique quand elle n'est pas saccagée par les socialistes.

100 – Ton heure de coucher divisée par deux, puis multipliée par cinq :
0
0/2*5=0

101 – Ton heure de lever au carré moins la réponse précédente :
42.25

102 – Ton logo favori :
La fleur de lys. Elle me fait penser au roi qui remontera sur le trône de France un jour...

103 – As-tu le style, coco(tte) ?
Je suis en pleine renaissance sartoriale. Dans quelques mois, ah que oui je l'aurai.

104a – Ta matière favorite à l'école :
Tout ce qui touche à l'histoire et, à partir du lycée, au français.

104b – Ta matière détestée à l'école :
Les cours d'Autocad chez les Compagnons du devoir. J'ignorais jusqu'alors qu'on pouvait vraiment écumer de rage.

105 – Des chiffres ou des lettres ?
Je sais pas, le T ?

106 – Te trouves-tu beau/belle ?
Physiquement baisaible.

107 – Argumente ta réponse précédente :
C'est là une moyenne que j'ai tirée en compilant les jours où je me trouve oeuvre apollinienne et ceux où je me dis que je ferais mieux d'en finir tout de suite façon Bérégovoy.

108 – Comment s’appelait ta peluche préférée quand tu étais enfant ?
Bêê-Bêê.

109 – Nique-toi bien fort :
J'ai pas besoin de toi pour le faire.

110 – Désolé je parlais à mon frère, mais je trouve ta réponse super intéressante, peux-tu développer ?
C'est à dire que je suis très pudique...

111 – As-tu l’habitude de mentir ?
Non.

112 – As-tu menti à la question précédente ?
Non.

113- Penses-tu que l’humanité peut s'améliorer et que nous pourrons un jour vivre dans l'harmonie ?
Tout n'est que volonté de puissance ; ainsi va la vie et je l'aime comme cela. Rejoins moi dans l'Amor Fati.

114 – Selon toi, que manque-t-il aux gens pour apprendre à vivre ensemble en bonne intelligence ?
Pour l'Occident, un peu moins de confort et à nouveau un peu plus de dureté.

115 – As-tu menti aux questions 111 et 112 ?
Non.

116 – Ton insulte favorite :
Fils de zadiste.

Il y a pas à dire, je suis de droite.

117 – Hurle-la ! Insulte tous ceux qui liront ce questionnaire :
Mais non ; que dirait Épictète ?

118 – Dans quel registre de langue t’exprimes-tu au quotidien ?
L'intelligence consistant à adapter son niveau de langage à son environnement, je dirais comme pour les vêtements : en permanence un cran de plus que le niveau ambiant.

119 – Plutôt COD ou COI ?
Je reste COI.

120 – À quel point aimes-tu ton travail ?
Au point de pouvoir en parler des heures, ce qui arrive plutôt souvent car mon métier laisse peu indifférent.

120 – Te considères-tu comme quelqu’un d’hypocrite ?
Calculateur seulement.

122 – À quel point aimes-tu vraiment ton travail ?
Au point de dire aux gens ce que je fais dans la vie, et de me délecter de leur réaction toujours originale et enchantée.

Entends sous les arbres de pierre
à l’aube d’un lointain printemps
des oiseaux figés la prière
voler vers les vitraux du Temps.
O Compagnon Tailleur de Pierre
de tes mains de roches polies
tu éveilles au lit des carrières
les vierges de nos embellies.

L’ombre des contreforts où s’appuyait ta loge
vibre encore à ta voix, aux cris des Compagnons
et ta marque est gravée au mur que j’interroge
sous l’insistant regard d’étranges modillons.
Puis j’effleure du pas la dalle qui résonne :
tu es là qui revêts l’épaule des Vertus.
Tu caresses d’amour la gorge des colonnes
et habilles d’étoiles le granit des statues.

Entends sous les arbres de pierre
à l’aube d’un lointain printemps
des oiseaux figés la prière
voler vers les vitraux du Temps.
O Compagnon Tailleur de Pierre
de tes mains de roches polies
tu éveilles au lit des carrières
les vierges de nos embellies.

Les princes de ce monde et leurs brutes stupides
ont brisé tes damnés, violenté tes élus.
Mais au nom de que dieu décider qu’on lapide
la rose épanouie au creux de tes mains nues ?
Aux ruines du couchant sur ma terre promise
ta pierre mutilée m’est refuge souvent.
Je suis à tes côtés chercheur d’or qui tamise
une batée d’étoiles aux rivières du vent.

Entends sous les arbres de pierre
à l’aube d’un lointain printemps
des oiseaux figés la prière
voler vers les vitraux du Temps.
O Compagnon Tailleur de Pierre
de tes mains de roches polies
tu éveilles au lit des carrières
les vierges de nos embellies.

Augustin t’enseigna au siècle des aurores
que « l’unité est forme essentielle du beau »
et tu offres à la mer des pierres qui implorent
les ciels démesurés où pêchent nos bateaux.
L’océan éternel au pied du sanctuaire
ferle ses voiles blanches autour des rocher nus
et je cueille en songeant l’écume des nuits claires
qui retient les étoiles de ton regard perdu.

Entends sous les arbres de pierre
à l’aube d’un lointain printemps
des oiseaux figés la prière
voler vers les vitraux du Temps.
O Compagnon Tailleur de Pierre
de tes mains de roches polies
tu éveilles au lit des carrières
les vierges de nos embellies.


123 – Et maintenant, tu m’aimes ?
Tu es toujours avec moi ? Oui alors.

124 – Quelle est la couleur de tes chaussettes aujourd’hui ?
Pieds nus et blancs : j'ai fait de la peinture.

125 – Et des miennes ?
Tout mais pas blanches, si tu as du goût.

126 – Perdu ! Donne-moi cent balles :
Je t'aime un peu moins alors. Mais tu peux encore être secouru de la décadence vestimentaire comme tout un chacun.

127 – As-tu déjà failli mourir ?
On dit que dans ces moments on voit sa vie défiler, et c'est vrai.

128 – Fais-tu souvent ce genre de questionnaire à la con ?
Quand ça fait longtemps que je n'ai pas parlé de moi.

129 – Persil, sauge, romarin ou thym ?
J'aime le thym.

130 – Quels mots ou quelles phrases as-tu tendance à utiliser trop souvent ?
"Mais vous êtes nuls !"
"T'énerves pas, je t'explique."
"Veuillez excuser mon retard."
"Untermensch, va !"

131 – Qui a laissé les chiens dehors ?
Ma mère a ouvert l'enclos des veneurs. Elle voue une haine ridicule aux chasseurs.

132 – L’avant-dernière chose que tu aimerais faire avant de mourir :
Faire une ultime beuverie comme dans la chanson de Brel.

133 – À qui penses-tu là tout de suite ?
A Ramius en train d'écrire son commentaire.

134 – Es-tu chatouilleux(se) ?
Très. Raison pour laquelle avec ces dames, je donne plus que je reçois.

135 – Raconte un de tes rêves les plus bizarres :
Quand je me rends compte que je suis dans un cauchemar, que je louche et que je grimace pour essayer de me réveiller, mais que dans mon rêve j'ai juste l'air d'un type étrange.

136 – Smoking-cravate ou grenouillère ?
Smoking croisé, noeud papillon et chemise Sea Island col cassé.

137 – Vers quel point cardinal pointe ta tête quand tu dors ?
De préférence le point opposé à mes pieds, et à mon réveil.

138 – Moutarde ou ketchup ?
Moutarde.

139 – Ton pseudo sur le net :
Keeibuy.

140 – Il est nul. Quel est ton nouveau pseudo ?
Kibouille. Je t'ai eu, c'était l'ancienne orthographe.

141a – Ce détail physique qui te fait craquer :
Une certaine chose encore indiscible à ce jour dans les yeux...

141b – Ce trait de personnalité qui te fait craquer :
Le type de vitalité à dégeler mon coeur de glace.

142 – Portes-tu des lunettes, si oui de quelle forme ?
Je cherche encore la paire de lunettes de soleil la plus adéquate à mon faciès.

143 – Tu mets les pieds où tu veux et c’est souvent :
Dans les graviers et sans chaussure. Pour se renforcer la plante avec l'esprit Shonen.

144 – Selon toi, le Digimon le plus mignon :
Pas ceux sur Rule 34. Attendez, ils y sont tous ?

145 – Quelle note sur 10 donnerais-tu à l’avenir qui nous attend ?
7.8, too much water.

146 – As-tu déjà consommé du monoxyde de dihydrogène ?
Ça n'a aucun goût, mais il me faut bien vivre.

147 – Le péché capital qui te caractérise le mieux :
Paresse.

148a – Dis un truc intelligent :
C'est la pire chose à dire à un HPI de mon espèce. C'est aussi déplacé que "Tu es musicien ? Il va bien nous jouer un truc !".

La figure de style de la phrase ci-dessus se nomme un énallage, du grec ennalagê : échanger. Elle consiste à volontairement intervertir un temps, un mode grammatical, un sujet ou un nom avec un autre, dans le but d'opérer une rupture dans la structure de la phrase et d'interpeller.

148b – Si tu as répondu « Un truc intelligent « à la question précédente, donne-moi cent balles :
Franchement ta gueule. Déjà que je cotise pour toi, tu vas pas mendier en plus ?

149 – Un livre que tu recommandes chaudement :
Ainsi parlait Zarathoustra, juste pour trouver une poignée d'élus qui auront l'audace de ramasser les dents qu'ils se seront cassées sur ce chef d'oeuvre, et faire ensemble le chemin vers le Surhumain.

150 – Un film que tu recommandes chaudement :
Beaucoup de bons films et cinéastes français. Écouter les gens geindre qu'on ne fasse pas "des bons films comme les américains" me ponce sincèrement les rouleaux.

151 – Que penses-tu de l’enchaînement logique des questions de ce questionnaire ?
S'il y a une logique je veux qu'on me dise laquelle. Si c'est un cheval, je veux savoir dans quelle course.

152 – Ton gâteau préféré :
Je varie selon les circonstances entre la tarte au citron meringuée, la tarte tropézienne, la brioche aux pralines et le Saint Honoré. Mais puisqu'il n'en faut qu'un et parce qu'ils sont si pénibles mais gratifiants à faire, je dirais les macarons.

153 – Ton bonbon préféré :
Je suis toujours heureux avec des Werthers Original.

154 – Ton fastfood préféré :
Vous voulez une salade de phalanges ?

155 – Combien de kilos à perdre, rappelle-moi ?
Après les nécéssités du bas-ventre, deux habituellement.

156 – Quel titre donnerais-tu à une fanfiction relatant une romance gay entre un Féliferno et un Roitiflam ?
Flammes Contraires. Ou Flamme Doudoune.

157 – Pas mal ! Et pour une fanfic traitant de la relation abusive entre Lysandre et le professeur Platane ?
Kalos Kagathos. Ou Kalos Papagathos selon la différence d'âge.

158 – Du coup, qu’attends-tu pour les écrire ?
D'être un peu moins straight comme disent les félons anglicistes, mais c'est pas demain la veille.

159 – As-tu la flemme d’écrire ?
J'ai constamment envie d'écrire, mais je ne me trouve jamais assez bon pour le faire. C'est de la flemme qui ne dit pas son nom.

160 – Ne trouves-tu pas que la Joconde est un tableau vachement surcoté ?
J'aimerais bien le clamer, histoire que la nuée permanente de touristes crétins qui ne savent pas ce qu'ils regardent gicle et que je puisse l'admirer seul.

161 – Ton légume préféré :
La pomme. Étonnant non ?

162 – Ton fruit préféré :
La tomate. Un peu moins étonnant, non ?

163a – Ta plus grande qualité :
Mon haut QI.

163b – Ton plus petit défaut :
Mes ongles d'orteil qui s'incarnent tout le temps.

164 – Penses-tu que l'amitié peut surmonter tous les obstacles ?
Trouver un véritable ami est déjà un obstacle pour moi, car les amis se trouvent sans se chercher.
"Un seul est toujours de trop autour de moi" ainsi pense le solitaire. "Toujours une fois un, cela finit par faire deux !"
Je et Moi sont toujours en conversation trop assidue : comment supporterait-on cela s’il n’y avait pas un ami ?
Pour le solitaire, l’ami est toujours le troisième : le troisième est le liège qui empêche le colloque des deux autres de s’abîmer dans les profondeurs.
Hélas ! il y a trop de profondeurs pour tous les solitaires. C’est pourquoi ils aspirent à un ami et à la hauteur d’un ami.

165 – As-tu honte de ta réponse à la question précédente ?
Pardon ?

166 – As-tu des phobies ?
Les serpents. J'aime pas trop les gens non plus.

167 – Que penses-tu des années 90 ?
Je pense que c'était la dernière fenêtre d'innocence et de décomplexion avant que le maillage étroit du XXIème siècle nous enveloppe et nous tende tous.

168 – Selon toi, quelle est la taille idéale d'une serviette de toilette ?
Suffisamment grande pour pouvoir m'envelopper au moins jusqu'aux genoux et suffisamment petite pour être étendue sans trainer.

169 – Est-ce qu'on sent le manque d'inspiration sur les questions à présent ?
Tel un Bourrinos avec Endurance, tu te débrouilles et j'aime ta trogne.

170 – Quel est ton fruit à coque préféré ?
Si les noix étaient sans aphtes, j'en mangerais des kilos.

171 – Ton mot allemand favori :
Übermensch, mit sicherheit.

172 – Combien de fois as-tu menti durant le questionnaire ?
Non.

173 – Ce questionnaire a-t-il répondu à tes attentes ?
Je ne m'attendais à rien.

174 – T’a-t-il déçu ?
Je ne vois pas pourquoi.

175 – Un petit mot pour finir ?
Merci d'avoir assisté à mon TED Talk.

176 – Un autre ?
Deux autres.
Après un Février ayant filé comme une balle, vous vous attendiez (pour ceux qui attendaient quelqu'un et que ce quelqu'un s'avérait être moi) à voir s'ajouter une ligne à l'onglet "Créations sur l'Espace Membre". Et avec une surprise à peine feinte et des yeux qui roulent sur le fond vide bleu pâle du site, vous avez constaté que rien n'avait paru. Que l'attente du retour du Kibouille était encore à attendre. Après quelques semaines prolixes et bien rythmées où la faim d'écrire était dévorante, le voilà (non : ME voilà) à nouveau en disette longue durée.

Oh oui, je trime sans succès. La chiourme. L'ardeur ingrate. Le désabusement de Sisyphe dont l'ouvrage dévale perpétuellement et sans surprise tout en bas de la montagne. J'écris toujours comme si un jury bien engoncé allait surgir des fourrés pour me remettre envers et contre tous le Renaudot, malgré que mon récit soit une fic pokémon perdue au milieu de romans, et cette pression m'écrase quand elle ne s'évacue pas. Des élans inspirés, débordants et huileux, qui s'agglutinent au bout des doigts et qui ne s'échappent que partiellement, tandis que le reste finit vaporisé au fond de ma tête en un épais brouillard mental. Chaque idée est une course, chaque inspiration me force à prendre le filet, la fiole ou la boîte : n'importe quoi pour l'attraper, tant ce genre de coquine est volage. A chacune d'entre elle non saisie, je tente de relativiser ; me disant qu'elle finira bien par revenir si elle était si importante, que devant mon flegme cette petite femelle se laissera bien désirer. Mais hélas non : les idées comme les femmes ne reviennent pas d'elles-mêmes, ni ne s'obtiennent en croisant les bras. Et une fois à leur conquête, elles s'arrachent plus qu'elles ne se cueillent...

(bon dieu où en étais-je... ah oui)

Cet oléolat de première pression s'annonce d'ailleurs le plus souvent au travail pour ne rien arranger. N'ayant pas le confort et la chance... euh non. N'ayant pas la malchance et l'ennui de gagner mon pain devant un bureau, je ne peux bien souvent pas prendre le temps de coucher quelque part les idées qui me viennent, et que mon labeur physique stimule. Et j'ai beau essayer de recréer les conditions chez moi, des séries de pompes ou de tractions ne sont jamais aussi "inspirantes" qu'une bonne session de déblai à une demi-heure de la débauche du vendredi (si si, essayez).

Mais tout serait plus simple si écrire n'était qu'une affaire d'inspiration. Le rythme d'écriture que je m'étais trouvé (dans le lit tous les soirs passé 20h une fois le repas gobé pour être totalement exhaustif) s'est littéralement effondré au bout de plusieurs soirs peu inspirés. Je n'ai même pas eu à requérir à mon immortelle procrastination pour me retrouver de cinq-cent à zéro mots par soir. Faute d'écrire donc, je relis et corrige, et faute de satisfaction, j'ampute rageusement la moitié de mon récit.

Je ne m'autorise pas à être mauvais, ni à laisser le temps affûter ma plume sur la meule des échecs qui tourne sur elle-même. "Le mieux est l'ennemi du bien" est probablement la phrase dont on me martèle le plus, mais mon niveau se doit d'être la moyenne de mes sommets plutôt qu'une moyenne tout court. Cette névrose qui est la mienne, qui me fait extirper mes ressentis les plus ardents sur un site Pokémon, qui m'exhorte à sortir un Goncourt au milieu de fanfictions d'écrivains en herbe (dont je fais partie), elle est inguérissable et a toujours été présente aussi loin que je me souvienne. Elle est digne de ma méfiance, cette couvée du timide, ce bastion du procrastinateur. Elle et sa langue de serpent, toujours prompte à enserrer tout élan créatif dans ses anneaux. Quelle meilleure excuse pour ne pas me jeter sur mon clavier ou mon bloc à dessin que "je ne suis pas inspiré ce soir, je ne serai pas assez bon". Apprendre à la reléguer, à la faire taire, fait partie de mon cheminement personnel. Et quoi ? Faire taire mon perfectionnisme alors que je suis un fruit si vert et dur ? J'ai besoin de cette poussée du départ, comme un avion au décollage : et tout comme lui, une fois dans les airs, la dépense d'énergie sera moindre pour me maintenir à hauteur. Mais le cercle vicieux reprend : je suis trop impatient et fainéant pour supporter le temps de l'ascension, moi qui ai si peu l'habitude du travail...

Vous lisiez encore ? Ce n'était pas seulement à moi-même que je m'efforçais de parler, dans ce bloc textuel ? Peu importe : faire cet effort de verbalisation m'a redonné confiance en mes écrits et mes projets. J'ai ces besoins de me morfondre sur moi-même, ou comme disait le Maître : "Je me venge de ce sentiment en le livrant à la publicité".

Reprenons avec le gras des annonces plus concrètes. Et ne vous en voulez pas d'avoir parcouru l'article pour trouver de quoi exciter vos yeux : nous sommes biologiquement attirés par le gras.

J'hésite chaque jour sur le sens à donner à Que Tombe la Foudre, bien que les deux premiers chapitres soient planifiés. Trouver un scénario m'est difficile, le graver dans le marbre plus difficile encore. Raison pour laquelle j'ai souvent pensé à encore décaler sa publication pour me faire la main sur d'autres projets. Donnez-moi votre avis et ne m'y épargnez pas avec des miséricordes comme "Prends ton temps pour faire quelque chose qui te plaira".

Mon O.S. piétine comme vous avez pu le deviner. Encore une fois une affaire de scénario, qui ne colle pas avec ce que je veux décrire. Je désespère, mais n'abandonne pas. Et puis j'ai un bêta-lecteur qualitatif : si le récit sort un jour, vous aurez la qualité garantie.

L'autre projet me faisant douter sur l'éventuel report de QTF est le remaniement d'une fic courte avortée, sortie dans le cadre du concours Épée/Bouclier. Aux Pieds des Géants, pour ceux qui constitueraient un dossier de mes bourdes. Elle traitera notamment de ce damné perfectionnisme et me permettra d'enfin écrire des personnages humains, ce qui sera je le confesse un gros poids en moins sur les épaules.
[size=7%]Il aura même un moment été question d'écrire Que Tombe la Foudre avec des humains, c'est dire la difficulté que je rencontre...[/size].

C'était Kibouille, nous nous reverrons.


"Pour une section moins creuse." Kibouille 2022.
Voilà quelques temps que je m'essaie à écrire sans finir perdu et migraineux dans le brouillard mental, à assouplir un peu ma prose pour qu'elle sorte, dansante, du bout de mes doigts.

Je constate plus que jamais que tout naît de la régularité, qu'un jour sans écrire va assécher toute ma semaine en terme d'inspiration et de formulation. Encore aujourd'hui, il m'arrive de remettre à plus tard mes séances, à attendre l'instant propice : après 20h généralement, quand les horaires du repas dans mon foyer de jeune travailleur ne me somment plus de quitter ma chambre juste après le travail, et que la populace qui m'environne ne m'agace plus par sa simple présence.

Je me relis encore trop. Je reviens sur les pas que je viens de faire. Je n'ai pas encore la sérénité de lâcher la bride, de laisser naturellement la ligne courir vers la droite pour la corriger ensuite. Avec une machine à écrire au lieu d'un PC, j'aurais fait la fortune des papetiers à force de jeter toutes mes feuilles à peine noircies, et le malheur des vendeurs d'encre.

Je suis encore trop sprinteur et pas assez coureur de fond. Je tiens mal sur la longueur. Mes séances restent encore des efforts de courte durée, souvent tranchés tout net par des distractions que je me mets à rechercher ou un soudain retour à un état plus conscient, plus pusillanime et tempéré. Un état qui me fait repasser sur l'encre de pixels encore fraîche avec la froideur de ces profs guindés que l'on a tous eu. Qui me fait manquer le coche, descendre du train de pensée qui devance de quelques secondes les mots tapés. J'ai alors soudain honte de ces élans de pur esprit, cette flaque trouble, cet instant aérien qui ne parle qu'à nous et dédaigne le reste du monde plus qu'elle ne s'adresse à lui. Ces damnés anglois-saxons appellent ça le flow : ces moments où rien ne reste autour de nous, sinon notre œuvre juste devant le nez. Où toujours l'une après l'autre, les zones du cerveau s'activent au seul but de créer. Je le recherche et je m'en méfie, de ce flow. J'ai encore trop peur d'être incompris, d'être lu pour des mauvaises raisons. J'ai horreur des transes vides de sens et du mysticisme creux des faibles de spiritualité. Peur de sonner creux en usant de tous mes instruments simultanément (on pouvait s'en douter avec mon article précédent).

Depuis peu, je commence un nouveau remède : condenser mon propos au maximum. Mon maitre à penser moustachu est revenu me l'exprimer comme ça : "Le secret d'être ennuyeux est de tout dire" et "mon orgueil est de dire en dix phrases ce que tout autre dit en un volume. Ou plutôt : ne parvient pas à dire en un volume." et je m'efforce dès lors de me relire avec l'objectif d'enlever un bon quart de ce que j'ai écrit. J'affectionne beaucoup la forme de l'aphorisme, mais encore une fois, la peur d'être incompris et trop éthéré me pousse à toujours en rajouter sur les miens (voir l'exemple ci-dessus...).

Soit dit en passant, j'ai le même souci en cuisine ; à toujours vouloir rajouter une pincée de ci ou une couche de ça, à me dire - exemple récent - "Cette tarte bourdaloue est pas mal, mais si je mettais une compote de coings en dessous ?". Dans mon métier, on me répète soit que je manque de rigueur et grille les étapes, soit que je "pinaille" : terme bien à nous dans le bâtiment qu'exprime cette injonction de casse-caillou "Tu es tailleur de pierre, pas gratteur de pierre !". Je n'arrive pas à faire simple alors que j'y réussis bien ; comme si je ne pouvais pas me résoudre à être académicien (une étape à laquelle peu de personnes parviennent pourtant). Je traque l'originalité, le panache des chemins de traverse et des raccourcis de surdoué, au point où mes escapades deviennent de pénibles traversées dans la bourbe.

Au fond, tout vient toujours de ma confiance en moi. Un muscle que je ne parviens toujours pas à travailler.


Mais trêve d'introspection. Si vous avez survécu aux paragraphes ci-dessus ou que vous descendez en diagonales en quête d'un peu d'espace entre les lignes, j'ai à annoncer deux choses.

- Que Tombe la Foudre est bel et bien en cours de création ! Je caresse l'espoir que le premier chapitre arrive durant le mois, mais un autre projet me retient pour le moment...

-... J'écris aussi un One Shot ! Le fameux projet que je ne cesse de laisser tomber à chaque reprise en main. Pour éviter ça, je me suis fixé une dizaine de jours pour l'écrire, à compter d'hier samedi 13. De quoi me délier les poignets et me mettre dans une cadence soutenue.


C'était Kibouille, nous nous reverrons.

"Pour une section moins creuse." Kibouille 2022.
Surnageant, bien qu'hydrophobe sur les bords (de piscine) parmi les articles de shasseurs, surgissant tel un éclair aveuglant dans la nuée grise des acharnés bien à plaindre du reset et du charme chroma, pas plus attendu que ces tristes sires et leurs créatures inharmonieusement bigarrées ; ces maîtres charognards de cette section Blog gisante en plein désert d'inactivité. Pas espéré, pas acclamé mais pas avare en choses à dire et en introductions recherchées : me revoici !

Depuis une sixaine de mois, j'ai pris l'habitude de noircir de mon écriture brouillonne qui voudrait aller aussi vite que mes pensées un genre de journal intime. Aussi niais que ça puisse paraître, c'est un bel effort d'autodiscipline et de mise en mots de ses réflexions et ressentis : deux ressources cruciales pour chaque auteur. En faisant le point, je me disais qu'il serait intéressant de faire de temps en temps d'aérer ces écrits secrets, de faire profiter autrui de mon dialogue intérieur. Et c'est à la suite du commentaire d'une fic que j'ai trouvé mon premier sujet et qu'au lieu d'inonder la personne de mes considérations, j'allais les déverser ici : sous la forme de mon verbe fleuri qui ne doit captiver que moi et énerver/soûler tous les autres.

Parlons donc : de ces salauds de Shiny hunters et leurs articles inutiles à foison !

Mais non je plaisante, rassurez-vous les shasseurs... Considérant qu'il y a des gens qui collectionnent leurs ongles coupés vous n'êtes pas tant à plaindre ! Non, nous allons traiter de gens doués d'une âme et de bon goût (cette fois c'était la dernière) à savoir des auteurs de fanfictions, et avant tout de leurs thèmes.

Lorsqu'un auteur a dépassé le stade "quête initiatique type jeux principaux" ou le plus rare mais tout aussi médiocre "fic donjon mystère", il est à même d'imaginer des récits plus élaborés, des personnages plus profonds et toutes les qualités d'un récit que vous avez réentendu du bac de français aux conseils d'écrivains les plus basiques.
Beaucoup (qui ne sont pas à blâmer, bien au contraire) enchaînent les histoires courtes et autres One Shot, quand d'autres téméraires ou inspirés vont se lancer dans un récit long, la construction d'un univers, parfois étendu sur d'autres histoires. Ce ne sont évidemment pas deux catégories fermées, ni supérieures l'une envers l'autre : elles dépendent surtout des envies et des inspirations de chacun.
Parmi tous les genres que l'on croise : aventure, action, tragédie, romance, comédie (on a très peu de comédie sur la section fic d'ailleurs ! L'exercice est dur, je l'accorde...), un genre de... supergenre, de thème ou d'archétype de récit semble prédominer sur le bip : à savoir la fic développant et explorant un détail de l'univers pokémon : que ce soit un lieu ou un évènement d'un jeu (exemple : la Tour Lavanville ou Hélio dans le monde Distorsion), une description Pokédex énigmatique, une légende ou une théorie cachée... Ce type de fic que j'appellerais les "fics dissertation".

Je ne sais si c'est du fait de l'âge, de mes lectures et influences, de mon perfectionnisme... mais pour moi, les "fics dissertation" sont en passe de devenir un écueil, du moins un archétype à éviter sans une idée particulièrement riche ou une bonne maîtrise du récit. Pas au point d'une énième réécriture des aventures de Brice à Hoenn mais au point de tirer une petite sonnette d'alarme.

Je vais donner l'impression d'être dur pour beaucoup, mais je trouve que ces fics sont des idées trop simples pour tenir dans la longueur (une longueur qui peut être aussi mince qu'un One Shot par ailleurs).

Ce sont souvent des fics monothématiques, des expérimentations littéraires qui sont un déversoir de l'imagination de l'auteur, des recours un peu faciles à "l'émerveillement, la dureté du monde des pokémon", qui sont parfois belles et bien écrites, mais qui finissent fatalement par ne rien dire, et nous laisser au fond de l'âme une espèce d'inachèvement ; un "oui, et ?".
A trop rechercher une espèce de beauté poétique, de lyrisme ou de description minutieuse, on en perd un quelconque sens, un message, une vision ou un ressenti de l'auteur.
Tout comme il ne suffit pas de troubler ses eaux pour les rendre profondes, une plume châtiée et un récit troublant ne donne à votre fic qu'une belle façade ; comme l'ordre composite en architecture : une combinaison surchargée et naïve qu'ont fait les Romains avec les ordres ioniques et corinthiens.

De même, les personnages et les enjeux finissent par être de simples fonctions, parfois ils ont même l'air de s'être échappés d'un scénario plus élaboré. A étaler la majesté d'Eusine poursuivant Suicune sur des pages et des pages, les motivations semblent tout à coup creuses, sinon ridicules. Le récit n'est plus à la mesure de l'univers enfantin du jeu dont il est tiré. Tout paraît tout à coup grossier, un fil s'échappe de la pelote, ne demande qu'à être à peine tiré pour tout dérouler. Demandez à Eusine "à quoi bon courir après Suicune avec ton équipe pourrie (Electrode Roulade, Soporifik Hypnose Dévorêve et Spectrum Malédiction Léchouille sans déconner. Un peu moins de Deviantart et de Wattpad Suicune x reader et un peu plus de Smogon s'il te plaît) à ton âge ? Parce qu'il est beau ? Trouve un emploi stable au bout d'un moment..." et tout s'écroule.

Prenons un autre exemple : admettons que vous écriviez un O.S. sur les descriptions de Gardevoir de Rubis et Saphir (où il est spécifié qu'il prédit l'avenir et peut créer un petit trou noir pour protéger son dresseur). Vous rédigez une histoire poignante sur le lien indéfectible de Gardevoir et son dresseur, et finissez en apothéose par le pokémon Etreinte (quand on connait son espèce, on se pose encore moins de questions sur son omniprésence dans Rule 34) qui déchaîne ses pouvoirs pour sauver la vie de son maître, faisant aboutir un cataclysme sans précédent. Votre histoire est touchante sans même faire dans le tire-larmes, vos personnages logiques et sensés, avec leurs failles même. Mais qu'avez-vous transmis ? Quel sont vos thématiques ? Votre message dans ce final plein d'amour et de singularité spatio-temporelle ? Vous m'accorderez que vous n'êtes pas obligés d'avoir forcément une morale prophétique en conclusion de votre création, certes. Mais une question demeure : pourquoi avez-vous écrit ce texte ? Pour la forme ? La reconnaissance de vos pairs sur votre flot musqué de belles lettres ? Internet vous donnera bien tôt ou tard votre quart d'heure de gloire, comme à tout le monde. Alors pourquoi écrire ?

Je ne vous reproche pas, contradicteurs imaginaires, d'écrire pour la reconnaissance : "L'être humain est la proie de trois maladies chroniques et inguérissables : le besoin de nourriture, le besoin de sommeil et le besoin d'égards" a dit Henry de Montherlant qui était loin d'être mauvais en écriture. Je vous reproche d'écrire sans rien développer, de vous arrêter à la frontière de vous-mêmes. Votre nécessité d'écrire est en quelque sorte une nécessité de vous confier, d'exprimer, d'explorer votre ressenti et vous n'allez pas jusqu'au bout : par jeunesse, par maladresse, par ignorance... et ce n'est pas grave de ne pas savoir ou de se viander, mais de ne pas s'améliorer. "Jeunesse : temps des échecs". Encore Montherlant (oui allez y vous en rêvez : quel cuistre).

Je conclurais par ceci : avant d'écrire, sachez ce que vous voulez transmettre, ce pourquoi vous vous êtes élancés sur le clavier et que ça a donné hfupqerg<gôv<nvopzevjENZBBV car vous y êtes allés trop fort. Il faut se répéter cette question presque à chaque ligne : "Qu'est ce que je veux dire avec cette histoire ?" et une fois une ou plusieurs réponses à cette question, demandez-vous "comment transmettre ce que je veux dire." C'est tout ce qui différencie les chefs d'oeuvre des romans de gare et autres sagas pour ados oubliables qui font tâche dans toutes les librairies et dérangent les rayons alentours (C'EST TROP DEMANDER DE TROUVER ROBERT GREENE AILLEURS QU'AU MILIEU DE CET ETRON COSMOPOLITE DE JOHN GREEN ?!).

A défaut de formellement déconseiller les "fics dissertation", je conseillerais d'avantage de les réserver pour plus tard, et de plutôt se lancer dans des créations
plus inventives, où vous explorerez davantage vos thématiques, vos personnages, vos trames et vos rythmes.

"Pour une section moins creuse." Kibouille 2022.
Bonsoir.

Je vous épargne les remarques et éventuelles blagues sur mon inactivité depuis mai : on est sur l'espace membre de Pokébip, tout le monde a l'habitude de ce genre de commentaire qui est à ce site ce que "la vidéo d'aujourd'hui est une vidéo très spéciale" est à Youtube.

Il m'est venu ce soir l'envie de pondre un article, mais comme j'allais irrémédiablement me prendre la tête à son sujet, lister les sujets à aborder et faire un plan (si si) pour au final ne plus y voir d'intérêt et tout abandonner, j'ai décidé... de l'écrire quand même et d'une seule traite. J'espère via cet élan faire redémarrer à la fois le mécanisme d'écrire grippé depuis six mois et perdre mes mauvaises habitudes perfectionnistes.

Et comme je commence déjà à vouloir trop sophistiquer, je plonge directement dans le sujet : j'escompte bien reprendre mes récits.

Je traverse ce que j'appelle une "bonne passe" pour l'écriture : je suis à nouveau seul, les gens m'énervent et le confinement m'empêche d'aller librement tailler de la lave dans les Puys au milieu des randonneurs. L'ennui, la solitude et une pointe d'amertume : je n'ai pour l'instant pas trouvé de mixture plus efficace, de liqueurs plus capiteuses.

Aah ça y est, je recommence à plus peauffiner qu'une coordinatrice à Sinnoh... reprenons en langage vernaculaire avant que d'autres lyrismes et jeux de mots foireux ne me déconcentrent.

J'ai bien des projets. J'en liste quatre, dont un censé annoncer mon retour dans la section fic et que je n'arrive pas à continuer plus d'une semaine d'affilée sans le laisser tomber. J'aimerais reprendre un O.S. pour un concours abandonné, une idée de fic longue qui prend très lentement corps et surtout,

Surtout,

Enfin,Surtout,

Reprendre Que Tombe la Foudre. Oui.

J'avais précédemment expliqué que j'escomptais la reprendre dans un futur lointain. La recommencer avec une maturité et une distance nouvellement acquise. Mais la vie n'est pas une course en ligne droite vers le progrès (non Hegel), et j'imagine que c'est en démarrant un nouveau cycle que cette envie d'écrire et cette inspiration reviennent. Tâchons qu'il soit fécond.

Mon gros souci principal reste mon manque de rigueur (dans tous les domaines, d'ailleurs) et mon perfectionnisme maladif. Rien de ce que je fais n'est assez bien et je suis habitué à oeuvrer (dans tous les domaines encore une fois) avec un niveau de pression qui étonne et déconcerte (énerve aussi) souvent les gens que je côtoie. Oui, nous sommes nombreux dans ce cas, et particulièrement ici où nous sommes jeunes, verts et durs comme des fruits pas encore mûrs.

J'ai à présent une vision plus claire de ces tares dans l'élaboration de mes créations (encore et toujours : à tous les domaines), mais faute de me fixer de grandes résolutions (je n'aime pas ce procédé et suis même trop têtu pour y obéir servilement), je change progressivement mon approche. Je commence à peine à accepter de faire quelque chose de médiocre par manque naturel d'expérience et de pratique (mon métier m'aide pour cela), je travaille sur ma régularité en tenant un journal et je me grave une lettre après l'autre des interdits parmi lesquels "ne pas attendre de se sentir inspiré pour écrire", "lis quand tu t'ennuies", "fixe-toi un objectif clair pour chaque séance d'écriture" ou "ne te corrige qu'une fois tes objectifs atteints". Des mantras que je suis loin d'avoir pleinement assimilé, mais le travail est de longue haleine : vous vous rendez compte du nombre de lettres ? Damné perfectionnisme, si seulement je faisais des phrases plus courtes !

Si les lecteurs de cet article venaient à en tirer conseils et enrichissements, j'en serais ravi. En revanche, si mon témoignage vous parait celui d'un gamin pataugeant dans la boue et que contrairement à la mienne, votre méthode est affûtée et productive, laissez-moi me mettre à votre service.

Pour conclure et filer ma sempiternelle métaphore de la pierre, s'entêter à sortir d'une seule traite une moulure parfaite n'est pas plus simple ni plus rapide que d'avancer par étapes, et ce n'est une bonne idée que si vous voulez vous attirer les foudres de votre patron.
Cet article de blog est un genre d'engagement envers ceux qui le liront (bien que je déteste les grandes résolutions) å poursuivre ma volonté de reprendre sérieusement l'écriture. Car oui : la motivation par la culpabilité est ce qui marche le mieux. Quand vous vous fixez un objectif, mettre le plus de monde possible au courant vous dissuade souvent d'abandonner (sauf si comme moi vous avez un don pour vous replier totalement sur vous-mêmes). E'fin bon, si au hasard d'une mauvaise journée, vous avez l'envie naturelle de vider votre fiel, venez me rappeler que je n'ai toujours rien sorti : ça m'aidera toujours !