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À ce Dieu que je hais tant.
Fanfic de Dara pew la

Informations sur l'auteur : Dara pew la
Membre depuis le 19/02/2009 à 18:13
Dernière visite le 18/06/2020 à 00:13
Dieu n'existe pas. Dieu n'est rien d'autre qu'une histoire inventée par les hommes pour se sentir protégé d'une entité supérieure, pour penser être aimé et pardonné dès qu'ils commettent une erreur.
Dieu n'est rien d'autre qu'un répugnant mensonge.

C'est marrant, parce que je ne crois plus en Dieu, et ça, depuis un bon moment...


Correction en cours




Je tiens à adresser un ÉNORME merci à Blue-chou pour ce magnifique dessin pour illustrer ma fic ! :3
Et un autre grand merci à Solyx pour l'avoir validée~
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Act 4 • Fuir

J'entends au loin des battements d'aile, des battements bruyants, ils doivent sûrement appartenir à un gros Pokémon bien agressif. Alala…

« Le voilà. »

Je vois apparaître une énorme ombre qui recouvre la quasi-totalité de la cour extérieure. Je me retourne et je vois un gigantissime oiseau. Il pousse un cri strident et je me sens mal, je n'arrive pas à supporter ce foutu son ! Pourquoi ?

« C'est quoi, ça ?!
- Un Rapasdepic ! Maintenant, saute !!! »

Je la vois se précipiter vers l'énorme oiseau, elle saute et s'agrippe au dos de la bête, mais… Attendez une minute ?

« Grouilles crétin ! »

Je sors de mes pensées et me dépêche de monter sur l'énorme volatile. Je fais un dernier sprint et je saute. Elle me tend la main, je l'attrape de justesse. Je pousse un cri d'effroi en croyant que j'allais tomber dans le vide et rester prisonnier ici.

« Ont décollent ! Accroches-toi bien le bleu ! »

Je sens le Rapasdepic reprendre son envol. Il bat de plus en plus vite les ailes et reprend beaucoup trop d'altitude rapidement, ma main est moite et je glisse. Elle m'attrape par le col de mon uniforme de prisonnier et me remonte sur le dos de la bête en un rien de temps, toujours avec cette force herculéenne.

« T'as bien faillis clamser pour de bon, toi ! »

Je me contente simplement de lui souffler un discret merci, elle ne me répond pas, comme d'habitude quoi, enfin. Je me penche légèrement pour voir la terre et puis… Wouah ! Nous sommes trop haut ! Les bâtiments semblent si petits, les gens je n'en parle même pas et puis la prison, cette prison où je devais mourir, les flammes continuent de la ravager, elle ne ressemble plus qu'à un misérable petit bûcher vu d'ici. Je vois et j'entends la lumière et les cris des ambulances, le soleil se couche, je porte mon regard au loin, le ciel est comme teinté d'un rouge pourpre en ce triste lundi soir...


***

Dans les profondeurs des Ténèbres, où Pokémon et humains munis d'émotions ne pourraient pas y vivre, attend l'Ange Déchu. Il patiente enfermé dans sa prison dorée et ça, depuis l'éternité. Il tourne en rond, cogite, pense, se souvient, se demande. Ses cris de rage résonnent dans cet enfer qu'est le sien, implore une quelconque aide, énumère diverses récompenses au pauvre fou qui oserait le libérer, mais toujours rien. Il en voit passer, des âmes. Il y en a à l'appel ici, mais pas une seule ne lui convienne, ce n'est pas grave, il patiente. Il a le temps, tout le temps de l'univers. Il regarde son monde impur d'un air nostalgique, il se rappelle encore des jours heureux qu'il passait à virevolter ça et là. Il se rappelle aussi quand il punissait ces êtres que son Créateur avait banni de l'autre monde pour des raisons assez spécials, mais il s'en fichait ! Tant qu'il avait des êtres vivants à faire souffrir et tuer, il s'en fichait. Il aimait les entendre hurler de douleur, demander de l'aide à Dieu, les voir fondre en larme. Il aimait pénétrer au plus profond de leur être pour arracher avec cruauté le peu d'âme qui leurs restaient.
Mais voilà.
Son bonheur lui fut arraché en plein envol. Il avait bravé les interdits, il était allé beaucoup trop loin, il en savait beaucoup trop. La sanction fut s'en appel, Dieu l'enferma dans une prison d'or céleste. Une cage infranchissable, une cage faite de sa volonté divine, toutes essences démoniaque enfermées à l'intérieur perdra force et pouvoir. Et c'est ce qui lui est arrivé, pour avoir découvert la face cachée du Paradis. Il se sentit trahis, délaissé, oublié, bannis, le pauvre a bien failli devenir fou et se tuer, mais le Diable n'est pas comme ça, il est malin, sournois et vengeur. Il pris beaucoup de temps avant de se calmer et de penser comme auparavant, mais le Diable n'est pas pressé, il avait toujours l'habitude de prendre son temps. Il médita des siècles et des siècles durant pour récupérer le peu de pouvoir qui lui restait. Il avait récupéré une infime partie de son pouvoir, certes, mais bien assez pour continuer ses méfaits. Maintenant, il est prêt, sa vengeance est en marche, il sourit et rit.

« Elle sera longue et douloureuse. »


***

Huum.. ! Ah.. ? Euh.. ? Mince ! Je me suis assoupis ! Aaarg ! J'suis où, j'suis où !? Je me relève rapidement et je sens mes tempes battre à tout rompre, je ressens des fourmillements partout dans mon corps. Raah ! Une baisse de tension… Je me rallonge doucement au sol. Je ferme les yeux et je respire doucement. L'air est pure ici, j'entends l'écoulement d'une rivière proche de là, je me sens bien. C'est agréable, je ne me suis jamais sentis comme ça depuis trois ans. Trois ans… Merde..!

« La Belle aux Bois Dormant se réveille ? »

Je tourne la tête vers la droite en la regardant, elle a enlevé le haut de sa combinaison, laissant juste l'épais pantalon de l'uniforme noir, mais elle a gardé ce gros masque. Le petit top qu'elle porte marque bien sa taille si fine, c'est hallucinant, elle à des courbes à tomber par terre. Elle se retourne et s'approche de moi d'un pas assuré.

« Aller, on s'lève ! Il est déjà sept heures, debout ! »

Elle m'assène un léger coup de pied à l'épaule, je pousse un petit son de mécontentement. Mais, il fait déjà jour ? Enfin, c'est le matin quoi mais comment ça se fait ? Je prends soin de me relever doucement pour éviter un nouveau malaise. Je m'assieds et commence à m'étirer, ça fait du bien !

« On est où, au fait ?
- Loin d'Unionpolis, en tous cas.
- Merci, je sais, mais plus précisément ?
- Nous sommes dans les alentours de l'Air de Détente. »

Quoi ? L'île où il y a plein de dresseurs qui viennent pour ce battre ? Aïe, aïe, aïe…

« Mais, et les dresseurs ?
- T'inquiète pas, nous sommes dans un endroit reculé et protégé, personne ne pourra venir ici, au pire, j'irais faire comprendre aux visiteurs qu'ils ne sont pas les bienvenus ici.
- Comment ?
- Bah ! En les tuants, bien sûr ! »

Un horrible frisson me transperce, elle ne peut pas faire ça !

« Pourquoi !
- Parce que. J'te rappelle que tu es un évadé condamné à mort qui a bousillé une moitié de prison et abattu froidement…
- Stop.
- Laisse moi finir, j'adore cette partie de l'histoire !
- Ferme là…
- Arrête de faire l'innocent ! Derrière tes aires de bourge, je suis sûre que t'es un tueur sanguinaire. »

Je me relève d'une traite en voulant lui asséner une baffe mais elle arrêta ma main avec une facilité déconcertante. Mon souffle s'accélère, je tremble de colère. Je lui porte un regard menaçant, mais attendez… Qu'est ce qui se passe ? Je me sens bizarre…

« Oh ? Tiens tiens, le monstre se réveille.
- Quoi ? »

Elle me repousse violement et je retombe au sol, je me relève encore plus rapidement et j'essaye encore une fois de la baffer, je me sens particulièrement bien maintenant, étrange.

« On se calme Monsieur je vomis chaque s'condes, tu peux pas me battre. »

Elle m'attrape le bras encore une fois. Je pousse un cris de rage et lui donne un de pied en direction du ventre, mais elle l'évite. Mais qu'elle arrête de bouger, bon sang !

« Raté ! »

Elle me regarde derrière son gros masque de soldat et d'un seul coup, me tord le bras vers la bas m'obligeant à m'écraser comme un vulgaire Chenipan au sol. Tenant toujours mon bras, elle le ramène sur mon dos, elle me retiens en posant son pied sur mon bras.

« Ca fait mal, bordel !
- Tu perds ton calme ?
- Lâche-moi salope ! »

Non ! Mais qu'est-ce qui me prends ?! Je ne dis pas des choses horribles à des femmes, respire Eween, respire… Je l'entends ricaner, elle enlève son pied de mon bras, je respire enfin. Je me rallonge sur le dos une nouvelle fois en me tenant le bras tout en le massant sur l'endroit qui me fait mal.

« Ta mère ne t'as jamais appris à respecter les femmes ?
- Si, excuse-moi.
- J'en ai rien à faire de tes excuses. »

Je me relève une nouvelle fois, elle est face à la rivière. Elle passe ses mains derrière sa tête et dézippe son masque. Je reste attentif, je vais pouvoir enfin voir son visage et entendre sa vrai voix ! Elle bascule sa tête vers le bas, l'enlève doucement, quelques cheveux commencent à s'échapper du gros masque. Elle tire un dernier coup sec et le masque est enlevé et entre ses mains. Elle ramène sa tête en arrière en passant ses doigts dans sa chevelure. Ses longs cheveux lisses noirs aux reflets bleutés tombe légèrement sur son dos. Elle s'étire en baillant, se gratte la tête et se retourne. Elle est… Elle est magnifique ! Son visage est harmonieux et fin, sa peau claire n'a aucune impuretés. Elle à de grands yeux couleurs moutarde avec quelques pigments noirs à l'intérieur. Une bouche pulpeuse mais pas trop avec une très belle couleur rosée. Elle fait un large sourire dévoilant ses belles dents blanches, elle a deux petite dents pointues, comme les vampires. Wouah.

« Qu'est-ce qui y'a ?
- Eum… Rien, rien. »

Elle est vraiment belle, c'est hallucinant ! Et sa voix ! Une voix douce et mielleuse mais forte et posée à la fois. Elle se rapproche de moi, je reste figé à ma place.

« Repartons sur de bonnes bases, tu veux ?
- Euh, oui, oui.
- Arkana. »

Elle me tends la main, je la regarde, l'air débile. Je secoue la tête et je tends à mon tour ma main.

« Ewenn.
- Enchantée ! »

Elle me sers la main vigoureusement. Comme ça elle a l'air si fragile, mais après avoir vu de quoi elle était capable...

« Eum, Arkana, est-ce que vous…
- Arkana, pas de vouvoiement entre nous d'accord, tu t'en rappelle ? Juste Arkana, coupa-t'elle.
- Ok. Alors, est-ce que tu sais pourquoi je n'ai pas été brûlé et pourquoi je n'ai pas un trou dans ma jambe ?
- De quoi tu parles ?
- De la brûlure du Démolosse et de la balle que j'ai reçu à la jambe. »
- Ah ! Ca ? »

Comment ça ça ? Non mais oh, des trucs comme ça, ça ne passe pas inaperçu et on les oublient encore moins.

« J'ai tout le temps de l'univers pour pouvoir t'expliquer, mais na.
- Pourquoi ?
- Pas envie.
- Vous m'av…
- Tu !
- Pardon, pardon ! »

Je me détends, elle a beau avoir l'air d'une femme fragile, c'est tout le contraire.

« Tu m'avais dis que si je sortais vivant de cette prison, tu me dirais tout.
- T'es sûr ?
- Oui.
- Ah ? »

Sérieusement, ça ne me fais plus rire, ça m'angoisse de ne rien savoir même.

« Ce n'est pas drôle, allez, dis le moi, pourquoi ?
- C'est bon, c'est bon. »

Elle s'assoie et commence les explications.

« J'vais pas faire long, donc j'te dirais juste les trucs importants, le reste tu les découvrira plus tard. »

J'acquiesce en l'écoutant attentivement.

« En gros, t\'es un élu. »
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