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Faces - arrêtes + sommets = -1
Blog de Ramius

Informations sur l'auteur : Ramius
Membre depuis le 17/12/2016 à 20:47
Je suis : a) un type qui comprend les maths (la lie de l'Humanité), b) un type qui considère que les hurlement sont l'invention la plus jolie de l'Humanité (également la lie de l'Humanité), c) un type dévoyé dans l'art douteux de la fanfiction (vous me rejoindriez dans cette lie-là ? on s'ennuie), d) un disciple de Baudelaire concernant la boue (surtout celle qui sert de lie à l'Humanité) et l'or (alors que je préfère l'argent et le chrome), et e) un curieux invétéré renseigné sur une palette excessivement large de sujets allant du parfaitement inutile au purement et simplement crétin en passant par tout ce qui est gênant et aurait mieux fait de rester oublié. En un mot, un nerd (et toujours la lie de l'Humanité).

Vous êtes : a) en visite par ici parce que vous avez perdu votre chemin, b) sur le point soit de fuir, soit de lire beaucoup de conneries incluant points-virgules et parenthèses, mes partenaires dans le crime, et je l'espère, c) pas du tout allergiques à la poussière.

Cet endroit est : a) un trou (comme son nom l'indique), b) hautement bordélique, c) susceptible de solliciter votre pensée latérale et de vous plonger dans une fatigue potentiellement dangereuse (ne prenez pas la route après consultation trop extensive), et d) soigneusement purgé de toute référence mathématique, pour votre sécurité. En revanche e) susceptible de contenir de larges traces de violence pouvant causer des dommages graves aux enfants, aux personnes agées, aux personnes sensibles, à votre estime pour Lovecraft, et à vos divers périphériques audio.

Cette présentation était purement subjective, recommandée par le Ministère de la Malfaçon et en train de devenir beaucoup trop longue.
Rien ne vaut un ancêtre qui se retourne dans sa tombe
L'Ours et les deux serpents


Maître Renard, par un Corbeau nourri,
Voyageait dans le pays.
Il entendit un jour parler du compère Ours
Qui faisait de sa force
Plutôt qu'un trône, un mur.

L'Ours était bien trop lourd pour qu'on le vole,
Alors aux gens plus frêles
Il offrait de son profond terrier
L'inviolabilité.
Belle idée, dit Renard.

Lui-même revenait d'un joli casse
Et butin qu'on amasse
Devient boulet au pied d'un monte-en-l'air.
Ainsi Maître Renard
Ouvrit-il compte chez l'Ours.

Il vint un jour, un bon moment après,
Où un Corbeau volait
Et vint à rencontrer ce bon goupil.
« Un fromage ! en rit-il,
Ma faim a-t-elle souffert ? »

La réconciliation en fit jaser :
On avait pris l'idée
De ce dont le goupil était capable.
Ce n'était pas croyable,
Qu'il se fisse raisonnable !

Renard, pour lui, s'en souciait bien peu.
Le Corbeau, à ses yeux,
S'était montré fort honorable
En plus d'un ami fiable.
Ils montèrent de beaux coups.

Ainsi, quelle ne fut pas sa surprise,
Un peu avant la bise,
Allant chercher chez l'Ours de quoi manger :
Son compte était vidé.
Un dur hiver en vue.

« Le Corbeau est passé, raconta l'Ours.
Parti avec ta bourse.
— Quoi, tu l'as laissé faire ? Sac de crasse—
— Il a le mot de passe.
Il prend ce qu'il lui plaît. »

Le Renard ne se sentit pas de rage.
« Et j'ai payé tes gages ?
Ma confiance, trahie, et mon argent enfui ?
Maroufle, imbécile ! »
L'Ours haussa un sourcil.

« C'est à toi-même qu'il faudrait t'en prendre,
Cela devrait t'apprendre.
Le Corbeau n'était pas digne de ta confiance.
— Il devait prendre six pence!
— Et comment le saurais-je ? »

Le Renard ne voulut pas se calmer,
Au point que son banquier
L'étala au sol d'un grand coup de patte.
« Je clôture ton compte,
Tu n'en as plus l'usage.

Et puisque tu n'entends pas la raison
Et me prends pour un con,
Tu confieras tes biens à d'autres bêtes.
Je suggère peut-être,
Si tu peux trouver ça,

Quelqu'un que tu n'aie pas volé par le passé.
Sur ce, bonne journée ! »
Le Renard s'éloigna en grommellant
Et se jura de prendre
Sur le Corbeau une revanche
Qu'il n'avait guère méritée.

Pour moi, j'en retiendrais
Que l'ami le plus proche
Ne mérite toujours pas
Les cordons de ma bourse.

(Ceci est une version dramatisée :D)
La version plus personnelle
Admirez-le le génie, le STEMlord, le cerveau d'une puissance monstrueuse et démiurgique qui vient de se faire avoir au phishing. Ah on se sent con, ça je vous l'assure.
À priori rien de grave, mais sur le coup j'étais pas content. (Et les banques modernes sont bien plus gentilles que cet Ours haha.) Bref, laissez-moi vous re-tourner la morale sans les vers : vous pouvez être aussi intelligents que vous voulez, ça ne protège pas des arnaques si vous n'êtes pas en plus un minimum paranoïaques. Bonne chance à vous dans ce monde de requins...
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