Pokémon GO : Interview de Thomas Weng !
Interview de Thomas Weng !
Lors du Pokémon GO Fest Mondial à Bordeaux, nous avons pu interviewer Thomas Weng, le responsable marketing de la France, porte-parole de Pokémon GO. Voici pour vous, notre interview !
![]() | Bonjour Thomas, comment as-tu découvert Pokémon GO ? |
|---|---|
![]() | J’ai découvert Pokémon GO dès sa sortie, comme beaucoup de gens. Je fais partie de la génération qui a grandi avec Pokémon : le dessin animé, le TCG, les premiers jeux sur Game Boy. Je l’avais un peu laissé de côté pendant mes études, avant de vraiment m’y remettre en rejoignant l’équipe en début d’année. Après un tel écart, j’ai été impressionné par l’évolution du jeu et la profondeur ajoutée au gameplay en dix ans. |
![]() | À part les jeux de la 1G, tu as testé d’autres jeux de la licence principale ? |
![]() | Pas tellement : j’ai commencé avec Pokémon Rouge/Bleu, puis Argent. Ensuite, j’ai fait des allers-retours avec la franchise, en rejouant par exemple à Épée/Bouclier. Toutefois, Pokémon est toujours resté dans mes habitudes. J’ai même acheté la Switch 2 afin de pouvoir jouer à Pokopia. |
![]() | Entre le moment où tu as arrêté PoGO il y a 10 ans et le moment où tu as repris, quelles sont les évolutions dans le jeu qui t’ont le plus motivé, qui t’ont le plus intéressé ? |
![]() | À ses débuts, le jeu se limitait à la capture basique des rencontres dans la nature. En reprenant, j’ai surtout apprécié l’aspect communautaire : rejoindre un groupe grâce aux ambassadeurs de communauté, faire des raids ensemble. J’ai aussi aimé l’ajout des Œufs, qui pousse à marcher et à faire de l’exercice, ce qui est l’essence même du jeu ; c’est d’autant plus utile avec un mode de vie de plus en plus sédentaire. Les récompenses hebdomadaires et les indicateurs de progression ajoutent une vraie dimension de gamification, qui rend le jeu plus accrocheur. |
![]() | Tu as rejoint l’équipe il y a 6 mois. Quelles ont été tes premières missions ? |
![]() | J’ai rejoint l’équipe en février, juste avant la célébration de Communauté de Lille. J’ai été plongé dans le bain immédiatement : en participant à des meet-ups la semaine précédente, j’ai pu voir directement à quoi ressemblait un événement Pokémon GO. C’était le moment idéal pour découvrir l’entreprise et la communauté française. |
![]() | Dernièrement, les events européens et surtout français se multiplient : le GO FEST à Paris, la célébration de Communauté de Lille, Bordeaux aujourd’hui, prochainement le City Safari à Marseille. C’est une volonté de Scopely Explore d’augmenter ces expériences locales ? |
![]() | Exactement, ma mission est de développer le marché français en organisant ces événements partout dans le pays : le nord avec Lille, le sud-ouest avec Bordeaux, bientôt le sud-est avec Marseille, sans oublier Paris et son Go Fest, le plus gros événement qu’il soit possible d’organiser en Europe. J’ai par exemple vu aujourd’hui des joueurs venus d’Angers, prêts à se déplacer. Le City Safari de Marseille sera le premier organisé en France, et c’est une belle opportunité pour nos joueurs de vivre ce genre d’expérience sans avoir à voyager à l’étranger. En proposant davantage d’opportunités sur le territoire national, j’espère que nous permettrons à plus de monde d’en profiter et que les joueurs se mobiliseront. Je pense que les 10 ans du jeu ont été un moment où nous avons su nous adresser efficacement à nos joueurs, d’autant que nos 10 ans coïncident avec les 30 ans de Pokémon, ce qui crée un vrai effet de halo autour de la marque. |
![]() | Les jeux Niantic ont été rachetés par Scopely, il y a un an, ce qui n’a pas forcément plu à tous les joueurs. Est-ce que ça a eu un impact remarqué au sein de la communauté ? |
![]() | Je n’étais pas encore en poste au moment du rachat. Nous nous efforçons de préserver l’identité du jeu suite à cette acquisition et à l’intégration au sein de Scopely Explore. À en juger par le succès des Go Fest, les joueurs répondent présents et semblent se concentrer avant tout sur le jeu lui-même. Nous constatons une hausse de la fréquentation, les tickets des GO fest locaux qui se sont vendus à guichet fermés, notamment ceux du GO Fest à Copenhague ce qui n’était jamais arrivé auparavant. |
![]() | Tu as effectivement rejoint l’équipe récemment, est-ce qu’il y a une volonté de faire grossir l’équipe française pour gérer les éléments en France ? |
![]() | Non, nous sommes plutôt dans une logique de développement de l’équipe européenne, avec le recrutement d’une personne en charge des relations presse et d’une autre dédiée aux communautés européennes. Un game designer a aussi rejoint l’équipe peu avant mon arrivée pour développer du gameplay régional propre à l’Europe. Par effet de halo, cela profitera aussi au marché français. |
![]() | Peux-tu détailler le rôle de ce game designer ? |
![]() | Il nous aide à être beaucoup plus réactifs sur des événements comme celui-ci — plus de PokéStops, plus d’arènes, pour une expérience de jeu la plus fluide possible sur place. Être dans le même fuseau horaire nous permet aussi de nous adapter en temps réel : si un problème survient, je peux le contacter immédiatement, ce qui n’était pas possible quand les équipes étaient aux États-Unis. En Angleterre par exemple, nous avons mis en place un partenariat avec National Trust, l’organisme qui gère les sites historiques du Royaume-Uni : une activation propre à l’Europe, rendue possible grâce à lui. Les joueurs qui se rendront sur ces sites pourront notamment y capturer des Pokémon avec des Fonds Spéciaux. |
![]() | Quels sont les projets que tu peux évoquer ou au moins les envies que t’as sur ce que tu veux développer sur la France et en Europe ? |
![]() | En France, on constate un vrai engouement pour les célébrations de communauté : pour 2027, nous voulons continuer à en organiser dans d’autres villes. De début août à fin septembre, nous allons mettre en place un partenariat avec les boutiques LEGO en France mais aussi au Royaume-Uni, en Allemagne et en Pologne. Une partie de mon travail consiste aussi à promouvoir le jeu pour attirer les joueurs qui ne l’ont pas connu à son lancement, notamment les générations qui n’ont pas grandi avec le dessin animé. Je veux aussi développer davantage de communautés officielles dirigées par des ambassadeurs et partageant nos valeurs — notamment via les campsites, ces zones de jeu sécurisées, souvent situées dans des parcs piétons, qui permettent aux joueurs de profiter pleinement du gameplay. |
![]() | Dernière question, quel est ton Pokémon préféré ? |
![]() | Bonne question ! C’est celle que je m’étais posée en rejoignant l’entreprise, au moment du Go Tour, lorsque la fonctionnalité « What’s your favorite? » venait d’être lancée. J’avais pris une photo avec Lucario : un choix assez classique, mais c’est un Pokémon que j’aime beaucoup. |
Et voici pour cette interview ! En espérant qu'elle vous ait plu. Nous nous retrouverons bientôt pour d'autres informations et de nouvelles interviews.















