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Le Royaume de Kirazann : Les Sources de Vie de Lief97



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Informations

» Auteur : Lief97 - Voir le profil
» Créé le 19/11/2018 à 11:27
» Dernière mise à jour le 20/11/2018 à 21:12

» Mots-clés :   Aventure   Cross over   Fantastique   Médiéval   Mythologie

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Chapitre 12
« On considère souvent les différentes régions du Royaume comme des pays à part entière ; et c’est en effet assez juste de voir les choses ainsi. La route est parfois longue, difficile d’accès, pour atteindre les zones périphériques. Bien que la loi de Kirazann s’applique là-bas, la présence de l’Armée y est minime et c’est un véritable refuge pour les mercenaires et les trafiquants. »

Extrait d’un cours dispensé à Soelis Libellion.



***


Soelis a chaud malgré le servant qui l’évente depuis de longues minutes. La loge royale, une des plus hautes dans le creux de l’amphithéâtre, permet d’avoir une excellente vue sur l’arène, et d’être aperçue par tous. Mais elle n’a pas que des avantages. Le soleil tape en plein dessus.

La température est vite montée malgré le toit de fortune qu’ont installé quelques serviteurs prévenants. Heureusement que sa robe ne lui couvre pas les épaules, et que ses longs gants sont faciles à retirer ; dans le cas inverse, elle aurait été contrainte de fondre sur place.

Mharcus, les yeux rivés sur le miroir grossissant permettant de mieux apprécier le combat en cours, garde un air concentré, proche de l’impassibilité. Ce même visage qu’il conserve pour les moments officiels. Il va devoir garder ce masque tout au long du tournoi, chose que Soelis conçoit difficilement. Elle a déjà du mal à agir naturellement, alors jouer la comédie des heures durant…

Son père a chaud, c’est certain. Des serviteurs lui proposent régulièrement de lui essuyer le visage, lui tendent des verres d’eau fraîche, le remaquillent en quelques coups de pinceaux adroits et habitués.

Kashim, aux côtés du duo royal, est de marbre. Son visage semblait taillé dans la même roche qui compose le banc sur lequel il est assis. Contrairement à eux, il est vêtu de son habituelle tenue sombre et discrète, typique des Kerchakh. Ses vêtements serrés ne dévoilent que ses mains et son cou, mais pourtant il semble insensible à la chaleur. Soelis se demande ce qui serait capable de déstabiliser le garde du corps de son père. Elle n’arrive pas à imaginer quoi que ce soit capable de briser cette façade indestructible qu’il arbore en continu.

Distraitement, elle observe le déroulement des derniers seizièmes de finale. Les sondages et enquêtes prévisionnelles du royaume ont été mises à mal.
Contrairement aux prédictions, il reste encore deux gens du peuple en lice pour les huitièmes, au lieu de zéro.

Soelis a évidemment reconnu cette fille de type de plante — elle l’a encouragée silencieusement à son entrée, un peu plus tôt — et le garçon de type électrique ; il n’a pas eu l’occasion de dévoiler sa capacité acier, d’ailleurs. Mais il doit sûrement la garder pour plus tard, s’il se projette réellement au-delà des huitièmes.

Outre ceci, les sondages restent plutôt fiables. Comme prévu, la sergente et chef de garnison la plus jeune du royaume, Ambre Karalune, domine sa poule. De l’autre côté, c’est Natael d’Orthalos qui mène la danse, sans grande surprise.

Soelis jette un regard de biais vers les loges des nobles les plus proches, sur sa droite. Elle aperçoit le profil des serviteurs et des proches de la famille d’Orthalos. Elle n’a jamais apprécié les relations privilégiées entre grandes familles, mais il faut avouer que celle-ci a autrefois été très proche du pouvoir et du Roi.

Avant que des doutes ne pèsent sur les d’Orthalos suite à une sombre affaire d’assassinat, et des liens supposés avec le Gang des Ténèbres...

Comme le père de la famille a été tué quelques mois plus tôt, c’est Natael, le fils unique, qui a pris la relève. Soelis n’en entend pas que du bien dans les couloirs du château, au contraire. D’après les rumeurs, il est ambitieux et arrogant, et n’agit que par intérêt. Soelis sait qu’elle aurait du finir mariée à lui. Mais le meurtre a mis un terme aux conditions de mariage, et pour le moment, elle n’est plus destinée à personne.

Elle n’a pas pu s’empêcher de penser, en voyant Natael combattre, qu’il est plutôt beau garçon, assez charmant même. Elle n’a pas eu l’occasion de le rencontrer très souvent, à part lorsqu’elle était très jeune. Elle ne le connaît pas assez pour savoir si les ragots sont vrais, et préfère lui octroyer le bénéfice du doute.

En tout cas, après l’avoir vu combattre, elle est certaine d’une chose ; il a l’air doté de multiples talents en la matière. On voit qu’il s’est entraîné à maîtriser ses capacités, et qu’il ne se contente pas de recevoir les pouvoirs octroyés par sa lignée, comme une bénédiction. Il a sûrement travaillé dur pour en arriver là. Il pourra se révéler très efficace dans son futur rôle… s’il se classe sur le podium du tournoi.

Un soldat se présente soudain au Roi, en s’inclinant profondément devant lui et en évitant poliment ses yeux.

— Votre Altesse, salue-t-il.
— Oui, mon brave ?
— Ce combat clôt les seizièmes de finale. Vu le temps qu’il reste, nous pouvons finalement terminer le tournoi aujourd’hui. Puis-je demander au héraut d’annoncer ceci, et la pause du déjeuner ?
— Bien sûr, faites donc.

Le soldat s’éclipse et l’annonce ne tarde pas à résonner contre la pierre brute de l’amphithéâtre.

Soelis s’étire et se relève, prête à retourner dans sa petite chambre, pour se changer et manger. Elle remarque que les spectateurs ne bougent pas ; et comprend que des collations sont distribuées directement dans les gradins. Des serviteurs distribuent également des éventails, et se tiennent prêts à soigner quiconque sera atteint d’insolations.

Soelis plaint pensivement le peuple d’être venu si nombreux. Ils sont serrés en véritable marée humaine et n’ont aucune loge personelle pour se rafraîchir ou se reposer. Elle n’ose pas imaginer l’enfer que ce soit être de rester en bas, parmi eux.

Suivant son père qui s’éloigne tranquillement et élégamment vers les loges royales, elle sourit en pensant que le plus long et le moins palpitant des moments du tournoi est passé. Il ne reste enfin plus que seize concurrents ; elle saura bientôt qui seront ses trois bienfaiteurs.



***


La trompette retentit. Le public se soulève.

Élio, pantelant et en sueur, tombe à genoux dans le sable de l’arène. Devant lui, son adversaire s’est écroulé dans une de ses propres flaques de poison. Le garçon a bien cru y passer plusieurs fois. Tout s’est joué à un cheveu.

Il a eu l’impression de danser, tant il a dû esquiver les projectiles et les jets pourpres du soldat ; un type poison particulièrement éprouvant à affronter. Il n’a fait que le maintenir à distance, et Élio a profité d’un bref moment de fatigue pour le heurter de plein fouet.

Le soldat n’a pas dévoilé son deuxième type, si deuxième type il y a. Comme Élio, finalement. Peut-être que lui aussi, il possède une autre capacité qui demande un temps de chargement ?

Élio baisse les yeux sur lui, et constate que des filets pourpres dégoulinent sur sa tenue de combattant. Le poison l’a quand même affecté. Il sent ses forces être sapées peu à peu, et une douleur sourde fait vibrer ses articulations.

Contrairement aux pokémons, être un humain de type acier n’immunise pas au poison ; c’est quelque chose qu’Élio a déjà entendu plusieurs fois. À forte dose, il peut être affecté, comme maintenant.

Des soldats accourent sur le terrain, et s’occupent de ramener les deux blessés hors de l’Arène. Des servants dotés de pouvoirs de guérison s’agitent autour du garçon. Élio note distraitement que le second combat reprend déjà, à quelques mètres de là. Il entend des voix, quelqu’un qui lui demande s’il l’entend, s’il peut serrer la main.

Une onde de chaleur agréable apaise le garçon à mi-chemin entre le monde réel et l’inconscience. Pendant ce temps de flottement où le poison reflue, il se rend compte d’une chose qui le laisse intérieurement bouche bée.

Il est le premier combattant du tournoi à être qualifié pour les quarts de finale de son « arbre ». Lui, un jeune homme du peuple sans but, sans véritable talent, a réussi à se frayer une place jusque-là. À gagner un deuxième combat.

— Vous allez rester allongé quelques minutes, compris ? dit un infirmier.
— Compris, répond Élio, encore un peu vaseux.

Il est dans une grande tente, qu’il a déjà remarquée pour être située non loin de l’arène, à quelques mètres des gradins des participants. Il est immobile, sur le dos, et regarde distraitement le plafond de toile. Il craint de ne pas pouvoir assister au combat d’Arya, qui va très bientôt se dérouler. Juste après celui en cours, certainement. Impossible donc de savoir qui sera son prochain concurrent, ni de voir la jeune fille gagner.

Elle va gagner. Elle doit gagner. Si Élio est arrivé là, pourquoi pas elle, après tout ? Elle n’est pas du genre à se laisser faire, quel que soit son adversaire…



***


Sans surprise, le deuxième duel est remporté par un soldat, un garde d’Hymnus dont le nom de famille n’évoque rien d’autre que de la médiocrité à Natael.

Passant une main dans ses cheveux blonds et époussetant distraitement sa mirobolante tenue de blanc et d’or, il lâche un bref soupir. Le bruit de la foule l’agace. La température l’étouffe. Il est toujours plus à l’aise pendant les banquets en intérieur, que dehors à gonfler ses muscles devant des spectateurs hagards. Il a de quoi se sentir harassé.

Mais il doit rester le dos droit, et se montrer digne. Surtout pour le combat qui se présente.

Du coin de l’œil, derrière le portique qui va bientôt le laisser entrer dans l’arène, il regarde de biais la gueuse qu’il va affronter. S’il ne l’avait pas vu débarquer la veille avec ses haillons, il aurait difficilement pu deviner qu’elle est du peuple. Cette « Arya » est plutôt jolie, pas très grande, avec de beaux yeux verts et des cheveux châtains qui retombent sur ses épaules menues. Nul doute qu’elle aurait pu faire parler d’elle si elle avait été issue d’une noble lignée.

Mais ce n’est qu’une gueuse. Une gueuse qui a humilié deux de ces pitoyables soldats dépourvus de talent.

Une gueuse qu’il va avoir plaisir à ridiculiser à son tour. Elle doit savoir où est sa place ; et elle n’est certainement pas là. Elle est déjà allée trop loin au goût de Natael. Déjà que l’autre gueux est parvenu à l’emporter contre ce type poison répugnant… il serre les mâchoires, dégoûté par la tournure que prend cet évènement.

Le peuple n’est invité que pour la symbolique d’un Roi plus ouvert et accueillant, et voilà qu’il essaie de recueillir toute la gloire !

Enfin, un coup résonne ; le portique s’ouvre. Natael s’avance dans l’Arène sans daigner vérifier si la gueuse le suit.

Le sable crisse sous ses semelles. Le garçon serre les poings, prêt à user de tous les moyens pour éliminer son adversaire sans effort apparent. Même s’il doit se résigner à n’utiliser que son type ténèbres — ses deux capacités spectre n’étant guère efficaces de jour —, il sait qu’il a toutes les chances de l’écraser. Ce ne sont pas quelques racines et des écosphères qui vont changer quelque chose à l’issue du combat.

Il se retourne. La gueuse lui fait face et le fixe de ses yeux verts, insolente et déterminée. Natael émet un ricanement devant sa mine assurée ; elle va très vite perdre ses moyens, il va tout faire pour.

Le combat est lancé.

Comme prévu, elle tire la première. La sphère verdoyante, luminescente presque, zigzague vers le garçon. En ne bougeant qu’à peine la main, d’un air vaguement agacé, une onde ténébreuse explose à mi-chemin entre les deux adversaires. L’écosphère s’effiloche et disparaît dans un sifflement.

Natael abaisse le bras ; des lames sombres jaillissent de nulle part. Les racines que fait jaillir la gueuse sont aussitôt découpées et réduites en bouillie verdâtre. Natael annule les lames alors que celles-ci frôlent la jeune fille ; et celles-ci explosent en une onde de noirceur plus impressionnante encore que la première ; ce que les spécialistes appellent dans le milieu une attaque « vibrobscur ».

L’onde la touche de plein fouet et la projette contre le dôme de protection. Natael a pris soin de charger son attaque en idées noires ; il espère que son ennemi en sera affecté. Il comprend à son regard, quand elle se relève, que ça fonctionne un peu. Elle éprouve sans aucun doute de la peur, cette peur inhabituelle et incontrôlée qui résulte parfois de son attaque.

C’est le moment de l’humilier, tant qu’elle a du mal à garder l’esprit clair.

Natael s’avance sans hésiter plus longtemps. Une lame obscure lacère superficiellement une jambe, une épaule, un bras, le dos de la gueuse, qui utilise précipitamment ses pouvoirs plante ; des explosions de noirceur viennent éradiquer les écosphères, d’autres lames de brume viennent découper nettement les racines.

Tendant le bras en avant, le noble projette une demi-douzaine de ball’ombre sur la jeune fille. La série d’attaque fait mouche ; elle est propulsée contre le muret, et les sphères obscures la mitraillent de toutes parts en lui arrachant des cris stridents. Natael note le silence stupéfait du public ; ils la sentent, là, la différence de niveau ? L’humiliation ?

Oh que oui.

Cette gueuse est têtue et tenace ; malgré les idées noires qui doivent l’assaillir, et ses blessures conséquentes, elle se relève, prête à répliquer. Elle tient pourtant à peine debout. Du sang dégouline des multiples petites entailles qui parcourent son corps meurtri, et un hématome se forme déjà sur son joli visage, en haut de son front.

Natael éclate de rire et fait exploser une myriade d’autres vibrobscur ; des attaques peu puissantes, mesurées à la perfection par le noble pour multiplier les petits coups et saper son moral.

La jeune fille, en proie à des attaques venues de partout, tombe finalement à genoux ; elle a cessé de crier mais s’agite encore au milieu de cette brume épaisse qui la malmène. Des écosphères tentent de percer l’ombre, des racines essaient maladroitement d’atteindre un Natael solidement protégé par ses lames imprévisibles.

— Pitoyable… marmonne le garçon en la voyant s’écrouler face contre terre, épuisée.

Il stoppe ses attaques à ce moment-là ; il est ravi de voir qu’elle n’a pas pu respirer une seule seconde. Et en même temps déçu qu’elle n’ait réellement pas été à la hauteur dans ce duel. Il aurait finalement bien aimé un peu de challenge… mais il est sans doute trop bon pour un combattant du peuple.

La brume se dissipe, et la trompette résonne pour l’annoncer gagnant ; le public est mitigé dans ses acclamations. Mais Natael s’en fiche. Le peuple fait plus de bruit que les soldats disciplinés et les nobles réservés, et il est aussi plus nombreux ; normal qu’on entende mal les félicitations des autres par-dessus les vociférations des mécontents.

Sans daigner attendre les soldats chargés de soigner cette misérable Arya, Natael quitte l’arène sans un mot.



***


— Tu… tu as perdu ?
— Oui…

Un silence s’installe. Élio, tout juste remis, a rejoint Arya dans les gradins. La jeune fille s’est mise au fond, à l’écart. Dans la pénombre. Il a été surpris de la trouver là, et encore plus de voir son air déprimé. La tête basse, elle contemple le banc de pierre devant elle, sans se soucier des combats qui continuent.

— Comment… hésite Élio.
— Il m’a… il est vraiment cruel, tu sais. Il ne m’a pas laissé le temps de faire quoi que ce soit. Il m’a dominé du début à la fin. Il a des attaques à distance, rapides et difficiles à prévoir.
— J’ai entendu qu’il pouvait faire des ondes…
— Oui. Ça brûle au contact de la peau, et… je peux te dire que c’est très désagréable. J’avais l’impression d’être dans un four… et j’avais des frissons tout le temps. C’était effrayant. Je ne saurais pas dire pourquoi… mais ces attaques n’affectent pas que le corps. L’esprit, aussi. J’ai perdu mes moyens trop vite à mon goût, c’était pas normal…
— Je vois.

Élio se tait, silencieux et songeur. Il aurait espéré aller plus loin avec Arya. Même s’il n’aime pas montrer ce qu’il ressent plus que de raison, et qu’il ne la connaît qu’assez peu, il l’apprécie. Et c’est la seule à lui parler ouvertement par ici, dans ce milieu où aucun d’eux n’a l’habitude de tremper.

Il ne lui reste qu’une victoire pour arriver au sommet du premier arbre de combat ; sommet qu’il se disputera avec Natael, si le noble continue d’enchaîner les victoires aussi facilement.

Arya vacille près de lui, le faisant sursauter. Il la rattrape alors qu’elle s’effondre presque sur lui. Il constate qu’elle a les yeux à moitié fermés, et un air hagard. Visiblement, elle subit un contrecoup d’une capacité quelconque.

— Arya, Arya ? Ça va ? Tu m’entends ?

Elle ne répond pas, visiblement épuisée ; ou abattue, difficile à dire. Peut-être un mélange des deux. Élio n’a pas le temps de faire un geste ; un soigneur a repéré le problème depuis la tente où il monte la garde. Il accourt, pour faire un constat inquiétant.

— Elle a de la fièvre et du mal à garder les yeux ouverts… ses pupilles sont dilatées.
— À cause de son dernier combat ?
— Oui.
— C’est grave ?
— C’est un effet secondaire. On l’a déjà soignée, mais… elle a subi beaucoup trop d’attaques ténèbres de front… aide-moi à la porter dans la tente, tu veux bien ? Elle va avoir besoin de repos. Je vais être obligé de l’endormir, sinon elle risque de souffrir un moment.

Élio acquiesce et saisit les chevilles d’Arya alors que le soigneur soulève ses épaules ; ils atteignent la tente, y entrent et déposent doucement la jeune femme sur un lit de camp. L’infirmer se retourne et esquisse un sourire désolé.

— Je crois qu’elle ne pourra pas voir la fin du tournoi, j’en suis navré.
— Oh. Ce… ce n’est pas grave. Tant qu’elle s’en remet.
— Pour ça, tu peux compter sur nous.

Une femme entre à son tour dans la tente, prête à venir en aide à son collègue. Élio, comprenant qu’il va être de trop, s’éclipse et rejoint la tribune habituelle, soucieux.

Si les attaques de Natael peuvent causer de tels troubles après un combat, est-ce vraiment juste de l’autoriser à continuer ?

« Tous les coups sont permis, pas vrai ? » pense le garçon avec amertume.

Il se rassoit sur un banc, anxieux. Il ne faut pas continuer d’y penser. Il ne doit surtout pas se projeter aussi loin ; il lui reste encore un soldat à vaincre avant de potentiellement arriver en haut de l’arbre.