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Le Royaume de Kirazann : Les Sources de Vie de Lief97



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Informations

» Auteur : Lief97 - Voir le profil
» Créé le 05/11/2018 à 20:55
» Dernière mise à jour le 25/01/2019 à 20:56

» Mots-clés :   Aventure   Cross over   Fantastique   Médiéval   Mythologie

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Chapitre 10
« Comment le monde a-t-il été détruit autrefois ? C’est l’une des choses que nous ne parviendrons jamais à savoir avec certitude. Les écrits qui ont subsistés évoquent les conséquences d’une guerre terrible, couplées à des dérèglements climatiques, qui ont conduit l’homme à mourir à petit feu sur des terres désolées. Seule une poignée de l’humanité aurait survécu sur une île à l’écart de tout, un lieu appelé Nouveau Monde ; une poignée d’élus dotés de pouvoirs grandissants, nos ancêtres directs. Des élus qui ont connus l’invasion d’être supérieurs appelés les Ombres. Par miracle, ils auraient repoussé l’invasion, mais en seraient ressortis affaiblis, presque détruits… pour retourner à l’Âge de Bronze. Aujourd’hui, nous sommes bien loin d’être à la hauteur de l’Humanité telle qu’elle a été, mais une chose est sûre : nous devons consacrer nos efforts à éviter les guerres entre les hommes. Afin de pouvoir de nouveau vivre dans un monde sain. »

Extrait d’un cours dispensé à Sœlis Libellion.



***


Soelis, nerveuse, affronte du regard son reflet dans le miroir mural de sa chambre. Son maquillage est léger, mais efface les petits défauts de son visage, et met en valeur ses yeux noisette et son front pâle. Ses longs cheveux blonds sont décorés d’un ruban et forment des nattes tressées avec complexité, qui se rejoignent à l’arrière de sa tête.

Elle a mis sa robe la plus chère, d’un bleu cristallin et dotée d’une petite traîne faite pour les grandes occasions. Ses gants de soie dévoilent ses bras et ses épaules minces, et un collier d’émeraude brille à la naissance d’un décolleté qui se veut le plus discret possible.

Elle se tourne vers les deux serviteurs à l’entrée de la pièce, droit comme des « i ».

— Je suis prête. Allons-y.



***


Steban, son chapeau de paille engoncé sur ses cheveux gris et embroussaillés, doit lutter et jouer des coudes pour ne pas être rejeté par la foule oppressante. Le trajet en charrette n’a pas été de tout repos, et voilà qu’il se retrouve à lutter contre des inconnus pour rester sur le chemin.

Leur transport gratuit s’est arrêté à près de cinq cents mètres de l’amphithéâtre, ce géant de pierre surgi de nulle part dans les mornes plaines de Kirazann. Il a fallu près d’une demi-heure pour qu’enfin, le vieux pêcheur parvienne à atteindre l’entrée immense du monument. Des soldats crient pour maintenir l’ordre ; certains usent de leurs pouvoirs pour mettre de côté les turbulents ou les voleurs qui se faufilent entre les habitants. L’un d’eux lévite même au-dessus de la foule, épaulé par un vieil Alakazam soucieux de maintenir l’ordre.

Steban, de mauvaise humeur à cause des nombreux désagréments du trajet, se contient tout de même. Il ne craint pas de se faire voler ; le peu d’argent qu’il a amené se situe dans une poche bien fermée au niveau de son torse. Sa carrure est encore trop imposante malgré l’âge pour qu’un gamin en haillons ose essayer de s’en emparer.

Le pêcheur avance en même temps que la foule, par à-coups de deux ou trois mètres. Il relève la tête et lâche un sifflement d’admiration. Les gradins sont si hauts, si grands ! Des gens sont déjà installés dans les hauteurs : il devine, aux grands chapeaux de plume et aux étoffes luisantes au soleil matinal, qu’il s’agit de nobles… et de soldats, aussi. Il aperçoit des armures, et des rangées d’hommes et de femmes tous habillés aux mêmes couleurs. On se croirait à un défilé militaire tant ils semblent bien ordonnés et disciplinés.

Steban est invité par un soldat agacé à grimper une volée de marches, puis une autre. La foule l’aspire, l’attire, et en quelques minutes à étouffer entre deux inconnus, Steban parvient finalement à s’asseoir sur un siège de pierre brute, entre un homme courbé qui marmonne dans sa barbe et un jeune joufflu qui semble tout excité à la perspective du tournoi.

Steban se permet de soupirer d’aise dans le brouhaha ambiant. Il constate qu’il est bien installé, et a une vue parfaite sur le terrain en contrebas ; c’est que l’architecte des lieux a bien pensé à faire en sorte que chacun voie l’arène sans être gêné par les voisins de devant ! Steban se demande à quel point certains hommes sont capables d’ingéniosité. Pas comme lui et sa petite carrière minable de pêcheur…

Le vieil homme croise les bras, et regrette de ne pas avoir de tige à se mettre à la bouche pour la mâchonner et passer le temps comme il en a l’habitude ; mais tant pis. Il est patient. Il attendra.

Et quand viendra l’heure de gloire d’Élio, il sera celui qui l’encouragera le plus fort !



***


Mharcus Libellion vient de se lever dans sa loge qui surplombe tout l’amphithéâtre. Le silence se fait presque aussitôt, et les regards se lèvent. Du coin de l’œil, le Roi constate que sa fille vient d’arriver et de s’asseoir en retrait, sur les sièges matelassés derrière lui. Kashim, le dos bien droit, est assis à proximité, vigilant.

— Peuple de Kirazann ! Bienvenue dans l’amphithéâtre. Je suis heureux que vous soyez si nombreux à suivre cet évènement.

Sa voix grave résonne avec force dans le promontoire creusé. Tout le monde l’entend, et l’écho de se paroles lui revient très vite, ce qui le déstabilise l’espace d’une seconde. Ne souhaitant pas qu’un blanc s’installe, il se reprend très vite en écartant légèrement les bras.

— J’espère que vous apprécierez le spectacle autant que moi-même. Nous avons choisi trente-deux des meilleurs combattants possibles, qu’ils soient issus de la noblesse, de l’armée ou du petit peuple. J’ai veillé à ce qu’aucun favoritisme ne soit fait pendant la préparation et la finalisation de ce tournoi. Je vous promets des combats grandioses, mon peuple ! Les trois gagnants de ce tournoi se verront attribués une récompense royale que je dévoilerai à la toute fin. Puisse cette distraction vous offrir joie et satisfaction !

Des applaudissements retentissent en réponse à ses paroles. Par-delà le raffut naissant, le Roi achève son discours en élevant la voix :

— Que le tournoi de Kirazann commence !

Il se rassoit à sa place, et entend la voix de sa fille au creux de son oreille.

— Vous avez fait vite, pour une fois, Père.
— Il ne faut pas assommer le peuple de longs discours, Soelis. Il n’aime pas ça.

Sa fille acquiesce dans son dos. Il sourit, et reporte son attention sur l’arène. Les deux premiers entrent en scène. Il les distingue assez mal, depuis l’endroit où il se tient. Sa vue n’est plus si bonne.

Heureusement, un serviteur a placé un miroir devant la loge royale ; utilisant des pouvoirs psy, il permet à la surface lisse de servir de loupe géante. Le Roi fixe son regard sur cet écran improvisé ; il a l’impression d’être juste au-dessus de la scène. Il ne va pas en rater une miette, bien que les combats ne l’intéressent pas particulièrement.

Il donnera l’image d’un Roi qui aime la même chose que son peuple, au moins. S’il peut remonter dans l’estime de chacun, alors tout va pour le mieux.

Un son de trompette retentit, signe du lancement du premier combat. Le soldat et le jeune noble se jettent l’un sur l’autre, faisant virevolter flammes et bourrasques autour d’eux.



***


Élio, nerveux, grince presque des dents. Assis dans les petits gradins réservés aux participants — les seuls au rez-de-chaussée de l’amphithéâtre, au niveau du sol —, avec une vue imprenable sur l’arène, il tente de se calmer. En vain. Son agitation est parfaitement visible. Il tape du pied sans arrêt, et ne regarde le tout premier combat que d’un air très distrait.

Il n’a même pas la tête à analyser les deux combattants. Ce serait pourtant utile, vu qu’il passe juste après ; et s’il gagne, il se retrouverait alors face à l’un de ces deux-là.

Mais non, il est incapable de penser sereinement.

Le public gronde, hurle et bouge au rythme des attaques échangées. Des coups de tambours résonnent avec force sur la roche, ajoutant une tension à l’ambiance déchaînée qui règne en maître dans les hauteurs. Le sol tremble un peu à chaque fois que le public exprime ses émotions.

Élio sent le regard des autres participants sur lui. Certains, comme lui, sont assis à proximité, dans leur bulle, et ne demandent qu’à être seuls. Il sait qu’il aurait pu attendre dans le salon avec la plupart d’entre eux. Mais l’ambiance de la salle ne lui convient pas, et il déteste devoir croiser le regard médisant des nobles qui s’accaparent les canapés.

Arya l’a laissé quelques minutes auparavant, nerveuse elle aussi. Elle l’est moins, toutefois. Élio ne sait pas comment elle fait, mais la jeune fille parvient à garder les idées claires. Elle a toujours un débit de parole aussi ahurissant, et cet air assuré, quoi qu’il arrive. Elle n’a pas froid aux yeux, contrairement à lui.

Comment peut-il être capable de se battre devant autant de personnes ? Pourra-t-il supporter le poids de centaines de regard sur ses épaules ? Fera-t-il une erreur fatale ?

Rapidement, il énumère dans sa tête ce qu’il estime important : tous les coups sont permis, possibilité donc de se battre à fond, soins immédiats, récompense royale.

Comment ne pas être stressé par de telles circonstances ?

Il se rend compte que jamais ça n’a été aussi difficile pour lui. Quand il a tenté de devenir garde, il avait bien commencé. L’entraînement, bien que rude, lui avait appris à utiliser ses ondes de choc à bon escient. L’ambiance n’était pas si mauvaise. On ne le jugeait pas seulement à son apparence de pauvre.

Mais dès le début, Élio avait bien compris qu’il n’aurait jamais de promotion ni de carrière prometteuse. Il fallait avoir un pied dans la bourgeoisie, voire dans la noblesse, pour espérer un bon poste dans l’armée. Ou alors se démarquer par le biais de missions importantes. Chose qui ne lui était jamais arrivée.

Et il avait bêtement été viré à cause d’une phobie stupide et ridicule, pendant une excursion dans la Grande Forêt. Il se souvient encore de son trajet de retour vers la cité des goélises ; deux jours de marche à travers une région qu’il ne connaissait qu’à peine, et il avait pu rentrer chez lui. Affamé et exténué. Sans emploi, sans salaire.

Pour finalement retrouver sa mère en pleine crise avec ses pouvoirs.

Depuis, il a toujours eu peur de se séparer d’elle plus de quelques jours. Et il n’a plus osé essayer d’intégrer des milices ou des groupes armés qui rapportent pourtant assez gros.

Et voilà qu’il se retrouve là, à des dizaines de kilomètres de sa mère malade, devant la fine fleur du Royaume, avec comme objectif de vaincre des soldats aguerris et des fils de banquiers sournois.

Un son de trompette le fait sursauter. Le public rugit. Le vacarme assourdissant arrache une grimace à Élio. Il devine que le premier combat est terminé. Ça va être son tour. L’angoisse le saisit brusquement à la gorge.

Les deux combattants sortent de l’arène. L’un d’eux, vêtu d’une armure légère d’or et de bronze, et à moitié dans les vapes, est aidé par deux soigneurs. Le second, un jeune soldat avec la tenue offerte par les organisateurs du tournoi, semble tout sourires. Élio croise son regard un fol instant. Ce sera son futur adversaire.

Ou pas.

Car ce combat déterminera si oui ou non, il est apte à lutter face à ces jeunes talents déchaînés.

Quelqu’un l’appelle. L’esprit un peu embrumé, avec la sensation étrange de peser plus que d’habitude, Élio se dirige vers le portillon qui permet l’accès à l’arène. Du coin de l’œil, il distingue son ennemi, une jeune femme rousse aux cheveux noués, portant une cotte de maille rutilante par-dessus la tenue noire et matelassée des qualifiés. Une noble, sans l’ombre d’un doute. Il s’agit donc de la fameuse Ivir Denevan.

Il ignore si les nobles s’entraînent au combat, et s’ils valent mieux que des apprentis soldats ; mais il ose espérer que non.

Soudain, un coup de tambour. Puis un second.

Il se sent poussé en avant. Le portillon s’efface, et ses pas l’entraînent sur le sable fin de l’arène. Il est brièvement surpris par la texture étrangement molle du sol, qui semble presque coller à ses semelles. Le précédent combat y est peut-être pour quelque chose. Mais peu importe.

Mettant de côté ses appréhensions, et ignorant un maximum les cris, les huées et les encouragements, il se poste à quelques mètres de la jeune noble. Il la reconnaît soudain.

C’est celle qui s’est outrée de savoir que tous les coups sont permis, pendant le briefing. Elle ne va peut-être pas oser tout donner. Il fait peut-être face à la bonne personne pour espérer gagner ?

Cela rappelle au garçon qu’il n’a pas le droit à une arme venue de l’extérieur ; cette précision de règle l’a fait sourire pendant le discours du gradé. Il sait ainsi qu’il peut matérialiser une arme d’acier sans craindre d’être disqualifié. Encore faudra-t-il attendre une bonne opportunité pour le faire…

Une trompette résonne sèchement. Les hostilités sont lancées.

Ivir Denevan a déjà tendu les bras vers lui. Alors que des étincelles courent le long de ses jambes, et que ses pieds vibrent déjà, prêts à décoller du sol grâce à leur habituelle propulsion électrique, Élio ravale un cri étonné.

Un torrent de flammes, à la puissance décuplée par une violente bourrasque surgie de nulle part, jaillit dans sa direction. Il ne l’esquive que par pur réflexe, et manque de heurter un des murets entourant l’arène.

Son adversaire ne montre aucune hésitation à se dévoiler dès le début. Il devine un type feu et vol ; un combo plutôt dévastateur.

Sans plus attendre, il déploie quelques ondes de choc et s’enrobe d’une aura jaune et bleutée, chargée d’énergie, pour se propulser en hauteur. Il évite un torrent de flammes, puis un autre ; il ne passe pas loin des gradins, mais se sait incapable de les survoler directement. Un dôme quasiment invisible, fait d’abris et de protections psychiques, l’aurait empêché d’y aller — en plus de protéger les spectateurs excités des attaques.

La fille ne lui laisse pas le loisir de se reposer ou de s’approcher. Des coups de vents violents le font dévier en pleine course, des flammes fusent de tout côtés. Une mini-tornade manque de l’aspirer dans son œil enragé, et deux boules de feu lui frôlent le visage. Une autre, plus petite et plus rapide, le touche à l’épaule. Ignorant la vive sensation de brûlure qui en émane, il prend encore un peu plus de hauteur.

Il est désormais assez haut, à près de huit mètres du sol, au niveau des gradins des nobles. Les attaques seront plus faciles à éviter.

Il va attendre qu’elle s’épuise avant de foncer vers elle. Il n’a pas d’autre choix pour le moment que de compter sur son habileté et son endurance pour épuiser l’ennemi. Ce n’est pas très fair-play, mais il n’a pas d’autre moyen s’il compte l’emporter.

Il se rend compte très vite qu’il a sous-estimé cette fille.

Une tornade enflammée s’élève vers lui sans effort. Les rafales puissantes rendent ses mouvements difficiles. Les ondes de choc jaillissant de ses semelles projettent des étincelles qui sont aussitôt absorbées par la spirale de feu ; il est incapable de lutter contre autant de puissance.

Une langue rougeoyante le touche au mollet. Une douleur diffuse, comme une vive morsure, le surprend. Il tombe sur deux mètres avant de se reprendre, s’aidant d’une autre impulsion électrique pour se remettre à tourner en rond au-dessus de l’arène.

Une bourrasque le fait vaciller, une autre lui fouette le visage comme l’aurait fait une gifle. Il se sent malmené et complètement dominé malgré la distance qui le sépare de la jeune noble. Il sait qu’il risque d’être gravement touché par le feu derrière lui, à n’importe quel moment. La chaleur qui émane de cette tornade le fait frissonner de peur.

Dans un éclair de lucidité, il comprend.

Inutile de tourner autour du pot, il faut foncer. L’attaquer au corps à corps.

Il aperçoit Ivir en contrebas ; elle ne le lâche pas du regard, pas à un seul moment. Il va falloir la surprendre pour l’approcher.

D’un coup, il laisse ses pouvoirs s’éteindre. Les étincelles disparaître, l’aura électrique aussi… et il chute comme une pierre.

Concentré, Élio entend pourtant des cris de frayeur dans le public. Il perçoit de l’affolement en bas ; et l’étonnement de son adversaire, qui pense peut-être l’avoir touché.

Moins de deux mètres avant de heurter le sol, il se projette vers elle alors qu’un grand éclat lumineux jaillit de ses jambes. Il entend les sifflements de l’électricité autour de lui, croise un regard proche, très proche.

« Type vol et feu, songe-t-il alors que tout semble se dérouler au ralenti sous ses yeux. Normal qu’elle m’ait tenu à distance ! Elle est trop sensible à l’électricité… »

Il serre les mâchoires et tend les bras en avant, chargés à bloc. Il percute violemment la femme dans un bref éclair qui claque avec force dans l’amphithéâtre ; il retombe dans le sable et entend le silence soudain alors que dans son dos, la chaleur a disparu.

Essoufflé, il relève la tête. La fille s’est cognée contre le mur invisible, au-dessus du muret qui délimite le terrain. Elle se relève en titubant.

Comprenant qu’elle veut continuer, il fonce de nouveau, trop rapide pour que ses réflexes lui permettent d’y répondre. Une autre charge similaire à la première la propulse contre le muret, et elle se laisse tomber dans la poussière sans un cri.

L’amphithéâtre explose autour de lui.

Élio, tremblant, tombe à genoux, exténué et soulagé. Il a réussi. Vraiment ?

En relevant la tête, il voit ces milliers de personnes, entassés par grappes sur les sièges de pierre. Ces gens hurlant, riant, huant, se bousculant, ou l’appelant avec force. Son corps vibre, ses oreilles sifflent. Il esquisse un sourire bien malgré lui, peinant encore à se rendre compte qu’il a gagné son premier duel.

Il entend des soldats arriver dans son dos. L’un d’eux lui demande quelque chose. Encore abasourdi, Élio ne répond pas. Il sent qu’on le relève, et qu’on le fait sortir de l’arène. Il est question de soins, de combat suivant ; mais la fatigue s’abat sur lui. Il a tellement angoissé à l’idée de ce tournoi, et voilà que le plus dur est fait. Il a gagné un combat contre la personne la plus douée qu’il a eu à affronter jusqu’à présent. Et tout ceci s’est joué en une minute à peine.

Peut-être que devenir un des trois premiers n’est pas un rêve hors de sa portée, finalement ?