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La dernière éruption de Onanar



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» Auteur : Onanar - Voir le profil
» Créé le 14/10/2018 à 18:05
» Dernière mise à jour le 30/10/2018 à 23:07

» Mots-clés :   Guerre   Kanto   Présence de personnages du jeu vidéo   Slice of life

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Chapitre 4 : La révolution en marche
La Caverne Azurée était un lieu que la plupart des gens, s’ils étaient sensés, évitaient copieusement. De mémoire d’homme, cette grotte avait toujours existé. Non loin du centre-ville d’Azuria, sur les pans rocheux qui entouraient la ville, elle était uniquement accessible en bateau, à la nage, ou bien en surfant sur dos de Pokémon. C’était une caverne connue pour être un véritable labyrinthe, et pour abriter diverses espèces de Pokémon rares et puissants.

Autrefois, à l’époque où elle était encore appelée « Grotte Inconnue », des dresseur s’y aventuraient parfois, espérant capturer un rare spécimen. Mais quand le nombre de portés disparus dans la grotte est devenu trop alarmant, la Ligue Pokémon de Kanto avait pris des mesures. Le Conseil des 4 avait revendiqué l’accès à la grotte, ne laissant passer que les dresseurs dont la puissance et le sérieux avaient été reconnus par le Maître en personne. Depuis, la Grotte Inconnue était devenue la Caverne Azurée, un lieu réglementé.

Il y a une vingtaine d’années, la Caverne Azurée avait fait les frais de plusieurs rumeurs inhabituelles, comme quoi les Pokémon de la grotte avaient un comportement anormal. Selon les rares dresseurs qui s’y étaient aventurés, une créature non-identifiée était soudainement apparue, et même les Pokémon sauvages qui y vivaient, pourtant très puissants, semblaient eux-mêmes craindre ce nouveau Pokémon et s’en tenir à l’écart. Que ces rumeurs soient vraies ou non, quasiment personne ne s’était plus approché de cette grotte depuis. Et quand l’Orateur était arrivé au pouvoir, il avait tout simplement condamné l’entrée, pour ne craindre ni les Pokémon à l’intérieur, ni les ambitieux dresseurs qui essaieraient de devenir plus forts.

Ce qu’il ne savait pas - ou n’était pas censé savoir - c’était qu’un groupe d’humains avait rouvert la grotte et s’en servait désormais comme base. Et ce groupe n’était autre que K.L, Kanto Libre, les rebelles qui avaient fait du régime de l’Orateur leur pire ennemi. La Caverne Azurée était pour ainsi dire la planque idéale ; personne n’irait imaginer que des humains puissent vivre à l’intérieur, tant la grotte avait une réputation d’extrême dangerosité. Et même si les autorités devaient suspecter une activité illégale à l’intérieur, elles ne seraient pas prêtes d’entrer pour enquêter, à moins d’avoir une armée pour cela. De plus, les membres de K.L s’étaient alliés avec les Pokémon à l’intérieur, et connaissaient désormais la grotte comme leur poche. Les rebelles étaient donc prêts à accueillir n’importe quel assaillant.

Comme tous les matins, Jeannine effectuait son entraînement hebdomadaire, constitué de course à pied dans les strates les plus profondes et les plus sombres de la caverne, de nage dans les courants les plus puissants, de séries de pompes dans tous les sens et avec un seul doigt, et enfin de combats au corps à corps avec des Pokémon locaux ; Rhinoféros, Gravalanch, et autres. En tout, trois heures d’entraînement intense chaque matin. Jeannine ne plaisantait pas avec ça. Et ce n’était pas tant pour le projet de révolution de K.L que pour elle-même. Elle s’était toujours entraînée durement, en tant que ninja, et fille du grand Koga. Et bien entendu, ses Pokémon Poison s’entraînaient avec elle.

Quand elle eut terminé, c’était pile l’heure de la réunion stratégique des leaders de K.L. Jeannine, en tant qu’ancienne championne d’arène, en faisait bien sûr partie. En dehors de Régis Chen, leur leader, deux autres anciens champions étaient également des leurs : Pierre d’Argenta et Ondine d’Azuria. Mais le conseil de commandement de K.L ne comprenait pas que des dresseurs, bien évidement. L’Orateur était un tyran pour tout un peuple, et pas seulement que pour ceux qui vivaient des combats Pokémon.

On y trouvait donc aussi l’ancien PDG de la Sylphe, la plus grande entreprise de Kanto, avant que l’Orateur ne s’en empare sous couvert de nationalisation. Amos, un ancien cadre de la Team Rocket, était également l’un des huit commandants de K.L. Si les dresseurs Pokémon et la Team Rocket n’étaient pas spécialement amis, l’Orateur était leur ennemi à tous les deux. Même si la Team n’est plus ce qu’elle avait été en termes d’ampleur criminelle, elle restait toujours présente et désireuse de faire des affaires grâce aux Pokémon. Le septième membre du conseil était le dénommé Jacky Léon, un Pokémologue qui fut autrefois l’assistant du célèbre professeur Chen, le grand-père de Régis. Et enfin, le huitième et dernier commandant de K.L n’était ni plus ni moins qu’un Pokémon. Un Raichu, qui avait appartenu au Major Bob de Carmin sur Mer. Ce dernier était mort aux côtés de Maître Peter dans son combat contre l’Orateur, et son Raichu avait juré vengeance. Il représentait aujourd’hui les Pokémon au sein de K.L.

- Vous êtes tous là ? commença Régis qui entra en dernier dans la petite cave réservée aux réunions du conseil. Alors commençons.

Régis Chen était un homme dans la trentaine, aux cheveux bruns constamment ébouriffés, et avec un médaillon jaune et vert autour du coup. Dresseur d’élite, il avait grandi à Bourg-Palette aux côtés de futures légendes comme Red et Sacha Ketchum. Même s’il ne s’était pas illustré autant qu’eux dans les plus grands tournois mondiaux, il restait le meilleur dresseur de la région derrière l’ancien Conseil des 4. Et c’était à lui que Koga, le père de Jeannine, celui qui avait initié Kanto Libre, avait remis le commandement de la rébellion. Jeannine le respectait grandement et lui avait voué sa vie, selon le vieux code d’allégeance des shinobi.

- Un de nos espions de Carmin m’a envoyé un Pokémon messager, reprit Régis. Il semblerait que les troupes d’élite de l’Orateur aient investi le Tunnel Taupiqueur, pour un but encore indéterminé. Mais elles semblaient chercher quelque chose.
- Ce ne serait pas nous que ces couillons cherchent ? hasarda la colérique Ondine. Ils doivent se douter qu’on doit se terrer quelque part, vu qu’ils ont fouillé chaque maison et chaque forêt de la région.
- C’est bien possible. Ils ont largement fouillé le Mont Sélénite le mois dernier. Tôt ou tard, ils arriveront jusqu’à nous. Mais avec quelque temps de retard. Si tout se passe bien, notre assaut sur le Plateau Indigo pourra se faire la semaine prochaine. Mes contacts de Johto m’ont assuré de leur soutient, et seront là sous peu.
- Et qui sont-ils au juste, ces contacts ? questionna Amos de la Team Rocket.
- Des dresseurs locaux, principalement, dont trois champions d’arènes. Gold en fait partie. Vous vous connaissez, je crois ?

Régis avait pris une voix on ne peut plus ironique en disant cela, et le visage du cadre Rocket se durcit. Evidement, il devait bien se souvenir du gamin qui, il y a dix-sept ans, avait fait échouer son projet de prise d’otage de la Tour Radio de Doublonville.

- Question forces en présence, ça nous fera dans les deux cents dresseurs, fit le PDG de la Sylphe SARL, chargé de la logistique. Avec les Pokémon sauvages qui nous soutiennent, et selon les chiffres approximatifs de notre ami Raichu, on devrait facilement dépasser les mille Pokémon. Ça devrait être plus que suffisant pour faire tomber le Plateau Indigo, et éliminer ou capturer l’Orateur.
- Les Pokémon sauvages qui en feront partie accepteront-ils d’être transportés par Pokéball ? demanda Pierre. Car une petite armée de Pokémon qui se dirigerait vers le Plateau Indigo, ça passerait difficilement inaperçu.
- Ça dépendra de notre plan de bataille, qui reste à définir, dit Régis. Jeannine ?

La jeune femme hocha la tête et se leva. C’était elle qui était chargée du déroulé des opérations et de la stratégie militaire.

- Nous ne lancerons point toutes nos forces d’un seul coup à un seul endroit. Tous nos Pokémon sauvages de type Vol devront rester dans les airs. Et, pour attirer le plus de forces de l’Orateur possible avant l’assaut, nous enverrons une petite partie de notre armée à Jadielle. Elle y fera le plus de dégâts possible, pour que le Plateau Indigo soit un peu moins protégé.

Personne ne demanda à combien aller se chiffrer les pertes civiles dans cette opération de diversion. Tous les membres de K.L avaient accepté d’utiliser tous les moyens possibles pour faire tomber l’Orateur. Mais ils avaient aussi accepté, une fois le tyran vaincu et la démocratie réinstallée, d’expier tous leurs crimes devant la justice de nouveau régime. C’était peut-être une chose que Jeannine aurait dû préciser à Auguste pour tenter de le recruter. Il aurait bien compris que les membres de K.L n’étaient pas de vulgaires terroristes. Jeannine regrettait l’absence du vieil ami de son père, surtout pour la bataille finale qui se préparait. Auguste, plus que tout autre, était un expert stratégique reconnu. Il aurait été bien utile, et surtout, sa sagesse et son expérience auraient été fortement appréciés pour la suite, quand il se serait agi de reconstruire la région.

- La Route Victoire a été fermée, reprit Jeannine en retirant Auguste de ses pensées, mais si nous pouvions…

Elle s’arrêta quand un tremblement sourd noya ses paroles et secoua carrément la petite grotte. Tous les conseillers se figèrent, attendant, espérant que ce ne soit qu’un gros Pokémon sauvage qui ne soit tombé tout près. Mais le bruit et le choc recommença à nouveau, et cette fois, de la poussière et même des petits morceaux de roches tombèrent sur la table stratégique de K.L. Régis se leva et prit son talkie-walkie.

- Au rapport ! fit-il à l’adresse des guetteurs de dehors. Que se passe-t-il.

Le chef de K.L fronça les sourcils en écoutant, et ce qu’il entendait ne lui plaisait visiblement pas. Il coupa la communication, et dévisagea intensément ses confrères.

- La grotte est attaquée, déclara-t-il. Des bombardiers sont en train de nous tirer dessus depuis le ciel. Cinq.

Amos jura, et Raichu fit crépiter ses joues d’électricité.

- Comment ont-ils su que nous étions là ? fit Jacky. Tu avais dit qu’ils étaient encore en train de fouiller le Tunnel Taupiqueur !
- Peu importe, répliqua Ondine. Ils savent, sinon ils ne bombarderaient pas au hasard.
- Ils comptent faire s’écrouler la grotte sur nous, constata Pierre. Ça va leur éviter de rentrer pour nous affronter sur notre propre terrain.
- Ils vont tuer tous les Pokémon sauvages qui s’y trouvent avec ! s’indigna Jeannine.
- Je crois qu’ils n’en ont rien à faire, fit remarquer le PDG de la Sylphe. Je n’ai jamais cru, personnellement, que l’Orateur se souciait réellement des Pokémon.
- Il nous faut sortir et contre-attaquer, dit Amos.
- Nos guetteurs nous signalent que de nombreux snipers ont pris position autour de la grotte, répondit Régis. Dès que l’on sortira…
- Tant pis. Je préfère me battre et me faire tirer dessus plutôt que d’être enseveli vivant.

Régis ne chercha pas à le retenir. Lui aussi allait sortir de toute façon. Il se battrait aux côtés de ses Pokémon, et tomberait avec eux s’il devait tomber. Ça le dérangeait seulement que ce soit quelques jours juste avant l’assaut contre le quartier général de l’Orateur. Le tyran masqué s’était bien joué d’eux. Mais alors qu’ils s’apprêtaient tous à faire une sortie en prenant les armes, une nouvelle communication arracha Régis à ses noires pensées.

- Ici Chen. Qui y’a-t-il ?
- Monsieur, il se passe un truc là ! C’est… c’est dingue !
- Vous gagnerez à être un peu plus précis.
- Oui monsieur, mes excuses. Une espèce de… boule de feu est soudain arrivée et a transpercé deux des bombardiers, les faisant exploser sur le coup.
- Une boule de feu ? répéta Régis, perplexe.
- Oui, et elle a engagé le combat contre les trois autres appareils ! Je… Attendez… Elle a des ailes ! C’est pas une boule, c’est un oiseau enflammé ! Par Arceus, je n’ai jamais vu pareil Pokémon ! Quelle grâce !

Régis pouvait entendre en bruit de fond dans le communicateur les sons de la bataille aérienne qui se jouait, et les explosions des bombardiers de l’Orateur. Et en effet, au bout d’un moment, les impacts d’explosions contre la Caverne Azurée cessèrent.

- Le Pokémon a détruit tous les bombardiers ! Je répète : tous les bombardiers ont été détruits ! Les hommes placés autour de la grotte pour vous y attendre sont en train de se replier !

Régis fit part de cela à ses collègues, et tous poussèrent un soupir de soulagement, non sans bien sûr se poser quelques questions légitimes.

- Un Pokémon aux ailes enflammés ? répéta Jacky. Ne serait-ce pas…
- Monsieur, le Pokémon s’est posé devant la grotte, reprit le résistant au bout du fil. Et il y a deux individus sur son dos. Un jeune homme et un vieux chauve avec des grandes moustaches. Doit-on les appréhender ?
- Bien sûr que non, pauvre crétin, sauf si vous voulez finir en cendre ! Remerciez-les, souhaitez-leur la bienvenue et menez-les jusqu’à moi.
- Compris monsieur !

Puis Régis se tourna vers Jeannine avec un sourire ironique.

- On dirait que finalement, t’as su convaincre le vieux.

Jeannine cacha mal sa joie, mais Régis lui cacha mal sa mine sombre. Certes, Auguste les avait visiblement sauvé sur son légendaire Sulfura (où avait-il trouvé un Pokémon pareil d’ailleurs, ce vieux chieur ?), mais Régis n’aimait pas le vieux scientifique de Cramois’île pour autant. Il avait accepté à contrecœur que Jeannine tente de le recruter, mais il avait à demi espéré qu’Auguste refuse. Si le vieil homme avait été un bon ami de son grand-père, il s’était toujours montré cassant à l’égard de Régis, qui ne s’était jamais senti à l’aise devant le vénérable dresseur.

Finalement, Auguste arriva, s’aidant de son accompagnateur aux cheveux roux pour marcher. Régis ne l’avait pas vu depuis un bail, et s’étonna de le voir si faible et ratatiné par l’âge, lui qui avait toujours été irascible et ô combien vif. Mais bon, le vieux avait dépassé les quatre vingt-dix ans. De plus, il avait plusieurs bandages sur tout le corps, et des signes évidents de brûlures ci et là. Néanmoins, quand il dévisagea Régis, le jeune homme put voir que ses yeux n’avaient rien perdu de leur sagacité. Régis se souvenait bien de ce regard, qui semblait le jauger au plus profond de son âme. Il l’avait vu la première fois il y a vingt ans, quand il avait foulé du pied le sol de l’arène de Cramois’île.



Vingt ans plus tôt…


- Salutations. Mon nom est... Auguste ! Je suis le champion de l'Arène de Cramois’île ! Mes Pokémon flamboyants vont te réduire en cendres ! Haha ! J'espère que tu as de l'Anti-Brûle ! Y va bientôt faire très chaud !

Une fois son petit discours habituel récité, Auguste dévisagea son challenger avec attention. Ce gamin n’avait même pas essayé de résoudre une seule énigme : il s’était contenté de battre à la chaîne tous les dresseurs qui gardaient les portes, et ce en un temps record. Un bourrin. Mais un bourrin doué. D’ailleurs, Auguste trouva quelque chose de familier à ce gosse. Il était sûr de ne l’avoir jamais vu, et pourtant…

- Dis-moi jeune homme, quel est ton nom ? demanda le champion.

Rendu perplexe par la déclaration ringarde d’Auguste tout à l’heure, le garçon n’en prit pas moins la pose, Pokéball à la main, pour se présenter.

- Je suis Régis Chen du Bourg Palette, futur détenteur du badge Volcan !

Auguste sourit sous sa moustache de l’arrogance du gamin ; une arrogance qui trouvait tout son sens étant donné son nom.

- Chen hein ? Ce vieux Sammy ne t’a pas manqué…
- Tu connais pépé, le vieux ? D’habitude, ils sont tous là à citer le « célèbre professeur Chen » avec admiration, mais vu que toi, tu l’as appelé par son surnom…
- Oui, on a fait les quatre cents coups lui et moi jadis, en combats Pokémon, en recherche scientifique et en amour. Mais je suis sûr que tu n’es pas venu jusqu’ici pour écouter les radotages d’un autre temps d’un ancêtre.
- Et comment que non ! Je suis venu prouver combien vous, les champions d’antan, vous êtes des minables par rapport à la nouvelle garde de dresseur que je représente !

Auguste haussa légèrement les sourcils. L’arrogance de ce gamin dépassait toutes proportions, jusqu’à friser allègrement l’irrespect.

- Eh bien, Régis Chen du Bourg Palette, montre-moi ça. De mon côté, je vais te montrer que les blancs-becs comme toi ont encore deux trois trucs à apprendre des vieux comme moi.

Finalement, vu le combat qui s’en suivit, Auguste aurait pu se passer de dire ça. Ses trois Pokémon Feu les plus puissants qu’il avait choisis tombèrent à la suite face aux trois de Régis. Soit, il avait pris un Tortank contre son Feunard. Le type ne faisait pas tout, certes, mais ce Tortank était réellement puissant, et semblait être le tout premier Pokémon du gamin. Auguste avait donc qualifié cette manche perdue de logique.

Mais son Galopa n’avait rien pu faire face à l’Alakazam de Chen, et quand tous deux avaient sorti un Arcanin ensuite, celui d’Auguste, pourtant très expérimenté, avait mordu la poussière face à celui de Régis, qui pourtant semblait jeune, selon l’œil expert d’Auguste. La puissance de ce Régis était réelle, pas de doute. Plus que cela même… elle semblait irréelle. Même son grand-père, qui avait été pourtant le plus grand dresseur de la région il fut un temps, semblait faire pâle figure face à cela. Et pourtant… Pourtant, il y avait quelque chose dans la façon de se battre de Régis qui dérangeait Auguste.

- Je vois, fit-il finalement. Effectivement, toi et tes Pokémon possédaient une force peu commune. Cela étant, je te conseillerai d’être un peu plus proche de tes Pokémon. Tu leur donnes des ordres comme s’ils étaient des objets. Quelle que soit ta puissance, cela pourrait t’être fatal un jour.
- Economise ta salive, le vieux, répliqua Régis avec morgue. Je me fous des conseils d’un minable comme toi. Je me rends à l’arène de Jadielle sur-le-champs, pour ensuite montrer ma toute puissance à la Ligue Pokémon, et au monde entier !

Régis quitta Cramois’île, son badge en poche, sûr de sa toute puissance. Une toute puissance qui pourtant allait se heurter à une forteresse infranchissable à l’arène de Jadielle ; celle d’un Pokémon inconnu, en armure métallique. Et le hasard avait voulu que ce Pokémon soit né ici, dans le Laboratoire de Cramois’île.