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La légendaire quête du cookie au miel d'Apireine de Lief97



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Informations

» Auteur : Lief97 - Voir le profil
» Créé le 02/08/2016 à 21:18
» Dernière mise à jour le 27/12/2017 à 12:42

» Mots-clés :   Aventure   Humour   Médiéval   Région inventée

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Chapitre 11 : Un preux compagnon de bataille
« Nous autres, inventeurs de renom, avons mis au point des technologies révolutionnaires par le passé : les avions, les TGV, les voitures. Mais ces moyens de transport, lents, n’ont rien apporté à Krénios. Nous avons donc eu une nouvelle idée, magnifique. Je vous présente le moyen de transport le plus rapide du monde à ce jour… Le vélo ! Ah, par contre, il pollue. »

Discours du physicien Psykokwak lors d’une conférence à Citéfol.


***


—Quand est-ce qu’on arrive ? Se plaignit Julie en traînant des pieds. J’ai mal aux chevilles…

—Tu as posé la même question y’a moins de cinq minutes, Répondit Antoine, agacé. Et je vais te donner la même réponse… J’en sais rien !

Le sentier zigzaguait entre les rochers ocre qui parsemaient les collines sèches qu’ils traversaient à pied. Le vent, chaud et chargé de poussière, venu du nord, leur fouettait le visage sans pitié.

—Tichôôô, ras-le-bol de ce vent… Râla Ticho à son tour, perché sur le sac d’Antoine.

Jack, silencieux près de lui, observait le paysage d’un air las. Insolourdo rampait derrière eux, visiblement exténué. Il était vrai qu’ils avançaient depuis longtemps. Mais faire une pause ici, c’était s’assurer de belles insolations. Il faisait chaud, très chaud.

—Les étés sont toujours aussi chauds, ici ? Demanda Ticho.

—On est en hiver, Répliqua Antoine. Ça se voit, pourtant !

—Tichôôô… J’avais oublié à quel point c’était le bordel, dans ce monde de m…

—Une cabane ! S’exclama Julie en désignant l’horizon.

Aussitôt après, elle accéléra, et le groupe la suivit, plissant les yeux pour apercevoir l’habitation.

C’était une cabane en bois toute simple, pourvue d’une porte peinte en vert et d’une minuscule fenêtre ronde, à la vitre crasseuse.

—On dirait plus des chiottes qu’autre chose… Marmonna Ticho en grommelant, alors qu’ils s’approchaient.

Les compagnons de route s’arrêtèrent devant. Une porte en bois fermée peinte à la main semblait ouvrir sur une pièce exigüe. Une petite affichette était collée dessus.

—En effet, Lâcha Insolourdo. C’est écrit WC, là.

Ticho ricana. Julie, ayant peut-être envie de soulager un besoin pressant, abaissa la poignée avec espoir. La porte resta fermée et un grommèlement retentit de l’autre côté.

—C’est occupé !

Deux voix semblaient avoir prononcé la phrase au même instant. Ticho se gratta le front, sceptique :

—Euh… Ils sont plusieurs, là-dedans ?

Antoine haussa les épaules :

—On s’en fiche, on devrait partir. Notre quête n’est pas encore finie.

—Une quête ? S’étonna une voix masculine dans les toilettes. Mais ceci est un travail pour un homme tel que moi !

Soudain, la porte s’ouvrit à la volée, si violemment que Julie la reçut en plein visage avant de faire un petit vol plané. Ticho en aurait ri s’il n’avait pas été si stupéfait par les deux personnages qui occupaient l’intégralité de l’espace des toilettes.

Un homme, gros et à la moustache impressionnante, vêtu d’une armure métallique et portant une épée à la ceinture, se tenait debout dans l’encadrure de la porte.

Derrière lui, écrasé entre son armure et le mur des toilettes, se tenait un Tranchodon terriblement gêné.

Antoine toussota, mal à l’aise :

—Euh… Qu’est-ce que vous faisiez tous les deux là-dedans ?

—Vaut mieux pas savoir, je crois. Marmonna Ticho.

—Ma foi, ceci n’est pas très digne. Acheva Insolourdo.

Le chevalier sembla se rendre compte de l’incongruité de sa position. Il toussa et sortit des toilettes en tendant la main vers Tranchodon :

—Nous nous abritions du soleil, à dire vrai. Un noble chevalier tel que moi ne pourrait se résoudre à marcher avec une armure aussi grosse alors qu’il fait si chaud ! Mon laquais m’aidait à la retirer.

Ticho intervint :

—Donc, si je résume, votre… laquais était en train de vous… déshabiller dans les toilettes ?

Un silence gêné s’installa. Le chevalier rougit.

—Euh… J’ai d’autres vêtements en-dessous, hein.

Tranchodon ouvrit pour la première fois la bouche :

—En fait, ce gros lard vient d’être élu Chevalier de la Table Carrée. Et il aime pas l’armure, ça le rend encore plus lourd qu’il ne l’est d’habitude.

Le chevalier se tourna brutalement vers son laquais :

—Tais-toi, serviteur ! Tu devrais montrer plus de respect à ton chef direct ! Je te paye pour m’aider à mettre et retirer cette armure, alors tu vas tout de suite…

—Ouais, c’est ça, c’est ça ! S’énerva Tranchodon. Tu sais quoi, gros lard, j’me casse ! Je démissionne. La Table Carrée, c’est pour les clochards !

Et sur ces sages paroles, le Pokémon Tranchodon s’éloigna sous le soleil en râlant. Le chevalier soupira :

—Allez, encore un laquais de moins… Murmura-t-il.

Ticho se percha sur la tête de Jack :

—La Table Carrée, pas vrai ? C’est un ordre de chevalerie, à Krénios ?

—Évidemment ! Lâcha l’homme.

—Vous êtes au courant que c’est pas stylé du tout, comme nom ? C’est pas original, en plus. La majorité des tables sont carrées !

Quelques paires d’yeux surpris observèrent Ticho. Antoine secoua la tête, dépité :

—Les tables sont en forme de losange, tête de piaf.

Ticho marmonna des jurons alors que Jack émettait des « bip bip » moqueurs. Julie, elle, commençait à se relever, à peine remise du coup de porte infligé par le chevalier.

Celui-ci se présenta bruyamment :

—Je m’appelle Sire Gontran, nobles voyageurs ! Puis-je donc savoir de quelle quête vous parliez tout à l’heure ? Peut-être que mes talents chevaleresques et mon héroïque expérience de guerrier pourra vous être utile !



***


Ticho n’en pouvait plus.

Au début, après son arrivée dans la région, il avait supporté le silence concentré d’Antoine sans trop de soucis.

Ensuite, il avait eu un mal fou à s’habituer au langage soutenu d’Insolourdo, et aux plaintes incessantes de Julie.

Quand Jack s’était imposé à l’équipe, il s’était dit que c’était bel et bien et la dernière fois qu’un nouveau compagnon de route se mettait en quête avec eux.

Mais là !

Gontran était présent depuis pas moins d’un quart d’heure, et déjà Ticho avait envie de l’étrangler. Ses beuglements, son exubérance, et ses histoires de combats titanesques l’ayant opposé à des hordes de Mélofée déchaînés avaient de quoi le foutre en rogne.

—… et à ce moment-là, je lui ai donné le plus incroyable, le plus véloce, le plus puissant coup de poing que Krénios n'ait jamais connu ! En pleine tête ! S’exclamait le chevalier. Le sol a tremblé à des kilomètres à la ronde !

Insolourdo et Julie, curieux, l’écoutaient en buvant ses paroles. Ticho suspectait Gontran de mentir sur toute la ligne. Il n’avait pas l’air très doué, ni même courageux. Il parlait haut et fort et se trimballait avec une armure bruyante, mais à part ça…

Quand Antoine avait brièvement expliqué au chevalier qu’il recherchait la recette du cookie au miel d’Apireine, Gontran avait proposé de rendre service gratuitement. Antoine avait accepté, presque à contrecœur, et il semblait déjà le regretter. Son silence buté alors qu’il marchait devant était éloquent.

—… et après, le Spoink m’a regardé droit dans les yeux. On s’est fixé comme ça, en silence, pendant une longue minute… Et il s’est jeté sur moi en lançant une Déflagration !

Insolourdo et Julie sursautèrent, l’air horrifiés.

—Ça a dû faire mal ! S’exclama la jeune fille.

Gontran rit :

—Je l’ai esquivé, voyons ! Dit-il comme si c’était évident.

Ticho grommela une insulte peu avantageuse à l’égard du chevalier qui reprenait son histoire. Puis le Pokémon Vol tapota la tête du robot près de lui :

—Jack, on est bientôt arrivés ?

—JE M’APPELLE PROTOTYPE IA RX 5226.

—Ouais, ouais, c’est ça.

—MON GPS INDIQUE QUE NOUS SOMMES A TROIS KILOMETRES D’UNE PETITE VILLE PAUMEE.

Antoine aquiesca :

—Oui, et si mes souvenirs sont bons, c’est notre dernière étape avant de rejoindre le port de l’A-pic Pic-Pic, plus loin au nord.

—Génial… Dit Ticho.



***


La petite ville paumée en question était pourvue d’une rue, et d’une seule. Des maisons s’alignaient de chaque côté, alors qu’un vent chaud soufflait sans s’arrêter sur l’avenue déserte.

L’endroit ressemblait à une ville fantôme.

Ticho n’accorda pas un regard au panneau qui indiquait le nom de cet endroit. Il n’avait aucune envie de connaître un nouveau nom pourri de plus.

Malheureusement, ça n’avait pas l’air de lasser Julie.

—« Phare-Wesse-teuh ». Ça a l’air tranquille, comme coin.

—Ma foi, oui, intervint Insolourdo.

—C’est surtout nul à chier, tichôôô.

Le seul endroit d’où s’échappait un peu de bruit était un vieux saloon, situé au centre de la ville. Des rires et des voix résonnaient jusque dans la rue. Sans oublier l’odeur d’alcool.

Ticho ricana :

—Hé, Gontran de mes deux !

Le chevalier fit volte-face, le visage rouge de colère :

—Comment oses-tu t’adresser ainsi à moi, volatile inférieur ?

—C’est pas un endroit pour toi, ça ? Tu vas pouvoir picoler et ouvrir ta grande gueule comme tu sais si bien le faire, non ?

Ticho songea avec amusement que son plan était parfait.

Quoi de mieux qu’une espèce de taverne pour se débarrasser de ce nouveau compagnon de route très agaçant ?

—Tu plaisantes ou quoi ? S’étonna Julie.

—Quoâ, tichôôô ? Pas du tout !

Insolourdo pouffa :

—Ce genre d’endroit est purement et simplement réservé aux enfants, voyons.

Ticho marmonna des jurons.

Jusqu’à quel point Krénios allait le rendre dingue ?

—Moi, Sire Gontran de la Table Carrée, S’exclama le chevalier, je te pardonne, ô malheureux volatile ignorant, de ton arrogance sans nom et de ton vocabulaire de pauvre bougre. Tu es pardonné, au nom du Saint Crââde.

Ticho grogna :

—Rien à foutre de ton pardon, l’obèse.

—STOP ! Lança Antoine.

Tous les autres se figèrent de surprise. Antoine tapa du pied sur le sol poussiéreux.

—Si vous continuez à vous disputer, je continue cette quête seul ! J’en ai marre de vos plaintes, de vos exploits, et de tous vos grommellements ! Je veux ma recette du cookie, pigé ? Alors, Julie, arrête de te plaindre et de t’occuper de tout. Insolourdo, c’est pas la peine de nous cracher ton vocabulaire de riche à la figure. Ticho, arrête d’insulter les autres. Et toi, Gontran, si tu te vantes encore une seule fois, je te montre la puissance de mon Pokémon dans la face.

Un silence stupéfait suivit ses mots. Il fut rompu par la voix robotique de Jack :

—ET MOI, PROTOTYPE IA RX 5226 ?

—Toi, tu continues à la boucler, c’est très bien comme ça.



***


Phare-Wesse-Teuh était déjà derrière eux.

Le groupe avançait en silence. Antoine avait facilement convaincu ses compagnons de cesser leurs chamailleries. Ou alors la menace de Keunotor y était peut-être pour quelque chose.

La terre, aride, devint un peu plus fertile. Des arbres réapparurent après une heure de route monotone, puis de petites rivières. Ticho dormait à moitié, perché près de Jack au sommet du sac à dos d’Antoine.

Il fut réveillé violemment quand un bruit métallique attira son regard sur le chemin qu’ils suivaient ; une dizaine d’hommes armés de sabres laser leur faisaient face.

Antoine s’arrêta et ses amis se figèrent, pris au dépourvu. Sire Gontran, soi-disant vaillant guerrier comme il l’avait déjà dit, se mit à trembler.

L’un des hommes armés d’un sabre-laser s’avança :

—Oyé oyé, gente populace ! Nous sommes des combattants DJ !

—Jedi, vous voulez dire ? Demanda Ticho, las.

L’homme fronça les sourcils et regarda ses amis armés :

—Euh, non… DJ.

—Ok, ok, tichôôô. Vas-y, continue ton discours, avant qu’on t’écrase.

Le combattants DJ toussota et reprit :

—Oyé oyé, gente populace ! Nous sommes des combattants DJ ! Si vous vous rendez, nous vous prendrons votre argent et vous objets de valeur sans vous faire de mal ! Alors rendez-vous, ou vous allez le regretter amèrement !

Antoine soupira et sortit sa Pokéball :

—Bon. Je vous retourne le conseil. Dégagez ou alors je vous dégomme.

—Nous sommes des combattants DJ ! Nous ne pouvons être dégommés, étrange voyageur !

Antoine lança sa Ball. Ticho ricana :

—Que la force soit avec vous, bande de nazes !

La suite fut un déchaînement de sons et de lumière. Les compagnons d’Antoine regardèrent la scène sans bouger, impatients de pouvoir continuer à avancer.
Une minute plus tard, Keunotor trottina tranquillement vers son maître et retourna dans sa Ball, en laissant derrière lui un terrain brûlé, dépourvu de toute trace de vie. Des combattants DJ fuyaient en courant à travers la plaine.

Gontran se pencha pour ramasser un des sabres laser abandonnés par ces mercenaires inattendus. Il leva l’arme, dont la lame cylindrique et brillante était jaune dorée.

—Jolie épée, Dit-il. Je la garde en compensation pour le retard que ces brigands ont occasionné.

—Si ça se trouve, ça va te donner un peu de style, tichôôô. Ce serait pas du luxe.

Le groupe repartit nonchalamment, chacun rêvant de dormir dans un lit confortable après cette rude journée de marche dans la vallée.



***


—Regardez, on y est ! Lâcha Antoine.

La nuit tombait. Une grande ville brillait au loin dans la semi-obscurité.

—C’est un endroit important dans le coin, Expliqua le garçon. On pourra se reposer dans une auberge et partir demain pour l’à-pic Pic-Pic. Nous y sommes presque !

Les autres lâchèrent des « ouaiiiis » faussement enthousiastes, exténués qu’ils étaient d’avoir marché toute la journée sans s’arrêter. Gontran était peut-être le seul à être un peu motivé. On aurait dit qu’il s’agissait de sa première quête.

Il brandissait son sabre laser jaune et donnait parfois des coups dans le vide en se murmurant des compliments à lui-même. Julie se décala vivement sur le côté alors qu’il dégainait son épée dans sa direction :

—Fais gaffe !

—Je vous demande pardon, damoiselle.

—Tu vas finir par tuer l’un d’entre nous, avec ce truc, Lâcha la jeune fille.

—J’en suis navré à l’avance.

Antoine les interrompit.

—Je paye les chambres, ok ? Ticho, tu préfères dormir dans la même que moi ou je dois t’acheter une cage à oiseaux ?

Ticho s’ébroua, indigné :

—Tu te fiches de moi ? Une CAGE À OISEAUX ?

—Au pire, je te laisse dormir avec Gontran.

—Hors de question ! Je dors avec toi. Un perchoir me suffira. Ou même un dossier de chaise.

—Tant mieux. Tu rentreras par la fenêtre une fois que je serais installé dedans. Comme ça, je ne payerai pas pour toi.

—Ok, tichôôô.

Le sabre laser de Gontran frôla le sac d’Antoine. Jack s’affola :

—LE CHEVALIER A FAILLI DECOUPER MES CIRCUITS !

Antoine se tourna vers Gontran, qui s’amusait avec sa nouvelle arme :

—Bon, toi.

—Oui ?

—Arrête un peu avec ton joujou lumineux. On est bientôt arrivés.

—Bien sûr. Je ne faisais que m’entraîner. Veuillez accepter mes excuses si vous avez été importunés.

Ticho soupira. Il soupira de plus belle quand ils passèrent près du panneau de la ville.

—« Lépoz-ssécoul ». Dit Antoine. La ville qui contient le plus d’endroits où dormir dans tout Krénios ! Vous n’y trouverez probablement aucun Ronflex ni aucun Dodoala ! Par contre, les Vigoroth pullulent, alors faites attention où vous marchez !

—Comment ça ? Demanda Ticho. Je ne suis pas concerné puisque je vole, mais…

—Les Vigoroth dorment par terre, crétin, Répliqua Julie. Évite de lâcher une fiente sur eux, c’est tout !

—Je sais viser ! S’énerva Ticho.



***


Une armée entière de Magicarpe rôdait en haute mer, dans l’obscurité.

Seules la lune et les étoiles les guidaient dans leur trajet, tel un banc d’Ecayon affamés.

Le Roi Magicarpe — alias Michel — nageait en tête de la vaste troupe.

Leur objectif ?

Trouver un navire et le couler, afin de noyer ses occupants.

Ils n’avaient rien trouvé depuis des jours.

—Tentons notre chance du côté de l’A-pic Pic-Pic ! Hurla le Roi Magicarpe.

Ses troupes l’acclamèrent et ils changèrent de cap pour aller vers une mer plus calme et plus mystérieuse.



***


L’Île des Origines était paisible, alors que la nuit la recouvrait de son vaste manteau brumeux.

Au fin fond d’un donjon truffé de pièges et d’épreuves se trouvait une salle immense, décorée de tapisseries bleues, rouges et jaune. Des piliers d’argent, d’or et de cristal soutenaient un plafond si haut qu’il semblait défier les lois de la pesanteur. Une colossale statue siégeait au fond de la pièce, incrustée de rubis, de saphir et d’émeraude.

Sur la gauche de la pièce, la sol était fait en diamant, alors que la droite était couleur perle et que l’allée centrale semblait constituée d’un platine mordoré et luisant.

Un damier noir et blanc accueillait en son centre un piédestal où étaient dessiné une lune et un soleil qui s’affrontaient du regard.

Sur ce piédestal, un coffre.

Dans ce coffre, une recette ultime scellée dans un tube de verre.

La recette du cookie au miel d’Apireine.

Elle se faisait chier depuis un sacré bout de temps dans ce trou perdu !