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Le destin des Primordiaux de Malak



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Informations

» Auteur : Malak - Voir le profil
» Créé le 13/03/2016 à 08:02
» Dernière mise à jour le 04/08/2019 à 10:29

» Mots-clés :   Action   Aventure   Cross over   Présence de Pokémon inventés   Science fiction

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Chapitre 11 : Le Solerios de l'eau
La Source de l’Infini : elle permettait à celui qui la touchait de posséder un corps capable de repousser la mort. À ma connaissance, seules deux personnes dans toute l’Histoire de l’humanité en ont bénéficiée. L’une d’elle fut mon professeur… et mon pire ennemi.



*****



Bertsbrand avait quitté Fubrica via son jet privé, direction Kalos. C’était la prochaine étape de ses rencontres avec ses fans. La région Kalos avait eu des problèmes il y a six mois. Des espèces de terroristes avaient attaqué sa capitale, Illumis, et ça avait eu pour conséquence la destruction de la célèbre Tour Prismatique, en plus de centaines de morts. Bertsbrand avait à cœur de redonner le goût de la vie aux gens dans le malheur ; et quoi de mieux pour ça que la lecture de ses livres super swag et la rencontre avec leur fabuleux auteur ? Oui, Bertsbrand était source d’harmonie et de joie partout où il passait, et ça, c’était le véritable pouvoir du swag !

Il était en train de déguster des cerises servies dans une assiette en or massif, tout en regardant le défilement du ciel à travers le hublot, le tout affalé sur une immense bouée qui flottait dans son jacuzzi. Car oui, il avait un jacuzzi dans son jet privé. Un bien grand, avec dedans plusieurs Pokemon aquatiques assez rares. À ses cotés, Marie-Eglantine somnolait. Comme c’était bon de se relaxer ainsi durant le voyage entre deux régions ! Car oui, le métier de superstar superswag n’était pas de tout repos, loin de là !

- Mais j’endure, se dit Bertsbrand à lui-même. J’endure cette vie de dur labeur, car je suis Bertsbrand après tout…

Il était assez satisfait de son passage à Bakan. Entre le prix des dédicaces et des serrages de mains, ainsi que la vente de milliers d’exemplaires de ses livres, il avait récolté environ six cents mille Pokédollars, soit de quoi rembourser amplement le voyage. Et le petit bonus, ça avait été le duel contre ce champion d’arène de Kanto avant de partir, qui a ravivé sa popularité dans le cercle des fans de combats Pokemon. Ça avait aussi permis à Marie-Eglantine de faire un peu d’exercice. Elle en avait besoin.

- Dites mes braves, dit Bertsbrand à voix haute, j’aimerai bien une coupe de champagne.

Il s’adressait à ses membres d’équipage, qui pouvaient l’entendre de la cabine de pilotage grâce à des micros intégrés à la pièce. Très vite donc, Bertsbrand entendit la porte derrière le jacuzzi s’ouvrir et quelqu’un s’approcher de lui.

- Monsieur Bertsbrand, votre coupe.

Bertsbrand sursauta à un tel point qu’il failli tomber de son tapis gonflable. La voix… c’était clairement celle d’une femelle ! Et en effet, quand il posa son regard sur la personne venue lui apporter son champagne, c’était bien une hôtesse de l’air.

- OH NO !! Hurla Bertsbrand. What does that mean ?! Que fait donc une femelle sur MON jet privé ?! BRIANNNN !

Le premier des agents de Bertsbrand - le seul dont il connaissait le nom d’ailleurs - arriva en courant dans la salle.

- Brian, qu’est-ce que c’est que ça, je vous prie ?! S’écria Bertsbrand en désignant la pauvre hôtesse du doigt comme si c’était une infâme créature.

La jeune femme, effrayée, ne parut pas comprendre ce qu’on lui reprochait. Brian, un grand gaillard chauve à costume et lunettes de soleil noires, se rependit en excuse.

- Toutes nos excuses, monsieur Bertsbrand ! C’est que votre pilote habituel est parti à la retraite, et on a dû le remplacer. Comme il travaillait de pair avec cette hôtesse, qui est sa femme, nous avons été obligés de la prendre aussi. J’ai pourtant bien dit à l’équipage de ne jamais la faire sortir en votre présence, mais…

- C’est inacceptable, Brian ! Fit Bertsbrand en tapant du poing sur l’eau et en s’éclaboussant lui-même. Je me contrefiche de qui est le pilote, mais je ne veux pas de femelle qui sert dans mon jet ! Rendez-vous compte enfin ! Elle va polluer mon espace vital de swagitude !

- Oui monsieur, je suis profondément désolé monsieur, ça ne se reproduira plus monsieur.

- Il y a intérêt. En attendant, tout mon avion a été contaminé. Dès notre arrivée à Kalos, il devra être lavé de fond en comble !

- Oui monsieur, ce sera fait monsieur.

- Et dégagez cette femelle d’ici ! Sa vue m’indispose. On a des parachutes ici non ?

- Certainement monsieur.

Sans comprendre ce qui lui arrivait, la pauvre hôtesse gémissante fut agrippée par deux des armoires à glace de Bertsbrand tandis que Brian lui passait de force un parachute. Puis on l’amena à l’arrière tandis qu’elle sanglotait et se débattait, on ouvrit la porte et on la jeta dans le vide. Alors seulement Bertsbrand put se remettre à respirer, son cœur retrouvant peu à peu un rythme normal. C’est qu’elle lui avait fait peur, cette femelle stupide, à s’approcher de lui comme ça ! En plein dans son jacuzzi en plus !

- Tssssss, de pire en pire le personnel, hein, Marie-Eglantine ? Toi, tu es bien la seule femelle qui a le droit d’être à mes cotés.

Bertsbrand lui gratouilla amoureusement la tête quand une secousse de l’avion le fit se renverser et tomber dans l’eau. Outré, il refit surface en crachotant.

- C’est un vrai scandale ! Clama-t-il. Si le pilote ne sait pas conduire correctement, mettez-lui à lui aussi un parachute et expédiez le par-dessus bord !

Bertsbrand s’attendait à voir Brian déboulait avec ses plus plates excuses, mais personne ne vint. La star fulmina. Il n’avait pas l’habitude d’être ignoré ainsi. Sortant de son jacuzzi, il enfila sa serviette de bain en marmonnant des menaces.

- Il va bientôt y avoir quelques licenciements économiques dans mon entourage…

Pour toute réponse, l’avion connut une nouvelle secousse, comme un choc d’air, et Bertsbrand se retrouva par terre, les fesses endolories. L’avion semblait se pencher en avant furieusement.

- Oh no ! Pesta-t-il. Là c’est trop… BRIANNNNN !

La porte de la cabine s’ouvrit enfin, mais ce n’était pas Brian. Bertsbrand resta un moment interloqué par ce qu’il vit devant lui, se demandant s’il n’hallucinait pas. C’était une créature vaguement humanoïde, avec un corps qui semblait être totalement fait de métal. Il était d’un bleu sombre, et diverses chaînes pendouillaient autour de son corps. Sa tête aux yeux jaunes était celle d’un rapace. Bertsbrand put voir derrière la créature métallique des silhouettes allongées au sol, et du sang couler. Du sang qui maculait également le corps de l’entité mécanique.

- Ohhhhhh my god… murmura Bertsbrand.

Bertsbrand n’était pas lent d’esprit. Il avait compris que cette… chose avait réussi à s’introduire dans son jet privé, et avait assassiné tout son équipage. Et ça, c’était pas swag, mais alors pas swag du tout ! Bertsbrand tenta néanmoins de retrouver contenance, déjà en se relevant, en repassant sa serviette et en faisant signe à Marie-Eglantine de venir à ses cotés. Il n’était pas plus inquiet que ça. Marie-Eglantine était invincible, quel que soit l’adversaire. Ce n’était pas la première fois qu’on tentait d’agresser Bertsbrand. Une fois, il avait fait les frais d’une tentative d’enlèvement par des fans déchaînés, et Marie-Eglantine l’avait sauvé. Cependant, le regard froid et informatique de cette horreur le rendait nerveux.

- Q-qu’est-ce que tu es, toi ? Demanda bravement Bertsbrand. Sais-tu au moins quel appareil tu as attaqué ? Sache, que tu sois Pokemon, droïde ou humain en armure, que JE suis Bertsbrand !

- Je suis l’Akyr Argousin, de Seconde Classe, répondit la créature d’une voix tout aussi mécanique que son apparence.

- Eh bien moi, j’ai toujours été de première classe, répliqua Bertsbrand. Même d’une classe au-delà de la première !

- Voici la situation, humain. J’ai éliminé ton équipage, et ton appareil volant ne va pas mettre longtemps à se crasher. Je te sauve la vie si tu me donnes le Solerios que tu caches, immédiatement.

Bertsbrand n’avait aucune idée de quoi ce robot à tête de piaf parlait.

- Un Solerios ? Qu’est-ce que c’est que ces foutaises ?

- Inutile de nier. Je peux le sentir. Il est dans cet appareil, tout proche.

- Je pensais que c’était moi que tu étais venu enlever. J’ai bien plus de valeur que ton « Solerios », quoi que ce soit.

- Vraiment ? Fit l’Akyr, intéressé. Peut-être bien, vu que tu possèdes un Solerios. Je devrais peut-être te ramener sur Atlantis. L’Akyr Cerebro sera ravi d’avoir un nouvel humain sur lequel travailler.

Bertsbrand n’aimait pas ça. Ces gars-là voulaient « travailler » sur lui ? Comptaient-ils s’approprier sa puissance swag à l’aide d’expériences maléfiques ? Ou bien tenteraient-ils de le cloner pour disposer d’un Bertsbrand à eux ? Impensable ! Le swag de Bertsbrand n’était qu’à lui, et il ne pouvait qu’être unique !

- Marie-Eglantine, endors cet insolant ! Ordonna-t-il. Bâillement !

La Parecool ne se fit pas prier. D’ailleurs, elle aurait baillé sans l’ordre de son dresseur, tellement la situation actuelle - qui comprenait pourtant un robot parlant et un risque de crash - avait l’air de l’ennuyer.

- Ah ah, triompha Bertsbrand. Te voici face à la toute puissance du Bâillement ultra méga swag de ma chère Marie-Eglantine ! Plonge dans le sommeil en sachant que je vais te balancer hors de mon avion !

Mais après dix secondes, il était clair que l’Akyr n’avait nulle envie de dormir. Bertsbrand se prit la tête entre les mains et ouvrit grand la bouche de façon théâtrale.

- Holy shiiiiit ! Pourquoi ? Pourquoi tu n’es pas tombé endormi sous le Bâillement ultra méga swag de Marie-Eglantine ?!

- J’ignore ce qu’est « dormir », humain, expliqua l’Akyr Argousin. Je ne connais que « être en veille » quand je dois économiser de l’énergie. Et je ne vois pas pourquoi le bâillement de ton Pokemon devrait m’y pousser.

L’Akyr lança ses chaînes sur Bertsbrand, qui, mues par un pouvoir magnétique en provenance de leur maître, s’enroulèrent autour de l’humain tandis qu’il poussait un cri pitoyable.

- Maaaaaarie-Eglannnnntine ! Help me !!

Le Parecool se gratta la tête, cligna des yeux, bailla, puis retourna faire un somme.

- OH NOOOOOO ! Cria Bertsbrand.

- Maintenant, parle, humain, ordonna l’Akyr en attirant Bertsbrand jusqu’à lui. Où se cache-t-il ? Le Solerios du Seigneur Memnark ? Qu’une telle puissance soit aux mains des humains serait un blasphème pour lui !

- A-attendez… balbutia la star, affolée. Je… je ne sais vraiment pas ce qu’est un Solerios, mais on peut s’arranger autrement hein ? Tenez mon vieux, je vous offre la collection complète de mes romans, tous dédicacés, et vous me laissez tranquille hein ?

De dépit, l’Akyr jeta Bertsbrand contre la cloison, et entreprit de retourner toute la pièce, de vider tous les meubles. Bertsbrand retint un gémissement quand il vit le robot piétiner les cadres dans lesquels se trouvaient ses nombreux prix et médailles littéraires, mais quand l’Akyr déchira en deux le T-shirt à l’effigie de lui-même, il poussa un hurlement.

- NoOoOoOoOoN ! Le T-shirt de moi-même ! C’était un modèle unique !!

Finalement, l’Akyr cessa son saccage, quand il trouva apparemment ce qu’il cherchait. Délicatement, et avec le plus grand respect, il empoigna le médaillon de Bertsbrand, posé non loin de ses habits. La Perle de l’Océan, l’énorme saphir parfaitement rond que Bertsbrand portait toujours sur lui depuis qu’il l’avait gagné.

- Le voici… jubila l’A kyr. Le Solerios de l’eau…

Bertsbrand était perplexe. Certes, cette perle bleue devait avoir une sacrée valeur, mais Bertsbrand ne lui avait jamais trouvé un quelconque pouvoir.

- C-c’est ça, votre Solerios ? Balbutia-t-il. C’est juste une pierre précieuse… et elle ne devient swag que si je la porte !

- Ignorant humain primitif ! C’est l’un des cinq Solerios ; chacun d’entre eux contient en lui la puissance d’une étoile en train d’exploser ! Ce que tu as devant toi, c’est la reproduction miniature d’une supernova élémentaire !

L’Akyr Argousin regarda avec la pierre avec une vénération évidente.

- Avec celle-ci, le Grand Forgeron en aura trois. Plus que deux, et plus rien en cet univers ou dans les autres ne pourra l’arrêter.

Bertsbrand tenta de ramener la conversation sur un terrain qu’il maîtrisait :

- Euh, dites, ce Grand Forgeron là, c’est votre supérieur ? Si vous me laissiez le rencontrer, je suis sûr qu’il sera charmé et envouté par le swag continuel qui se dégage de moi, et donc…

L’Akyr Argousin, à ce moment, dut se demander s’il devait tuer cet humain absurde sur le champ. Mais il s’était déjà assez souillé avec le sang de l’équipage. Il préféra donc laisser cet humain mourir quand son appareil volant, privé de pilote, s’abîmera au sol. L’Akyr explosa donc la paroi de l’avion et sauta sans un mot, le Solerios pressé contre lui. Bertsbrand fut au même moment happé par la terrible rafale d’air qui s’infiltra dans la pièce maintenant que l’avion était ouvert en plein vol. Ou en pleine chute, plus précisément.

Marie-Eglantine était en train de se faire aspirer par le trou que ce robot avait ouvert, et également tous les bibelots, posters et vêtements de la salle à l’effigie de Bertsbrand. Bien que ce fut avec une blessure béante au cœur, Bertsbrand attrapa son Pokemon et laissa le reste s’envoler. Puis il se rendit avec effort jusque dans le cockpit, où les corps des deux pilotes se trouvaient, terriblement lacérés. C’est la première fois que Bertsbrand voyait des cadavres, et le choc lui fit pousser un cri strident de femme.

- HIIIIIIIIIIII ! HOLY SHIT ! Ils sont mourus ? Oh my god, ils sont vraiment mourus ?!

Mais Bertsbrand eut un souci plus pressant : l’avion ne cessait de perdre de l’altitude, et la terre ferme n’était plus très loin. Et Bertsbrand avait beau être un monstre de swagitude, il ignorait tout de la façon dont se pilotait un pareil engin. Il y avait des leviers et des boutons partout, mais aucun voyant avec écrit dessus « atterrissage d’urgence » ! Bertsbrand se reprit la tête entre les mains.

- Oh no ! Je suis trop swag pour mourir !

Bertsbrand songea à trouver et à enfiler un parachute, mais il ignorait où ils se trouvaient, si toutefois ils n’avaient pas été aspirés dehors, et de toute façon, le temps qu’il comprenne comment se l’enfiler, ce serait trop tard. Faute de mieux, il entreprit de toucher à tous les boutons et à tous les leviers, jusqu’à actionner involontairement la radio.

- …ka …toire… situa… grésilla-t-elle.

- HELP ! Hurla Bertsbrand à travers le combiné. Qui que vous soyez, help me ! Je vous dédicacerais plein de mes romans !

- Ici le central aérien de Bakan, reprit la voix dans la radio. Appareil Lubies Plane II, votre trajectoire est inquiétante. Quelle est la situation à bord ? Avez-vous besoin d’assistance ?

Bertsbrand adressa une courte prière de remerciement à l’illustre dieu du swag qui avait fait que l’avion se situe encore dans l’espace aérien de Bakan.

- C’est moi ! S’écria-t-il. Moi, Bertsbrand, l’unique ! Mon avion hyper swag n’a plus de pilote et prend l’air ! HELP ME !

- Deux escorteurs de la Confédération sont derrière vous. Veuillez suivre mes instructions pour maintenir votre engin en l’air. D’abord, que s’est-il passé ?

- Oh my god, j’ai été attaqué par un robot fou avec des chaînes qui a tué mon équipage. Il ne s’est pas endormi malgré le bâillement ultra méga swag de Marie-Eglantine, puis il a déchiré mon T-shirt de moi-même et m’a volé ma Perle de l’Océan pour le compte d’un forgeron qui veut conquérir l’univers !

Moment de silence. Puis :

- Veuillez répéter ?


***


Erend et Ladytus observaient derrière la vitre du laboratoire la dizaine de scientifiques et de techniciens qui étaient en train d’étudier l’Akyr Récolteur que leur avait ramené le groupe de Syal dans le nord. Il était en pièces détachées, mais pouvait toujours gémir et se plaindre de son traitement. Bien sûr, avant de le confier à cette horde de savants qui ne demandaient qu’à le disséquer, Erend avait bien pris soin de l’interroger. Ça n’avait pas été bien difficile. Cet Akyr géant semblait ravi de partager son savoir pour le seul plaisir de montrer sa supériorité à des humains primitifs et ignorants.

En résumé : l’endroit où Syal, Leaf et les autres étaient allés sous la glace il y a quatre ans était bel et bien la cité perdue d’Atlantis, et regorgeait d’Akyr qui s’étaient récemment tous éveillés à cause des recherches de l’Institut Archéologique. Ces Akyr étaient dirigés par un certain Akyr Propagateur, qui voulait étudier les humains de cette époque et retrouver des artefacts du nom de Solerios avant le retour du Grand Forgeron sur Terre. Ce Grand Forgeron, du nom de Memnark, serait un alien de la race très ancienne qui a bâti Atlantis : les Primordiaux. Les Akyr étaient sa création, de même que les trois Dieux Guerriers. Memnark voulait gouverner l’univers, et avait besoin pour cela des cinq Solerios, des orbes à la puissance sans limite. Et ce Memnark allait apparemment bientôt arriver sur Terre avec une armée d’Akyr.

Bah oui, ça coulait de source…

- On nage en plein délire de films de SF là, marmonna Erend à son amie Pokemon. Et ça juste après le délire de films d’héroic-fantasy avec Cinhol. La vie de Sauveur du Millénaire n’est pas de tout repos…

- L’univers est vaste, répondit Ladytus avec son ton sage coutumier. Les humains pensaient-ils vraiment être seuls dans toute cette immensité ?

- Je crois qu’on l’espérait, en fait. Les humains aiment leur petit confort et leurs petites habitudes. Je sais pas trop comment ils réagiraient si je leur annonçais qu’on va bientôt faire face à une invasion extraterrestre.

- Eh bien, d’après ce que j’ai compris, ces Akyr ne sont pas vraiment des extraterrestres. Ils ont été construits par le Grand Forgeron quand il se trouvait encore sur Terre.

- Oui, tout comme notre bon ami ici présent…

Erend prit une de ses Pokeball et fit justement sortir ce bon ami : Triseïdon, le Dieu Guerrier de l’Eau, à l’apparence d’une licorne mécanique.

- Un cousin à toi ? Lui demanda Erend en désignant l’Akyr Récolteur.

Même si Triseïdon, qui était fait de métal, ne pouvait donc changer l’expression de son visage, Erend était sûr de pouvoir lire le dégoût dans ses yeux. Sa voix profonde et métallique retentit dans la pièce.

- Je n’aime pas être comparé à ces créatures. Nous avons le même créateur, mais c’est tout. D’où elle sort ?

- Apparemment, du même endroit où Zayne t’avait trouvé. La Cité Perdue d’Atlantis, sous la glace du Glacier Infini. Ces créatures se seraient réveillées en masse, et se baladent tranquillement dans notre région en ce moment même.

Vu que Mercutio Crust avait bien géré ce gros lard d’Akyr Récolteur, Erend comptait beaucoup sur lui et sa sœur pour s’occuper de ces espèces d’insectes mécaniques, mais à deux seulement, ils auraient du mal, surtout si les Akyr d’Atlantis étaient aussi nombreux que l’avait dit l’Akyr Récolteur. Et ça, c’était sans compter ceux que Memnark allait amener avec lui en arrivant ici. Comme justement Erend savait que Triseïdon avait éliminé l’Akyr Ailé pour protéger Zayne quatre ans plus tôt, il comptait donc aussi sur son Pokemon.

- Memnark a jadis gouverné ce monde grâce à ses Akyr, dit Triseïdon. Même les Dieux Pokemon étaient impuissants face à eux.

- Et toi et tes deux frères, vous étiez de quel coté au juste ?

Triseïdon aurait pu se sentir insulté de la question, mais il répondit simplement :

- Nous n’avons pas pris part à cette lutte. Nous avions fondé notre propre Empire de Pokemon Acier très loin du royaume de Memnark. Comme les humains étaient la matière première pour la création de ses Akyr, il n’avait aucun intérêt à s’en prendre à un pays entièrement composé de Pokemon.

- Bon, je reformule : de quel coté serez-vous aujourd’hui, quand Memnark reviendra ?

- Le Grand Forgeron nous a créés, mais nous n’avons aucune loyauté pour lui, expliqua Triseïdon. Quand il nous a conçus, il était encore sain d’esprit. Nous étions des cadeaux pour Mew et les autres Dieux Pokemon qui ont bien accueilli les Primordiaux à leur arrivée sur Terre. Nous resterons fidèles à nous-mêmes, et à nos maîtres.

- Ça me fait grand plaisir de l’entendre, avoua Erend avec un sourire. Je compte donc sur toi pour nous aider à combattre ces choses si nécessaire.

- Je le ferai bien sûr, si tel est ton désir, mais tu dois savoir une chose, Erend : même un Pokemon Dieu Guerrier aura ses limites face aux créations de Memnark. Nous sommes constitués de Vifacier, alors que les Akyr sont un alliage des trois métaux légendaires. J’ai bien réussi à éliminer l’Akyr Ailé, parce que tes camarades l’avaient déjà bien affaibli. Face à un Akyr de Seconde Classe optimal, je ne suis pas sûr de l’emporter. Et face à un de Première Classe, c’est perdu d’avance.

- Eh bien c’est joyeux tout ça…

- Celui qu’il faudrait pour lutter efficacement contre le Grand Forgeron et ses armées, ce serait notre ancien empereur.

- Un empereur ? S’étonna Ladytus. Lequel ?

- Le nôtre. Celui des Dieux Guerriers. Celui qui a fondé l’Empire Texteel il y a des milliers d’années, et qui a affronté les Mélénis et les humains dans l’une des plus grandes guerres de l’Histoire.

- Un Pokemon donc ? Résumé Erend. Un d’assez balèze pour faire des trois Dieux Guerriers ses serviteurs ?

- Il est comme nous. Un Pokemon Acier transformable. Il a été créé bien après nous, mais il est bien plus évolué. Son corps est un parfait équilibre entre les trois métaux légendaires. C’est le chef des Dieux Guerriers, Excalord.

Avant qu’Erend n’ait pu poser plus de questions à son propos, son comlink bipa dans sa poche.

- Igeus, j’écoute.

- Monsieur, ici l’avant-garde aérien de la flotte de surveillance de la Confédération. Nous avons secouru un appareil civil en détresse qui a manqué de se cracher. Son occupant est un homme assez célèbre, un certain Bertsbrand, venu en séjour à Bakan.

- Et alors ? S’impatienta Erend.

- Eh bien… Il tient des propos assez bizarres sur ce qui l’aurait attaqué. Une histoire de robot tueur… Je crois que vous devriez l’entendre.