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Garou de GalloViking



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Informations

» Auteur : GalloViking - Voir le profil
» Créé le 20/02/2014 à 23:15
» Dernière mise à jour le 21/03/2014 à 22:15

» Mots-clés :   Présence d'armes   Présence de transformations ou de change   Région inventée   Science fiction

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Rébellion
Je me réveillai de manière inhabituelle au milieu de la nuit. Ce n'était ni du à un quelconque mauvais rêve ou aucun cas de conscience. En réalité, quelqu'un s'apprêtait à rentrer dans ma cabine, et je m'étais réveillée instinctivement. Qui pouvait bien venir à cette heure-là ? Je dormais depuis quelques heures seulement et il n'y avait aucune raison pour que quelqu'un vienne me voir.

Craignant le pire, je me cachai en me plaquant contre le porte en métal qui permettait de sortir de mon bloc. En même temps que la porte s'ouvrit et que l'inconnu pénétrait dans la salle, les lumières s'allumèrent, alors qu'elles auraient du rester éteintes jusqu'au lendemain.

« On dirait que c'est vide, ici... Ils se sont peut-être trompés. Tant mieux, je pourrais être au calme. »

Il s'agissait d'une voix masculine. En l'entendant, mon pouls accéléra sans que je sache pourquoi. Lorsqu'il eut fait quelques pas, j'entendis le raclement des pieds de la chaise sur le sol. L'inconnu s'était assis et allait certainement rester ici pendant quelques temps... Si il était venu me chercher il l'aurait déjà fait, alors je sortis de ma cachette de fortune et m'approchai de la vitre pour l'observer. Il s'agissait d'un scientifique d'une trentaine d'années que je n'avais encore jamais vu. Sa tenue était d'une couleur différente de celle des autres: elle était bleue turquoise et non blanche. Je me doutai qu'il était très haut dans la hiérarchie, d'où l'allumage des lumières à son arrivée. Un élégant stylo à plume dans la main, il écrivait dans un cahier, qui semblait plus journal intime qu'agenda. Alors qu'il écrivait, il finit par me remarquer. Il arrêta instantanément d'écrire et me regarda fixement, dans les yeux.

« Te voilà enfin. »

Hypnotisée par son regard imposant, je ne pouvais que faire de même. Mais dans ces yeux se lisait surtout un mélange de tristesse, de mélancolie, et d'incertitude. Alors, il se leva, et s'approcha de moi. Il murmura :

« Mon dieu... Mais qu'est-ce que j'ai bien pu te faire ? Tu ne mérites pas cela, personne ne le mérite... »

Que voulait-il dire par là ? Je le voyais pour la première fois. Il me fixait toujours dans les yeux, comme si il cherchait à y lire quelque chose. Quelques instants plus tard, il détourna vivement son regard de moi et retourna vers la table. Il recommença à écrire, de manière plus frénétique qu'avant. Alors, ne tenant plus, il abattit d'une manière violente son poing sur la table en poussant un hurlement. Son changement d'humeur soudain me fit sursauter et j'allai me réfugier au fond de ma petite pièce blanche, apeurée. Alors, il se retourna une nouvelle fois vers moi, et continua :

« Tu n'as pas être effrayée. Tu n'y es pour rien. Je suis le seul en cause ici ! Si seulement tu savais toutes les horreurs que j'ai pu commettre en acceptant de venir travailler dans ce laboratoire ! Tout est de ma faute ! »

De plus en plus inquiète, j'écoutais ce que l'homme disait. Embarqué dans une sorte de folie, il continua :

« Tout ce que je voulais faire, c'était continuer à étudier le métabolisme des Pokémon. Je n'avais jamais demandé à devenir l'horreur tel que je le suis maintenant ! Tout ce qui arrive ici, tout est de ma faute, tout est de ma faute. Je ne suis qu'un monstre, je ne suis qu'un monstre... »

Tout en continuant de répéter cette dernière phrase, il écrivit encore quelques mots dans son journal, et, poussant un nouveau cri, il l'envoya de toute ses forces voltiger contre une étagère. Sur ce, il sortit de la salle en courant, avec un regard dans les yeux qui indiquait qu'il avait un but bien précis en tête. J'étais complètement déstabilisée par ce qu'il venait de se passer. D'abord, cette homme qui surgit au milieu de la nuit, de nul part. Ensuite, que voulait-il dire ? Il semblait culpabiliser, comme si il venait, en me voyant, de prendre conscience qu'il avait commis une erreur gravissime. Et je ne comprenais pas du tout quoi.

Peu de temps après, quelque chose se passa dans le laboratoire. D'abord, absolument toutes les lumières s'éteignirent. Il n'y avait même plus les petites lumières vertes qui indiquaient l'emplacement des portes. Puis, moins d'une minute après, toutes les lumières se rallumèrent... Et les portes s'ouvrirent. Toutes. La porte de la salle aussi bien que la porte de ma cellule. Je venais de comprendre ce qu'il venait de se passer. L'homme qui était là à peine quelque minute avant venait de libérer tous les sujets de laboratoire dans sa crise de folie. Ainsi, le Sujet 18B avait vraiment raison. Un désastre se produisait vraiment en ce moment même : tous les sujets saisirent cette aubaine pour sortir de leur cage et semer le chaos. Il ne fallut pas attendre longtemps avant que des hurlements sauvages ne commencent à retentir un peu partout dans les couloirs, suivis de coups de feu. L'extérieur de ma cabine était devenu un enfer. De nombreux scientifiques étaient certainement resté pour travailler dans le laboratoire et étaient entrain de se faire attaquer, et les gardes faisaient leur possible pour les défendre. D'ailleurs, il ne fallut que peu de temps avant qu'une sirène stridente ne se mette à sonner. Le son était si aiguë qu'il aurait presque pu me faire devenir folle, et, me jetant sur mon lit m'allongeant pour essayer de ne plus l'entendre, je finis par perdre connaissance tant le son était insupportable.

Lorsque je me réveillai, le son avait cessé. Le laboratoire était plongé dans le noir et les portes étaient toujours ouvertes. Rapidement habituée à l'obscurité, je n'étais pas gênée pour voir dans le noir. Mais je ressentis aussi qu'une nouvelle menace était arrivée dans le laboratoire. Rapidement, au loin dans les couloirs, des crépitements d'armes à feu plus regroupés que les précédents se firent entendre. Des cris sauvages et des hurlements de douleur s'entendaient intervalles irréguliers, se rapprochant de plus en plus de moi. Ainsi, la rébellion se faisait décimer. Le son strident qui m'avait assommée avait certainement rendu incontrôlables et complètement fous les autres sujets du laboratoire, à un tel point que des renforts avaient été envoyés. Au fond du couloir, je finis par entendre des bruits de pas lourds. Ne sachant pas si les hommes armés avaient pour ordre de massacrer tout ce qu'ils rencontreraient dans les couloirs, je me cachai, terrorisée, sous mon lit. Quatre hommes passèrent devant ma porte. Rapidement, il passèrent une lampe torche pour vérifier que personne ne s'y trouvait, et ils ne me remarquèrent pas.

« RAS, déclara l'un d'entre eux. »

Et ils repartirent aussi rapidement qu'ils étaient venus. Alors que je me croyais sauvée, j'entendis une cinquième personne arriver. Comme les autres, elle passa une lampe torche pour vérifier que la salle était vide. Sauf que son attention fut attirée par quelque chose qui traînait sur le sol. Pénétrant dans la salle, l'homme se rapprocha de l'étagère, et ramassa le journal du scientifique qui était par terre. Alors, intrigué, il s'assit sur la chaise, déposa son lourd fusil d'assaut sur la table, et, une torche dans une main et le journal dans l'autre, il commença à le lire. De temps à autres, une rafale se faisait entendre au loin, et il tournait la tête, avant de recommencer à lire. Au bout d'une dizaine de minutes, alors qu'il avait presque terminé sa lecture, un grésillement se fit entendre. Rangeant le journal dans l'une des poches de sa veste, il utilisa sa radio et répondit :

« RAS de mon côté. J'ai trouvé quelque d'extrêmement intéressant, par contre. Affirmatif. Continuez à faire le ménage devant, je vais continuer à vérifier que rien n'a été oublié. Vous n'avez trouvé aucun scientifique en vie ? Tous les garous que vous avez rencontrés étaient devenus dingues ? Affirmatif. Attendez-moi près de l'ascenseur, je vous rejoint dès que possible. Terminé. »

L'homme se releva rapidement et récupéra son fusil posé sur la table, avant de repartir. Ainsi ils étaient à la recherche de survivants dans cet enfer carrelé. Comment une vingtaine de créatures auraient-elles pu venir à bout de tout le personnel du laboratoire ? Elles étaient si forte que cela ? Je me demandai ce qu'il avait appelé « garou ». Et si il s'agissait tout simplement de moi, de nous, des sujets de test de ce laboratoire ? Et pourquoi le journal du scientifique était-il si important à ses yeux ? Incapable de supporter plus longtemps le fait d'être caché sous mon petit lit, j'en sortis rapidement. Toute tremblante, j'hésitais à sortir de ma cellule. Et si je tombais nez à nez avec les militaires qui rodaient dehors ? Si jamais ils me fusillaient sans sommation parce qu'ils me trouvaient hostile ? Je frémis à cette idée. Pour me donner du courage, je ramassai la sacoche beige rangée dans l'armoire. Une fois sortie de ma salle, après quelques pas, j'eus un haut-le-cœur. Une odeur de sang très forte emplissait l'air. Hormis quelques traces rouges au sol, empreintes de pas des hommes armés qui étaient passés, tout paraissait pourtant normal... L'odeur venait de plus loin au fond du couloir. Ne sachant que faire, je décidai de suivre l'odeur. Cela devrait m'amener vers la sortie de ce cauchemar. Je n'avais pas de problèmes pour me déplacer dans la noir, car je voyais de manière nette ce qu'il y avait dans mon entourage immédiat. Alors, une fois du couloir, je tournai... Avant d'être confrontée à une vision d'horreur.

Non loin de la salle commune des scientifiques, beaucoup de cadavres jonchaient le sol. Les murs, le sol, et même le plafond étaient couverts de sang. Pour la plupart des cadavres lacérés et déchiquetés de scientifiques, je remarquai aussi quelques rares cadavres troués plusieurs balles dans la poitrine d'autres sujets tels que moi. Alors que j'étais tétanisée par la vision d'horreur et incapable de bouger, un bruit sourd se fit entendre non loin, venant de l'une des salles comme celle où j'avais passé quelques tests cliniques : celui d'une arme qui tirait de manière automatique. Le bruit des douilles qui tombaient sur le sol, un hurlement humain au milieu de grognements bestiaux, tout cela venait d'une salle proche. Puis le son cessa, et je commençai à craindre le pire.

Gardant mes yeux fermés pour ne pas céder à la panique en voyant tous les cadavres qui jonchaient les couloirs, je me guidais en écoutant le son de respiration saccadé qui avait remplacé le son du combat. J'arrivai finalement dans l'une des salle, où, rouvrant mes paupières, je vis, assis contre un mur et couvert de sang, le soldat qui détenait le journal du scientifique. Il était en très piteux état. Couvert de lacérations et incapable de se lever, il respirait très péniblement. Devant lui se trouvaient trois cadavres d'hybrides dont un que je reconnus sans peine : le chef, l'Ursaring, qui avait des traces de coups de couteau sur son corps en plus de nombreux impacts de balles. Le coup fatal était évident, car le couteau du soldat était planté dans sa gorge. Lui et deux de ses subordonnés avaient certainement pris le malheureux soldat par surprise et celui-ci avait réussi à survivre à l'embuscade de manière miraculeuse. Lorsque l'homme me remarqua il tendit de son seul bras valide - l'autre ayant reçu une violente lacération au niveau de l'avant-bras et faisant un angle anormal - son fusil d'assaut. Alors que je me recroquevillais sur moi-même à l'idée de ma faire tirer dessus, il ne se passa rien. L'homme me fixait et, abaissant son arme, parut soulagé.

« Dieu merci, je pensais qu'il s'agissait d'un autre de ces monstres. »

Le fait même de parler le faisait souffrir. De là où j'étais, je voyais bien que de sa blessure, le sang coulait à flot, et qu'il allait bientôt être complètement vidé. Alors,de manière à pouvoir me concentrer, j'essayai d'oublier ma peur et je m'approchai de lui, une seule idée en tête : lui sauver la vie. Les trois autres créatures étaient déjà morte, de toute façon. Et je ne pouvais rien y faire, même si j'étais triste pour elles. Alors que cet homme était toujours en vie, et il dépendait de moi. Sa vision embrouillée, il me prit sans doute pour l'une des scientifiques du laboratoire et se laissa faire. Me souvenant de ma leçon de la veille, je décidai que la priorité était de soigner son bras blessé, les autres blessures ayant été en partie essuyées par l'épaisseur de l'armure qu'il portait au-dessus de sa veste.

Rapidement, je fis ce que ma geôlière m'avait appris. Utilisant une paire de ciseau, je découpai sa veste pour que son bras soit nu, ce qui allait permettre de mieux nettoyer la blessure. Le sang saignait trop abondamment pour me permettre de nettoyer immédiatement. Le plus important était de l'empêcher de couler. Alors, je fis ce qui me parut le plus logique : un garrot. Lors de ma prise de sang, j'avais vu où était rangé le matériel nécessaire. En utilisant un tourniquet qui était rangé dans une étagère, je serrai le garrot le plus fort possible, espérant l'avoir posé correctement... Ce qui, j'espérais, allait limiter l'écoulement de sang. Le résultat fut satisfaisant. Ensuite, cherchant des bandages dans la salle, que je trouvai sans peine, je les imbibai d'un alcool fort de manière à désinfecter la blessure, et je les enroulai autour de son bras. Serrant les dents à un tel point que je crus qu'il allait les casser, l'homme ne cria pas. Une fois le bandage terminé, je constatai que son sang coulait toujours, mais beaucoup moins qu'avant. Il survivrait certainement quelques heures de plus... Alors, n'ayant rien d'autre à faire, je m'occupai de toutes les autres blessures superficielles que je pus.

Bien que je voyais très bien ce que je faisais, les yeux du soldat n'était pas aussi performants que les miens, et il ne voyait presque rien dans le noir. C'est sans doute la raison qui le poussa, de son seul bras qui en était capable, à ramasser sa lampe torche et à la pointer vers moi. Je reçus en pleine figure le rayon lumineux, et, surprise, je laissai échapper mon sac, me cachant les yeux. C'est à ce même moment qu'arrivèrent ses compagnons, inquiets de sa disparition. Alors que l'un d'entre eux pointait son fusil vers moi et me mettait en joue, l'homme blessé, encore par terre, intervint :

« -Ne tirez pas ! Elle n'est pas hostile. Regardez.
-Allez voir, demanda le soldat aux trois autres, refusant de baisser son arme.
-Hans est grièvement blessé, lui répondit l'un d'entre eux. Il n'aurait jamais pu faire ces bandages seul. »

Alors que je reculais lentement, l'homme baissa finalement son arme et s'approcha de moi. Me cachant timidement le visage derrière ma sacoche beige que je venais de ramasser, j'étais peu rassurée. Alors il répondit :

« -On nous a demandé de ramener tout ceux que nous pouvions, non ? Alors toi, le garou, tu viens avec nous. Je m'occupe d'elle, vous, portez Hans jusqu'à l'ascenseur. Faites vite, il ne tiendra plus très longtemps. Toi ! Me dit-il. Le garrot, tu l'as posé quand ?
-Il y a environ cinq minutes, grogna Hans, dont la voix était très faible.
-Compris. Je transmettrais ça à l'équipe médicale. Tiens bon, Hans. »

Alors que deux d'entre eux soulevaient le dénommé Hans, l'un d'entre eux partit en éclaireur, suivi par le soldat blessé soutenu par deux de ses camarades, et je restai devant leur chef, qui me forçait à les suivre. Alors qu'ils m'emmenaient à travers des couloirs que je n'avais encore jamais visité, je sentis quelque chose arriver derrière nous, très rapidement. Il s'agissait d'Isadore qui se ruait vers notre petit groupe, très certainement pour me récupérer. L'ayant entendu, l'homme qui m'escortait récupéra rapidement son fusil qu'il portait en bandoulière et le pointa vers Isadore. Alors, lorsque je crus qu'il allait tirer, je me mis entre lui et le Sujet 7D, refusant de voir l'un d'entre eux violenter l'autre. Isadore arrêta lui aussi de bouger, et déclara :

« -Je ne suis pas hostile. Je veux juste sortir d'ici avec Sereina.
-Nous sommes ici pour secourir les survivants du carnage. Vous avez survécu ? Alors vous nous suivez. »

N'ayant aucune envie de rester ici plus longtemps, Isadore finit par rejoindre le groupe. Rapidement, nous rejoignîmes l'ascenseur qui allait nous mener vers la liberté... Je m'attendais à passer le restant de mes jours dans ce laboratoire, il n'en aura fallut que trois. Il nous fallu deux voyages pour que tout le monde arrive enfin au rez-de-chaussé du laboratoire. Alors que nous traversions le hall d'entrée, richement décoré de tableaux et autres plantes en pot, le seul bruit étant celui des lourds bottes des militaires sur le sol blanc, presque aussi blanc que la figure de Hans, qui survivait tant bien que mal, je vis quelque chose que j'avais l'impression de ne pas avoir vu depuis une éternité... La lune. Le ciel. Les étoiles. La liberté. Une fois sortie du laboratoire, je fermai les yeux et j'inspirai profondément l'air pur et non l'air recyclé par un quelconque système de ventilation. Comme droguée par cette sensation enivrante d'être enfin libre, j'en oubliai presque que je venais à peine de quitter l'enfer.

Il fallut que l'un des soldats me ramène à la réalité en me secouant l'épaule. Sur le parking du laboratoire se trouvaient plusieurs véhicules. Juste avant notre départ, l'homme qui était le chef de la petite escouade de sauvetage nous déclara, à Isadore et moi :

« -Je viens de recevoir des ordres. Nous allons devoir vous séparer. Ne me demandez pas pourquoi, je ne sais pas.
-Je ne suis pas d'accord, répliqua Isadore.
-Vous n'avez aucune autorité sur moi. Alors vous feriez mieux de rester calme.
-Je suppose que je n'ai pas le choix ?
-Bien entendu. Mais j'ai une dette envers elle, répondit le soldat en me désignant.
-Ah bon ?
-Elle a sauvé un de mes hommes. Pour cette raison, je vais m'arranger pour que vous puissiez vous voir le plus souvent possible. C'est le moins que je puisse faire.
-J'espère vraiment que vous allez tenir votre parole.
-Aussi vrai que j'espère que vous allez vous montrer coopératif, une fois arrivés à destination. Maintenant, en route. »

Pourquoi voulaient-ils nous séparer ? C'était illogique, et je n'avais aucune idée de ce qu'ils allaient faire de nous. Le Sujet 7D avait juré qu'il allait veiller sur moi, et on lui annonçait que nous allions déjà être séparés... Je sentais bien qu'il était nerveux. Isadore et les quatre soldats valides furent embarqués par une fourgonnette militaire, alors que Hans et moi furent embarqués par une ambulance, où Hans pu enfin recevoir des soins efficaces. Placé sous transfusion, il était enfin hors de danger... Alors qu'un ambulancier restait avec Hans pour surveiller son état de santé, je restai avec eux à l'arrière de l'ambulance, où je finis bientôt par m'endormir, assise sur l'un des sièges...