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Garou de GalloViking



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Informations

» Auteur : GalloViking - Voir le profil
» Créé le 18/02/2014 à 23:19
» Dernière mise à jour le 21/03/2014 à 22:15

» Mots-clés :   Présence d'armes   Présence de transformations ou de change   Région inventée   Science fiction

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Prédiction
Encore tourmentée par les événements de la veille je finis par me réveiller, en sursaut, au beau milieu d'un cauchemar. Trempée de sueur à force de m'être tournée et retournée à cause de ce mauvais rêve, que j'avais déjà quasiment oublié -seule la sensation de panique restait présente- je compris que je n'arriverais pas à me rendormir pour le moment. Je finis par m'asseoir sur mon lit pour me calmer.

L'agréable sensation d'être plongée dans le noir, à l'abri des regards, caressée par les ombres discrètes et pourtant si nombreuses, eut raison de mon précédent énervement. M'allongeant, je commençai à réfléchir sur ce qui m'attendait aujourd'hui... Premièrement, les autres. Comment allais-je me présenter à eux ? Maintenant que le Sujet 18B n'était plus, allait-il se jeter sur moi comme l'un d'entre eux l'avait fait la veille ? Où allaient-ils se souvenir de ce qu'il avait dit et faire preuve d'un peu de retenue ? Même si je passais beaucoup de temps en compagnie de ma geôlière, je sentais bien qu'elle n'était pas le genre de compagnie dont j'avais besoin. J'avais plutôt besoin de quelque chose comme un ami et pas d'une gardienne de prison... Alors que j'étais perdue dans mes pensées, je réussis à somnoler pendant encore une petite heure.

Finalement, les lumières se rallumèrent. Rapidement habituée, je me levai quand j'entendis que la scientifique qui s'occupait de moi s'apprêtait à pénétrer dans la salle. Lorsque le porte s'ouvrit, je vis qu'elle portait plus de choses que d'habitudes. Déposant ses affaires sur la table, elle se tourna vers moi.

« Bonjour, Sujet 8F. Vous avez l'air d'avoir passé une mauvaise nuit, je me trompe ? Ne vous inquiétez pas. Aujourd'hui vous allez être trop occupée pour repenser aux événements de la veille. »

Elle me l'avait déjà expliqué. Le matin, j'aurais le droit à différents examens de santé, et l'après-midi, un petit moment avec les autres sujets de ce laboratoire.

« Ce matin nous allons vous faire passer des examens de routine. Il s'agira d'une prise de sang suivie de différentes mesures comme votre rythme cardiaque, votre pression sanguine, et d'autres choses qui nous serviront à alimenter nos données. Ensuite, lorsque nous aurons les données que nous voulons, nous allons vous laisser avec les autres sujets pendant quelques temps, de manière à passer un moment qui sera, cette fois-ci je l'espère, moins funeste. Enfin, vous reviendrez ici. Officiellement, vous serez remise dans votre cabine, mais j'ai obtenu l'autorisation de vous apprendre à utiliser une trousse de premiers secours. Rien d'impressionnant cependant : il s'agira surtout de soins de base à apporter aux blessés légers. Si jamais la situation dégénère entre deux hybrides, vous aurez le droit de les utiliser comme cobayes. (Voyant que je la regardais de manière très suspecte, elle ricana, et continua:) Je plaisante, bien entendu. Nous avons des infirmiers spécialisés pour cela. Vous ne quitterez pas votre bloc.»

Alors, elle s'assit, et, me laissant adossée contre un mur, elle consultait son téléphone et notait des choses dans son agenda. Peu de temps s'écoula avant que deux membres du personnel de sécurité n'arrivent et ne nous demandent de les suivre. Je les accompagnai sagement, de peur de devoir finir menottée si je faisais le moindre faux pas, jusqu'à une salle où s'affairaient plusieurs scientifiques. Bien que l'on ne permit pas d'y entrer, je pus apercevoir que certains pianotaient sur un ordinateur, d'autres parlaient de choses que je ne comprenais pas, et d'autres encore semblaient attendre. Cette salle semblait être une salle commune pour tous les scientifiques du laboratoire. Elle était grande, bien meublée et protégée par plusieurs gardes. Au bout de quelques minutes, deux scientifiques en sortirent et ils m'emmenèrent un peu plus loin au fond du couloir, dans une salle plus petite où se trouvait, au milieu, une table d'opération, et sur les côtés un lavabo, une armoire, et quelques appareils de mesure. Une fois entrés, les deux gardes fermèrent la porte derrière nous et bloquèrent l'accès à la salle de test.

« -Bon, à nous, ma jolie, déclara un scientifique. C'est la première fois que je vous vois. Nous allons vous faire passer les mêmes examens qu'à tous les autres : une prise de sang, suivie d'un recueil de données corporels.
-Commencez par vous allonger au sur la table d'opération, le coupa sa collègue.
-Aujourd'hui, nous allons en aussi vous demander de faire ce que vous n'avez pas pu faire hier. On termine le prélèvement sanguin qui est plus important, et on s'en occupe. »

Ceci étant dit, ils se lavèrent les mains, mirent des gants, et préparèrent leur matériel. Lorsque tout fut près, ils retournèrent mon bras et cherchèrent une veine. J'avais beau avoir un garrot légèrement serré au-dessus du pli du coude, ils eurent du mal à la trouver : je dus serrer le poing pour qu'ils en trouvent enfin une. Je ne sentis pas grand-chose lors de l'opération, contrairement à ce que je m'attendais. Une fois le prélèvement terminé, ils retirèrent le garrot, la seringue et le matériel qui y était lié, et me mirent un pansement. Leur attirail nettoyé :

« -Bien ! Tout cela s'est déroulé comme prévu. Bon, on va pouvoir vérifier si vous êtes en parfaite forme physique.
-Voyons voir. Cela peut vous paraître ridicule mais c'est très important pour nous. On commence ?
-Remuez vos doigts... Bien. Les doigts de pieds maintenant... Super. Faites quelques pas dans la pièce... Très bien.
-Pour le moment tout va. Maintenant, remuez votre queue... Pas de problèmes, apparemment. Essayez de faire de même avec vos oreilles ? Pas de soucis de ce côté-là non plus... »

Et cela continua encore presque une heure. Il vérifièrent mes réflexes, mes yeux, mes oreilles, ma dentition, me prirent quelques poils, me palpèrent un peu partout dans le dos et sur le ventre avec un stéthoscope, cherchèrent des anomalies musculaires, vérifièrent mon rythme cardiaque et ma pression sanguine. Une fois qu'ils eurent terminé leurs tests :

« -C'est terminé ! C'est agréable, pour une fois, d'avoir autre chose qu'une tête de mule. Les autres se laissent difficilement faire et peuvent être infernaux lorsqu'ils ne sont pas décidés.
-Ne m'en parle pas. Tout te souviens du Sujet 8E ?
-Ah ! Dans un sens, je suis désolée pour lui, même si il le méritait. Mais il était de lui le plus instable que nous ayons eu à examiner.
-Bon, on va demander aux gardiens de vous remettre dans votre bloc. Ce fut un plaisir. À demain, j'espère. »

Lorsque je fus finalement replacée derrière ma grande vitre de verre, et que la salle fut refermée, je m'allongeai sur mon lit. Finalement la vie n'allait pas être si compliquée si chaque jour se passait de la même manière. Les laborantins étaient gentils avec moi, j'étais nourrie et ils se comportaient avec moi comme avec un autre être humain. Je me demandais ce qu'ils pouvaient bien faire de toutes les mesures qu'ils prenaient, et quand cela allait être enfin terminé, si je ne mourrais pas d'une maladie due à une problème de ma métamorphose avant. Je frémis à cette idée. Ma geôlière m'avait redonné un léger espoir, et je ne voulais pas que tout soit réduit à néant à cause d'un petit problème de santé. Allais-je vraiment pouvoir devenir infirmière ? J'espérais que ce qu'elle allait m'apprendre n'aillait pas se limiter à juste guérir des plaies et des brûlures. Je voulais devenir polyvalente, être capable de m'adapter à de nombreuses situations. Savoir que, peu importe le problème, je pourrai me rendre utile, même juste un petit peu... Laissant mon esprit vagabonder pendant plusieurs dizaines de minutes, ma geôlière vint me finalement chercher. Elle me donna de quoi manger, la même chose que la veille, ce qui me fit beaucoup de bien, la prise de sang ayant vidé une partie de mon énergie.

« Je vois que vous portez très bien. Mes collègues m'ont fait l'éloge de votre calme, vous ne pouvez pas savoir à quel point je suis contente d'entendre ça. Dès que vous avez fini de manger, nous partons. »

Rapidement, comme la veille, elle et deux membres de la sécurité du laboratoire m'amenèrent dans la grande salle où m'attendaient sûrement les autres. Apparemment, ils amenaient chaque sujet un par un, certainement pour éviter une quelconque rébellion si trop d'entre eux se rencontraient hors de cette salle. Une fois rentrée, ils refermèrent la porte derrière moi, me laissant avec eux.

Comme la dernière fois, ils se retournèrent tous vers moi. Ils semblaient avoir totalement oublié ce qu'avait pu dire le Sujet 18B, car, rapidement, plusieurs d'entre eux se dirigèrent vers moi, et firent mine de se battre pour être les premiers à m'atteindre. Rapidement, l'un d'entre eux réussit à sortit de la rixe, et s'interposa entre moi et le reste du groupe. Alors qu'ils s'avançaient vers lui, il poussa un grognement intimidant, et quelques flammes jaillirent de sa bouche. Cela suffit à faire reculer le reste du groupe.

Alors que j'étais sur la défensive, je le regardai se tourner s'approcher de moi. Il s'agissait d'une hybride qui semblait aussi jeune que moi. Son corps entier étais de couleur jeune paille : cheveux, fourrure, sa crinière, ses oreilles pointues. Seuls sa queue et ses yeux faisaient exception : ses yeux étaient rouges comme la braise, et la pointe de son imposante queue jaune était orange. Il ne semblait pas non plus agressif envers moi.

« Ils te laisseront tranquille maintenant. »

Je ne pus le remercier que par un sourire. Cela illumina son visage, et il me sourit à son tour. Alors, constatant que toutes les créatures du groupe s'étaient retirées dans différents endroits de la salle et que nous étions tranquilles, il se détendit et continua :

« Ravi de te connaître, 8F. Je suis le Sujet 7D. Aussi vrai que tu es un Évoli, je suis un Feunard. »

Moi, un Évoli ? En réalité, je n'y avais jamais vraiment songé. Mais en effet, mes oreilles, ma queue, la crinière : tout semblait indiquer que j'étais vraiment issue d'un Évoli. Quant au Sujet 7D, cela semblait logique, si l'on passait outre le fait qu'il n'avait qu'une seule queue et pas neuf. Alors que je réfléchissais, il me coupa, et continua en parlant plus bas :

« Mais, par rapport à ce qui s'est passé hier, il y a des choses que je tenais à t'expliquer. Permet-moi de te poser une question. Savais-tu quel Pokémon avait été le Sujet 18B avant sa disparition regrettée ? »

En effet, je le savais. Ma geôlière m'avait annoncé qu'il avait été un Absol. Un Pokémon rare et solitaire, capable de prévenir les désastres. Je hochai la tête.

« Alors tu es au courant ? Tant mieux. La vérité est... Qu'il avait prédit sa propre mort. »

Sur le coup, je ne le crus pas. Cela pouvait-il être possible ? Et puis même, si il était au courant, pourquoi n'avait-il prévenu personne ? Les médecins auraient pu intervenir au bon moment pour le sauver...

« Il avait accepté sa destinée. Il savait que, avec son âge avancé, il aurait seulement repoussé l'inévitable de peut-être un jour ou deux, alors il a préféré nous le dire à nous, mais ne rien dire aux êtres humains. Mais il n'a pas prédit que ça. Il avait en effet prévu de nombreuses choses depuis son arrivée : la mort d'autres camarades, par exemple celle du Sujet 8E... Fort regrettable. J'espère que personne d'autre ne rencontrera le même sort ici. »

Je me demandais bien ce qui avait pu lui arriver de si terrible ? Je n'arrivais pas à me l'imaginer. Lorsque j'essayais, des scénarios horribles se formaient dans mon esprit. Rapidement, je chassai ces pensées, et je continuai de l'écouter.

« Mais le plus important est ce qu'il nous a annoncé avant ton arrivée. Il nous a annoncé que bientôt, un désastre se produirait, au sein de se laboratoire. De nombreuses personnes allaient y laisser la vie. Cela fut sa dernière prédiction, d'ailleurs.

Mais pourquoi ? Je ne savais quoi penser de tout ça. Être capable de prédire autant de chose devait avoir pesé très lourd sur les épaules du vieil hybride. Savoir quand un ami allait mourir, prévoir une hécatombe, prévoir sa propre mort... Nous mourrons tous un jour, mais savoir quand avec précision devait être extrêmement douloureux mentalement.

« J'ai tout de même peur de savoir ce qui pourrait se passer. Cela sera sans doute provoqué par la fougue de notre nouveau chef... (Il me désigna un hybride que j'identifiais sans peine : un Ursaring colossal. Sur son torse nu recouvert de poils bruns foncés, on pouvait distinguer le cercle jaune caractéristique du Pokémon.) Ce sujet est très brutal. Il ne pense qu'à se battre, c'est ce qui lui a permis de s'autoproclamer nouveau chef. Au fond de lui, je sais qu'il est impatient de trouver la moindre occasion qui lui permettra de semer la chaos. »

Le sujet, dont je ne distinguais pas le numéro vu qu'il s'était débarrassé de sa bouse, était une montagne de muscle. Tous les autres le respectaient, et lui aussi les respectait. Il semblait très peu intéressé par la discussion cependant, et se battait avec d'autres créatures aussi bien bâties que lui. Cela n'allait jamais très loin, ils se battaient pour le plaisir et retenaient leurs coups, mais cela lui suffisait à imposer sa puissance aux autres.

« Tu sais, beaucoup d'entre eux ne sont que des idiots. Même si nous avons été changés en êtres humains, beaucoup d'entre eux se comportent encore comme des sauvages. Ils font ce qu'ils veulent à partir du moment où ils en ont la possibilité... Sans moi, ils auraient abusé de toi sans impunité, tu sais ? Et les gardes n'interviennent jamais. Ils nous observent, c'est tout : ils interviennent seulement si les sujets sont agressifs envers les scientifiques. Mais tant que je serai là, je jure que je te protégerai... Je refuse de voir un être sans défense se faire agresser. Pourquoi ? Je ne sais pas. C'est dans ma nature, sans doute. Le scientifique qui s'occupe de moi m'a dit que si beaucoup d'entre eux étaient des brutes, cela été du au passé du Pokémon, avant la transformation... Le comportement était ancré dans les gènes, et cela se gardait lors de la transformation. »

Incapable de lui répondre, je fixais ses yeux rouges. Ce raisonnement tenait la route, après tout. Dans ce cas, étais-je issue d'un Pokémon domestiqué, vu que j'étais instinctivement obéissante et que je connaissais beaucoup de choses ? Très certainement : les Évoli sont réputés pour leur intelligence et leurs capacités d'adaptation, ce qui en fait un Pokémon domestique apprécié.

« Tu ne me réponds pas ? Cela dit, j'ai remarqué que tu n'as pour l'instant pas dit le moindre mot... Tu ne peux pas parler ? »

Il avait enfin compris. Je hochais la tête pour lui montrer qu'il avait raison, et il ajouta :

« Tu m'en vois vraiment navré. Je parle, je parle, et tout ce que tu pouvais faire c'était m'écouter... S'il te plaît, laisse-moi te donner un nom plus gracieux que Sujet 8F. Tu es si calme depuis tout à l'heure. Tellement sereine. Que dirais-tu de Sereina, dans ce cas ? »

Cette personne venait de me redonner l'identité qui m'avait été prise. Savoir que, même si cela n'était qu'à ses yeux, je n'étais plus un sujet de laboratoire mais un être à part entière me fit plaisir.

« Je suis ravi que cela te plaise. Quant à moi, je ne sais pas pourquoi j'ai ce nom en tête, mais il s'agit de la seule chose qu'il me reste de mon passé : Isadore. Mon gardien m'a expliqué que, des fois, lors de la transformation, le sujet peu penser tellement fort à quelque chose qu'il s'en souvient après sa transformation. Je me demande ce que signifie se mot. Un lieu, un nom peut-être ? »

Isadore... Ce nom sonnait presque royalement. Si c'était le nom qu'il s'était choisi, pourquoi pas après tout ? J'étais mal placée pour lui en trouver un autre. Le reste du temps, il continua à me parler de ce qu'il vivait dans ce laboratoire, et moi je l'écoutais. Même si cela n'était que peu intéressant, cela me permettait d'oublier le reste. Le Sujet 7D, Isadore, semblait m'avoir pris sous son aile, comme si il était un grand-frère qui protégeait sa sœur, ce qui me rassurait. Plus personne, je l'espère, ne viendra m'ennuyer... Au bout d'un moment, il fallut nous séparer, le moment communautaire étant terminé.

Une fois de retour derrière la vitre de ma cellule, ma geôlière arriva rapidement avec une sacoche beige, ornée d'une croix rouge. Ouvrant la porte de ma prison de verre, elle me fit venir près de la table et prit la parole :

« Alors comme ça tu t'es liée d'amitié avec le Sujet 7D ? D'après ce que j'ai pu voir, il s'est courageusement mis entre toi et quelques unes de ces brutes. Comportement social basique, même chez les être humains. Il a décidé de te protéger car lui aussi, il se sentait seul. Il était mis à l'écart des autres car, contrairement à eux, il avait la possibilité d'utiliser son élément, le feu, de manière intuitive. Comme il te l'a dit, il était auparavant un magnifique Feunard. Lors de sa transformation, cependant, il semblerait que ses neufs que aient fusionnées en une seule... Ce n'est pas un problème grave du tout, mais c'est tout de même étrange. »

Qu'il soit un Feunard, je la croyais, même si il n'avait bizarrement qu'une seule queue. Mais que cela ne soit pas grave ? J'en doutais. D'après diverses légendes, un Feunard possède neuf queues, chaque queue possédant un pouvoir mystique différent... Si les neuf fusionnaient, qu'arriverait-il à lesdits pouvoirs ? Seraient-ils perdus ? Je ne savais pas pourquoi je savais autant de chose sur les Feunard, bizarrement. L'information était venue d'elle-même.

Quoi qu'il en soit, elle et moi passèrent encore quelques heures assises devant cette table, elle à m'expliquer comment appliquer des premiers soins efficaces : nettoyer et désinfecter une blessure, arrêter une hémorragie, mettre des bandages, etc. Quant à moi, attentive, j'absorbais chacune de ses paroles, de ses démonstrations, de quel objet était le plus efficace dans quelle situation, et cela jusqu'à l'extinction des lumières. Elle me fit rapidement rentrer dans ma cellule, et, me disant son habituel « Au revoir, Sujet 8F. » elle rangea la sacoche dans une étagère, signe que le lendemain, j'allais avoir droit à une autre leçon. Je me réjouis à cette idée. Alors, elle ramassa ses affaires et sortit, me laissant seule dans le noir.

Alors, je m'allongeai rapidement sur le lit, fatiguée, et m'endormis presque aussitôt, bercée par le voile d'ombres qui m'enveloppait...