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A Guy and his Thundering Destiny de Silver Zekrom



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» Auteur : Silver Zekrom - Voir le profil
» Créé le 18/08/2011 à 18:14
» Dernière mise à jour le 24/08/2017 à 17:35

» Mots-clés :   Action   Aventure   Humour   Présence de personnages du jeu vidéo

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XX - Pourquoi moi ?!
Je sentis un vent frais. Bon, déjà, je sentais un truc, c'était bon signe, hein. Je me sentais mal, comme complètement explosé, éparpillé, disséminé, et tellement léger que presque inexistant. J'ouvris lentement mes paupières, et je trouvais la force de me relever. Ouah. Où est-ce que je pouvais bien être ? Je me trouvais debout sur un sol de nuages. Le ciel rose à perte de vue au-dessus de moi. Une seule et unique porte très ornementée se trouvait là. Mais où est-ce que j'étais ? Où sont Zekrom, Genesect, Denice, la Sylphe Sarl, la ville, le monde ? Serais-je... Mort ? Au paradis ? Je n'en savais rien. Je me dirigeai vers ce seul objet connu dans les parages, marchant en ayant l'impression de flotter dans cet endroit magique et bizarroïde. C'était très étrange comme sensation. Je mis ma main sur la poignée de la porte, et entrai.

De l'autre côté, toujours dans ce décor fantastique, sept autres portes s'offraient à moi. Une pour chaque couleur d'un arc-en-ciel. La déco faisait vraiment peur, c'était genre « Oh là là les couleurs de l'arc-en-ciel sur les portes magiques ça fait trop kikou c'est trop beau faut absolument me mettre ça mes amours ! Et d'ailleurs je propose d'appeler Franky pour qui nous ravale cette façade et tout mettre en gros trip paradis magique des poneys roses ! Ça va être fantastique mes loulous !*o* ».




[...]




OÙ EST-CE QUE JE SUIS TOMBÉ, ENCORE ?

Je remarquai cette fois-ci des inscriptions sur les portes. Je flippe. Je m'avance vers une porte. Je lis. La première, violette, indiquait « PROBLÈMES DE DÉCÈS ».




[...]




ÇA VEUT DIRE QUOI, ÇA ?! Oh putain... Je le sens mal pour ma propre personne. Je lis ensuite, toujours plus affolé, les autres inscriptions sur les portes restantes :

Sur la bleue foncé : « PARADOXES TEMPORELS »

Sur la bleue clair : « PROBLÈMES INFORMATIQUES »

Sur la verte : « ACCUEIL (EN CONSTRUCTION) »

Sur la jaune : « TOILETTES »

Sur l'orange : « PROBLÈMES AUTRES (DONC RIEN DERRIÈRE)»

Sur la rouge : « SORTIE (SI ERREUR DE NOTRE PART) »

Bien sûr. Hm. Je mis ma main sur la poignée de la porte rouge, et poussai. Elle ne s'ouvrit pas. J'insistai. J'insistai. Hum. J'INSISTAI.
Mais j'eus beau utiliser toutes les méthodes possibles, elle ne bougea pas. Bon. Je peux peut-être utiliser l'Accueil ? Même s'il est en construction, y a peut-être quelqu'un... Je m'approchai alors de la porte bleue, et mis ma main sur la poignée. Quand un frisson parcourut mon corps. Je tournai vivement mon regard vers l'inscription sur la porte, et distinguai, écrit en tout petit en dessous :

« Attention. Pour votre sécurité, n'ouvrez pas cette porte. Cette partie étant en construction, vous vous retrouverez aspiré dans un néant sans fin. Merci de votre compréhension.»

Je dégageai rapidement de devant cette porte, en jurant de toujours lire les petites lignes à partir de maintenant. Bon. Si prend en compte le fait de la rébellion assez inattendue et pleine de surprise de Zekrom, et qu'il a bel et bien explosé Denice, ça voudrait dire que, logiquement, je suis là à cause d'un paradoxe temporel, puisque Denice n'a pas fait rencontré mes parents, je ne suis donc pas né. Je m'approchai de la porte bleue foncé, pour les « PARADOXES TEMPORELS ». Je mis ma main sur la poignée, inspirai profondément, et entrai.

- Bonjour...

Je poussai la porte en saluant, un peu intimidé (c'est étonnant, ça alors). Je me trouvais dans une pièce aux murs blancs et au sol toujours aussi cheaté. Il y avait un bureau au bout. Derrière ce bureau, en train de parler tout seul devant un écran qui flottait dans les airs, Dialga. Oui, oui, z'avez bien lu. Il tourna sa tête vers moi, qui devait avoir une sacrée gueule :

- Hmm ? Oh, Chris ! Mais bien sûr ! Ça alors ! T'as pas changé !




Euh... Quoi.




- Hein ?

Il me sourit :

- Oh, mais viens, viens. Je t'attendais, justement.

Je m'approchai de son bureau. Faudrait vraiment que la personne qui me drogue en douce arrête, parce que je vais finir maboul.

- J'espère que cette histoire ne t'as pas trop secoué, mais tu étais bien le bon gars ! Arceus va être fier de toi.

Gné ?

- Bien, passons aux choses séreuses, veux-tu ? continua-t-il. Tu voudrais retourner chez toi, n'est-ce pas ?

- Euh... Oui, sinon je pense que j'aurais ouvert la porte de l'Accueil.

Il partit dans un éclat de rire.

- Ah oui ! C'est vrai ! Comme tu le vois, on fait venir les gens comme ça, et, une fois arrivés, beaucoup sont un peu en mode "HEIN QUOI QU'EST-CE QU'IL SE PASSE" alors on a décidé de mettre un Accueil. Dans quelques jours, il sera au point, donc t'inquiète.

Il devint plus sérieux, et expliqua :

- Bon. Je vais corriger ce paradoxe, et faire comme si tes parents s'étaient rencontrés, hmm ? Tiens, j'ai qu'à faire que ce soit ta grand-mère qui les fasse se rencontrer... T'es d'accord ?

Je haussai les épaules :

- Tant que c'est pas une malade qui veut créer un Pokémon dans ses envies de conquête du monde, ça me va.

Il sourit :

- Oh, non, c'est une brave femme habitant à Célestia. Bon, on n'a qu'à faire ça ! Et puis, je vais remettre en place la Sylphe, m'occuper de tes Pokémon... Hmm... Je pense qu'on pourrait faire ça, aussi, et ça...

Je ne disais rien, je le laissais regarder attentivement son écran. Il vit que j'étais curieux, et sourit :

- Ouais, on est passé à l'informatisation. Gérer les destins de tout le monde, c'est plus simple par ordi.

Je sursautai :

- Y A MA DESTINÉE ÉCRITE DESSUS ?

Il acquiesça :

- Bien sûr !

Je quémandai, à tout hasard :

- Et, euh... Il va encore m'arriver des trucs pas croyables, ou...

Dialga éclata de rire à nouveau :

- Ah ! Si tu savais ! Vu ton passé, heureusement qu'il y a encore d'autres trucs après ça ! Mais tu ne peux pas savoir, personne ne doit connaître son destin.

Je soupirai. Bah mon Grotichon, j'en étais pas sorti. Oh, moins, ça élargit mes horizons, toutes ces conneries. Dialga s'exclama :

- Voilà ! C'est bon !

Une douce lumière me recouvrit. Je m'exclamai :

- Heu... Qu'est-ce qu'il m'arrive, là ?!

Il ne répondit pas et, avec un grand sourire :

- A plus !

Puis un flash d'un doré scintillant m'emplit, et éclata. Je me sentis alors incroyablement revivre, et la lueur étincelante et fantasmagorique de la reviviscence couvrant mon champ de vision en une fraction de seconde.




- AAAAAAHHHHH !

Boum. Je tombai de dix mètres de haut, et me ramassai sur le sol herbeux.

- Aïe... J'en ai marre, de me faire à chaque fo...

Je me remis de mes émotions, me relevai, et me retrouvai face à un magnifique spectacle. J'étais sur les berges du Lac Courage. Tout autour de moi, toute mon équipe. Ils me souriaient tous. Gardevoir, Bastiodon, Charkos, Lançargot, Crocrodil, Vaututrice, Noctali, Shaymin. Drak était là, devant, tout sourire également. À côté, Zekrom, lui aussi joyeux, puis Latias, Latios, et ce dernier faisait des efforts pour ne pas faire tache dans cette joie partagée. Puis, en fond, dans une lumière divine, au-dessus du Lac Courage, Arceus lévitait. Devant tout ça, je fondis en larmes :

- Putain... Faut pas me faire halluciner comme ça, sinon, je vais craquer, moi !

Ce fut le plus beau jour de ma vie. Ils étaient tous en forme, tous bien portant, Gardevoir guérie pour de bon, Drak était revenu, et...

- Et... Et Noctunoir ?

Mes Pokémon n'en savaient rien. Arceus déclara :

- Je t'expliquerais ça tout à l'heure, pour l'instant, c'est à Zekrom de donner des éclaircissements.

Je marchai jusqu'à Zekrom, et il sembla gêné :

- Désolé pour tout ça, je t'ai donné bien du mal. J'ai jamais été amnésique.

J'eus un sourire en coin :

- Ouais, bon, ça, j'étais au courant, tu me l'as dis.

Noir Idéal continua :

- En fait, j'ai été chargé par Arceus de t'accompagner lors de ta première mission, et de me faire passer pour amnésique. C'était pas facile, mais j'y suis bien arrivé, je trouve.

- Effectivement ! lançai-je. Mais, ça veut dire que... Dans le passé... Au lac, quand tu m'as...

Il me coupa la parole, embarrassé puissance dix :

- HUM, HUM, oui, bon, ça, c'était pour le fun, n'est-ce pas ? Bref, je voulais te féliciter, tu passes ton diplôme de MOCLASM ! Félicitations, vieux !




[...]




- C'est quoi cet acronyme à la con, encore ?

Arceus soupira :

- Désolé, on n'a pas trouvé mieux. Toute cette histoire, bien que ce fut une véritable mission pour sauver le monde, était considérée comme un baptême du feu pour toi. Je te donne maintenant une place de Membre Officiel du Comité Légendaire des Agents Sauveurs du Monde.

J'avais du mal à comprendre. Arceus remarqua mon désarroi, et continua :

- Les MOCLASM sont des êtres de ce monde chargés de tout faire pour assurer la paix dans le monde et la protection intégrale de notre planète. C'est une unité d'élite, et, non pas parce qu'il n'y en a qu'une, mais parce que vous êtes les héros qui ont sauvé le monde. Ton père sait bien cela, c'est pourquoi il m'a demandé de te faire passer le test.

Je sursautai :

- QUOI ?! Vous voulez dire que mon père fait partie de votre organisation, là ?

Le Dieu déclara :

- C'est exact, pourquoi ?

Faudrait vraiment que je lui parle, à mon père. Une question restait sans réponse :

- Et Noctunoir ?

Arceus m'informa :

- Il va très bien, il se repose dans ses quartiers. Ce fut notre premier MOCLASM, et il en est fier. Je te demanderai par contre de comprendre qu'il a dû quitter ton équipe, étant donné qu'il était sous couverture, et que sa mission est terminée.

Oh. Merde alors. Dire que sa couverture a duré toutes ces années... Bon, remarquez, ça explique son attitude depuis tout ce temps. Arceus continua :

- Je te souhaite donc la bienvenue, et espère que ton père ne s'est définitivement pas trompé en me renseignant quant à ton sujet. Tu devras répondre présent, maintenant, quand l'heure de partir sauver la planète sonnera. En attendant...

Il se tourna vers mon équipe :

- Profitez-bien de votre dresseur, car c'est une brave personne.

Puis Arceus s'éleva dans les airs, et disparut dans un flash divin et éclatant. Je me tournai vers Zekrom, et il s'approcha de moi :

- Bon, et bien, je crois qu'il est tant pour moi d'y aller.

Je ne dis rien. Je lui tendis sa Faiblo Ball, et baissai la tête. J'aime pas les au revoir. Il la prit volontiers, et me rassura gentiment :

- Hé ! J'ai jamais dit qu'on n'allait pas se revoir ! Je fais partie des MOCLASM aussi, hein ! Et puis, t'as quand même été mon dresseur, hein !

Je relevai la tête, et le regardais, tout souriant. Il me donnait de l'espoir. Cette tête de Dragon, que j'avais en mémoire durant toute cette semaine, celle d'un partenaire inoubliable. Latias se ramena en virevoltant :

- Allez, Zekrominou ! On doit y aller, nous !

Il parut gêné, et souffla :

- Tu sais, je commence à en avoir assez de ce surnom. Ça devient dégradant.

Elle rougit :

- Je vais t'en chercher un autre, alors ! Mais, en tout, cas, on a du temps à rattraper ! Jouer l'amnésique, ça m'a pas facilité la tâche !

J'intervins aussitôt :

- Oui, d'accord, merci, on veut pas en savoir plus, hmm ?

Shaymin ne rata pas l'occasion, et s'approcha de nous en sautillant, malgré les efforts de mes Pokémon pour qu'elle n'intervienne pas :

- Voyez-vous ça ? Le gars avec un générateur dans le cul n'a jamais été amnésique et jouait la comédie ?

Zekrom voulu l'ouvrir, mais Shaymin le coupa aussitôt, souriante :

- Allez ! Va vivre ta vie ! On ne sait jamais, tu vas peut-être t'améliorer, qui sait ?

Noir Idéal sourit également en coin :

- Ouais, merci. Profite également.

Elle tourna la tête avec un air supérieure, maligne :

- Oh, moi, je suis déjà prête pour n'importe quoi ! C'est pas demain que je me ferais sauter dessus et finir hors-jeu !

Zekrom sourit, et Latias aussi.

- Ouais, c'est ça.

Puis je vis Latios s'approcher de Gardevoir. Il lui tendit la patte. Elle me regarda, et elle la prit volontiers. Les tourtereaux s'approchèrent de moi, et, avant que Latios ne dise quoi que se soit, j'assurai :

- J'ai déjà donné mon accord. Chacun sa vie, chacun ses choix de vie.

Gardevoir s'approcha de moi :

- Je... Je voulais te dire que...

Puis elle s'effondra dans mes bras. Je la serrais fort également, et lui certifiai :

- Allez, pleure pas. Tu es heureuse, c'est ce qui compte. Va avec lui.

Je me tournai vers le reste de mon équipe, et souris :

- De toute façon, je ne suis pas seul.

Ils acquiescèrent tous avec le même sourire rassurant. Gardevoir me regarda, et me demanda :

- Mais... Comment je vais faire pour te protéger, maintenant ?

Je fouillai dans ma poche, et lui tendis sa Super Ball :

- C'est à toi de choisir.

Elle tressaillit, puis s'exclama :

- Oh, non, non ! Tu es mon dresseur, et tu le resteras toujours ! Quoi qu'il arrive !

Elle referma ma main sur sa Ball, et sourit :

- Et puis, c'est grâce à toi que j'ai rencontré l'amour de ma vie. Et, au moins, je ne me ferais pas capturer par un abruti.

J'étais fier d'elle, tout compte fait. L'idée qu'elle parte avec Latios me rassurait. Je savais qu'elle n'était pas avec n'importe qui. Elle se mit sur le dos du Pokémon Éon, moi je rangeai sa Super Ball. Zekrom, Latias, Latios et Gardevoir s'envolèrent, Noir Idéal me criant à la prochaine, Latias certifiant qu'elle enverra un faire part lors de la naissance des aberrations, et Latios gueulant qu'il l'emmerdait. J'eus un heureux souvenir d'eux, et leur dis à bientôt, assurant que l'on se retrouvera, un jour ou l'autre.


Je rentrais vers Verchamps avec tous mes Pokémon sortis, en se rappelant de notre aventure, en commentant les combats menés, en se mettant d'accord sur nos erreurs et sur nos vérités. Shaymin ajouta :

- Bon, si j'ai bien compris, on n'a pas fini d'en voir des vertes et des pas mûres, avec toi !

Je regardai mes pieds :

- Apparemment. Faut croire que j'ai pas trop le choix, on compte sur moi.

Drak me tenait la main, content d'être enfin avec moi et libre. Je lui caressai la tête, il fut d'autant plus heureux.

- J'espère bien qu'ils vont nous laisser souffler, au moins, ajoutai-je. Je pense qu'on en a tous besoin.

- C'est clair ! souffla Shaymin. C'est pas nous qui allons dire le contraire !

Les autres approuvèrent, et Bastiodon expliquait à Charkos, Lançargot et Crocrodil ce qu'ils voulaient savoir sur le pays, cette époque, ma famille. Shaymin est sympa, elle m'aide à comprendre mes Pokémon.


Une fois l'Hôtel et le Restaurant du Lac passé, et avoir rassuré tout le monde que mon Charkos était tout à fait normal, que fallait le comprendre s'il faisait un peu trembler le sol et autres formalités, les maisons de Verchamps nous apparurent. Je fis rentrer tout le monde, garantissant qu'une fois un tour chez moi et au Centre Pokémon faits, nous allions passer du temps ensemble. Avec tout ça, j'en ai même oublié de m'éclater avec eux, ma famille, bref profiter de la vie. Seul Drak insista pour rester dehors. Je lui expliquai que si nous nous retrouvions séparés à un moment ou à un autre, il pouvait être capturé par inadvertance. Je lui proposai alors ma dernière Compèt'Ball restante, les autres ayant été perdues au cours de notre périple. Il la garda alors en main, faisant signe qu'il y réfléchirait. Et nous passâmes ainsi la porte de Verchamps.


Je me dirigeais maintenant vers le Centre Pokémon. J'étais passé par chez moi, retrouver mon père, mais un voisin, après m'avoir salué, m'indiqua qu'il avait été demandé à Azuria, à Kanto. J'allais donc utiliser le téléphone du Centre pour lui donner de mes nouvelles.

- Bonjour ! m'exclamai-je.

Joëlle me vit arriver, et s'exclama à son tour :

- Chris ! Ça alors ! Votre père m'avait dit que vous étiez partit en voyage sur un coup de tête !

- C'est à peu près ça, souris-je. Vous allez bien ?

C'est alors qu'elle vit mon Drakkarmin :

- Oh ! C'est un nouveau membre de votre équipe ?

Drak alla de lui-même se présenter, et j'ajoutai :

- Oui, et un de mes plus fidèles amis. Ce n'est pas le seul nouveau, d'ailleurs.

- Ah oui ?

Je sortis toutes mes Ball :

- Voici.

Elle s'écria :

- Oh ! Mon Dieu ! Vous voyagez avec tout ce monde là ? Vous devriez en envoyer au Professeur Sorbier !

- Oui, oui, demain, ne vous en faites pas. Je voudrais juste savoir... Vous pourrez vérifier si tout est nickel ? Le temps que je téléphone à mon père.

Elle les posa sur un plateau, et les emmena dans l'arrière-salle, avec Drak à qui j'avais demandé de se faire ausculter aussi :

- C'est comme si c'était fait ! Prenez votre temps !

Je la remerciai, et me dirigeai vers le visiophone vert, accroché au mur. Je sélectionnai le numéro du Centre Pokémon d'Azuria, et patientai un moment. L'infirmière Joëlle décrocha, et elle me demanda de patienter le temps qu'elle prévienne Lovis. Il me parut à l'écran deux minutes après :

- Fiston ! Comment ça va ? Tu m'appelles d'où comme ça ?

Je souris :

- Oh, je vais très bien, ne t'en fais pas ! Je suis rentré à Verchamps !

Il s'écria :

- Déjà ?! Tu fais des voyages de plus en plus rapides, toi !

Je souris, et demandai :

- Ouais, je te raconterai. Dis-moi, tu m'avais pas dit que tu faisais partie du MOCLASM !

Il me regarda avec une tête de déterré :

- Du quoi ?!

J'insistai :

- Euh... Le... Le MOCLASM... Tu ne m'en avais pas parlé, hein ?

Mon père me garantit :

- Désolé mon grand, chais pas qui t'a dit ça, mais je suis pas au courant.

- T'es sûr ?! Mais, Arce...

Merde. Fallait que je la ferme. Je fus gêné, et m'excusai :

- Nan, rien, c'est bon, t'en fais pas. Bon, je t'attends à la maison, ok ?

Il acquiesça :

- No problem ! Je reviendrais demain ou après-demain, juste le temps de finir d'aider Ondine !

Et j'entendis crier :

- LOVIS ! HELP ! VIENS M'AIDER !

Il parut embarrassé, et cria :

- Oui Ondine, j'accours !

Puis il me salua :

- Désolé fiston, mais le devoir m'appelle ! A plus tard !

- A plus tard !

Puis il raccrocha. Au moins, il allait bien. Cette histoire de MOCLASM me turlupinait, mais bon, on s'en fout, après tout. Maintenant, j'en fais partie ! Je me dois de protéger le monde ! Je me voyais déjà mener une double vie palpitante, pleine d'action et de...

- Excusez-moi ?

Je me retournai, et me trouvais face à un homme en impair marron. Brun, en chemise-cravate, sérieux, genre le type qui se prend trop au sérieux et se méfie de tout ce qui bouge.

- Oui ?

- Êtes-vous Chris, le fils de Cynthia ?

J'affirmai :

- Oui, effectivement... Pourquoi ?

- Vous êtes en grand danger.

Le gars me regardait avec un air très professionnel, moi, j'éclatai de rire :

- Ah ! Mais bien sûr ! Vous savez, au point où j'en suis, je pourrais vous croire. Vous pouvez au moins vous présenter, non ?

Il soupira, puis déclara :

- Évidemment, j'étais certain de cette réaction. Mon nom est... Désolé, mais je ne peux pas vous le dire. Appelez-moi par mon nom de code, Beladonis. Je suis un membre de la Police Internationale.

Je fus calmé direct. Je demandai, inquiet :

- La Police Internationale ? Et vous me voulez quoi ?

Beladonis m'expliqua :

- Je dois vous prévenir. Nos récentes enquêtes ont montré que l'organisation Ci...

Soudain, un cri de surprise venant de la salle où s'étaient dirigés l'infirmière et Drak résonna et nous fit sursauter.

- Qu'est-ce qu'il se passe ?!

Nous courûmes à la rescousse de Joëlle en envoyant valser ce qui se trouvait sur notre chemin. Nous ouvrîmes subitement la porte de l'infirmerie : Joëlle était étendue au sol, évanouie. Leveinard faisait une mine triste et stressée à fixer l'écran accroché au mur où s'affichait l'état des Pokémon contenus dans les Ball que j'avais apporté. Drak, à côté, trépignait et insistait pour que je regarde l'écran. Bordel, ça sent le déjà vu. Beladonis se jeta sur l'infirmière (pour l'aider à s'en remettre, hein), tandis que je me dirigeai vers la machine. Je posai mon regard sur l'écran, puis eu la seconde surprise du siècle : dans la machine se trouvait une de mes Compèt Ball, et, sur l'écran, à côté de mon nom en tant que propriétaire légal de cette Ball, section « État Pokémon », se dessinait l'image de Genesect.

- QUOI ?! C'EST QUOI CETTE BLAGUE ?!

Beladonis n'eut le temps de rien remarquer, qu'on entendit des crissements de pneus au dehors. De nombreux pas se firent entendre, des indications furent vociférées, puis des hommes encagoulés et armés (DE PUTAIN DE FUCKING MITRAILLETTES DE MES DEUX) déboulèrent dans la salle où nous nous trouvions, hurlant :

- TOUS À TERRE !

Beladonis se leva soudain, et cria :

- Comment osez-vous ?!

Le gars tira vers lui, et il se fit touché à l'épaule avant de s'écrouler. Mon premier réflexe fut de chopper l'Honor Ball et de la mettre dans ma poche. Drak réagit au quart de tour, et se jeta l'assaut. Les gars envoyèrent tous une Ball :

- FARFURET !

Cinq Farfuret sortirent, et mirent tous à mal Drak d'entrée en le terrassant avec Blizzard. Leveinard, elle, protégeait l'inspecteur et l'infirmière, et le gars me montra du doigt :

- C'EST LUI ! CHOPPEZ-LE !

Quatre des gars me coururent après, moi je traçai comme je pus sur dix mètres. Entre les tables de l'infirmerie et les armoires à pharmacie, y a pas grand-chose où aller. Je me fis rapidement prendre en sandwich, et un des gars sortit une matraque. Il la leva au ciel, et m'asséna un grand coup sur la tête. Une grande douleur au crâne. Je tombe sur le carrelage du Centre Pokémon. Puis le noir total et complet. Oui, y en a souvent en ce moment.







*ATTENTION ALERTE MESSAGE IMPORTANT*

C'EST BON, VOUS POUVEZ PARLER.

- Allô ? Allô ? On m'entend là ?

EUH... C'EST ÉCRIT, POUR RAPPEL. ON VOUS ENTEND PAS, ON VOUS LIT.

- Ah, ok. Faites gaffe, prenez pas vos grands airs avec moi, hein, parce que sinon, je vous vire direct ! Comme ce que j'ai fait avec cet imbécile de voix off qui foutait la merde ! Ça vous plairait, de finir comme lui ?

EUH... NON NON.

- Bien ! Hum hum. Bonjour à tous, ici le Destin ! :D Oui, oui, c'est bien moi, celui qui dirige tout ici ! Ah ah ah ! Déjà, arrêtez la musique, parce qu'elle commence à me gaver. C'est bon ? Bien. Je trouvais ça vachement salaud de tout arrêter pour cette partie de l'histoire de Chris ici, alors, pour vous, en avant première officielle (et surtout pour un souci de non-spoil dans la description de la deuxième partie), je vous offre les premiers instants de la suite ! Ne me remerciez pas, c'est naturel ! Je vous ai foutu une petit page de pub de bâtard à l'antépénultième chapitre, je vous dois bien ça, non ? Allez, c'est cadeau !

C'EST BON ? VOUS AVEZ FINI ?

- Oh, vous, vous vous la fermez, hein ?

*ATTENTION FIN D'ALERTE DE MESSAGE IMPORTANT*







Je ne sais pas ce qu'il s'est passé ensuite, pour tout vous dire. Ce fut instantané pour moi. Ce fut le dernier souvenir que j'avais de ces gars. Pour moi, tout ce qu'ils m'ont fait ensuite, je n'en savais rien. C'était comme si vous fermiez les yeux, et que vous les rouvrez. Eh bien, je n'oublierai jamais le moment où je les ai rouverts. J'avais commencé par me sentir tomber. En tout cas, je sentais avec force l'air que je traversais durant ma chute. Puis je sentis des branches dans la gueule, des feuilles, un tronc, ce qui est assez douloureux quand même. Je finis ma chute monumentale en me crashant sur la terre, et restait sur le dos, incapable de faire quoi que se soit, comme paralysé, pendant un certain moment. Puis un truc m'arriva en pleine face, et tomba à côté. Je ne pouvais rien faire, je restai là, à attendre que quelqu'un puisse m'aider. Figé. Incapable de bouger.


C'était frustrant. Votre esprit est réveillé, parfait, serein, mais vous ne pouvez rien faire. Vu que j'ai eu mal et que les branches dans le nez, ça fait pas du bien, j'avais au moins recouvré le sens du toucher. Au bout de deux minutes de réflexions sur ce qu'il pouvait bien m'être arrivé comme connerie, j'entendis une voix.

- Mince ! C'est quoi là-bas ?

Une voix masculine. Assez particulière. Mais je ne pouvais bouger aucun membre de mon corps, comme si je n'avais pas possession de celui-ci. Comme lorsqu'on vous endort les muscles, vous comprenez ? C'est assez troublant. Vous y mettez tous vos efforts, mais non. Chiottes. Oui, bon, ça va, au moins, j'entendais, hein. Une voix féminine et fluette suivie la remarque du gars :

- Vite ! Faut allez l'aider ! Il bouge pas !

J'entendis qu'on se hâta vers moi. J'aurais bien voulu savoir qui, mais je ne pouvais pas ouvrir les yeux. SI JE CHOPPE LES ABRUTIS RESPONSABLES, JE LEUR FERAIS VOIR DE QUEL BOIS JE ME CHAUFFE ! Puis une remarque déstabilisante se fit entendre, lorsque les pas et les frottements divers cessèrent, et étaient tout près de moi.

- Ah. C'est un mec.

La fille sursauta :

- Bon sang, Fire ! Tu penses qu'à regarder ça, ma parole !

AU SECOURS ! HELP ! JE VAIS ME FAIRE VIOLER PAR DES INCONNUS !

- Mais non, je pense pas qu'à ça ! T'es lourde ! Je remarque, c'est tout. En tout cas, faut aider ce gars.

Mais attendez... S'ils ont vu ça... ÇA SIGNIFIERAIT QUE JE SUIS À POIL ? NOM DE... Mais, en même temps, si je serais à poil, je sentirais la fraîcheur, non ? Je veux dire, sans habits, t'as tout de suite moins chaud, hé. Mais je ne sentais rien, à part la normalité absolue en moi hormis le fait que je ne puisse pas bouger. La lueur du soleil se fit alors voir par delà mes paupières. J'ai recouvré la vue !





[...]





MAINTENANT, SI CES PUTAIN DE PAUPIÈRES VOUDRAIENT S'OUVRIR, ÇA SERAIT SYMPA, MERCI ! Quand, par le fait que la lumière soit soudainement cachée, et en sentant un souffle chaud sur le pif, j'en déduisis qu'on se pencha sur moi :

- Hé ho ! T'es là ? Ça va ? T'es pas mort, au moins ?

La fille souffla :

- Mais non, voyons, son cœur bat, regarde !

- Ah ouais, pas faux.

- Tu vois ? Bon, on en fait quoi, de lui ? On l'emmène à la base ?

Hein ? QUELLE BASE ? Mais redonnez-moi possession de mon corps, s'il vous plaît !

- Non, non, répondis le gars. Je suis sûr qu'il va se réveiller. Faut juste qu'il y mette du sien...

J'AIMERAIS BIEN, MON GARS !

- Il n'a pas l'air conscient, pourtant... En tout cas, il n'est pas blessé.

Encore heureux, tiens ! Manquerait plus que je pisse le sang ! La fille songea :

- Peut-être qu'il a fait une mauvaise rencontre en pleine tentative de vol ?

Le gars gueula :

- Hé ho, lui au, moins, il peut essayer, alors respect, hein ?

La fille rétorqua :

- Oh là là, c'est bon. Tu manques d'expérience, c'est tout !

- MON EXPÉRIENCE, ELLE T'EMMERDE, OK ?

Mais qu'est-ce qu'ils racontent comme conneries ? Dire qu'ils sont juste à mes côtés, et que je ne peux rien fai...

- J'ai une idée ! s'écria le mec. Ça va le réveiller !

Hein ? Pourquoi on me demande pas mon avis, à moi ?

- NON ! ARRÊTE ! FAIS PAS ÇA !

OH MON DIEU, ÇA Y EST, ILS VONT ME TOUCHER ! Puis tout m'est venu dans la gueule. J'entendis une inspiration, et un torrent de flammes me carbonisa le visage. Ce fut l'effet immédiat ; je gueulai :

- AAAAHHHH ! MAIS VOUS ÊTES MALADE ?!

Je relevais soudain la tête dans leurs exclamations de soulagement, et criai :

- DEPUIS QUAND VOUS BRÛLEZ LES BRAVES GENS POUR LES...

Et j'ouvris les yeux.





O_O





Q-Q... Qu'est-ce qu'il s'était passé, nom de nom de... ?! J'étais devenu tout petit. Comment je le sais ? J'étais face à un Salamèche.

- Salut ! sourit le Pokémon. Ça va mieux ?

Puis il se tourna vers son acolyte féminin, un Chlorobule :

- Alors ?! Tu vois que ça marche ?

Elle se moqua de sa remarque, et se précipita pour m'aider :

- Comment tu vas ? T'es tombé en plein vol ? Qu'est-ce qu'il s'est passé ?

J'étais trop choqué pour dire quoi que ce soit. J'eus un horrible et terrifiant frisson. Ne me dites pas que ça m'est arrivé. Pas à moi. S'il vous plaît. Hélas. Je devais être habitué, pourtant. Je tendis les bras. Me regardai. Et hurlai. En voyant ses bras couverts de plumes jaunes et bleues. Ses pattes écailleuses et griffues. Cet énorme bec, rouge, en pleine gueule. Ses petits crocs ridicules. Cette queue inutile. Une... Une queue.




[...]




- Je... Je... Je suis...

Et je m'époumonai, hurlant au désastre :

- JE SUIS UN ARKÉAPTI !