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Pokamen Rider: Gotta Ride'Em All! de Totor999/Quivering Star



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» Auteur : Totor999/Quivering Star - Voir le profil
» Créé le 08/08/2011 à 21:26
» Dernière mise à jour le 08/08/2011 à 23:04

» Mots-clés :   Action   Aventure   Cross over   Humour   Présence d'armes

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Chapitre 1: Fin du monde, début des ennuis.
L'imagination d'une personne peut parfois atteindre des dimensions telles qu'elle pourrait être un monde tout entier à elle toute seule, un monde où de nombreuses choses marchent différemment que dans le monde réel, mais néanmoins un monde habité et fonctionnel...

Tout ce qui empêche l'imaginaire de quelqu'un d'être réellement un monde est qu'on n'aie aucun moyen de s'y rendre physiquement et qu'en retour, il ne peut pas se manifester hors de la tête de celui ou celle qui l'a conçu...

Mais tout est possible dans l'univers. Nous n'en connaissons que notre petit coin personnel, mais il est bien trop grand pour ne contenir que des choses similaires à ce que nous avons chez nous. Et notre univers n'est pas forcément le seul, l'infini peut très bien contenir plusieurs infinis lui-même, puisqu'il est infini... Seulement faut-il parvenir à créer des connections entre.

Tout peut arriver, n'importe où, n'importe quand.

Tout peut être connecté.

Mais tout n'est pas forcément destiné à se retrouver ensemble.

Et tout pourrait être détruit à cause d'une connexion mal placée...

Que voient ces yeux alors qu'ils traversent tous ces mondes ?

Tout ça, c'est encore de sa faute...



Quelque part dans la tête d'un humain comme les autres, vivant dans le même monde que les personnes lisant ce texte (à moins que vous ne soyez des voyageurs dimensionnels comprenant le Français et ayant accès à Internet) se trouvait un monde à part. Il est fréquent pour les enfants d'avoir leurs petits mondes imaginaires remplis de héros surpuissants et de bestioles multicolores, qu'il s'agisse de personnage fictifs qu'ils ont vu à la télé ou dans des bande-dessinées, ou de personnages « originaux » créés de toutes pièces à partir des nombreux ninjas idiots, homme-singes à la chevelure dorée et fils-à-maman armés de katanas bien trop long pour ne pas compenser quelque chose ; dont ils suivent les aventures en streaming sur leurs ordis...

Mais ici, le monde imaginaire auquel nous allons nous intéresser se situe dans la tête d'un jeune adulte dont certaines parties de l'intellect ont refusées de grandir...

Ce monde connu de lui seul ressemblait à une mégapole aux gatte-ciels absurdement hauts et bien trop tordus pour pouvoir tenir debout. Mais ce monde étant imaginaire, les lois de la physique y étaient différentes, voire changeaient constamment, mais elles n'étaient jamais pareilles à celles du monde réel...

Dans cette immense ville vivaient tous les personnages imaginés par l'humain en question, même ceux qu'il avait oublié ou n'utilisait que très rarement dans les scénarios sans queue ni tête qu'il leur concoctait. Mais en ce moment, même les acteurs les plus actifs de la ville n'avaient pas grand chose à faire et vivaient leur vie sans trop se soucier des raisons de ce calme.

Ceux qui avaient en général des rôles sérieux n'auraient pas été contre reprendre le travail, mais certains autres étaient ravis de ne plus avoir à subir toutes les absurdités que leur imposait leur créateur... Cependant, l'un des représentants du deuxième groupe avait un caractère légèrement paranoïde et se disait que ce silence ne présageait rien de bon, et il décida d'aller de lui-même vérifier ce qui se passait dans les bureaux du patron, car oui, le créateur de ce monde possédait un avatar imaginaire le représentant, et ses créations pouvaient directement s'adresser à lui...

Ainsi, un jeune homme au teint bronzé, aux yeux verts émeraude et aux cheveux noirs ébouriffés rassemblés en une queue de cheval se vêtu de son béret rouge, de son t-shirt noir aux manches déchirées et de son jeans militaire marron pour sortir de sa modeste demeure, afin d'aller dire deux mots au grand chef...

Mais son penchant pour le méfiance le poussa à retourner chez lui le temps de récupérer quelques équipements tel qu'un gantelet métallique rouge et quelques sphères rouges et blanches qu'il fourra dans sa sacoche de voyage, avant de finalement ressortir, déterminé à se quereller avec son boss comme il l'avait déjà fait de nombreuses fois auparavant...



Le bâtiment le plus haut de cette ville, le seul à être parfaitement doit au milieu d'un enchevêtrement de gratte-ciels si tordus qu'ils se nouaient presque entre eux ; ressortait au milieu du paysage non pas à cause de sa non-torditude, ni à cause de sa teinte d'un blanc immaculé, mais surtout à cause de l'absurdement gigantesque panneau qui surmontait son toit, et sur lequel était inscrit en néons mauves : « Bureaux des Studios TotorWareSoft Productions Incorporate International copyright tm ».

A l'étage le plus élevé, Totor, le créateur et dirigeant de Totorville, car c'était le nom de l'endroit sur lequel il régnait mentalement; ne faisait pas grand chose de constructif. Depuis plusieurs mois de temps humain, il était plus concentré sur sa vie réelle que sur ses projets d'écriture, délaissant son imagination et ses créations. Son avatar, assis devant son bureau, gardait les yeux rivés sur un écran montrant ce que voyaient les yeux de son vrai « lui », dont la vie quotidienne alternait entre un travail quelque peu ennuyeux mais bien payé et des sessions de jeux vidéos de toutes sortes, achetés avec son salaire.

Après avoir débloqué le dernier succès d'un jeu où le protagoniste aux cheveux blancs avait pour mission de rassembler des cristaux afin de reconstruire une forteresse capable de réparer son monde détruit par une catastrophe mystérieuse ; l'avatar de Totor, différent de son double réel uniquement de par le costard-cravate blanc et mauve qu'il portait, fut soudainement rappelée dans son propre imaginaire par la voix grave et sérieuse d'un de ses personnages.

-Zen souhaite vous voir, Monsieur Totor. annonça Kington, un très grand homme chauve et moustachu habillé d'un costume de videur de boite de nuit... Vert.

Totor eut soudainement l'air de se réveiller, comme s'il s'était assoupi sans s'en rendre compte comme ça lui arrivait souvent en plein travail, ses yeux bleus clignèrent plusieurs fois, il agita la tête pour dégager les quelques cheveux châtains qui lui gênaient la vue, et se rendit compte que c'était son propre monde imaginaire qui s'adressait à lui.

-Pardon, quoi ? demanda Totor, encore confus.
-Je disais, Zen souhaite vous voi- répéta Kington avant d'être bousculé hors de l'encadrure de la porte par un individu beaucoup plus petit que lui.
-Ca te suffit pas de lui donner uniquement des rôles de garde du corps ? Faut en plus que tu en fasses son vrai boulot quand il joue pas dans tes scénarios à deux balles ? demanda le jeune homme court sur pattes en désignant Kington qui époussetait son costume bien entretenu.
-Je suis secrétaire, pas garde du corps. Mais ça ne m'empêchera pas de vous jeter dehors si vous me bousculez à nouveau. protesta Kington en gardant malgré tout un calme imperturbable.
-Bah, laissez-tomber avant que ça finisse en bagarre. Kington, retournez à votre poste. Zen, tu veux quoi ? demanda Totor en s'appuyant sur son bureau.
-Oh, je me demandait simplement ce que tu nous préparais de beau, après autant de temps à ne pas avoir demandé de service à qui que ce soit dans ton petit monde. annonça Zen avec une pointe de sarcasme tandis que Kington se retirait silencieusement.
-Rien. répondit simplement Totor.
-Rien ?
-Non, tu vois bien que je me concentre sur ma vie réelle, maintenant que j'ai un boulot en vrai, je n'ai plus vraiment de boulot pour mes personnages.
-Ah, pourtant on voit quand même que tu as les idées qui fusent. annonça Zen en désignant le ciel que l'on voyait par la fenêtre, au travers duquel de nombreuses images plus ou moins floues passaient à toute vitesse et dans toutes les directions.
-Oui, mais tu vois bien qu'elles sont imprécises et qu'elles ne se fixent pas, puisqu'elles restent suspendues là-haut et que je ne les organise pas sous forme écrite.
-C'est si accaparant comme boulot ?
-Bof, juste ennuyeux, et un peu fatiguant, mais ça c'est parce que je suis physiquement aussi endurant qu'un américain obèse soudainement devenu anorexique et à jeun. Je sais que ça doit être ennuyeux pour vous tous aussi de ne plus avoir grand chose à faire... Mais je ne pensais pas que ce serait toi qui viendrait t'en plaindre le premier.
-Nooooon, sérieux ? répondit Zen en roulant les yeux, tandis que des images représentant les diverses catastrophes qu'il avait subi au fil de ses aventures fictives traversaient les cieux, telles que l'effondrement d'une tour hantée dans laquelle il affrontait son ennemi juré, ou la fois où il s'était violemment écrasé dans le sol, seulement pour recevoir sa propre moto sur le crâne l'instant d'après.
-Bref, je peux pas faire grand chose pour vous en ce moment. Peut-être que si je prends des vacances, ou alors si je prends un peu de repos une fois ce contrat terminé, avant de passer à autre chose... Mais en ce moment, je ne me sens pas vraiment le temps ni l'envie d'écrire quoi que ce soit. Mais je vous préviendrais quand j'aurais besoin de votre participation.
-... Tu comptes finir DP+QJ et X-Terra une fois que tu auras le temps ?
-Avec un hiatus pareil, j'ai déjà du mal à me souvenir où je voulais en venir avec ces fics, et ce que j'y ai déjà introduit ou pas... Du coup si je reprend, j'ai peur d'oublier des éléments importants ou de répéter ce qui a déjà été dans les chapitres précédents que je n'ai même pas envie de relire tant c'est bordélique.
-Donc c'est plus ou moins « Non » ?
-Ouais.
-Alors pourquoi j'ai quand même cette étrange impression de ne pas totalement être maître de mes actes et de mes paroles, comme si tu étais en train de fixer un scénario afin que je le joue ?
-C'est toi qui est devenu parano après toutes les conneries que je t'ai fait faire.
-Et surtout la nature de tes scénarios méta-fictionnels qui essaient de briser la barrière entre réalité et fiction.
-Ca se peut. Mais maintenant ça me fatigue, tout ça, alors j'aimerais qu'on évite d'en parler vu que nous ne sommes pas en train de mettre une fic en place.

La porte du bureau s'ouvrit alors d'un seul coup, laissant à nouveau apparaître Kington.

-Monsieur Totor ?
-Oui ?
-Désolé d'écouter aux portes, mais si vous n'avez effectivement pas l'intention d'écrire de si tôt, alors qu'est-ce qu'il se passe en ville en ce moment-même ?
-Qu'est-ce que vous racontez, Kington ?
-Regardez par la fenêtre, vous saurez peut-être mieux que moi.

Totor se leva de son bureau, montrant qu'il dépassait Zen de plus d'une tête, mais était largement moins grand que Kington ; et se dirigea vers le couloir que ce dernier surveillait, suivi par Zen.

Au travers de la fenêtre que leur indiquait Kington, Totor et Zen purent voir que des espèces de parois éthérées, dont la surface tremblait comme la surface d'un lac, étaient en train d'apparaître à divers endroit de la ville, et donnaient l'impression de la découper en de nombreux morceaux...

-What the fuck. commenta platement Zen.
-J'ai déjà vu ça quelque part... Mais c'est impossible, je n'ai rien décidé ! Et même si j'avais décidé qu'il se passe quelque chose, pourquoi est-ce que ça aurait un rapport avec lui ? J'essaie de l'oublier, bordel ! s'écria Totor.
-Hé, traduis ce que tu viens de dire, ça m'a l'air d'être une info importante sur ce qu'il se passe, mais c'est trop cryptique pour qu'on puisse en faire quoi que ce soit. conseilla Zen.
-Non, il ne faut pas parler de lui ! cria soudain Totor, l'air paniqué et se tenant la tête entre les mains. Pas dans mon monde ! Je refuse son existence ! Et de toutes façons, il était hors-canon, les 30 épisodes et les deux films ne sont jamais arrivés ! Je ne sais pas pourquoi ça arrive, mais si c'est lui, je dois trouver un moyen de l'arrêter ! Tout est de sa faute !

Soudain, Totor s'entoura d'une aura rose et se servit de ses pouvoirs de télékinésie pour pulvériser le mur devant lui, sortir du building et se diriger vers la ville en volant à toute vitesse.

-Ca a l'air grave... commenta Kington.
-Ouais, et encore une fois, Totor fait tout pour que ça soit plus compliqué que nécessaire. Je vais y aller aussi ! annonça Zen.
-Non pas que je doute de vos prouesses acrobatiques, mais... voulut dire Kington, mais Zen avait déjà bondi au travers de l'ouverture créée par Totor.
-PUTAIN C'EST VACHEMENT HAUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUU-


…...
…...............
….........................................Crash.

-Ouille. se plaignit simplement Zen
-J'ai essayé de le prévenir.... se dit Kington à lui-même.
-Taggle. répondit Zen qui parvint à se faire entendre malgré les quelques centaines de mètres de haut qui le séparaient de son interlocuteur.



Aux abords de la ville, là où les bâtiments répondaient à des normes d'architecture crédibles et raisonnables, plusieurs autres habitants de la ville s'étaient rassemblés devant une des étranges parois ayant barré une des rues.

-On dirait une barrière d'énergie. commenta une petite jeune femme aux longs cheveux mauves et au physique très modeste mais malgré tout charmant, bien dissimulé sous une élégante robe d'été.
-J'ai remarqué, mais qui fait ça ? Ces trucs sont en train d'apparaître partout et je ne connais personne qui puisse créer des choses pareilles. répondit une autre jeune femme rousse à l'apparence largement plus athlétique et généreuse, et aux airs de garçon manqué ; qui formait apparemment un duo avec la fille précédente.
-Ca ne fait que peu de temps que je participe réellement aux activités de cette ville, mais ce n'est pas Totor, la seule personne à être techniquement capable de causer des d'événements aussi imprévisibles par ici ? demanda une troisième personne.

L'être en question n'était pas humain comme tous les autres personnages vus jusqu'ici, pour ceux qui s'y connaissent en Pokémons, il ressemblait à un Deoxys. Sans en être un. Il avait une forme humanoïde, deux bras, deux jambes, une tête, mais son corps était recouvert d'une peau épaisse et solide orange et verte, et au niveau de son abdomen et de ses articulations, grise. Ses jambes se terminaient en pointe mais lui permettaient malgré tout de marcher comme un humain et de rester en équilibre sans difficultés. Ses bras étaient étrangement plats, et les mains à leur bout étaient très larges, assez pour empoigner un humain par la taille. Et son visage n'avait en commun avec celui des humains qu'une paire d'yeux situés au fond de deux orifices, donnant l'impression que ce qu'on voyait de sa tête n'était qu'un masque d'extraterrestre dépourvu de visage et au crâne surmonté d'une paire d'antennes lumineuses dignes d'un papillon de nuit géant.

-Oui, Totor a de sacrés pouvoirs dans son monde, mais là ça n'a pas l'air d'être son œuvre. répondit la jeune femme aux cheveux mauves sans être surprise par l'apparence de son interlocuteur.
-Ca ressemble quand même à quelque chose qu'on pourrait causer avec des pouvoirs psychiques... Qui d'autre possède ce genre de pouvoirs dans cette ville ? demanda l'extraterrestre dont la voix résonnait étrangement, comme si elle provenait de hauts-parleurs cachés dans son corps plutôt que de la bouche qu'il n'avait pas.
-Toi. répondit la grande rousse.

L'extraterrestre haussa ce qui était apparemment ses épaules en prenant une expression aussi déconcertée que ce que ses yeux lui permettaient.

-Hé, ça va, je ne t'accuse pas. ajouta la rouquine.
-Il serait peut-être temps qu'on arrête de tergiverser et qu'on aille voir de quoi il s'agit exactement. dit la fille menue en s'approchant de la barrière grise.

Elle marcha jusqu'à n'être qu'à quelques centimètres de la mystérieuse paroi... Puis soudainement, une aura noire et mauve entoura sa main droite et elle asséna un coup de poing à en briser un mur de béton armé à l'obstacle... Qui ne réagit absolument pas, se contentant de produire un son à la fois sec et résonnant si c'était possible, alors que les maisons alentours tremblèrent légèrement.

-... Bon, si je n'arrive pas à endommager ce truc, il va falloir attendre que quelqu'un de plus puissant arrive. commenta la petite femme en se massant le poing d'un air déçu.
-Ces barrières sont partout, les autres habitant doivent être occupés avec celles près de chez eux, et on aurait déjà dû en voir disparaître si ils étaient capables de les détruire... fit remarquer l'extraterrestre.
-T'es pas censé être vachement puissant, toi, en fait ? demanda subitement la rouquine.
-Vous voulez que j'essaye aussi ?
-Cette chose résiste aux attaques physiques, peut-être qu'utiliser des pouvoirs psychiques dessus aura un effet différent. suggéra la petite.
-Qui ne tente rien n'a rien...

L'extraterrestre s'approcha de la barrière alors que la fille au cheveux mauves se mettait hors de son chemin ; il tendit ses deux énormes mains vers l'obstacle, la gemme mauve incrustée dans son torse brilla intensément, et une vague d'énergie en sortit, traversa l'entièreté de ses bras, et sortit de ses paumes avec la vélocité d'un boulet de canon... Fait de caoutchouc car le projectile psychique rebondit contre la surface monochrome et frappa son envoyeur si fort qu'il partit s'écraser contre une autre barrière à l'autre bout de la rue.

-... Ca va ? demanda la rousse sans être sûre de pouvoir se faire entendre à cette distance.
-Ne racontez ça à personne. répondit l'extraterrestre, au loin et toujours collé contre la barrière.

Soudain, une forme blanche entourée d'une aura rose descendit du ciel et frappa le sol, le craquelant sévèrement. L'aura lumineuse disparut et les deux jeunes femmes reconnurent Totor, un genou posé à terre au milieu de son cratère. Il se releva d'un bond et se précipita vers la barrière la plus proche d'un air paniqué.

-Merde, ça ressemble vraiment à ce que je pense... Plume, Stray, il s'est passé quoi jusqu'à maintenant ?
-J'ai essayé de frapper ce truc. Sans effet. répondit la fille aux cheveux mauves, qui s'appelait donc Plume.
-Kalyzto a essayé une attaque psychique, et il s'est retrouvé là-bas. ajouta la rousse, qui s'appelait donc Stray, en désignant l'extraterrestre à l'autre bout de la rue.
-Je vous ai demandé de ne répéter ça à personne ! lança Kalyzto.
-Ecoutez, éloignez-vous à tout pris de ces trucs, c'est pas bon signe. annonça Totor Je n'y suis pour rien, c'est pas moi qui ai inventé ça, là d'où ça vient, ça n'a déclenché qu'une énorme suite de catastrophes et d'incohérences scénaristiques !
-Un peu comme les aventures auxquelles tu nous fait participer. ajouta une nouvelle voix.

Tout le monde leva la tête dans la même direction pour apercevoir Zen, debout sur le toit d'une maison. Il avait l'air en assez bonne forme pour quelqu'un qui avait fait une chute de plusieurs centaines de mètres quelques minutes plus tôt.

-Bref, puisque tu ne veux encore une fois pas nous révéler les éléments importants concernant l'existence de ces murailles, je suppose que je vais devoir reprendre mon rôle de héros destiné à résoudre tous les problèmes du monde et me charger de ça moi-même. dit Zen en descendant d'un bond et en se dirigeant vers la paroi.
-C'est différent, j'essaie de nier leur existence, il n'y a aucune raison que ces choses apparaissent dans mon esprit sans que je ne le décide, si j'arrive à ne pas croire en leur existence suffisamment fort, elles devraient disparaître !
-Mouais, ça m'a pas l'air de marcher bien fort, autant tenter de s'en débarrasser concrètement plutôt que d'espérer que ton esprit règle tout...
-Mais mon esprit DEVRAIT pouvoir tout régler, c'est moi le créateur et le dirigeant de ce monde, on est dans ma tête, je te signale !
-Et c'est justement parce que c'est TA tête que rien ne marche correctement. Eloignez-vous, ça va charkler. signala Zen en appuyant sur un bouton de son gantelet rouge.
-PUISSANCE MAX. cria le gantelet d'une voix robotique.
-Avec un appareil aussi ridiculement puissant et les pouvoirs que j'ai reçu de trois Pokémons légendaires différents, je vois pas comment ça pourrait résister. ajouta Zen en s'entourant d'une aura de flammes blanches et dorées qui se concentra autour de son gantelet. Dommage que les fics dans lesquelles je joue ne se finissent jamais, du coup j'ai presque jamais l'occasion de m'en servir...

Zen frappa la barrière de toutes ses forces, provoquant une secousse terrible et une onde de choc lumineuse qui souffla Totor, Plume et Stray en arrière... Mais n'affecta absolument pas la cible.

Zen resta immobile, les bras ballants et l'air frustré après un échec pareil.

-On ne s'en débarrassera pas par la force, il faut à tout pris que je refuse leur existence... répéta Totor.
-Ca me semble assez difficile de refuser l'existence de quelque chose qu'on a juste devant soi. nota Plume
-Je sais, merci !
-Mais qu'est-ce que ça fait, de toutes façons, à part bloquer le chemin ? demanda Stray.
-Je ne peux pas en parler, sinon on a encore moins de chances de s'en débarrasser...

Soudain, le faible vrombissement qu'émettait la barrière s'intensifia, et des images floues se mirent à apparaître et à disparaître sporadiquement sur sa surface.

-Trop tard. dit Totor d'un air fataliste en levant les yeux vers la barrière.

La barrière se mit à trembler violemment sans que personne ne la touche... Puis explosa comme du verre dont les éclats se désintégrèrent en plein vol. Et une horde de créatures étranges surgit de l'endroit où la paroi grise s'était trouvé. La plupart ressemblants à des hybrides entres des humains et des animaux de toutes sortes, y compris des insectes, des dinosaures, des animaux fantastiques, et peut-être même des plantes pour certains.
Totor s'envola hors de leur chemin en emportant Plume et Stray avec lui grâce à ses pouvoirs psychiques, mais ne réussit pas à attraper Zen qui s'était laissé surprendre et emporter dans la charge de monstres.
Kalyzto, qui voyait le spectacle depuis l'autre bout de la rue, s'éloigna rapidement de la barrière située derrière lui et jeta un coup d'œil dans sa direction tout en réfléchissant à ce qu'il allait bien pouvoir faire dans une telle situation... Mais à peine tourna-t'il la tête vers sa barrière qu'elle explosa à son tour, laissant apparaître cette fois... Une maison ?
En fait, il était déjà censé y avoir une maison à cet endroit, elle avait simplement été cachée par la paroi mystérieuse... Et pourtant, la maison qui venait d'apparaître n'était pas la même que celle qui était censée se trouver à cet endroit. Kalyzto le savait bien, c'était SA maison qui était censée se trouver là. Et elle venait d'être remplacée par une autre.

-Qu'est-ce que... ?

Une jeune femme asiatique sortit de la maisonnette et aperçut Kalyzto. Elle se contenta de pousser un cri de surprise et de terreur et d'appeler un nom à la consonance japonaise que Kalyzto ne put pas bien saisir...

-Kamen Ride, De-De-De-Decade ! annonça une voix digne d'un présentateur de show télévisé à l'intérieur de la maison, accompagné d'un enchaînement de bruits indescriptibles laissant à supposer que quelque chose de magique ou de technologiquement très avancé était en train de prendre place...

Et l'instant d'après, un (probablement) homme surgit de la maison... Vêtu de ce qu'on aurait pu décrire comme une combinaison, voire une armure de combat futuriste... Rose. Il y avait aussi beaucoup de noir et des accents blancs, et il était difficile de ne pas remarquer les deux yeux insectoïdes vers qui ornaient le casque de l'armure, mais le rose était définitivement la première chose qu'on remarquait. Un peu comme l'aura de Totor, en fait.

-... Je peux vous aider ? demanda Kalyzto, décidément trop confus pour tenter autre chose que la politesse.

Le pseudo-Spiderman futuriste au choix de couleurs douteur inséra une sorte de carte dans un appareil blanc et orné d'une gemme rouge en son centre ; accroché à l'avant de sa ceinture, puis pointa vers Kalyzto ce qui ressemblait à une petite boite plate, rectangulaire, blanche et noire, et dotée d'une poignée... Et d'une gâchette... Et d'un canon de pistolet à l'avant.

-Final Attack Ride, De-De-De-Decade ! annonça l'appareil au niveau de sa ceinture une fois la carte insérée à l'intérieur.
-Ooooh non, oh non oh non oh non... se dit Kalyzto en hochant la tête de gauche à droite.

Ce qui ressemblait à une file d'écrans holographiques se matérialisa entre Kalyzto et son assaillant alors que le canon de son arme se mettait à briller d'une lueur rouge.
Kalyzto se ressaisit finalement malgré sa confusion extrême et s'envola hors de portée juste au moment où un rayon laser donnant l'impression d'être composé de pixels rouges sortit du minuscule canon de l'arme et traversa tous les hologrammes, s'intensifiant et accélérant à chaque écran traversé, pour ensuite continuer sa course à toute vitesse vers l'armée de monstres qui chargeait dans l'autre direction.
Ceux qui étaient à l'avant de la charge tentèrent de freiner ou de s'écarter, mais furent bousculés par leurs camarades à l'arrière qui ne virent pas le rayon fondre sur eux...
Le projectile d'énergie pixelisé frappa la horde comme une boule de bowling (explosive) heurterait un jeu de quilles.
Plusieurs monstres humanoïdes furent détruits instantanément, d'autres furent projetés de part et d'autre de la rue, voir par-dessus les bâtiments... Et Kalyzto put voir Zen qui filait dans les airs parmi les monstres en vol plané.
Heureusement, le jeune homme était encore conscient et entier, et avait bien retenu son incident précédent impliquant une chute libre.
Plutôt que de laisser la gravité et le sol lui causer à nouveau des soucis, il sortit une Pokéball de sa sacoche et en fit sortir son Etouraptor, un grand Pokémon oiseau noir, blanc et gris, afin de l'attraper en vol et de lui éviter une nouvelle rencontre brusque avec le bitume.
Kalyzto, qui se maintenait lui-aussi en l'air grâce à sa télékinésie, décida de prendre encore plus d'altitude et d'aller rejoindre Zen, histoire d'être plus en sécurité qu'au sol avec son agresseur bizarrement coloré et les monstres ayant survécu à sa balle perdue.

-Mais il se passe quoi au juste ?! s'écria Kalyzto en volant à côté de Zen.
-Je crois que seul Totor le sait vraiment, après, qu'il veuille bien nous expliquer quoi que ce soit dépend de si il pense encore être capable de refuser l'existence de tout ce bordel ! répondit Zen, qui essayait de garder son calme.
-ONORE DIKEIDOOOOOO !!! lança une voix familière au loin.

Zen et Kalyzto tournèrent la tête vers le sol et virent Totor, entouré de son aura ; fondre en piqué tel un oiseau de proie vers le tireur fou, qui tenta de l'arrêter avec une salve de plus petits lasers. Mais l'aura de Totor les dévia et il parvint à percuter sa cible si fort qu'il l'emporta jusqu'à l'intérieur de la maison de l'intérieur de laquelle on put ensuite entendre des bruits de bataille intense.
Et en même temps que Totor et son adversaire mystérieux s'affrontaient sauvagement dans la maisonnette, cette dernière s'entoura soudainement de plusieurs barrières grises, tandis que toutes celles que Zen et Kalyzto pouvaient apercevoir au travers de la ville depuis leur altitude se brisaient à leur tour, libérant probablement d'autres anomalies...

-Hé, je comprend de moins en moins ce qu'il se passe, mais je crois que si ça continue, ça va mal finir... commenta Zen.
-Surtout si Totor se retrouve coincé là-dedans, on dirait que les barrières se referment autour de cette maison ! signala Kalyzto en désignant les barrières qui avaient effectivement l'air de se tordre pour former une demi-sphère autour de la maisonnette dans laquelle la bataille faisait rage.
-Alors histoire d'être sûrs, on y va ! annonça Zen en attrapant Kalyzto par un de ses bras plats.
-On ?! s'écria Kalyzto.

Zen ordonna à sa monture volante de foncer en piqué vers l'ouverture entre les barrières avant qu'elles ne se referment les unes contre autres, tout en emportant Kalyzto avec lui. Ils parvinrent à franchir l'ouverture peu de temps avant que la demi-sphère ne soit complète... Et furent accueillis par une explosion de lumière.

-Ca me semble un début parfait pour une nouvelle aventure dépourvue de sens... commenta Zen tout en se protégeant les yeux. Mais pour une fois ce n'est pas Totor qui décide... Je sais pas si c'est une bonne ou une mauvaise chose. Ajouta-t'il avant d'être englouti dans la vague lumineuse.

A suivre...