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Team Rocket X-Squad de Malak



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Informations

» Auteur : Malak - Voir le profil
» Créé le 07/08/2011 à 10:06
» Dernière mise à jour le 11/02/2017 à 16:01

» Mots-clés :   Action   Fantastique   Organisation criminelle   Présence d'armes   Présence de Pokémon inventés

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Chapitre 33 : Engagement contre l'Empire
L'unité X-Squad, ainsi que le général Tender et monsieur Giovanni, achevèrent d'écouter l'enregistrement audio que le dresseur du nom de Sacha leur avait fait parvenir. Ce qu'il avait découvert était assez inquiétant.

- Des œufs qui rendraient immortels ? répéta Galatea.

- C'est à peu de choses près ce que j'ai compris, acquiesça Tuno.

- Et ça correspondrait avec ce que j'ai entendu de la discussion entre Solaris et les Elus, ajouta Mercutio.

- Vous pensez que c'est pour ça que l'Impératrice fait beaucoup moins que son âge réel ? demanda Tender.

- C'est possible, mais je n'y crois pas trop, répondit Mercutio avec prudence. Solaris m'a bien dit qu'elle vivrait encore plus longtemps que les Elus, sans doute éternellement. Et ce que ce Sacha nous a dit semble nous faire croire que les Elus continuent à vieillir de façon normale, même si ils ne meurent pas. Solaris, elle, a vraisemblablement son vieillissement ralenti. Il y a de plus les fameux pouvoirs qu'elle posséderait...

- Les Elus aussi ont des pouvoirs apparemment, dit Siena. Ce Sacha nous a bien dit qu'Evard pouvait invoquer le feu.

- Qu'importent leurs pouvoirs ou leur âge, intervint le Boss. Cette menace doit disparaître.

Giovanni avait tapé du poing contre le bureau en disant cela. Tout le monde se tourna vers lui, surpris.

- Je ne saurais tolérer que des individus qui mangent les Pokemon puissent vivre éternellement, libres de nous envahir quand ils veulent, poursuivit le Boss.

- Sauf votre respect, monsieur, dit prudemment le général Tender, je ne pense pas que ce conflit nous concerne. À moins que ce soit pour s'approprier ces œufs...

Mercutio s'était attendu à une remarque du genre depuis qu'il avait fini d'écouter l'exposé de Sacha. Mais le Boss le surprit :

- Non, ces œufs ne m'intéressent pas.

Tender ouvra des yeux ronds.

- Mais monsieur... Des œufs qui empêchent de mourir...

- Vivre éternellement... est une idiotie, déclara Giovanni. La vie est courte et c'est ça qui fait tout son intérêt. Elle départage les vainqueurs des perdants en nous laissant peu de temps pour nous inscrire dans l'Histoire. Etre éternel, ce n'est pas vivre. Vivre, c'est profiter du temps qui nous reste en faisant tout pour l'utiliser au mieux. Ce n'est qu'en sachant qu'on disparaitra un jour que l'on fait tout ce que l'on peut pour se surpasser. Des gens qui vivent des siècles doivent avoir une vie bien peu intéressante. Je n'en veux pas, ni pour moi, ni pour quelqu'un d'autre. Ces œufs sont une abomination et doivent disparaître !

Mercutio retint son sourire mais sans doute pas la lueur d'admiration dans ses yeux. Il était heureux que le Boss pense cela, car il pensait pareil. Il aurait été déçu si Giovanni avait envisagé de faire pareil que les Elus sur Pegasa.

- Bon, mais même sans ces œufs... continua Tender, encore sous le choc de la déclaration du Boss. Tant que les vriffiens restent dans leur région, ils peuvent faire là-bas ce qu'ils veulent.

- Sauf qu'ils ne vont pas toujours y rester, intervint Mercutio. Pardonnez-moi, général, mais il est clair que Solaris a des ambitions plus grandes que de conquérir l'ensemble d'Elebla. Ils viendront chez nous un jour où l'autre, ça ne fait aucun doute. Notre région les attire. Ils sont en manque de Pokemon, et la nôtre en regorge.

- Eh bien dans ce cas, quand ils oseront s'en prendre à nous, ils le regretteront amèrement ! S'exclama Tender.

- Ils auront eu le temps de se préparer après avoir vaincu Duttel, signala sagement Siena. L'Empire est très grand et très peuplé. Son armée doit être immense.

- Et puis, le but de la Team Rocket est aussi de gagner de l'influence un peu partout, rappela le colonel Tuno. Si nous aidons les peuples d'Elebla à résister à l'Empire, ça ne sera que bon pour nous.

Tender jeta un coup d'œil à Giovanni. Celui-ci hocha la tête à son intention, apparemment très décidé. Enfin, le général haussa les épaules.

- Très bien. On peut engager quelques forces contre Vriff, bien sûr, mais...

- Pas quelques forces, général, le corrigea Giovanni. Je veux que l'Empire de Vriff soit considéré dès à présent comme une menace prioritaire.

Tender regardait à présent le Boss comme si un Flagadoss s'était trouvé assis sur son bureau à la place.

- C'est-à-dire... la guerre, monsieur ?

- Appelez ça comme vous voulez, général. Mais croyez-moi quand je vous dis que l'existence d'une superpuissance comme Vriff qui s'adonne à de telles pratiques avec les Pokemon est notre ennemi juré.

- Déployer l'ensemble de nos forces là-bas prendra très longtemps, monsieur, le prévint Tender. Et nous ne connaissons pas le terrain.

- La tactique est votre domaine, mon vieil ami. Prouvez-moi que votre légende est fondée : le général qui n'a jamais perdu une seule bataille !

Ces quelques mots suffirent pour mettre du baume au cœur de Tender.

- À vos ordres, monsieur !

- Bien. Alors, quelle est la situation à Elebla ? Demanda Giovanni à Tuno.

Le colonel alluma un écran qui montrait la carte d'Elebla. L'Empire de Vriff, en rouge, était sur une grande partie de la carte. Le royaume de Duttel, symbolisé en bleu, paraissait bien aculé face à cette marée rouge. Il restait aussi un petit territoire blanc : l'Etat de Conscie, encore neutre, mais plus pour très longtemps.

- C'est mauvais, monsieur, répondit Tuno. Les dutteliens se font repousser pratiquement sur tous les fronts. Et Antyos, leur roi, ne semble pas décider à contre-attaquer. Je donne une ou deux semaines avant que les vriffiens n'envahissent leur capitale Duttelia.

- Solaris ne lancera pas son assaut final tant que Conscie ne sera pas à elle, fit Mercutio en désignant le petit Etat blanc. Je pense que c'est là qu'on devrait aller en premier. D'autant plus que ces gens sont neutres et probablement pacifistes. Les vriffiens n'y enverront pas un gros détachement.

Zeff approuva de la tête.

- Je suis sûr que rien qu'à nous cinq, toute la X-Squad, nous pourrions repousser l'assaut contre Conscie. Les vriffiens n'ont pas de Pokemon et se battent à l'épée et à l'arc.

- Je suis d'accord, acquiesça Mercutio. Qu'en pensez-vous, colonel ?

- Ma foi, je n'ai rien contre un peu d'exercice. Cela étant, si vous me le permettez, général, je prendrai quand même avec nous l'escouade 8 du major Orphas. Mieux vaut être trop prudent que pas du tout.

- Moi ça me va, dit Mercutio.

L'escouade 8 comprenait le lieutenant Fay, une jeune soldat avec qui Mercutio et les autres avaient combattu la Team Cisaille et avec qui Mercutio s'entendait très bien.

- Général ? demanda Tuno.

- Faites donc, faites donc, fit Tender avec un petit geste de la main. Du temps, je réunirai mon état-major pour voir comment mener cette guerre à grande échelle.

Ils quittèrent le bureau de Tender pour aller se préparer. Mercutio dit aux autres qu'il les rejoindrait plus tard et courut pour rejoindre le colonel Tuno. Il tenait à lui dire quelque chose.

- Colonel... Je voulais... Je tenais à m'excuser.

Tuno lui lança un regard étonné.

- Pourquoi cela ?

- Pour avoir mal jugé Solaris. Je vous ai demandé de me faire confiance pour cette stupide alliance que j'ai proposée. Maintenant, je nous ai mis dans l'embarras auprès du général et du Boss lui-même. Encore heureux qu'on ait découvert la vérité rapidement. Qui sait dans quoi je nous aurais amené alors si on avait poursuivi cette alliance avec Vriff...

Tuno lui posa une main réconfortante et amicale sur l'épaule.

- Ce n'est pas grave. Il n'y a pas eu mort d'homme. On a rien perdu, exepté une caise d'arme et un peu de nourriture. Et puis, tu n'es pas fautif, Mercutio. La seule fautive, c'est l'impératrice Solaris, qui n'avait pas mérité ta confiance. Siena m'a raconté que vous étiez assez proches tous les deux. Je suis impressionné que tu es pu demeurer fidèle à ton devoir et à ta loyauté pour la Team Rocket malgré les agissements de Solaris.

- Je n'aurais pas pu continuer à la suivre. Pas après ce qu'elle a fait et ce qu'elle a prévu de faire. Nos valeurs sont plus importantes que de jolies filles.

- À qui le dis-tu ? Rigola Tuno. Si ça avait été moi qui avait été dans ta position, avec ma lubricité souvent mal placée, je crains que je sois déjà devenu le chef des armées de Vriff. Mais si tu te sens toujours coupable, il n'y a qu'une solution : fais tout ton possible pour l'arrêter.

- C'est ce que je comptais faire. Merci colonel.


***


Ils partirent en avion rapide jusqu'à Conscie. La superficie de ce pays ne devait pas être plus grande que celle de Safrania et de sa banlieue. Conscie devait tenir en deux ou trois villes assez développées, au contraire du pays d'Arval qui était grand, mais terriblement rural et désert. Ils se posèrent à Uneota, la plus grande ville de Conscie, avec l'autorisation de ses habitants. Beaucoup étaient venus, curieux, voir cet étrange appareil atterrir devant leur hôtel de ville. Comme la plupart des gens de la région d'Elebla, ils n'avaient jamais vu d'étrangers, encore moins de machines. Le maire de cette ville était un certain Gulfko, un grand homme avec une épaisse barbe noire et un bandeau de pirate à l'œil droit. Il avait l'air assez impressionnant et ne reflétait pas bien l'image d'un pays pacifiste. Tuno, qui menait les opérations, s'avança vers lui.

- Nous venons en paix, fut la première chose qu'il dit.

De l'avis de Mercutio, il n'avait d'ailleurs pas tort de commencer par-là, étant donné les regards méfiants et parfois hostiles de beaucoup de gens.

- Et qui êtes-vous, exactement, étrangers ? demanda Gulfko, toujours sur ses gardes.

- Nous faisons partie de la Team Rocket, une puissante organisation de notre région. Nous sommes prêts à vous prêter assistance contre l'Empire de Vriff, si toutefois vous l'acceptez.

Gulfko plissa les yeux.

- Qu'est-ce qui vous dit que l'Empire va venir ici ?

- Vous n'êtes pas au courant de ce qu'ils ont fait d'Arval ? Demanda Galatea.

Mais les uneotiens semblaient au courant, étant donné leurs regards sombres et inquiets.

- Pourquoi vous nous aideriez ? Poursuivit le maire.

- Nous sommes des ennemis de Vriff et de son impératrice, dit Mercutio. Nous n'avons pas besoin d'autre raison pour aider ceux qui souffriront par leur faute.

- Vous travaillez pour le Royaume de Duttel ?

- Euh... non, pas vraiment...

- Il n'y a qu'eux qui osent encore s'opposer à la suprématie vriffienne, fit remarquer Gulfko. Ils sont conscients que si Vriff s'empare de notre pays, ça sera désastreux pour leur guerre. Ils sont donc venus nous prêter mains forte.

Mercutio mit un certain temps à analyser et à comprendre cette phrase.

- Euh, une minute... Vous voulez dire que des dutteliens sont... ici ?

- MERCUTIO CRUST ! s'exclama une grosse voix ampoulée.

Mercutio ferma les yeux un moment, pour se donner le courage d'affronter la suite. Il se retourna et vit, sans surprise, le grand Djosan Palsambec accompagné d'une bande de guerriers dutteliens qui venaient de sortir d'une maison, alertés par l'agitation dehors.

- Salut, Djosan... soupira Mercutio.

- Par mes poils de nez ! Rugit l'immense chevalier. Que le destin semblât particulièrement vouloir à ce que nos pas se rencontrent plus que la raison le ne veut ! Ainsi soit-il, tudieu ! Qui serais-je pour m'opposer aux décisions célestes ? J'eusse pensé avoir provoqué votre mort lors de notre dernière rencontre ! Je suis fort aise de vous savoir en vie ! Ainsi, nous pourrons nous livrer bataille encore une fois ! En garde maintenant, preu guerrier !

Mercutio commençait déjà à avoir mal à la tête. Il leva les mains en signe d'apaisement.

- Tout doux mon vieux. Nous ne sommes pas venus pour vous combattre vous. C'est à l'Empire de Vriff que nous sommes venus chercher des noises.

- Mercutio, puis-je savoir qui est cet étrange individu ? Demanda Tuno en regardant Djosan d'un air stupéfait.

- Oh, c'est vrai, vous ne le connaissez pas. C'est un chevalier duttelien. On l'a affronté plusieurs fois tandis qu'on protégeait Solaris. Il est assez à cheval sur les questions d'honneur et de fierté, et utilise un dialecte proche de l'époque où la Pokeball n'avait pas encore été inventée.

- Par ma foy, que dites-vous, Mercutio Crust ? Tonna Djosan. Vous et vos compagnons estes venus vous battre contre ces chiens galeux de vriffiens ?!

- C'est ça, approuva Mercutio. J'admets qu'on s'est un peu trompé sur leur compte et on est venu réparer nos erreurs.

Djosan se lissa son impressionnante moustache rose.

- Si ce que vous dites est véridique, j'en éprouve grande joie, Mercutio Crust. Qu'il m'eusse été fort douloureux que de pareils combattants de grande valeur se rangent du côté du mal. Que nous fussions compagnons d'armes me rend d'humeur fort joyeuse, assurément !

- Sire, je ne leur fais pas confiance, fit précipitamment un des guerriers de Djosan. Ces individus ont déjà tué plusieurs de nos camarades.

- Et nous en sommes désolés, intervint Siena. Mais en l'occurrence, c'était soit eux soit nous. C'est vous qui nous avait attaqué et vous n'auriez pas hésité à nous tuer.

- J'ajoute que la plupart des morts ont été tués par Fukio, le chevalier de Solaris, précisa Mercutio. Nous avons toujours fait attention à ne pas trop vous faire de mal. Et il serait idiot de nous battre maintenant, alors que nous avons un ennemi commun. L'important est de protéger ce pays et ces habitants !

- Que vous parlassiez vrai, Mercutio Crust, approuva Djosan. Je choisis de vous faire confiance. Nous braverons la mort côte à côte, comme des frères !

- Euh... ouais, c'est ça...

- Si Sire Djosan se porte garant de vous, il n'y a aucun problème, dit Gulfko. Nous vous remercions d'être venus nous aider, mais comme nous venions de le dire à Sire Djosan, nous ne comptons pas résister si Vriff décide de nous envahir.

Mercutio crut avoir mal entendu.

- Vous voulez rire ? s'exclama Zeff. Qui préfère l'esclavage à une chance de se battre ?

- Et qui préfère la mort à la vie, même en étant esclave ? Contra le maire. Nous ne nous sommes jamais battus de notre vie. L'Empire de Vriff dispose de ressources illimitées et d'hommes capables de tuer des Pokemon à mains nues ! Même avec vous tous, nous nous ferons écraser et l'Impératrice nous punira pour avoir osé lui résister !

- Je pense que vous nous sous-estimez, monsieur, déclara Mercutio. Le combat est notre métier et je pense qu'il en est de même pour Djosan et ses guerriers.

- Assurément, assurément, approuva ce dernier. Et nous avons nos Pokemon avec nous.

Mercutio gardait un vif souvenir de Titank, le gigantesque Pokemon sol et acier de Djosan, et se demandait comment ils pourraient perdre avec lui. Bien sûr, il ne faudrait pas compter alors les dégâts faits aux infrastructures de cette ville.

- Nous avons aussi plusieurs Pokemon, dit Gulfko. Mais... face à ce qui s'apprête à arriver...

Il fut soudain prit d'une grande lassitude.

- Venez avec moi, dit-il aux Rocket et à Djosan. Je veux que vous rencontriez quelqu'un.

Djosan lui emboita le pas vers la mairie, non sans avoir dit à ses guerriers de se positionner autour de la ville pour monter la garde. Tuno en demandant autant au major Orphas et à son équipe, puis lui et la X-Squad suivirent Gulfko et Djosan. Durant ce court chemin, Mercutio vit en effet que les habitants semblaient posséder tous des Pokemon à leur côtés, mais aucun n'étaient munis de Pokeball. Sans doute était-ce trop technologique à leurs yeux. Mercutio repéra avec surprise un jeune garçon qui lui possédait un Latios, un Pokemon extrêmement rare voire quasi légendaire, de l'ancienne race aujourd'hui pratiquement éteinte des Eons. Rien que pour ça, ce village méritait d'être sauvé ! À l'intérieur de la mairie, une jeune femme était assise sur une chaise, le visage dans ses bras contre la table, comme en proie à un grand malheur. À ses côtés, il y avait...

- Acpeturo ? s'exclama Mercutio.

L'ancien chevalier vriffien semblait avoir écopé de quelques cicatrices de plus depuis trois jours qu'ils l'avaient vu. Il leur lança un regard fatigué, mais qui s'éclaira lorsqu'il les reconnut.

- C'est vous ? Je suis content que vous soyez revenus à la raison concernant Solaris et sa bande.

- Nous sommes venus aider ces gens, signala Siena. Que faites-vous là ?

- Comme vous. Mes amis dutteliens m'ont prévenu que des forces de l'Empire faisaient marche vers Conscie.

- Sire Acpeturo est un soldat d'expérience et un homme de grand honneur, même si il est un vriffien, approuva Djosan. Je suis heureux de l'avoir avec moi dans la bataille.

- Sire Acpeturo est auparavant allé incognito à Arvalia, la ville la plus grande du pays d'Arval, pour faire de la reconnaissance, expliqua Gulfko. Il a réussi à sauver cette jeune femme que voilà, Némée.

La jeune femme sursauta en entendant son nom. Elle leva la tête, et Mercutio pouvait voir qu'elle ne devait avoir qu'un ou deux ans de plus que lui. En tous cas, elle avait les yeux d'une personne qui a vécu l'enfer et qui en est revenue.

- J'aimerais que vous entendiez ce qu'elle a à dire, poursuivit Gulfko.

Puis il se tourna vers la jeune femme et prit soin de lui parler d'un ton tout ce qu'il y a de plus doux et apaisant.

- Némée, s'il te plaît, tu veux bien raconter à ces gens ce que tu as vu à Arvalia lorsque les vriffiens sont arrivés ?

La jeune Némée semblait sur le point de fondre en larmes à l'idée de revivre ce cauchemar. Mais quand Acpeturo lui posa une main réconfortante sur l'épaule, elle déglutit et prit la parole d'une voix à demi éteinte.

- Je vais vous raconter la prise d'Arvalia et les jours qui s'en suivirent. Après ça, vous ne pourrez plus jamais qualifier les vriffiens d'êtres humains.