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A Guy and his Thundering Destiny de Silver Zekrom



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Informations

» Auteur : Silver Zekrom - Voir le profil
» Créé le 18/07/2011 à 13:58
» Dernière mise à jour le 02/08/2015 à 18:06

» Mots-clés :   Action   Aventure   Humour   Présence de personnages du jeu vidéo

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XII - Welcome to his future
Nous retrouvons Chris et ses amis dans leur fantastique aventure ! Résumé des épisodes précédents : Chris est un...

- STOP ! N'ENVOYEZ PAS LA MUSIQUE !

Que ?...

- Non, mais attends, tu déconnes là ?

Pourquoi ?

- Tu vas encore nous faire chier avec un résumé d'avant ?

Bah... C'est en partie mon boulot...

- Ouais, mais tu fais quand même chier, ils le savent, ce qu'il s'est passé avant, merde ! *regarde son contrat de travail* Oh ! Mais tu pars bientôt en plus !

Euh...

- Ce serait con, vraiment, qu'elle soit avancée, cette retraite anticipée...

Ah mais non mais non !

- ALORS FAIS PAS CHIER !

D'accord, d'accord... Hum. Nous retrouvons Chris et ses amis dans leur fantastique aventure ! Etant donné que vous savez ce qu'il s'est passé avant, inutile de vous faire un résumé ! Ce serait vraiment vous prendre pour des débiles !

- Voilà ! Ça c'est bien !

Alors... Euh... Mais comment je vais faire pour les remettre dans l'action ?

- Bah, innove.

Hum... Etant dans l'obligeance d'innover car... euh... obligé, je vous signale juste que toute la bande (sauf Célébi, mais bon, elle, elle se débrouillera) vient d'être sauvée du passé et va arriver dans le futur. Nous vous avions quittés à ce moment. Bon, bah, voilà ce qu'il s'est passé ensuite.


Je subis la douce et l'agréable jouissance de la sensation du voyage dans le temps (<= ironie). Puis la lumière blanche disparue, et l'aspiration se finit. Nous fûmes expulsés dans les airs, et atterrîmes droit sur Solarius et son Offroadflyer. Il eut juste le temps de crier, et il se prit nous. Son bidule, bien que fait pour voler, ne put supporter les soudains kilos en trop, et lâcha. Puis, enfin, tout ce joyeux petit monde se crasha sur une rue sablonneuse.

- Et merde... soufflai-je, à terre.

Je me relevai, essuyai le sable de mes vêtements, et regardai autour. Eh bah dis-donc, par Arceus. La rue où nous nous trouvions était longée par des tours rectangulaires immenses, toutes couvertes de verre et de vitres bleues, sur des kilomètres. Des Offroadflyer volaient au-dessus de nos têtes, y en avait partout. Ils suivaient le tracé de la longue rue où nous avions fait une irruption forcés à cette époque, dans ce futur. Le ciel était dégagé, sans nuages, et il était toujours bleu. Quoique quelques nuances de rose, peut-être, dans ce ciel. L'absence totale de plantes dans cette grande rue me sauta aux yeux. Les seules couleurs étaient le jaune pour le sol sablé, et le bleu pour les gratte-ciel et le ciel. Puis j...

- ESPÈCE DE CONNARD !

Solarius se releva, repoussa violemment son Offroadflyer, et m'agressa comme une furie, pour changer.

- T'AURAIS PAS PU FAIRE ATTENTION ? ET PUIS, QUI T'AS AUTORISÉ À ÉCHAPPER À MON PLAN MACHIAVÉLIQUE ?! TU DEVAIS CREVER LÀ-BAS !

- Mais, oui, bien sûr... soupirai-je. Eh ben, il se trouve qu'on a eu un peu plus de jugeote que prévu, Solarius !

Mes compagnons se remettaient du crash. Zekrom, Bastiodon, Drak, Kaïminus, Noctunoir, Latios, Latias, et Gardevoir, qui avait elle aussi été envoyée de justesse avec nous dans le couloir ; ils étaient tous là. Pour une fois que nous nous retrouvons au même endroit en même temps. J'aurais été finaud si je m'étais retrouvé seul avec cet abruti. En parlant du loup...

- TU VAS CREVER, CHRIS, TE FAIS PAS D'IDÉES !

L'autre me hurlait dessus, pensant que ses menaces m'atteindraient d'une quelconque façon. Gardevoir se releva :

- Vite ! CHOPPEZ-LE !

On lui sauta tous dessus, il ne fallait pas qu'il s'en aille. Bon, ça aurait sûrement été si « tous » comprenait tout le monde, sauf Zekrom. Quand il arriva après que chacun eût bondis sur Solarius, nous étions sûrs que l'abruti ne se barrerait pas si facilement, et nous non plus. Le connard hurla à l'aide dés notre assaut. Puis tous les Offroadflyer d'au-dessus de nos têtes atterrirent, et tous les habitants se jetèrent sur nous en criant « LAISSEZ NOTRE SEIGNEUR TRANQUILLE ! ». Nous fûmes rapidement écartés par ses apparents fans en délire, et ces derniers aidèrent Solarius à se relever.

- Vous allez bien, monsieur ?

- Oui, oui, merci, heureusement que vous étiez là. (Il se tourne vers moi) TOUT ÇA, C'EST DE SA FAUTE ! C'EST LUI QUI M'EST RENTRÉ DEDANS !

- Non mais de quoi je me mêle ? protestai-je. C'est quand même vous qui...

- JE M'EN FOUS ! LE MAÎTRE, ICI, C'EST MOI !

Zekrom intervint :

- Hé ho, faut pas déconner, hein ! S'il y a bien quelqu'un qui est responsable de tout ça, c'est toi !

Solarius sourit :

- Effectivement. Je suis le responsable de ce magnifique paradis, n'est-ce pas les amis ?

Tout le monde l'applaudit. C'était ahurissant. Maintenant que j'y pense, cet endroit... C'était censé être ce que deviendrait notre monde si les Pokémon fossiles ne disparaissaient pas ! Mais... Comment...

- Maintenant... CAPTUREZ-MOI CES ABRUTIS ! hurla le « maître » de mes deux.

La foule de gens nous sauta dessus. Ils nous attrapèrent les bras, les jambes, nous immobilisèrent complètement mes Pokémon et moi. Nous avions beau nous débattre, tout ce qu'on recevait c'était des insultes et des coups de pieds.

- Emmenez-moi ça en dehors, et qu'ils ne reviennent JAMAIS !

Hein ? En dehors ? En dehors de quoi ? La masse de gens nous entraîna en criant « à mort en dehors! » et nous ne pûmes rien faire contre le flot qui nous emportait. Solarius, sourire satisfait, tourna des talons.

- Mais merde ! Laissez-nous ! Mais laissez-nous ! criai Latios.

- Lâchez-ça ! cria Zekrom.

- Chris ? Faut faire un truc ! m'alerta Latias.

Je me retournai du mieux que je pus pour me mettre dans la direction de Solarius qui s'en allait peu à peu, et hurlai :

- HÉ, CONNARD ! DIS-LE TOUT DE SUITE SI T'AS PEUR DE MOI !

Stupéfaction. Tout le monde s'arrêta. Personne ne l'ouvrait. Solarius se stoppa net. Ma provocation avait marché, tant mieux. Il demanda calmement, toujours le dos tourné :

- Que veux-tu dire ? Pourquoi, moi, qui suis si puissant, aurais peur de toi, qui est si minable ?

- Je veux dire que, si tu veux vraiment me prouver que tu es le plus fort, et que si je veux vraiment te prouver que tu n'es qu'un connard, on doit régler ça à la loyal !

Tous les badauds poussèrent un cri d'exclamation. Solarius, toujours tourné, sourit :

- Tu veux dire... Par un combat Pokémon ?

- Exact. C'est bien, tu comprends vite, à ce que je vois, provoquai-je de nouveau.

Il partit soudain dans un grand éclat de rire, et se retourna vivement :

- Qu'est-ce qui te fait croire que tu aurais ne serait-ce qu'une toute petite chance de pouvoir atteindre un de mes Pokémon avec les tiens ?

- Tout est possible, assurai-je, confiant.

- Ah oui ? s'étonna-t-il faussement.

- Regarde-moi. Au début, je ne faisais rien de ma vie à part aider à nettoyer une piscine. Et regarde dans quelle situation je suis maintenant ?

Il me considéra du regard de haut en bas, regarda les Dragons légendaires puis l'endroit où l'on s'était crashé après la téléportation temporelle.

- Ouais, pas faux. J'accepte et relève ton défi. Même si tu es déjà mort, sourit-il. Personne ne peut me battre.

Nouvelle exclamation générale, suivie de remarques en tout genre comme « Oh là là ! Il va mourir ! », « Tous ceux qui ont osé le défier n'en sont pas revenus... C'est le prochain ! », « Vite ! Faut prévenir tout le monde ! ».

- C'est bon, on a compris, calmai-je. Alors, on se le fait, ce combat ?

Il s'approcha de moi, et commença :

- C'est beau, d'avoir autant d'espoir. J'aurais plus de plaisir à t'éclater la tronche et à te ridiculiser devant le monde entier.

- Comment ça ?

- Eh bien, vois-tu, ici, je suis le seigneur, le tout puissant maître de ce monde, de toute cette planète.

- PARDON ? VRAIMENT ?! s'écria Gardevoir.

- Ah, mais oui, mais oui, continua-t-il. Je ne mentais en aucun point, tout à l'heure. Ici, c'est mon monde, c'est mes règles. Vois-tu, dans ma grande toute puissance, j'ai créé un événement et un lieu encore jamais pensé à ton époque. J'ai recherché les plus puissants dresseurs de ce qui restait de l'humanité, et j'ai créé la Ligue Pokémon Mondiale ! s'exclama-t-il soudain.

Applaudissements. Je le sens mal.

- Oui, la Ligue Pokémon Mondiale, continua-t-il. Tu y participeras, et, si (je dis bien si et seulement si) tu arrives à en triompher, tu pourrais alors avoir le privilège, que dire, l'honneur, d'oser espérer te battre contre moi, le Maître de la Ligue Pokémon Mondiale !

Re-applaudissements. Et merde. Je le sentais mal, je le savais.

- Mais ne te fais pas d'illusions, tu n'arriveras même pas à battre le premier membre du Conseil 4 de ma formidable Ligue ! Alors, oui, j'accepte ton défi, et tu le feras avec les règles de cette époque, insista-t-il.

Je ne savais pas quoi répondre ; je ne pouvais rien répondre. Je l'avais défié, je ne pouvais pas revenir sur ma décision.

- ... C'est d'accord, aucun problème, affirmai-je.

Stupéfaction, cette fois mon équipe et nos accompagnateurs surpris eux aussi.

- Tu déconnes ?! souffla Gardevoir, ébahie comme le reste des personnes dans un rayon d'un kilomètre.

- Eh bien, eh bien ! C'est surprenant, inattendu... Et si con ! ria Solarius. Tu te fais des idées, mon pauvre Chris ! Mais soit, tout le monde a des rêves. Et je déclare officiellement que je te battrai, et qu'ensuite, tu mourras !

Je flippai grave, là.

- Et tu me lègueras tes Pokémon, bien sûr. Ils doivent sûrement valoir un certain prix.

- ESPÈCE DE CONNARD ! hurla Zekrom. Chris, tu vas pas accepter ça, dis ?

Je réfléchissais. Puis demandai :

- Et si je te bats ?

Solarius s'étouffa à moitié.

- Si tu me bats ? Mais tu ne me battras pas, comme tous les malheureux qui sont venus me défier !

- Oui, ok, mais SI je te bats ? On ne sait jamais...

Il continuait :

- Mais je suis INVINCIBLE, je te dis ! Tu ne me battras pas !

Je criai :

- Ouais, ok ! J'ai compris ! Mais si, dans la dimension temporelle parallèle où, comme par hasard, par je ne sais quel coup bienheureux du destin, je me retrouvai je ne sais comment en position d'avantage à la fin du combat ?

Il éclata de rire :

- Eh bien ! Si, je dis bien SI ET SI SEULEMENT, tu viendrais à, comme tu le penses vainement, me battre (rires dans l'auditoire) je pourrais alors m'avouer vaincu et tu pourras me demander n'importe quoi.

- Sûr ? demandai-je, hésitant.

- Comme je te le dis. Mais cela n'arrivera pas, bien sûr !

- Je ne suis pas convaincu... il faut faire un document officiel.

Tout le monde rigola encore une fois, mes compagnons me prenaient quant à eux pour un fou. Solarius rit aussi, puis appela quelqu'un qui aurait un grade quelconque dans la justice. Un petit fonctionnaire de police sortit du lot :

- Euh... Moi, monsieur...

- Bien ! Donnez-moi un papier, vite ! Qu'on en finisse...

Il se mit à gribouiller sur une feuille vierge :

- Blabla... Blabla... déclare que si le dénommé Chris, petite merde dans son état en tout point dans sa misérable existence, réussi dans la dimension temporelle parallèle où...

- Oui, bon, ça, c'est pas obligé, hein...

Il ajouta :

- Bah ! Tu veux un papier officiel, t'en as un !

Gna gna gna. Il continua à écrire :

- Blablabla... me battre, je lui ferais ce qu'il me demandera de faire.

Puis il releva soudain la tête vers moi :

- C'est pas d'ordre sexuel, hein ?

- Bien sûr que non ! soufflai-je, exaspéré.

- Ah ! Tant mieux ! J'ai eu peur, soudain... (Il relève la tête) Même avec des Pokémon, hein ?

- MAIS OUI ! ALLEZ !

- Ok, ok... Blablabla... Voooiilà. Ça te va ?

Il me tendit le papier. Ça me semblait en bonne et due forme. Mais je rajoutai :

- Hé ! Faut signer !

Il me tendit un stylo :

- Oui, bien sûr. Après toi... Euh, machin ?

Le fonctionnaire de police approcha :

- Euh... Oui monsieur ?

- Baissez-vous, ce sera plus facile. Ne vous inquiétez pas, j'en ai fini avec mes remarques perverses.

Le policier se baissa, et Solarius me fit signe d'écrire sur son dos. Bon. Je signai. Puis il prit ma place, et, au moment de signer, il demanda :

- Population ! Je signe à quel nom ?

Ils scandèrent tous en chœur : « Solarius ! Solarius ! Solarius ! ». C'était pitoyable. Il sourit, content d'entendre ses fans, et signa. Quand un frisson parcourut mon corps. Je me rendis compte de quelque chose. Cette impression de déjà-vu à l'égard de Solarius...

- Euh... Excuse-moi ?

Il se releva, ayant achevé son gribouillis :

- Oui ?

- A mon époque... Tu existais déjà, non ?

Il éclata de rire.

- Bien entendu ! J'étais aussi le plus puissant !

- Et... On peut savoir quel était ton nom ?

Il me sourit, sarcastiquement :

- J'étais connu sous le nom de Blue !



O_o



- Enfin, ça dépend, reprit-il. Dans l'animé, c'était Régis Chen, en V.O. Gary Oak, et par certains fans...

Je fus complètement catastrophé. J'hurlai :

- GARY MOTHERFUCKING OAK ?!

Il sourit :

- Voilà! C'est ça!

Je n'en croyais pas un mot. C'était lui, le connard depuis le début ? Cet abruti de connard de merde qui nous pourrissait la vie ? C'était ahurissant. Il nous laissa en plan, là, en me criant :

- Soit prêt pour ton dernier jour demain ! Soit à neuf heures pile à la Ligue Pokémon Mondiale, ou je considérerais ça comme un abandon ! TU MOURRAS DEMAIN, CHRIS !
La foule en délire le suivit. Toute notre compagnie resta là, ne savant que faire, et moi, totalement estomaqué. Zekrom demanda « C'est qui Gary Motherfucking Oak ? » et Gardevoir se pencha vers moi, un peu inquiète (qui ne le serait pas ?) :

- Eh bien, j'espère que t'es sûr de toi, sur ce coup.


Huit heures sonnait. Ne me demandez pas d'où, je n'en savais rien, mais j'entendais que ça sonnait. Nous déambulions dans les rues de je ne sais où, de cette ville futuristique. Enfin, dans les rues, nous étions toujours dans la même rue depuis le début, quoi, avec toujours le même panorama. Quand, soudain, Latios s'approcha :

- Tiens ! Au fait, j'ai oublié de te donner ça !

Il me tendit mes Poké Ball. Celles qui étaient restées au point de contrôle dans la grotte de Kyurem. Il me les tendit tout naturellement. J'eus envie de l'étriper :

- ET C'EST MAINTENANT QUE T'Y PENSES ?

- Hé ho, ça va hein, déjà que je te les ai récupérées, faut pas pousser trop loin, hein.

J'étais trop abasourdi pour continuer à protester. Je les pris, et demandai si certains voulaient rentrer. J'eus une réponse affirmative générale, comme je m'y attendais. Je les rappelai tous donc, restait Latios, Latias, Drak, Kaïminus et moi. A ce propos...

- Hé mais, toi ! Tu nous as suivis !

Le Kaïminus se mit à sauter dans tous les sens, tout joyeux, comme d'habitude, en trépignant sur place. Ça m'aidait vachement.

- Et, on t'a posé une question, le zigoto, rappela Latios.

Kaïminus s'arrêta soudain de bouger, se tourna vers Latios, et balança un Hydrocanon bien senti dans la gueule. Head Shot. Latios valdingua, suivi de près de Latias qui volait à son secours. Je me tournai vers le Pokémon Mâchoire :

- Bien ! Tu m'épates, souriais-je.

Il recommença à s'exciter. J'eus une idée, comme ça, on sait jamais. Je sortis une des Compèt Ball (et oui, j'en ai encore pas mal), et lui présentai en la tenant à la main.

- Tu voudrais venir dans mon équipe ? hasardai-je.

Il se calma, et regarda la Ball dans tous les sens. Puis il me regarda. Puis il regarda mon bras tendu. Puis il l'engloutit, avec la Ball, avec ma main, et l'attaque Morsure en bonus surprise. J'hurlai, bien évidemment.

- AAAAHH ! C'EST MA MAIN, LÀ !!!

Drak sauta sur le petit truc bleu, et le tirai pour qu'il lâche prise. Mais il était coriace, le truc. Latios revint vers nous, trempé. Il rit de la scène, machiavéliquement :

- Alors ? On fait moins le malin, là, hein ?

- TA GUEULE ! VIENT PLUTÔT M'AIDER !

Puis je regardai Kaïminus. Puis Drak. Puis Latios. Pile tous dans le bon angle. Je regardai le petit Pokémon, en essayant de contenir ma douleur :

- Vas-y ! Hydrocanon !

Il me regarda bizarrement, ne lâchant toujours pas prise. Puis il sourit, et balança l'attaque. Je me pris l'incroyable trombe d'eau, et fus expulsé à mon tour. Et, le contrecoup étant trop puissant, Kaïminus fut projeté, emmena Drak dans son élan, et atterrirent dans la gueule à Latios, encore une fois. Latias alla s'inquiéter une fois de plus pour les expulsés. Puis la Ball, au milieu dans tout ça, s'envola, et retomba sur la tête au petit Kaïminus. Elle s'ouvrit, et enferma le petit Pokémon.

Bip, bip, bip...




[...]


Clic !

- KAÏMINUS GETTO DAZE ! hurlai-je trempé, à terre, complètement out.


On s'était remit en route depuis un moment, eux cherchant avant tout un endroit pour manger et se poser, moi un endroit où je pourrais continuer à vivre sans problèmes. Quand, par miracle, depuis que nous étions arrivés sur cette rue interminable, une des portes de ces tours bleues en verre qui longeaient l'endroit s'ouvrit d'un coup, et un groupe de trois filles d'une vingtaine d'années accourut vers moi. Celle en tête, une brune, mis sa main devant ma bouche en soufflant :

- Chut ! Pas un bruit !

Je ne pus faire effectivement aucun bruit, vu qu'elle m'étouffait à moitié, cette gourde. Ces deux autres acolytes encerclèrent Drak et les Pokémon Eon, et elles dirent la même chose. Je remarquai qu'elle formait un putain de trio cliché, puisque, dans les deux autres, il y avait une blonde et une rousse. Elles nous entraînèrent sur plusieurs mètres, puis tournèrent au premier virage que je voyais à cette époque. C'était une toute petite ruelle qui cheminait, au bout, jusqu'à une autre tour bleue gigantesque. Nous pénétrâmes à l'intérieur ; il s'y trouvait un grand stade de combat. C'est à ce moment seulement qu'elles nous lâchèrent ; ma réaction ne se fit pas attendre :

- Nous mais dites donc ?! On peut savoir qu'est-ce qui vous prend ?

La brune, avec un large sourire, s'approcha :

- Toi. Tu es le premier depuis bien des années qui tenaient autant tête à Solarius, alias Blue.
Latios rajouta en douce « Ouais, bah il s'en est quand même mal tiré », Latias lui finit signe de la fermer, et Drak se rapprocha de moi en se méfiant du trio féminin.

- Oui... Et ? demandai-je, intrigué.

- Et alors t'es génial ! sourit-elle. Je nous présente : nous sommes des membres des Rebelles, ceux qui combattent contre Blue et la dictature qu'il a instaurée ! Je me nomme Julie, et voici Julia et Juliette, et nous gueulons contre cet abruti et les règles qu'il a édictées !

Je restais coi, ne savant si je devais sauter de joie ou m'enfuir en hurlant face à un tel comportement. Les trois Pokémon étaient méfiants également. J'optai pour une troisième échappatoire :

- Et... En quoi c'est bien de s'être rebellé ? Et qu'est-ce que vous comptez faire de moi ?

Julia, la blonde, s'approcha :

- Mais c'est incroyable que tu l'es provoqué en duel ! Bon, ça l'est moins que tu dois participer à la Ligue Pokémon Mondiale, mais c'est pas grave ! L'important, c'est de lui montrer que ce n'est pas que lui, lui, et lui sur cette planète !

Juliette, la rousse, s'approcha à son tour :

- Et nous, les Rebelles, sommes pour une cité libre, où les Pokémon ont de nouveau des droits !

Je crus mal comprendre. Latias me devança :

- C'est-à-dire ? De nouveau des droits ?

Julie, la brune, était éberluée :

- Vous ne le savez pas ? Vous vous foutez de moi ? Vous débarquez d'où comme ça ?

Je m'imposai :

- Eh bien...


* ATTENTION ALERTE ELLIPSE *

POUR VOUS ÉPARGNER UN TRÈS CHIANT RÉSUMÉ DE TOUTE CETTE HISTOIRE, NOUS ALLONS SAUTER CE PASSAGE ET REPRENDRE L'HISTOIRE UNE FOIS CETTE EXPLICATION CHIANTE AUSSI TERMINÉE. MERCI DE VORE COMPRÉHENSION.

* ATTENTION FIN D'ALERTE D'ELLIPSE *


- Voilà, vous savez tout ! finis-je enfin, après cette (trop) longue histoire, qu'il faudra que j'évite de raconter encore une fois sous peine d'assèchement total.

Les trois filles, les Pokémon et moi-même nous étions assis sur les gradins du stade. Elles m'avaient écouté, et ne semblaient point surprise par ce que je leur avait décrit. Juliette m'expliqua :

- Ça ne nous étonne pas. Pour tout te dire, pour l'instant rien ni personne n'a empêché Blue d'accomplir son plan de ne pas faire disparaître les Pokémon fossiles. Comme tu le disais, l'époque où tu vivais changea considérablement. Apparition d'espèces destructrices de Pokémon, de végétation soudaine, changements de typographie, disparition de villes et de constructions. Puis on donna l'alerte et toutes les personnes qui le purent se retrouvèrent au dernier endroit sur terre non-touché par la catastrophe : Rivamar, dans la région de Sinnoh.

- Hein ? Mais... Pourquoi cette ville-là ?

- Car les légendes de Sinnoh, Dialga et Palkia, protégeaient cette ville en particulier, la plus propice de la région à la survie du maximum de gens. Avec son développement et son système d'alimentation à l'énergie solaire, elle carbure naturellement et sans difficulté. Bref, ce qui restait de l'humanité et leurs Pokémon se rejoignirent à Rivamar, seule ville non touchée car protégée par un bouclier par Dialga, qui la maintenait hors du paradoxe qui avait lieu, et défendue ardemment par Palkia, qui repoussait les attaques des Pokémon sauvages lors des arrivées de personnes et des ravitaillements. Rivamar devint le Grand Refuge, et le dernier berceau de l'humanité. La planète entière, à l'extérieur, est gouvernée par la loi de la jungle, les Pokémon sauvages les plus puissants restant en vie. Ici, cette ville, qui était Rivamar, qui est depuis 50 ans le Grand Refuge, est ce qu'appelle Solarius son « royaume », son « monde ». Il a fait bâtir ses tours pour loger tout le monde, a développé le modèle des Flap-Flapeuses pour en faire nos moyens de locomotion principaux, et à décrété que les Pokémon ne devrait rester uniquement dans leur Poké Ball, et n'être utilisés que dans les combats, n'être soignés que dans l'unique Centre Pokémon du Grand Refuge. Il disait que la place manquait dans un espace comme celui-ci pour loger tout le monde, que les Pokémon ne seraient que propices à la disparition de l'espèce humaine s'ils devaient puiser dans nos ressources. Puis, par un souci soi-disant de « sauver l'espèce humaine », il créa une méthode médicale pour nous permettre de rester jeune durant 200 ans, et continuer notre vieillesse ensuite, ce qui monte notre espérance de vie à 270 ans environ, ont-ils dit. Il voulait que, si nous vivions plus longtemps, nous pourrions donner naissance à plus d'enfants, pour essayer de maintenir un nombre honorable à notre espèce. Ce monde, cette vie, c'est celle que nous menons tous ici, avec Blue qui est devenu Solarius, et qui s'est proclamé notre dirigeant à tous. Tout le monde adule cette situation et cette personne, car c'est elle qui nous a sauvés de notre fin. Dialga protège toujours la ville, aidé maintenant de Palkia, et ces deux légendes perpétuent d'utiliser leurs forces pour maintenir le bouclier autour de la ville. Voilà toute notre histoire.

Nous étions sur le cul après autant d'informations. Alors voici ce que deviendrait l'humanité...

- Mais... Pourquoi Blue ? demanda Latios aux filles, qui nous louaient de notre courage.

Julia prit la parole :

- Le Maître de la ligue de Kanto s'était déjà annoncé protecteur de tous lors du début de ces actions, et sa popularité grandissait. Puis Blue a rencontré Hélio à Rivamar à l'époque. Hélio lui fit part de ses motivations de changer le monde, en créer un nouveau, en le manipulant avec des histoires. Il lui expliqua qu'il était un élément important dans sa stratégie, et que tout ceci, sa popularité et ces opportunités de refaire un monde, c'est grâce à lui. Blue devint alors Solarius, trouva et captura Célébi en dehors, et alla dans le passé pour que le météore ne tombe jamais, pour qu'il puisse devenir ce qu'il était. Tout ceci est raconté dans nos livres d'histoire, qui louent Blue, enfin « Solarius », de son courage, et Hélio de sa bienveillance et de ses bonnes idées. Hélio est devenu le bras droit de Solarius, depuis. Et nous vivons toujours dans cette situation.

Ça alors. Solarius a empêché le météore de tomber pour qu'il puisse devenir Solarius. C'est assez fantastique. Mais ce monde n'est pas aussi merveilleux, si c'est une dictature et un monde sans Pokémon libres. Et puis, ça ne change rien au fait que des milliards de personnes sont décédées suite au paradoxe, au changement de notre époque.

- En tout cas, tu es le seul à pouvoir l'arrêter ! se releva soudain Julie, en serrant le poing comme une Combattante. Tu dis participer à la Ligue Pokémon Mondiale, vaincre le Conseil et exploser ce connard ! Tu pourras alors tous nous sauver, en lui demandant de laisser ce météore tomber où et quand il aurait dû !

Je soupirai. Maintenant, mon but n'est plus d'aller dans le passé, et d'arrêter un mec de téléporter une météorite, mais d'aller au dernier tournoi Pokémon sur cette planète, y triompher et battre ce même mec, qui est le plus puissant dresseur de ce futur. Ouais, bah ça change pas trop de l'envergure mondiale et vitale que ça a. Je fis une réflexion :

- Moi, je veux bien y participer... Mais je ne pense pas avoir le calibre de tous les battre, et maintenant de pouvoir battre Blue. C'est Gary Motherfucking Oak, quand même. Pas n'importe qui.

Elles se levèrent toutes les trois :

- Justement ! Nous sommes là pour te préparer, t'entraîner, et t'encourager ! Tu es le cinquième et dernier espoir des Rebelles !

- Euh... Cinquième ? ne comprenais-je pas, étonné.

- Oui ! Le cinquième membre du groupe ! sourit Julie.

Ah oui quand même. Je me doutai bien que ses histoire de Rebelles, ça devaient pas attirer grand monde.

- Et... Quel est le quatrième ? demandai-je, à tout hasard.

- Lui !

Elle pointa du doigt l'autre bout du stade, et je le vis, le gars, qui entra par la porte principale. Dans une tenue de dresseur professionnel, se la pétant un peu, je dois dire, et un poil me semblant un peu gamin. Il nous vit, et accourut vers moi en me faisant de signes de la main :

- Hé ho ! Salut !

Il monta les gradins, et se présenta :

- Tiens ! Tu as fait la connaissance des filles ? Je m'appelle Sacha, je viens du Bourg Palette, suis dresseur et fier membre des Rebelles ! assura-t-il en me faisant un clin d'œil.


Ouais. Un peu trop sûr de lui, je trouve, le gars. Je me présentai également, suivi de Drak qui sourit et leva la patte avant, et des Pokémon Eon. Il tomba à la renverse :

- Ouah ! T'as un Latios et une Latias ? T'en as de la chance ! Et... Pourquoi ils sont sortis ? Tu vas te les faire chopper par la police, fais gaffe !

Latios s'avança, soulignant quelques points :

- Hé, là, on va se calmer, hein. On ne fait que protéger ce qu'il porte. On ne fait pas partie de son équipe, manquerait plus que ça.

Latias souffla :

- Putain, t'es chiant ! Arrête avec tes remarques ! On est avec Chris, on est de son côté et on le soutient ! Alors arrête !

Latios se tourna, la tête haute. Sacha eut rapidement un résumé de la situation et de ma situation par Juliette, et me sourit, content que leur groupe ait un nouveau membre :

- Alors, comme ça, tu vas défier Régis ? Il n'est pas imbattable, tu sais !

Après m'être rappelé que Régis Chen était aussi le nom de Blue suivant le point de vue, je remarquai :

- Comment tu le sais ? Tu l'as déjà combattu ?

Sacha se rengorgea :

- Eh bien, hum, hum ! J'ai eu effectivement ce privilège, étant son rival dans l'enfance, et...

Julia s'interposa, et ajouta pour mon information :

- Mais il s'est fait battre comme une merde, rassure-toi.

Le dresseur du Bourg-Palette s'énerva :

- Ouais, bah j'aurais aimé t'y voir, toi ! Y avait la tension et tout, et puis...

- Ouais, c'est bon, c'est pas grave, l'interrompit Julie. Le passé, c'est le passé. C'est le présent qui compte ! Faut booster Chris ! Faut qu'il remporte la victoire ! ENCOURAGEMENTS !

Ils se mirent soudain tout à scander en chœur, tout sourire, en levant les bras en l'air : « Chris ! Chris ! Ouais, tu vas gagner, ouais, ouais ! Chris ! Chris ! Ouais, tu vas triompher, ouais, ouais ! Chris ! Chris ! ». Latios souffla « C'est pitoyable... », Latias souriait, et Drak les imitait. Je calmai, un peu gêné :

- Ok, ok, merci, merci... Mais est-ce qu'on peut m'en dire plus sur ce qui m'attend, parce que moi, la Ligue Pokémon Mondiale, à part que ça à l'air vachement dur, j'en connais que dalle...

- Oh, mais t'inquiète ! C'est plutôt simple, m'assura Julie. Comme dans les désormais disparues autres Ligues régionales, la Ligue Pokémon Mondiale comporte un Conseil 4 et un Maître. Les matchs se jouent en combat Solo. Les quatre premiers dresseurs ont quatre Pokémon chacun, et le Maître a une équipe complète. N'importe quel Pokémon est autorisé, tout comme les objets. Tu peux choisir tes Pokémon au cours des quatre premiers combats, mais tu devras inscrire à l'avance sur une fiche tes Pokémon pour le dernier combat, si tu y arrives. Mais tu y arriveras, j'en suis certaine ! sourit-elle.

- Et, si ça lui chante, ton adversaire pourra décider au début du combat si vous combattrez avec ou sans Shooter Miracle, rajouta Julia.

J'écoutai, et acquiesçai. J'espère juste que je n'aurais pas à l'utiliser, le Shooter Miracle, parce que je n'ai jamais combattu avec. Bon, on verra.

- Et... De qui est composé le Conseil 4 ? Et leur type de Pokémon avec lequel ils combattent ?

Sacha haussa les épaules :

- Ah, ça, on ne peut pas te le dire.

Je sautai :

- Hein ?! Mais pourquoi ?

Il me renseigna :

- Ça fait partie des règles. Si un dresseur n'a jamais entendu des renseignements sur les membres de cette Ligue, alors il ne doit les obtenir que par lui-même. En gros, on n'a pas le droit de t'aider sur ce point, si tu veux respecter le contrat disant que tu dois te combattre dans les règles d'ici.

Super. Je découvrirai mes adversaires au fur et à mesure. Quelque chose me dit que ce tournoi va être riche en surprises. Juliette débuta :

- Bon. Pour commencer, on va faire le point sur tes Pokémon, et ceux que tu vas utiliser.

A ce moment, un gars entra dans le stade. Il avait un colis dans les mains, et demanda :

- Chris ? Monsieur ? Vous êtes là ?

Je descendis des gradins, suivi par Drak, Latias, Latios et les Rebelles, et me présentai au gars, au milieu du stade de combat :

- Oui ?

- C'est pour vous. De la part du Maître Solarius. ET RANGEZ CES POKÉMON !

Je pris le colis, et m'excusai, gêné, en signalant que se sera fait dans quelques secondes. Le mec s'en contenta, et sortit. Je déballai le carton, et s'y trouvait un message :

« Parce que ce combat doit être LOYAL, comme tu l'as tellement insisté (et puis surtout comme c'est écrit), faut que t'es tout ce que t'as. MAIS CHERCHE PAS, TU VAS PERDRE ! TU VAS FINIR COMPLÈTEMENT ATOMISÉ !

Solarius, THE MASTER OF THIS WORLD OF THIS UNIVERSE. »


Et en dessous, je trouvais deux Poké Ball. Attendez... Ne me dites pas que... J'envoyai chier ce qui restait du colis, et lançai les deux Poké Ball dans les airs. En sortit mes Pokémon du PC, Vaututrice et Noctali, qui sourirent à ma vue. Noctali me bondit dessus, tout content, et Vaututrice se contenta de rester au sol et de sourire. Pour une fois que Blue faisait quelque chose qui m'arrangeait, vous me direz. Puis fus surpris que je puisse utiliser ces Ball, étant donné que j'avais déjà plus de six Pokémon sur moi. Julia m'indiqua que, dans ce monde où les Pokémon ne servent qu'à combattre, le système d'ouverture des Poké Ball marchait tout le temps, quelque soit le nombre de Pokémon portés. C'était plus pratique, je pense. Les Rebelles poussèrent un cri d'exclamation à leur vue et au fait qu'ils me fassent de telles familiarités, ce qui ne se voyait jamais à leur époque. Puis Sacha me demanda :

- Et alors ? Le reste de tes Pokémon ?

Je déposai mon sac à terre, et l'ouvris. Le fait de ne plus y trouver d'œuf comme d'habitude me fendis le cœur et me crispa, mais je restais le plus stoïque possible pour ne pas qu'on me pose de questions. A la vue du bordel qui remplissait mon sac, je pensai bon de le retourner et de le secouer. Tout en tomba, tout. Les Poké Ball en tout genre, la dizaine de Compèt'Ball pas encore utilisée, un paquet de mouchoirs, le briquet et le flingue. Aïe.

- PUTAIN ?! T'as eu ça où ? sauta Julie.

- Euh... Vous en occupez pas, j'en ai un en cas d'extrême urgence... souriais-je, le plus rassurant possible, embarrassé.

Je le rangeai précieusement dans mon sac, en essayant d'oublier que j'en avais un. Ces trucs là, ça me fout les pétoches. Bref, après cet interlude, nous revînmes au sujet. Je remis les mouchoirs et le briquet dans le sac, avec les Compèt'Ball non utilisées. C'était facile niveau tri, celles contenant un Pokémon étant plus grosses que les autres. Je commençai par les anciens :

- Bastiodon ! Gardevoir ! Noctunoir ! Montrez-vous !

Ils sortirent tous de leur Poké Ball, de leur Super Ball ou de leur Sombre Ball. Ils apparurent au côté de Vaututrice et Noctali, et les saluèrent. Ils firent de même à l'égard de Julie, Julia, Juliette et Sacha. Gardevoir me sourit ensuite :

- Bon ! Tu vois, on en a trouvé, de l'aide !

Je sortis ensuite ma Faiblo Ball du sac. Merde. Qu'est-ce que je devais en faire ? Bon.

- Zekrom, montre-toi !

Ils s'étouffèrent à moitié lorsqu'ils m'entendirent appeler le Pokémon légendaire. Il sortit de la Faiblo Ball, et salua tout le monde en souriant, tout naturellement :

- Salut !

On me posa évidemment des questions après la traditionnelle séance de crises cardiaques de cris d'émerveillement. J'expliquai :

- Oh, mais, ne vous emballez pas, il ne peut pas combattre.

Zekrom se défendit :

- Ouais, peut-être, mais je sais faire de l'électricité !

Ils soupirèrent désespérément, pensant que ce Pokémon aurait pu m'aider à avoir plus de chances de gagner. Je les rassurai :

- Oh, mais mes Pokémon sont balèzes ! Et j'en ai d'autres !

Je lançai ensuite mes trois Compèt'Ball : Charkos, Carabing et Kaïminus apparurent à leur tour. Charkos parut un peu déboussolé, ne sachant ce qu'il faisait exactement là, et en inspectant tout ce qui lui était étranger (tout, quoi). Carabing, quant à lui, continuait incessamment l'attaque Abri pour se protéger des Hydrocanons que balançaient Kaïminus partout, tout content et excité, pour changer. Ils étaient quelque peu réticents, m'enfin, comme ils le remarquèrent justement, j'avais des types diversifiés et un Charkos de 5 mètres (ce qui les avait assez impressionné, huh huh. *fier*). Quand Juliette demanda :

- Et celle-là ? Elle était par terre.

Je me retournai :

- Quoi, celle-là ?

Sacha remarqua judicieusement :

- Elle contient un Pokémon, vu sa taille.

Je pris la quatrième Compèt'Ball, qui, en effet, semblait contenir une créature.

- Mais... J'ai capturé que ces trois-là, dernièrement ! m'exclamai-je en faisant allusion au Charkos, Carabing, et Kaïminus préhistoriques (je tiens à le rappeler parce que ça fait toujours classe).

La Ball que je tenais entre mes mains m'intriguait. Mais comment est-ce qu'elle pourrait contenir un Pokémon, sans que je ne m'en rende compte ? Est-ce que franchement, cela pourrait être poss...


FLASHBACK

(la scène suivante sera imaginée en noir et blanc)

« Quand, en pleine nuit, je fus réveillé par une petite voix qui chuchotait :

- Putain d'époque de merde, je vous jure !

J'ouvris les yeux, me redressait : rien autour. Faut dire plutôt : NOIR COMPLET autour. Donc, forcément, rien. Bon. J'ai dû rêver. Je me couche. J'entends un bruissement. Un déclic familier. De Ball. DE BALL ?!?! Je me réveille en sursaut :

- Que... ?

Non. Toujours rien autour. Je tendis l'oreille, arrêtant ma respiration pour entendre plus clair. Je n'entendis plus rien non plus autour durant cinq minutes à part le souffle des Pokémon qui dormaient. Je décidai de me rendormir, sûrement trop crevé pour vouloir avoir à faire à une autre emmerde. »

C'était « FLASHBACK », présenté par Groupama. « Merci Cerise ! » GROOOUUpama, Toujours Toujours là pour moi !


Le choc. Est-ce que ce que j'aurais entendu cette nuit serait... Dans cette Ball ? Bon, bah y a plus qu'à voir ça. Je m'avançai, tous mes autres Pokémon me regardant, ainsi que les Rebelles, et lançai ma Compèt'Ball dans les airs :

- Allons-y ! Montre-toi !

La Ball vola, s'ouvrit, et la lueur du Pokémon sortant rejoint le sol, se dissipa, et le Pokémon nous apparut. La Ball me retomba sur la gueule. Je ne bougeai pas. PERSONNE NE BOUGEAIT. Nous étions scotchés (enfin, ceux qui connaissait le Pokémon, les autres s'en branlait pas mal d'en voir un aussi petit). Celui-ci me regarda, et sourit :

- Enchantée ! Je me présente, Minshya ! Désolée de m'être introduite inopinément dans ton équipe, mais j'ai besoin d'aventure, moi ! Rester dans un champ toute la journée, c'est pour les flemmards ! Alors me voici !!




[...]




- UN SHAYMIN ?!?! hurlai-je, mais alors, surpris comme jamais devant cette apparition insensée.

Elle, enfin, le Shaymin, renchérit, avec un large sourire :

- Et ouais ! Tu vas terrasser n'importe qui avec moi, je te le garanti ! Je suis trop méga balèze ! Et je pense que j'ai bien fait de me capturer moi-même, non ? Regarde ! Hop ! Hop !
Elle se mit à sauter dans tous les sens, à donner des coups de poing et de pied dans le vide. Moi, je restai bouche bée. Sacha s'approcha :

- Bon ! Eh bien, t'as peut-être une chance, tout compte fait !

- Ouais... Mais, là... C'est pas un peu trop facile ?

Julie me rassura :

- Ah, non, non, t'inquiète. Ils sont balèzes, à la Ligue Mondiale, c'est pas pour rien, le mot « Mondiale ». Et puis, il est de quel niveau, ce Shaymin ? Parce que, s'elle est née d'hier...
Shaymin se tourna vivement vers Julie, et gueula :

- Non mais dites donc, vous, là ! Vous me prenez pour une petite merde, peut-être ?

Julie se défendit :

- Ah, mais non, non ! Je dis juste que, malgré ton statut de Pokémon vachement rare, voire légendaire, c'est possible que tu ne sois pas SI rare... Regarde Zekrom, par exemple.
Shaymin tourna la tête vers Noir Idéal, qui lui souriait. Puis, d'un coup, Zekrom se figea. Il tourna la tête vers moi, et s'exclama, affolé :

- Ah, putain ! C'est nous tous, les Pokémon dont vous parlez tout le temps ?

Je me tapai le front, et les Rebelles soupirèrent. Shaymin fronça les sourcils, et toujours en regardant Zekrom :

- Ouais. Ça m'étonne pas qu'il puisse pas combattre.

Zekrom se pencha soudain vers le petit buisson vert à pattes :

- NON MAIS DITES DONC, TOI ! TU TE PRENDS POUR QUI ?

Shaymin n'étais en aucun cas intimidée, malgré ses vingt centimètres comparées aux trois mètres de Zekrom :

- Je dis juste, que moi, je sais utiliser des attaques, c'est tout, ajouta-t-elle, fière.

- Ah ouais ? Bah montre-moi ça, si t'es si maligne !

Je voulus protester, mais Shaymin s'en moqua :

- Aucun problème !

Elle s'entoura d'une aura rose, pris une tête d'amour, et fis un clin d'œil. Des petits cœurs apparurent, entourèrent Zekrom, et lui rentrèrent dedans. Puis rien. Zekrom sourit, sarcastique :

- Désolée ma grande, mais je suis asexué. Ton attaque Attraction, tu peux te la mettre où je pense.

Shaymin jura :

- Et merde ! J'aurais pourtant cru, qu'avec ce que je vois, t'aurais été mâle...

- Et, non, nous sommes tous asexués, ma petite ! renchérit-il.

Le Pokémon Gratitude sourit :

- C'est pas ça qui va m'arrêter ! Prends ça, dans la gueule !

Elle bondit, s'entoura d'une lueur rouge, rassembla sa puissance, puis envoya une onde de choc enflammée. Pour éviter les confusions, c'est Puissance Cachée, pour le coup de type Feu. Zekrom se prit la dénommée attaque, et se redressa :

- C'est pas très efficace, chérie ! Faut que tu grandisses un peu !

Shaymin, qui était toujours dans son saut, atterrit sur Zekrom. Elle grimpa furtivement jusqu'à sa tête, lui essayait vainement de la retirer :

- Mais descends ! Mais descends !

Puis, une fois arrivée sur son museau, elle lui fit un clin d'œil :

- Désolé également, mon grand ! Mais j'ai bel et bien grandi !

Puis son buisson s'illumina en rayonnant. J'eus juste le temps de réaliser, d'hurler « BARREZ-VOUS ! ÇA VA PÉTER !» Et elle lâcha toute sa puissance :

- FULMIGRAINE ! cria-t-elle.

Une formidable explosion verte apparut. Tout trembla, et Zekrom était au beau milieu. Tout le monde se fit souffler par l'explosion, et on se cassa la gueule. Je me redressai, et vis Zekrom, au beau milieu, tout fumant :

- Ou... Ouais... Peu mieux faire...

Et il tomba à terre. Shaymin sauta du crâne du vaincu, sautilla jusqu'à moi, victorieuse, et me fis un clin d'œil :

- T'en fais pas ! Ce tournoi, l'est dans la poche !