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A Guy and his Thundering Destiny de Silver Zekrom



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» Auteur : Silver Zekrom - Voir le profil
» Créé le 15/07/2011 à 20:46
» Dernière mise à jour le 18/08/2016 à 13:27

» Mots-clés :   Action   Aventure   Humour   Présence de personnages du jeu vidéo

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Pokémon AGAHTD11: Aventures préhistoriques ! Révélations !!
(On va essayer un nouveau truc, ok?)

Nous retrouvons Chris et ses amis dans leur fantastique et fabuleux voyage ! Résumé de l'histoire. Chris, fils du Champion d'Arène de Verchamps, et gars totalement ordinaire, a retrouvé son amie la Professeure Keteleeria qui fait des recherches sur un Pokémon légendaire, Zekrom. Elle avait repéré un nuage formé par le Pokémon, et, en étant allé le trouver, et suite à un coup du destin, Chris captura malencontreusement Zekrom. Il s'était donné la mission de sauver son monde sans le vouloir : après avoir été aidé par Latios et Latias, avoir fait de multiples et inoubliables rencontres et surtout un long voyage, il trouva Kyurem, qui lui expliqua que la planète était en danger, que le météore qui devait éteindre les races des Pokémon Fossiles avait été téléporté, et donc n'était jamais tombé. Leur présent commençait donc à changer grandement, et tout le cours du temps allait être altéré. Après une téléportation à Johto où ils devaient trouver Célébi pour voyager dans le temps, après avoir découvert ce qui se passait réellement dans les Pensions Pokémon et avoir enfin trouvé l'Autel du Bois aux Chênes avec Célébi, la compagnie est partie pour le passé, à l'époque où régnaient encore sur la planète les Pokémon préhistoriques, pour empêcher Solarius, une sombre personne, d'empêcher la disparition des Pokémon fossiles. Chris et ses amis ayant été séparés durant la téléportation spatio-temporelle, notre héros a dû se débrouiller comme il le pouvait dans ce monde hostile et vierge de toute civilisation. Après avoir eu une altercation avec un Ptéra, il fut pris en chasse par un Charkos et blessé par un Armaldo au dernier chapitre. Il a quand même fini par entrer en communication avec ses compagnons grâce à la télépathie de Gardevoir, il fut donc guidé jusqu'au campement. A bout de forces après autant de péripéties, il retrouva enfin ses amis dans une clairière au milieu d'une forêt. Et, suite à un combat contre un ancien Pokémon l'ayant poursuivi, Chris réussi à battre et à capturer Charkos. Mais leur objectif se rapproche et des questions subsistent : qui est ce mystérieux « Érat » ? Qu'il y a-t-il dans cet œuf qui attire donc tant les convoitises ? Comment arrêteront-ils Solarius ? Réussiront-ils à sauver leur époque ? Que va-t-il encore leur arriver ? Lisez ce qui suit, pour continuer à suivre leurs aventures !


Mes amis avaient trouvé un très bon endroit : une clairière sympatoche, où il y avait (comprenez par là qu'il n'y a plus, donc) des buissons remplis de baies Pêcha. Avec leur aide, nos réussîmes à monter un semblant de campement : nous étendîmes la bâche trouvée à Oliville au-dessus de nos têtes, et accrochâmes aux arbres avec la corde. Concernant mon état : je remerciai Célébi et ses dons de soin d'avoir guéri ma blessure au bras, qui m'avait quand même pas mal affaibli, faut le reconnaître. Elle me préconisa aussi un bon bain et beaucoup de repos. Après lui avoir fait la judicieuse remarque que ce ne serait pas forcément évident à cette époque et à la vue de notre situation, elle insista quand même que je fasse de mon mieux. Me voilà donc parti avec Gardevoir, Drak et Noctunoir trouver un point d'eau. Enfin, un autre que celui dans lequel je suis tombé la dernière fois, bien sûr. Nous marchions dans la même direction depuis tout à l'heure dans cette forêt ; nous n'avions aucune crainte de perdre le campement, il nous suffirait juste de rebrousser chemin toujours en ligne droite. Et puis, avec Gardevoir et ses dons de téléportations, nous n'avions vraiment pas à nous en faire. Là, je parle de l'intérêt général. Parce que, séparément... Disons que Gardevoir était rassurée maintenant qu'elle me savait hors de danger, et moi, je ne l'étais toujours pas, rassuré, car je flippai quand même du fameux « on sait jamais ». Vous savez, quand, par exemple, vous sortez de chez vous, prêt pour une balade par exemple. Vous allez prendre une bouteille d'eau parce qu'en ce moment il fait chaud, et vous savez, que boire, c'est la solution pour ne plus avoir chaud. Oui, je sais, cette remarque est débile, mais c'est pour m'assurer que vous suivez l'exemple. Si vous prenez une bouteille, vous savez pertinemment que vous pourrez boire. Mais, si il reste de la place dans votre sac, et qu'il y a une autre bouteille que vous ne comptiez pas prendre, vous la prendrez dans 90% des cas en disant « juste au cas où, on sait jamais ». Le truc « on sait jamais, juste au cas où », ou le truc qui n'arrive jamais, quoi. Mais vous doutez quand même. Et bien voilà. Même avec Gardevoir et Noctunoir à mes côtés, et avec toutes les précautions prises, je ne le sentais toujours pas. Vous me direz, à cette époque, un « on sait jamais » arrive très vite. Noctunoir quant à lui... C'est quand même un cas, ce gars. Toujours là, à rester impassible, à ne pas se plaindre, protester, ou même hurler de joie, crier victoire : toujours aussi inexpressif. D'ailleurs, il n'y avait pas que moi que ça dérangeait. Gardevoir s'approcha d'un coup du Pokémon Mainpince.

- Euh... Dis-moi... Pourquoi t'es toujours comme ça ?

Noctunoir ne bougea point. Bon, je ne m'attendais pas à ce qu'il se mette à danser la polka non plus, mais... Une réaction, n'importe quoi, merde.

- Ok, je vois... T'aurais un problème personnel ? Famille, amis... Ou alors un autre problème, genre TRÈS perso ?

Je m'interposai :

- Euh ? C'est-à-dire ?

Elle leva les épaules :

- J'en sais rien, moi. N'importe quoi. Que ce soit d'ordre sanitaire ou sex...

Noctunoir tourna soudain la tête, bondis, et asséna un Poing Ombre bien placé à Gardevoir. Bon. Remarquez, y en n'avait pas eu depuis longtemps, de baston. Gardevoir se releva :

- Eh, ho, j'essaye de t'aider, moi ! Et puis, explique-toi, quoi ! Y en a marre à ce que tu restes comme ça ! Tout le monde y met du sien, et toi ? T'as rien branlé de toute cette histoire ! Alors, franchement, à part pour respecter le quota de Pokémon dans l'équipe de Chris, tu sers à rien !

Noctunoir, qui s'était préparé à ce que Gardevoir réplique, baissa le bras qui avait un Poing Ombre chargé, l'arrêta, et ne bougea plus. Gardevoir le fixai, attendant une réponse. Il ne répondait pas, gardait l'œil grand ouvert et restait stoïque. J'avais de la peine pour mon Pokémon. Je m'approchai de lui :

- T'en fais pas. Tu sais, si tu ne veux pas t'exprimer, c'est ton problème. Mais, essaye d'être un peu plus coopératif, ce serait bien. On a tous besoin de s'entraider en ce moment, tu ne crois pas ?

Il restait toujours neutre. Puis il me regarda. Et je fus profondément marqué. C'était un regard comme il ne m'en avait jamais porté. Un regard curieux je dois dire, avec un seul œil, mais un regard bizarrement plus compréhensible qu'un autre. Un regard de tristesse. De profond chagrin.


Quand, soudain, on entendit des cris de Pokémon.
Je relevais la tête, Noctunoir aussi. Gardevoir tourna la sienne dans la direction que l'on empruntait :

- Ça vient de là-bas ! Tout droit !

Nous courûmes vers les cris, qui se rapprochaient et semblait être de plus en plus nombreux. Quand nous arrivâmes à une étendue d'eau, une comme celle que nous recherchions. Mais, à l'intérieur, un Kabutops semait la terreur et hurlait. Il donnait des coups avec ces faux sur la plupart des Pokémon qui étaient installés dans l'étendue. Il voulait apparemment se l'approprier, ce lieu. Des Kabuto, Amonita et des Lilia étaient virés à toute vitesse par Tranche ou Aqua-Jet. Je m'interposai en héros défenseur de la veuve et l'orphelin :

- Eh ! Connard ! Arrête ça tout de suite !

Le Kabutops se tourna vers moi, redoubla de fureur, et se lança dans ma direction en mode Aqua-Jet. Et merde... Gardevoir réagit du tac au tac avec Psyko : elle l'arrêta net dans sa lancée. Elle cria « Va voir là-bas si j'y suis ! » et l'envoya valdinguer à dix mètres. Il se releva directement sans une égratignure et se rua sur elle.

- Gardevoir ! Téléport !

Elle scintilla, puis disparut dans un flash blanc. Kabutops arrivait, et il lança son attaque tranche dans le vide. Elle réapparut juste derrière.

- Bien ! Maintenant, Exploforce ! Et rate pas, s'il te plaît !

- C'est comme si c'était fait !

Elle chargea la sphère orangée entre ses paumes, et l'envoya face à Kabutops. Il se prit l'attaque bien comme il faut entre les omoplates, puis fut envoyé contre un arbre, K.O.

- Bon, ça, c'est fait. Ils sont impressionnants, mais pas si redoutables, en fait, ces Pokémon préhistoriques... Bon, Gardevoir, tu préviens les autres ?

Elle entra en télépathie avec le campement. Noctunoir, lui, considérait Kabutops à terre, qui se remit sur pattes difficilement, puis s'enfuit.

- Oui... Ici Gardevoir... Vous m'entendez ? Zekrom ? On a trouvé un point d'eau ! Oui... Tu vois par où on est parti ? Eh bien tu suis cette direction, et tu vas tomber sur nous ! Oui ! A tout de suite !

Je demandai des explications.

- Il aimerait également se baigner, je lui ai donné notre direction, sourit-elle.

Et, effectivement, deux secondes à peine plus tard, il arriva en volant. Je criai :

- Bon, on peut y aller ! TOUS À L'EAU !

Je courais vers le petit étang en enlevant mon T-shirt et c'est tout. Faut pas déconner, hein. Gardevoir fit de même, suivie par Zekrom (sauf qu'ils n'enlèvent rien, eux, puisqu'ils n'ont rien, n'est-ce pas ?) Noctunoir nous suivait, mais en étant moins enjoué, comme d'habitude, quoi. Bref, Gardevoir et moi sautâmes à l'eau, et malheureusement, Zekrom fit de même. Bon, il restait toujours de l'eau, mais faut dire qu'on avait quasiment déjà fini la douche. On se débarbouilla. Ah, qu'est-ce que ça faisait du bien ! Noctunoir fit de même à cet instant, il rentra doucement dans l'eau. Quand Gardevoir nous informa :

- Excusez-moi, je reviens. C'est pas que ce n'est pas très intime, ici, mais... Voilà, quoi ! A tout à l'heure !

Puis elle avança jusque derrière un bosquet ; l'étang continuant un peu derrière.

- Où est-ce qu'elle va ? demanda Zekrom.

- Elle a besoin d'un peu d'intimité, c'est une fille ! répondis-je comme si c'était évident en me rinçant le visage, étant accroupi dans l'eau pour immerger le plus possible mon corps.

- Mais faire quoi ?

- Qu'est-ce que j'en sais, moi ? Se refaire une beauté, sûrement ! Elle fait ce qu'elle veut, c'est l'avantage quand on est dans un moment « intime ».

- Mais pourquoi toi, t'en as pas ? demanda-t-il.

- De quoi ?

- De moment intime ?

Je me redressai.

- Bah, je sais pas... Si, j'en ai, quand j'ai pas d'habits sur moi, quoi !

- Je vois pas pourquoi...

- Comment ça ?

- Bah, moi, Gardevoir, et les autres... on n'en a pas, d'habits !

Pas faux.

- Ouais... Bah comme tous les Pokémon, quoi !

- Les quoi ?

- Laisse tomber. Ce que je veux dire, c'est que... Euh... Bah...

Je réfléchissais à une explication, mais n'en trouvais pas.

- A ce que je sache, on n'a rien de si différent ! Sauf que vous, les humains, vous cachez votre vrai corps, remarqua-t-il.

- Oui, mais nous, on est moins résistant que vous. On durerait beaucoup moins longtemps si on ne se protégeait pas avec nos vêtements. Un coup de froid, des blessures...

- En gros, si vous n'aviez pas eu d'intelligence, vous seriez tous morts ?

- OUI, VOILÀ ! FAIS PLUS CHIER, MAINTENANT !

- Ok, c'est bon...

Je continuai à me laver. Quand Zekrom, dix secondes plus tard, me posa une question :

- T'en pense quoi, de Latias ?

Je trébuchai et me rétamai dans l'eau. Je me relevais, un peu surpris.

- Euh... C'est-à-dire ?

- Bah je sais pas... Elle me fait de l'effet... Une drôle – et assez bonne – impression.

- Euh... Tu peux être plus clair ? A la limite, si t'étais un mec, j'aurais compris de quoi tu veux parler, mais, de toute façon, t'es asexué, alors c'est quoi le problème ?

Il baissa la tête. Je le regardai, et regardai ce qu'il regardait.



O_O



C'était assez impressionnant quand même, et me demandai comment j'avais pu louper ça depuis le début.

- GOSH ! Mais... Kyurem m'avait pourtant dit que t'étais asexué !

- Ouais, mais je pense qu'il a voulu dire que je ne pouvais pas avoir de gosses... Et puis, faut pas déconner, je représente le côté sombre, noir, idéal des choses, alors bon, ça, c'était un peu obligé.

- Ouais, m'enfin, là... C'est un peu exagéré quand même...

Faudra que je demande à Célébi de me renseigner, parce que là, c'est quand même un peu flippant.

- A L'AIDE !!!

Gardevoir me sauva de la situation embarrassante dans laquelle j'étais.

- Qu'est-ce qu'il y a ?! criai-je.

- ATTENTION ! IL EST SOUS L'EAU !

- Que...

Puis une douleur. Atroce. A la jambe.

- AAAHH !

Zekrom sursauta. Je la secouai violemment (ma jambe, hein), puis le truc lâcha prise.

- BORDEL DE... ?! FAITES GAFFE, Y A VRAIMENT UN TRUC ! hurlai-je.

- Comment ç...

Puis Noir Idéal hurla également. Mais vraiment beaucoup. Mais quand je dis beaucoup, c'est vraiment, mais alors, un rugissement ÉNORME, quoi.

- PUTAIN ! LÂCHE ÇA !

Aïe. Pour une fois, j'aurais été chanceux. Il réagit comme tout Pokémon aurait réagit : contre-attaquer. Rappel pour ceux n'ayant pas de Pokédex : c'est un type Electrik. Donc, du coup, il s'éclaira d'une lueur bleue, puis généra un courant d'électricité proportionnel à sa douleur, je pense. Et on était dans un étang. Ah, les joies de la physique et de sa loi selon laquelle l'eau est conductrice ! :D Bref, le courant parcourut Zekrom, l'étang entier, et nous inclus, bien sûr, sinon c'est pas marrant. Le truc lâcha prise apparemment, puisque Zekrom arrêta de déverser du courant. J'étais complètement out.

- Gh... gh... La.. La prochaine fois... É... Évite... S'il-te-plaît...

Il ne fit même pas attention. Il hurla :

- OÙ EST-CE TRUC QUE JE L'ÉTRIPE ?

Puis un tout petit truc bleu bondit hors de l'eau, et arriva sur Noctunoir qui se remettait de la décharge. La gueule béante, le petit truc préparait l'attaque Morsure. Il lui atterrit sur la tête, et il ne le vit même pas venir. Noctunoir gesticula, ne voyant plus rien, prépara un Poing Ombre qu'il dirigea vers le Pokémon bleu. Ce dernier bondit, et Noctunoir s'asséna lui-même son Poing Ombre dans la gueule. Le petit Pokémon arriva devant nous, en sautillant hors de l'eau et en secouant les pattes, tout excité et infatigable, avec un énorme sourire sur le visage, fier de lui : un Kaïminus.

- C'est donc toi ! criai-je.

Zekrom rageait :

- OH PUTAIN JE VAIS LE TUER CET ABRUTI DE CONNARD DE MERDE !

Le Kaïminus gesticulait toujours, tout content, plein sourire, en riant « Kaï ! Kaï ! Kaï ! Kaïminus !» tout le temps. Soudain, idée.

- Eh ! Ça te dirait de te battre ?

Il pencha sa tête en me regardant.

- Si t'es pas une mauviette, bien sûr... le provoquai-je avec un sourire sarcastique.

Puis il rigola, et balança Hydrocanon. ÉVIDEMMENT. Je me le pris en pleine face, et fut éjecté jusque sur terre. Kaïminus se foutu de ma gueule encore une fois, puis disparu sous l'eau. Moi, j'étais complètement K.O.


- Alors ? Comment s'est passée votre petite escapade ? sourit Latios. Vous avez l'air en pleine, forme, dites-moi ! rajouta-t-il ironiquement en nous voyant arriver avec des traces noires, restes de l'électricité et des traces de morsure, restes du passage de Kaïminus.
Nous atteignîmes le campement au moment où le ciel est orange, où le bleu n'existe plus là-haut et où le noir apparaîtra bientôt.

- Bof, rien de nouveau, soupirai-je. C'est toujours une époque de merde.

- Moi, pour ma part, j'ai un peu faim, remarqua Zekrom, qui se remettait peu à peu de la morsure à l'endroit qui fait mal.

- Bon ! Bah il reste plus qu'à trouver quelque chose à manger, maintenant ! souffla Latias. C'est vrai que ça creuse, tout ça !

Drak et Bastiodon, restés avec Célébi (elle s'occupait de Bastiodon suite à son combat contre Charkos) approuvèrent, accompagnés de Célébi, quant à la famine générale. J'estimai que s'il y avait quelqu'un à plaindre ici, c'était moi, mais, comme toujours, je...

- Tiens, Chris ! Y a un buisson de Baies Ceriz pas loin ! Tu pourrais pas aller en chercher ? ajouta Célébi, avec son plus grand sourire.

Je crois que je vais vraiment péter les plombs.

- MERDE ! TU CROIS VRAIMENT QUE J'AI QUE ÇA À FOUTRE ? APRÈS CE QUE J'AI VÉCU AUJOURD'HUI ?

Elle remarqua, en haussant les épaules :

- De quoi te plains-tu ? Tu n'es plus blessé, et tu n'es plus couvert de merde ou de boue. Alors que moi, je suis occupée, je m'occupe des blessés.

- Elle a raison, et puis ça nous remettra un peu de la décharge de tout à l'heure, approuva Gardevoir.

Forcément, quand elles se mettent d'accord, c'est pour me faire chier. Je protestai :

- Et Drak ? Et Latios ? Et Latias ? Qu'est-ce qu'ils ont fait, eux ?

Les Pokémon susnommés se retournèrent vivement. Célébi les regarda, puis, me fixa avec toujours son grand sourire.


Hum hum. Bon. Me revoilà donc en train de marcher, toujours dans le même fucking bois, mais vers une direction différente, me direz-vous, et cette fois à la recherche du buisson perdu. Drak marchait à mes côtés, tout sourire, heureux de pouvoir profiter pleinement de ses capacités. En effet, Célébi lui avait soigné sa jambe aussi, il était donc en parfaite santé. Latios et Latias volaient à côté aussi, et discutaient de je ne sais quoi. Toute cette végétation luxuriante de partout... L'ambiance un peu effrayante des bois au crépuscule... Tous ces (PUTAIN DE BORDEL D'ABRUTIS DE CONNARDS DE MERDE DE) Pokémon sauvages... C'était quand même assez singulier, maintenant que j'y pense... Quelque part, mais alors vraiment, complètement calée dans un petit recoin, il y a de la chance dans ma situation... Parce que ce n'est pas donné à tout le monde de pouvoir se retrouver à cette époque. Même que... Quand tout ce que j'avais vécu ici me revint en tête. Ptéra, Charkos, Armaldo, Kabutops, Kaïminus. Ouais, non, en fait, je ne souhaite à personne de se retrouver à cette époque. C'est vraiment l'enfer. Je me tournai vers mon acolyte :

- Et toi, Drak, qu'est-ce que ça te fait d'être là ?

Drakkarmin tourna sa tête dans tous les sens ; regarda autour de lui en frissonnant un peu. Il regarda les deux zigotos à l'arrière maintenant qui parlaient toujours, puis me regarda. Il me sourit, puis se rapprocha de moi et me tint la main. Je pris ça pour un geste de « ça va, tant que t'es là je flippe pas trop ». Eh bien, tant mieux, j'espérai qu'il n'aurait pas à comprendre pourquoi, moi, depuis que je suis ici, j'ai peur qu'un truc nous tombe sur la gueule.


- Tiens, Drak !

Latias s'était soudainement rapprochée de nous. Elle se pencha vers Drak, puis, avec un grand faux sourire :

- Tiens, tu pourrais aller voir Latios ? Je crois qu'il a besoin d'un même type que lui. A tous les sens du terme.

Drak la regarda bizarrement, n'y croyant pas du tout. Je lui fis signe d'y aller quand même, encore un coup du fameux « on sait jamais ». Il me lâcha la main, puis alla à l'arrière et essaya de démarrer la conversation avec Latios, du mieux qu'il le put bien sûr. Latias fut satisfaite ; elle se mit à voler à côté de moi, en regardant le ciel et en sifflotant. C'était chelou et assez inattendu. Je crois que j'ai compris.

- Bon, qu'est-ce qu'il y a ?

Elle me regarda d'un air faussement étonné :

- Môa ? Mais rien du tout !

- C'est bon, arrête, Latios et Drak sont assez loin pour pas nous entendre.

Elle réagit aussitôt, et stressa aussitôt en me harcelant de questions :

- Est-ce que Zekrom t'as parlé de moi ? Comment tu le trouves ? Comment tu ME trouves ? Tu penses que je suis assez bien pour lui ? Oh... Depuis que j'ai su pour son amnésie, j'ai peur qu'il ne m'aime plus... S'il te plaît, si tu sais quelque chose, dis-moi tout, tout !

C'était embarrassant. Voilà l'autre qui s'y met.

- Euh... Eh ben... balbutiai-je, très gêné et intimidé par le regard de Latias qui attendait impatiemment. Comment dire... Alors... Est-ce que Zekrom m'a parlé de toi ? Euh... Oui... En quelque sorte...

- C'est-à-dire ?!

- Eh bien...

Je repensai à la situation embarrassante de l'étang. Zut.

- Euh... Disons que... tu lui plais. Ça, y a aucun doute.

Elle jubila.

- Oooh! Super! Et pour le reste?

- Euh... Quoi, le reste ?

- Bah... Comment tu le trouves, comment tu ME trouves, si tu penses que je suis assez bien pour...

- Oui, ok, c'est bon, ça va. J'ai compris. Alors... Comment je le trouve ? Bah, pour ma part, aimant les femelles de mon espèces, je ne sais pas trop comment répondre à cette question...

Elle se voulu rassurante.

- Oh, mais t'inquiète... Je le sais bien, hihi ! Mais si tu serais obligé de donner une réponse ?

L'épisode de l'étang ne quittait depuis plus mon esprit.

- Bah... Euh... Ce n'est pas si mal... Enfin, je veux dire, IL n'est pas si mal... Voire même assez... (VITE ! TROUVER UN MOYEN DE FUIR ! CHANGE DE SUJET, MERDE !) ... En tout cas, vos formez un beau couple ! essayai-je de me rattraper.

-Ah oui ? Tu trouves ?

Elle rit, gênée, en voltigeant :

- Eh bien, ça me fait plaisir, ça !

C'est bon. Sauvé. Elle ne me posera plus de questions chiantes, maintenant. Enfin, j'espère. J'espérai.

- Et toi ? demanda-t-elle soudain en tournant la tête vers moi.

- Quoi, moi ?

- Bah, ton avis ?

- Sur quoi ?

- Bah, sur moi ?

Je fais semblant de pas comprendre, peur d'avoir compris :

- Euh... C'est-à-dire ?

- Bah, comment tu me trouves, quoi ! sourit-elle.

- Euh... Eh bien... Eh eh eh... (ALERTE ! ALERTE ! FUIS ! VITE !) C'est-à-dire... Que... (PUTAIN ! TROUVE UNE SORTIE ! DIS-N'IMPORTE QUOI !) Euh... Eh ben... (MAYDAY ! MAYDAY ! CE QUI TE PASSE PAR LA TÊTE, COMME ÇA !) Comment dire... (CRASH ! CRASH ! ALERTE GÉNÉRALE ! VITE ! MAINTENANT, MERDE !) C'est un peu gênant. (Ouais, bon ça peut passer, ça.) J'ai rarement fait des compliments beauté à un Pokémon, parce que, je suis peut-être hétéro, mais que avec ceux de mon espèce, hein, hé hé hé, m'excusai-je, TRÈS gêné.

Elle sourit.

- Je sais bien, hihihi ! Encore heureuse, d'ailleurs. Mais, SI t'étais un Pokémon, tu dirais quoi ?

J'en ai raz le cul.

- EH BEN, JE SUIS PAS PRÊT D'EN ÊTRE UN ! criai-je.

Elle parut vexée.

- Oh, ça va, hein. Je disais ça comme ça, moi...

Je me voulu rassurant, essayant de pas foirer notre amitié :

- Mais, t'inquiète que, si, par je ne sais quel coup du destin, je me retrouve en Pokémon, compte sur moi pour te dire mes impressions ! souris-je en espérant qu'elle réagisse positivement.

Elle me regarda. Puis, en éclatant de rire :

- Eh bien ! Je suis d'accord !

Je riais aussi, content d'avoir trouvé une échappatoire de dernière minute.

- Tiens ! Regarde là !

Il y avait le fameux buisson de Baies Ceriz que l'on cherchait depuis tout à l'heure. On y courut, suivis de près par Drak et Latios.

- Super ! Y en a partout ! On va pouvoir en rapporter plein, en plus de toute la nourriture qu'on a là-bas ! On va pouvoir manger à notre faim, mes amis ! m'exclamai-je.

- Quelle autre nourriture ? demanda Latios, interloqué.

- Oh, je t'expliquerai, souris-je.

Quand on entendit un bruit dans les feuilles au-dessus de nos têtes. Le bruissement d'un truc qui chute soudain. Puis PAF ! Dans la gueule. La chose m'atterrit sur le crâne, et me fit tomber à terre, dans un nuage de feuilles et de poussières. Je le savais qu'on allait se prendre un truc sur la gueule, je le savais. Latias se jeta sur moi et m'aida à me relever :

- CHRIS ! Ça va ? T'es pas blessé ?

Latios se méfia :

- Qu'est-ce que c'est ?

La poussière se dissipa, et j'aperçus, à terre, le truc qui m'étais tombé dessus, et qui essayait de se relever : un Carabing. Il se releva enfin après s'être donné tant d'effort, il se tourna vers moi, puis me défia du regard en se préparant à combattre. Ah ha !

- Mais qu'est-ce qu'il veut, lui ? demanda Latias.

- Se battre, ma chère, se battre ! J'aime les battants comme lui ! Alors...

Je me tournai vers Drak :

- Est-ce que t'es prêt pour ton premier combat, mon gars ?

Il acquiesça en serrant le poing en signe de force, et s'avança devant moi.

- Ok, alors...

Merde ! Quelles étaient les attaques de Drak ? Je n'en connais qu'une... Bon, bah :

- Attaque Dracogriffe !

Drak se rua vers Carabing en rugissant, patte avant droite levée, les griffes éclairées violet. Le Carabing esquiva en filant sous Drak. Ce dernier étant en plein élan, il tomba à la renverse, n'ayant plus de cible pour l'arrêter. Il se releva, et se retourna. Carabing avait réagit au quart de tour ; après être passé sous le Pokémon Caverne, il s'était entouré d'une aura rouge en poussant un cri. Eh bien, mon Grotichon, c'était Danse-Lames que j'avais devant moi. Je pensais pas qu'il était si fort, ce Carabing ! Et je me souvins de l'époque dans laquelle j'étais. Hm. C'était peut-être normal, en fait.

- Bon, fais gaffe, Drak ! Notre adversaire est plus fort que prévu ! Montre-moi ce que tu sais faire !

Il rugit, puis se jeta sur Carabing gueule enflammée grande ouverte en exécutant l'attaque Crocs Feu. Ouah ! Impressionnant. Le petit Carabing, qui augmentait toujours son attaque, ne s'écarta pas : il se prit Crocs Feu de plein fouet.

- Super ! Le lâche pas !

Le Carabing se débattait de son mieux, mais il restait coincé entre les crocs flamboyants de Drak. Mon Pokémon ne desserrait pas. Soudain, Carabing se concentra, puis cria. Une sphère bleutée apparut tout à coup, provenant de Carabing et l'entourant, puis envoya Drak dans les airs. Il avait lancé Abri, qui le protégeait, mais se dissipai maintenant de plus en plus. Il se jeta vers Drak en faisant reluire sa corne et en l'agrandissant soudainement. Oh putain, il a même apprit l'attaque Mégacorne.

- Drak ! Esquive, faut surtout pas que tu te prennes ça !

Il se remit du précédent Abri dans la bouche, puis s'envola de justesse au moment où le Pokémon Carabe arrivait vers lui. Carabing envoya donc Mégacorne dans le vide, et alla se crasher contre un arbre. Il tomba K.O., complètement épuisé. J'avais vaincu.

- Super ! cria Latias. Bien j...

- IKE ! COMPÈT BALL!

Je brandis une autre des Ball donné par l'abruti d'organisateur du concours de Johto, puis l'envoyai contre le Carabing, à terre. Elle rebondit dessus, s'ouvrit, puis l'enferma à l'intérieur par le déjà connu rayon rouge. Elle se referma, et tomba à la surface du sol en clignotant. (Allez, allez...) Bip... (J'ai de la chance dans ces moments, là... Allez !) Bip... (Ça l'a fait la dernière fois...) Bip... (J'AI TOUJOURS DE LA CHANCE DANS LES MOMENTS QUI NE SONT PAS VITAUX, MERDE !)




[...]




Clic !

- HOURRA !

Je courus ramasser la Ball, et la brandis :

- CARABING GETTO DAZE !

Drak revint atterrir à mes côtés, et partit dans une danse de la victoire enjouée avec moi en me tenant les mains :

- Super ! J'ai attrapé un Carabing! J'ai attrapé un Carabing ! J'ai attrapé un Carabing ! J'ai attrapé un Carabing, à cette époque de tarés ! Il est préhistorique, en plus ! Je suis le plus fort ! Nous sommes les plus forts, Drak !

Latios s'approcha :

- Ouais, bon, ça va, c'est pas ton premier Pokémon non plus...

Je jubilai toujours et m'approchai de lui en lui mettant la Ball qui contenait le récent Pokémon devant les yeux, et souris, tout joyeux :

- Peut-être, mais c'est le premier que je capture sans emmerde quelconque depuis un moment ! Et puis, t'as vu comment il était surpuissant ? Il vient avec nous, dans mon équipe ! Ça va être un de mes meilleurs membres, je le sens ! La la la ! Chuis trop content ! HOURRA !

- Oh là, on va se calmer, hein...

- Je l'ai eu, ouais ! On l'a eu, Drak ! OUAIS !

Drak partageait ma joie, les Pokémon Éon me prenaient pour un malade. Latias se tourna vers son frère :

- Eh bah dis-donc... Tous les dresseurs se mettent dans ces états ?

- Faut bien croire... Vu son état A LUI...

Je jubilai toujours ; le moment où on a un nouveau Pokémon lors d'un combat dans les règles de l'art, comme celui-ci, reste et restera un des meilleurs moments dans la vie d'un dresseur !

- C'est INCROYABLE ! FANTASTIQUE ! MERVEILLEUX ! FABULEUX ! J'ai un CARABING ! SUPER GÉNIAL !

Je sautai dans ton les sens, Drak m'imitant toujours, la Compèt Ball fraîchement utilisée toujours dans la main, brillant aux derniers rayons du soleil, qui n'éclairait presque plus maintenant. La Ball se rapetissa soudain et se bloqua ; j'avais déjà six Pokémon avec moi, donc ne pouvais plus l'utiliser.

- Mais, euh... Je me pose une question, comme ça...

Latias réfléchit. Je tournai la tête, toujours heureux :

- Hmm ?

- Pourquoi est-ce qu'il est tombé de cet arbre ?

Je haussai les épaules :

- Va savoir, il a peut-être trébuché.

Quand des bruissements nous arrivèrent, venants de cet arbre aussi. Nous levâmes la tête ; un bourdonnement nous parvint.

- Euh... Bonjour ?

Le bourdonnement était de plus en plus fort, et le bruissement également ; l'arbre s'agitait maintenant. Quand, soudain, d'ÉNORMES TAILLES XL de Dardargnan sortirent de l'arbre et se ruèrent vers nous. Bordel. Cette époque me hait à ce point ?

- Euh... On court ?

- AAAAAHHH !!

On se mit donc à courir (de quelle perspicacité je fais preuve, ces temps-ci, moi dis-donc) poursuivis par la nuée de Dardargnan en colère pour je ne sais quelle raison. On traçait à perdre haleine en ligne droite, dans la direction du campement. Tous les branchages au sol ne nous facilitaient pas la course. Attendez... J'ai dis « nous » ? Quelle bonne poire je fais. Je voulais dire qu'ils ME gênaient, étant donné que Latias, Latios et Drak volaient, eux. Assez vite, même. Hé !

- ATTENDEZ-MOI, MERDE !

Drak se retourna en vol, les Pokémon Éon firent de même quelques secondes plus tard. Latios souffla :

- Ah oui, c'est vrai, y a lui...

Drak avait plongé depuis longtemps pour me rattraper. Il m'attrapa au vol, puis me souleva dans les airs... durant deux secondes peut-être. Il n'avait peut-être pas prévu que c'était aussi difficile de se la jouer deus ex machina, sans doute. Bref, après un incroyable effort de sa part, une bonne surprise pour moi et un grognement, nous nous crashâmes sur le sol. EPIC FAIL, c'est moi qui vous le dis. On se rétama donc royalement comme des merdes, avec Latios et Latias qui partaient à tout berzingue, et qu'on ne voyait déjà plus. Ils avaient même eu le temps d'emporter les Baies que nous étions venus chercher. J'avais l'habitude d'être largué dans de telles situations. Bref, on se remit à courir comme des chtarbés, toujours poursuivis par l'essaim qui s'était grandement rapproché.


- CASSEZ-VOUS !

Nous débarquâmes dans le campement complètement terrifiés par les Dardargnan. Nous bondîmes dans le premier buisson préhistorique à portée pour nous cacher de ces monstres. Enfin, je bondis d'abord, puis Drak me suivi. Donc je vais reformuler. Je m'éclatai la gueule dans les ronces et fus écrasé par Drak, de peur que le décès prodigué par les Dardargnan soit plus douloureux. Mais plus rien. Plus aucun bruit. Le reste de la compagnie nous regardait, abasourdis, comme si on avait pété les plombs. Pour ma part, c'est déjà fait je pense, mais bon, voilà quoi. Mais, ce qui m'embêtait le plus, c'est qu'il n'y avait pas de bruit. Mais PLUS DU TOUT.

- Euh... Ça va bien ? On vous attendait, justement...

- NON ! ÇA VA PAS ! ON VA TOUS CREVER À CETTE ÉPOQUE DE MERDE ! criai-je. OÙ SONT PASSÉ CES ABRUTIS DE DARDARGNAN ?

- Euh... Y a rien, hein...

Je sortis ma tête du buisson épineux.

- Z'êtes sûr ? FAITES GAFFE, ILS SONT VICELARDS !

Gardevoir s'approcha de Célébi :

- Mais qu'est-ce qu'il lui prend ?

Célébi haussa les épaules et lui chuchota :

- Bof, c'est toujours comme ça avec les clients. Ils se la pètent quand ils arrivent ici, puis ils finissent par craquer. C'est classique. C'est la paranoïa du voyage dans le passé. Le nom est de moi, hein, je vous le dit tout de suite, y a un Copyright. Mais ça va lui passer. Faut qu'il se repose, et qu'on lui tienne un peu compagnie.

Puis, de forte voix :

- Bien ! Maintenant, on mange !

On m'aida à sortir du buisson, c'est que ça s'accroche, les épines. Mais il en fallait plus pour m'abattre, maintenant.


On alluma un grand feu de camp au centre de la clairière à l'aide de brindilles (c'est pas ce qui manquait) et du briquet. Nous préparâmes la nourriture Pokémon, les barres de chocolat et de céréales, et sortîmes les bouteilles d'eau. Chacun se fit sa place autour du feu, que ce soit sur le sol tout simplement ou contre un arbre un peu plus confortablement. Chacun avait ses trucs à manger ; la nuit était tombée maintenant. J'étais adossé contre un arbre, pour ma part, complètement explosé. Gardevoir était à ma gauche, et me faisait la conversation, comme ce que Célébi m'avait préconisé. J'eus beau lui dire que tout allait mieux, elle continuait de s'en faire. A sa gauche se trouvait Latios et Latias, qui se chamaillaient pour un oui ou un non, bref respectaient leurs rôles de frère et sœur. A leur gauche, donc en face de moi, se trouvait Célébi, qui mangeait. Toujours en face de moi, à gauche de Célébi, se trouvait Noctunoir qui était adossé un arbre, par terre, les yeux fermés. A sa gauche se tenait Bastiodon, qui était allongé au sol et qui regardait les étoiles. A sa gauche, donc à ma droite (c'est bon c'est presque fini) était assis Zekrom, qui regardait le feu au centre et mangeait sa part. A mes pieds était allongé Drak, qui avait la tête posée sur mes jambes. Nous nous reposions tous enfin, après une telle (PUTAIN DE) journée. Célébi démarra la conversation :

- Non, sérieusement, c'est vachement dangereux ce que l'on fait ; mon boulot et mes capacités sont vachement dangereux.

- Non ? Tu crois ? Tu nous apprends un de ces trucs, franchement, tu m'étonneras toujours, plaisantai-je.

- Nan mais, à part les trucs évidents (et prévisibles) que sont les rencontres à cette époque, y a tout un bordel dans le fait que si la moindre petite chose est changée ici, ça peut avoir des répercussions sur notre... enfin, sur votre époque.

- On s'en était rendu compte avec ce qu'on doit empêcher, je pense, lança Gardevoir.

- Oui, je le sais bien, continua Célébi, mais... comment dire... Tiens regardez : si quelque chose est arrivé grâce à l'acte de Solarius, cette chose ne sera plus si vous l'empêcher de téléporter le météore, par exemple.

Latios la coupa :

- Attends, sérieusement, est-ce qu'il serait possible qu'il y ait ne serait-ce qu'une chose de bien qui se produise suite à l'empêchement un truc qui devait exister naturellement ? Je veux dire, c'est la fatalité, la nature, le destin – appelez-ça ce que vous voulez – que ce météore tombe. Et c'est ce qui a fait que le monde dans lequel nous vivions avant-hier soit ainsi.

- Oui, mais il serait tout aussi possible que cet acte soit « prévu », proposa Célébi.

- Pardon ? s'écria Latias. Tu veux dire... que cette chose devait arriver ?

- Sans doute, mais peut-être qu'elle ne doit pas. Si vous l'empêchez, soit vous sauverez votre monde, soit vous allez empirez la situation. Mais peut-être cela ne doit pas arriver, et, si vous ne l'empêchez pas, soit vous allez sauver votre monde, soit vous allez empirez la situation.

Le moins qu'on puisse dire, c'est que c'était assez déstabilisant.

- Ouais, mais bon, vu l'état de notre monde lorsqu'on l'a quitté, je pense qu'il serait préférable qu'on arrête Solarius pour empêcher toutes ces merdes, conseillai-je en mordant dans ma barre chocolatée.

- Je suis bien d'accord, continua Zekrom. Et puis, Kyurem nous a également dit de le faire, et je pense que c'est ce qu'il faut faire.

- Je n'ai jamais dit que j'étais contre vous, au contraire, se justifia Célébi. Je veux juste dire que, avec la possibilité qu'a Solarius de voyager dans le temps, il est possible que quelque chose qui existe ou existait déjà disparaisse, car, si Solarius était la cause de cette existence, et qu'il n'est plus... Enfin, vous voyez ce que je veux dire, non ?


[...]


- Bon, laissez tomber. Accomplissez votre mission, et vous verrez bien, conclut-elle en prenant une des bouteilles d'eau.

- A ce propos, t'en a eu beaucoup, des clients pour des voyages dans le temps ? demanda Zekrom.

- Oh ! M'en parlez pas ! s'exclama-t-elle après avoir avalé sa gorgée d'eau. J'en ai eu des dizaines, voire des centaines ! Que se soit pour rattraper une note à un exam, refaire un mariage ou juste visiter. Le plus rigolo je pense, c'était la fois où deux Pokémon faisant équipe avec un certain Massko sont venus me voir pour un problème de retour à leur époque. Le Massko était assez charismatique, mais on a coupé les ponts depuis un moment, se justifia-t-elle. Enfin bref, c'était un brave type. Plus récemment, j'ai eu un riche client, un certain Minshya, qui voulait visiter... Tiens, maintenant que j'y pense, c'était hier !

- Comment ça, hier ?

- Ouais, désolée, s'excusa-t-elle. Avec tous les voyages dans le temps que je fais, je perds un peu la notion du temps. Bah il voulait visiter cette époque – oui, celle où vous vous trouvez en ce moment, ne me demandez pas pourquoi – et je l'ai amené hier. Je n'ai pas eu de ses nouvelles, depuis.

Triste.

Puis elle haussa les épaules :

- Oh, il a dû se faire bouffer. Et puis, il avait payé avant, alors... Ça lui apprendra à vouloir avoir un château à Safrania.

(Ndlr : suite à plusieurs vaines tentatives de traduction de l'expression « avoir un château en Espagne », qui signifie l'impossible, en gros, les traducteurs ont fait avec ce qu'ils ont pu. Merci de votre compréhension.)


Chacun continuait à manger de son côté, chacun éclairé par les flammes dansantes du grand feu de camp central. Quand j'eus une idée pour être éclairci sur un sujet. J'attrapai mon sac, et en sortis délicatement l'œuf de Pokémon. Il était un peu sale ; vous me direz, c'est normal, après tout ce que je me suis pris. Je le nettoyai un coup avec ma manche, puis, avant même que je lui en parle, Célébi, qui buvait encore une fois (de l'eau, hein), s'exclama :

- Hé ! Mais !

Je n'eus pas le temps de faire quoi que ce soit qu'elle vola jusqu'à moi :

- Où l'as-tu trouvé ?

Je balbutiai :

- Euh... C'est un peu compliqué... On va dire que je l'ai rencontré par la force du destin à un endroit dont on se fout pas mal.

Elle s'approcha de l'œuf, et le regarda attentivement. Elle poussa soudain un soupir de soulagement :

- Ah ! Ouf ! J'ai cru que c'était un œuf de... (elle remarque que tout le monde l'écoute impatiemment et attend qu'elle finisse sa phrase, ce qui lèvera sans doute le voile sur le plus grand mystère de toute cette histoire) Euh...


[...]


- Non, rien, laissez tomber, finit-elle en revenant à sa place.

- QUOI ? criai-je. J'ai eu plein d'emmerdes avec cet œuf, alors si tu sais quelque chose...

- Non, je ne sais rien sur CET œuf, nous déprima-t-elle, je l'ai confondu avec un autre, c'est tout.

- Eh bien ?! C'est peut-être qu'ils ont un point commun, non ? demandai-je, excité.

Elle nia :

- Oh, non, non. Les œufs, il faut qu'une rayure soit là ou qu'une nuance ne s'y trouve pas pour qu'on change totalement d'espèce. A part t'informer que l'espèce de blague que tu vois-là s'appelle la marque héréditaire, je ne peux pas te renseigner sur ce qui en ressortira.

Bon. Dommage. J'étais vraiment déçu pour le coup. Il n'y aurait qu'Érat et cette vieille femme de Joliberges qui pourrait m'en dire davantage ? C'est vraiment bizarre, quand même... Même Kyurem ne pu rien m'apprendre d'utile...

- Mais, j'y pense... songeai-je à voix haute.

- Oui ? demanda Gardevoir.

- Si ça se trouve... C'est un œuf qui appartient à des laboratoires Pokémon... Personne ne peut rien m'en dire... Mais si mais oui bien sûr ! m'écriai-je soudain. Ce doit être une nouvelle espèce de Pokémon !

Certains furent étonnés, voire très surpris. Se pourrait en effet être le cas. Mais certains furent réticents également :

- Allons bon, tu crois vraiment qu'une nouvelle espèce pourrait être découverte, après toutes les innovations et les explorations d'aujourd'hui ? demanda Latios. Et puis, si s'en était une, ils l'auraient annoncée dés la découverte aux infos, non ?

- Ouais, pas faux, soupirai-je.

- Mais si je peux te dire un truc, reprit Célébi, c'est qu'il faut bien t'en occuper. Parce que pour un Pokémon, surtout à l'état d'œuf, l'amour que lui porte ses parents ou son dresseur restera à vie. Il ne faut pas croire qu'il ne pense pas, qu'il ne respire pas, qu'il n'entend pas, qu'il ne vit pas encore. C'est tout un être, tout une vie que t'as entre les mains, là. Chaque instant, chaque chose faite avec lui et pour lui, il le garde en mémoire. C'est vraiment l'éducation de ce futur Pokémon qui commence dés maintenant. Alors prends-en un grand soin, prenez-en tous soin, et il vous le rendra.

Je regardai l'œuf lors du discours de Célébi. Elle n'avait sûrement pas faux. Je chérissais cet œuf bleu et rosé depuis que je l'avais obtenu, attendant patiemment et comme il se doit l'éclosion.

- En tout cas, j'ai vraiment hâte qu'on sache tous ce qu'il y a dedans ! s'exclama Zekrom. Je pense que se sera un bon petit gars. Et puis on le verra grandir, on lui donnera à manger, et tout...

Puis il resta rêveur en regardant l'œuf.

- Les parents de ce petit sont vraiment chanceux, finit-il.

Je repensai à ce que Kyurem m'avait dit, et à ce que Zekrom m'avait confirmé. Quant au fait que les Pokémon légendaires ne peuvent pas avoir d'enfant, ne peuvent pas avoir de famille. La situation présente était bizarre, autour de notre feu de camp. On sentait de la peine dans le regard de ceux qui pouvaient, qui pensaient aux autres, et on sentait de la joie dans le regard de ceux qui ne pouvaient pas, qui pensaient aux autres. C'est dans ces moments-là qu'on se rend compte qu'il faut arrêter de d'envier la pelouse du voisin, et de considérer que la nôtre n'est pas si mal. Célébi reprit, en prenant une baie Ceriz :

- Et bien, on le saura bientôt !

Tout le monde sursauta :

- Comment ça ?!

Elle affirma, comme si c'était évident :

- Ça sauterait aux yeux d'un Nosferapti. Vu la taille de cet œuf et son état, vu qu'il n'est toujours pas éclos, il éclora demain matin, ou cette nuit.

- Mais c'est génial ! m'exclamai-je, fou de joie. C'EST TROP L'ÉCLATE !

Drak partageait ma joie, et approuva d'un grand sourire en direction de l'œuf. Nous étions tous impatients de savoir ce qu'il allait en sortir, et le moment était proche. Enfin, le mystère allait être dévoilé !

- De toute façon, vous inquiétez pas, prévint Célébi, un message enregistré et une musique apparaîtront comme par magie lorsqu'il éclora, comme d'hab quoi.


Tout le monde, ou presque, dormait maintenant. Restait Célébi, Zekrom et moi. J'en profitai pour parler sujet tabou :


* ATTENTION ALERTE SUJET TABOU *
ÉTANT DONNÉ QUE LA DISCUSSION QUI SUIT CONCERNE UN SUJET TABOU, ELLE SERA MASQUÉE. NOUS NOUS EXCUSONS POUR LA GÊNE OCCASIONNÉE.

- C'est quoi encore cette censure de merde ? Non, mais, t'es pas sérieux là ?

BAH... SI.

- Mais arrête de déconner ! Ça sert à rien de cacher ça après tout ce que t'as laissé passer jusque là !

JUSTEMENT. COMME ÇA JE VAIS RATTRAPER MON COUP.

*sort un flingue*

- Et maintenant, c'est moi qui vais rattraper mon coup en faisant un truc que j'aurais dû faire depuis longtemps !

OK ! OK ! C'EST BON ! J'ENLÈVE LA CENSURE !

- BOUGE-TOI !

OK, OK... HMM...

* ATTENTION FIN D'ALERTE SUJET TABOU *
ÉTANT DONNÉ QUE LA DISCUSSION QUI SUIT CONCERNE UN SUJET TABOU, ELLE VOUS SERA ENTIÈREMENT PRÉSENTÉE TELLE QUELLE. VEUILLEZ NOUS EXCUSER POUR LA GÊNE QUE NOUS OCCASIONNONS.

- Bah tu vois quand tu veux ! *range son flingue*


Qu'est-ce que je disais déjà ? Ah, oui. Le sujet tabou.

- Au fait, c'est quoi cette histoire d'asexualité chez les légendaires, alors que Zekrom... Euh... Est un mec ? Aussi bien dans la voix qu'autre part, hum.

Célébi s'étrangla à moitié avec l'eau qu'elle buvait.

- Ouais, c'est vrai ça, faudrait qu'on m'explique, rajouta Zekrom, parce que moi, je suis toujours pas au courant.

Le bulbe rose souffla :

- Oh, vous êtes chiants, franchement ! Parler de ça, là, maintenant, avec tout le monde autour, là, comme ça...

- Oh là là, c'est bon, ils dorment. Et puis, je ne vois pas ce qui est dérangeant. Le seul qui devrait être gêné ici c'est moi, puisque je suis le seul qui me cache, alors...

Célébi soupira :

- Ouais, bon, ok. Pour faire simple, Arceus est pas con : il nous a créé stériles, pour pas qu'il y ait une ribambelle de gosses légendaires qui dirigent le monde avec leurs parents, enfin tu vois la merde. Mais, comme je le disais, pas con le gars : il savait bien que nous priver de... Euh... Comment dire...

- ... la jouissance naturelle qu'on a tous obligatoirement après une certaine action à un certain endroit ? hasardai-je.

- Voilà, on va dire ça. Donc, bah voilà. Il nous a foutu ça, mais ça ne sert pas à se reproduire, en gros. Juste pour le fun.

- Ah ouais, quand même... lança Zekrom en baissant la tête.

Je ne savais pas si je devais approuver le « pas con, le gars » ou traiter le créateur de gros pervers. En tout cas, on était fixés.


Quelques minutes plus tard, Célébi s'endormait. Moi, je commençai un peu à somnoler, mais Zekrom me posa une ultime question :

- Dis-moi, qu'est-ce que t'as fait avant tout ça ?

Je me tournai vers lui :

- C'est-à-dire ?

- Bah, en gros, comment t'as connu toute ton équipe.

- Oulà ! T'es sûr que tu veux que je te raconte tout ça ? Maintenant ?

Il sourit :

- Oh, t'inquiètes, j'ai le temps. Et puis, faisant maintenant partie de ton équipe, je pense que tu pourrais me le raconter, non ?

- Bon, eh bien, si tu le souhaites...

Je m'installai mieux, me redressai, réinstallai Drak qui tombai un peu sur le côté, et commençai mon récit. Et puis, faut mettre l'ambiance.

- Je suis parti de chez moi à l'âge de onze ans. J'avais attendu un an de plus, parce que j'avais vraiment les boules de partir. Je voulais pas me retrouver complètement paumé dans la nature, sans aide et tout... J'étais plutôt doué en Pokémon, je suivais et étais passionné par chaque combat que menait mon père contre les dresseurs qui venaient le défier, je voulais et rêvais de devenir comme eux. Quand j'en ai parlé à mon père de mon projet de partir, il m'a tout de suite aidé et voulu m'emmener voir le professeur Sorbier, de ma région natale, pour que j'obtienne mon premier Pokémon. J'étais heureux de recevoir enfin un Pokémon, et confiant dans l'idée que, même en dehors de chez moi, mon père me soutenait par la pensée et mes Pokémon m'aideraient lors de mon voyage. Je choisis Tortipouss au laboratoire du professeur, et commençai donc mon voyage à travers Sinnoh, en compagnie de mon premier ami Pokémon. Je débutai bien, les premiers combats étaient souvent couronnés de succès. Le badge Charbon et Forêt furent facilement en poche, et Tortipouss devint Boskara. Dans la ville de Vestigion je rencontrai l'Homme du Souterrain, qui m'apprit à manier l'Explorakit pour descendre dans le Souterrain de Sinnoh. Je l'explorai donc, et, en faisant des recherches en sa compagnie, le premier objet que je déterrais fut un Fossile Armure. Le vieil homme m'apprit que c'était jadis un Pokémon, et qu'il ne me restait plus qu'à aller le ressusciter au musée de Charbourg pour me retrouver en compagnie d'un Dinoclier. Ce fut chose faite rapidement ; j'étais complètement émerveillé à l'idée d'avoir un ami Pokémon des temps anciens ! Je me retrouvais donc en compagnie de Dinoclier, qui évolua en Bastiodon lors de mon combat contre mon père, pour le badge Marais. J'avais battu mon père grâce à mes Pokémon, et me sentais invincible maintenant. Je faisais partie de ses dresseurs victorieux qui avaient battu mon père autrefois, et j'en étais fier. Puis je capturais un Evoli sur la route pour Unionpolis. J'eus le badge Mine contre Charles de Joliberges jusqu'au badge Phare de l'arène de Rivamar, où mon Evoli évolua en Noctali. Je voulus me lancer à l'assaut de la ligue, mais une question me tracassait : mon Boskara n'avait toujours pas évolué. Cela ne m'inquiétai pas au début, mais ça a prit de l'ampleur par la suite. Sur le chemin de la Route Victoire, lors d'un combat, mon Boskara fut prit d'un malaise. Les secours arrivèrent, et on l'emmena au Centre Pokémon d'urgence. Et on m'apprit que Boskara avait un cancer. Je n'y croyais pas au début, je disais que ce n'était pas possible, que c'était sûrement une erreur, que je l'avais obtenu de part le professeur, qu'il DEVAIT être en bonne santé. Mon père et moi dépensâmes des milles et des cents pour sauver Boskara, mettre en place tous les moyens possibles de la médecine pour le soigner. Il perdait ses feuilles de jours en jours, jusqu'à ce qu'il ne reste plus que les branches du buisson de sa carapace. Je me souviendrais toujours lorsque je passais des nuits au chevet de mon Pokémon, je lui ai dit, un peu en plaisantant : « Tu te rends compte ? Tout ce que tu auras accompli, sans même avoir atteint ton dernier stade évolutif... Tu me surprendras toujours ! ». J'essayai de rester le plus positif possible. Et un jour, après cette phrase que je sortais souvent, Boskara me sourit, ferma les yeux, et évolua. Durant la transformation, je pleurai. Je ne sais même pas si j'étais heureux ou tout simplement joyeux. Il évolua donc, et je lui sautai au cou. Devenu Torterra, il se moqua de lui-même en plaisantant sur son arbre, qui n'était plus qu'un arbre mort. Je dus ensuite repartir, lui devant se reposer. Je lui promis de revenir le lendemain, dés que possible, pour que l'on continue à passer du temps ensemble. Durant la nuit, nous reçûmes un appel. Je sautai de mon lit et sur le téléphone : c'était l'hôpital. Torterra avait succombé dans son sommeil.

Je m'arrêtai un instant, regardai le ciel, et séchai mes larmes. Zekrom ne disait rien.

- Je décidai d'arrêter mon voyage ici. Je ne parcourus plus une route durant les trois années qui suivirent. Mais je changeai, au fur et à mesure. J'ai appris à faire le deuil, puis décidai de recommencer un voyage. Je choisis la direction de Hoenn. Je partis avec Bastiodon et Noctali. Je rencontrai Tarsal sur la Route vers Mérouville après une altercation avec des Vigoroth, et obtenu Colhomard de mon père donc à Mérouville, où je n'arrivai pas à battre Roxanne. Je renvoyai contre Colhomard Noctali, qui voulait rester avec mon père un moment pour l'aider à l'arène, Noctali et mon père étant très complices. Je continuai mon voyage, Tarsal évolua en Kirlia puis en Gardevoir, j'obtins mon cinquième badge d'Arène. Pour mon anniversaire, je reçu un petit Vostourno de la part de ma mère.

Zekrom m'arrêta :

- Ta mère ?

Je confirmai :

- Oui, ma mère est quasiment tout le temps en voyage pour son boulot. Elle est adorable, je l'adore, elle est formidable. Je n'ai quasiment jamais eu le temps de la voir, mais quand je la vois, c'est la historique, je peux t'en assurer, rigolai-je. Bref, je reçus Vostourno de la part de ma mère, et capturai Noctunoir quelque temps après.

- Tu veux dire que, quand tu l'as capturé... C'était déjà un Noctunoir ?

- Exact. A vrai dire, je l'ai rencontré comme ça, sur une route, à la tombée de la nuit où il me défia en combat. Je le battu avec Gardevoir, et le capturai. Je continuai mon périple, Vostourno évolua, et j'obtins le huitième badge de la région de Hoenn, à Atalanopolis. Je m'inscris ensuite pour la première fois à une ligue Pokémon, avec Noctali pour avoir toutes les cartes en main. Je participai, et, après une série de victoires incontestées, je me fis laminer à la finale en combat Duo contre Pierre et Wallace car Colhomard, mon dernier Pokémon dans le match, comme tu le sais, ne m'obéissait pas. Le problème n'a pas été tant Colhomard, mais... Disons que je n'ai pas pu toucher un seul des Pokémon de mes adversaires.

- Tu déconnes ?! s'exclama Zekrom.

- Aucunement. Je ne sais pas si je te l'ai dit, mais me faire battre comme cela, sans avoir pu porter le moindre coup, ça m'a dégoûté de combattre. Je suis rentré chez moi, à Verchamps, pour essayer de me diriger vers un autre objectif, laissant tomber la conquête d'une ligue quelconque. J'ai fait un stage ensuite chez la professeure Keteleeria, où j'ai fait des recherches sur...

*se rend soudain compte qu'il parle au sujet des recherches en question*

- Euh, nan, rien en fait... Laisse tomber, c'était un truc qui a plus trop d'importance maintenant. Bref, je t'ai attrapé ensuite. Voilà. Mais, sur l'Etoile d'Unys, maintenant que j'y pense...

- Oui ?

Je regardai le ciel étoilé à nouveau.

- Ce combat contre Tcheren et ce qu'il m'a dit m'ont remis d'aplomb. Il faut apprendre à tourner la page, comme pour Torterra. C'est ce que je vais faire. Je compte recommencer un voyage, dés mon retour chez moi.

Il me félicita et remercia de tant d'infos, et on se dit bonne nuit. Juste avant de fermer les yeux, je demandai :

- Zekrom ?

- Hmm ?

- Merci.

Il se releva, un peu surpris.

- De quoi ?

- D'être là. Ce n'est pas si déplaisant, tout compte fait, de t'avoir capturé. Sérieusement, je suis heureux. Merci d'être là, d'exister à ce moment, et de croire en moi.

Il ne répondit pas.

- Comme je crois au fait que tu retrouveras la mémoire, souriais-je.

Il ne répondit pas immédiatement. Quand, cinq secondes après :

- Oui, euh... A ce propos...

- Hmm ?

Plus rien.

- Non, rien. Merci d'être là aussi, je suis heureux d'être tombé sur un dresseur comme toi. Bonne nuit, Chris.

Ça faisait chaud au cœur. Je souris :

- Bonne nuit, Zekrom.

Pas encore habitué de dormir avec toute cette ribambelle de Pokémon charismatiques, je m'endormis contre mon arbre en pensant que c'est grâce à une rencontre entre un gars et un Zekrom que la vie du gars, du Zekrom... et, pourquoi pas, de la planète, a changé.


Quand, en pleine nuit, je fus réveillé par une petite voix qui chuchotait :

- Putain d'époque de merde, je vous jure !

J'ouvris les yeux, me redressait : rien autour. Faut dire plutôt : NOIR COMPLET autour. Donc, forcément, rien. Bon. J'ai dû rêver. Je me couche. J'entends un bruissement. Un déclic familier. De Ball. DE BALL ?!?! Je me réveille en sursaut :

- Que... ?

Non. Toujours rien autour. Je tendis l'oreille, arrêtant ma respiration pour entendre plus clair. Je n'entendis plus rien non plus autour durant cinq minutes à part le souffle des Pokémon qui dormaient. Je décidai de me rendormir, sûrement trop crevé pour vouloir avoir à faire à une autre emmerde.



Vous savez ce que vous ressentez quand vous êtes soudain tiré violemment de votre sommeil par votre réveil ? Bah voilà. Bon, là, le réveil, c'était plutôt un tueur. Je me pris une trombe d'eau dans la figure en guise donc de sonnerie du matin, et la figure bleu du Kaïminus tortionnaire de la veille m'apparut, mais il avait perdu sa tête tout sourire. Il était plus dans le genre stress extrême « on va tous crever ». Je sursautai, et me relevai d'un coup :

- Mais que...

Célébi cria soudain :

- Vite ! Debout tout le monde ! On est en retard !

Tout le monde fut soit debout de leur propre chef, soit debout pour ne pas finir noyé par Kaïminus. Gardevoir demanda, commençant à être affolée :

- Mais... Qu'est-ce qu'il se passe ? Célébi ?

Cette dernière, qui devenait de plus en plus stressée elle aussi (comme tout le monde, d'ailleurs), répondis avec une voix d'alerte mondiale:

- Le météore ! Il va tomber dans quelques minutes !

Je me disais bien qu'il y avait un truc qui clochait. Je me disais bien que tous ces cris retentissants de Pokémon dans les bois et tous ces Pokémon volants croassant dans le ciel n'annonçaient pas que des bonnes choses. Panique générale.

- Suivez-moi, et vite ! cria Célébi.

S'en suit alors une formidable course dans les bois. Nous laissâmes tout en plan, la bâche et la corde toujours attachées, j'attrapai mon sac, et nous nous mîmes à courir à travers arbres. Nous courrions aussi vite que nous le pouvions, ceux qui pouvaient voler volaient, et ceux qui ne pouvaient que marcher marchaient aussi vite qu'ils le pouvaient. Quant à ceux qui pouvaient courir, ils devaient être dans une forme olympique. En sautant par-dessus branches et fossés, en esquivant arbres et rochers, nous donnions tout ce que nous avions, tout en continuant à suivre Célébi qui volait elle aussi très rapidement. J'encourageai mon équipe, et surtout Bastiodon, qui ne pouvait aller très vite. Puis, comme souvent, nous finîmes par faire léviter Bastiodon à l'aide des Pokémon psy pour qu'il ne ralentisse pas le rythme du groupe. Bref, c'est pire qu'au Pokéathlon, pire que dans n'importe quelle scène d'action. De plus, des Pokémon sauvages des alentours courraient eux aussi, pour fuir. Fuir... Mais, face à une telle catastrophe, fuir où ? Nous aperçûmes enfin l'orée de la forêt. Nous entrâmes tout d'un coup en pleine lumière, rejoignîmes la plaine gigantesque. Quand je levai ma tête au ciel : flamboyante, monumentale, destructrice, laissant un panache de fumée derrière elle, la gargantuesque boule de feu venue de l'espace et qui allait changer la planète à jamais arrivait droit sur ce si petit à côté espace vert. Jamais je ne vis une chose aussi effrayante et jamais je ne fus aussi vide d'espoir, la survie semblant impossible face à un tel monstre. Je restai figé, là, à contempler ce pourquoi nous étions là, pour que cette chose puisse détruire des millions de vie. Quand soudain, je fus paralysé. Des éclairs m'atteignirent par derrière, je ne pouvais plus bouger. J'entendis mes compagnons crier, eux aussi frappés par ce phénomène. Puis des barres d'acier arrivèrent en lévitant, m'encadrèrent, et formèrent une cage autour de moi. L'équipe entière fut emprisonnée elle aussi, et c'est à ce moment que je m'aperçu que le Kaïminus nous avait suivi, et avait lui aussi été capturé. Je tournai la tête vers une masse volante qui s'approchait en riant machiavéliquement : Solarius nous apparut, toujours sur son Offroadflyer, toujours un Célébi vert dans une capsule sur le devant.

- Solarius ! T'es vraiment un enfoiré ! criai-je en secouant les barreaux de ma prison.

- Je te l'avais bien dit, Chris ! Je ne te laisserai jamais contrecarrer mes plans !

Il se retourna et contempla le météore qui continuait sa chute.

- Vois-tu, dans sept minutes et trente-deux secondes, cette affreuse chose entrera en collision avec la planète. Des millions de vie vont disparaître à jamais, des millions d'espèces ne seront plus. POURQUOI ? Pourquoi est-ce que ces espèces seraient condamnées à disparaître ? La nature les a fait évoluer, grandir, prospérer pour qu'elles puissent survivre, et le destin a envoyé une telle chose pour les rayer comme ça, définitivement, alors qu'elles auraient pu continuer à vivre...

- Mais c'est comme ça, Solarius, on n'y peut rien ! cria Gardevoir dans une cage d'acier elle aussi. Dans la vie, il y a des choses comme ça, qui partent, que l'on perd, mais si ça arrive, c'est que cela doit arriver ! Il faut accepter certaines choses ! On ne peut rien y changer !
Solarius ne prêta aucune attention à sa protestation. Il songea :

- Ce cher Hélio... J'ai bien fait de l'écouter, à Unionpolis, dans le Grand Refuge... Il m'a fait voir la réalité des choses. Il m'a ouvert les yeux sur la situation dans laquelle notre monde était. Toutes ces guerres, ces conflits, ces vies perdues en vain, ces injustices... Il m'a apprit qu'il avait échoué dans sa première tentative de recréer un monde nouveau, mais qu'il avait un autre plan. Il m'a prit sous son aile. J'ai ensuite renié tout le reste, ma famille, mes amis, lui et moi me considérions comme son petit-fils adoptif. Ma famille biologique m'est apparue si pitoyable... Et puis, je dois avant tout remercier mon acolyte et ami...

Il se pencha vers la petite créature souffrant le martyre à l'avant de son Offroadflyer :

- Célébi ?

L'autre petit bulbe cria, puis un flash blanc apparut soudain à la gauche de Solarius. Dans un autre Offroadflyer, mais toujours dans une tenue aussi banale, je reconnus un deuxième abruti de connard de merde.

- Érat !

Il sourit :

- Chris... Je ne t'avais point menti : je ne suis pas la cause de toutes vos désastreuses péripéties. C'est mon cher ami Solarius, qui en est. Je ne suis qu'un pauvre scientifique qui aide un compagnon à accomplir ses rêves, et qui obtient ce qu'il désire en échange. A ce propos...

Puis il descendit de son appareil. Il s'avança vers ma cage, moi, je ne pouvais pas bouger, complètement paralysé par le courant de ma prison. Il se pencha à terre, puis ramassa mon sac.

- LÂCHEZ-ÇA ! NON !

Il sortit l'œuf du sac.

- Voilà seulement ce qui m'intéresse.

Il me jeta à la figure mon sac et tout ce qu'il y avait d'autre dedans. Le sac pénétra donc dans ma cage, et fus enfermé lui aussi. Érat prit l'œuf dans ses bras :

- Enfin... ENFIN ! JE L'AI RÉCUPÉRÉ !

Il tâta l'œuf, et je remarquai que ce dernier bougeait. L'éclosion... Elle allait avoir lieu !

- Juste à temps... songea Érat. Maintenant, je dois me retirer, et vite !

Il remonta dans son petit vaisseau, malgré mes protestations et mes insultes à son égard. Rester impuissant à cette scène était horrible. Il remercia Solarius et lui dit à bientôt, et se téléporta avec MON œuf, celui que je chérissais depuis si longtemps. Puis ne restait que Solarius et son diabolique plan.

- Voilà, ça, c'est fait... soupira-t-il. Maintenant, mon plan... HA HA HA !

- Ouais, c'est bon, on a compris ! cria Zekrom, emprisonné avec les autres. Je suis juste curieux de savoir comment tu comptes t'y prendre...

- C'est très simple, continua le connard toute cette histoire. Regardez.

Il atterrit, puis installa une petite machine en forme d'hexagone sur la surface du sol. Il remonta à bord et expliqua :

- C'est un téléporteur à retardement de mon époque. Dans exactement quatre minutes, il enverra un rayon vers le météore et le téléportera à votre époque. Puis, Kyurem l'arrêtera, l'équilibre sera rompu, Chris capturera Zekrom. Je ferais un détour par votre époque, et mon Drakkarmin sautera de mon Offroadflyer pour m'échapper, lui qui est si sensible à la violence. Il jugera donc bon de s'enfuir ici, et tombera sur le dresseur qui devait comme par hasard m'arrêter. Au fait, c'est bizarre, tu ne m'auras aucunement échappé, mon Pokémon... lança-t-il en se tournant vers Drak.

Ce dernier rugit en sa direction. Ce mystère est donc définitivement éclairci. Drak est à Solarius, il s'est enfui car frappé par son dresseur. Il m'est atterrit dessus à Volucité ensuite. Il ne voulait pas rentrer dans une Poké Ball, car il savait qu'il ne pourrait pas, appartenant déjà à quelqu'un, et que, si je m'en rendais compte, ne voudrais pas rester avec lui et on aurait cherché son vrai dresseur. Je le regardai, il enculait royalement Solarius du regard.

- De toute façon, il ne me servait à rien, ce Pokémon, reprit Solarius en Haussant les épaules. Bref, tu partiras ensuite à la recherche de Kyurem et tout le tralala. Vous arriverez jusqu'ici, je vous emprisonnerai, vous resterez impuissant à la scène et vous me regarderez recommencer ce speech. C'est comme cela que tout doit se passer. Et mon époque restera comme elle est en ce moment, cette époque où je suis le maître incontesté du monde !

- De quelle époque tu parles ? cria Latios.

Solarius sourit, rêveur :

- L'époque... Celle cinquante ans après la vôtre, celle où l'humanité a trouvé la solution pour ne pas vieillir, grâce à moi... Le futur, pour vous, en quelque sorte.

- Et qu'est-ce que tu comptes faire de nous, l'abruti ? hurla Latias, qui en avait marre de rester impuissante elle aussi.

- C'est simple... Je vais vous laissez là, vous finirez bien par crever de soif, de faim, ou d'une toute autre manière... HA HA HA ! Quant à moi... Je vais profitez de ma puissance dans ce futur où je suis adulé ! ADIEU, CHRIS ! JE TE L'AVAIS DIT, TU NE M'ARRÊTERAS PAS ! cria-t-il en s'envolant et en se préparant à partir.

Son Offroadflyer scintilla, le Célébi à l'avant cria. Il allait voyager vers le futur, vers « son » futur, dans quelques secondes. Ses machines se mirent à faire un boucan du tonnerre, il se préparait. Je devais faire quelque chose... NOUS DEVIONS FAIRE QUELQUE CHOSE !

- Célébi !

Elle tourna la tête, désespérée :

- Quoi ? On ne peut rien faire, et c'est pas le moment de...

- Mais si ! Tu peux forcément faire quelque chose ! Nous ne devons pas le laissez partir, comme ça ! Tu pourrais nous téléporter avec lui ?

- Mais... Il me faudrait un couloir du temps, je te l'ai déjà dit !

- ET ÇA ? criai-je en pointant Solarius qui commençait à se faire la malle. Ce Célébi n'a pas l'air d'en avoir besoin, de ton foutu couloir !

Elle s'énerva :

- Je te signale, que ÇA, c'est moi, dans le futur ! Et, s'il peut voyager comme ceci, c'est qu'il puise dans mes ressources vitales, ET QUE JE CRÈVERAI À PETIT FEU !

Merde. Je n'en savais rien. Elle commença à pleurer. Quand j'eus une illumination.

- Eh ! Mais... Si c'est toi... Dans le futur... Ça veut forcément dire que tu survis !

Elle leva la tête :

- Quoi ?

- Mais oui ! Tu ne mourras pas là ! Nous ne DEVONS pas mourir là ! Célébi, tu peux le faire ! Tu t'en sortiras après ! Crois-moi !

Gardevoir se pensait en regardant le météore, puis se tourna vers notre Célébi rose :

- Je peux t'aider dans la téléportation, si tu veux. Je peux le faire avec toi.

Je regardai mon Pokémon, elle semblait déterminée comme jamais.

- Mais... Si tu l'aides, tu ne pourras pas venir... remarqua Zekrom tristement.

- JE LE SAIS BIEN, ABRUTI ! JE SUIS EN TRAIN DE DIRE QUE JE ME SACRIFIE ! cria-t-elle.

- NON ! criai-je. PAS TOI !

Elle me regarda en tournant vivement la tête.

- Si, Chris. Je dois le faire et le ferais.

Je protestai, en ayant les larmes aux yeux :

- NON ! JE REFUSE DE PERDRE QUELQU'UN D'AUTRE ! JE NE POURRAIS PAS LE SUPPORTER !

Elle cria :

- CÉLÉBI ! T'es avec moi ?

Le bulbe songeait. La situation était critique.

- Ok. Je te suis, annonça-t-elle.

- NON ! protestai-je, les yeux mouillés.

Elles se mirent à fermer les leurs, à se concentrer. Moi je pleurai, tous les autres faisaient des têtes d'enterrement, prêts à pleurer aussi. Une lueur blanche nous enveloppa, Zekrom, Latias, Latios, Bastiodon, Noctunoir, Drak, Kaïminus, mon sac et moi. Célébi hurla :

- T'ES PRÊTE ?

- OUAIS ! C'EST BON ! hurla en réponse Gardevoir.

Le bruit magique et mystique redoubla d'intensité. Je remarquai que Solarius faisait de même, s'éclairai lui et sa machine de plus en plus. Puis un portail s'ouvrit soudain devant lui, un couloir du temps entier fit son apparition. Solarius hurla :

- A LA REVOYURE ! HA HA HA !

Puis tout se passa très vite, voire au même moment. Un flash blanc enveloppa tous ceux qui devaient partir. Solarius fut aspiré dans le couloir du temps. Le boucan magique était infernal. Quand, lors de la téléportation, j'entendis Célébi :

- DÉSOLÉE, GARDEVOIR !

- QUOI ?

- LES VOYAGES DANS LE TEMPS, C'EST MON AFFAIRE ! TOI, C'EST DE PRENDRE SOIN DE TON DRESSEUR ! ADIEU... OU À PLUS TARD !

Puis le bruit magistral de la téléportation. Tout ce que je vis en l'espace d'une seconde, ce fut la lumière aveuglante du téléport, le couloir du temps, puis subit l'aspiration vers une autre époque, mes compagnons derrière moi.


M'en voulez pas, j'ai trouvé que ça allait parfaitement avec la situation...
Oh là là quel suspens incroyable ! Chris et ses amis ont malheureusement été attrapés par Solarius, après tant d'espoir de réussite ! Mais, grâce à l'aide courageuse de Célébi, ils font maintenant route vers le futur, où ils vivront sûrement plein d'aventures extraordinaires, et où ils tenteront d'arrêter une bonne fois pour toute celui qu'ils appellent « l'abruti de connard de merde » !

- Ouais, z'auraient pu mettre une autre chanson...

Qu'en est-il du reste ? Que vivront-ils à cette époque ? Réussiront-ils leur mission ? Est-ce que l'on saura enfin ce qu'il y avait dans l'œuf ? Est-ce que Zekrom retrouvera enfin la mémoire ? Quels mystères cachent encore Solarius et Érat ? Est-ce que Latios finira enfin par tirer Gardevoir ? Est-ce que Latias avouera enfin son amour à Zekrom pour la dix-huitième fois ? Est-ce qu'on en saura encore plus sur Chris, sur sa mère par exemple, ou est-ce qu'il se trouvera une meuf, qui sait ?

- NON MAIS DE QUOI JE ME MÊLE ?!

Qu'en est-il de tout le reste des personnages importants ? Qu'est donc en train de faire le Pêcheur de Volucité en ce moment ? Est-ce que Krys a récupéré son œuf à la Pension ? Tiens, justement, que s'y passe-t-il, à la pension ? Est-ce que Métamorph et Manaphy ont passé du bon temps ? Combien est-ce que Krys va devoir payer ?

- Non mais sérieusement, qu'est-ce qu'on s'en fout...

Sauront-nous plus de choses sur l'attitude étrange de Noctunoir ? Est-ce que les Pokémon que Chris a attrapés lui serviront à quelque chose ? Et pourquoi un Kaïminus ? Est-ce que Chris gagnera enfin un combat, parce que là, franchement, ça craint un peu ?

- J'aimerais bien t'y voir...

Auront-nous enfin des nouvelles de Minshya, le riche client de Célébi qui s'était paumé et que tout le monde avait oublié ? Est-ce que cette histoire se finira un jour ? Combien de temps durera-t-elle encore ? Est-ce que ça peut vraiment finir avec un p...

- NAN MAIS RACONTE PAS TOUT, HÉ !

Bref, va-t-on enfin tout savoir sur tout ? Et, surtout, le plus important dans tout se foutoir, vais-je rester avec vous, chers amis, serais-je sauvé par des fans en délire, ou serais-je éradiqué suite à une compression de personnel ? Est-ce que Clothilde, octogénaire, habitante à Voilaroc, va enfin réussir à vendre ses pantoufles Bulbizarre sur Ebay ? Est-ce que Richard, gamin sur la Route 3, va réussir à s'acheter la dernière version de Mopénok ? Est-ce que Sophie, Parapluie à Ville Griotte, va...

- Bon, t'as bientôt fini tes conneries ?

Ai-je bientôt fini mes conneries ? Restez avec nous pour le savoir, et vous découvrirez la suite de leurs fabuleuses aventures, comme d'habitude, chers lecteurs, au prochain chapitre...

- Bref:

TO BE CONTINUED...