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A Guy and his Thundering Destiny de Silver Zekrom



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Informations

» Auteur : Silver Zekrom - Voir le profil
» Créé le 11/07/2011 à 15:17
» Dernière mise à jour le 24/08/2017 à 17:06

» Mots-clés :   Action   Aventure   Humour   Présence de personnages du jeu vidéo

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X - Bienvenue dans le merveilleux monde magique des Pokémon
- C'est pas vrai ! Encore un abruti ? souffla Zekrom.

- Hé, ho, le Pokémon machin, là. (Il désigne Zekrom) Tu vas te calmer, hein ! Sinon je te démonte ta race !

Effectivement. Encore un abruti. Quoique avec un air de déjà vu. Il me rappelle sûrement un autre abruti parmi tant d'autres sur cette planète. J'en ai marre. Non, vraiment.

- Me dis quand même pas que c'est ce type qui est la source de toutes nos emmerdes ?

Solarius sourit :

- Faut croire que si, Chris ! Et, puisque tu comptes m'arrêter, c'est à moi de le faire avant toi !

C'est à ce moment que je remarquai que son Offroadflyer, comme les flap-flapeuses du JT, avait un petit canon sur le devant. Il se mit à briller, et un rayon vert fut tiré vers notre direction à la pression sur un bouton sur le tableau de bord de l'engin. Bon, il fut tiré à quelques mètres à côté de nous, qui plus est dans un arbre ; mais bon, ça avait quand même l'air vachement dangereux. Solarius jura, puis essaya de nous intimider :

- Ouais, bon, bah le prochain, il vous arrivera entre les deux yeux !

Sentant qu'on n'allait pas tarder à devoir foutre le camp, je m'interposai et cassai son speech censé nous effrayer :

- Juste une minute, tu veux bien ? Le temps que je range ça...

Je déposai mon sac à terre et rangeai l'œuf que je tenais dans mes bras depuis l'accident à Rosalia en le calant entre la corde, la bâche et les mouchoirs. Faut dire qu'il pesait son poids, le (futur) Pokémon, et je me voyais pas me le trimbaler durant le reste de la marche. Je parlai à l'embryon dans sa coquille :

- Voilà... Faut que tu restes bien au chaud, c'est important pour ton bon développement... Pauvre 'tit œuf à qui on veut du mal... T'en fais pas, je te lâcherai pas.

Je refermai mon sac, me relevai, et me tournai vers le gars :

- C'est bon ! Tu peux essayer de nous défoncer !

Il hurla, et commença à nous mitrailler avec son canon laser. Nous, étant évidemment d'un niveau quotient intellectuel plus élevé, nous mîmes à courir en traversant les herbes sauvages et esquivant les arbres. La végétation grandissait à vue d'œil ; notre présent était de plus en plus altéré par la non-chute du météore. Bref, on courait comme on pouvait dans les très hautes herbes, poursuivis par Solarius sur son bidule qui tirait en rafales, un Célébi souffrant toujours enfermé à l'avant. Je criai à notre Célébi rose :

- Bon ! On se rejoint à ton Autel, d'accord ? Tu te téléportes avec Bastiodon. Latias ! Tu y vas avec Noctunoir ; tu l'emmènes. Zekrom, Drak et moi, on y va ensemble, ok ?

Elle approuva d'un signe de tête et se dirigea vers Bastiodon qui... bon, je vais dire courrait de son point de vue, mais de mon point de vue, il marchait presque vite. Je hurlai :

- ZEKROM !

Il s'approcha rapidement ; il pouvait voler, lui. Je lui expliquai rapidement le plan, il acquiesça et m'agrippa avant de me mettre sur son dos. Un peu secoué et toujours pas habitué à me déplacer à dos de Zekrom, je lui demandai d'attraper aussi Drak, ce qui fut chose faite. Nous aperçûmes la sortie du Parc Naturel. Enfin. Puis, toujours en esquivant nonchalamment les tirs maladroits de Solarius, toujours aussi excité à l'idée de me tuer, j'entendis Célébi me crier :

- Et le mot de passe, c'est "démonte-pneu" !

Puis elle disparut avec Bastiodon dans un grand flash banc. Le mot de passe ? Quel mot de passe ? Puis Latias me fit signe ; elle s'en alla à l'Autel avec Noctunoir à ses côtés, toujours aussi stoïque face aux évènements. Zekrom volait, Drak se cramponnait au Pokémon Légendaire, et moi, je flippai, ne sachant comment tout cela allait se terminer. Bon, l'adrénaline doit y être pour beaucoup, aussi.


Nous passâmes la porte du Parc Naturel par la voie des cieux donc, puis fîmes de même pour la Route 35, et l'autre abruti de connard de merde ne nous lâchait pas d'une semelle et hurlai toujours tout seul. Nous arrivâmes à Doublonville. Mégalopole de Johto. Par les airs. Vive les buildings de dix kilomètres de haut !

- ATTENTION !

Zekrom esquiva habilement la tour et celles qui suivaient. Drak et moi étions complètement scotchés à notre monture, de peur de se prendre un mur à tout moment ou de tomber. Cet abruti de Solarius avait tout juste eu l'intelligence de les éviter aussi. Mais ça ne l'empêchait pas de tirer. Heureusement, personne ne criait. Du moins, je n'entendais pas de bruit, à part les coups de rayon dans le vide ou dans les murs du soi-disant petit-fils d'Hélio. Puis je remarquai : s'il n'y avait pas de bruits de personnes, c'est justement parce qu'il n'y avait personne. Tout le monde avait disparu, comme à Oliville. Doublonville allait connaître le même sort que cette ville. Ça commençait par les habitants. Puis par les bâtiments. Et merde... Comme je le craignais, les buildings de Doublonville commencèrent à s'effriter, les vitres à se briser, les rues à se fissurer. Puis vint l'obstacle ultime, l'emmerde de Doublonville, le boss de fin de level : le pont du Train Magnétique. Il commençait à se briser lui aussi, puis j'eus la lumineuse idée que tous les héros de blockbusters ont eue.

- ZEKROM ! PASSE EN DESSOUS !

- MAIS T'ES MALADE ! hurla-t-il. POURQUOI PAS AU-DESSUS ?



[...]



- PARCE QUE !

On y arrivait. Zekrom, dans une décision dernière minute, jura, puis se résigna : il plongea, et passa en-dessous. Comme je l'avais prédit, Solarius ne faisait que nous suivre : c'est ce qu'il fit. Noir Idéal, Caverne et moi passèrent de justesse sous les décombres en chute libre. Et le pont s'effondra. Solarius était en-dessous. Les morceaux de béton l'atteignirent, et il disparut dans la poussière de l'écroulement dans une vive lumière blanche. Celle de la téléportation. Tous les buildings s'affaissèrent d'un coup également, Centre Pokémon et Commercial inclus. Nous reprîmes rapidement de l'altitude ; nous sortîmes de Doublonville qui n'était qu'un champ de débris s'évaporant, le reste d'une civilisation n'ayant jamais existée maintenant.


- Descends là, s'il te plaît.

- Mais ? Le Bois aux Chênes n'est qu'à quelques mètres, là-bas ! On est bientôt arrivé, pourtant ?

- Je sais, mais dépose-moi là.

Zekrom redescendit, puis atterrit. Je sautai à terre. Il regarda autour de lui, aperçu le bâtiment, puis comprit.

- Vous pouvez m'attendre à l'Autel, si vous voulez. C'est l'affaire de cinq minutes. Je reviens vite, ne vous inquiétez pas.

Drak voulait m'accompagner.

- Non, va avec Zekrom. Je ne sais pas ce qui m'attends là-bas je ne veux pas te faire prendre de risques. Tu as encore la vie devant toi. Moi aussi, mais... Voilà, quoi.

Zekrom m'encouragea :

- T'inquiète pas, je suis sûr que ça va bien se passer.

- Qu'est-ce que t'en sais ? T'es déjà allé là-dedans ?

- Non, je ne crois pas. Je ne pense pas, puisque je ne peux pas, tu le sais bien. Puis j'ai d'autres choses à foutre. De plus, je suis amnésique, je ne sais même plus ce qu'il s'y passe. Courage, et reviens nous vite.

Drak s'envola tristement avec Zekrom qui le rassurait. Je tournai le dos. Je pris une profonde inspiration, puis marchait d'un pas décidé vers la Pension, bien déterminé à aller chercher Latios et Gardevoir.


Je m'avançais peu à peu vers la petite maison dans la Route 34. Elle était entourés par des barrières, derrière se trouvait le jardin pour les pensionnaires. Quand, à 30 mètres, un papy posté à côté de l'entrée m'aperçut. Il s'écria ensuite :

- Krys ! Viens voir un peu par là !

Euh... Moi ? Je m'avance, étonné.

- Euh ... Oui ?...

Il s'exclama :

- Ah ! C'est toi ! On a eu une surprise en élevant tes Pokémon !

J'ai peur.

- Un beau matin, l'un d'entre eux est revenu avec un œuf !



W-W-WHAT ?!



- On ne sait pas où il l'a trouvé, mais c'est celui de ton Pokémon, assura-t-il.

Je me jetai au col du gars en le secouant :

- VOUS VOUS FOUTEZ DE MOI ? VOUS PENSEZ QUE J'AI DÉJÀ PAS ASSEZ D'EMMERDES COMME ÇA ? ET VOUS OSEZ ME DIRE QUE VOUS NE SAVEZ PAS D'OÙ IL VIENT ? VOUS VOULEZ QUE JE VOUS FASSE UN DESSIN ? VOUS SURVEILLEZ PAS VOS PENSIONNAIRES, BORDEL ?

Le gars gardait tout son calme et continuait à sourire :

- Mais notre formidable Pension est justement faite pour l'épanouissement des Pokémon ! De formidable bébés (si ce n'est pour dire tous) sont nés ici, et ont fait d'heureux parents, comme Dresseurs ! Et vous savez, votre Métamorph et votre Manaphy se...

- Euh... Métamorph ? Manaphy ?

Je lâchai le col du papy, le reposai à terre.

- Ben... Oui ? Ce sont vos Pokémon, non ? Tu comptes le prendre, cet œuf, n'est-ce pas ?

Je ne comprenais pas. Le vieux sortit des papiers, et me pointa avec son stylo quelques lignes :

- Là. Le 22 mai, à 10h32. Le dresseur Krys à déposé un Méta...

- Ah mais non, vous faites erreur. Moi, c'est Chris, C-H-R-I-S. Pas Krys, l'opticien.

- Ah d'accord ! Tout s'explique ! Attendez un instant, alors...

Je fus soulagé. Mais grave, quoi, pour parler franchement. Je ne voulais pas devenir une nurserie pour Pokémon, déjà que j'en ai un qui apparemment ne sera pas un cadeau... Enfin bref, soulagement, quoi. Le papy cherchait toujours dans ses tonnes de papiers, le stylo entre le dentier :

- Euh... Vous pouvez me décrire les pensionnaires recherchés ? Espèce, date d'arrivée, circonstances... Bref, tout ?

- Non mais de toute façon, vous en avez pas 36, des pensionnaires ?

Il me regarda avec un grand sourire. Je recommence à flipper.

- Euh... Un Gardevoir... femelle... et... un Latios... mâle... arrivés ce matin... pour... euh... enfin, j'en sais rien... et je veux pas trop savoir... ils sont venus sans moi... enfin, quand je dis sans moi, je dis pas qu'ils voulaient que je vienne avec eux dans la pension, mais ils sont venus tout seul, quoi... Bref, voilà, vous comprenez, je viens les chercher. Si vous pouvez vous grouillez, ça serait bien... C'est pas qu'on a à sauver le monde, mais voilà quoi...

Il continuait de chercher. Soudain, il s'exclama :

- Ha Ah ! Voilà ! J'ai le dossier ! Alors... Oui, effectivement, ils sont arrivés ce matin... Ton Latios et ton Gardevoir...

- C'est pas mon Latios...

- On s'en balance, c'est mon speech, rétorqua le papy. Donc, ton Latios et ton Gardevoir se portent très bien ! Ils ont l'air de bien s'entendre !

- Oui, ça, j'avais remarqué, merci.

Puis plus rien. Il ferma sa gueule, comme ça. Plus un seul mot. D'abord embarrassé, je demandai :

- Alors ? Ils sont où ?

Il ajouta en me parlant bêtement, comme si c'était évident :

- Ah mais là, c'est le moment où tu rentre dans la Pension voir ma femme, si tu veux les récupérer.

Bon. Je laissai le vieux planté là, et pénétrai à l'intérieur de la bâtisse en face. Quand une vieille voix résonna :

- Bonjour !

Une salle relativement petite. Un comptoir. Une vieille, petite, ronde, et avec un grand sourire derrière. Une porte, avec inscrit « Day Care Park – Do not disturb this hour» (soit « Parc de la Pension – Ne pas déranger cette heure », pour ceux ayant des problèmes avec leur langue vivante Anglais). Une personne sur un PC. Elle ne me remarque même pas, elle traficote je ne sais quoi. Je m'approchai de la mamie joyeuse qui m'avait salué. J'étais toujours aussi flippé :

- Euh... Bonjour... Je viens récupérer des pensionnaires...

- Mais oui bien sûr ! Vous êtes ? sourit-elle toujours de sa voix rauque, en ouvrant un carnet débordant de paperasse.

- Chris. Pas l'opticien, l'autre. Gardevoir femelle. Latios mâle. Je viens les chercher.

Elle commenta, toujours en cherchant, avec un sourire grivois :

- Eh bien ! Ils ne doivent pas être déçus que tu les ai amenés ici ! Deux Pokémon du même type, un mâle et une femelle... Ils ont dû passer du bon temps ! Ça a dû chauf...

- Oui, bon, merci, on se passera de vos commentaires. Amenez-les-moi, c'est tout.

La vieille sortit soudain victorieusement un papier.

- Voilà ! Alors... Hébergement, déjeuné, soins spéciaux... Ça fera 1500 Pokédollars, s'il te plaît.

Je suffoquai.

- Ah mais non ! Vous plaisantez ? Je payerai rien du tout ! Ils sont venus d'eux même ! Puis on doit se grouiller, on doit sauver la planète !

- C'est ce qu'ils disent tous, sourit-elle toujours. Mais ça fera quand même 1500 Pokédollars.

C'en est trop. Je passai par-dessus le comptoir, la mamie lança un « Hé! », je bondis sur la poignée de porte de derrière, celle qui menait au parc. La vieille cria « NON ! ». Mais trop tard, je poussai la porte, je l'ouvris, et me retrouvai dans le Parc de la Pension.



[...]




O_o



Je comprends donc bien maintenant pourquoi il y avait marqué « Ne pas déranger ». Et pourquoi la mamie, qui maintenant se tenait derrière moi en soupirant, m'avait dit de ne pas y aller. C'était à la fois embarrassant, très gênant et énormément flippant. Les mâles ne fusillaient du regard, tout comme les femelles, après tout. C'est indescriptible sans tomber dans un langage pouvant choquer les plus jeunes, alors je fais de mon mieux, mais bon, vaux mieux que je fasse comme ça, vu que ce serait trop peu décent à expliquer tel quel. J'enviai à ce moment là Zekrom, qui était asexué, lui. Puis je commençai à avoir de la peine pour certains gars, car environ 30% des « couples » comprenait un Métamorph. Puis, le sourire du papy quand j'ai plaisanté sur le nombre de pensionnaires me devenait tout d'un coup compréhensible. Ils faisaient ça de partout, il y avait des duos (pour ne pas dire plus) de partout aussi. Sur terre, dans le lac et dans les airs. Bref, vous me comprenez, je pense. Sinon... Bah je suis heureux pour vous, vous sortirez encore plus innocent de cette épreuve que vous ne l'étiez lorsque vous avez commencé à lire. Mon dieu, par Arceus. Un tournant dans mon apprentissage de Scientifique, sans aucun doute.

- ... Euh... Continuez, hein, faites comme si j'étais pas là...

C'était le moment le plus embarrassant et le plus horrible psychologiquement que quelqu'un puisse vivre. Je balbutiai, de plus en plus gêné :

- Gar... Gardevoir ?... La... Latios ?... Faut y aller, là... Et vite... On... On n'a pas que ça à faire... N'est-ce pas... ?

Les deux zigotos (un peu honteux, faut l'avouer) sortirent d'un recoin, et s'avancèrent vers moi. Je tournai des talons, me dirigeai calmement vers la sortie, sans dire mot. Je fermai la porte une fois tout le monde revenu de cette vision effroyable. La mamie sourit :

- Ah bah, je vous avais prévenu.

Je me dirigeai vers la sortie, Latios et Gardevoir me suivaient, rouges comme des baies Tomato. Une fois dehors, je me mis à marcher toujours à la même allure, encore choqué ; et j'allais le rester longtemps, m'éloignant peu à peu de la Pension, de son paradis et de la musique débile qui ne s'entendait quasiment plus au grand bonheur de mes oreilles. Gardevoir s'approcha un peu plus de moi :

- Tu sais... Euh... Il s'est strictement rien passé, hein... On venait tout juste de...

Je la coupai net, étant toujours aussi impassible :

- Non merci, ça va. J'ai pas –ou plus – besoin d'explications. Ce qui m'importe maintenant, c'est de voir le bout de cette putain d'aventure, parce que là, j'ai ma dose de trucs perturbants.


Nous pénétrâmes ENFIN dans le fameux, le tant attendu et tant désiré Bois aux Chênes. Latios et Gardevoir me suivaient toujours, ne savant que dire pour leur défense, et pour m'assurer que rien de... enfin, voilà quoi, ne s'était passé. Moi, je voulais trouver cet Autel de mes deux. Quand, soudain, j'entendis crier d'une voix déjà entendue quelque part :

- LE VOILÀ !!!!

Je lève la tête rapidement au ciel, et, en se prenant deux branches d'arbre bien senties dans la gueule et en grognant, Solarius se ramena en flap-flapeuse futuriste en me mitraillant de son canon laser comme à son habitude. Je me mis à jurer, puis surtout à courir. Latios fila à la vitesse du son, et Gardevoir se téléporta. SEULE.

- Et moi ?!

Rien. Bon, ok, j'ai compris. Je courus comme je pus entre les arbres du Bois aux chênes, en sautant par-dessus les herbes et les Mystherbe. Ou l'inverse, allez savoir. Bref, je courais à perdre haleine en esquivant les tirs mal centrés de Solarius qui s'excitait tout seul sur son Offroadflyer. Puis, au bout de quelques mètres, j'entendis de l'agitation. Je tournai à gauche, puis débouchai soudain sur une clairière. J'aperçus toute la compagnie qui stressait en m'attendant autour d'une espèce de tunnel lumineux, avec un fond noir. Il brillait d'une lumière mystique, avec un bruit magique et des rayons fantasmagoriques. Bon, je n'étais pas là pour m'émerveiller de la beauté du couloir du temps, j'imagine. Ils m'attendaient tous, puis Célébi, me voyant arriver, s'écria :

- LE MOT DE PASSE !

Le mot de passe ? Ah oui... Euh... merde !... C'était quoi déjà... Ils pouvaient pas en prendre un simple ? Et il y avait toujours l'autre abruti, là derrière, qui hurlai en tirant ses boules vertes.

- VITE ! DÉPÊCHE ! LE MOT DE PASSE ! s'énerva Célébi.

- VITE ! VITE ! en rajoutaient les autres.

Mais merde ! Putain de mot de passe ! Je l'ai sur le bout de la langue... Un truc complètement débile... Ah, oui, c'est vrai ! J'arrivai à l'instant dans le couloir du temps, et hurlai en bondissant, manquant de m'étrangler :

- DÉMONTE-PNEU !

Le couloir s'illumina soudain, le bruit magique s'intensifia, puis le fond du tunnel s'éclaira d'un flash blanc. Il y eu d'un coup une espèce d'aspiration puissante, comme à l'entrée du balai d'aspirateur. Je fus donc emporté par cette force légendaire et fut aspiré dans le couloir du temps, tout comme mes compagnons.






Un bruit strident, perçant les tympans. Du blanc, partout, de la lumière, partout. Une envie de vomir horrible, comme le mal des transports. Ça a duré deux secondes, pendant lesquelles je fus complètement essoré dans tous les sens. Puis la lumière, le bruit, le blanc, tout disparu en fondu rapide et court. L'aspiration vécue me propulsa dans les airs, le couloir se referma brusquement derrière moi, et je me crashai sur l'herbe.

- Aïe...

J'en étais tout tourne-chamboulé. Et puis l'atterrissage n'était pas spécialement des plus confortables. Je me relevai péniblement. Puis regardai. Je me trouvai entre deux forêts, qui bordaient une allée d'herbe d'une trentaine de mètres de large. Au bout, je voyais une plaine avec le soleil couchant, plaine d'herbe elle aussi. Le ciel orangé, les nuages blancs. Bof, moi qui m'attendais à quelque chose d'extraordinaire, j'étais un peu déçu pour le coup. Puis je remarquai quelque chose. D'effroyable. Je frissonnai. J'étais SEUL. Une fois de plus, me direz-vous.

- Euh... Y a quelqu'un ?

Personne. Bon. C'était pas très inattendu. Je n'osai pas bouger. Et puis, bouger, marcher, d'accord, mais pour aller où ? Enfin, j'étais – apparemment – à la bonne époque, vu la zone. Ou alors dans un coin TRÈS paumé.

- Non mais sérieux, là, c'est pas drôle... Célébi ! Zekrom ! Gardevoir ! QUELQU'UN, MERDE !

Quand, comme pour exaucer mes exactes prières, j'entendis un cri dans le ciel. Je levai la tête. Et je vis un de ces spécimens, mes aïeux, c'était incroyable. Les larges ailes déployées, le Pokémon Fossile que j'avais au-dessus de moi était d'une taille absolument anormale pour un spécimen ressuscité de notre époque.

- Ouah ! Magnifique ! C'est un Ptér...

Quand, comme à la mode chez les Poichigeon, l'INCROYABLE Ptéra largua une INCROYABLE bouse qui m'arriva dessus. Par chance et par pur bonheur, et je remercie du fond du cœur le destin d'une telle munificence, car, ayant la tête levée vers les cieux à ce moment, tout alla BIEN S'ÉCLATER DANS MA FACE. Je crois que je vais pleurer.

- Ouais, enchanté également, connard ! pestai-je vers cet abruti qui s'éloignait en rugissant, sûrement fier de son coup.

Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais moi, je ne vais pas tarder à porter plainte.


Je marchai. Tout droit. J'avais que ça à foutre, alone in a forest in the past in the fucking adventure of et je pourquoi je parle anglais j'en ai marre. Quand j'y pense, ce monde perdu (hm), cette absence d'êtres humains... C'est vraiment ÇA, le monde des Pokémon. Eh ben bordel.

- Help... Quelqu'un... De l'aide... Au secours... S'il vous plaît...

Je n'avais plus de voix à force de m'égosiller depuis tout à l'heure, que ce soit pour gueuler à cause de ce que je venais de me prendre, pour me plaindre de ma situation, ou alors pour demander de l'aide. Je m'arrêtai soudain :

- J'EN AI MARRE ! QUELQU'UN ! S'IL VOUS PLAÎT ! N'IMPORTE QUI ! TANT QU'IL ME CHIE PAS DESSUS !

J'ai toujours eu de la chance dans mes moments critiques. Le destin, qui avait encore une fois bien voulu entendre mes vœux, les exauça de nouveau. Le sol trembla. Une fois. Deux fois. Trois fois. Des tremblements saccadés, comme lorsqu'un gros truc méchant vous a repéré, qu'il est derrière vous, et qu'il veut vous faire la peau. Tout est dit. Bordel. Je me retourne vivement, et je me retrouve face à un merveilleux spécimen bien préhistorique – comprenez par là de 5 mètres – de Charkos. J'avais envie de pleurer.

- Ah non ! Pas ÇA !

Il avait les yeux rouges, et... Hein ? Quoi ? Ils ont tout le temps les yeux rouges, vous dites ? Ah... Bon, bah ils doivent tout le temps avoir de la bave qui dégouline, en étant bourrin voire boucher et avoir envie de tuer le premier truc qui bouge alors, parce que la chose que j'avais devant moi avait cette attitude. Et, plus la taille 4 fois au-dessus du Pokémon que vous connaissez, je peux vous dire que c'était VRAIMENT flippant. Bon, eh bien, je crois que c'est repartit pour un petit footing. Je me mis donc à courir comme un dératé qui aurait a la mort aux trousses, le bestiau vociférant, martelant le sol à chaque pas et fondant sur moi à une vitesse assez impressionnante pour une telle masse, crâne en avant toute.

- BORDEL ! S'il vous plaît... JE VEUX PAS MOURIR EXPLOSÉ ET COUVERT DE BOUSE ! A L'AIDE !!!!

Quand j'entendis un grésillement. Je courais toujours, et le Charkos me poursuivait toujours, toujours dans cette allée de verdure, toujours entre les deux forêts, toujours à la même putain d'époque de merde (normal, quoi). Mais j'entendis quand même ce bruit singulier, comme lorsqu'on cherche une fréquence radio sur un poste du même nom. Puis une faible voix, de plus en plus nette, me parut :

- A... Al... Ô... Allô ? Allô !

Je regardai autour de moi : rien. Enfin, rien qui ne soit spécial depuis cinq minutes. Je courais toujours, et trouvai la force de répondre, essoufflé :

- Euh... Allô ?

Puis je reconnus l'espoir. La voix féminine de Gardevoir.

- Chris ! Ah, enfin ! (des cris de joie en fond) On se faisait un sang d'encre !

- Euh... D'accord... Mais tu peux me dire d'où t'appelles, et surtout, COMMENT t'appelles ?

Elle sourit :

- Oh, tu sais, c'est juste de la télépathie – comme d'hab, quoi – mais à plus longue distance ! Après, faut juste trouver le bon cerveau qu'on cherche dans un rayon de 30 kilomètres... Je te raconte pas, je suis tombé dans les esprits de ces abrutis, c'était...

- Oui, bon, désolé de te déranger, mais là, je vais bientôt mourir, alors rappelle et laisse un message, je l'écouterai si je m'en sors, ok ?

- Euh... Y a pas de messagerie...

- HUMOUR, ok ? Vous êtes où, bordel ! Je vous cherche depuis que je suis là ! criai-je en essayant tant bien que mal de me concentrer sur ma course.

- Eh bien, justement, je... (une voix féminine autre) Passe-le-moi ! Mais passe-le-moi, je te dis !

- Mais... c'est de la télépathie... Comment tu veux que je...

- M'en fout ! Passe-le-moi !

- Euh... Tiens...

- Merci... Allô ? Allô !

Je reconnus la voix fluette (enfin, plus trop, vu qu'elle était assez stressée) de Célébi.

- Oui, alors ? demandai-je en ayant déjà raz le bol de cette télépathie à distance.

- Chris ! Je vais essayer – je te garantie rien – de te guider à distance ! Bon, t'es dans quelle sorte d'endroit ?

- Euh... Ben... Sur un chemin d'herbe, entre deux forêts...

Elle s'écria soudain, à ma grande surprise :

- Nickel ! Je vois parfaitement où t'es. Bon, surtout, tu fais gaffe, parce que c'est la zone de chasse des Charkos du coin, alors...

- OUI, ÇA JE M'EN ÉTAIS APERÇU, MERCI ! J'EN AI UN COLLÉ AU CUL !

- Oh ! Je suis désolée...

J'en ai marre.

- ...Il me court après, Célébi.

- Ah ok ! Bon, tant mieux ! Enfin, non, mais c'est toujours mieux que de se faire...

- JE T'ATTENDS TOUJOURS, MERDE ! JE VAIS PAR OÙ ?

- Oui, bon... Bah tu vas tout droit.

Ça me semblait un peu trop facile.

- Euh... C'est tout ?

- Oui, oui. Tu vois le bout du chemin où tu te trouves ? Bah vas-y. Ce sera mieux pour te guider après.

Avec toute ma course depuis tout à l'heure, j'en voyais le bout, du chemin. Je débouchais donc sur une immense plaine. Bof. Pas SI impressionnant. Bon, un petit troupeau de Bastiodon là, quelques *$£?%@!¤§ de Ptéra dans le ciel, et des Mégapagos le long d'un grand étang. Je courais donc vers le dit étang, qui était en face de moi, donc sur le trajet que m'indiquait Célébi, après tout. Puis le Charkos s'arrêta soudain. Il se stoppa net, regarda autour de lui, puis tourna les talons. Je me retournai, et, en marchant à reculons, criai victoire :

- Ha ha ! Et ouais, mon grand ! Tu m'auras pas ce soir ! Va te falloir trouver autre chose à bouffer ! Ha ha ! Je suis le plus fort ! Je suis couvert de merde mais le plus fort ! Ha ha !

Les Mégapagos devaient me prendre pour un malade. Mais je m'en foutais, j'avais nargué un Charkos taille réelle ! Puis Célébi, qui revint dans l'action :

- Fais juste attention à...

Puis plof. Je me rétamais comme une merde dans une mare remplie d'herbes hautes, juste à la bordure de l'étang. Les Mégapagos se foutaient de ma gueule. Je relevais la tête :

- Ouais bon bah ça va, hein !

Puis ils continuaient à se foutre de ma gueule, semblaient se chuchoter quelque chose entre eux. Je trouvais ça louche maintenant. Quand j'entendis un petit cri tout mignon. Je me relevais, et distinguai entre deux brins d'herbe géants un petit Anorith. Il était un peu éclaboussé de boue par ma chute. Le petit chou pleurait pour ça, j'imagine.

- Oh ! Je suis désolé ! Pardon...

Mais le bébé continuait à pleurer. Quels pleurs ! De quoi alerter n'importe qu... Bordel. Je me disais bien qu'il faisait plus sombre tout à coup. Je me retournai, puis me retrouvai face à face avec un Armaldo de 3 mètres en mode c'est-mon-fils-ma-bataille-t'y-fais-quelque-chose-t'es-mort, préparant un Plaie Croix destinée à m'éventrer pour le dîner, sûrement. Merci, fucking destin ! :D Me revoilà donc partit dans une folle course. J'esquivai de justesse l'attaque.


[...]


Ouais, bon, d'accord. Le pouvoir du héros de l'histoire qui est invincible n'était pas avec moi pour le coup. Je m'écartai, mais me fis quand même méchamment touché au bras gauche.

* ATTENTION ALERTE SCÈNE CHOQUANTE -18 POUR PUBLIC AVERTI SEULEMENT *
SI VOUS ÊTES UNE ÂME SENSIBLE, NE LISEZ PAS CE QUI SUIT.

Je saignai.

* ATTENTION FIN D'ALERTE SCÈNE CHOQUANTE -18 POUR PUBLIC AVERTI SEULEMENT *
SI VOUS ÊTES UNE ÂME SENSIBLE, VOUS POUVEZ CONTINUER À LIRE À PARTIR DE CE POINT.

Bref, j'hurlai, puis me redressai du mieux que je pus avant de recommencer à courir. Bon, au moins, les Armaldo n'étant pas des bêtes de course, celui-là me laissa tranquille et continua à prendre soin de son enfant qui piaillait toujours.


- CÉLÉBI !

- Euh... Oui ? Qu'est-ce qu'il y a ?

- J'ATTENDS TOUJOURS QUE TU ME GUIDES, BORDEL ! ET PAS DANS UN ENDROIT POURRI, S'IL TE PLAÎT !

Elle fut embarrassée.

- Ah, oui, bah justement, on a une mauvaise et une bonne nouvelle.

Déjà étonné qu'il y en ai une bonne, je demandai ensuite :

- Commence par la mauvaise, au point où j'en suis.

- Eh bien, Zekrom, en faisant le plan des lieux, s'est gouré.

- Comment ça Zekrom a fait le plan des lieux ? Comment il a pu ? Tu connais mieux l'endroit que lui, non ? Et puis je te rappelle qu'il est amnésique... soupirai-je toujours en traînant des pieds de fatigue, en me tenant le bras

*ATTENTION ALERTE SCÈNE CHOQ...* LA FERME ! *ZBLAF*

ensanglanté, toujours couvert d'excréments. Ah oui, et j'oubliai la boue de la mare.

Elle jura ; j'entendis Zekrom en fond aussi.

- Ah, oui... C'est vrai... Mais il m'avait dit qu'il s'en souvenait... Bon, bref, il s'est trompé, et tu vas devoir revenir sur tes pas, pénétrer dans la forêt de droite, et puis tu nous rejoindras enf...

- Euh, non, c'est la forêt de gauche.

Gardevoir s'était interposée.

- Ah mais non, c'est bien celle de droite, regarde... Il est là, il va là, puis...

- Mais non ! Il est là ! C'est mon dresseur quand même, à ce que je sache, et je sais très bien où il se trouv...

- Ouais peut-être, mais moi, je voyage dans le temps, et c'est pas la première fois que je viens là, donc j...

Je pète un câble.

- FERMEZ-LA !

Plus rien au bout du fil.

- Puisque vous pouvez pas travailler ensemble... Zekrom, balance de l'électricité, s'il te plaît !

- Aucun problème !

Puis, dans la forêt (de gauche) j'aperçus une intense lueur bleue.

- Ok merci, j'ai vu ! J'arrive !

Plus rien.

- Euh... Allô ?

J'entendis des gémissements. Puis, Célébi :

- ABRUTI ! Tu pouvais pas envoyer moins de jus ?

- Désolé...

J'entendais toujours des grognements à l'autre bout. Devrais-je avoir de la peine ? Non. Dans mon état, je préférais être à leur place.


Me voilà arrivé à l'intérieur de la forêt. Du vert, partout, des arbres, partout, des fleurs, partout, des plantes, partout. Bon, normalement, je ne dois pas être très loin du reste de la troupe. Mais quand même, ces forêts préhistoriques, ça fout un peu les boules. Remarquez, avec ce que j'ai vécu, je suis préparé au pire. Tiens, je pourrais même recroiser le Charkos de tout à l'heure, que je serai pas étonné.

- Euh... Chris ? T'es où ? T'arrive bientôt ?

- Là, je marche dans la forêt où vous êtes censés m'apparaître bientôt. Pourquoi ?

- Parce que, comme je te l'ai dit tout à l'heure, c'est le territoire de chasse des Charkos du coin...

- QUOI ? MÊME DANS LA FORÊT ?

- Bah... Oui...

- Mais... mais... et vous ?

- Bof, t'inquiète, on a trouvé des baies Pêcha en t'attendant, comme ça, eh ben on ne meurt pas de faim.

J'avais envie de l'étrangler.

- Ouais, merci, et puis, aux autres, vous y pensez un peu ?

- Ah oui oui, on en a même donné à Zekrom !

J'avais parfois l'impression que je n'étais qu'une merde dans ce vaste monde, et que j'existai juste pour faire ce boulot. Sinon, tout le monde avait l'air de se foutre pas mal de moi. Enfin, c'est qu'une impression.

- Laisse tomber, c'est pas grave.

Puis soudain, un grondement résonna. Le tonnerre, il n'y avait pas de doute, malgré la quasi-absence de nuages dans le ciel.

- Et merde ! Fallait que ça tombe sur moi ! Il va y avoir un orage maintenant !

Rien au bout.

- Euh... Célébi ? T'es toujours là ?

Elle répondit, l'air un peu fâché et légèrement dégoûté :

- Attends... ne me dis pas que c'est ce que je pense, Zekrom ?

J'entendis Noir Idéal en fond, complètement sûr de lui :

- Ah bah, je t'avais prévenu, je ne digère pas les baies Pêcha.


[...]


- MAIS T'ES DÉGUEULASSE ! s'écria-t-elle.

- Oh là là... Quelle chochotte ! Il te faut rien, franchement... Tu vas pas en mourir !

- OUAIS BAH LÀ, C'EST FRANCHEMENT LIMITE ! continua-t-elle, se bouchant le nez.

Je ne vais rien dire, parce que bon, voilà quoi. Vous me comprenez. Non ? Huh, tant pis.

- Bon, au moins, Chris va savoir où on est, maintenant ! s'exclama Latios en fond sonore.

- Et puis, c'est tellement discret, je pense que je ne vais pas tarder, effectivement, assurai-je.

Peut-être Zekrom fut-il un peu trop fier de lui.

- D'ailleurs, juste pour aider...

Célébi eu juste le temps de crier :

- NON !

Je m'apprêtai à me retirer :

- Bon, je vais vous laissez, hein, c'est pas que j'ai autre chose à faire que de parler de ça avec vous...

J'arrêtai la discussion. Encore un coup de tonnerre, encore plus bruyant cette fois. Ah ! Ils sont vers la gauche ! Quand je pense aux autres, là-bas... Bon, au moins, ils ne se feront pas attaquer.


A propos de se faire attaquer... J'entendis des craquements. Des bruits lourds de pas. De plus en plus bruyants... Puis, sur ma droite, un arbre vint violemment se fracasser sur la terre. Et qui voilà derrière ? Oui, vous l'avez deviné, c'est le brillant, l'ultime, le pas content, le gros bourrin qui va vous péter la gueule, j'ai nommé Charkos ! Sérieusement, qu'est-ce que j'ai fait pour mériter ça, par Arceus ?

- Et merde... On peut vraiment pas s'arranger, t'es sûr ?

Je pris son terrible rugissement pour une réponse négative. Et c'est repartit pour un tour ! Je me remis en course, en positivant et me disant que les voyages dans le temps favorisent le développement musculaire et psychologique de chacun d'entre nous. Et ben mon Grotichon, j'étais prêt pour l'Apocalypse, je crois. Je courais désespérément avec toujours l'autre serial-killer sanguinaire qui me courait après en défonçant sol, arbres et rochers aussi simplement que des feuilles de brick. Branchages, feuilles, terre et pierres fusaient de toute part, restes du paysage pulvérisé par le bulldozer qui me poursuivait depuis un moment déjà, toujours en hurlant, crâne mortel baissé. Pas que je sois très déstabilisé, mais bon. Non, vraiment, il commençait sérieusement à me courir sur le haricot. Et puis, courir à travers bois, c'est bien, mais seulement en chantant Koumbaya et en se tenant la main tous ensemble aux pays des Gracidés magiques. Quand, au bout de trois minutes d'intense course-poursuite pour ma survie, la lumière d'une clairière et des bruits familiers de dispute me parurent. Plus qu'un buisson... Je hurlai :

- GARDEVOIR ! *tout le monde se tut*

Et je bondis hors du bois tel un mec qui ressuscite après dix ans de coma profond (oui, la métaphore est assez capillo-tractée) en demandant, convaincu :

- EXPLOFORCE !

J'atterris à plat ventre à la James Bond (ou alors je me cassai la gueule royalement, ça dépend du point de vue) et arrivai aux pattes de mes camarades, et...

Communiqué : Suite à un souci de budget, nous n'avons pas pu traduire correctement la scène. La scène complète restera donc en version originale. Veuillez nous excuser pour la gêne occasionnée.

(C'était obligatoire pour ça, quand même)

Un Charkos sauvage apparaît !

Chris se casse la gueule !

« Gardevoir, go ! »

Que doit faire Gardevoir ?

Gardevoir utilise Exploforce !

Gardevoir rate son attaque !

Charkos sauvage utilise Fracass'Tête !

Coup critique !

Gardevoir est K.O. en un coup par l'incroyable surpuissance du Charkos sauvage ! Je suis totalement impartial !

« Merci ! Tu m'as beaucoup servi, Gardevoir ! »

Chris se relève enfin !

Chris fuit !

Chris perd son sac dans la panique !

Chris hurle de désespoir !

L'œuf roule et sort du sac !

Tout le monde hurle !

Quand j'y pense, c'est totalement con ces points d'exclamation à chaque phrase !

L'œuf arrive aux pieds du Charkos sauvage !

Charkos sauvage va écraser l'œuf !

Le suspens est insoutenable !

Célébi intervient en mode « bon, puisqu'ils sont trop cons pour s'en occuper » !

Célébi utilise Tempêteverte !

Célébi rate son attaque !

Célébi a trop le seum !

Charkos va écraser l'œuf !

Charkos rate son attaque !

Tout le monde dit "Ouf" ! Ouf !

Chris décide enfin de réagir !

« Encore un petit effort, Bastiodon ! »

Bastiodon a un peu la trouille !

Charkos utilise Fracass'Tête !

Que doit faire Bastiodon ? Ça urge, là !

Bastiodon utilise Tête de Fer !

Ah, Chris ne serait peut-être pas si con !

Charkos et Bastiodon entrent en collision !

Charkos est K.O. !

Bastiodon est K.O. !

Personne ne gagne de points d'Exp. !

Tout le monde est content !

Hein ?

La musique s'arrête soudain ! Maintenant ! Là ! Stop !

Hein ?

L'œuf éclos !



[...]



Je vous ai bien eu, hein ?

Hein ?

Une masse de gens armés sauvage apparaît juste devant moi !

Hein ?

Ah, la masse de gens armés veut me faire la peau !

La voix off va être K.O. ! La masse de gens armés va monter de niveau !


Communiqué : Suite à un problème technique, et surtout à cause d'une soudaine et inexpliquée perte de personnel, nous sommes obligé de vous retranscrire ce texte en un langage un petit peu moins lourd. Merci de votre compréhension.


- Bastiodon, revient !

Il s'approcha doucement, venant se reposer. Tout le reste de l'équipe considéra le corps inerte de Charkos, complètement hors-jeu. Célébi soupira :

- C'était pas une partie de plaisir !

- Tu m'étonnes, ajouta Zekrom. Au moins, on sait ce qu'on va bouffer ce soir.

Quand je bondis dans les airs (après avoir prit le fameux air de beau gosse et le combo voix + accent japonais, parce que sinon ça le fait pas) :

- IKE ! COMPÈT BALL !

- KEUWAH... ?!

Je lançai l'objet oublié de tous sur le Pokémon K.O. Elle atterrit sur son crâne, ricocha, s'ouvrit, et enferma la bête à l'intérieur. Bip... (elle se secoue) Bip... (elle se secoue toujours) Bip... (PUTAIN LA PRESSION EST EXTRÊME ! O_o)


[...]


*mode imitation de la voix off*


Et hop! Charkos est attrapé!

Je m'approchai tout fier de ma Ball lancé avec succès en chantonnant la musique de fin de combat. Je la brandis dans les airs, et, toujours avec la beaugossitude japonaise :

- CHARKOS GETTO DAZE !

Et, toujours en chantonnant, je ramassai l'œuf soigneusement et le rangeai dans mon sac. Zekrom regarda les traces du combat entre Charkos (préhistorique, je le rappelle, donc taille de 5 mètres et tout le tralala flippant), Gardevoir et Bastiodon, Célébi qui ne s'était toujours pas remis de son epic fail, et Noctunoir qui faisait la gueule, mais qui semblait tout de même avoir de la rancune à ce que je ne l'ai pas envoyé. Il se tourna vers Drak :

- Crois-moi, on a bien de la chance de ne pas pouvoir se battre.

Latios et Latias, quant à eux, étaient restés gueule bée (oui oui ça se dit) devant l'exploit accompli. Je revins donc toujours aussi pétillant de joie. La journée n'était pas finie, mais la fin commençait bien. Quand Latias s'exclama, dans une once de lucidité :

- Eh, mais ! T'es blessé ! Là, au bras, tu saignes ! T'es tout plein de terre et d'un truc marron visqueux !

Latios ajouta :

- Ça sent pas bizarre ?

Zekrom réagit du tac au tac :

- Ah c'est pas moi cette fois !

- Non, non, t'inquiètes, confirmai-je. C'est juste le temps que je me fasse à cette époque.