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A Guy and his Thundering Destiny de Silver Zekrom



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Informations

» Auteur : Silver Zekrom - Voir le profil
» Créé le 15/06/2011 à 00:04
» Dernière mise à jour le 02/08/2015 à 17:31

» Mots-clés :   Action   Aventure   Humour   Présence de personnages du jeu vidéo

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IX - Un bon petit jeudi, ma foi
Zekrom poussa un cri formidable en vociférant pendant dix secondes au moins pour intimider le véritable monstre qu'était ce Minotaupe futuriste. Puis il se tut ; ne bougea pas. Aussi bien l'un que l'autre. Enfin, jusqu'à ce que le Minotaupe géant – qui n'avait pas bougé d'un poil – lui envoya Griffe Acier en plein dans la poire. Zekrom fut envoyé à cinq mètres. J'hurlai en me penchant à la fenêtre :

- ZEKROM ! FUIS ! TU SAIS PLUS UTILISER D'ATTAQUES, IL VA TE DÉMONTER !

Hélas. J'hurlai. Le bestiau foreur – qui m'avait presque oublié, sigh – se tourna vers moi soudain, alerté par le bruit, sauta puis s'enfonça sous terre en perçant le sol à une vitesse hallucinante. Ni une ni deux, j'appuyai sur le champignon et le moteur rugit et démontra sa puissance. Je partis sur les chapeaux de roues dans le bruit des graviers et dans un nuage de poussière laissé sur mon chemin. Le pick-up en avait vraiment sous le capot, ce n'était aucunement pratique pour la conduite, mais affreusement utile vu la chose qui nous collait au pot d'échappement et qui laissait une tranchée de terre sablée sur son sillage. J'aperçus dans le rétro que Zekrom s'était mis à voler à l'arrière de ce défilé, essayant de rejoindre la voiture. Je roulai à fond les Baies Nanab ; tout le monde s'accrochant à ce qu'il pouvait, moi au volant, sur lequel j'étais crispé et commençait à goutter de sueur. Le Minotaupe 2.0 faisait trembler le sol, la vue que j'avais en face de moi n'était pas ce qu'il y a de plus net.

- Et merde ! Faudrait se débarrasser de ce truc ! Les idées sont bonnes à prendre ! stressai-je dans l'habitacle.

Personne ne répondit, peut-être étaient-ils trop occupés à préparer leur testament.


Hum. Récapitulons. Nous avons été téléporté par erreur à Oliville dans le présent qui maintenant commence sérieusement à se changer. Nous sommes dans un pick-up ; Drak vissé à son siège et scotché à sa ceinture de sécurité qu'on aurait peut-être dû mettre, Noctunoir et Bastiodon à l'arrière qui me gueulait dessus pour que j'aille plus vite et s'accrochaient tant bien que mal, et moi complètement terrorifié (le fameux verbe des situations critiques) et perturbé par les événements alentours. Nous sommes poursuivis par la forme TRÈS évolué d'un Minotaupe, qui s'était mis en tête de nous exploser la tronche à tous. Complétant ce fantastique tableau, Zekrom essaye de voler habilement et le plus rapidement possible, pour rejoindre le peloton. La place pour le maillot jaune est très serrée. Les coureurs étaient tous lancés à maintenant 120 kilomètres/heures sur la Route 38. Hélas, mes chers amis, une course, comme une route, à malheureusement une FIN.

- Bordel ! On arrive à Rosalia !

Je reconnus l'ambiance « village asiatique avec ses magnifiques tours dont l'une s'est fait cramée la gueule et sa fabuleuse salle de danse contenant de magnifiques danseuse et pervers en tout genre », bref l'incroyable charme de Rosalia apparaître à quelques mètres derrière mon pare-brise et derrière les fameuses portes inutiles menant à la ville. Je déboulai comme un dingue à l'intérieur de ce susnommé passage dont je n'ai jamais compris l'utilité en volant à moitié à cause des marches de l'entrée, vive l'effet tremplin. Et, vu le bulldozer en furie qui nous suivait, la porte ne fut pratiquement plus rien. Je roulai à toute berzingue et entrai en ville en refaisant un vol plané. Et, tout, malchanceux que sont la plupart des gens dans ce monde – moi premier – la ville était PEUPLÉE. Merde. Toujours suivi par les gigantesques Pokémon, je fonçai à travers les rues de Rosalia en hurlant et martelant le klaxon, qui affolait les habitants hébétés en me voyant arriver comme aux 24 heures du Pont du Hameau.

- POUSSEZ-VOUS ! DÉGAGEZ ! VIREZ DE LÀ ! ON VA TOUS CREVER !

Les gens étaient assez réceptifs mais je dois dire vu le boucan que l'on faisait, ils nous entendaient arriver. Quelques mamies sur la route, mais sans plus.

- Il faut trouver un moyen de s'en débarrasser, MAINTENANT ! Sinon cette chose va jamais nous lâcher !

Quand, entre deux coups d'œil jetés à la route pour esquiver les poteaux et aller le plus loin possible vers Doublonville, mes yeux se posèrent sur les explosifs par l'intermédiaire du rétroviseur. Je regardai à l'arrière : THE Minotaupe nous suivait assidûment, et sortait à moitié du sol pour qu'il puisse nous suivre à l'œil. Je virai soudain vers la gauche en braquant le volant de toutes mes forces, la bagnole dérapa en faisant crisser ses pneus sur le bitume. Je roulai à fond vers les ex-tours jumelles de la ville.


Attention : Le passage qui suit peut ne pas paraître crédible aux yeux de certains. C'est tout à fait normal ; le destin aime souvent nous faire subir des choses difficiles à avaler pour nous faire passer pour un con lorsqu'on les raconte. Je vais donc probablement passer pour un mytho dans les prochaines secondes. Destin, je te maudis quasiment.


- Noctunoir ! Passe-moi les explosifs et le briquet !

Il envoya devant les bâtons de dynamite, ils étaient enroulés ensemble ; j'en avais sept en un, de quoi bien faire exploser. Le briquet arriva dans le cou de Drak, puis tomba sur le plancher du véhicule. Drak provoqué, il se mit à gueuler sur Noctunoir en se baissant pour ramasser l'objet producteur de feu. Noctunoir haussa les épaules pendant qu'il se faisait probablement insulter, et essaya de rester stoïque malgré la fantastique stabilité qu'il avait à l'arrière. Le Pokémon Caverne grognait aussi en essayant de récupérer le briquet qui se déplaçait à cause de mes virages serrés et en se cognant au tableau de bord. Drak se releva enfin, le briquet à la main, le brandissant avec fierté de l'avoir récupéré. Et moi, j'avais détourné le regard deux misérables millisecondes. Je n'ai pas vu qu'on se déplaçait vers un de ces trottoirs tellement hauts d'accès qu'une mémé doit être aidée pour y monter. La voiture se secoua soudain, Drak lâcha le briquet qui disparut par la fenêtre.

- MERDE !

On arrivait au point de non-retour, car cette avenue avec la Tour Carillon sur le côté gauche et la Tour Cendrée à côté se finissait en impasse. Coûte que coûte, je criai à Noctunoir :

- Balance Feu Follet sur ta gauche, MAINTENANT !

Je lançai les bâtons d'explosifs par la fenêtre, ils volèrent vers ce qu'il restait de la Tour Cendrée. Ils rencontrèrent en chemin les Feux Follet, s'allumèrent comme je l'avais prévu (et surtout car j'étais chanceux dans les moments critiques). Je défonçai l'accélérateur en le bourinant, passait l'énième vitesse en allant soudain plus vite. Puis une explosion infernale se fit entendre. Le souffle envoya valdinguer le pick-up qui se retourna verticalement, l'arrière dépassant l'avant, ce qui n'était pas très rassurant sur le coup. La chaleur caniculaire des flammes se fit ressentir (et arriva, soyons fous) dans l'habitacle. Des débris nous accompagnaient dans notre vol, et, vu le point de vue à l'envers de l'arrière que j'avais maintenant, j'en déduis qu'on allait probablement crever.


Attention : Les passages qui vont suivre sont maintenant susceptibles d'être vrais. Le moment « c'est tellement AMAZING qu'on n'y croit pas » est fini. Je suis affreusement confus et désolé de vous faire perdre votre temps de lecture en ce moment même, vu que vous êtes en train de lire un passage qui ne vous avancera aucunement dans l'histoire, qui vous fait donc perdre votre temps. Merci de votre attention et attention aux c... *ZBLAF*
- FERME TA GUEULE ET CONTINUE !


Je me secouai la tête ; j'étais complètement sonné. J'en étais tout retourné (ah oui oui c'est français), au sens figuré comme au sens propre. La voiture était sur le toit, ce qui était totalement contraire à son usage habituel. Je sortis péniblement et difficilement de l'épave du pick-up ; Drak, Bastiodon et Noctunoir étaient sauf (mais pas très sains). Je me précipitai soudain sur mon sac ; heureusement, l'œuf n'avait rien (vive la capsule chauffante, qui pour le coup avait fait bouclier). Je pris l'œuf avec moi, dans mes bras, la capsule étant atomisée, et pris mon sac avec les objets restants. Je constatai les dégâts : le souffle nous avait envoyé à l'autre bout de l'impasse – dans le mur, quoi – et la bagnole s'était à moitié encastrée dedans après s'être donc retourné en plein vol. Mais le plus important était que tout le monde soit en vie. Enfin, tout le monde, je n'en sais rien, vu l'état dans lequel on avait mis le Minotaupe vachement évolué. Il s'était pris l'explosion, le reste de la Tour Cendrée et une bonne partie de la Tour Carillon. Zekrom, qui avait habilement esquivé la soudaine déflagration, vola nous rejoindre:

- Eh ben ! Vous faites pas les choses à moitié !

Je titubai péniblement avec un horrible mal de jambe, encore mal en point après le spectaculaire accident. Mes acolytes de ce passage de blockbuster étaient dans le même état que moi. Bastiodon, couvert de noir, marchait lentement, mais m'assurait que tout allait bien. Drak avait eu de la chance, son airbag s'était ouvert, lui. Il en sortait donc juste sonné, sa jambe n'avait apparemment pas empiré niveau santé. Noctunoir était assez comique, il jouait au Rambo « Même pas mal » mais lévitait difficilement et se tenait le bras en grimaçant. Zekrom se tourna vers les Tours dont il ne restait plus grand-chose :

- Et... pour les dégâts matériels ?

C'est à ce moment qu'elles s'effondrèrent complètement, puis, comme pour le Phare d'Oliville, les débris disparurent à vue d'œil avant de n'être plus. Je commentai, en guise de réponse :

- Ça, c'est réglé.

Puis, d'abord apeurés, ensuite TRÈS énervés, les riverains s'approchèrent peu à peu. Un papi parla au nom de tous :

- ESPÈCE D'ABRUTIS ! Vous avez vu ce que vous avez fait à nos monuments ? Ces magnifiques Tours étaient le symbole de notre ville, de Johto même ! Vous les avez complètement détruites, il n'en reste plus rien ! Nous ne pourrons même plus vénérer Ho-Oh, notre divinité à tous ici, et il ne pourra même plus nous rendre visite de temps en temps ! Vous n'êtes que des imbéciles de connard de me...

Je m'avançai soudain vers le papi, qui arrêta tout de suite ces sarcasmes inutiles face à un gars qui en avait déjà plein la gueule pour toute sa vie. Arrivé juste en face de lui, je me penchai à sa hauteur et le regardai dans le blanc des yeux :

- Écoute, pépé. Tu vas premièrement fermer ta gueule, déjà parce qu'on n'a pas eu le temps de s'expliquer et ensuite parce que je commence à en avoir plein les couilles. Deuxièmement, les explications : étant poursuivis par je-ne-sais-quelle bestiole futuristique qui voulait nous exterminer, nous avons fait de notre mieux pour sauver notre peau, pas de bol, c'est tombé sur vos Tours. Tertio, ces monuments ont complètement disparus car elles devaient disparaître, je vous signale que vous allez par ailleurs tous vous vaporiser dans quelques temps, comme c'est déjà arrivé à Oliville, si vous ne nous laissez pas tranquilles et sauver le monde. Quatro, j'ai une arme à feu avec moi et (je montre Zekrom) une arme de destruction massive qui peut te faire très mal à un endroit que je ne citerai pas en public, donc c'est pas la conviction qui nous manque. Maintenant, (je me redresse et m'adresse aux habitants surpris) vous allez tous arrêter de nous faire chier et juste vous écarter pour nous laisser passer. Merci de votre attention, et bonne fin de journée, finissais-je en traversant justement la foule ébahie.


Tout le monde partait comme il était venu, c'est-à-dire petit à petit, sans demander son reste. Mon équipe de winners et moi sortions de la foule et nous dirigeâmes vers la sortis sud de Rosalia, direction Doublonville, Drak à mes pieds, Bastiodon et Noctunoir à mes côtés, et Zekrom juste derrière moi. Quand une voix masculine nous interpela :

- Excusez-moi, monsieur ! Puis-je vous déranger un court instant ?

Je tournai la tête, et remarquai un gars en accoutrement totalement banal. Il portait un jean banal et une chemise banale. Il avait une paire de lunettes aux verres teintés jaunes sur la tête, avait la coupe en brosse. Il avait exactement la tête du mec banal que tu rencontres à chaque coin de rue. C'était assez perturbant, d'ailleurs, cette banalité excessive. Il me fit signe d'approcher. J'approchai donc :

- Oui ? Vous voulez quoi ? Pas que je sois pressé, mais...

- Oh, ne vous inquiétez pas. Je ne vous retiendrais point longtemps. Si j'ose juste... Vous connaissez cet œuf ?

Il désignait le fameux œuf dans mes bras. Je fus agréablement surpris :

- Vous... Vous y connaissez en œufs ?

Il se rengorgea :

- Hum, hum ! Je suis ne suis qu'un pauvre hère, un petit scientifique ayant déjà fait du chemin dans plusieurs domaines biologiques... Mais je m'y connais assez pour vous dire d'abandonner cet œuf.

Je fus sidéré :

- Pardon ?! Que... Je l'abandonne maintenant ?

- Oui, oui, assurément. Cet œuf contient décidément une puissance trop importante pour une personne de votre gabarit ; vous ne tiendrez pas le coup ne serait-ce que deux jours avec un tel monstre en votre compagnie.

J'en ai vraiment ras le cul de ces gens qui me prennent pour une merde. Je gueulai :

- Eh, oh, on va se calmer, hein ! Vous manquez pas de culot ! J'en ai déjà vu des vertes et des pas mûres avec Zek...

- Zekrom, je sais. Je sais également que votre but est d'empêcher que le temps ne soit changé, de rétablir l'ordre des choses. Vous savez, j'en sais bien plus que vous, en tous points de vue. Mais j'en ai oublié les bonnes manières : je me nomme Érat. Enchanté de faire enfin votre connaissance, Chris.

J'étais complètement interloqué, une fois de plus. Encore un gars zarbi qui débarque dans ma vie et qui va me rajouter encore des emmerdes. Érat se rapprocha de moi.

- Je ne vous veux que du bien. Je ne fais que vous prévenir du grand danger dans lequel vous vous exposez en voulant vous occuper de ce futur bébé. A ce propos, pourrais-je ouïr le nom de la personne vous l'ayant octroyé ? Il me tarde d'aller cueillir des renseignements sur cette vile âme qui voulait probablement vous voir sombrer dans les bas-fonds de la mort.

Je me défendis, en reculant un tantinet ; le gars me faisait quand même un peu flipper.

- Euh... C'est une vieille dame me l'ayant donné, à Joliberges... Je n'ai fait que répondre à une question, et je me suis retrouvé avec cet œuf... Mais on pourrait savoir comment vous conn...

Il se retourna, réfléchit, et ne fis même pas attention à ma question qui n'était pas finie.

- Une vieille dame, hm ? C'était donc cette odieuse petite peste... (Il se retourne vivement, quoi que assez inquiétant) Pourrais-je avoir cet œuf, je vous prie ? Il appartient à nos laboratoires.

- Je vous demande pardon ?! m'exclamai-je étant toujours de plus en plus ébahi par ce bonhomme énigmatique qui ne manquait pas d'air.

- Je vous dois effectivement des éclaircissements. Je travaille sur un projet assez secret, voyez-vous, pour que j'en parle à quelqu'un autre que mon supérieur. Mais voilà, je ne peux vous en dire mot de plus, y compris sur le contenu de cet œuf. De ce fait, je vous prie de me remettre cet objet sans faire d'histoire. Ou je risque de vous le prendre de force, et vous y laisserez des plumes, croyez-moi, menaça-t-il en sortant une Poké Ball de sa poche.

D'abord sentis inférieur, je rigolai par la suite, avant de sortir le revolver de mon sac.

- Les bandits de nos jours fonctionnent-ils toujours par combat Pokémon ? Hélas, j'ai avec moi un objet bien plus convaincant qu'une simple Poké Ball.

Érat rigola à son tour, avant de sortir une de ces armes à feu qui vous reste dans la mémoire tellement elles sont énormes et impressionnantes. Puis, reprenant son air sérieux, avec un sourire démoniaque en coin de bouche :

- Oh non, nous pouvons également nous montrer persuasifs quant il s'agit de cas compliqués. Je vous préconise donc ne montrer aucune résistance et d'accéder poliment à ma requête. Ce serait tellement dommage d'en arriver à utiliser la violence.

Aïe. Coincé. Je ne savais vraiment pas quoi faire. Mon équipe fut tout aussi impressionnée par les connaissances et la réplique de cet Érat. Quand Zekrom se pencha vers le gars et voulu nous faire prendre le dessus niveau psychologie :

- Écoute, mon gars. Si tu touches à un cheveu de mon dresseur, tu vas t'en prendre plein la gueule. Alors je te suggère également de ne montrer aucune résistance et d'accéder poliment à ma requête qui est de te voir foutre le camp direct. C'est clair ?

Érat regarda Zekrom droit dans les yeux. Il sourit ensuite.

- Eh bien, vous avez raison, votre ami Noir Idéal est très convaincant, se résigna-t-il en rangeant son flingue assez balèze. Mais je ne suis pas dupe, je suis au courant de son amnésie et de sa non-capacité à attaquer. Quel dommage, vraiment, d'avoir une si bonne arme, mais sans balles...

J'en avais plein le cul de cet abruti de connard de merde, mais alors, vraiment. Quand je frémis :

- Attendez... Ce serait pas vous le type responsable de tout ce bordel ? La détérioration du cours des choses, du fait que les Pokémon fossiles ne disparaissent pas ?

Il éclata à nouveau de rire.

- Moi ? Mais non, voyons ! Je ne suis en rien dans cette affaire. Je ne suis qu'un laborantin cherchant à récupéré ce qui lui a été bassement dérobé. Si vous voulez vous en prendre à quelqu'un pour cette véritable ignominie, allez donc trouver S...

Il s'arrêta net. Il soupira, puis ria :

- Non, le mieux, c'est que vous le rencontriez vous-même. Soit, revenons-en au fait. Je n'abandonnerai pas le but de cette discussion, je récupèrerai cet œuf coûte que coûte. Vous voulez vous battre dans les règles de l'art ? Soit, battons-nous !

Il reprit sa Poké Ball, se prépara apparemment à se battre. Je tournai des talons :

- Je suis désolé. C'est mon œuf, je le garde. Vous vouliez le gardez ? Vous n'aviez qu'à travailler avec des gens de confiance. J'ai pris soin de cet œuf pour avoir le plaisir un jour de le voir éclore, et, que ce soit un Magicarpe ou un Mewtwo décuplé, je m'en branle. J'ai largement appris à vivre avec la malchance. Alors allez vous faire voir chez votre supérieur, Érat.

Je marchai déterminé vers la porte de sortie. Je l'entendis rire d'un ton tortueux :

- Oh, mais je l'aurais un jour, je l'aurais !

Je me retournai vivement, il balança une boule fumée à terre puis le vis disparaître dans ce nuage blanc artificiel. Je souris, en pensant à cette étrange personne :

- Eh bien, c'est sur ce ton de fausse pub pour une compagnie d'assurance qu'on se quitte, abruti.

Mon équipe était resté cloué sur place, dans l'incompréhension complète pour certains. Je me dirigeai cette fois enfin vers la Route 37, avec mes coéquipiers qui se mirent à me suivre.


Je ne suis pas spécialement fan des ellipses, mais se serait trop long (et surtout trop chiant) de vous racontez notre palpitant voyage jusqu'à Doublonville. Vous vous serez vite embêtés. Pour résumer, on est descendus par la Route 37 donc, puis avons bifurqué à l'endroit du croisement où se trouvent souvent des Simularbre. Le paysage était le même que sur les routes précédentes, vide et sans intérêt aucun, juste une plaine à perte de vue, et un chemin de sable qui a quasiment disparu maintenant. Les hautes herbes commençaient à pousser ici et là, sauvagement, tout comme les arbres. Au moment d'arriver à l'entrée du Parc Naturel, un tremblement de terre soudain se fit ressentir, accompagné de grondements lointains. Rosalia s'était écroulée et avait donc disparue pour de bon de ce monde. Le temps pressait, il fallait vraiment qu'on se dépêche de garantir l'extermination des Pokémon fossiles une bonne fois pour toutes. C'était assez cruel, quand on y pensait ; nous devions détruire des centaines d'espèces pour garantir notre survie. Mais, à y avoir à deux fois, elles doivent disparaître, alors nous ne faisons que corriger l'ordre des choses. Bien qu'il faille se bouger, nous ne pouvions que marcher. Je ne pouvais pas voler sur le dos de Zekrom, car on allait laisser à la traîne les autres, et mes Poké Ball étaient restées au poste de douane dans la grotte de Kyurem. Nous marchions donc à une allure rythmée, mais pas trop rapide pour ne pas s'essouffler, tous silencieux car concentrés sur cette noble tâche qui nous était confiée. Nous pénétrâmes dans le Parc Naturel ; entrâmes dans la porte qui menait donc à cet ancien espace de verdure où se déroulaient les conc...

- BONJOOOOUUUUR !

Crise cardiaque accompagné d'un terrible sursaut général. Quand, au même instant, THE music, LA musique horrible sortit des haut-parleurs en fanfare (mais si, vous savez.... (Et elle fait toujours aussi chier) ). Un gugusse en costume rouge déboula de derrière le comptoir en portant des cartons. Il souriait gaiement – mais surtout niaisement – et n'avait pas du tout l'air au courant de ce qu'il se passait. Il nous agressa à moitié en sortant des Poké Ball rouges avec un cercle blanc sur le devant :

- Vous venez participez au concours de capture d'insectes, dites, dites, vous venez participer au concours de capture d'insectes hein ? HI hi hi! Enfin des clients ! Cela faisait si longtemps, si longtemps, enfin des clients ! Voilà, voilà, vos Compèt Ball ! Oh, je suis tellement heureux, tellement heureux je suis, hi hi hi ! Vous avez donc trente minutes à partir de maintenant ! Allez, hop hop hop, dépêchez-vous ! Le temps vous est compté, hi hi hi !

Noctunoir et Bastiodon se regardèrent, complètement éberlués par l'attitude du gars. Drak avait la même attitude, il restait planté là, toujours aussi sidéré. Zekrom demanda :

- C'est qui lui ? Encore un débile ?

- Hi hi hi, mais non voyons ! Moi, je suis le monsieur qui vous dirige, celui qui préside le concours de capture ! Ce n'est pas une blague, non non non, hi hi hi ! Allez allez, hop hop hop, dépêchez-vous, il ne reste plus que vingt-neuf minutes, hi hi hi !

Il sautillait de partout, toujours en riant niaisement et en décomptant les minutes. J'étais tout aussi médusé que les autres, et Zekrom observait toujours cet énergumène. Je me penchai vers lui. Zekrom me demanda :

- Alors ? C'est quoi, ça ?

- Il n'a pourtant pas la pupille qui part en vrille remarquai-je en auscultant le type à moitié. Ça voudrait dire qu'il a sans doute un problème neurologique pour agir de la sorte. Ou alors qu'il est comme ça naturellement, dans le pire des cas.

- Mais c'est horrible ! s'exclama Zekrom. Qu'est-ce qu'on peut faire ?

- La meilleure chose dans ces cas là, c'est de faire comme si de rien n'était, de jouer à son petit jeu, lui conseillai-je. De toute façon, son état à l'air irréversible.

Je m'approchai du gars et, en prenant les Compèt Ball, restai poli :

- Merci monsieur, nous participons avec joie !

Puis Zekrom ne loupa rien :

- Ah non, j'ai pas envie moi ! Et je te signale qu'on a pas le temps ! On vient juste traverser le Parc pour aller à Doublonville ! Je m'en branle, du concours !

La musique craignos s'arrêta soudain (pause). Le pauvre gars s'arrêta net, la tête baissée.

- Aïe aïe aïe, je t'avais dit de jouer à son jeu ! commençai-je à flipper en me tournant vers Zekrom. Il va se vénère, maintenant, je le sens mal !

Le gars, effectivement, dans une voix horriblement basse et effrayante, toujours la tête baissée :

- POUVEZ-VOUS ME DIRE QUEL JOUR SOMMES-NOUS ?

- Euh... Jeudi, je crois... ? balbutiai-je en flippant quand même un peu.

- ET LE JEUDI, C'EST CONCOURS PARTY ! ALORS VOUS ALLEZ PARTICIPEZ À CE CONCOURS, OK ? vociféra de plus belle le type qui dévoila sa figure monstrueuse, en mode pas content.

J'acceptai sans faire d'histoire après avoir convaincu Zekrom de vouloir rester en vie.

- Ok, ok ! On va le faire, calmez-vous ! essayai-je de redescendre le tension ambiante du mieux que je pus.

(La musique qui craint redémarre) Le gars redevint soudain tout joyeux et gai comme un pinson. Il se remit à parler en sautillant :

- Tant mieux, je préfère, hi hi hi ! Alors, dans ce cas, allez-y, hi hi hi ! Mais ne tardez pas, hop hop hop, il ne vous reste que vingt-cinq minutes, hi hi hi !

J'avais réellement envie de lui défoncer la gueule, à ce timbré. Mais il fallait bien faire avec. Nous prîmes donc les Compèt Ball et entrâmes dans le Parc, en laissant derrière nous le surveillant du concours et sa chanson débile (donc stop), toujours aussi pétillant de débilité.


Nous marchions depuis un moment déjà, le Parc se transformait petit à petit lui aussi en véritable jungle, si bien que mon équipe et moi devions faire attention en traversant les herbes hautes jusqu'au buste. J'accélérai, pressé de ne pas retomber sur une créature bizarre. Zekrom me posait toutes sortes de questions :

- Dis-moi, qu'est-ce qu'on verra, dans la passé ?

- Oh, ça, tu le sauras bien assez tôt, ne t'inquiète pas. Concrètement, et avec ma chance incroyable, on fera sans doute des rencontres déplaisantes, des Pokémon préhistoriques voulant nous bouffer ou tout autres joyeusetés qui feront de cette époque un lieu d'amour et de prospérité, en toute ironie bien sûr.

- Mais, euh... C'est quoi, exactement, le passé ?

J'étais un petit peu gêné pour le coup. En marchant péniblement toujours, j'essayai de définir la notion :

- Bah, pour faire simple, le passé, c'est tout ce qui est déjà arrivé. Par exemple, le passé, c'est lorsqu'on était à Rosalia, lorsqu'on était sur l'Etoile d'Unys ou lorsqu'on s'est rencontré au Grand Marais. Et la disparition des Pokémon fossiles, c'est bien avant nous, dans un passé très lointain.

- Et le présent, c'est quoi ?

- Le présent, c'est en ce moment même. Exemple : on se fait chier à traverser ce Parc et tu commences à m'emmerder avec tes questions bizarres. Ça, c'est le présent, qui sera donc passé dans quelques secondes.

- Et le futur ?

- Le futur, c'est le contraire du passé, c'est ce qui va se passer, ce qui n'est pas encore arrivé et qui va se produire suite aux actions ayant lieu dans le présent. Par exemple, si tu continues à me faire chier avec tes questions, tu vas finir par te les mettre où je le pense.

- Ah, ok ! Et le futur du futur, c'est que tu finiras bouffé, après avoir été complètement grillé par électrocution ? conclua-t-il sarcastiquement.

Je souriais :

- Voilà, c'est ça ! C'est bien, t'apprends de plus en plus vite, la mémoire te reviens.

Quand on entendit un cri soudain :

- ZEKROOOOM !

Puis Latias arriva à toute allure sur Zekrom, se jeta sur lui, et tomba à la renverse. Heureusement, Bastiodon, qui fermait la marche, avait eu le temps de s'écarter.

- Comment ça va ? T'est pas blessé ? On s'inquiétait, nous ! T'étais où ? Qu'est-ce qu'il s'est passé ? Un problème de téléportation ? Oh, j'ai eu si peur !

J'étais heureux de la revoir, ça faisait chaud au cœur à toute l'équipe ; Drak et Bastiodon souriaient à voir l'attitude de Latias. Noctunoir restait indifférent, pour changer. Quand on entendit une voix fluette féminine, venant de la où était arrivée Latias :

- Eh ! Attends-moi, tu voles trop vite !

Puis une toute petite créature rose arriva, tel un magnifique et chétif bulbe, en battant de ces petites ailes toutes mignonnes. Elle descendit vers moi ; je la reconnus aussitôt :

- Célébi !

Elle s'approcha, et, toute heureuse de me voir (allez savoir pourquoi), me fis un grand sourire :

- Enchantée ! Tu es donc Chris, c'est cela ? Je suis en effet Célébi, ravie de te rencontrer enfin !

J'étais agréablement stupéfait de cette seconde apparition porteuse d'espoir dans ce monde de fous.

- Enchanté également. Je... je suis assez confus, c'est la première fois que je vous vois en dehors des bouquins, où vous apparaissez verte, d'ailleurs !

Elle rougit.

- Oh ! Vous me rendez mal à l'aise... Je ne me montre que très rarement aux humains, si ce n'est qu'en cas d'extrême urgence, comme ici, sourit-elle. Quant à ma couleur, sachez que je change de couleur au printemps, comme en ce moment ! continua-t-elle avec son agréable sourire. Après tout, je tiens bien des plantes !

Célébi se présenta à Drak (qui la salua très cordialement), à Bastiodon (qui avait déjà du level dans le domaine des rencontres, donc qui s'en sortit en véritable gentleman), à Zekrom (qui était déjà tout chamboulé après s'être fat sauter dessus par Latias qui jubilait toujours) et enfin à Noctunoir, qui, après avoir aperçu qu'elle s'approchait de lui, se retourna brusquement, et ne fit même pas son traditionnel signe de main. Célébi tourna autour de lui ; il se tournait à son opposé. Elle ne chercha pas plus longtemps le pourquoi du comment, et revint vers moi, toujours de son frêle vol si délicat.

- Eh bien, sacré équipe, dites-donc ! Enfin, je suis heureuse de pouvoir vous aider dans votre tâche ardue !

Je jubilai :

- Ça signifie que notre voyage dans ce présent altéré s'arrête là ? On va pouvoir y aller, dans le passé ? Puisqu'on t'a retrouvée ?

- Euh... Pas tout à fait... Pour les voyages dans le temps de groupes aussi nombreux et sur des distances aussi importantes, j'ai besoin d'utiliser un couloir du temps, dont un se trouve à côté de mon Autel, aux Bois aux Chênes. Une fois là-bas, nous pourrons y aller, s'excusa-t-elle, un peu désolé. Mais... (elle se retourna, et sembla chercher quelque chose) où est passé le reste de notre groupe ?

Puis, soudain, c'est le choc, le frisson d'avoir peur que notre pensée se réalise. Je me tournai lentement vers Latias, qui se remettait enfin de sa rencontre :

- Euh... Latias... Où sont passé Latios et Gardevoir ?

Elle se retourna, toujours dans les pattes de Zekrom qui ne comprenait toujours rien à ce qu'il s'était passé, me remarqua – enfin –, me salua, puis réfléchit. Elle s'exclama :

- Ah, oui ! Ils m'ont quitté à la Route 34, après qu'on soit sortis tous les quatre du Bois aux Chênes. Je crois qu'ils se sont dirigés vers la Pension ; ils m'ont dit qu'ils avaient quelque chose à faire et que je devais aller vous chercher avec Célébi pour qu'on les laisse seuls.



O_o



- ET MERDE ! Tu les a laissé s'en aller, comme ça, à la Pension Pokémon, sans aucune idée de ce qui pourrait s'y passer ? On y va illico, les tourtereaux ! Vite, Célébi ! Debout, les gars ! On a une planète à sauver, alors bougez-vous !

Quand une voix résonna, venant du ciel.

- Surpris en plein délit de fuite...

Je me retournai, vivement, vers le ciel :

- Plaît-il ?

Drak, soudain, se dressa vers le ciel lui aussi en rugissant de colère. Quand une espèce de flap-flapeuse comme j'en avais vu au JT quand ils ont parlé des Nappers à Oblivia apparut dans le ciel. La machine y ressemblait grandement, mais en beaucoup plus stylé, il faut l'avouer. Et gros, en rouge, et en écriture « soi-disant trop stylée » était inscrit « Offroadflyer ». Dans une capsule, sur le devant le la machine volante, se trouvait un AUTRE Célébi, vert celle-ci. Elle semblait souffrir atrocement, se contorsionnait dans tous les sens ; elle semblait relié à des fils électriques et des capteurs de partout. Et, à bord du fameux Offroadflyer, un gars en costume de la Team Galaxy. Coupe teinte en argenté en pétard, mais bien pétard quoi, figure de jeun's débutant, genre 19 ans. Il arriva vers nous, et, sans nous laissez le temps de dire quoi que se soit, se mit à tout déblatérer :

- C'est donc toi, Chris ! HA HA HA ! Tu ne m'arrêteras pas ! Je suis Solarius, petit-fils d'Hélio, ex-Chef de la Team Galaxy, et tu ne m'arrêteras pas dans mon fabuleux plan génial d'éradication de ce présent tout pourri ! HA HA HA ! Personne ne peut m'arrêter, et, moi, je vais te stopper sur le champ ! Et je vaincrai ! HA HA HA !




[...]




Aïe. Encore un gravement atteint. A croire que je les attire tous.