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A Guy and his Thundering Destiny de Silver Zekrom



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» Auteur : Silver Zekrom - Voir le profil
» Créé le 15/05/2011 à 16:43
» Dernière mise à jour le 24/08/2017 à 12:21

» Mots-clés :   Action   Aventure   Humour   Présence de personnages du jeu vidéo

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IV - La croisière s'amuse comme elle peut
Je sentais la brise marine accompagnée des embruns fouetter mon visage. Je voyais les immeubles et le toit de la bibliothèque de Joliberges s'éloigner au fur et à mesure que le bateau voguait vers Unys. J'inspirai profondément : c'était la seconde fois que je quittai Sinnoh pour une autre contrée... Ces flots, ce vent, cette lourde glissée perçant les vagues - les souvenirs de mon voyage intiatique à Hoenn me revenaient en mémoire...

- Tout va bien, monsieur ?

Un marin avec un grand sourire s'était approché.

- Oh ! Euh, oui, merci.

- Si vous avez besoin de quoi que ce soit, demandez !

Puis il repartit avec toujours son grand sourire. Latios n'avait pas lésiné sur la qualité du voyage : sur l'Etoile d'Unys en première classe pour une croisière internationale, ça devait faire mal au porte-monnaie. J'ai peur de voir la note au moment venu.


Nous étions maintenant en plein océan, aucune terre n'était en vue. C'est si trépidant et excitant ! J'adore faire des croisières. Maintenant que j'avais plus de temps pour contempler les lieux, tout me semblait propre, poli, ciré, et enveloppé dans un cachemire de connaisseur. L'Etoile d'Unys comporte une piscine, à côté d'un terrain pour des combats, un restaurant fabuleux et même une salle de cinéma. Les chambres sont assez grandes pour des cabines, avec tout le confort qu'il faut. Il y a un grand lit avec un hublot au-dessus, mais personnellement j'aimais tirer le rideau pendant la nuit.
La nuit, justement, à bord de l'Etoile, fut un de ces premiers moments nocturnes qui restera gravé dans ma mémoire. Sur le pont, la fraîcheur se faisait plus vive au fur et à mesure que les lumières s'allumaient et qu'une vie mondaine pleine de cocktails s'agitait sous les projecteurs. La mer, après le coucher du soleil, s'étendait, inquiétante et mystérieuse, dans un noir complet, bruissant au loin, agité par les gigantesques remous océaniques. Je frissonais toujours en regardant cette immensité. La mer m'a toujours fait peur, quelque part, bien qu'une force, au fond de moi, me poussait à l'admirer pour la richesse, à la respecter pour sa grandeur, berceau de vie, et à l'aimer pour sa puissance essentielle, presque mystique. Peut-être n'était-ce pas de la mer en elle-même dont j'avais peur, ou de l'eau, dans laquelle je m'imaginais respirer lors de mes rêves d'enfance, et dans laquelle je pataugeais depuis mon plus jeune âge, grâce aux piscines de l'arène et à l'idée tenace de mon père qui avait tenu à m'apprendre à nager avant même de lire. Non, la mer, finalement, je l'aimais ; et l'eau, si ça ne tenait qu'à moi, aurait été mon élément fétiche. Maintenant que j'y pensais, en perdant mon regard parmi les vagues obscures, je n'avais pas peur d'eux... Mais de ce qu'elles cachaient. Toute cette profondeur - cet insondable, ces mystères hors de portée, ces entrailles vertigineuses... Et ses monstres cachés, ses dangers. Tant que je ne voyais pas le fond, j'avais la frousse de ne pas savoir ce qui pouvait bien nager sous mes pieds, sous mes yeux, vivant à l'abri des regards. Et puis, à la piscine, j'avais toujours eu peur si je n'avais pas eu pieds. Ça avait ptêt un rapport ?
...
Ce silence... Juste l'océan, et notre coque ouvrant en deux les ténèbres marines... Mon regard se figeait dans le tumulte écumeux, mes émotions s'emballaient. Les abysses... Cette part d'inconnu, cette part obscure... Rien que d'y penser, j'angoissais.


Je finis par revenir à l'intérieur, appelé par la faim et l'heure du dîner. Tout seul à une table en train d'écouter une Star chanter accompagnée d'un Guitariste et de manger ma salade de baies, je pensais à mon arrivée. Mais qu'est-ce que je vais bien pouvoir faire là-bas ? Et puis, il est drôle Latios, comment je suis censé savoir où est-ce qu'on trouve Kyurem ? Et puis j'ai eu l'air fin lorsque je suis allé déposer mes Pokémon manger dans la salle d'à côté. Quand j'ai demandé quatre kilos de nourriture pour Pokémon Electrik et de nouveau quatre pour Pokémon de type Dragon, on m'a fait une tête bizarre. Puis j'ai dû aller faire manger Zekrom à l'arrière du bateau pendant que tout le monde faisait la queue pour avoir sa place au restaurant : c'était pas de la tarte. Pendant que Noir Idéal volait du mieux qu'il pouvait sur place pour ne pas faire un poids supplémentaire suspect sur le bateau, je lui avais tendu pelletée par pelletée les huit kilos de nourriture Pokémon. On ne s'est pas fait repérer, et tant mieux. Je n'imagine pas me retrouver accusé par une Mondaine ayant la soixantaine devenue hystérique à cause de la soi-disant faute énormissime que j'aurai commis en ramenant un Pokémon légendaire à bord. Maintenant, Zekrom était retourné dans sa Faiblo Ball, mes autres Pokémon sont en train de prendre le dîner à côté et mon œuf au chaud dans sa capsule. J'espère que tout se passe bien. En tout cas, cette salade de baies est succulente.


- Bonsoir ! La place est-elle prise ?

Je levai la tête : un garçon brun, avec des lunettes rouges, une veste bleue, un épi sur la tête, et l'air malin, me souriait.

- Non, non. Vous pouvez vous asseoir.

- Merci !

Le gars s'assied. Il interpelle un serveur pour avoir un verre de jus d'Oran, il le lui ramène en un clin d'œil. Remerciements. Gros blanc. Situation embarrassante. Je ne suis pas le gars sur qui il faut compter pour démarrer une conversation. Je tourne le dernier quartier de baie Sitrus dans ma coupe avec ma cuillère, je regarde sans intérêt la Star s'égosiller d'une voix mélancolique. Le gars me regarde, sirote doucement son jus. Je déteste être dans cette situation. Je sens le gars un peu embarrassé aussi, mais il a l'air de mieux le supporter. Puis il me demande tout d'un coup :

- Vous allez à Unys ?

Je lui réponds en souriant, heureux qu'il ait trouvé un moyen d'engager la discussion :

- Je crois, oui.

Il fut surpris et interrogé :

- Vous croyez ?

- Eh bien, c'est compliqué. S'il ne m'arrive pas un problème quelconque, ou si un Pokémon légendaire ne fait pas irruption dans ma vie, je pense que j'arriverai sain et sauf à Unys.

Il me regarda avec étonnement. Puis, en riant :

- C'est bien. T'as de l'humour. Tu vas rendre visite à de la famille ?

Zut. La question du « pourquoi tu fais ça ». La question dont tout le monde s'en fout, la question inutile. Non mais franchement, à quoi ça te sert de poser cette question ? A quoi ça sert de savoir que je vais rendre visite à mamie, à tonton, que je fais du tourisme ou que je vais sauver le monde ? Mais bon, on va trouver une réponse pas trop fausse.

- Non, je dois rejoindre un ami qui a besoin d'un coup de main. Et je vais en profiter pour visiter la région.

- C'est sympa ! Si tu as besoin d'aide à ton arrivée, tu peux me demander. Je suis originaire d'Unys. D'ailleurs, je rentre au pays.

Je continue la conversation :

-Qu'est-ce qui t'a amené à Sinnoh ?

- Parce que je viens de tenter ma chance à la Ligue Pokémon, pardi ! Et être éliminé en demi-finale, ça te remet en place, crois-moi. Enfin bon, je me suis amélioré, et je vais aller retenter ma chance à la Ligue d'Unys ! Et cette fois, je vaincrais !

Eh ben. J'avais en face de moi un gars qui voulait réussir. Ça me rappelle mon enthousiasme quand j'étais parti pour Hoenn pour tenter ma chance de vaincre les Maîtres. D'ailleurs, à ce propos, le gars voulait en savoir plus :

- T'as déjà participé à une ligue, toi ?

- Oh, oui. A la Ligue Hoenn. Je me suis fait battre en finale.

Le gars était sidéré.

- Ouah ! T'as combattu contre le champion ? Hm... Pierre, c'est ça ?

- Pas exactement. Il y a eu du nouveau à la Ligue Hoenn : comme il y a eu des changements intempestifs entre Pierre et Marc, champion également, ils ont réglé le problème en faisant de la Ligue Hoenn la première Ligue à avoir en combat final un combat duo. Pierre et Marc versus toi, pour résumer.

J'avais appris un truc au gars : il notait ces informations dans un carnet. Il murmurait « Intéressant, intéressant... » . Comme je voyais qu'on s'entendait bien, je tendais la main vers le gars et je me décidai :

- Je me présente : Chris, fils de Lovis le Teigneux.

Il sursauta de surprise :

- Je te demande pardon ? Lovis le Teigneux, le champion d'arène de Verchamps ?

- C'est ça. Mais je tiens à préciser que c'est lui qui veut que je lui fasse de la pub, rajoutai-je en souriant à mon interlocuteur.

- Incroyable ! Tu dois être très fort, en plus de t'être frotté aux champions d'Hoenn ! Ça te dirait un combat, après le dîner ?

Je fus surpris. Depuis ma défaite en finale... Je n'avais pas refait de combat digne de ce nom. Quelques entraînements, bien sûr, mais de là à affronter un inconnu... Il faut dire que ça m'avait mis un coup, cette élimination en finale. Mais voir ce camarade Dresseur ne pas abandonner, ça me redonna un peu de courage.

- Eh bien, aucun problème ! Et tu es ?

Il remarqua à ce moment là que je tendais ma main depuis deux minutes.

- Oh ! Excuse-moi !

Puis il me serra la main :

- Enchanté, je m'appelle Tcheren. Je viens de Renouet, un petit village du Sud d'Unys.


Après avoir fini (enfin) ma salade de baies et que Tcheren avait terminé son jus d'Oran (je remarquai d'ailleurs qu'il n'aimait pas la pulpe), j'allais chercher mes Pokémon, m'excuser auprès des gars de la sécurité pour le foutoir qu'avait fait Noctunoir et Gardevoir dans une énième dispute, remercier Bastiodon d'être intervenu avant qu'une petite fille de cinq ans ne se prenne une étagère à la figure, m'excuser de nouveau auprès des parents en colère de la gamine qui n'avait pas une égratignure et qui rigolait, et expliquer à Tcheren que c'était comme cela tous les jours en marchant vers le Centre Pokémon. Une fois dans le Centre, je confiais mon œuf à l'infirmière Joëlle, en lui demandant simplement d'en prendre soin le temps de faire le match contre Tcheren, et elle accepta bien volontiers. Avant de quitter le Centre, je me tournai vers Tcheren :

- Dis-moi, qu'est-ce que tu veux disputer comme combat ?

Il réfléchit :

- Un combat solo, mais complet ! Six contre six ? Tu peux ?
- Oui, bien sûr ! Le temps de contacter le laboratoire du Prof. Sorbier pour qu'ils m'envoient des Pokémon supplémentaires, et je suis à toi, acceptai-je en me dirigeant vers un PC.

Je l'allumai. Je tapais mon numéro d'identification de Dresseur, puis je regardais mes stocks. Je pouvais tout juste me faire une équipe de six Pokémon (sans compter Zekrom, bien sûr, hahaha, au secours), alors disons que je prenais les deux autres Pokémon qu'il me restait.

Je retrouvai Tcheren dans la salle d'attente :

- C'est bon ? Tu es prêt ?

Il trépignait d'impatience :

- Et comment ! Allons sur le terrain !


Je m'avançais vers le marquage au sol, tracé dans le sable. Je respirais profondément. Ça va aller, Chris, ça va aller. Une fois en position, je levai la tête : les projecteurs éclairaient ce qu'il fallait, ni trop ni trop peu, pour assurer des conditions de combat comme en pleine journée. Des gradins se trouvaient sur le côté droit, à gauche se trouvait, en contrebas, la terrasse de la piscine avec des transats, puis la piscine toujours plus à gauche. Les spectateurs étaient très différents, allant des Pokéfans avec leurs enfants jusqu'aux Richards en passant par les Topdresseurs. Le ciel était parfaitement dégagé, les conditions étaient optimales. Les étoiles scintillaient de mille feux, la mer était plus calme, et le son des vagues se...

- Mesdames et Messieurs ! Merci d'être venu au match de ce soir !

Je sursautai. Le speaker avait probablement chopé un rhume, vu sa voix, mais bon. Je regardai en face : Tcheren était debout, confiant et « honoré de pouvoir se battre contre quelqu'un d'aussi fort », comme il m'avait dit. Le commentateur, situé en haut des gradins dans une pièce vitrée, présenta les candidats :

- A ma droite, Tcheren de Renouet ! (tonnerre d'applaudissements) Il a fini demi-finaliste de la ligue Sinnoh et a obtenu les 8 badges d'Unys ! Ce qu'il nous fait un total de 16 badges officiels et la coupe de bronze ex aequo lors d'une Ligue ! Impressionnant !

Un second vacarme de claquement de mains se fit entendre. Mon adversaire était plus doué que je ne le pensais.

- A ma gauche, Chris de Verchamps ! (tonnerre d'applaudissements plus certains cris « Ouais ! Go Verchamps ! ») Fils de Lovis le Teigneux, le champion d'arène de la ville, Chris a fini finaliste de la Ligue Hoenn, et a obtenu les 8 badges de Sinnoh ! Ce qui fait un total de 16 badges également et d'une coupe d'argent pour la Ligue Hoenn ! Des adversaires, ma foi, qui vont nous offrir un spectacle digne des plus grands !

Je ne vous l'avais pas précisé ? Eh oui, j'ai vaincu tous les champions d'arène de Sinnoh, mon père compris. Bon, bah c'est dit. Ré-entendre mes "exploits" acheva de me redonner un brin de confiance en moi. Tcheren s'exclama :

- Bonne chance, Chris ! Que le meilleur gagne !

- Bonne chance ! lui répondis-je en souriant.

Ça me faisait drôle. Je ne pensais pas pouvoir un jour recommencer un combat. Car Tcheren avait raison. J'allais en avoir besoin, de chance. Car mon équipe de six comporte évidemment la fameuse Scuba Ball. Mais ce combat, je le fais pour me prouver que tout n'est pas perdu ! Le speaker hurla à plein poumons dans son micro :

- QUE LE COMBAT... COMMENCE !


Communiqué de quelqu'un totalement extérieur à l'histoire : pour un peu plus d'interactivité dans cette lecture, et surtout si vous le pouvez, je vous conseille d'ouvrir dans un autre onglet le lien qui suit et de lire ce qui suit avec ceci en fond sonore, je pense que ça fera du plus bel effet : Parce que ça fait toujours plus classe
Je tiens à préciser que je ne suis aucunement sponsorisé.


- QUE LE COMBAT... COMMENCE !

- Bien ! Gardevoir, je compte sur toi ! hurlai-je.

Je lançai ma Super Ball, et Gardevoir en sortit avec grâce. Elle redescendit vers le sol en lévitant, puis se réjouit de participer à nouveau à un combat. Elle fixa son adversaire avec assurance. Tcheren cria alors :

- Bien ! Léopardus, vas-y !

Il envoya sa Poké Ball et son Pokémon Implacable miaula en faisant un bond de félin. Il ordonna aussitôt, sans perdre un instant :

- Léopardus ! Attaque Bluff !

Le Pokémon se jeta à une vitesse foudroyante sur Gardevoir. Je n'eu pas le temps de répliquer, Gardevoir se prit un coup de patte en pleine figure. Une fois à terre, elle fut complètement paralysée par la peur : Léopardus la fixait du regard, à demi méprisante. Tcheren sourit :

- Attaque Tranche-Nuit !

Son Pokémon asséna un coup de griffe incroyable avec des trainées d'ombre à Gardevoir. Elle fut éjectée à quelques mètres de moi.

- T'inquiète pas, Gardevoir ! Balance Exploforce !

Elle se releva d'un coup, concentra son énergie dans la paume de ses mains, puis envoya une sphère orangée à Léopardus, qui n'eu pas le temps d'esquiver malgré les ordres de son dresseur. Elle se la prit de plein fouet.

- Bien ! Maintenant, utilise Vœu, comme aux répétitions !

Gardevoir leva sa tête vers les cieux, et une étoile filante apparut. Tcheren, de son côté, encourageait son Pokémon, mais Léopardus ne se relevait pas.

- LEOPARDUS EST K.O. ! Cria le commentateur.

Tcheren rappela son Pokémon en le remerciant. Il réagit de suite :

- Ce n'est pas terminé ! Feuiloutan, à toi !

Le Pokémon Singépine sorti en criant de sa Ball, se balançant sur ses cuisses d'un air sûr de lui. Il se retourna vers son Dresseur en faisant le signe que tout se passerait bien.

- Ok ! Feuiloutan, attaque Casse-Brique !

Il se jeta sur Gardevoir, je réagis :

- Gardevoir, Téléport !

Elle exécuta du tac au tac : elle disparut dans une lumière blanche scintillante, puis reparut derrière le Pokémon Plante.

- Maintenant, attaque Psyko !

Gardevoir ferma les yeux, puis enveloppa Feuiloutan d'une lueur bleue. Le Pokémon gesticulait dans les airs en poussant des cris : il ne pouvait plus bouger. Puis Gardevoir l'envoya sur le sol avec force. Tcheren répliqua de suite :

- Attaque Représailles !

Feuiloutan se releva avec habileté sur ses deux pattes arrières, puis asséna un coup de queue avec violence à Gardevoir. Elle se le prit sur le flan, et l'attaque de type Ténèbres ayant sa puissance quadruplée avec la faiblesse et le précédent Psyko, elle tomba KO. Je la rappelai en la félicitant, puis lançai mon deuxième Pokémon :

- Vaututrice ! A toi de jouer !

Elle sorti de sa Ball en croassant lugubrement, puis s'envola dans les airs. Tcheren fut pris au dépourvu. Il eu soudain le réflexe de changer : il rappela son Feuiloutan puis cria :

- Vas-y, Gigalithe !

L'imposant mastodonte atterrit sur le sol avec fracas en grognant.

- Vaututrice, attaque Toxik ! répliquai-je.

Elle piqua vers le Pokémon Surpression, puis l'effleura d'un coup de serre. Tcheren s'en moqua :

- Gigalithe, Lame de Roc !

Gigalithe rugit, fit léviter des pierres aiguisés autour de lui, puis les envoya en direction de Vaututrice.

- Esquive ! hurlai-je.

Elle obéit du mieux qu'elle put, jusqu'à ce qu'une des pierres ne l'atteigne à l'aile. Elle se dirigeait droit vers le sol en tombant. Gigalithe se mit à rugir tout à coup : le poison inoculé par Vaututrice commençait à faire effet. En voyant Vaututrice en chute libre, je lui ordonnai :

- Atterrissage, maintenant !

Elle se stabilisa avec peine, puis parvint à atterrir en douceur avant de s'envelopper de plumes : elle regagna en force ce qu'elle venait de perdre. Tcheren hurla :

- Gigalithe, Piège de Roc !

Gigalithe grogna, puis envoya des pierres dans mon camp : si un de mes Pokémon touche le sol, il subira des dégâts conséquents. Je déteste cette attaque. Vaututrice s'éleva dans les airs sous mon ordre pour éviter le Piège de Roc. Tcheren lança :

- De toute façon, tu ne pourras rien faire à un Pokémon Roche avec un Pokémon de type Vol Ténèbres !

Je souris de son innocence :

- Tu te trompes ! Vaututrice, attaque Charge-Os !

Vaututrice s'empara de des os dont elle se servait comme parure, puis les envoya un à un sur Gigalithe avant de les récupérer au vol. Gigalithe se prit cinq coups à la suite, puis souffrit du poison. Tcheren fut stupéfait par l'attaque, il ne réagit pas. J'en profitais pour lancer encore une fois Charge-Os, Gigalithe se prit l'attaque au complet encore une fois. Il ne lui restait plus beaucoup de forces. Le commentateur remarqua que Tcheren était immobile : se dernier se ressaisit aussitôt, et ne se laissa plus déstabilisé :

- Ok, Gigalithe, relance Lame de Roc !

Le Pokémon Roche renvoya des pierres aiguisées vers Vaututrice ; je réagis aussitôt :

- Vaututrice, finis-en avec Rapace !

L'oiseau Vostour plongea vers Gigalithe en croassant à gorge déployée dans un halo bleu. Tcheren ordonna :

- Gigalithe, Giga Impact !

Gigalithe vociféra, s'entoura d'une lueur blanche et chargea vers Vaututrice de toute sa puissance. Les deux Pokémons se firent face, l'un pile en face de l'autre. Ils entrèrent brutalement en collision... puis chacun, dans un nuage de poussière, tomba, vidé de ses forces.

- LES DEUX POKEMONS SONT K.O. ! s'égosilla le speaker.

Tcheren et moi rappelèrent nos Pokémon en les remerciant pour cette manche. Nous étions à égalité, deux Pokémons K.O. dans nos camps. Tcheren envoya une autre Poké Ball en annonçant :

- Fais ton entrée, Tranchodon !

Le Type Dragon Hachomenton entra en scène en poussant un formidable rugissement. Je me décidai rapidement sur mon choix de Pokémon :

- Bastiodon, vas-y ! Fais de ton mieux, mon pote ! lançai-je en jetant ma Poké Ball.

- Tranchodon, attaque Colère ! ordonna Tcheren.

Quelle ne fut pas ma surprise quand je l'ai entendu dire ça :

- T'as oublié le type Acier de Bastiodon ? Utilise Malédiction !

Tcheren parut déstabilisé. Apparemment, il avait bien oublié - il ne connaissait pas le Pokédex de Sinnoh par cœur, lui, muahaha. Bastiodon s'entoura d'une aura rouge en fermant les yeux et se concentrant. Tranchodon lui rentra dedans de plein fouet, couvert d'une lumière bleue brillante de colère. Bastiodon ne bougea pas d'un millimètre. Dans la frénésie de Colère, Tranchodon continua à attaquer le Pokémon Bouclier, mais comme son nom l'indique, on ne peut pas dire qu'il ressentait grand-chose. De plus, Malédiction augmentait sa défense, et je ne me gênais pas pour répéter l'attaque de multiples fois. Tranchodon continuait ses coups à répétition avec le plus de puissance qu'il put donner ; Bastiodon restait parfaitement stoïque face aux coups. Une fois sortit de sa colère et un peu chancelant, Tranchodon secouait sa tête pour reprendre ses esprits. Tcheren cria :

- Bon, Tranchodon, attaque Surf !

Quoi ?! Mais qui apprend Surf à son Tranchodon, aussi ?! Hachomenton hurla, puis l'eau de la piscine en contrebas forma une gigantesque vague qui monta jusqu'au stade, puis s'abattit sur mon cher Bouclier. Le commentateur commenta « Bien répliqué et plutôt inattendu ! » ; j'avais envie d'hurler. Mais mon plan n'était pas pour autant brisé, et, Bastiodon ayant résisté à l'attaque, je criai :

- Bastiodon, Repos !

Il s'endormit, et récupéra toute sa force dans son sommeil. Tcheren jura une nouvelle fois, mais n'abandonnait pas.

- Tranchodon ! Surf, Surf, et toujours Surf !

Tranchodon lançait successivement de véritables raz-de-marée avec la même eau qu'il récupérait à chaque fois. Tcheren lança :

- Au moins, ton Bastiodon ne m'attaquera pas, puisqu'il dort, haha !

- Tu crois que je suis aussi stupide pour ne lui apprendre que Repos? balançai-je, tout fier de moi. Bastiodon, Blabla Dodo !

Mon cher Pokémon grommela dans son sommeil, murmurant je ne savais quoi pendant que je croisais les doigts. Je vis la tête de Bastiodon se recouvrit d'une lumière argentée, et je souris - parfaitement ce qu'il fallait ! Je vis mon Pokémon se ruer à la vitesse d'un Caratroc sur Tranchodon épuisé, et il le frappa avec Tête de Fer avec la puissance d'un Charkos en colère, sa puissance d'attaque démultipliée par les multiples Malédictions. Tranchodon vola littéralement à l'autre bout du terrain, puis ne se releva pas.

- TRANCHODON EST K.O. !

Bastiodon se réveilla à ce moment là en se demandant ce qu'il se passait. Je lui montrais son exploit : il jubila et se mit à courir partout en riant, fier de sa puissance, bien qu'épuisé par les Surfs reçus. Tcheren hurla :

- C'est pas encore fini ! Puisqu'il a aussi été ralenti par les Malédictions, je va jouer sur la vitesse ! Feuiloutan, mets-le K.O. !

Il renvoya son Pokémon Singépine au combat, qui s'était retiré après avoir battu Gardevoir, et s'être retrouvé face à Vaututrice.

- Attaque Eco-Sphère !

Feuiloutan inspira, puis chargea son énergie naturelle en une sphère verte en face de lui, qu'il lança à Bastiodon. Ce dernier, dans son élan de gaieté et ne voyant rien venir, se prit la susnommée attaque en plein bouclier (parce que appeler ça une tête...). Tcheren, excité dans la rage du combat, ordonna illico presto à Feuiloutan d'asséner Casse-Brique à Bastiodon : je lui ordonnai Repos. Il n'eut malheureusement pas le temps de s'endormir : il tomba à terre, avec le fameux « K.O. ! » du speaker. Je souris, en lançant ma quatrième Ball :

- Eh bien, tu m'as surpris ! Mais nous avons encore trois Pokémon chacun, nous n'en sommes qu'à la moitié ! Bonne chance, Noctali !

Le Pokémon Lune arriva dans un éclair noir, et poussa son cri. Dès son arrivé, j'ordonnai :

- Regard Noir, tout de suite !

Noctali fixa le Pokémon simiesque du regard, fit apparaître de grands yeux noirs par illusion autour de lui. Il tremblait de peur. Tcheren, qui éclata de rire tout à coup en s'exclamant qu'il ne comptait aucunement changer de Pokémon, ordonna bien évidemment à Feuiloutan d'utiliser Casse-Brique.

- La stratégie, Tcheren, la stratégie ! rétorquai-je fièrement. Noctali, utilise Bâillement !

Noctali ouvrit grand la gueule et laissa s'en échapper une bulle, qui alla s'éclater sur Feuiloutan qui se précipitait sur lui. Il ne fit que bâiller dans son élan, puis asséna un violent Casse-Brique super efficace à Noctali. Il résista, mais était assez mal en point. De son côté, Tcheren avait comprit la méthode : il ne pouvait pas rappeler son Pokémon, celui-ci allait donc forcément s'endormir à cause de Bâillement. Il s'en mordit les doigts. Il ordonna un autre Casse-Brique à son Feuiloutan, mais celui-ci s'endormit dans son élan avant d'avoir pu lancer l'attaque. Et je lançai, presque d'une voix redoutable :

- Noctali, Malédiction !

Tcheren en tomba à la renverse :

- Quoi ! Lui aussi ?!

Et pendant que Singépine dormait, Noctali exécutaient une, deux, quatre fois Malédiction. Puis le moment que j'attendais arriva : Noctali avait été blessé et ne faisait qu'améliorer ses compétences avec Malédiction. Mais je regardai le ciel : une étoile filante passa ; de la poussière lumineuse tomba sur Noctali. Il recouvrit toutes ses forces : merci Gardevoir d'avoir réussi le Vœu à retardement comme à l'entraînement ! Tcheren, déjà assez exaspéré, commençait maintenant à manger à moitié le col de sa veste en hurlant à Feuiloutan de se réveiller. Ce dernier, après m'avoir laissé mettre en place cette stratégie, se réveilla enfin. Il exécuta un autre Casse-Brique sur Noctali, qui, ayant monté sa défense, réagit beaucoup moins au coup que la dernière fois. Je ne réagis pas sur le coup. Une fois que le Pokémon Plante avait fini son attaque, j'ordonnai à Noctali de lancer Représailles : sa puissance multipliée, il frappa d'un grand coup Feuiloutan. Ce dernier tomba K.O.

- Feuiloutan, reviens ! Et merci ! rappela Tcheren. Eh bien, tu as de bonnes stratégies, dis-moi ! Mais tu auras beau augmenter leur puissance ou leur défense, ils ne sont pas invulnérables pour autant ! Déflaisan, occupe-toi de Noctali ! s'exclama-t-il en envoya une nouvelle Poké Ball. Envoie Lame d'Air !

Le Pokémon Fier sorti de sa Ball en battant l'air de ses grandes ailes, s'envola, puis envoya plusieurs Lame d'Air successives. Malheureusement, la vitesse de mon Noctali ayant aussi baissé avec les Malédictions, il se prit la plupart des coups de vents tranchants : mais il tenait le coup.

- Noctali ! Saute, et frappe-le avec Représailles !

Pauvre de moi, les multiples Lame d'Air apeuraient Noctali. Puis Tcheren ordonna :

- Finis-en, Déflaisan ! Attaque Demi-Tour !

- Non ! Noctali, Regard Noir !

Le Pokémon oiseau piqua vers Noctali, Noctali prépara son attaque. Déflaisan atteignit Noctali quand celui-ci lançait son attaque : Noctali fut frappé de plein fouet et tomba K.O. Mais quand Déflaisan voulu revenir vers Tcheren, le système de sa Poké Ball ne répondit pas... Regard Noir avait vaincu !

- Mais... comment...

- Merci beaucoup, Noctali ! dis-je en tendant ma Poké Ball vers le Pokémon K.O. au sol avant qu'il ne soit touché par le rayon de retour. Tu as été parfait !

- C'est surprenant, et très enrichissant ! s'écria alors Tcheren. J'adore combattre contre toi !

- Et c'est pas fini ! Noctunoir, à toi de jouer ! déclarai-je en lançant ma Sombre Ball en l'air.

Dans les nuages obscurs que relâcha la Ball, Noctunoir s'extirpa furtivement du brouillard et apparut juste en face de Déflaisan, qui eut je pense la peur de sa vie.

- Noctunoir, attaque Feu-Follet !

Le Pokémon Mainpince créa des boules de feu violettes dans la paume de sa main, et donna un coup de paume bien senti à Déflaisan. Il vacilla dans les airs, se stabilisa, puis gémit de douleur : je l'avais brûlé !

- Pas mal ! Mais j'ai aussi mes réserves ! Déflaisan, Lame d'Air !

Déflaisan envoya les longues traînées azures qui avaient eu raison de Noctali : Noctunoir esquiva autant qu'il pouvait. Il s'en prit quand même quelques-unes. J'ordonnai ensuite :

- Noctunoir, attaque Balance !

Il se téléporta directement derrière l'oiseau : il se mit à donner lui des coups successifs avec ces poings, pendant qu'il brillait d'une lueur jaune. Déflaisan tomba à terre ; Noctunoir était fatigué mais plus en forme que l'oiseau. Ce dernier roucoula péniblement : la brûlure le cuisait littéralement petit à petit.

- Alors, que comptes-tu faire maintenant ? demandai-je à Tcheren.

Il fronça les sourcils puis hurla :

- Déflaisan ! Tu es chanceux, non ? Alors balance Lame d'Air, puissance maximale !

L'oiseau se releva péniblement, et, utilisant le peu de force qui lui restait, balança plusieurs Lames d'Air successives de nouveau. Noctunoir les esquiva quand tout à coup, une des ailes de Déflaisan se mit à briller : il envoya une Lame d'Air beaucoup plus grande et rapide que les autres sur Noctunoir. J'eus le déclic :

- Noctunoir, Prélèvement Destin !

Noctunoir envoya un disque blanc translucide vers Déflaisan quand la Lame d'Air de celui-ci l'atteignit : Noctunoir tomba à terre, frappé par le coup critique, et le disque blanc s'évanouit dans les airs...

- NOCTUNOIR EST K.O. !

- Haha ! Trop rapide pour toi, trop rapide pour toi ! jubila Tcheren qui voyait son Déflaisan voler avec peine, mais toujours entier, dans les airs.

Puis, d'un coup, Déflaisan commença à se tortiller, roucoula une dernière fois, se crispa, puis tomba à terre. Je vis Noctunoir m'adresser un dernier regard de contentement avant de s'évanouir. Prélèvement Destin avait touché ! Tcheren fut tout aussi stupéfait que moi :

- Q-Quoi ?! Non !

- Et bim ! Dans le mille ! m'écriai-je.

Puis je m'arrêtai. C'était le moment fatidique. Je regardai ma dernière Ball, la Scuba Ball, mon dernier espoir, mon pire cauchemar aussi. C'était LE Pokémon pas fiable. LE Pokémon avec lequel j'avais perdu à Hoenn. Tcheren s'exclama :

- Eh bien, c'est parti pour la dernière manche ! Roitiflam, donne tout ce que tu as !

Il lança sa Poké Ball au-dessus du terrain, puis le Pokémon Grochon Feu (plaignez-vous aux Scientifiques pour ce nom) atterrit avec fracas sur le sol en soulevant un nuage de poussière. Il grognait face à moi : il avait l'air d'être vachement confiant, lui. Eh bien, je ne pouvais plus y échapper. Je devais l'envoyer. Tcheren demanda en souriant :

- Alors ? T'abandonnes ?

Bien qu'intimidé, je restais le plus inébranlable possible :

- Oh que non ! Puisqu'il le faut... Toi aussi, donne tout ce que tu as ! criai-je en lançant ma Scuba Ball.

Elle s'éleva dans les cieux, puis dans une multitude de bulles qui éclataient en petite gerbes d'eau, mon Pokémon Crapule posa ses pattes crochues sur la surface du sol, en lançant un regard de tueur à l'adversaire. Tcheren réfléchit silencieusement, puis rit :

- Un Colhomard, hein ? Eh bien, tu as fauté ! Roitiflam, Éclair Fou !

Roitiflam rugit pour intimidation, puis se propulsa à une vitesse assez incroyable pour un tel Pokémon vers Colhomard dans un impressionnant éclair jaune. Ce dernier, dès son arrivée au combat, était resté debout, fixait notre cible dans les yeux. J'ordonnai, avec plein d'espoir :

- Colhomard, Danse-Lames !

Il continua de fixer son adversaire. Et se prit Eclair Fou en pleine gueule. Aïe. Ça fait mal. Il valdingua à l'autre bout du stade, jusqu'à arriver à ma droite, à terre. Il n'avait tout simplement RIEN fait. C'est ça le problème.

- Colhomard, obéis-moi, rien que pour ce combat ! Attaque Cascade !

Il se releva péniblement, me regarda d'un air supérieur et tourna le dos. Je le suppliai. J'entendis Tcheren hurler quelque chose. Mais rien n'y faisait.

- Faut qu'on travaille en équipe ! Alors vas-y, Cascade ! Tu veux gagner, oui ou n...

Il fut écrasé soudain deux mètres sous le sol par l'éléphantesque Casse-Brique que venait de balancer Roitiflam dans un fantastique hurlement. Je retenais mon souffle. Tcheren aussi. Silence dans le stade. Le speaker ne savait pas quoi dire. Je... hein ? Quoi ? Ah, euh, merci Stéphanie... Oui... D'accord, je fais l'annonce... Bon, apparemment, un gars totalement extérieur à cette histoire vous demande d'arrêter la musique, parce que là, c'est plus drôle. Je ne sais pas du tout de quoi il parle, mais ce n'était effectivement pas drôle. Roitiflam revint vers Tcheren, s'arrêta devant lui, puis croisa les bras avec un air de satisfaction. Colhomard gisait, là, dans le cratère causé par Roitiflam.

- COLHOMARD EST K.O. ! TCHEREN REMPORTE LE COMBAT !


Tonnerre d'applaudissements. Ça recommence. Encore une fois, j'ai perdu un match. Mais pourquoi est-ce qu'il ne m'écoute jamais, pourquoi, merde ! Tcheren levai les bras en signe de victoire vers les spectateurs, moi je me dirigeai vers Colhomard. Il était bien amoché, complètement out, autant qu'après une soirée bien arrosée en compagnie d'un camion-benne. J'eus un frisson. Je tournai le regard, puis rappelai Colhomard. Je tournai les talons, je sortis du stade. Je regardai mes pieds, je ne disais rien. J'allai quitter la lumière des projecteurs, quand je sentis une main sur mon épaule : Tcheren me souriait.

- Merci beaucoup. C'était un magnifique combat.

- Bof. Je vois pas de ce qu'il y a de magnifique à perdre un combat à cause d'un Pokémon qui ne m'a pas obéi.

- Non, non ! Ne dis pas ça. Certes, il y a quelques points à revoir avec ton Colhomard, mais tu pourras régler ce problème. Et puis, tu avais d'excellentes stratégies en combat ! J'ai été bluffé ! Tu es vraiment un adversaire de valeur. Merci, encore.

Il me redonnait un peu le sourire. C'est vrai. J'avais plutôt bien réussi ce combat. Mais ce problème de Pokémon désobéissant... Il me jura de m'aider demain, lors d'un entraînement spécifique, en plus de m'offrir son aide à notre arrivée à Volucité. Je le remerciai du fond du cœur. J'étais heureux de m'être finalement fait un ami.


Tcheren me raccompagna à ma chambre. Je le remerciai pour le combat et pour le programme de demain qu'il préparerait ce soir. Il me salua d'un signe de main avant de tourner sur un couloir sur la droite pour rejoindre sa cabine. Je le saluai également ; je me dirigeai vers ma porte. Je fouillai dans ma poche, sortis les clés de la chambre 389 (la mienne, hein) puis les introduis dans la serrure. Je poussai la porte puis j...

- Viens par là !

Je sentis deux pattes me prendre les hanches, puis je volais à trente centimètres du sol en parcourant le couloir que je venais de traverser. J'eus envie ce crier, mais je ne le fis pas, à la fois trop surpris et... en confiance ? Cette voix ressemblait à quelque chose que j'avais déjà entendu... je tournai la tête pour essayer de comprendre : je ne voyais rien, je volais littéralement sans choisir ma direction, agrippé par une force invisible. Puis cette chose m'envoya bouler dans un local à balais. J'entrai en collision avec une dizaine de serpillières et atterris dans un seau qui venait apparemment de servir à nettoyer quelque chose dont je n'avais pas envie d'en connaître la nature. Je me relevai rapidement, en chancelant et en dégoulinant de la substance non identifiée. J'allai protester contre ces manières et contre le fait d'arrêter de m'envoyer à terre sans arrêt depuis deux jours - quand je sentis une patte sur ma bouche, et entendis retentir la même voix que tout à l'heure, féminine et doucette :

- Chut ! Dis-moi, est-ce que tu es en position de Zekrom ?

- Pardon ?

- Euh... En possession de Zekrom ?

Je frissonnai :

- Euh oui... Enfin, peut-être... et vous êtes ?

Une brume blanche se forma dans la pièce sans bruit, puis une longue silhouette rouge et blanche, parfaitement aérodynamique, que j'avais déjà vu dans des livres de légendes, en sortit. Elle m'annonça en souriant gentiment, sous son regard doré et attentionné :

- Je suis Latias. La sœur de Latios.