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Né pour tuer : La Haine de Tjaurdin



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Informations

» Auteur : Tjaurdin - Voir le profil
» Créé le 16/11/2010 à 21:22
» Dernière mise à jour le 28/08/2012 à 01:33

» Mots-clés :   Action   Kanto   Policier   Suspense

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Chapitre 7 : Traître -corrigé -
A présent nous visitions la bibliothèque, mais là en l'occurrence les livres étaient presque tous reliés avec une écriture en or finement incrustée sur la première couverture.

A chaque fois que j'y allais je me sentais jeune, c'était une atmosphère oppressante chargée d'histoire. Lorsque nous pénétrâmes dans la pièce le Néophyte admirait tout ébahi.

- La salle d'histoire. Dans cette salle tu te cultiveras, tu apprendras des secrets gardés depuis la création de la Secte, tu deviendras peut-être même un érudit. Enfin, à toi de voir comment tu veux être, mais après ceux qui sont idiots ne font pas long feu en ce monde. Les tueurs cultivés ont souvent un autre regard sur le monde et savent faire les bons choix.

Évidemment il ne m'écoutait que d'une oreille distraite, la découverte de vieux manuscrits ou de tous ces livres avaient de quoi rendre une personne troublée. Aussi j'attendis qu'il me prêta une attention avant de parler.

- Qui a écrit tous ces livres ? Que des Assassins ou Sions ?

- La moitié est composée de livres écrits par des gens extérieurs à la Secte, le reste se sont bien des Sions.

- Ah bon ? Mais la Secte est... vide. Nous ne sommes que deux à savoir où est le château.

- Oui, on peut dire ça comme ça. Mais vois-tu ce lieu est la Secte et ne croit pas que nous soyons si seuls.

J'ouvris une salle d'entraînement à tuer des êtres humains. De simples mannequins se tenaient là mollement et pitoyables avec leur coupure d'où sortait de la paille.

Une statue immense représentait le créateur de la Secte. Il était droit, fier et humble. Ses atours étaient simples, rien d'extravagant ; il avait une veste peut-être en fourrure, un maillot de corps à manches longues, une chaîne lui tombait sur le torse représentant un Galopa avec deux cavaliers dessus. Son bas était un pantalon bizarre. Et son autre ornement était un sceptre qu'il tenait comme pour se soutenir, en réalité le bâton était une arme.

Le Néophyte fit les yeux ronds en voyant l'accoutrement de l'homme.

C'est en le rappelant à l'ordre que nous passâmes à la salle suivante, elle était destinée au combat de pokémons et à l'entraînement physique.

- Qu'est-ce que c'est ? Demanda-t-il en me montrant du doigt un instrument en demi-cercle planté au sol.

- C'est pour faire le pont.

- Et... à quoi cela sert ? Parce que franchement dans le métier de tueur faire le pont ne doit jamais arriver.

- Dire qu'à ton âge je disais la même chose, quel insolent étais-je, maugréai-je avec un sourire mauvais le faisant frissonner.

Le reste des salles étaient de moindre importances. Donc nous commençâmes à parler un peu de notre vie que nous allions commencer...


L'enquêteur était dans son appartement à Argenta rempli de dossiers et de livres.

- Comment vas-tu ? Dit une voix inconnue à l'agent qui se mit en garde. Tant de photographies, comme c'est touchant, le Leadeur se montrera très clément et il sera touché parce que tu penses à ta famille. Tu sais que ta sœur, Marine, m'a conseillé de te dire que tu lui manques terriblement. J'ai été touché terriblement par cette preuve de sensibilité.

- Arrête ton blabla inutile et dis-moi ce que tu veux.

- Tu sais très bien qu'il n'est pas inutile, mon Leadeur actuel t'aime tu sais, il t'accorde un sursis de vie si tu arrêtes ce tueur à gage, maudit soit-il d'avoir tué notre ancien chef. Enfin, pas encore nous te le demanderons un jour. Nous faisons une très belle manœuvre et il nous faut un larbin pour la sécurité. Lui en l'occurrence est parfait, mais les frais sont un peu élevés alors pourquoi ne pas gagner son salaire en plus de l'arrêter. De surcroît nous pourrons te donner d'autres hommes, tous maudits ( et il cracha sur le carrelage poussiéreux). Qu'en dis-tu ?

- La corruption n'est pas mon point fort.

Plus personne. Pierre, l'enquêteur, songea à en parler avec Joe Taxi qui devrait agir.

Il mangea un bout de ce qui n'était pas périmé, regarda un peu la télévision, jeta un coup d'œil aux missives reçues l'informant de l'activité des personnes qu'il avait mis sous les barreaux. L'un d'eux nourrissait une aversion profonde envers lui le cherchait.

Les cheveux coupés ras, sans barbe, l'œil grave, il tenait un verre d'alcool à la main contenant des glaçons. Il but gorgée après gorgée pour ensuite poser son verre sur une table, prit son sac et s'en alla en refermant la porte heureux d'avoir retrouvé son chez lui quelques instants.



Le soir il était à Jadielle las de marcher, il recherchait un hôtel. Et ils osaient appeler ça un village ! L'enquêteur avait oublié combien la région Kanto était joueuse avec les mots et essayait tant bien que mal de se valoriser, cependant d'une manière pitoyable. Ce « village » était composé d'un magasin, un hameau de maisons, un pokécentre, et de l'arène fermée.

Et bien il ne lui restait plus qu'à se rendre au Pokécentre qui faisait office d'hôtel gratuit. Le hall était vide, mis à part l'infirmière et son Leveinard. Le lieu était éclairé tout en blanc, l'air qu'on y respirait était saturé de désinfectant, sans doute traînée d'une opération grave. A gauche étaient des tables massives accrochées au sol avec des bancs en mousse. De l'autre côté étaient des portes en vitres toutes fermées laissant transparaître l'intérieur sombre et peu éclairé rempli de portes. Il n'y avait pas un Miaouss.

L'infirmière comme d'habitude travaillée penchée vers un ordinateur avec des lunettes tombant sur le nez. Une main retenait son visage, trahissant un profond ennui. L'habituelle blouse blanche la recouvrait.

- Bonjour, que puis-je faire pour vous ?

- Je cherche un endroit où dormir, vous resterez-t-il une chambre ?

- Veuillez attendre un peu...

L'infirmière pianota sur l'ordinateur, fit quelques clics, puis elle leva la tête en me disant oui. Elle leva le battant pour sortir et l'emmena dans le couloir, en passant les portes s'ouvrirent en chuintant, au fur et à mesure qu'ils passaient les lumières s'allumaient doucement augmentant la luminosité. Ensuite l'infirmière s'arrêta devant une porte au fond du couloir lui tendant la clé.

Elle me souhaita bonne nuit et s'en alla. Il me vint l'idée saugrenue qu'elle aurait pu rencontré un jour ce jeune homme qui était devenu tueur à gage. Je devais lui poser la question.

- Euh, infirmière Joëlle, j'aurai une question à vous poser. Peut-être est-elle indiscrète, mais répondez-moi franchement, connaissez-vous cet homme, maintenant il est adulte. Mais si vous le reconnaissez cela m'aiderait beaucoup pour mon enquête.

Cette dernière revint vers lui, prit la photographie et trembla en la regardant. Apparemment la rumeur était véridique, si chacun d'eux le connaissait il pourrait boucler ce dossier sur ce tueur. Par contre qu'avait-il fait pour qu'elle tremble de cette manière ?

- Pourquoi ressortez-vous ça ! Enterrez le passé !

- Des gens dorment, arrêter de crier, lui dit Pierre calmement agacé par sa réponse implicite, il lui fallait savoir qui était-il.

- Ne ramenez pas le malheur sur nous... Même adulte je le reconnais à travers sa dureté dans ses traits. C'est un Cornèbre ce gamin, croyez-moi.

- Et moi cela fait quelques années que je chasse ce Cornèbre, j'aimerais savoir quel est son nom et qui était-il petit ? Est-ce trop demandé ?

- Vous ne comprenez rien à rien. Allez vous couchez, m'ordonna-t-elle les yeux flamboyant.

L'enquêteur dut se replier sur lui-même et obéir, des gens commençaient à sortir les yeux à demi clos. Indifférent, il s'en alla réfléchissant à demain et la façon dont il lui parlerait, il le fallait malgré que ce soit douloureux pour elle.

Pierre ouvrit la porte entrant dans la chambre exiguë composée de deux lits, un bureau, un placard pour ranger les affaires et une salle de bain composée de tout l'attirail habituel. Tout était propre, brillant même. Il posa ses affaires à côté du bureau, jeta les clés dessus et tout ce qui était dans ses poches, pour se préparer finalement à une douche méritée . Ses habits étaient posés sur une chaise, la chaleur le rendait mou et le détendait à la fois, après une journée de marche la douche faisait du bien.

Il attrapa son téléphone et envoya un message à Joe Taxi, son supérieur concernant l'enlèvement de sa sœur.

Pierre partit se coucher réfléchissant encore, elle était liée au tueur à gage d'une quelconque manière. D'ailleurs dans ce patelin ils devaient tous se connaître, si elle le connaît alors sûrement les autres aussi.

Il se réveilla le matin de mauvaise humeur, à vrai dire il s'était uniquement levé du pied gauche et ça l'avait contrarié. Pierre se remémora la soirée d'hier soir et sa découverte, d'ailleurs quelle découverte étonnante !

Pierre s'habilla en vitesse tout en se débarbouillant le visage, ensuite il partit aller déjeuner sous le regard suspicieux de l'infirmière qui le servit en silence. Autant vous dire qu'il n'éprouvait que de la frustration envers elle et impatiemment il désirait la questionner. Quand l'enquêteur eut fini de déjeuner, il rendit les clés à l'infirmière. Sa dernière carte...

- Vous savez, madame, pour hier, je suis désolé, je n'aurais pas dû vous poser cette question...

L'infirmière se baissa, prit un stylos et écrivit quelque chose sur un bout de papier.

Ce bout de papier indiquait une bibliothèque à Argenta avec une référence d'un livre ou d'une sorte de rapport, bref une référence qui, il l'espérait, aboutirait à quelque chose. Ce fut avec un sourire qu'il la remercia.

Maintenant, Pierre avait une direction avec un indice en poche.


Je surveillais le Néophyte discrètement regardant à travers deux trous d'une peinture. C'était un exercice pour lui car il devait se sentir épier et me repérer ; si il m'avait trouvé le Néophyte devait crier.Cela avait pour but d'affiner son ouï en tendant l'oreille ou en restant calme pendant de longues périodes, paradisiaques.

Or, depuis le début de ce jeu il n'agressait plus mon oreille en bougeant trop ou en paroles inutiles. Il avait quelque peu changer en une semaine.

Le Néophyte changea de page me sortant de ma rêverie, que lisait-il déjà ? Ah oui, un livre d'un Assassin. Je me rappelle que je l'avais lu aussi ; il était magnifique décrivant très bien l'ambiance de l'époque avec les trois groupes existant plus ou moins dans l'ombre. Police, Assassin et Sion.

Les Assassins avaient une organisation injuste, les bureaucrates donnaient une mission à plusieurs d'entre eux disponibles. Et pour récolter la prime il fallait être le plus rapide, donc souvent ils s'entretuaient dans une arène ou dehors.

Soudainement il leva la tête et s'en alla de la salle.

Très vite je dus bouger et sortir de la salle exiguë dans laquelle j'étais.

- Vétéran qui sert à rien ! Où êtes-vous ? Pourriez-vous servir à quelque chose à part me surveiller derrière votre tableau !

C'est en trombe que j'arrivai devant lui un peu échauffé, mes oreilles bourdonnaient encore de son cri.

- Que veux-tu ?

- D'où viennent les Teams ? Qui les a créées ?

- Viens.

On entrait dans la magnifique salle des archives avec tout ces livres reliés ou feuillets attachés. Je l'amenai dans un rayon de livres assez récent et pris le livre intitulé : «La fin des Sions » . Puis je m'assis sur une de ces tables et ouvris délicatement le livre. Je partis directement au chapitre : « Le solitaire »

« Alors que la Secte du Sion ressurgissait de l'ombre avec une armée de tueurs à gage armée jusqu'aux dents prête à massacrer les Assassins surgit un homme inconnu. Son nom à l'époque je ne m'en souviens plus, mais il était relativement vieux et n'avait jamais eu d'élève. La cause était que le Conseil lui refusait chaque enfant qu'il présentait. Bien souvent, d'après les dires de la Secte, il était oublié des réunions et on le traitait irrespectueusement, même par les jeunes ! Un jour il fit table rase, et dès ce moment il se mit à son propre compte sans rien dire.

Ce Traître vendit diverses informations sur sa Secte à n'importe qui, il tuait peu tout en honorant les contrats de la Secte, et le pis vint, Il se donna aux Assassins. Que dire de mon groupe qui l'accueillit, du moins les bureaucrates, et qui s'en servirent comme un instrument n'écoutant pas nos conseils.

Puis le jour arriva. Le Traître exécuta une punition qui marqua le monde entier, il fomenta dans l'ombre, un plan visant à tuer tous les corrompus à qui il s'était vendu. Pour cela il kidnappa des enfants et les entraîna à voler ou tuer. Oui, triste est le passé des Sous-chefs de la Team Rocket entourant Giovanni, cette organisation s'implanta un peu partout dans le monde à travers divers marchés illicites. Du jour au lendemain une mers de corps fut à enterrée, et la plus marquée fut la pauvre Secte du Sion qui l'a créée. Ses Admins avaient tué tous les corrompus.

Si je dois faire un constat je dirai que la solitude nous rend tous différents et la mort nous affecte tous de différentes manières, de surcroît le Traître a été encore plus frappé à cause de la Secte qui l'a maintenu seul. Qui est à blâmer ? La Secte ou Giovanni ? Toutefois toujours est-il qu'on le désignera comme le grand méchant par défaut. »

- Alors maintenant tu sais qui a créer les Teams. Qu'en penses-tu ?

- Il a fait ce qu'il pensait juste car la Secte l'avait abandonné. Cela me paraît juste.

- En réalité non, cet homme a crée le déshonneur qui s'est répandu partout et qui fait de nos jours des criminels sans foi ni lois. Il résidait avant un code de l'honneur limitant ainsi les arrières pensées de ces criminels répugnants.Souvent c'est pour ça qu'on prend pour un meuble antique. Simplement car je respecte ce code de l'honneur. Mon maître m'a enseigné ceci en m'emmenant tuer Giovanni. Quoi qu'il en soit, fais honneur à ce code en le respectant. Tu dois rester humain.