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Chroniques des Donjons Mystère, Tome I : Timeout de Sanaito



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Informations

» Auteur : Sanaito - Voir le profil
» Créé le 31/08/2010 à 00:00
» Dernière mise à jour le 10/06/2015 à 11:06

» Mots-clés :   Aventure   Drame   Présence de personnages du jeu vidéo   Suspense

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[S1] Chapitre IV : Juste une ombre
_____Le temps s'était gâté peu après que l'inconnu, se révélant être un jeune homme, eût trouvé la jeune Pokémon Psy inconsciente. Il pleuvait beaucoup, et le terrain, devenu boueux assez rapidement, était très glissant, il lui était donc difficile de courir sans perdre l'équilibre.

_____Surtout que les gros nuages noirs, annonciateurs de l'orage, cachaient complètement le ciel, rendant la forêt plus sombre encore. Il était impossible avec une vue normale de voir plus loin que juste devant soi, et encore, il fallait se concentrer pour deviner les formes.

_____L'humain s'écroula pour la troisième fois, se tapant le menton dans une flaque plus profonde que les autres, s'éclaboussant le visage. Heureusement, il avait veillé à caler la demoiselle sur son dos – en dirigeant toutefois son buste vers un côté, la corne rouge le faisant souffrir –, donc elle ne ressentit rien d'autre qu'une légère secousse. En revanche, son porteur ne put en dire autant.

_____Il releva la tête et grommela un juron en crachant un peu de sang ; il s'était mordu violemment la langue. Il avait déjà le bas du pantalon trempé et collant à force de tomber à genoux, mais à présent, il s'était étalé de tout son long sur le ventre, au sol, rendant le reste de ses vêtements poisseux, mais surtout glacés. Il se releva péniblement, ses membres grelottèrent malgré lui.

_____Il suffoquait un peu à cause de la violence du choc, qui lui avait comprimé les poumons. Comme il retenait Gardevoir en croisant les mains en dessous d'elle pour que ses paumes lui servent de siège, il n'avait pas pu amortir sa chute, ne voulant pas la lâcher.

_____Quand enfin le garçon reprit son souffle, il recommença à courir, mais cette fois un peu plus doucement. Ce ralentissement n'était pas volontaire, il aurait préféré continuer à la même vitesse que tout à l'heure. Seulement, il se fatiguait, à force de trébucher, se retenant souvent de justesse au prix de nombreuses contorsions du bassin.

_____Mais il s'empêcha de faiblir davantage, ignorant le froid qui l'engourdissait. Ce n'était pas dans sa mentalité d'abandonner qui que ce soit au profit de ses besoins personnels. Surtout quelqu'un nécessitant des soins urgents.

_____Cependant, l'épuisement le gagna plus vite qu'il ne l'aurait cru. Il n'avait parcouru que la moitié du chemin à faire pour sortir du Donjon et rejoindre Aubier, l'un des seuls villages humains construits sur l'île principale de cette région.


_____« ... Eh merde... songea-t-il en perdant de la vitesse, jusqu'à se mettre à marcher. Je n'aurai jamais assez d'énergie pour atteindre ce maudit hameau... »


_____L'eau ruisselait sur ses cheveux couverts de crasse au point que leur couleur en était indéfinissable, gouttant aux pointes et roulant le long de sa joue gauche, à peine ralentie par les courts cils de son œil clos, pour le protéger de ces perles translucides. L'autre était préservé grâce aux longues mèches masquant la partie droite de son visage, l'humain pouvait donc le garder ouvert pour se diriger.


_____« Je n'ai plus beaucoup le choix, se dit-il en soupirant. J'espérais ne pas avoir à utiliser cette méthode de dernier recours. Mais bon, avec un peu de chance, l'obscurité jouera en ma faveur en dissimulant ma vraie nature. »


_____Il s'arrêta près d'un rocher, puis il déposa délicatement Gardevoir, l'adossant contre la paroi la plus lisse, grâce la mousse qui la recouvre. Toujours évanouie, elle respirait difficilement, tous ses muscles étrangement contractés alors qu'elle ne fournissait aucun effort physique.

_____Le jeune homme fronça les sourcils en remarquant ce détail : il devait se hâter, car l'état de la nymphe allait de mal en pis. Il s'éloigna un peu d'elle pour être hors de sa vue, au cas où elle se réveillerait, ce qui était peu probable, il le savait. Mais il préférait s'assurer que personne ne le verrait, surtout pas des Pokémon.

_____Une fois bien caché derrière un vieux chêne au tronc large, il déboutonna sa chemise, puis il la retira. Il finit par se dévêtir complètement, en toute impudeur, sans se soucier de la douche glacée qu'il recevait, malgré le feuillage encore épais pour la saison.

_____C'est alors que l'air tiédit autour de lui. Il fut enveloppé d'une lumière opalescente, et lorsque celle-ci se dissipa, ses mouvements furent si rapides que l'on ne voyait qu'une silhouette floue s'élancer le long du chemin, la Pokémon Psy dans ses bras.

_____Juste une ombre sur le sol humide.



_____Elle guettait par l'une des fenêtres du Centre Pokémon, un peu soucieuse. En général, il ne rentre pas si tard. Surtout s'il fait aussi mauvais dehors. La pluie martelait le toit, le tonnerre grondait, de brefs éclairs embrasaient le ciel, leur vif éclat se reflétant dans les yeux bleu clair de la jolie demoiselle qui baissa les paupières, fatiguée.

_____Elle patientait, assise sur un petit tabouret, dans sa chambre faiblement éclairée par une simple lampe de chevet, triturant nerveusement ses fins cheveux, d'un rose de garance, rassemblés en deux étranges couettes formant chacune une boucle.

_____Elle regarda son réveil posé sur la table de nuit derrière elle, à côté de son lit. Il était plus de trois heures du matin. Il avait au moins deux heures de retard par rapport à d'habitude.


_____« ... Et s'il s'était fait prendre ? », songea-t-elle, soudain alarmée.


_____Mais la jeune femme se calma bien vite. Il était naturellement prudent, et pas assez naïf pour être piégé par les habitants du village. De plus, ceux-ci ne se doutent pas de sa double identité. Elle est la seule au courant, depuis plus d'une quinzaine d'années, lorsqu'elle l'a trouvé gravement blessé aux abords de la Grotte Étuve, alors qu'elle n'avait que dix ans, et qu'elle vivait avec sa sœur aînée.

_____Trois bruits sourds la tirèrent de ses pensées. Elle quitta la pièce à la hâte, descendit l'étroit escalier qui mène au hall de l'hôpital et fila ouvrir la porte de derrière. Elle ne fut pas étonnée de voir celui qu'elle attendait avec autant d'inquiétude – même si elle s'imaginait retrouver un humain – : il était le seul à passer par cet accès dérobé.

_____En revanche, ses yeux s'arrondirent quand ils se posèrent sur la Gardevoir qu'il tenait contre lui. Elle semblait aller au plus mal, toussant beaucoup, toute tremblante à cause de la fièvre.


_______Dépêche-toi d'entrer, il ne faut pas qu'on te voie sous cette apparence. Je ne voudrais pas qu'on t'abatte d'une balle de fusil*, murmura-t-elle, surveillant la rue.

_______Je sais, Joëlle, maugréa l'intéressé. Cela fait bien longtemps que ces imbéciles d'humains me traquent.

_______Il ne faut pas leur en vouloir, que veux-tu, il y a tant de rumeurs terrifiantes autour de ton espèce, de faits historiques, de légendes... Ils ont juste peur... expliqua-t-elle pour la énième fois.

_______Oui, tu as raison, il faut les excuser d'avoir assassiné ma famille. Ils avaient peur, les pauvres, c'est donc tout à fait pardonnable, répliqua-t-il sèchement, comme toujours quand on aborde ce sujet sensible.


_____L'infirmière ne répondit pas, à court d'arguments. Surtout que les sarcasmes de son compagnon la déroutent, tant leur vraie signification est criante de rancune et de tristesse. Il sait parfaitement atteindre en plein cœur avec les mots, pour qui peut les comprendre.

_____Au fond, elle ressent à peu près ses sentiments, même s'il est persuadé du contraire puisque, bien qu'il lui porte un peu d'estime, elle reste une femme, donc il la met inconsciemment dans le même panier que "ceux de sa race", ce qu'il dit souvent d'un ton amer.

_____Mais elle aussi est déçue par la nature humaine, régie depuis des générations, selon elle, par l'appât du gain. "L'argent ne fait pas le bonheur", d'après le dicton. Mais il faut bien admettre qu'il y contribue hélas beaucoup. C'est d'ailleurs pour cela qu'en 2012, on a commencé à peupler Esmeïa, cette île encore sauvage, dans l'espoir d'échapper à l'emprise des "billets verts".

_____Malheureusement, ce besoin de richesse avait vite refait surface, en transformant ce hameau en lieu touristique très prisé pour son aspect exotique, et le grand nombre de Pokémon capturables.

_____Les plus jeunes ne sont pas épargnés, elle a pu souvent le constater. Sur le bord de son bureau, il y a toujours un gobelet rempli de bonbons à leur intention. Mais ce n'était pas rare de voir des enfants étrangers, qui ne savaient donc pas que ces friandises leur étaient destinées, en chaparder plus ou moins discrètement.

_____Quand elle les surprenait, ils s'excusaient avec un air penaud, expliquant qu'ils n'avaient pas d'argent de poche. Ces réponses étaient, elle en était sûre, des paroles sincères, cependant, ce genre d'attitude à cet âge surprenait désagréablement l'infirmière.

_____Ce ne sont pas toujours les meilleurs us et coutumes que l'on inculque en premier aux futurs adultes qui devront peupler cette terre. Sans doute aurait-il fallu leur enseigner d'abord le respect et la tolérance.

_____Joëlle secoua la tête pour faire comprendre qu'elle n'insisterait pas, craignant la dispute. Elle pressa un peu son ami, alors il entra, refermant soigneusement la porte derrière lui, et jetant sur la machine à laver ses habits ainsi que le sac de la nymphette psychique.

_____Il fut soulagé par la douce chaleur qui régnait dans le bâtiment, vu qu'il était complètement trempé. Mais comme les murs du Centre Pokémon étaient essentiellement vitrés, il se hâta de reprendre son enveloppe humaine. La jeune femme, qui avait senti le coup venir, lui lança une serviette en mettant un poing d'honneur à ne pas loucher sur son corps dénudé.


_______Je sais très bien qu'il n'y a pas de règles de pudeur chez les Pokémon, mais s'il te plaît, Damon, essaie de ne pas oublier que je suis gênée de te voir... sans vêtements... justifia-t-elle d'une petite voix, en rougissant.

_______... Navré, dit-il simplement, en nouant la serviette tel un pagne.


_____Il s'éloigna pour s'enfermer dans la salle de bain, sans même accorder un seul regard à cette demoiselle qui pourtant le loge depuis longtemps. En vérité, il l'apprécie véritablement, et c'est bien là que se trouve le problème.

_____Il craignait de se lier d'amitié avec un Homme. Avec une femme, surtout. Il avait peur que cette affection ne soit trop prononcée, du moins, du côté de Joëlle. Lui ne ressentait rien de plus pour elle. Enfin, c'est ce qu'il croit.

_____De toute façon, ce serait contre-nature. Un Pokémon est un Pokémon, et par conséquent ne peut rien espérer d'un humain, même avec une apparence similaire. On ne rejette pas ce que l'on est à l'origine.


_____« Il faudra que je songe à partir un jour, finit-il par se dire. Cela vaudra mieux pour elle comme pour moi. »


_____Il quitta son pagne improvisé, entra dans la cabine de douche et commença à laisser couler une eau à peine chaude le long de son dos, puis il inonda ses cheveux qui reprirent progressivement leur couleur d'origine.

_____Ils étaient d'un beau blanc lactescent, et la lumière de l'ampoule éclairant la pièce les paraient de reflets très légèrement argentés, semblable à ceux de la Pleine Lune.


_____« ... Je m'en irai demain soir. Définitivement. »



_____Joëlle était bien plus épuisée qu'à l'accoutumée. En même temps, soigner cette pauvre Gardevoir lui avait donné beaucoup de mal, elle s'était couchée vers sept heures du matin, sachant que le Centre Pokémon ouvre ses portes à neuf heures.

_____Il était donc huit heures et demie, l'infirmière s'était levée pour se laisser le temps de s'habiller et de manger quelque chose avant de reprendre son service. Elle passa devant la chambre de sa patiente inattendue, un grand bol de café très chaud dans les mains.

_____La nymphe psychique était allongée sur une couchette, quelques électrodes placées sur sa poitrine, afin de contrôler les battements de son cœur. Comme elle avait eu des complications respiratoires, elle avait subi une trachéotomie. Mais bientôt, on pourra recoudre ce trou dans la gorge, car son état s'est stabilisé, il s'améliore même de façon lente, mais progressive.

_____Elle retourna dans la cuisine, sachant qu'elle n'y retrouverait pas Damon. Il était parti, une fois de plus, vadrouiller en pleine nature, et se jouer des pièges des villageois. Il reviendra ce soir, comme toujours, en les abhorrant davantage.

_____Son compagnon n'aurait pas ce problème s'il conservait son apparence humaine, mais il déteste devoir marcher, même s'il est très endurant. Alors il garde sa forme d'origine, et file se promener dans la forêt. Ce qu'il y fait demeure un mystère, il n'en parle jamais.

_____De toute façon, il ne se confie pas. Elle ignore tout de sa vie passée, de ses intentions, de ses joies ou de ses peines. À peine si elle connaît ses goûts. Tout ce qu'il a bien voulu lui apprendre, c'est qu'il n'a plus de famille.

_____Sinon, il reste muet comme une pierre tombale, aussi discret et silencieux qu'un léger courant d'air. Parfois, elle a l'impression de le voir rentrer très tôt. Mais ce n'est rien. Juste une ombre. La sienne, bien évidemment. Car elle remarque facilement celle qui n'appartient à personne...

_____Elle cessa d'y penser et fouilla dans des placards, cherchant quelque chose à manger. Elle s'aperçut qu'il ne restait presque rien, elle dut se contenter d'une biscotte et d'un reste de confiture de baies Pécha. Elle décida aussi d'inspecter son frigo. Elle ne fut pas vraiment étonnée de voir qu'il était presque vide.


_____« Eh bien, j'avais oublié que demain, ce sera le dernier jour du marché, c'est donc normal que mes provisions soient épuisées, je ne fais mes réserves que pour la semaine. Il faudra que j'aille y faire un tour, comme toujours. Damon se chargera de garder le Centre, au cas où », songea-t-elle.


_____Car en général, le dimanche et le lundi sont les deux jours où les marchands, habituellement dans leurs magasins, sortent sur la place d'Aubier pour vendre des produits en plein air, dans une ambiance plus conviviale. L'avantage, c'est que les prix sont souvent plus bas, et que de temps en temps, on voit arriver des vendeurs d'Irisîle, la grande ville située sur une petite île au nord.

_____La jeune femme n'y va jamais le premier jour, elle préfère s'y rendre en début de semaine. Et pendant son absence, c'est le jeune homme qui prend le relais pour surveiller l'arrivée d'un éventuel Pokémon à soigner.

_____Il est doué en médecine, il n'est pas rare qu'il assiste Joëlle. D'ailleurs, c'est ainsi que les habitants ont pu le connaître. S'il ne l'aidait pas lors des soins, quasiment personne ne l'aurait remarqué, entre ses sorties de toute une journée et la nuit où les rues sont vides quand il rentre. Seulement, elle va bientôt devoir se passer de lui demander des appuis où il est forcé de se montrer.

_____Car on remarque très vite qu'en quinze ans, il n'a presque pas changé. Il semble à peine plus mûr, comme si le poids des années n'avait pas de prise sur lui. On jurerait être en face d'un jeune homme à peine majeur, alors qu'à l'époque où l'infirmière l'avait recueilli, il ressemblait déjà à un adolescent, quasiment à un étudiant.

_____D'ailleurs, c'est pour cela que son aînée est partie plus tôt rejoindre son propre Centre Pokémon, à Unys, leur région d'origine. Elle a confié la garde de sa petite sœur à ce garçon sans connaître son secret. Elle les a quittés trop rapidement pour s'en apercevoir.

_____Par contre, en grandissant, la puînée a fini par découvrir pourquoi il ne vieillit pas, c'était même tout à fait logique. Puisqu'il n'était pas humain à l'origine, il était déjà probable qu'il ait une espérance de vie différente. De plus, connaissant son espèce, elle suppose donc qu'il lui reste encore une bien longue existence...

_____Elle se rendit d'un pas lent dans sa chambre, maintenant plus lumineuse, le soleil l'éclairant directement. Elle s'approcha de son armoire pour chercher son panier, celui dont elle se sert pour faire ses courses. Elle ne le trouva pas.

_____Se disant qu'elle l'avait laissé dans le hall en bas, elle s'arrêta devant sa bibliothèque, s'étalant sur tout un mur, et prit le plus gros livre. Il s'agissait des contes sur les Pokémon Légendaires. Certains sont connus des habitants. C'était un ouvrage précieux, qu'elle n'avait jamais montré au jeune homme, de peur qu'il ne consulte immédiatement les paragraphes le concernant.

_____Elle-même n'avait pas encore lu ces passages, car elle n'en était encore qu'aux premières pages, alors que cette sorte d'encyclopédie en compte au moins autant que trois dictionnaires, avec des caractères d'une très petite police. Elle tenait à respecter l'ordre d'écriture, sans prendre connaissance de ce qu'il y a plus loin avant le reste.

_____Elle se plongea dans la lecture pour se détendre, en soufflant distraitement sur sa boisson qui avait déjà eu le temps de tiédir. Quand vint l'heure de descendre pour ouvrir le Centre Pokémon, elle l'emporta avec elle, ne se lassant pas des fables sur Artikodin, l'oiseau de glace.

_____Elle s'installa paisiblement à son bureau, presque sûre qu'elle ne serait que rarement dérangée. Très peu sont les vacanciers qui viennent ici en automne, car les orages sont fréquents dans la région. Et les villageois n'ont pas beaucoup besoin de ses services, les matchs Pokémon n'étant pas leur préoccupation majeure.

_____Un détail retint son attention. Près de son écran d'ordinateur, en général, un agenda électronique lui rappelle son programme de la semaine, dont les achats à faire. Il a disparu, et pourtant, il était encore là hier soir.

_____Elle réfléchit un instant, et conclut que seul Damon avait pu le prendre. Mais ce n'était pas dans ses mœurs de se mêler à la foule d'humains que l'on trouve au marché. Il aurait attendu qu'elle s'y rende. Elle se demanda ce que cela voulait dire.


_____« ... Il veut peut-être seulement se rendre utile, je ne vois pas pourquoi je m'inquiète, il est sous apparence humaine, sans nul doute. Mais j'espère que tout ira bien, les Aubiais n'ont pas l'habitude de le voir en public, alors... »



_____*NDA (note de l'auteure) : En 2025, les fusils ne sont plus ceux que l'on connaît. On a conservé le nom à cause de leur forme semblable, et ce qu'on appelle des balles sont en réalité des capsules pouvant contenir des poisons ayant de nombreux effets différents en fonction de leur composition. Dans le cas de ce chapitre, Joëlle faisait allusion à celles qui provoquent une mort presque immédiate.



[size=1]Image de ma galerie : Joëlle et sa bibliothèque[/size]