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Les Arcanes de l'Aube de Domino



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Informations

» Auteur : Domino - Voir le profil
» Créé le 29/08/2010 à 18:20
» Dernière mise à jour le 29/08/2010 à 18:20

» Mots-clés :   Action   Aventure   Présence de poké-humains   Région inventée

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2-3 : Croisée des chemins
Nation de l'Eau. Un gigantesque lac avec des ilots rocheux, d'autres îles plus grandes. Alimenté par toutes les rivières du pays, c'est l'une des cinq grandes puissances. Il accueille les Dragons, les Elémentaires de Glace, et évidemment ceux de l'Eau, selon un système de classes très élaboré. La reine Delhydra sortit de l'eau, entourée d'une bulle d'eau qui la maintenait dans une réserve d'eau. C'est une grande femme vêtue principalement de bleu. Sa poitrine est cachée par un maillot relativement échancré, alors que le bas de son corps est couvert de latex noir. De son dos émergent de multiples tentacules sombres. Sur sa tête énervée se dressent des cheveux bleus ornés d'orbes de verre rouge se présentant à la manière d'un diadème. Autour du cou elle porte un foulard bleu foncé. Son visage reflète volontiers son caractère de peste.

« Je refuse de sortir à l'air libre ! Ma peau va être toute sèche !! Où est ma maquilleuse ? Quelle horreur ! Je me sens hideuse ! Et je sens que je vais avoir l'air hideuse en permanence pendant cette atroce exhibition !! Et où sont mes gardes du corps ?! »
« Calmez-vous enfin, Reine Delhydra ! »

Une femme un peu forte, vêtue d'un maillot au ventre blanc rayé de noir et au dos couvert de cuir bleu, se présenta à Delhydra, émergeant de l'eau au cœur du lac de la Nation. La femme Wailord avait été spécialement accréditée à la suite de Delhydra.

« Clepsydre ! J'ai failli t'attendre ! »
« Il est inutile de voyager en Bulle d'O, Reine. Nous sommes là pour vous protéger. »
« Et qui protègera ma beauté ? Mon charme naturel ? Hein ? »

Clepsydre soupire. Elle est exclusivement maquillée d'un bleu marin du plus bel effet. Delhydra la regarde, surprise.

« MAIS TU T'ES PREPAREE MA PAROLE ! TU ES PRESQUE PLUS BELLE QUE MOI ! »
« N'exagérez pas, ma reine ! »
« Oh mon Dieu je vais être affreuse ! Je vais faire honte à toute la Nation de l'Eau !! »
« Mais non !! » soupire Clepsydre. « Vous vous inquiétez trop des effets de choses superficielles… »
« Muhohohor ! Autant parler à un miroir ! Encore que lui, il réfléchira… »

Emergea des eaux la créature la plus étrange que la mer puisse concevoir : Un gros bonhomme en costume rose, portant avec fierté moustache et bouc blonds, le crâne orné d'une couronne grise. Le Roigada semble bien débonnaire à l'inverse de ses deux accompagnatrices qui le regardent, surprises.

« V… Vous ?! » s'étonne Clepsydre.
« Yadovitch, oh NON ! » grommèle Delhydra. « Je n'y vais pas, je rentre ! »
« Restez ici ! »

Delhydra ne peut s'immerger, bloquée par les pouvoirs de Yadovitch.

« C… MAUDIT VIEUX CROUTON ! COMMENT OSES-TU AINSI FAIRE BARRAGE A LA VOLONTE DE LA SOUVERAINE DES TROIS OCEANS ??? »

Clepsydre se frappe le front, contrite. Yadovitch tape de la canne contre l'eau sur laquelle ils se tiennent debout comme si de rien n'était.

« Muhohohor ! On se calme, jeune effrontée ! Vous êtes certes, la Reine, mais vous êtes également la plus jeune des six reines des cinq nations ! Vous ne pouvez pas prendre votre rôle à la légère, et certainement pas pour un tournoi d'une telle importance ! C'est pour cela que le Conseil Saumure a décidé que Moi, Yadovitch, l'un des Anciens, vous accompagnerais pour ce voyage fort agréable ! Ainsi qu'au retour, pour ce que ça change ! Muhohohor ! »

Delhydra fronce encore plus les sourcils, courroucée

« Alors… alors ça veut dire que le Conseil ne me fait pas confiance ?! »
« Ma Reine, vous êtes forcée d'avoir deux gardes du corps, c'est la règle ! »
« N'IMPORTE QUOI, JE SUIS SÛRE QUE CETTE BRUTE DE BONHAGGAR VA S'ASSEOIR SUR CETTE REGLE ET QUE CETTE FROIDASSE DE ZEHONIA VA ARRIVER COMME UNE PRINCESSE A UNE FETE !! ET MOI TOUT CE QUE J'AURAIS C'EST… Une fille mieux maquillée que moi ! »
« Pardon pour ça… » marmonne Clepsydre.
« Et… CE VIEUX CROUTON ! »
« Ravi d'entrer ainsi dans votre considération ! Néanmoins… »

Il pointe vers elle sa canne à monture sphérique.

« … sachez que vos caprices ne tiennent plus. Vous êtes une jeune reine, vous avez des responsabilités et il est de mon devoir de vous les rappeler à chaque instant. »
« Hmph ! Ne comptez pas sur moi pour obéir aveuglément à vos ordres ! »
« Je n'y tiens pas non plus. »

Delhydra et Clepsydre regardent Yadovitch qui ricane.

« Muhohohor ! Rien de tel qu'une Reine qui fasse preuve de discernement quant aux ordres qu'on lui donne ! En route, les équipes sont déjà sur place, rejoignons-les ! Et sortez de cette bulle, on dirait une enfant ! »

Delhydra sort du confort de la bulle en grommelant.

« Maudit vieux croûton… »

***-***

Les Pokémon Roche et Sol encerclent le grand tunnel de sable, l'endroit où le souverain Bonhaggar était censé s'être enterré. La population s'était réunie, attendant le retour d'un improbable Messie. Tous se demandaient ce qui allait se passer. Certains n'avaient jamais vu le souverain, d'autres l'avaient entraperçu, d'autres encore, les plus âgés, se rappelaient d'un temps où il se baladait sans faire autant de chichis. Le ciel de la Nation était noir, rempli de nuages sombres. Autour tout n'était que désert et roches ocre jaune.

La terre se mit à trembler. De vieux Pokémon approchèrent.

« C'est à nous, les anciens d'accueillir le souverain ! »
« Il se souviendra de nous et nous gratifiera pour notre détermination à diriger le pays avec la même grandeur que lui l'aurait fait ! »
« Gloire au Souverain ! »

La grotte explosa et un gigantesque guerrier en sortit. Couvert de terre, il était colossal et tenait un os géant. Sur son crâne, un casque en os, avec des cheveux blonds tombant sur ses épaules. Dans son apparition, il frappa les anciens et la populace trop proche. Cela ne sembla pas lui causer quelque souci.

« MUAAAAAAAARH ! »

Les anciens, à terre, tentèrent de se relever mais Bonhaggar, souverain des nations de la terre, frappa de son os devant eux.

« QU'EST-CE QUI SE PASSE ? DE QUEL DROIT M'AVEZ-VOUS SOMME D'APPARAITRE ? »

Un des anciens, un Kaorine, se releva et regarda le souverain.

« Maître, c'est que… Nos espions n'ont pu que constater l'agitation diplomatique récente ! Nous avons besoin d'une représentation sérieuse à ce tournoi précis ! Nous vous supplions de vous rendre à ce tournoi pour contribuer à la gloire éternelle de la nation de la terre ! »

Bonhaggar regarda les guerriers de la Nation de la Terre.

« Hm… Quelle bande de chiffe-molles ! Où sont les vrais guerriers ? Où sont mes fils ? J'ai envoyé des fils ici ! Où sont-ils ? »
« La plupart d'entre eux ont contribué à ce que la Nation survive et prospère… Nous avons des villes et des villages, l'eau courante… »
« GUAAAAAAARH ! »

La nation entière se couvrit, effrayée par la colère du souverain.

« ET LA GUERRE ? ET LE SANG ? ET LA MORT, ET LA SUEUR, ET LA SOUFFRANCE ??? ENFER ET DAMNATION, VOUS ETES DEVENUS DE VERITABLES MOLASSONS ! J'AI HONTE D'ETRE LE SOUVERAIN D'UNE TELLE SOUS-NATION !!! J'AIMERAIS VOUS CREVER ET VOUS DEVORER JUSQU'AU DERNIER ! RHAAAAH !! »
« … »
« … »

Les anciens se regardèrent, intrigués. Ils ne se souvenaient pas de tout ça. Bonhaggar balança des cadavres sortant d'une sacoche, droit sur la foule.

« Q… ? Q… Qu'est-ce, souverain ? » demanda un des anciens.
« Cette question idiote ! Mes filles ! Ces rebuts, ces sous-guerrières, sont bonnes pour la poubelle. Le peuple peut bien s'en nourrir. Cela fortifiera ces corps de femmelettes que je vois dans cette masse d'abrutis que vous osez appeler mon peuple ! »

Les anciens frémirent. Le peuple évita volontiers les cadavres de bébés.

« Nous avons formé les équipes en lice pour le tournoi… »
« POURQUOI COMPORTENT-ILS DES FILLES ? »

L'ancien regarda les équipes, effrayées.

« Elles… sont des guerrières et ont prouvé leur valeur, par ailleurs le conseil en a décidé ainsi et si vous n'êtes pas content, vous n'aviez qu'à être là ! »

Bonhaggar regarda le Kaorine, les yeux remplis de fureur. Il l'écrabouilla sous son os devant la population apeurée.

« Au cas où certains se souviendraient de mes méthodes, j'écoute d'abord l'avis des conseillers, puis une fois que j'ai pris acte et que cet ordre m'a déplu, j'écrabouille cette sous-merde. Reçu, les vieux merdeux ? »

Les anciens hochèrent la tête.

« Les femmes peuvent rester dans les équipes mais elles sont promises à la mort après cette infraction. Cela me semble juste. Je m'occuperais personnellement de broyer leurs os entre mes dents et de déguster leur chair impure ! »

Frémissement compréhensible dans les rangs.
Un autre ancien, un Libegon cette fois, avança.

« Souverain, nous… avons des gardes du corps à vous suggérer. »

Un Caratroc s'avança aux côtés d'un Tyranocif. Bonhaggar éclata de rire.

« C'est une plaisanterie ? »

Le Caratroc ressemblait à un gamin portant un chasuble orange avec des trous cernés de blanc. Il avait - fait notable - de grands yeux noirs très étranges.

« Nous vous présentons Tubby, c'est le Pokémon le plus intelligent des cinq nations un diplomate de haut rang qui sait tout de l'histoire du Monde ! »
« Cette petite sous-merde sait-elle se battre ? »
« Nous avons privilégié… »

Bonhaggar écrasa l'enfant d'un coup de massue sous les yeux effarés de l'audience.

« C… C'est un monstre ! » marmonna une femme Sablaireau.
« Ce n'est pas possible, ce ne peut être notre Roi ! »
« Et on se moque des Reines de la Nation du Bois… Elles ont au moins un tant soit peu de sens commun ! »

Bonhaggar retira sa masse et constata que le jeune homme était toujours debout, intact.

« Vos attaques, si je puis me permettre, n'ont pas d'effet sur moi. » marmonna d'un ton neutre le jeune Caratroc. « J'ai été formé par les meilleures universités de la Nation de la Terre. Je sais également que vous avez passé la majeure partie de votre vie dans ce tunnel à cause d'un évènement de votre jeunesse. Les temps ont changé, maître Bonhaggar, il est temps que vous le réalisiez. »

Tout le monde se couvrit alors que Bonhaggar observait la jeune créature.

« HEY HEY HEY ! Maître ! N'écoutez pas ce rat de bibliothèque ! Je suis Breakker, le Tyranocif qu'on vous a attribué comme Garde du Corps ! »
« Rat de bibliothèque ? Plait-il ? » grommela Tubby.
« Moi au moins je suis un homme, un vrai ! Un guerrier pur jus comme vous les appréciez !! J'vais défoncer tous les minables qui oseraient s'attaquer à vous !! »

Bonhaggar hocha la tête.

« Vous avez à moitié bien fait votre travail. En route, bande de sous-merdes. »

Bonhaggar partit, suivi par ses gardes du corps, les équipes et les troupes devant officier en tant que gardes. La populace se regarda.

« On… On peut vraiment s'y rendre en tant que spectateurs ?! »
« JE NE VEUX PAS ! JE NE VEUX PAS ME FAIRE TUER PAR LE SOUVERAIN ! »
« Quel horrible personnage ! Aucune considération pour les anciens ou même pour nous ! »
« HIIIIIIIII !!! J'ai marché dans l'un des fœtus de ses filles !! C'est répugnant !!! »

***-***

« En avant tout le monde ! Ce sera une longue et difficile route, mais je suis persuadé que nous serons assez solides pour tous en réchapper ! »

Guerriers, spectateurs et soldats du pays du feu sourirent. Chowg les regarda en souriant. Il avait un peu grandi, semblait notamment plus affirmé dans ses convictions de guerrier.

« Je finis vigile à une porte, ça va le faire ! » sourit-il.

A ses côté, Vanillaminou, qui avait été relégué à l'espionnage. Mais il s'en contenterait. Il avait toujours le même air tremblotant.

« Reverrons Geroro et les autres j'espère que nous ! » marmonna l'Insolourdo.
« Et moi donc ! » sourit Chowg. « Dis-moi, quel genre d'entrainement tu as suivi avec les maîtres spirituels ? »
« Minou, Esprit comme fleur une se développe, tranchant l'espace avec la finesse du cœur, compréhension et méthode atteindre tu devras minou pour sommet de ton esprit atteindre et conviction de ta force matérialiser tu pourras ! »

Chowg regarda Vanillaminou en clignant bruyamment des yeux.

« … Ca devait être très intense ! »
« Que ton entrainement moins, Minou. Dans tout le palais ressenti les vibrations nous avons ! »
« C'était une super expérience de s'entrainer avec le Maître Vivitelios. Ce type respire le bon feu, celui qui purifie, tu vois ! »
« Le feu ça brûle que mais il me semble, minou… »
« C'est une métaphore, Vanillaminou… »
« Trop compliqué pour moi c'est, minou… »
« En tout cas je comprends de mieux en mieux ce que tu racontes, ça fait plaisir ! »
« Minou, de ce tournoi en quoi tu penses, Minou ? »

Chowg réfléchit.

« C'est un évènement, toutes les nations et tous les petits peuples sont réunis. De nouvelles forces peuvent émerger comme d'autres passer du coup pour complètement dépassées et minables. Je pense que la Nation du Feu a toutes ses chances de briller ! Quoi qu'il en soit, le Roi Vivitelios sera fier de nous ! Et de toi, si tu remplis bien ta mission d'espion. »
« Plus importante que la force la fierté est, Minou ? »

Chowg regarda Vanillaminou, intrigué.

« C'est-à-dire ? »
« Ca oublie, minou. M'a tourné la tête l'enseignement des sages m'a, Minou… »

Chowg plissa les yeux. « Vanillaminou est un sage ?! »

***-***

La Grande Nation du Bois avançait en rangs serrés. Roseon et Evelia avaient été désignés en gardes du corps et marchaient devant les reines.

« Je suis fourbue, quelle horreur ce voyage !! » grommelait Chelarra, la reine Torterra.

La reine Noadkoko, à ses côtés haussa les épaules.

« Je sais, toi tu ne te plains jamais… Hmph… Nous ignorons totalement où tout cela va nous mener. »

Okokobe soupira et haussa de nouveau les épaules. Evelia regarda derrière elle.

« Les Reines se comportent comme si elles allaient en vacances… »
« Parfois, dear Evelia, il est nécessaire de stop and stare, de se poser et de regarder. C'est tout. Elles seront en alerte une fois on the place ! »
« Bon. Je préfèrerais juste qu'elles soient plus… stressées. »
« Maybe elles ont un plan en mind ! Qui sait what's happening dans la tête des puissants ! »

Evelia regarda son maître et haussa les épaules.

Plus loin, dans la faction des peuples du Poison, Geroro accompagnait les spectateurs. Gamachô, le Cradopaud samuraï, se riait de lui.

« Que c'est minable ! Relégué à la garde ! Mais comme tu es pathétique ! »

Geroro s'efforçait de ne pas répondre à ces provocations. Il observait plutôt les Pokémon Poison qui étaient heureux d'assister à une telle compétition.

« Je dois me concentrer sur eux. Ils sont heureux d'être ainsi présents en tant qu'habitants de la Nation du Bois… Même si théoriquement ils sont sous-représentés et méprisés, l'important est qu'ils se pensent estimés… »

Geroro soupira.

« Si seulement ils pouvaient vraiment l'être… »

La situation n'était pas plus agréable pour Flimini qui recevait un briefing de la part des Chefs Cheniselle qui dirigeaient les cuisines du Tournoi.

« TOUS les plats doivent être préparés à la minute ! Quand le client demande, ce doit être servi ! Tout serveur déshonorant sera puni !! »

Flimini soupira. « Quelles garces… Je suis sûr que même avec toutes ces rumeurs qui courent, le Roi de la Nation de la Terre doit être plus sympathique qu'elles… »

« Aucune objection ne sera tolérée, sinon ce sera le charbon !! »

Flimini roula des yeux.

« Encore faudrait-il que vous puissiez le manipuler sans vous griller les fripes ! »
« Mes oreilles sifflent ! » geignit la Cheniselle de sable.

Flimini garda le silence, pas dupe cependant.

***-***

La Reine Zehonia s'était amplement dispensée de cette coutume idiote des Gardes du Corps. Elle y allait en toute désinvolture, avec son armée et le peuple électrique tout entier enchaîné, trainant la patte, entouré de gardes. Weiss était aux côtés de sa mère.

« Quelque chose ne va pas, Weiss ? »
« … Vous semez le malheur autour de vous, Mère… Cela me déplait beaucoup… »

Zehonia regarda son fils qui avançait la tête basse. Elle s'en amusa.

« La peine grimpe en vous et commence à vous envahir, prince Weiss… Cela est très bon. De la souffrance et de la douleur naissent la puissance et la noirceur du cœur. De là vont naître vos vrais pouvoirs de Prince des ténèbres. »

Weiss hocha la tête. Ses yeux brillaient d'une nouvelle lueur. « Continuez à penser cela, Mère, je vous en serais gré. Pendant ce temps, la lumière gagne peu à peu du terrain. »

Luperio approcha d'Ixel et ses compagnons.

« Luperio ! Je pensais que nous serions au moins libérés au titre d'équipe officielle que présente la Nation du Métal ! »
« Bien sûr. Et comment tu aurais pu justifier ça auprès de tes pairs ? »

Ixel regarda Luperio et acquiesça.

« C'est vrai. »
« Alors ressaisis-toi et écoute plutôt. La Reine est dans une posture très délicate en ce moment d'un point de vue diplomatique. »
« Qu'est-ce que tu veux que ça me fasse ? »
« Son comportement laisse clairement à penser qu'elle a une idée derrière la tête. »
« Et puis ? »
« Nous devons enrayer ses plans ! »
« Non, nous devons libérer mon peuple ! »

Luperio fronça les sourcils.

« Mais enfin Ixel tu n'as toujours rien compris ? Si Zehonia gagne en puissance ou provoque une guerre multilatérale, il n'y a plus de place pour quelque liberté que ce soit ! »

Ixel fronça les sourcils.

« Comment faire ? »
« C'est une question d'apparence en fait. Mais j'ai besoin de ton accord pour cela. »

Ixel hocha la tête.

Magnemium arriva au niveau de la Reine.

« Ma Reine, ma Reine, j'ai avancé dans mes recherches ! »
« C'est ennuyeux, il est un peu tard… »

Magnemium observa Weiss. L'enfant le regardait d'un air noir.

« … ahem… Il y a… un problème ? »

Zehonia regarda son fils.

« Eh bien, Weiss ? Envisageriez-vous de tuer le professeur Magnemium ? »

Le professeur regarda sa reine, intrigué, alors que Weiss ne répondait pas.

« Cela mettrait un terme à tous mes plans. Essayez donc, prince… »

Weiss regarda Magnemium quelques secondes, puis regarda sa mère.

« Pardon, Mère. Je me suis laissé emporter. »
« … Hmph… Retournez au travail, Magnemium. Plus vite vous aurez fini, plus longtemps vous survivrez. »
« B… Bien ma Reine ! »

Il s'en retourna à ses affaires alors que Zehonia poussa un soupir désespéré. Weiss grommelait contre lui-même. « Mère a raison… Le mal et la souffrance s'emparent de moi… Ma Frustration est trop intense… Alors qu'en fait je devrais plutôt donner sans attendre quelque Retour… Il faut que je concentre mes pouvoirs sur les destinées des six membres du corps expéditionnaire… Je ne dois pas penser à mon propre petit destin… »

La Nation du Métal avançait toujours alors que Zehonia, qui semblait pourtant se diriger droit vers une situation tendue et ingérable, était presque en train de danser de joie.

***-***

« Là !! »

Les Gardevoir encerclaient Delhydra, Clepsydre et Yadovitch. La Reine se posa des questions.

« Ma foi… Un comité d'accueil ? »
« Voilà qui est étrange… » marmonna Yadovitch.
« Il n'y a pas à se poser de questions, c'est une attaque caractérisée ! »
« Bien sûr. Je m'attendais plus à une attaque de la Nation du Métal, voyez-vous, au vu de ce que nous avons précédemment examiné… » marmonna Yadovitch.
« Ce sont des Gardevoir sauvages qui ont décidé de s'en prendre à moi, voilà tout ! » soupira Delhydra.

Clepsydre leva les bras et soulève une vague qui emporte les ennemis.

« GICLEDO EXPERT ! »

La femme Wailord engloutit les ennemis. Yadovitch agita sa canne.

« Méandres ! »

L'attaque créa un siphon psychique qui bloqua les pouvoirs des Gardevoir. L'Ancien repoussa mollement les adversaires. Delhydra soupira.

« C'est ridicule… Pourquoi une telle attaque ? »
« Ah ça je l'ignore… » soupira Clepsydre.
« A tous les coups c'est pour instaurer un climat de méfiance… » grommela Delhydra.

Yadovitch ricana.

« C'est une simple attaque de Pokémon sauvages, ne vous laissez pas abuser, si les Elémentaires Psy avaient quelque véhémence à notre égard ils en auraient donné la nouvelle. »
« … Il existe une Nation des Psy ?! » demanda la souveraine.

Clepsydre toussota. Yadovitch, compréhensif, secoua la tête sans jugement.

« Non, ma Reine, les Elémentaires Psy sont un peuple nomade au même titre que les Electriques ou les Ténèbres… »
« Ah oui c'est vrai ! »
« Vous n'écoutez vraiment rien aux réunions diplomatiques, hm ? »
« CA VA HEIN ! TRAITEZ-MOI D'IDIOTE AUSSI ! »
« Je n'oserais pas… » marmonna Yadovitch.

***-***

« Es-tu bien sûre d'être prête ? »

Lacroix regarda la porte menant au monde extérieur. Elle soupira.

« Vous avez tellement fait pour moi… »

Elle regarda les vrais humains qui resteraient éternellement sous la surface. Résignée, elle baissa la tête.

« Ce n'est pas juste… =_= »
« Ca n'est pas à toi d'en décider, et de toute manière nous sommes heureux comme nous sommes, tu le sais. »

Lacroix hocha la tête.

« Tu te présenteras à la Reine de la Nation du Bois, Chelarra. Tu lui diras que tu es Lacroix. Elle saura que faire de toi. »

Lacroix acquiesça.

« Encore merci, j'ai beaucoup appris pendant ces six mois… é_è Vous allez me manquer ! T_T »
« Ne pleure pas voyons. Pense à nous quand tu lutteras. »
« Vous me regarderez o_o ?! »
« Possible. »

Lacroix sourit tristement.

« Vous ne pourrez pas, hein ? T^T »

Les humains se regardèrent. Lacroix acquiesça et s'accroupit vers le sol pour remercier ses bienfaiteurs.

« Merci infiniment ! -_- Merci pour tout ce que vous avez fait !! »
« Allons, allons. »
« Mais j'le pennnnse vraiment !!! é_è »

***-***

« Hmmm… Plus vite, bande de mollasses ! »

Les accompagnateurs de la Nation de la terre étaient terrifiés par leur roi qui agitait sa massue tout en se gavant de cervoise tiède.

« Elle est dégueulasse cette bibine. Je devrais sacrifier des femmes pour un tel outrage à mon gosier… »
« C'est pourtant la meilleure bidoche du village. Quant aux femmes, on s'assurera qu'elles soient brûlées sur une place à notre retour. », signifia Breakker.

Tubby le Caratroc leva les yeux au ciel, atterré par ce qu'il entendait.

« Quoi ? »
« Tu t'écoutes parler au moins ? »
« Ca va, au pire on les réduira en esclavage. »
« On ne résout pas les problèmes en atténuant les idioties. On les résout par le dialogue ! »
« Ah ouais ? Bah parle à la bière pour qu'elle soit plus fraîche ! » ricana le Tyranocif.

Tubby soupira alors que Breakker éclatait de rire. Le Caratroc remarqua tout autour d'eux un troupeau de Pokémon.

« Votre Majesté ! Des Pokémon nous attaquent !! »
« PARDON ? QUI ? » grogna le souverain.

Des Colossinge. Les créatures portaient des peaux de bête sur leur dos et semblaient sauvages. Bonhaggar soupira.

« Eh bien, reste en arrière, minable. Breakker ! »
« Oui, votre majesté ! »

Le guerrier Tyranocif fonça vers les Colossinge et en tua deux avec un simple coup de griffe.

« Ha ! Vois quelles forces renferme la nation de la Terre ! Nous sommes les guerriers les plus compétents de ce monde ! Ne nous sous-estime pas ! »

Ce faisant, une horde de Colossinge se jeta sur lui et le lyncha littéralement. Bonhaggar regarda ce spectacle, l'air surpris. Tubby nullement.

« Cet abruti s'est lancé seul dans une bataille contre des milliers d'adversaires… »
« Si tu fais le malin, tu n'as qu'à y aller ! » ricana Bonhaggar.
« Je ne pourrais pas les battre. Et ils ne pourront pas me détruire non plus. Je propose que vous vous en occupiez, maître. »

Bonhaggar s'étonna.

« Tu insinues que je devrais me salir les mains ? Immonde petite fiente ! »
« C'est ça ou il y aura plus de blessés. Utilisez donc votre force à autre chose qu'à brailler ou menacer vos serviteurs. »

Bonhaggar regarda le Caratroc qui parlait avec un ton résolu et neutre.

« Misérable !! UAAAAAARH ! »

Bonhaggar frappa l'assemblée de Colossinge et les largua tous d'un coup d'os. Le souverain géant dominait tous ces minables et ne se priva pas de les frapper de la sorte.

« Voilà ce qu'il en coûte d'oser me faire face ! »
« En attendant, Breakker est mort. Vous n'avez plus qu'un seul garde du corps : Moi ! Et je ne suis pas un combattant. »
« Tu es en effet inutile et tu brailles beaucoup. J'ai prévu de te faire sacrifier à notre retour. »
« Vous savez il n'est pas toujours nécessaire de faire des sacrifices inutiles. »

Bonhaggar regarda son garde du corps qui avança.

« Continuons, nous avons encore du chemin à faire avant d'arriver au stade… »
« Toi… »

Bonhaggar leva sa masse pour frapper Tubby.

« Vous savez que ça ne servira à rien. »

L'Ossatueur géant, seigneur des élémentaires de terre, grommela et continua son chemin, marchant allègrement sur les quelques corps de Colossinge qui trainaient.

***-***

La Nation du Bois arriva la première au stade qui commençait à se remplir de spectateurs et qui était entouré de guerriers. Les reines se tournèrent vers ceux qui étaient venus avec eux. Chelarra parla.

« Je veux que viennent dès à présent à mes côtés… Geroro de la Nation du Bois ! »

Geroro s'étonna et haussa un sourcil surpris, tout comme son rival Gamachô.

« Evelia de la nation du Bois. »

Elle regarda Roseon qui hocha la tête.

« Vous devriez obéir, Lady. C'est un ordre de la Reine. »
« Ainsi que Flimini de la Nation du Bois. »
« Qu… QUOI ?! »

Flimini regarda sa supérieure Cheniselle qui semblait outragée.

« Votre majesté, j'espère que vous ne le retiendrez pas trop longtemps ! Il est réquisitionné au service ! »
« Je n'ai que faire de vos petites affaires de vermines. »

Flimini écarquilla les yeux. La Cheniselle rougit comme une pivoine.

« Le soldat Flimini est demandé par la Reine. Oserais-tu discuter cet ordre, insignifiante Cheniselle ? »

Flimini n'avait jamais été aussi heureux d'assister à un débordement d'autorité monarchique. Il voleta tranquillement jusqu'à ses amis et tapota l'épaule de Geroro qui lui sourit.

« Nous allons nous isoler un moment, je dois vous parler en compagnie d'Okokobe et du membre de la garde Roseon. Que les équipes se préparent et que les spectateurs trouvent leurs places. »

Les autres ressortissants entrèrent dans le stade alors que nos trois héros, Roseon et les Reines restaient à l'extérieur.

« Roseon, qu'est-ce que cela signifie ? »
« Les Ways des Queens sont impénétrables, Lady Evelia… »
« Content de te revoir, vieux frère ! »
« Et moi donc ! Je me demande pourquoi… » songea Flimini.

Evelia les regarda, furieuse. Geroro et Flimini sourirent.

« On est contents de te revoir aussi, Evelia ! »
« Oui ! C'est super ! » geignit Flimini.
« Mouais. Vous forcez pas trop, hein ! » grommela la commandante.

Sa Majesté le Roi Vivitelios arriva avec Chowg et Vanillaminou.

« Salut Chelarra ! Salut Okokobe ! »
« Je ne supporte pas les manières de cet homme… » soupira Chelarra.
« Et moi donc, Oh ! » geignit Okokobe.
« Alors, les filles, prêtes pour ce tournoi ? Ca s'annonce excitant, mes poulains sont d'ores et déjà préparés ! Comme prévu, voici les deux personnes que vous m'avez demandé de vous amener. »

Chowg et Vanillaminou saluèrent leurs camarades qui se précipitèrent à leur rencontre.

« Ca alors, Chowg, tu as changé ! Tu as l'air… mûr ! » s'étonna Evelia.
« Toi tu as l'air… encore moins relax qu'avant ! »
« JE T'EN POSE DES QUESTIONS ?! »

Vanillaminou soupira.

« Que ça ne va pas comme ça être toujours j'espère, Minou… »
« Ca fait plaisir de te revoir, Vanillaminou ! Tu as l'air différent toi aussi ! » admit Geroro.
« Minou suppose que différents tous nous sommes maintenant, minou… »
« C'est vrai. Même Chowg et Evelia se disputent pour d'autres raisons… » marmonna Flimini.

Chelarra, Okokobe, Vivitelios et Roseon observaient ces retrouvailles avec un œil à la fois intrigué et circonspect.

« C'est de cela dont me parlait Lady Evelia… » songea Roseon. « Cette affection si spéciale pour ses compagnons… »
« La nouvelle génération nous réserve bien des surprises, hm ? » sourit Vivitelios.
« Je ne fais qu'obéir à mon instinct et à tes conseils, Vivitelios. J'espère que cela ne nous mènera pas droit dans le mur. »
« Je ne pense pas, Reine Chelarra. »

Les cinq comparses étaient enfin réunis Ils tentèrent de dissimuler leur joie qui pourrait être mal prise. Ils étaient content de se revoir après six mois. Ils n'avaient pas tant changé que cela. Evelia semblait plus adulte, Geroro plus musclé, Flimini était resté pour ainsi dire le même, Chowg avait un regard plus sérieux. Les cheveux de Vanillaminou paraissaient plus longs et il tremblotait avec une régularité moins effrayante qu'avant. Ils avaient également conscience qu'il manquait quelqu'un, et cela les empêchait de laisser exploser complètement leur joie. La Reine acquiesça.

« Je n'arrive pas trop tard… »

Une personne drapée de noir se présenta à l'assemblée. Chelarra, Okokobe, Roseon et Vivitelios se mirent en garde.

« … euh… »

Evelia, Vanillaminou, Geroro, Flimini et Chowg observaient l'étrange personne qui se tenait face à eux. Elle retira sa capuche et s'avéra être Lacroix, tout sourire.

« Reine Chelarra, je suis la dénommée Lacroix ! »
« I… Impossible… » s'étonna Geroro.
« Minou Zombie, Minou !! »
« Vraiment ? Lacroix ?! » s'exclama Chowg.
« Lacroix ?! » souffla Flimini.
« LACROIIIIIX ! »

Etonamment c'est Evelia qui s'avéra être la plus émotionnelle. Elle sauta au cou de son ancienne camarade.

« Désolée de vous avoir fait peur ! J'ai été recueillie par des gens très sympathiques et me revoilà à la demande de vos Reines ! ^^ »
« J'ai eu tellement peur ! On t'a crue morte ! »

Les autres arrivèrent à ses côtés. Lacroix les regarda.

« Ouah ! Vous avez tous bien changé ! »
« Heureux de te revoir, Lacroix ! » sourit Geroro.
« Tu as dû tellement souffrir… » geignit Flimini.
« =_= Tu es bête ! Je suis là, maintenant, inutile de t'apitoyer ! C'est moi qui suis désolée de vous avoir causé du souci. »
« Minou Morte-vivante Lacroix est ? Minou ? »
« N'IMPORTE QUOI VANILLAMINOU NE SOIS PAS STUPIDE ! >o< »
« Ah oui elle est bien là ! » admit Chowg en se bouchant les oreilles.
« Puis-je… »

Tous se tournèrent vers la Reine Chelarra. La grande femme Torterra était debout, gigantesque face aux six petits Pokémon.

« A partir de maintenant, vous êtes la huitième équipe que présente la Nation du Bois. Vous serez appelée Equipe Mixte. C'est une grande première pour ce tournoi. Il apparaît qu'en théorie, aucune équipe ne peut participer si elle mélange les équipes de plusieurs peuples ou Nation. Nous avons réussi, grâce à des pressions et à l'aide du Seigneur Vivitelios, à vous intégrer en tant qu'équipe pour ce tournoi dans lequel vous allez combattre. Cependant, nous tenons à vous rappeler que votre mission en tant que Corps Expéditionnaire n'est pas achevée. Vous devez toujours découvrir ce qui se trame. Du haut de nos trônes, nous ne pourrons pas être actifs, mais vous, au cœur de l'action, vous pourrez découvrir ce qui se trame avec la Reine Zehonia. Quelque chose nous dit qu'à son propos nous ne sommes pas au bout de nos surprises. Cette année la Nation du Métal ne présente d'ailleurs que deux équipes. En vous intégrant à ce tournoi, vous pourrez achever ce que vous avez commencé. »

Ils se regardèrent, à la fois contents d'être enfin ensemble et quelque peu embarrassés.

«  Il y a un problème ? » s'étonna Chelarra.
« Oui… » marmonna Evelia.
« C'est à toi de le dire, Evelia ! » assura Geroro.
« Oui c'est toi la porte-parole ! » avança Flimini.
« C'est pas qu'on ait peur… » marmonna Chowg.
« Minou Minou… »
« Vas-y dis-le, ne te laisse pas faire ô_ô !! »

Evelia s'avança, regarda ses amis et regarda ses Reines.

« Nous… souhaiterions juste que l'équipe soit appelée autrement. Plutôt que l'équipe Mixte, nous aimerions qu'elle s'appelle… L'Equipe Amicale ! »

Chelarra et Okokobe s'étonnèrent.

« Am… »
« Quel idée étrange, oh… » souffla la Reine Noadkoko.
« Je suppose qu'on va devoir les laisser faire comme ils le souhaitent. Nous avons des choses à régler, mesdames, nous devrions vaquer. Quant à vous, n'oubliez pas de vous inscrire. Voici votre mandat ! »

Vivitelios tendit un passe que Chowg prit en souriant.

« Nous comptons sur vous ! » sourit Vivitelios.

Chowg avait un grand sourire plein d'espoir.

« Ah, maître Vivitelios, nous ferons de notre mieux ! »
« J'y compte bien. »

Il repartit avec les reines. Lacroix sourit.

« Eh bien on dirait que c'est reparti pour un tour… noi ! ^^ »
« C'est pour cela que j'ai été entrainée pendant tous ces mois ! Il semble évident que je serais l'élément fondamental de notre avancée dans le tournoi… » marmonna Evelia.
« Non mais écoutez qui se jette des fleurs… » soupira Chowg.

Plus loin, la Nation du Métal faisait son entrée par une autre porte. Weiss, le jeune Togepi, observa de loin le petit groupe. Un sourire satisfait illumina son visage.