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Haha, un billet payant ? Vous y avez cru ?

Scorpions - Catch Your Train


Mesdames et messieurs les voyageurs, le train n°408905 est sur le départ. Ne faites pas attention à une possible fermeture des portes, mieux vaut laisser entrer l'air et les gens, pas vrai ? Ne vous embêtez pas non plus à attacher une ceinture, et préférez déambuler dans notre rame en marche.

Celle-ci est composée notamment d'un wagon-atelier, d'une bibliothèque et de multiples voitures-salons de thé où se tiennent des discussions sur des sujets et d'autres, où toute intervention sera évidemment la bienvenue. Un local technique de ce côté pourra vous être utile (mais surtout au personnel, en fait), comme ce jukebox psychédélique, branché sur tous les wagons. On colporte également un compartiment littéraire, mais celui-ci en relatif abandon (le ménage n'est pas fait), on lui préfèrera les bouts d'écrits ça et là dans le train lui-même. Ça ressemble souvent à des taches de couleur.

Prenez garde à conserver votre sourire, vous pouvez être contrôlés à tout moment.

En plus de la conductrice, tout une équipe contribue au voyage et à la progression du train. Vocalume alimente et contrôle la bonne humeur dans notre véhicule, pourvue d'une casquette fort séduisante et d'une gentillesse à toute épreuve ; Flageolaid, important collègue de notre conductrice, soleil des environs, saura à l'occasion mettre l'animation ou tenir, de temps en temps, le wagon-restaurant ; Gestalt, co-pilote à la retraite, reste une inépuisable source de carburant.
Du reste, nous serons reconnaissants à de nombreux auteurs, dessinateurs, blogueurs et blagueurs, de contribuer activement à l'humeur générale !


En cas de problème, de pas de problème, d'envie de discuter autour d'un thé et de gâteaux, notre cheffe de bord reste continuellement à disposition, toujours ravie de faire de nouvelles rencontres ou d'échanger quelques réflexions sur la météo locale. Son interphone se trouve ici, sinon, vous la reconnaîtrez si vous vous baladez un peu. Ici ou ailleurs, puisqu'elle quitte fréquemment le train pour aller prendre l'air ou rendre visite à des collègues.

Notre véhicule pourra ralentir comme accélérer, selon les moments et le temps extérieur, mais pas d'inquiétude, il avancera toujours !


Bien, attention au départ. Notre vitesse de croisière sera approximativement de 3,7 km/h, histoire de rester abordables aux piétons de passage — et vous laisser regarder les pingouins par la vitre. Ah, nous rappelons aux personnes accompagnant les voyageurs qu'elles peuvent absolument rester à bord !

Nous vous souhaitons un agréable voyage !


Si vous trouvez un contenu choquant cliquez ici :


Le Monstre
C'est bon, il est parti. Je peux enfin sortir du silence. Il est temps de vous dévoiler la cruelle vérité en ce qui concerne un désormais ancien membre du site. C'est une personne que vous connaissez tous, que ce soit sur l'espace fics, celui des blogs, voire même du côté des galeries. Vous le connaissez, et vous l'appréciez.

À tort.

Flageolaid est une personne abominable.


Ceci annonce clairement la couleur. Il disparaît sur les photos.
Seul le naïf n'y reconnaîtra pas un signe de profonde malfaisance, signe de la tromperie qu'il exerce sur ses semblables.

Déjà "Flageolaid", hein. Figurez-vous que son pseudonyme a pour seule ambition de sortir de l'ordinaire : le monstre veut, dès son inscription, être remarqué. Pire encore, il trouve charismatique cette déformation amusante d'un mot ordinaire. Et avouez donc, lequel de vous n'a jamais souri devant ce pseudonyme ? On a tous souri, en l'assimilant à cette sorte de petits haricots, mais cette image naïve ne cachait qu'un homme ricanant des apparences trompeuses, et de nous tous, crédules tombant dans le panneau. Il préparait alors la suite de sa "carrière" sur Pokébip.

Ses premiers commentaires sur le site, que certains ont su trouver un peu secs, laissaient transparaître son véritable caractère. Habile, il a pourtant réussi peu à peu à les adoucir de façon à se faire mieux apprécier de la communauté. Il a bien réussi son coup, parvenant au fil du temps à tisser des liens avec certains membres, qui en ont durement fait les frais.

Plusieurs choses se passaient en parallèle. D'abord, il a publié des fanfics. Évidemment, ces publications étaient soigneusement calculées : les premières, de niveau volontairement moyen, ont su servir de faire-valoir à ses écrits suivants pour qu'un lecteur régulier puisse noter une évolution dans son travail. Malgré une apparente modestie, un recul sur ses textes et des réponses polies à ses lecteurs, son potentiel mégalomane était bien présent, et s'est révélé il y a peu de temps sur le serveur public des auteurs du site :


Qui douterait encore après ça ?

Pourtant, c'est loin d'être tout. Je passerai rapidement sur les nombreux stratagèmes qu'il a pu employer pour se faire aimer des membres du site. Il a lancé des projets collectifs avec succès. Il a publié des recettes de cuisine sur son blog. Sur ce même blog, il nous a nargués, avec de nombreux articles qu'il prétendait écrits "au second degré" : évidemment, il n'y a exprimé que ses profondes convictions, insultant envers les auteurs de fics ainsi que le Comité de Lecture. Son article de "conseils aux auteurs de fics", notamment, illustre bien sa mentalité répugnante, et il n'y a pas à douter que lui-même suit ses propres conseils, cet article soi-disant "pour rire" servant alors à le dédouaner auprès de ses lecteurs. Je citerai les passages les plus explicites :

"liez-vous avec les membres qui commentent beaucoup les fics qu'ils lisent en espérant voir grossir votre lectorat"
"Rapprochez-vous également d'un membre du Comité pour accélérer la validation de vos futurs écrits"


L'exemple le plus flagrant de cette volonté de popularité reste ses commentaires sur de nombreuses fanfics. Nous l'avons tous vu sauter sur les nouveaux auteurs, à peine arrivés, et déjà enfermés dans ses griffes. En incluant ses suivis de fics régulières, avec des commentaires toujours ponctuels, Il s'assurait un large lectorat. Celui qu'on a fini par surnommer le "Soleil de la section" n'agissait en réalité qu'en suivant ses propres intérêts.

Malgré cette façade engageante, pourtant, il ne parlait pas à grand-monde. Son absence sur Discord a su lui éviter de devenir trop proche des membres, où il aurait alors risqué d'être démasqué. Auprès de tous, il restait donc charismatique et mystérieux, impression renforcée par son absence d'avatar il y a encore quelques mois. Pour ceux qui le connaissaient, la situation était toute autre.

Parlons d'abord de ses simples connaissances, soit les personnes dont il suivait les fics, majoritairement. On peut évoquer Lief97 et Kazumari. Harcelés sans cesse, ils ont dû quitter le site quelque temps afin de se reconstruire psychologiquement. Rodstar a cessé de poster. Keeibuy, ébranlé, peine à maintenir son rythme de parution. Ne parlons même pas d'Eliii, tout bonnement disparu suite à ses interventions, et j'en oublie tant. Que leur faisait-il réellement ? Qui peut savoir ce qu'il pouvait leur envoyer, probablement par MP, pour déclencher de telles réactions ?

Moi, je le sais.

Le nom de "Flammes contraires" ne vous est, pour la plupart, pas étranger. Cette fic est la plus représentative de ma production à mon arrivée sur le site. Une production de débutante, évidemment pleine de défauts. J'ai très vite clamé qu'ayant évolué depuis ce temps, je ne voulais plus entendre parler de cette fic-là. Ça ne l'a pas empêché d'écrire plusieurs commentaires pour la rabaisser, soulignant des défauts dont j'avais déjà conscience, dans le but de me faire perdre confiance en moi-même. Parallèlement, il continuait à dire (et continue toujours) qu'il aimait cette fic, cette fic que je détestais, pour chambouler mes perceptions de mon travail. Je suppose qu'il s'est passé la même chose avec les O-S d'Eliii, que l'auteur n'appréciait pas, encensés par Flageolaid. Et ces manipulations allaient plus loin que de simples commentaires publics. Il me harcelait par MP. Une fois, il a réécrit le prologue de Flammes contraires, façon subtile de me dire qu'il était bien plus doué que moi. Et je vous passe ses piques incessantes sur le sujet.

Je dois donc parler de ma propre expérience pour faire ressortir la vérité. Je ne dirai pas tout. Certaines choses sont trop terribles pour être mentionnées.

Il m'a souvent insultée en faisant passer cela pour de la taquinerie. Pire, je me souviens très bien de cette fois où il a tenté de me réduire à l'état de simple créature de jeu vidéo, encore un procédé visant à me rabaisser.


Pour peu de communiquer souvent avec lui, il était franc sur ses véritables pensées envers les membres de Pokébip. Il en a insulté ouvertement.


Car oui, il n'a pas hésité à prendre mon numéro de téléphone pour me harceler même durant ces pauses de réseau, mes vacances, où je mets tout en œuvre pour m'éloigner de lui. Par téléphone, par MP, par mail, tout le temps. Il ne se passe pas un jour sans que j'aie l'horreur de découvrir l'un de ses messages sur l'un de ces supports. En public, il se montre conciliant, commentant régulièrement mes textes en des termes élogieux. Parfois, il m'appelle, le soir. En m'empêchant de faire mes devoirs comme il se doit (je passerai sous silence ses multiples tentatives pour me détourner de mon travail scolaire ou me faire arriver en retard en cours, avec des MPs aux pires moments), mais surtout, de façon à faire peser davantage ses humiliations.

Il est parti, à présent. Je ne saurais exprimer avec justesse l'ampleur de mon soulagement. Cela va prendre du temps, mais je vais enfin pouvoir essayer de dépasser tout cela, retrouver une vie normale sans sa présence néfaste autour de moi. Prenez garde à lui s'il revient, que mon sacrifice n'ait pas été vain.



J'espère que vous vous en serez doutés, tout est évidemment à prendre au second degré (celui que l'intéressé affectionne). J'adore Flageolaid et j'adore son travail, et j'ai presque eu du mal à finir cet article — parce que je déteste ceux du genre, mais en fait oui, c'est drôle de le faire soi-même. Lisez sa dernière fic, lisez même toutes les autres et dites-lui qu'il est génial.

Bonne soirée !
Article ajouté le Dimanche 03 Février 2019 à 20h25 |
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[Texte] Boîte
Bonsoir !

Quand le dernier article à l'accueil des blogs date de dix jours, c'est intéressant de ressortir un texte inachevé de ses dossiers pour le bâc- finir et le poster. Ça parle de deux personnages qui habitent la Rue de la Quarantaine décrite plus tôt dans le blog, que j'avais dû déjà introduire il y a plus ou moins longtemps, mais comme je ne sais plus en quels termes, je ne donne pas plus d'informations (logique évidemment). Ce texte date donc d'il y a un mois à peine, ses phrases sont trop longues, et il saura rappeler quelque chose à mes visiteurs aguerris. Je crois que c'est un bon résumé.

S'il y a des gens qui lisent, bonne lecture !



Quatorze heures dix.

La pièce est évidemment plongée dans l’ombre.

« Élise. »

Une ombre chaude et enveloppante s’efface devant deux sources lumineuses : une fente dans le volet déverse timidement son propre éclat doré, tandis qu’une bougie souligne, sur un bureau, les contours de petites étagères. L’obscurité flotte dans l’air confiné en compagnie d’un quasi-silence et d’une indélogeable odeur de caféine. La déambulation de ces trois visiteurs est limitée par cinq murs rapprochés et quelques meubles, notamment un lit, un bureau croulant de rangements en désordre, un énorme oiseau bête en peluche et une commode de bois peint. On n’en distingue pas grand-chose. Il fait bon, d’un air qui suggère que la fenêtre a été ouverte plus tôt dans la journée.

« Élise, j’ai une idée. »

Au-dessus de la bougie et d’une main suspendue fermée sur un stylo, le visage de Lucia s’est tourné vers l’arrière. Sous cette faible lueur, ses traits pointus se découpent plus doucement, ses yeux noirs déjà grands lui mangent toute la figure, brillants, tout au fond, du reflet de la flamme. Allongée sur le matelas, l’interpellée papillonne sans bouger plus que les paupières, s’accoutume aux ombres puis se redresse :

« Vas-y ?
— Alors oui en fait (la chaise de la jeune femme passe sur deux, puis un seul pied, puis entame une rotation maîtrisée sur elle-même alors que les doigts de sa propriétaire se cramponnent au bord du bureau). Comme d’habitude, je ne sais pas trop si ça marcherait. Je pensais à une boîte, en carton ou peut-être en bois, tiens, avec une fente, comme une boîte aux lettres, mais des lettres qui seraient adressées à personne par tout le monde. Attends, je m’explique. En fait, les gens mettraient là-dedans des anecdotes sur eux. Enfin, des trucs. Par exemple si quelqu’un a tendance à faire craquer ses doigts très souvent alors que ça agace ses connaissances, il l’écrit et il le met. Si quelqu’un aime observer les gens. Si quelqu’un, je sais pas, si quelqu’un aime la sauce tomate. Ou les chiens. Enfin pour dire que ça pourrait être n’importe quoi. Des trucs sur eux en fait, oui. »

Elle s’arrête pour faire tourner son stylo sur la table en y portant son regard. Élise écoute attentivement tout en faisant de son mieux pour s’adosser au mur.

« Et on récolte nous-même les messages, ou ?
— Ou on laisse les gens en laisser et en prendre, je ne sais pas trop. Dans le premier cas, il faudrait un système de cadenas peut-être, ou juste une fente si on fait confiance aux passants pour ne pas se barrer avec la boîte ou piquer des papiers. Il faudra aussi trouve une boîte d’ailleurs. Dans le second cas, ce serait plutôt un bac sans couvercle. Ou un fil avec des pinces à linge. Ou. Je ne sais pas. »

Elle se tait. Élise se redresse entièrement.

« OK. Oui. Complètement. »

Son expression est devinable à son seul ton : des yeux un peu écarquillés, les sourcils hauts et l’ensemble agité d’un léger hochement de tête convulsif.

Cela signifie qu’elle est particulièrement enthousiaste parce qu’elle trouve l’idée particulièrement bizarre, brillante et stupide. Elle se lève donc et quitte la pièce :

« Je vais voir ce qu’on a comme boîtes !
— Y’en a dans le jardin et le placard du milieu du couloir ! » répond Lucia plus fort en entendant déjà les pas rapides de sa comparse dans l’escalier de bois.

Restée seule dans le noir dilué par l’ouverture de la porte, elle reste un instant pensive, puis repose la pointe de son stylo sur un bloc de post-its bleus sauvagement effeuillé en permanence. Ce n’est que la seconde idée de la semaine.
Article ajouté le Vendredi 01 Février 2019 à 20h55 |
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[Texte] Rue de la Quarantaine
Je me suis brutalement souvenue de ce petit truc, écrit avec quelques autres durant mes terribles vacances. Je réfléchissais à ce moment à un projet dont je n'ai plus parlé depuis longtemps, pour l'excellente raison que je l'avais complètement oublié : le nom de code en était "Chaussette", et j'ai réalisé il y a peu que les bases que j'en avais pouvaient et s'inscrire dans le début d'univers que je construis, et représenter une histoire qu'il me plairait d'écrire. Je garde ça dans un coin de ma tête en espérant glisser de temps en temps un texte dans le dossier éponyme.

Beaucoup disent aimer mes descriptions, et ce sont effectivement des passages que j'adore écrire et dont je suis assez contente en général. Cependant, ces derniers temps, j'ai souvent l'impression qu'elles sont trop complètes pour être agréables, trop précises pour laisser au lecteur la liberté de s'imaginer librement les choses, trop cadrées pour, finalement, aider à une représentation instinctive d'un lieu donné. J'espère que celle-ci n'est pas trop dans ce cas, mais je vais essayer de travailler ça.
Je trouve aussi cette description-là un peu monocorde au niveau du rythme...



Plus qu’une rue, c’est un escalier coincé entre deux murs en pente.

Du bas, cette rue débouche sur une artère plus grande en un passage assez sombre à première vue, un passage dont on ne voit que des marches grises escarpées et parsemées de plaques d’égout pour peu de ne pas lever la tête. On le remarque à peine.

Du haut, on soupçonne déjà mieux la couronne de lilas qui s’affaisse sur la venelle, le soleil qui y filtre pour glisser sur le sol en taches orangées, et la lumière que ça dégage. En plus de cela, les marches qui descendent engagent davantage le passant à s’y risquer.

Lilas ou non, de toute façon, une petite rue dans la montée, ça s’emprunte bien mieux en descente. Cela tombe bien : surplomber cette rue dès l’entrée laisse le loisir de l’apprécier.

Elle se sépare en deux moitiés : à droite, les marches occupent la plus grande part de largeur. En béton gris usé, elles ploient un peu en leur milieu, et sont proportionnées de manière à faire pester l’arpenteur (un peu trop longues, pas assez hautes), mais sans doute pour l’esthétique.

À côté, à gauche, s’étend une large bande plate un peu en contrebas, une gouttière marbrée de rayures régulières, transformée en torrent par temps de fortes pluies. Sèche pour le plus souvent, elle est trop abrupte pour être pratiquée — à moins d’enfants aventureux — et collectionne ainsi les paquets de feuilles mortes, ou de bonbons, ou de ficelles de provenances mystérieuses. Au-dessus, quelques passerelles au mieux de béton fissuré, au pire de planches bancales, relient les escaliers à des portes déglinguées sur le mur opposé.

Le mur de gauche change souvent de couleur et de revêtement, tantôt brun, tantôt crème ou blanc cassé, voire seulement en mauvais état. Les portes semblent donner sur des jardins pour la plupart, ce qui ouvre le ciel du passage, bouché malgré tout par quelques immeubles hauts en contre-plongée — qui, pourtant, ne dépassent pas les trois étages.

Le mur de droite ne s’arrête que plus loin vers le ciel, uniformément gris, et sans porte : il semble protéger une grande propriété, se dira le premier venu, mais les grandes propriétés sont rares dans ce coin de la ville. Le mystère plane donc… comme les effluves de feuilles qui émanent de derrière ce mur.

Cet ensemble est passablement sale. La présence de végétaux au-dessus d’une grande longueur de rue y est pour quelque chose : les feuilles et brindilles s’amoncellent dans tous les coins pour pourrir tranquillement, du lierre, en sale état, lézarde tous les murs. Ce n’est qu’une contribution aux saletés habituelles d’un coin de rue un peu sombre, dans une ville pas spécialement propre. Mouchoirs, sacs plastiques et trucs pas très identifiables se battent en duel dans les recoins avec leurs camarades d’infortune biodégradables.

Au bas d’un mur néanmoins, quelqu’un a eu le goût, pour contrebalancer, de peindre une grande fleur colorée près d’une touffe d’herbe qui dépasse.

La voûte de verdure agrémente donc l’espace d’une fraîcheur et d’une odeur agréables, le lilas est joli même par ses seuls pétales tombés au sol, et parfois, les logements proches gratifient le passage de gammes de piano appliquées ou d’airs des années 70.

Ainsi, il est sympathique d’y passer à moins d’une crue de gouttière, et sympathique d’y vivre pour peu d’aimer les fleurs.
Article ajouté le Samedi 12 Janvier 2019 à 18h58 |
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[Texte] Note
L’hiver s’annonçait particulièrement rude cette année-là. Outre des récoltes moyennes, la cité de Village accueillait une importante population nomade, dont les quartiers, sur l’emplacement décidé par la Direction, étaient encore en pleins travaux. Aucun abri ne les isolerait, cette année, des rudes températures. D’une façon plus globale, l’humeur des habitants était toujours maussade, pour les raisons que l’on connaît.

Néanmoins, de leur demande, la Direction lança ce fameux projet d’architecture originale et lumineuse qui parle à tout Villageois aujourd’hui. Le mot d’ordre était Réconfort, et il en fut ainsi… On érigea d’abord un socle, une estrade carrée d’un mètre de hauteur, accessible par quelques marches, et dont la superficie empiétait largement sur le centre de la Place Decoret pour une quinzaine de pas de côté. Dans ce support tout de planches dorées et le sol en dessous, on perça quatre grands trous, aux quatre coins, pour y lever quatre piliers vers le ciel gris. Tout de noir revêtus, ils s’évasaient légèrement vers l’extérieur, et la structure ainsi formée culminait à quelques trente mètres. Une fois renforcée, celle-ci accueillit un chapiteau pyramidal reposant ses coins sur chacune des quatre poutres. Pour combler les espaces entre elles, on utilisa de larges plaques de roche transparente acheminée de la carrière proche, polies, et reposant sur des maillages de poutres transversales plus fines.

Au centre de cet édifice désormais isolé du vent, une nouvelle construction du même bois que le sol, à la forme d’un arbre atteignant presque le plafond, offrit l'asile, dit-on, cinq milliers de bougies au sein ses branches ; chacune protégée par un petit écrin de verre. Plusieurs personnes furent engagées à les entretenir, plusieurs heures par jour de pluie, plusieurs heures par nuit.

Des bancs furent ménagés à l’intérieur pour laisser les habitants, de temps en temps, profiter de la chaleur et de la lumière dégagées. De loin, l’objet était un phare doré, rappelant à chacun que la lumière existait même en ces temps sombres.

Cette œuvre terminée fin décembre de l’An Terne, on lui donna ce nom. Cette première lanterne se déclina ensuite en ces objets bien plus petits, transportables, que l’on a vu fleurir une époque avant l’évolution des lumières magnétiques.



Une idée qui me trottait dans la tête depuis septembre. Je l'ai adaptée à mes maigres débuts de worldbuilding qui traînent ces derniers temps, sans réfléchir plus que ça à la cohérence, ni à si je garderai cet élément bizarre dans mon... univers. Oulà non, n'allez pas croire que j'ai un univers. Non non.

Bonne soirée !

Article ajouté le Samedi 05 Janvier 2019 à 22h54 |
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Ze séconde rounde ize goingue tou starte
Bonsoir !

Je repensais cette semaine à un petit truc qui date un peu à présent : peut-être certains se souviennent-ils du document des "détails existentiels" ? Ce truc que j'avais posé ici pour qu'on vienne, sous couvert d'anonymat, y laisser quelques mots sur soi. À l'époque, je voulais m'en servir pour étoffer certains personnages voire en créer de nouveaux, et quelques témoignages m'y ont effectivement servi ; outre cela, je relis ce document de temps à autres, j'adore ce patchwork de pensées diverses !

Beaucoup avaient été rebutés par le procédé à l'époque, mais à lire certains passages, j'avais eu l'impression que d'autres s'y amusaient ou trouvaient l'"exercice" intéressant ; j'hésite donc à relancer le truc, toujours dans le cadre de mon épopée de la recherche d'inspiration. Du moins j'hésitais à créer un nouveau document et demander des approbations avant, mais je me suis finalement dit que je pouvais tout aussi bien remettre là le lien du premier g-doc, tout simplement. Si quelqu'un qui passe par là a envie de déposer un petit quelque chose, qu'il fasse !

Détails existentiels
Je rappelle l'idée : dire quelque chose sur soi, que ce soit une manie, un état d'esprit, une façon de courir, une pensée récurrente, que sais-je ! Grâce au système du g-doc, chacun est anonyme à moins de laisser un commentaire au lieu d'écrire directement sur le document. Je ne cherche pas à reconnaître les auteurs, à moins que leur identité saute aux yeux, évidemment (la dernière fois, la glace à la fraise de Kazumari et les smileys de Kloana étaient difficilement ignorables...)



Quelques nouvelles sinon ? Je pense que je pourrais difficilement aller mieux en ce moment : j'ai renoué avec plusieurs personnes qui me sont chères de façon plus ou moins inattendue, je me suis un peu remise au dessin avec le Secret Santa, je n'ai pas trop de devoirs, le Calendrier de l'Avent est toujours très cool, j'ai acheté de super CDs, et il ne fait pas trop moche ni froid pour le moment ! Malheureusement, les vacances risquent de ne pas aller dans le même sens, et si je n'aurai à supporter qu'une seule journée de fêtes de famille, j'en passe une dizaine d'autres coincée dans un petit appartement à l'étranger avec parents, frère et sœur que la perspective ravit. Ainsi, je suis loin d'être sûre d'avoir du wi-fi, et je précise pour les concernés que mon forfait téléphonique n'acceptera aucun message gratuitement si je ne me trouve pas en France (à partir du 25 si tout va bien) !

Donc on verra pour l'Internet, mais au cas où, je risque d'être absente une grosse partie de ces vacances, et pas vraiment joignable. Une excellente occasion pour faire mes devoirs et réviser le bac blanc de français, dira-t-on !



  • (Allez, cette fois, avec les encouragements des commentaires du dernier article...)


Joyeux Noël, fêtes, résolutions, cadeaux, repas de famille, sapin, papillottes, ornithorynques, parapluies, épingles, bouteilles d'huile, cocottes en papier, etc !
Article ajouté le Samedi 22 Décembre 2018 à 19h24 |
8 commentaires
Et la motivation amène la motivation
(Je ne parle certainement pas de la vague récente de questionnaires : c'est pas de la motivation, mais de l'inconscience collectivisée, d'autant lorsque ça se remplit après minuit...)

Bonsoir !

J'ai eu récemment une courte conversation avec un auteur fou qui est en train de défoncer positivement son rythme d'écriture à grands coups de clavier d'ordinateur (Lief97), chose intéressante à ne pas sous-estimer quand on est soi-même en perte de motivation et d'inspiration depuis bien trop longtemps. Par contre, lorsque je lui ai demandé pour rigoler le secret de sa productivité, plus personne, hein. Cela dit en y pensant un peu — et avec l'article du Journal d'octobre en tête — je me suis dit que l'auteur en question était pour commencer content de ce qu'il écrivait, content de ses histoires. En effet oui, c'est la base oui, donc c'est certainement le cas de la grande majorité (j'espère du moins) des auteurs qui poursuivent des fics ou tout autre projet (et pour les auteurs que je lis, généralement ça se voit !).

Mais à priori, et j'avoue que je n'y avais même pas forcément pensé, ça doit être ce qui me manque, d'avoir quelque chose qui me botte vraiment sur lequel travailler longtemps en gardant inspiration et motivation — ou simplement, quelque chose sur lequel je pourrais passer un agréable moment à écrire. Là, je sais que j'adore la description, par exemple, et que j'aimerais travailler sur des interactions entre personnages, mais pas facile de construire un scénario intéressant avec ça. Bon enfin bref, j'y réfléchis.

Tout ça pour dire que j'avais une question simple ; je trouve toujours ça sympa d'échanger des points de vue avec d'autres auteurs. Voici donc : qu'est-ce que vous aimez écrire ? Que ce soit un genre de scène, d'histoire, un certain type de personnage, un format particulier, un exercice de style, quelque chose d'autre ? Ou sinon, qu'est-ce qui vous motive à écrire dans le fond et la forme même d'une histoire (l'action, les dialogues, un thème abordé, un style spécifique) ?

Je finis sur la motivation avec un petit mot quant à mes derniers écrits : si je ne trouve pas forcément le résultat transcendant, j'ai beaucoup aimé écrire les deux O-S publiés dans le Calendrier de l'Avent des fics, toute contrainte de temps mise à part. Et même, là où j'ai suivi le truc de très loin l'année dernière, y être complètement plongée cette année est une expérience vachement cool qui a pas mal contribué à mon regain d'énergie sur l'écriture voire la lecture, que ce soit pour rédiger, pour commenter, pour rafraîchir la page toute la journée dans l'attente du récit du jour ou pour servir d'agent de communication occasionnel, je m'amuse énormément avec ce petit événement.

C'est déjà bien plus long que ce que j'imaginais, j'espère ne pas avoir rebuté tous les lecteurs :') Un peu de musique alors pour aérer la page ; je crois que je poste un peu toujours les mêmes trucs, mais je ne m'en lasse pas ! Après si vous voulez du ABBA... j'adore ABBA jpp




L'article et la mention de Lief se prêtent bien à cette phrase de conclusion toute faite qu'il aurait fallu placer un jour ou l'autre : Un truc bien pour faire pousser les graines d'auteur, c'est d'avoir du beau terreau.

Bonne soirée !
Article ajouté le Lundi 10 Décembre 2018 à 21h47 |
16 commentaires
Ouais
Oui encore.


01-Quelle heure est-il ?
16h50, la nuit tombe.

02- Nom :
Nom plus !

03- Prénom(s) :
Lola (vous saviez qu'une quarantaine de chansons francophones incluent "Lola" dans leur titre ?)

04- Surnoms :
Oh non.

05- Sexe :
Féminin paraît-t-il.

06- Ville d'habitation :
Lyon, on a une mini-tour Eiffel !

07- Lieu et date de naissance :
Lyon aussi, 26 octobre 2006.

08- Taille :
1m61, on est dans le moyenne du site !

09- Poids :
Carottes.

10- Couleur d'yeux :
Bruns.

11- Couleur de cheveux :
Châtain.

12- Emploi actuel :
Rédactrice du Comité de Lecture de Pokébip héhé.

13- Avez-vous des frères et/ou sœurs ?
Un frère, une sœur et un chat.

14- De quoi ne pouvez-vous pas vous passer :
De révérences, de jeans évasés, de musique, d'au moins une journée de beau temps pour deux de pluie, et, il faut bien l'admettre, d'un ordinateur...

15- Ceux à qui vous tenez le plus sur Terre :
Ouh, il y a beaucoup de monde ! Mon agenda, mon téléphone à clapet...

16- Votre émission de TV favorite:
Émission de ?

17- Votre film favori:
Mon quoi ?

18- Votre série TV favorite:
?

19- Ce qu'il y a sur votre tapis de souris:
Raté, c'est un pad tactile. À côté, il y a un sticker de Blizzi à lunettes sur une balançoire.

20- Ce que vous avez en fond d'écran :
Une extraordinaire capture d'écran de Chess, comédie musicale des années 80. Je n'en vois pas un seizième sous les fenêtres ouvertes et les post-its.

21- Le livre que vous lisez actuellement :
Dictionnaire amoureux du rock, d'Antoine de Caunes. Fort intéressant, bien que trop souvent lu un peu du coin de l'œil et de l'esprit tant il se fait tard.

22- Votre livre préféré :
Je crois que c'est Le Cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates, par Annie Barrows et Mary-Ann Shaffer. Il est doux et gentil et passionnant et-

23- Votre jeu préféré :
Hahahahahaha euh Pokémon !

24- Votre magazine favori :
Hein ?

25- Votre odeur favorite :
Un paysage après la pluie.

26- L'odeur que vous détestez :
La. Fumée. De. Cigarette.

27- Votre parfum :
Votre ?

28- Selon vous, le sentiment le plus nul qui soit :
TOUT SENTIMENT NÉGATIF APPUYÉ À L'ÉGARD DE SA PROPRE PERSONNE.

29- Selon vous, le sentiment le plus beau qui soit :
TOUT SENTIMENT POSI- la joie ? L'amitié ?

30- Selon vous, ce qui est le plus important dans la vie :
Tenir la porte ouverte à la personne qui arrive derrière vous. Euh. Se plaire en tant que personne ?

31- Ce qui vous énerve le plus :
La mauvaise utilisation du mot "psychopathe". Argh.

32- Votre occupation de fin de semaine :
Faire mes devoirs avec une efficacité toute relative, passer des coups de téléphone un peu longs.

33- L'endroit où vous préférez passer vos vacances :
Euh. Chez moi ? Ou à Montpellier.

34- Votre CD ou album favori :
Say it ain't so de Murray Head je crois.

35- Votre chanson favorite :
Argh euh. Non j'ai vraiment essayé, mais il y en a trop.

36- Votre genre de musique favori :
J'écoute un peu de tout, mais principalement du rock alors disons du rock.

37- Votre son favori :
Le bruit des os qui se brisent quand on utilise Charge dans Pokémon Donjon Mystère.

38- Quelle est la première chose que vous pensez faire en vous levant le matin :
Vérifier mes MPs...

39- Quelle est la première personne à laquelle vous pensez en vous levant le matin :
Ça dépend des jours je suppose !

40- Avez-vous un tic ou une manie :
Tenir la porte ouverte à la personne qui arrive derrière moi. On ne parlera pas des tics de langage...

41- Votre instrument favori pour écrire (quel genre de stylo) :
Les stylos-feutres oranges à rayures blanches avec une pointe 0,4mm là vous voyez ?

42- Combien de sonneries laissez-vous avant de répondre au téléphone :
Généralement, je sais quand le téléphone va sonner et répond immédiatement, héhé.

43- Les noms de vos (futurs) enfants :
De ?

44- La chose de laquelle vous êtes le plus fier :
Certainement la déco de ma chambre ou mon agenda.

45- La chose de laquelle vous êtes le moins fier :
Ma tendance à la procrastination et au découragement.

46- Votre plus grosse honte ou humiliation :
Euh comme ça, rien ne me vient (évidemment).

47- Avez-vous déjà été coupable d'un crime ?
J'ai... déjà... tué... des g... des grenouilles........

48- Et au contraire, avez-vous déjà sauvé une vie ?
Une coccinelle oui.

49- Ce que vous changeriez dans votre physique :
Mon nez ?

50- Votre saveur de crème glacée favorite :
Mangue par défaut paraît-il.

51- Chocolat ou vanille ?
Chocolat !

52- Mangez-vous les tiges des brocolis ?
Bah. Oui.

53- Bacon ou pain :
Pain.

54- Beurre ou confiture :
Les deux à la fois à priori.

55- Aimez-vous conduire ?
Un vélo, ouais !

56- Quelle a été (sera) la marque de votre première voiture ?
Lego ?

57- Dormez-vous avec un objet ?
Deux oreillers et une couette, ça me paraît bien.

58- Avez-vous un quelconque objet fétiche ?
Quelques centaines au-dessus de mon bureau.

59- Votre couleur favorite :
Sans doute le bleu.

60- Orage électrique... Cool ou effrayant ?
Trop d4rk.

61- Si vous pouviez rencontrer une personne de votre choix, morte ou vivante, qui serait-ce ?
Elii- ouais des bipiens quoi.

62- Votre boisson alcoolisée favorite (que vous consommez avec modération bien sûr) :
La compagnie de Modération ne m'étant pas très agréable, je m'abstiens donc de l'alcool merci.

63- Votre boisson NON-alcoolisée favorite :
Le jus de mangue. Sinon la recette de chocolat chaud de Flageolaid est excellente !

64- Votre signe astrologique :
Scorpion c'est d4rk.

65- Si vous pouviez avoir n'importe quel emploi, lequel ce serait ?
Rédactrice du Comité de Lecture de Pokébip.

66- Si vous pouviez teindre vos cheveux en la couleur de votre choix, laquelle choisiriez-vous ?
Euh non je crois.

67- Si vous pouviez avoir un tatouage, il représenterait quoi et se situerait où ?
Euh non plus.

68- Qu'est-ce qu'il y a sur les murs de votre chambre ?
Ah...

69- Qu'est-ce qu'il y a sous votre lit ?
Moins de choses qu'autour.

70- Selon vous, un verre rempli à sa moitié est à moitié vide ou à moitié plein ?
À moitié plein. Toujours.

71- Êtes-vous droitier, gaucher ou ambidextre ?
Droitière.

72- Si vous pouviez être une fleur (ou une plante), laquelle seriez-vous ?
Euh franchement ça ne me dit rien merci.

73- Votre fleur ou plante favorite ?
Aucune idée !

74- Votre chiffre favori :
123. Ça fait 1-2-3 ouais !

75- Quelle est la voiture de vos rêves ?
Euh non.

76- Le sport que vous aimez regarder :
Euh non.

77- Êtes-vous végétarien ou carnivore :
Carnivore mouahaha

78- L'endroit où vous aimeriez être en ce moment :
Ici c'est bien !

79- Par rapport à la personne qui t'a envoyé le message "Tu m'aimes" ?
Quoi non

80- Votre avantage sur les autres :
Je tiens toujours la porte à la personne qui arrive derrière moi. Ah et j'ai une jolie casquette.

81- Avez-vous déjà pris un bain de minuit ?
Euh non.

82- Est-ce qu'il vous arrive de vous moquer des gens gros ?
Non ;-;

83- Que préférez-vous chez votre meilleur(e) ami(e) que vous ne trouvez pas chez les autres ?
Une épée-flammes en mousse. Ah non, j'en avais jamais vu ailleurs, c'est sûr.

84- Votre acteur/actrice favori(te) :
Ouille.

85- Animaux familiers :
Un chat qui dit même bonjour au téléphone !

86- L'animal que vous aimeriez être ou qui vous ressemble :
Une grosse grenouille qui croasse.

87- Votre animal favori :
Oui bah les grenouilles.

88- L'animal que vous ne supportez pas :
Le sssserpent

89- Votre plat favori :
Les lasagnes ?

90- Le plat que vous ne supportez pas :
La choucroute aah.

91- Avez-vous déjà été amoureux(se) ?
Quoi ?

92- Êtes-vous amoureux alors ?
?

93- Avez vous aimé quelqu'un au point d'en pleurer ?
Mais !

94- Avez-vous déjà trompé votre partenaire ?
.

95- Célibataire, marié(e), divorcé(e) ?
(en chantonnant pour passer le temps)

96- Avez-vous un sérieux penchant pour quelqu'un ?
(toujours)

98- Croyez-vous en la réincarnation, si oui laquelle :
Ah c'est fini. Alors euh non je ne crois pas.

99- Votre ville préférée :
Montpellier ! Et j'aime bien Lyon aussi.

100- Votre heure de coucher :
Jamais avant 23h49.

101- Votre heure de lever :
7h10 pour les cours le plus souvent, sinon je me suis couchée assez tard pour traîner jusqu'à midi facilement...

102- Votre marque favorite :
Celle au feutre jaune qu'il y a sur ma main droite.

103- Votre style vestimentaire :
Soit super coloré, soit chemise-cravate.

104- Votre matière favorite à l'école :
Français et arts !

105- Les matières que vous appréciez le moins :
HISTOIRE. DE. L'ART.

106- La personne la plus digne que vous connaissez :
J'en connais ?

107- La personne la moins digne que vous connaissez :
Euh je ne sais pas.

108- Où étiez-vous le 31 décembre 2004 ?
Je n'étais pas très vieille je crois haha.

109- Votre type de mec :
Genre Eau, Acier, Fée, Electrik..?

110- Toutou ou Doudou ?
Toudoudou évidemment.

111- Votre dernier mensonge :
Euh.

112- Où vous voyez-vous dans dix ans ?
Aaah non pas cette question.

113- Pensez-vous que la vie peut s'améliorer et que nous pourrons un jour vivre dans l'harmonie ?
Peut-être ?

114- Un cadeau pas cher qui vous ferait très plaisir :
N'importe lequel je crois !

115- Le cadeau de vos rêves :
Aucune idée.

116- Une citation de votre choix :
"Parfois je m'allonge le soir et je pense à la mousse au chocolat."

117- Qu'est-ce que vous ne supportez pas ?
Qu'on refuse le dialogue sdfjbzkfbz.

118- Dites une bonne chose à propos de la personne qui vous a envoyé ce message :
Une bonne chose. Hmm. Le poisson pané ?

119- Qu'est-ce que vous aimeriez dire aux personnes auxquelles vous allez envoyer ce message ?
Bah écoutez, je reste sur "le poisson pané" c'est pas mal.

120- À quel point aimez-vous votre travail ?
Au point où on en est. Ouais j'ai évité la question.

122- Avez-vous déjà été dans un accident de voiture ?
Non, ça se visite ?

123- Fromage ou dessert ?
Dessert !

124- Quelle est la couleur de vos chaussettes (en général) ?
J'appartiens au Clan des Chaussettes Noires.

125- Nombre de visites à l'hôpital :
Peut-être une, en simple visiteuse.

126- Combien de fois avez-vous failli mourir :
Haha vous savez je ne les compte plus.

127- Et combien de fois êtes-vous mort ?
Non plus !

128- Dans quel genre de magasin videriez-vous votre carte de crédit ?
Je n'ai pas de carte mais. Les friperies. Les librairies. Les boutiques de disques.

129- Que faites-vous quand vous êtes énervé(e) ?
Je ne le suis pas, c'est aussi simple !

130- Quels mots ou quelle phrase avez-vous tendance à utiliser TROP souvent :
"Je comprends"

131- Meilleure chose au monde (qui vous soit arrivée ou autre) :
Appeler les gens qu'on aime. Ah. Ah. J'ai donné une réponse sincère. Mince.

132- La dernière chose que vous aimeriez faire avant de mourir :
Ben justement, arrêter de respirer, je pense que c'et un objectif assez honorable à atteindre avant de mourir.

133- À quoi pensez-vous là tout de suite ?
J'ai essayé de trouver une réponse marrante mais...

134- Fumez-vous ?
Aaaah non

135- Votre pire problème présent ?
Franchement je crois que ça va.

136- Slip ou caleçon ?
Je vais m'abstenir !

137- Lit 1 ou 2 place(s) ? De quel côté dormez-vous ?
Comme on me l'a très justement fait remarquer, la pléthore de choses à caser dans ma chambre ne permet rien d'autre qu'un lit une place.

138- Sel ou poivre ?
Poivressel !

139- Votre pseudo sur le net :
LunElf *déglutit*

140- Quelqu'un de dingue que vous connaissez :
Ouille.

141- Que recherchez-vous chez une personne du sexe opposé (ou du même pour les homo) :
On va dire le sens de l'humour, c'est à la mode.

142- Selon vous, pourquoi l'amour est-il terroriste ?
Ouille.

143- La pire chose que vous ayez faite dans votre vie :
La pire je ne sais pas.

144- Pokémon le plus mignon :
Bon bah Blizzi hein !

145- Votre avenir ?
Chômeuse ?

146- Croyez-vous en l'astrologie ?
Non mais c'est amusant.

147- Votre équipe de foot favorite :
Euh.

148- Ce que vous n'appréciez pas chez une personne :
L'arrogance.

149- Meilleur ami :
Je n'ai que des meilleurs collègues sorry.

150- Meilleure amie :
Une hippie. À casquette.

151- Villa ou appartement :
Appartement, sous les toits ou rien.

152- Votre gâteau préféré :
Honnêtement je ne sais pas !

153- Votre bonbon préféré :
Non plus.

154- Votre héros :
Je ne crois pas en avoir haha

155- Pensez-vous que l'argent puisse faire le bonheur ?
Cinq euros pour un disque et oui.

156- Le dernier film que vous êtes allé voir au cinéma :
Bohemian Rhapsody, en excellente compagnie !

157- Ce que vous pensez de Marilyn Manson :
Pas grand-chose, je connais mal (mais je connais !!)

158- Êtes-vous croyant (en quelque chose ou quelqu'un) ou athée ?
Athée. Comme le sachet.

159- Votre devise :
Il faut tenir la porte à la pers- euh, "vous avez votre titre de transport ?" ?

160- Avez-vous un don quelconque ?
Je trouve super vite l'entrée des rouleaux de scotch.

161-Ce que vous préférez dans votre physique :
La seconde phalange de mon index droit !

162- Votre fruit favori :
La mandarine ! On peut faire des bougies avec.

163a- Votre plus grande qualité :
L'écoute ? À défaut de répondre.

163b- Votre plus grand défaut :
Euh je ne sais pas si c'est le plus grand mais peut-être vouloir me mêler de ce qui ne me regarde pas.

164- Pensez-vous que l'amitié peut surmonter tous les obstacles ?
Pas tous. Mais honnêtement. Oui.

165- Croyez-vous au destin ou pensez-vous que l'on peut l'influencer ?
Euh bof.

166- De quoi avez-vous le plus peur ?
Je ne sais pas.

167- Votre secret :
Flageolaid est un monstre.

168- Que se passe-t-il à minuit ?
La fic à l'accueil change : un événement majeur de chacune de mes journées.

169- D'après vous, sommes-nous seuls dans l'univers ?
C'est plus marrant de croire que non !

170- As-tu déjà volé quelque chose ?
.....

171- été mort bourré ?
Euh non.

172- Fumé ? Si oui quoi ?
Euh non plus merci.

173- Que penses-tu de ce questionnaire ?
Comique.

174- Que vas-tu faire maintenant ?
Avec un peu de chance, lire un O-S du Calendrier de l'Avent !

175- Quelle heure est-il maintenant ?
18h29 yes record battu je crois !
Article ajouté le Dimanche 09 Décembre 2018 à 18h38 |
19 commentaires
[Texte] Irréfléchi
Parce que Gestalt s'est mis dans l'idée de nous imposer un texte en une heure pour développer un personnage random, Vocalume et moi. Et qu'on l'a fait en rush total, et que c'était très stressant et amusant. Et que ça se refera, parce que c'est selon lui un excellent remède à la procrastination — et c'est vrai. Se dire juste qu'on va écrire, juste comme ça, sans autre pression que celle de finir à temps, sans questionnement sur le pourquoi du comment, et plop ! Je suis finalement assez contente du résultat, même si ça prend place dans un contexte, bah, complètement indéfini mais qui fait semblant d'être travaillé.

Bonne lecture !



Ici, le cadre est rectangulaire, arrondi sur le haut en un joli demi-cercle sculpté. En bois poli sur le pourtour, il se pare de fleurettes pastel du côté intérieur, entre des volutes nervurées taillées avec grand soin. Les petits points à cinq pétales, rose, bleu, jaune, enfantins, s’agglomèrent au bord d’une surface lisse et froide, voire, par un petit effet esthétique, y dépassent comme prises dans le lac givré.

Cette glace s’accorde assez bien avec la forme longue de la face qui s’y reflète, sa symétrie biaisée par le florilège de plantes exprime un visage droit bien qu’un peu imparfait (un sourcil gauche trop haut, une texture pas très lisse), l’aspect un peu fané, la peau trop pâle et les cheveux trop ternes, et une mélancolie sur des lèvres trop fines. Le visage se tourne, revient, jette un œil à droite juste comme ça, et une main surgie du hors-champ retire l’image cadrée du mur.

Ce miroir n’est pas mal !

Bien accordé, dans une bonne esthétique, qui met bien en valeur, donc ; un peu cher, mais ça va, ça vaut le coup. Alors, après les politesses d’usage à la vendeuse, un sac rouge et un au revoir, l’homme sort de la boutique en prenant garde à raccompagner la porte au mur.

Le soir est frisquet comme d’un début d’hiver, il remet une écharpe ôtée un peu plus tôt ; mais sinon, le froid ne le dérange pas tant, pas comme ses baskets claquant dans les flaques que le trottoir accumule. Si ça reflète les lampadaires d’une assez jolie façon, c’est plutôt agaçant de devoir vérifier où est-ce qu’on met les pieds, et ce, du haut de deux bons mètres avec un sac à charge. Et il ne faudrait pas qu’il se remette à pleuvoir, pour le miroir… et il ne faudrait pas de heurts d’inattention. Le bras qui tient le sac se colle près de son corps. Il entreprend d’éviter au mieux la trajectoire des passants, mais sans que ses écarts paraissent superstitieux...

Enfin, on ne lui demandera pas ce qu’il protège ainsi.

Il ralentit le pas. Finalement, c’est agréable, les rues, le soir, quand il n’y a pas trop de monde et qu’il fait assez sombre pour que toutes ces lumières puissent trouver leur image dans les taches d’eau par terre. Quand il est seul avec le froid et du vent aux oreilles, à retracer son trajet mentalement, même à faire attention d’éviter les obstacles, c’est agréable. Parce que passé l’enthousiasme de l’achat, l’inquiétude de ramener l’objet intact, il a moins envie de rentrer…

À la maison, on le lui demandera. Comme toujours, comme chaque fois, et que dira-t-il, hein ?

Il fait presque une glissade sur le pavé trempé pour contourner un banc. Là, à angle droit, c’est sa rue, et sa porte juste ici. Ses doigts croisent dans ses poches quelques trucs métalliques et sortent deux trombones avant son trousseau de clés. Hall, escaliers, palier, escaliers, porte, hall, il referme derrière lui… Et comme s’il pouvait passer inaperçu, il prend garde de ne faire qu’effleurer la moquette en direction du salon ; il sait où il va mettre son nouvel achat, il n’appréhende que les inévitables pas qui tardent à résonner derrière lui.

« Le petit vingt-deuxième ? »

Sursaut. Il prépare toujours mentalement la place parfaite pour le miroir, jamais l’explication à sa colocataire. Mais qu’il y a-t-il à expliquer, enfin, on collectionne ce que l’on veut, si l’on aime les miroirs, et se répercuter à l’infini dans chaque pièce où l’on entre, c’est notre affaire, non ? C’est super intéressant d’étudier quel cadre conviendrait le mieux à tel visage, en fonction des traits certes, mais de la texture, l’émotion, la personnalité, et c’est toute une introspection qui passe par la recherche du miroir parfait, une quête de l’esthétique, une odyssée intérieure, une volonté d’identité !

« Euh, haha, oui. »

Il entrepose, un peu piteux, son butin lustré avec la vingtaine d’autres, aux murs, au plafond, sur des commodes, des armoires, sur le sol, sous les lampes, et attend le soupir exaspéré pour retourner vaquer à ses occupations.
Article ajouté le Jeudi 01 Novembre 2018 à 16h03 |
10 commentaires
Cramé
Bon bah, je comptais faire un test quant au nombre de personnes qui pensaient à mon anniversaire, mais un cadeau public inopiné est venu se glisser dans mes statistiques pour me tirer beaucoup de rires émotifs. Merci à leurs auteurs ainsi qu'à ceux qui m'ont souhaité mes quatorze ans aujourd'hui !

Eh oui, quatorze ans déjà. Du coup, ce jour m'offre un excellent prétexte à une œuvre longuement planifiée à l'avance. Je reparcourais il y a peu le blog d'un ancien compagnon d'armes, et me suis souvenue que fut un temps où la communauté discutait. C'est vrai !! Des articles de blogs qui généraient des discussions en commentaires, sans que personne n'aie peur de déranger. Des articles pour donner des nouvelles, pour parler de fanfics, d'autres trucs, et toujours du monde qui réagissait.

Les commentaires ne sont jamais superflus, jamais dérangeants, et les interactions font vivre le site (+ moi aussi). Pokébip regroupe une communauté géniale, ce serait bien dommage de ne pas la faire survivre.

Du coup, objectif 100 commentaires. Si vous voulez des suggestions de discussions : yaourt ou fromage ? Quel est votre animal préféré ? Le Pokémon que vous haïssez ? Y a-t-il un lieu qui vous représente bien et/ou que vous aimez décrire (écrire, en parler, dessiner, réfléchir) ? Pensez-vous que les sections blog, galeries, fanfics reposent sur la productivité des membres ou sur leur communication ? Qu'est-ce que la motivation ?

Les private jokes sont prohibées pour ne rejeter personne, et les fantômes de passages sont les plus encouragés à intervenir pour dire bonjour et se présenter <3
Article ajouté le Vendredi 26 Octobre 2018 à 10h06 |
108 commentaires
[Texte] Ça roule
Écrit un peu à l'arrache en deux soirs d'après-cours, empiétant à l'outrance sur mon temps de sommeil. Histoire que la simple pause ne se mue pas en blocage de la plume (et c'était bien parti), exploitation d'une vieille idée d'après une anecdote qu'on m'avait racontée ! Par un petit manque de satisfaction après relecture, je serais tentée de me justifier d'avance, d'expliquer ce que j'ai voulu faire et pourquoi je ne trouve pas avoir bien réussi, mais tout compte fait, c'est plus intéressant d'attendre les commentaires (ou leur absence)...

Et puis, il est tard et il y a école demain. Bonne lecture !




Campagne rase bleuie par un vif ciel d’hiver… Ça fait deux heures et demie qu’il n’y a rien à voir, par-dehors. Et ça ne s’arrange pas alors que les rails s’espacent, que les brins d’herbe au bord se font plus discernables, et que le train s’arrête. Le vrombissement du voyage est alors remplacé par quatre notes caractéristiques. Des regards s’étonnent, et, sans savoir où chercher, s’attachent comme des mouches au plafond : puisque le son vient de là, des enceintes intégrées. On guette la voix du train en réponse aux questions.

« Mesdames, messieurs, veuillez nous excuser cet arrêt impromptu. Si un conducteur de train se trouve à bord, il est prié de rejoindre la voiture 1, à l’avant. »

Ah ?

Quand ils ont un regard connu à croiser, les voyageurs se font les gros yeux entre eux. Sinon, ils les font aux hauts-parleurs — qui n’y sont pour rien, pourtant. Des discussions basses s’élèvent, quelqu’un proteste avec éclat.

Un contrôleur fait irruption, dans le sens inverse de la rame. Excusez-moi monsieur, que se passe-t-il ? Apparemment rien, d’après la réponse. Rien de grave, on sera bientôt repartis. Les murmures reprennent de plus belle, l’apostropheur reprend sa place, le contrôleur son pas.

Une grosse étudiante blonde, avec un visage délicat sous des cheveux lustrés, a détourné les yeux de sa vitre pour fixer l’allée vide et sa moquette à motifs. Plus de conducteur, d’un coup ? Elle s’imagine qu’il s’est évaporé en fumée blanche pour flotter sous le plafond et regarder si les gens sont toujours là. Ou alors, il en a eu assez, de ce train, de ses trajets dans les deux sens, toujours, avec la campagne bleuie par un vif ciel d’hiver, les brins d’herbe appris par cœur, les rails rouillés, alors il a ouvert la portière et il est parti. Les explorer de plus près, à l’échelle d’homme, pas de machine serpentaire infernale. Ou alors il a voulu s’en éloigner et il s’en va chercher une autre rame, à pied. S’ensuit une réflexion sur le métier de conducteur : est-ce qu’ils guident toujours le même train…?

Un peu derrière, un petit homme en costume gris s’est tourné vers le plafond, là où les plateformes à bagages transparentes reflètent les hauts des crânes des autres passagers. Pour voir quelles sont leurs réactions, et parce que c’est marrant de voir sans être vu — il aurait pu faire ça juste en tournant la tête à droite. Lui, un sourire goguenard pendu au coin de la lèvre, il se dit : c’est un test. Super intéressant. On pourrait vouloir observer les attitudes des gens dans telle situation. En tous cas, si c’est pas ça, lui l’aura fait. Et aura trouvé ça super intéressant. Pour mieux entendre, il retire ses deux écouteurs.

« Mamaaan, on va être en retard pour papa.
— Oui, tant pis. Le train doit avoir un souci.
— Il est fatigué moi je pense, parce que c’est looooon-
— Peut-être oui. Ou il a mal aux roues…
— Hmmouiii. »

D’une certaine façon oui, la mère pense à un problème technique, rien de plus. Une fausse manip, pour ça qu’ils ont besoin de l’expérience d’un autre conducteur pour arranger l’affaire. Tant que ce n’est pas dangereux… Elle se frotte un coin de cerne, de l’index, elle est crevée (ses pneus sont fatigués, on peut dire, comme pour le train). Adam, en face d’elle, est tourné de profil vers le décor figé et le ciel uniforme, menton sur le poignet. La position fait ressortir le gros bouton d’acné dans l’axe de son front.

L’adolescent se dit que sa frangine est bien naïve et que le conducteur est mort assassiné. Peut-être par un contrôleur traître, genre le roux qui est passé à l’instant. Il allait dans l’autre sens pour faire genre c’était pas lui, mais dans cinq minutes, il reviendra avec des collègues qui se douteront de rien, et genre il leur montrera le corps, tout le monde sera horrifié mais personne pensera que c’est lui, le contrôleur roux. Sauf Adam, qui devra avoir le courage de le dénoncer quitte à subir des représailles et mettre en péril son honneur. Mais il sera un héros parce qu’il aura tout compris. Haha non n’importe quoi. Mais ce serait cool quand même.

Le contrôleur roux, lui, ne pense pas grand-chose et est loin de se douter des soupçons qui l’accablent. Il n’est pas au courant, et il a adopté une démarche d’homme affairé qui fait claquer ses talons dans la moquette pour prendre la situation en main, alors qu’il va plutôt prendre contact avec un membre de l’équipage pour voir ce qu’il se trame. Ce qu’il se train. Enfin euh, il ne se souvient pas qu’une telle annonce a déjà été faite de son service… Étrange !

Et une conseillère d’orientation aux cheveux gris le regarde passer discrètement. Elle est vivement curieuse, mais n’osera pas lui demander des renseignements (pourvu que quelqu’un du wagon le fasse). Elle se dit juste depuis deux minutes que ce serait drôle (vraiment drôle) que le train ait un problème d’aiguillage, parce qu’elle pourrait le conseiller en orientation... Ses traits se reportent vers son livre, mais restent tendus du côté de l’allée, comme pour mieux capter les sons (les éventuels), les possibles informations. Mais personne ne demande rien au contrôleur, et ses bruits de semelles faiblissent vers le compartiment suivant.

La porte n’a pas le temps de se refermer que quelqu’un d’autre l’emprunte, dans le sens inverse. Les yeux de la conseillère se tournent de son côté alors qu’il franchit le wagon à grands pas. Immense, d’une silhouette rocailleuse et d’un visage qui va avec (le regard droit devant), il se dirige de tout son corps vers l’avant en ébranlant presque le train (une mallette en cuir noire à la main). Il porte une veste imposante où l’on imaginerait s’aligner des décorations militaires.

Parce qu’elle est curieuse, parce qu’il pourrait être le conducteur demandé, ou parce qu’il en impose justement trop pour ça, elle se lève spontanément, embarque son sac à main et lui emboîte le pas (en plus petit). Elle aura l’air maligne s’il va juste aux toilettes.

Une porte, et wagon suivant.

Évidemment, tous les regards se tournent, plus ou moins discrètement, vers le drôle de couple dans l’encadrement. Un grand type, peut-être le fameux conducteur, peut-être leur sauveur, et une femme peu assurée qui, finalement, n’a pas l’air d’être avec lui. Mais lui est intéressant. La mère reporte donc ses cernes gris vers son fils, hésite un instant, puis, trop intriguée par le passage et par l’allure du personnage :

« Adam, mission secrète pour toi ! »

L’ado n’a pas manqué de remarquer l’irruption, il regarde l’homme par son reflet dans la vitre. Il calcule mentalement sa crédibilité à prétendre aller aux toilettes pour le suivre et voir si le vrai conducteur a vraiment été tué.

« Tu peux aller voir vers l’avant ce qu’il se passe, s’il te plaît ? Je reste surveiller les valises… »

Il ne se le fait pas dire deux fois, et saute hors de son siège avec un « Ouais » étouffé au dernier moment pour le respect du silence de rigueur. Et suit.

Et manque rentrer dans quelqu’un d’autre.

« Mes excuses, sourit un adulte avec une pointe de moquerie dans la voix. Tu suis le cortège ? »

Le petit jeune hésite, pris au dépourvu et déséquilibré. L’homme en profite salement pour se lever, sortir, en lui passant devant ; il commence à marcher en lui faisant signe de le suivre. Un peu piteux, Adam reprend un « Oui » avec un court retard, et s’élance à sa suite. Il retrouve un bout de confiance en constatant que le railleur n’est pas beaucoup plus grand que lui. Mais son costume gris l’intimide, sa démarche d’homme sûr et le sourire en coin qu’il a entraperçu.

L’étudiante blonde, elle, a surtout remarqué la dame qui suit le chef de file. Elle se doute qu’elle le suit, mais on dirait qu’elle fait semblant de le cacher. La dame est assez grande mais éclipsée sur ce plan par l’immense homme devant, elle balance un sac à main rose et elle a de jolies chaussures. Et de jolis traits, qui se veulent impassibles sous les feux des regards. Elle la dépasse, et d’autres arrivent dans le couloir ; intriguée par le mouvement de file, par cette femme, et toujours par ses théories quant au sort du conducteur, la blondinette se lève et s’insère en plein milieu du groupe — s’excusant au passage.

Drôle d’équipage ! Le petit homme en gris sourit : on aurait vraiment dit un de ces feuilletons avec une caméra cachée, un événement bizarre et tout une assemblée qui tombe dans un panneau. Il aimerait juste voir la gueule du panneau — et celle du conducteur, si elle existe.

Une foule de pieds frappe la moquette et l’on ne se gêne plus pour les couvrir des yeux : les passagers se cachent pour observer une personne isolée, mais avec un tel événement, cinq personnes dans le même sens, en même temps, il y a matière à justifier des regards appuyés. Ceux-ci sont vécus au sein du groupe avec de la gêne un peu, indifférence beaucoup, et une poussée d’héroïsme pour le petit Adam qui se sent aller à la rencontre de la solution à l’énigme. À ce train-là, les portes automatiques sont ressenties comme s’ouvrant devant lui — devant son groupe de combattants, pour les laisser passer, accéder à la dernière salle.

L’imposante blondinette ne met pas bien longtemps à rompre le silence, mais en chuchotant. À la femme devant elle :

« Vous savez où il va ? »

La conseillère sursaute un peu (elle pensait à son livre oublié à sa place), se tourne tout en marchant et balbutie un « Non » avant de reprendre clairement :

« Je me demande si ce n’est pas un chauffeur, donc pour voir… (la blonde hoche la tête)… haha, j’aurais l’air bête si ce n’est pas le cas.
— On aura tous l’air, rigole l’étudiante un peu trop fort.
Et elle reprend à voix basse :
« Pour ça que vous cachiez que vous le suiviez ? »

Elle y va fort.

— ...Peut-être, jeune fille…
— On verra bien » fait celle-ci avec une sorte de sourire encourageant (alors qu’il n’y a pas forcément besoin d’encouragement).

Elle a même le culot de se retourner vers le type qui la suit. La conseillère regrette d’être en si bonne place dans la file, elle n’aime pas trop être suivie et encore moins tenir une conversation dans son dos. Elle se concentre quand même pour saisir celle qui ne va pas manquer, derrière, tout en fixant, devant, la largeur du meneur de troupe.

« Qu’est-ce que vous en pensez, de tout ça ? demande effectivement la blonde par-dessus son épaule.
— Pas grand-chose, je suis curieux, lui répond une voix d’homme chaleureuse avec comme une pointe d’ironie, un ton trop naturel.
— Je vais juste voir (lui est un gamin, ceux dont la conseillère a l’habitude au collège).
— Enfin, vous avez bien imaginé des trucs, je sais pas, pourquoi on a fait cette annonce ! Si vous êtes là..!
— Je penche pour une intervention extraterrestre avec un rayon dématérialisant kidnappeur… »

Le désinvolte de l’homme en gris fait éclater la blonde de rire. Doucement tout de même, pour ne pas trop attirer l’attention ; puis, elle se re-concentre sur le chemin et l’ardeur de se faufiler entre les sièges serrés. Au moins elle n’est pas la seule à avoir de l’imagination ici, tant mieux, ou ce serait décevant. Les gens ne savent plus faire ça… elle si, heureusement ! Elle pourrait en faire un scénario de roman, de tout ça ; elle se trouve douée pour les histoires un peu genre racontage de vie des gens.

Ils sont au bout du train, ça y est. Les personnes les plus proches se sont levées et massées vers la porte de la cabine du conducteur, et ici, les discussions prennent plus d’espace sonore. Le type de tout devant s’arrête, la conseillère le rejoint en appréhendant un peu qu’il se retourne et se constate suivi. Elle n’est souvent à l’aise qu’avec les enfants ou les gens qu’elle connaît un peu ; l’idée que ce rocher en veste puisse lui demander des comptes l’intimide.

« Qu’est-ce qu’il se passe ? »

Non, ça va, il s’est adressé à la cantonade. Tout le groupe est surpris par sa voix, moins pierreuse qu’on s’y attendait, mais ferme. Instinctivement, les gens devant la porte s’écartent, devant cette forme d’autorité. Ceux derrière, eux, se massent les uns à côté des autres, pour mieux voir, mais qu’y a-t-il à voir ?

L’homme déverrouille la cabine d’une clé sortie de sa poche, et entre. La porte claque, et à la minute suivante, après un silence d’égarés, le train reprend sa route comme si de rien n’était.
Article ajouté le Jeudi 11 Octobre 2018 à 01h08 |
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