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Être lonely, l'affaire d'un Phyllali
de Skyzoguy - Poképhilosophe

                   



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Speed'Fic du 09/08/2017 [Edit]
(J'aurais dû faire ça y'a une semaine mais c'aurait été triste, un article sur une photo.)
Quelle bonne surprise de trouver une jolie petite enveloppe impossible à ouvrir correctement à cause d'un bout de scotch extra épais posé dessus dans ma boite aux lettres au retour des vacances.


MERCI KLOKLO <3 <3 <3

Protip : si vous recevez une lettre de Kloana, préparez le couteau de cuisine.

Passons à ce que vous attendez tous. Le thème de ce Speed'Fic' était : Les Pokemons à Moudlard (Best détournement de nom, on dirait Lief dans Les Gentils versus Les Méchants). Les mots à placer étaient : batterie, robot, DVD et le dernier mot devait être pluie. Enjoy.

  • « - En gros : t’es logé, nourri, on t’apprend à manier les sorts les plus puissants de tout le pays et le personnel est super sympa, mais tu veux te barrer ?

    - C’est à peu près ça, oui. »

    Je n’aurais jamais cru que Steph puisse me regarder aussi bizarrement. Mon annonce avait jeté un froid dans le dortoir, rendant les murs de pierre encore plus blancs que la statue de Hoopa à l’entrée de l’établissement. Je connaissais déjà la suite de cette discussion et avait du mal à ne pas l’appréhender.

    « - Le proviseur ne te laissera jamais partir en pleine année scolaire, surtout avec les Ténéfixs qui rodent.

    - Je partirai en douce. »

    Les yeux de la Feuforêve s’agrandirent de plus en plus jusqu’à recouvrir la moitié de son visage – ce qui ne changeait pas vraiment de l’habitude. Elle se rua vers moi en lâchant derrière elle de petites flammes bleues, chuchotant avec une expression de retenue :

    « Tu veux crever ou quoi ? Tout seul, tu ne pourras pas faire un pas en dehors de l’enceinte de l’école sans te faire encercler par ces joyaux sur pattes. »

    Venant de celle qui se balade avec des perles autour du cou…

    « - Tu comptes sur quoi pour te défendre ? Ton joli petit bâton ?

    - Ce sera sûrement plus efficace que tes boules rouges ! »

    Nos têtes étaient maintenant à deux centimètres l’une de l’autre. On aurait sûrement continué à se disputer si le gardien ne nous avait pas interrompus d’un de ses puissants « Branquignols ! ». Connaissant la suite de la procédure, nous nous éloignâmes tout en se fixant d’un regard encore plus noir que l’intérieur d’un Téraclope.

    « Si nous vous laissons un peu de temps avant le couvre-feu, ce n’est sûrement pas pour que vous brisez la tranquillité des lieux. »

    Les périphrases à moitié recherchées du Grolem contrastaient bien avec la pluie de jurons parfaitement audibles qu’il marmonna dans sa barbe. J’attendis qu’il se soit perdu dans les couloirs de Moudlard pour marcher jusqu’à la fenêtre barrée. Steph lâcha :

    « - ‘Faudrait qu’il change de DVD, en d’ces quatres...

    - De CD, Steph. »

    L’intéressée me fixa, interloquée.

    « - Les DVD, c’est pour les vidéos. Pour l’audio, c’est les CD.

    - La même. »

    Je scrutai le ciel crépusculaire, cherchant une quelconque étoile qui aurait su me conseiller. De là où on était, on ne pouvait voir que la forêt de Désséliandes, remplaçant peu à peu les Torterras. Ce paysage allait me manquer après mon départ, j’en étais conscient. Malheureusement, ce ne serait pas la seule chose que j’allais laisser derrière moi.

    « Les Tenefixs te font flipper à ce point ? »

    Steph s’était rapprochée de moi. Son regard et sa bouche – les deux seules choses expressives chez un Feuforêve – dépeignaient un mélange d’espoir et de résignation sur son visage. Elle essayait de me persuader sans y croire elle-même.

    « - Les Tenefixs ne sont que des robots dont le seul but est d’avoir, de toute façon. Et il arrivera un moment où ils seront...

    - A court de batterie. »

    Je connaissais sa phrase fétiche par cœur. Elle la répétait sans cesse pour rassurer les autres.

    « Au XXIIe siècle, un Pokemon à la fourrure rousse avec l’aide de son unique bâton vaincra l’armée des partisans de la collection. Je suis le seul Roussil ici, et tu le sais. Je veux juste ne pas risquer la vie de mes proches à la place de la mienne. »

    Et tu es ma seule famille.

    Le silence revint dans la chambre, accompagné d’un soupçon de gêne. Je continuais de fixer la forêt aux yeux rouges, espérant sûrement l’imprimer dans ma mémoire. La Nature me fit comprendre qu’il était l’heure de partir – à travers les barreaux résonnèrent les éclats de pluie.


Texte très court, comme d'habitude. Les notes ne sont pas encore tombées même si elles ne doivent pas être très folichonnes.

P.S. : La remise des prix est enfin arrivée. Je suis troisième (sur quatre) avec 13/20.
Article ajouté le Mercredi 09 Août 2017 à 17h05 | |

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