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Être lonely, l'affaire d'un Phyllali
de Skyzoguy - Poképhilosophe

                   



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Speed'Fic du 21/06/17
Merci Lief de m'avoir rappellé que ce truc existait.

Le sable. L'eau. Rien d'autre.
Il n'y avait personne pour me déranger, pas de mômes pour me crier dans les oreilles et me renverser du sable sur le visage. Seuls subsistaient le bruit des vagues léchant la mer de sable, la brise chargée d'iode et moi. J'étais bien allongé au calme sous mon parasol avec mon brumisateur XXL et mon seau d'eau de 5L. J'étais totalement libre ; libre de ne rien faire. C'est assez bizarre pour un Cotovol comme moi, en fait. Tous les membres de mon espèce ont peur que le sable ou le sel rentrent dans leur boules ou de se faire brûler par le soleil, ou encore de se faire emporter par le vent. Peuh ! Ils n'ont juste pas assez d'imagination. C'est pourtant pas sorcier d'enrouler les boules de papier, de prendre de quoi s'hydrater et de s'attacher au sol avec ses lianes. Peut importe. Je savourais mon instant de quiétude lorsqu'une bourrasque fit s'envoler mon parasol et mes prévisions d'eau. Je me serais sûrement envolé si mes lianes n'étaient pas profondément enfouies. Ceci dit, ça m'aurait peut-être empêché de manger une tonne de sable. Après un long moment, la rafale s'interrompit, laissant place à une obscurité profonde. Mes yeux remplis de grains discernaient une grande silhouette. Cette dernière se pencha vers moi jusqu'à être en tête à tête, ou plutôt en tête à bec. La créature me lâcha un profond souffle, puis me cria :

"Debout, le Sablaireau !"

Durs réveils qu'étaient ceux dont s'occupait ma mère. La magnifique plage laissait place à ma morne chambre. La vision de mes livres de cours me rappela la sanglante réalité, ressassée par ma mère en fond

"C'est demain le bac. Y'as pas intérêt que je te voie faire la grasse matinée ou bailler aux Cornèbres !"

Je m'affala devant mon ordinateur, checkant les réseaux sociaux à la chasse d'une potentielle fuite de sujet. Une fenêtre s'ouvrit soudainement sur un Zoroark dans un costar devant une belle plage.

"Marre de votre quotidien ? Venez dans les centres..."

Je ferma le pop-up avant qu'il ait pu finir sa phrase, connaissant que trop bien la fin. Arrête de me faire envie, enfoiré. Je regarda par la fenêtre (celle de la vraie vie, cette fois) la route bordant l'arbre qui abritait notre famille. Une pluie battante tombait sur la terre, la transformant peu à peu en boue. Quelques passants couraient/volaient/whatever avec leurs parapluies. On aurait dis des voitures minimalistes. Tout ça me rappelait une chanson que je marmonna, toujours obnubilé par le bal des tâches :

"Quand vient la fin de l'été..."

J'ai fini 3eme sur une note de 15/20 avec ce texte.
Article ajouté le Mardi 27 Juin 2017 à 17h09 | |

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