Ciléo, ou ma vie de PNJ
Fanfic de Tracy.2.0
Synopsis : Ciléo fait partie des gestionnaires du Système de Stockage Pokémon créé par son ami Léo le pokémaniac. Léo dit de lui qu’il est un « fou d’informatique ». Sur la première des îles Sevii, il a créé tout seul ou presque une machine permettant de transférer des pokémon entre Kanto, Johto et Hoenn. Personnage secondaire vivant dans l’ombre de Léo, la dresseuse Leaf ne sait presque rien de sa vie. Cette histoire est la sienne.
Cette fanfic se déroule dans l'univers de Pokémon Vert Feuille sur Game Boy Advance (2004)
Histoire complète en 9 chapitres
20 000 mots
Mot de l'auteure sur l'origine de cette histoire :
Léo, le créateur du fameux Système de Stockage Pokémon (le truc le plus utile du jeu à mon sens) est devenu une icône du monde pokémon et un personnage récurrent. Même quand on ne le voit pas dans les jeux, des PNJ en parlent, alors que les autres gestionnaires qui lui ont succédé ont vite été balayés sous le tapis (Annette, Amelle, Olivier…). Mon chouchou, c’est Ciléo.
De mon point de vue, ce personnage a été largement sous-exploité, principalement je pense car il était dans une sorte de niveau bonus ou d’ancêtre de DLC qu’est l’Archipel des Sevii. A l’époque où je jouais à Pokémon Vert Feuille, j’ai été frappée par la familiarité et l’ambiguïté des dialogues entre Léo, Ciléo et Leaf (ou Red quand on prend l’avatar masculin). Des trucs du genre :
« Pfiuu, quel voyage. On dirait que Ciléo apprécie beaucoup ta compagnie. Je suis sûr qu'il serait content de te revoir. »
Certes les gamers savent que c’est juste un moyen de dire :
« Eh le noob ! T’as une quête annexe qui t’attend, va parler à l’autre couillon à lunettes sur son île moisie. »
Mais transposé dans le monde réel ça donne :
« Eh gamine, je crois que le pervers qui a le double de ton âge a flashé sur toi. D’ailleurs, moi j’organise des mariages arrangés et mon pote a une super dot ! T'es ok ? »
A côté de ça, Ciléo remplit la moitié du MemoryDex sur Léo parce qu’il fait une fixette sur lui. Il connait sa vie par cœur et ne parle que de lui tout le temps… Ça me faisait sourire. La petite chute en mode baie ceriz sur le gâteau, c’est que Léo finit par avouer au joueur ou à la joueuse que Ciléo n'arrête pas de parler de lui/elle… A dix-sept ans, je trouvais ça super mignon.
J’avais envie de développer ce personnage oublié que j’exploite de temps à autre dans mes autres fanfictions mais toujours en restant évasive.
Ciléo - 29 ans
« Voltali, tu peux augmenter l’intensité s’il te plaît ?
- Volta raw ! » Grogna le pokémon.
Contraint et forcé, voltali avait évolué et était devenu l’assistant de Ciléo. Il en voulait beaucoup à son dresseur pour ça. Il utilisait l’électricité de son corps pour alimenter Green et les autres PC pendant les phases de tests. C’était plus prudent que de risquer la panne d’énergie généralisée dans un centre de soin rempli de pokémon malades. Granivol restait en retrait pour se protéger des étincelles.
« C’est bon ça ira, merci Voltali. » Dit Ciléo en s’approchant du câble d’alimentation pour le décrocher de voltali.
De mauvaise humeur, le pokémon électrique lui lança une châtaigne. Ciléo cria autant de surprise que de douleur.
« Aïe ! Pas la peine d’être désagréable… Râla l’informaticien.
- Volta…
- Ciléo ! »
Le visage de l’informaticien se fendit d’un large sourire avant même de se retourner : elle était revenue. Il admira sa chère Leaf debout près de l’entrée, avec ses chaussures sales et chargée de son fatras. Ses cheveux châtains étaient encore plus longs qu’avant. Son débardeur usé devenait trop étroit pour contenir sa poitrine de femme et entre ses deux seins trônait le pendentif rubis.
Ciléo s’écarta de sa machine. Elle laissa tomber son sac sur le sol pour aller l’étreindre. Heureux de se retrouver, ils s’enlacèrent tendrement. Ils échangèrent leurs premiers mots, toujours dans les bras l’un de l’autre, tandis que Voltali aboyait sans conviction pour saluer Leaf.
« Comment s’est passé ton voyage ? Pas trop longue la traversée depuis Unys ?
- Si ! La prochaine fois je prendrai l’avion. »
Elle déposa un baiser sur ses lèvres, il rougit instantanément. Il fureta aux alentours. Ça ne le gênait pas de la prendre dans ses bras devant témoin, mais l’embrasser c’était plus délicat. Il était pudique, or il trouvait les baisers trop intimes et trop charnels pour être les assumer en public.
Sans le lâcher, Leaf le contemplait avec beaucoup d’amusement. Il avait toujours l’air si coincé… Et puis sans qu’elle s’y attende, il balançait une phrase ambiguë ou il faisait preuve d’une familiarité presque déplacée.
« Je vais m’installer et ensuite on va pouvoir aller diner tous les deux…
- Tu vas t’installer au centre pokémon ? S’étonna Ciléo.
- Oui, où veux-tu que j’aille d’autre ?
- Chez moi. »
Les deux amoureux se fixèrent en silence quelques instants. Dans la tête de Ciléo c’était évident. Leaf, elle, avait gardé ses habitudes de jeune dresseuse malgré ses vingt ans. En y repensant, elle se sentait un peu bête, tandis que Ciléo au contraire réalisait que son "chez lui" était en réalité chez ses parents. Il supposa que Leaf pouvait être mal à l’aise à l’idée de s’incruster à l’improviste chez des personnes qu’elle n’avait pas vu depuis deux ans. En plus, il n’avait pas prévenu sa mère. Même si elle ne refuserait bien évidemment pas d’héberger sa petite amie, surtout qu’il s’agissait de Leaf, il trouvait cela discourtois.
« C’est gentil, dit finalement Leaf. Tu es sûr que je ne dérangerai pas tes parents ?
- Non. Ils seront rassurés, je crois qu’ils avaient peur que je termine vieux garçon. » Répondit Ciléo après réflexion.
Leaf étouffa un rire, un rire terriblement mignon aux yeux de Ciléo.
Comme l’avait prédit Ciléo, Leaf fut accueillie à bras ouverts par ses beaux-parents. La mère de Ciléo profita de l’occasion pour mettre les pieds dans le plat.
« Tu sais mon grand, maintenant qu’il y a Leaf ce serait peut-être le bon moment pour toi de prendre ton indépendance.
- Mon indépendance ? Répéta Ciléo incongru.
- Vous allez avoir besoin d’intimité et vous n’en aurez pas si tu restes vivre chez nous. »
Ciléo fronça les sourcils, il n’était pas sûr de comprendre ce que disait sa mère. Son père et voltali échangèrent un regard consterné. Leaf fixait ses pieds en espérant que cela suffise à effacer son agitation, mais ses joues restaient désespérément pourpres. La mère de Ciléo se pinça l’arête du nez.
« Je vais vous mettre des draps propres… Et par pitié Ciléo, range un peu ton bazar là-haut. Tu ne peux pas loger une jeune femme dans un capharnaüm pareil ! Un tadmorv n’y élèverait pas ses petits. »
Les pièces du puzzle mental de Ciléo finirent par s’emboiter. Leaf dormait chez lui, elle dormirait donc dans sa chambre et par extension dans son lit, avec lui. Il commença à cerner le problème. En l’invitant, il n’avait pas réfléchi à ces détails, les visiteurs de la famille dormaient dans le canapé ou le bureau de son père normalement.
Leaf entra timidement dans la chambre en chemise de nuit. Sa tunique de coton bleue ornée de bulles d’écume et de petits azurills lui arrivait à mi-cuisse. Ciléo, en pyjama vert à carreaux de papi galarien, était encore vissé sur sa chaise de bureau, l’écran de son ordinateur se reflétait dans ses lunettes. Il se leva dans la précipitation en entendant la porte se refermer et il se tourna vers sa petite-amie. Les deux jeunes gens se regardaient en couafarels de faïence debout au milieu du foutoir électronique. Ciléo, se massa la nuque, mal à l’aise, avant de se décider à parler.
« On fait quoi maintenant ?
- On pourrait commencer par faire un câlin ? » Proposa Leaf en se frottant nerveusement le bras.
Ciléo hocha positivement la tête.
« Oui, un câlin ça me semble bien, en effet. »
Dans la pénombre, Ciléo était allongé sur le dos dans son lit, le bras en arc de cercle pour accueillir Leaf. Elle s’était blottie contre lui sous la couette. Tels deux teddiursa à l’aube de l’hiver, ils discutaient tranquillement en attendant que le sommeil ou autre chose ne vienne les attraper.
« J’envisage de m’inscrire à l’université de Céladopole pour passer une licence de biologie, dit Leaf en caressant gentiment le flanc de Ciléo. Je pense que je pourrais être plus utile aux recherches de Léo et aux tiennes comme ça.
- Vraiment ? Je trouve que c’est une super idée.
- Oui… Et j’aimerais que tu m’accompagnes.
- A Céladopole ? Releva Ciléo, perplexe.
- Oui. Tu pourrais en profiter pour repasser le diplôme que tu as abandonné.
- Leaf, je suis trop vieux maintenant et j’ai ma vie ici. Les habitants des îles Sevii comptent sur moi, je ne peux pas m’absenter pendant trois ans en laissant Green et le réseau pokémon en plan. »
Leaf se redressa pour pouvoir le regarder dans les yeux.
« Ciléo, tu es la personne la plus brillante que je connaisse et un informaticien ultra compétent, mais sans diplôme ta situation reste précaire. Tu es gestionnaire du système de stockage parce que Léo a confiance en toi, mais que se passera-t-il s’il lui arrive quelque chose ? Un diplôme c’est une assurance. Tu pourrais en avoir besoin si… Si tu veux t’installer et fonder une famille. »
Sa voix mourut dans la confusion et la gêne qui teintaient ses joues. La couleur carmin contamina le visage de Ciléo.
« Je vais… Y réfléchir. Promis. »
Il sourit tendrement à sa petite-amie pour la rassurer. Elle déposa un baiser au coin de sa bouche.
- Volta raw ! » Grogna le pokémon.
Contraint et forcé, voltali avait évolué et était devenu l’assistant de Ciléo. Il en voulait beaucoup à son dresseur pour ça. Il utilisait l’électricité de son corps pour alimenter Green et les autres PC pendant les phases de tests. C’était plus prudent que de risquer la panne d’énergie généralisée dans un centre de soin rempli de pokémon malades. Granivol restait en retrait pour se protéger des étincelles.
« C’est bon ça ira, merci Voltali. » Dit Ciléo en s’approchant du câble d’alimentation pour le décrocher de voltali.
De mauvaise humeur, le pokémon électrique lui lança une châtaigne. Ciléo cria autant de surprise que de douleur.
« Aïe ! Pas la peine d’être désagréable… Râla l’informaticien.
- Volta…
- Ciléo ! »
Le visage de l’informaticien se fendit d’un large sourire avant même de se retourner : elle était revenue. Il admira sa chère Leaf debout près de l’entrée, avec ses chaussures sales et chargée de son fatras. Ses cheveux châtains étaient encore plus longs qu’avant. Son débardeur usé devenait trop étroit pour contenir sa poitrine de femme et entre ses deux seins trônait le pendentif rubis.
Ciléo s’écarta de sa machine. Elle laissa tomber son sac sur le sol pour aller l’étreindre. Heureux de se retrouver, ils s’enlacèrent tendrement. Ils échangèrent leurs premiers mots, toujours dans les bras l’un de l’autre, tandis que Voltali aboyait sans conviction pour saluer Leaf.
« Comment s’est passé ton voyage ? Pas trop longue la traversée depuis Unys ?
- Si ! La prochaine fois je prendrai l’avion. »
Elle déposa un baiser sur ses lèvres, il rougit instantanément. Il fureta aux alentours. Ça ne le gênait pas de la prendre dans ses bras devant témoin, mais l’embrasser c’était plus délicat. Il était pudique, or il trouvait les baisers trop intimes et trop charnels pour être les assumer en public.
Sans le lâcher, Leaf le contemplait avec beaucoup d’amusement. Il avait toujours l’air si coincé… Et puis sans qu’elle s’y attende, il balançait une phrase ambiguë ou il faisait preuve d’une familiarité presque déplacée.
« Je vais m’installer et ensuite on va pouvoir aller diner tous les deux…
- Tu vas t’installer au centre pokémon ? S’étonna Ciléo.
- Oui, où veux-tu que j’aille d’autre ?
- Chez moi. »
Les deux amoureux se fixèrent en silence quelques instants. Dans la tête de Ciléo c’était évident. Leaf, elle, avait gardé ses habitudes de jeune dresseuse malgré ses vingt ans. En y repensant, elle se sentait un peu bête, tandis que Ciléo au contraire réalisait que son "chez lui" était en réalité chez ses parents. Il supposa que Leaf pouvait être mal à l’aise à l’idée de s’incruster à l’improviste chez des personnes qu’elle n’avait pas vu depuis deux ans. En plus, il n’avait pas prévenu sa mère. Même si elle ne refuserait bien évidemment pas d’héberger sa petite amie, surtout qu’il s’agissait de Leaf, il trouvait cela discourtois.
« C’est gentil, dit finalement Leaf. Tu es sûr que je ne dérangerai pas tes parents ?
- Non. Ils seront rassurés, je crois qu’ils avaient peur que je termine vieux garçon. » Répondit Ciléo après réflexion.
Leaf étouffa un rire, un rire terriblement mignon aux yeux de Ciléo.
Comme l’avait prédit Ciléo, Leaf fut accueillie à bras ouverts par ses beaux-parents. La mère de Ciléo profita de l’occasion pour mettre les pieds dans le plat.
« Tu sais mon grand, maintenant qu’il y a Leaf ce serait peut-être le bon moment pour toi de prendre ton indépendance.
- Mon indépendance ? Répéta Ciléo incongru.
- Vous allez avoir besoin d’intimité et vous n’en aurez pas si tu restes vivre chez nous. »
Ciléo fronça les sourcils, il n’était pas sûr de comprendre ce que disait sa mère. Son père et voltali échangèrent un regard consterné. Leaf fixait ses pieds en espérant que cela suffise à effacer son agitation, mais ses joues restaient désespérément pourpres. La mère de Ciléo se pinça l’arête du nez.
« Je vais vous mettre des draps propres… Et par pitié Ciléo, range un peu ton bazar là-haut. Tu ne peux pas loger une jeune femme dans un capharnaüm pareil ! Un tadmorv n’y élèverait pas ses petits. »
Les pièces du puzzle mental de Ciléo finirent par s’emboiter. Leaf dormait chez lui, elle dormirait donc dans sa chambre et par extension dans son lit, avec lui. Il commença à cerner le problème. En l’invitant, il n’avait pas réfléchi à ces détails, les visiteurs de la famille dormaient dans le canapé ou le bureau de son père normalement.
Leaf entra timidement dans la chambre en chemise de nuit. Sa tunique de coton bleue ornée de bulles d’écume et de petits azurills lui arrivait à mi-cuisse. Ciléo, en pyjama vert à carreaux de papi galarien, était encore vissé sur sa chaise de bureau, l’écran de son ordinateur se reflétait dans ses lunettes. Il se leva dans la précipitation en entendant la porte se refermer et il se tourna vers sa petite-amie. Les deux jeunes gens se regardaient en couafarels de faïence debout au milieu du foutoir électronique. Ciléo, se massa la nuque, mal à l’aise, avant de se décider à parler.
« On fait quoi maintenant ?
- On pourrait commencer par faire un câlin ? » Proposa Leaf en se frottant nerveusement le bras.
Ciléo hocha positivement la tête.
« Oui, un câlin ça me semble bien, en effet. »
Dans la pénombre, Ciléo était allongé sur le dos dans son lit, le bras en arc de cercle pour accueillir Leaf. Elle s’était blottie contre lui sous la couette. Tels deux teddiursa à l’aube de l’hiver, ils discutaient tranquillement en attendant que le sommeil ou autre chose ne vienne les attraper.
« J’envisage de m’inscrire à l’université de Céladopole pour passer une licence de biologie, dit Leaf en caressant gentiment le flanc de Ciléo. Je pense que je pourrais être plus utile aux recherches de Léo et aux tiennes comme ça.
- Vraiment ? Je trouve que c’est une super idée.
- Oui… Et j’aimerais que tu m’accompagnes.
- A Céladopole ? Releva Ciléo, perplexe.
- Oui. Tu pourrais en profiter pour repasser le diplôme que tu as abandonné.
- Leaf, je suis trop vieux maintenant et j’ai ma vie ici. Les habitants des îles Sevii comptent sur moi, je ne peux pas m’absenter pendant trois ans en laissant Green et le réseau pokémon en plan. »
Leaf se redressa pour pouvoir le regarder dans les yeux.
« Ciléo, tu es la personne la plus brillante que je connaisse et un informaticien ultra compétent, mais sans diplôme ta situation reste précaire. Tu es gestionnaire du système de stockage parce que Léo a confiance en toi, mais que se passera-t-il s’il lui arrive quelque chose ? Un diplôme c’est une assurance. Tu pourrais en avoir besoin si… Si tu veux t’installer et fonder une famille. »
Sa voix mourut dans la confusion et la gêne qui teintaient ses joues. La couleur carmin contamina le visage de Ciléo.
« Je vais… Y réfléchir. Promis. »
Il sourit tendrement à sa petite-amie pour la rassurer. Elle déposa un baiser au coin de sa bouche.