Keyhole, l'histoire de Malik.
Fanfic de Rowlly
Informations sur l'auteur : Rowlly
Membre depuis le 22/02/2012 à 12:52
Dans un monde où les Pokémon ont prit le pouvoir, Tara, jeune Tarsal ayant renié son corps et sa robe de Tarsal depuis longtemps déjà, découvre un petit garçon. C'est de leur rencontre que découlera une nouvelle aventure: La vie commune entre une Pokémon orgueilleuse et un humain docile.
Chapitre 1
Chapitre 1: Famine.
Tara était une jeune Tarsal de seize ans. Elle avait les cheveux teints en noirs, seule une mèche restée verte du côté gauche de son visage, contrastant avec le reste de la masse de cheveux mi-long encadrant sa figure et lui arrivant au-dessus des épaules. Elle avait le front et les yeux dégagé, pour avoir un meilleur champ de vision. Elle portait aussi une veste d\'un marron très sombre qui recouvrait entièrement son corps en apparence frêle.
Tara était une mercenaire. Elle accomplissait des missions en échange d\'argent. D\'euro, en l\'occurrence, puisque les Pokémon avaient adopté le système monétaire des humains et opté pour que l\'euro soit la monnaie universelle. En ce moment, elle était à cours de missions, et son ventre criait famine. C\'était bien d\'avoir assouvis les humains, de leur avoir piqué leur avancée technologique et d\'avoir des métiers, et tout ça, mais si c\'était pour se taper le chômage en prime...
La Tarsal avançait sur un chemin de terre, bordé d\'arbres, en essayant de réprimer les grognements de son ventre. Elle devait trouver à manger, son corps avait ses limites. Elle se maudissait d\'être aussi faible et petite. Pourquoi la nature l\'avait-elle faite comme ça !? Elle s\'arrêta de marcher, apercevant une ouverture à travers les arbres. Pourrait-elle trouver à manger par là ? Elle verrait bien... Elle avait tellement faim !
Elle s\'enfonça dans la brèche dans la rangée d\'arbres serrés. Dans la poussière, elle distinguait des traces de pas. Elle devait se tenir sur ses gardes. Mais ça ressemblait à des pieds d\'humain. La Tarsal eu un sourire mauvais. Si ce n\'était qu\'un stupide humain... Ca serait facile d\'en venir à bout, même pour son petit corps minable. Elle avançait le long du passage entre les arbres. Elle arriva dans une minuscule clairière entourée par les arbres. Les arbres étaient si serrés que la lumière du soleil avait du mal à filtrer et la clairière était plongée dans l\'obscurité. Tara promena son regard sur la clairière et vit, agenouillé devant des buissons qu\'elle n\'avait pas remarqués avant, un petit garçon. Enfin, petit, façon de parler vu qu\'elle était plus petite que lui. Ce détail ne manqua pas de l\'irriter.
Elle se glissa à pas feutrés derrière le petit garçon, se retrouvant juste derrière lui, dans son dos. Il avait un débardeur gris et un short noir. Il portait un sac-banane à la taille. Elle pouvait distinguer des cheveux blonds assez courts et entretenus avec peu de soin. Le garçonnet mettait des baies Oran dans un petit panier d\'osier. Le ventre de la Tarsal grogna à nouveau et le petit garçon blond sursauta, se retournant.
-Oh, une Pokémon !
Elle sursauta à son tour. Cet enfant se rendait-il compte qu\'il était en danger face à un Pokémon ? Il la regardait avec un air étonné, sans manifester le moindre signe de peur.
-Bonjour ! dit le gamin avec un grand sourire.
Elle recula. Il était bête ou quoi !? Comment pouvait-il ne pas avoir peur des Pokémon !?
-Tu n\'as pas peur de moi ? demanda-t-elle.
Était-ce encore ce maudit corps frêle ?
-Bah non, pourquoi, Mademoiselle ? demanda le garçonnet.
Elle rougit légèrement. Il l\'avait bien appelé...
-Tu m\'as appelée comment !? s\'exclama la Tarsal.
-Je t\'ai appelée Mademoiselle ! Je me suis trompé ? répondit-il sur un ton qui ne trahissait aucune frayeur. Ce n\'est pas Mademoiselle qu\'on dit pour les dames ?
-Tu es con ou on t\'as pas appris à avoir peur ?
-Mais c\'est pas gentil de dire ça ! répliqua le petit garçon d\'une voix plaintive.
La Tarsal le regarda attentivement. Il avait l\'air sincère. Il n\'avait donc pas peur d\'elle ? C\'est humain était-il habitué aux Pokémon ? Mais oui, ça devait être...
-Tu es un esclave, c\'est ça ? demanda-t-elle.
-Oui Mademoiselle !
-Et où est ton maitre ?
-Ma maitresse s\'est lassée de moi et elle m\'a ordonné de remplir ce panier avec les baies du buisson que je trouverais qui sera le plus éloigné de sa demeure, et elle m\'a donné l\'ordre de me perdre en route, fit-il sur un ton triste.
L\'idée d\'avoir été abandonné semblait lui faire très mal. Tara connaissait bien ce sentiment, mais elle n\'en avait cure du petit garçon et décida d\'enfoncer le clou.
-Bien sûr, à quoi tu t\'attendais ? Vous, les esclaves, vous êtes des objets, des instruments qui parlent. Vous êtes des humains, des déchets, personne ne vous aime. Je comprends facilement pourquoi elle t\'a abandonné.
-Tu dois avoir raison Mademoiselle... Mais si... Si tout les esclaves ne sont pas abandonnés, ça veut dire que je suis vraiment un hochet ?
Elle s\'apprêtait à lui répondre, à l\'insulter, à l\'enfoncer et à se moquer de lui pour confondre les mots hochet et déchet, mais une petite partie d\'elle se demandait si elle devait vraiment dire ces choses à un enfant... Une idée germa dans son esprit.
-Tu m\'as bien dit que ta maitresse en avait assez de toi ?
-Oui... répondit l\'enfant tristement, abattu par les paroles de la Tarsal.
-Parfait ! Maintenant, tu es MON esclave !
-Qu-quoi ? Tu es sérieuse Mademoiselle ?
Une étincelle d\'espoir était apparue dans les yeux de l\'enfant.
-Ouais, et tu as intérêt à m\'obéir ! A partir d\'aujourd\'hui, tu fera tout ce que je te dirais, compris ?
-Oui Mademoiselle ! répondit-il avec entrain.
-Au fait, c\'est quoi ton nom qu\'on rigole un peu ? Charles-Henri ? Rodolphe ?
-Ma maitresse n\'a pas jugé utile de me nommer, Mademoiselle... Et elle a toujours dit que je ne valait pas assez pour connaître celui que mon papa et ma maman m\'ont donné... répondit-il.
Elle le regarda de haut en bas. Il avait l\'air en bonne santé, pourtant. Il n\'était pas particulièrement laid, enfin pour un humain. Il semblait ne s\'être jamais plaint de son statut d\'esclave ou de recevoir des ordres. Alors pourquoi l\'avait-on abandonné comme ça ? Pourquoi ne jamais lui avoir donné de nom ? Pourquoi ne pas lui avoir dit celui donné par ses géniteurs ? Elle ne s\'y attarda pas, après tout, elle s\'en contrefichait du bien être du gamin. Toutefois, elle lui donnerait un nom. Un nom pas trop humiliant. C\'était sa paye pour tout son service, voilà tout.