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Le repaire aux mille et un manuscrits
Blog de Suroh

Informations sur l'auteur : Suroh
Membre depuis le 05/03/2017 à 12:38
Bienvenue dans mon atelier d'écriture, aka mon repaire. Baladez-vous à votre guise, c'est sans danger ; pensez simplement à déposer votre cerveau là-bas, sur l'étagère prévue à cet effet.

Voici l'index de ce que j'ai d'ores et déjà écrit, maintenant si vous voulez vous perdre dans les recoins sombres tout au fond, libre à vous.

Corpus :
Oublier
La Mélodelfe et l'Ectoplasma
Aim the target
Il est tout drôle ce sentiment de puissance
Un bout de papier si banal
Trajet
Contemplation
Sur les pas des {JA} #1 : Le Pacte
Sur les pas des {JA} #2 : Naissance d'une légende
L'homme qui pensait
Sur les pas des {JA} #3 : Ce sentiment
Speed rencontre Mr Téquanep
Et si Peeta s'était vautré avant le début des jeux ? (#Hunger Games)
Nous agissons dans l'ombre pour servir la lumière (Speed'fic)
Départ
La ceinture de feu (v2)
Préambule
La lumière bleue



Ainsi que mes fanfictions, finies ou pas :
La véritable histoire du Lapin de Pâques (OS)
Le serpent qui se mord la queue
Arceus (OS)
Synergie amicale (OS)



Au passage, ne tutoyez pas mon homme de bar : il mord.
Il est tout drôle ce sentiment de puissance. (texte)
Il est tout drôle ce sentiment de puissance. On pense qu'on est le maître du monde, que rien ne peut nous arrêter. On a peur, aussi, bah oui. Ce n'est pas rien que d'avoir une personne bien vivante en face de soi. Enfin si, ce n'est rien. Mais de s'apprêter sans aucun état d'âme à la foudroyer d'une balle dans la tête, ça, c'est quelque chose.

Enfin. Elle l'a cherché, aussi. Si elle n'avait pas essayé de me forcer à effectuer ces tâches ingrates de mégères, on n'en serait pas arrivé là. Suis-je un homme ou bien ? Elle, en tout cas, est une femme. C'est à elle de faire le sale boulot.

Voilà qu'elle pleure. C'est triste à dire, mais elle pourrait presque parvenir à me toucher. Si seulement cette détresse n'était pas si pitoyable... Surtout que je me sens bien, alors pourquoi m'arrêterais-je ici ? Je suis le plus fort, comme en témoigne cette chaleur qui monte en moi. Qu'elle soit ma femme n'y change rien, j'irai jusqu'au bout.

Donc je ressens quelque chose qui pourrait s'apparenter à de la peur, mais me sens vibrer par ce sentiment de toute puissance. Il me fait un bien fou ! Pouvoir disposer de la vie d'un autre ! Elle pleure toutes les larmes de son corps, tremble comme une feuille et murmure des paroles incompréhensibles qui sont sûrement des vaines suppliques mais je m'en fous. Je suis fort !

Cette arme, d'ailleurs, on dirait qu'elle a été faite pour se loger dans le creux de ma paume. Si ça c'est pas un signe ! On était faits pour être ensemble, pour vivre la grande aventure. Cet instrument, prolongement de mon âme et de mes émotions, va devenir mon plus fidèle allié, ça ne fait aucun doute.

Bref, il serait peut-être temps de cesser de tergiverser. Ça me brise le cœur de devoir rompre avec ce sentiment qui me fait vibrer, mais tant pis. Il faut aller jusqu'au bout. Elle n'avait qu'à pas me forcer.

Je la regarde. Ouais, elle fait pitié. Ses larmes me donnent envie de boire, tiens. Ma foi, une petite bière ne me fera pas de mal. « Bouge pas d'ici, mon amour, je reviens. ».

Ah ! Je salive déjà d'envie à l'idée de sentir ce délicieux jus se déverser dans ma gorge. Hop, on décapsule. L'autre n'a pas bougé ? Tant mieux.

Il est maintenant temps de descendre cette bouteille et ma femme. Qu'est-ce que je me sens bien.

Gloup gloup

Pan.
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