Chips aux crevettes
Blog de Eliii
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Si vous désirez un moment de lecture, mes modestes fanfictions sont à votre disposition.
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« Il ne me parut ni vieux ni jeune, mais âgé de mille ans, ou plutôt, sans âge, portant l'empreinte d'autres cycles que ceux vécus par nous. Des animaux peuvent avoir cet air-là, ou des arbres, ou des étoiles, je ne sais. »
— Hermann Hesse, Demian —
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« Il ne me parut ni vieux ni jeune, mais âgé de mille ans, ou plutôt, sans âge, portant l'empreinte d'autres cycles que ceux vécus par nous. Des animaux peuvent avoir cet air-là, ou des arbres, ou des étoiles, je ne sais. »
— Hermann Hesse, Demian —
TEXTE - Nœud marin
Très court extrait d'une future fic (cf. article précédent) pour illustrer une relation d'amitié/rivalité entre deux personnages assez importants. Le thème du nœud marin et de la mer en général sera une récurrence chez l'un de ces deux protagonistes.
Le bateau tangue sous son poids, les remous désagréables le secouent un moment, puis plus rien. Se laisser tomber dans un fauteuil, c'est comme de naviguer en pleine mer. Plus le textile est moelleux, plus on a l'impression de sentir le flux et le reflux des vagues. Le petit homme retire son chapeau, se frictionne le front un instant ; brûlant comme une plaque de cuisson.
Au souvenir des journées en haute mer, résidus de son défunt père, l'estomac se tord, se serre comme une corde pour former un nœud marin impossible à défaire. Ça, le défaire, il aimerait bien, mais il n'a jamais été foutu de les apprendre ces nœuds, et ce n'est pas faute d'avoir essayé. Son père, de toute façon, c'était l'un d'entre eux, ces nobliaux bien au chaud, costumes coûteux et cravates en soie importée, dans leurs hauts châteaux.
Bientôt l'autre jeunot arrive, à peine adulte et le cheveu déjà presque tout gris, serviette sous le bras et maintien de roi, comme s'il était le maître à bord. La porte se referme doucement, les voilà seuls tous les deux, capitaine et moussaillon. Reste à savoir qui est qui, qui mène la barque ici. L'homme au mal de mer est forcé de prendre le large, il doit montrer son statut supérieur, ne doit pas se laisser marcher sur les pieds - se laisser couler.
Puisqu'ici de toute façon, c'est la loi du plus fort qui règne. C'est nage ou crève, tu te noies ou t'atteins la berge.
Le bateau tangue sous son poids, les remous désagréables le secouent un moment, puis plus rien. Se laisser tomber dans un fauteuil, c'est comme de naviguer en pleine mer. Plus le textile est moelleux, plus on a l'impression de sentir le flux et le reflux des vagues. Le petit homme retire son chapeau, se frictionne le front un instant ; brûlant comme une plaque de cuisson.
Au souvenir des journées en haute mer, résidus de son défunt père, l'estomac se tord, se serre comme une corde pour former un nœud marin impossible à défaire. Ça, le défaire, il aimerait bien, mais il n'a jamais été foutu de les apprendre ces nœuds, et ce n'est pas faute d'avoir essayé. Son père, de toute façon, c'était l'un d'entre eux, ces nobliaux bien au chaud, costumes coûteux et cravates en soie importée, dans leurs hauts châteaux.
Bientôt l'autre jeunot arrive, à peine adulte et le cheveu déjà presque tout gris, serviette sous le bras et maintien de roi, comme s'il était le maître à bord. La porte se referme doucement, les voilà seuls tous les deux, capitaine et moussaillon. Reste à savoir qui est qui, qui mène la barque ici. L'homme au mal de mer est forcé de prendre le large, il doit montrer son statut supérieur, ne doit pas se laisser marcher sur les pieds - se laisser couler.
Puisqu'ici de toute façon, c'est la loi du plus fort qui règne. C'est nage ou crève, tu te noies ou t'atteins la berge.