Essais aux fanfics

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ess
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Re: Essais aux fanfics

Message par ess » jeu. 27 févr. 2014, 18:18

Tu penses à qui ? Pas à Malak quand même... :v

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Malak
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Re: Essais aux fanfics

Message par Malak » jeu. 27 févr. 2014, 18:54

Je plaide coupable, et j'assume totalement :sisi:
Mais moi c'est pas grave, j'ai toute une armée de béta-lecteur derrière moi %)
Le seul dieu dont j'accepte le joug est la raison.

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Re: Essais aux fanfics

Message par MM-Blue » jeu. 27 févr. 2014, 19:38

Puck a écrit :
MM-Blue a écrit :Le correcteur ortho de reverso est pas trop mal, il corrige le gros du gros.
Ouais, c'est celui que j'utilise. Mais après faut pas faire du copier-coller parce qu'ils te corrigent des mots en te les modifiants parce qu'ils font penser à ceci ou à cela. C'est vachement casse-pied (pour être poli).
MM-Blue a écrit : (Par contre, pour "sal"... J'ai toujours écrit "sale" personnellement, et je ne le vois absolument pas s'écrire "sal"... Après, je suis une quiche en orthographe mais quand même...!)
Bah, maintenant que tu l'dis, tu as peut être raison. Mais bon, tu es une quiche en orthographe et tu es modo fictions ? Rooh, c'est bête ça.

PS : Ne parles pas de bouffe à cette heure-là, stp. Sinon je vais vider le frigo de ma mamie. :(
Pour reverso, je coupe mon texte en tout petits paragraphes que je fais corriger un par un: il corrige mieux quand il n'y a pas beaucoup d'écrit. Ensuite, tu n'es pas bête, tu fais le tri dans les corrections que te semblent abstraites. C'est du travail d'écrire, surtout qu'en on n'a pas une armée de bêta comme le Chef! ^^

Et je reste humaine. Je ne suis pas un dictionnaire vivant. Donc oui je me trompe, oui je fais des fautes, comme tout le monde!

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Pikou~Chan
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Re: Essais aux fanfics

Message par Pikou~Chan » jeu. 27 févr. 2014, 23:35

Puck a écrit :Je n'aurais sûrement jamais le courage de Kitsu'
Oh que si, tu l'auras...
Je connais un jcpo qui a eu du pot de tomber dans un de mes (extrêmement) rares moments de non-flemme ^^'

Et pis pour l'orthographe, ça arrive à tout le monde, l'essentiel c'est qu'il n'y en ait pas dans les fics ;)
Le poids de l'amertume
S'évanouit sous le souffle des ailes
De la gratitude...

~Sur la cloche du temple,
Le papillon dort
Paisiblement.~

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Re: Essais aux fanfics

Message par ess » jeu. 27 févr. 2014, 23:40

Kitsuninu a écrit :
Puck a écrit :Je n'aurais sûrement jamais le courage de Kitsu'
Oh que si, tu l'auras...
Je connais un jcpo qui a eu du pot de tomber dans un de mes (extrêmement) rares moments de non-flemme ^^'

Et pis pour l'orthographe, ça arrive à tout le monde, l'essentiel c'est qu'il n'y en ait pas dans les fics ;)
Ca m'étonnerait ! Après, je veux qu'il n'y ait aucune faute dans mes fics donc je corrige les premiers chapitres avec trois correcteurs différents. Après tout, une orthographe excellente est toujours mieux pour les lecteurs et pour l'évaluation. Et puis bon, c'est vrai que faire des fautes c'est pas dramatique mais en ce moment je deviens fou quand je vois ça : "J'ai marcher". :evil:

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Re: Essais aux fanfics

Message par Pikou~Chan » jeu. 27 févr. 2014, 23:43

"J'ai marcher" ? Mon dieu.
Le poids de l'amertume
S'évanouit sous le souffle des ailes
De la gratitude...

~Sur la cloche du temple,
Le papillon dort
Paisiblement.~

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Re: Essais aux fanfics

Message par Shaner » mer. 19 mars 2014, 17:11

Bonjour, bonjour ♪
On dirait un Pijako, à parler comme ça....
J'ai d'ores et déjà commencé la rédaction de ma FanFiction, et je compte bien la poster très bientôt.

En revanche, je tiens à avoir un avis concernant ce que donne ce qui va suivre (à savoir une petite partie du Prologue). Pour éviter de prendre trop de place sur le sujet, je vais le mettre en "spoil" ♫
Spoiler :
Quelques nirondelles s’étaient posées sur les toits et patientaient, attendant probablement qu’un évènement quelconque les pousse à s’élever dans les airs.
L’intérieur était tout aussi beau, voire même bien plus magnifique que l’extérieur. Enfin, faire meilleur effet qu’une façade en pierre, ça n’était guère difficile. Bien sûr, pour une personne lambda, ce spectacle pouvait être banal, surprenant, ou repoussant pour les néophytes de la lecture. Pour un historien tel que Derek, ces dizaines d'étagères de livres alignées en rang étaient constitués en une seule chose unique : la perle rare. Un peu comme la perle d’un spoink.
Bien vite Conrad vint rejoindre le jeune historien, lui mettant entres les mains un livre particulièrement abimé, semblable à un journal.

«  _ Voilà, mon vieux ! J’ai trouvé ça, et ça devrait te plaire. Je t’en dis pas plus. Si tu termines cet ouvrage, tu as le reste qui se trouve à la septième rangée, là-bas. »

L’historien n’eut pas le temps de dire ou voir quoi que ce soit que son ami disparaissait de la bibliothèque par la porte d’entrée. Il ne put voir de Conrad qu’un jeune homme d’un bon mètre quatre-vingt, pas bien épais, les cheveux bruns mi-longs qui lui atteignaient les épaules. Détail qui n’était pas visible dans une discussion en face à face.
Derek souffla de dépit. Il voulait se reposer un certain temps, le voyage en avion jusqu’à Dien l’avait épuisé, le transport jusqu’à Luxville plus encore, notamment avec la chaleur qui semblait régner sur l’île.
N'hésitez pas à me faire un bref topo des fautes récurrentes.
Et à me préciser si la tendance va à la mise de majuscule aux noms de pokémons. Je reste assez peu informé sur ce sujet.

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Khimeira
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Re: Essais aux fanfics

Message par Khimeira » jeu. 20 mars 2014, 19:26

Shaner a écrit :Bonjour, bonjour ♪
On dirait un Pijako, à parler comme ça....
J'ai d'ores et déjà commencé la rédaction de ma FanFiction, et je compte bien la poster très bientôt.

En revanche, je tiens à avoir un avis concernant ce que donne ce qui va suivre (à savoir une petite partie du Prologue). Pour éviter de prendre trop de place sur le sujet, je vais le mettre en "spoil" ♫
Spoiler :
Quelques Nirondelle s’étaient posés sur les toits et patientaient, attendant probablement qu’un évènement quelconque les pousse à s’élever dans les airs.
L’intérieur était tout aussi beau, voire même bien plus magnifique que l’extérieur. Enfin, faire meilleur effet qu’une façade en pierre, ça n’était guère difficile. Bien sûr, pour une personne lambda, ce spectacle pouvait être banal, surprenant, ou repoussant pour les néophytes de la lecture. Pour un historien tel que Derek, ces dizaines d'étagères de livres alignées en rang étaient constitués en une seule chose unique : la perle rare. Un peu comme la perle d’un Spoink.
Bien vite Conrad vint rejoindre le jeune historien, lui mettant entres les mains un livre particulièrement abimé, semblable à un journal.

« Voilà, mon vieux ! J’ai trouvé ça, et ça devrait te plaire. Je t’en dis pas plus. Si tu termines cet ouvrage, tu as le reste qui se trouve à la septième rangée, là-bas. »

L’historien n’eut pas le temps de dire ou voir quoi que ce soit que son ami disparaissait de la bibliothèque par la porte d’entrée. Il ne put voir de Conrad qu’un jeune homme d’un bon mètre quatre-vingt, pas bien épais, les cheveux bruns mi-longs qui lui atteignaient les épaules. Détail qui n’était pas visible dans une discussion en face à face.
Derek souffla de dépit. Il voulait se reposer un certain temps, le voyage en avion jusqu’à Dien l’avait épuisé, le transport jusqu’à Luxville plus encore, notamment avec la chaleur qui semblait régner sur l’île.
N'hésitez pas à me faire un bref topo des fautes récurrentes.
Et à me préciser si la tendance va à la mise de majuscule aux noms de pokémons. Je reste assez peu informé sur ce sujet.
Pokémon, nom invariable et prend une majuscule. Les noms des Pokémon sont aussi invariables et prennent une majuscule, ou du moins selon moi. (Et masculin aussi, mais là encore avis personnel)
Je t'ai corrigé les fautes ;)

Sinon, c'est encore trop court pour que je puisse en juger, le truc serait plus que tu mettes ton prologue quand il sera fini pour que je puisse en avoir une vue d'ensemble. Et puis tu nous balances un peu in media res, ce qui fait que je ne sais qui est Conrad ni Derek. x)
Enfin bref, si tu as le prologue entier cela ne serait que mieux, mais le peu que j'en ai lu me semble bon. La description de la bibliothèque me semble bien menée, même si j'aurais aimé que tu développes un tout petit peu plus les sentiments de Derek à ce moment-ci. ^^

Enfin bref, je ferai un avis plus concis lorsque j'aurai le prologue en entier ; là, je ne peux pas trop juger... ^^
“I guess humans like to watch a little destruction. Sand castles, houses of cards, that’s where they begin. Their great skill is their capacity to escalate.”

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Re: Essais aux fanfics

Message par Shaner » jeu. 20 mars 2014, 20:59

Khimeira a écrit : Pokémon, nom invariable et prend une majuscule. Les noms des Pokémon sont aussi invariables et prennent une majuscule, ou du moins selon moi. (Et masculin aussi, mais là encore avis personnel)
Je t'ai corrigé les fautes ;)

Sinon, c'est encore trop court pour que je puisse en juger, le truc serait plus que tu mettes ton prologue quand il sera fini pour que je puisse en avoir une vue d'ensemble. Et puis tu nous balances un peu in media res, ce qui fait que je ne sais qui est Conrad ni Derek. x)
Enfin bref, si tu as le prologue entier cela ne serait que mieux, mais le peu que j'en ai lu me semble bon. La description de la bibliothèque me semble bien menée, même si j'aurais aimé que tu développes un tout petit peu plus les sentiments de Derek à ce moment-ci. ^^

Enfin bref, je ferai un avis plus concis lorsque j'aurai le prologue en entier ; là, je ne peux pas trop juger... ^^
Merci de cette réponse :) !
J'ai pris en compte cet avis sur l'orthographe de Pokémon, et sur les noms de ces derniers.
En fait, je n'ai mis qu'une très petite partie ici-même (pour ne pas trop en dévoiler). Mais, comme un prologue ne peut guère faire apparaître toute une intrigue, je te le mets volontiers dans son intégralité ^^
Sous "spoil", encore une fois.
Spoiler :
Cela faisait près de deux ans que Derek Thrap avait pu obtenir cette distinction d’historien. Il venait de le recevoir, et n’était guère plus avantagé que ses homologues mais il avait appris d’un ami qu’une bibliothèque avait ouvert ses portes dans la région de Dien, à Luxville.
Le jeune Thrap, âgé d’à peine vingt-huit ans, n’avait pas vraiment le profil-type de l’historien. À bien y regarder, on aurait cru voir en lui l’image d’un dresseur expérimenté, au vu de son assurance.
Non, ce n’en était pas un. Il était grand, particulièrement grand, dans le mètre quatre-vingt-dix, pour un poids apparent de quatre-vingt kilogrammes. Simplement, au jugé, on pouvait aisément croire qu’il était aussi léger qu’une plume.
Pas spécialement musculeux, il n’avait pour signe distinctif sa chevelure mi-longue, lui atteignant le haut des épaules. Assez surprenant, en fait. Le plus surprenant, c’était la couleur. Il s’agissait d’une chevelure auburn, quoique un peu assombrie.
Ses yeux étaient d’un vert grisâtre et n’étaient guère cachés par les petites mèches de cheveux qui tombaient sur le front du jeune historien.
Son nez était fin, assez peu distinctif en fait du reste du visage. Seules ses lèvres ajoutaient de la vie à ce visage pâle, avec cette couleur caractéristique de l’hémoglobine (bien qu’atténuée par la peau).

Le jeune historien avait donc eu vent de cette région peu connue et reconnue. Aucun historien avant lui n’avait d’ailleurs cru bon d’enquêter sur cette région, ce qui restait assez surprenant. Lui n’agissait ainsi que pour le plaisir. Ou son prétexte était celui d’une visite chez un ami. Ce même ami qui lui avait fourni un appartement à Luxville, en lui affirmant que cela ne le gênait pas de lui acheter un local de vie. Si cet appartement ne s’était pas montré aussi spacieux et luxueux, Derek n’en aurait rien dit. Mais là… Conrad, son ami et tout récent contact, n’avait pas regardé la dépense. L’historien pouvait bien s’établir dans cette région pour des mois voire des années.

En entrant en ville, il s’était attendu à quelque chose de simple. La vue des buildings imposants fit changer son point de vue concernant Dien. Son appartement était lui-même situé à un niveau particulièrement éloigné du sol. La circulation n’était pas grande, en réalité. Cette ville n’avait pas l’air d’être aussi peuplée qu’elle le laissait penser rien qu’en la regardant. Et Derek s’était laissé prendre par cette illusion. À la place de véhicules en abondance sur les routes, il n’y avait que quelques signes fugaces de circulation, et une population amatrice de footing. Les Pokémon sortaient avec leurs maîtres et marchaient sur les trottoirs sans se soucier le moins du monde des personnes autour. Bien entendu, pour éviter les problèmes, les Pokémon sortant au-dehors ne pouvait avoir une taille supérieure à celle d’un humain moyen. Aussi n’y avait-il que des Keunotor, des Moustillon, des Arcko… Les énumérer tous prendrait une journée entière, mais il suffisait de se représenter toute une liste de Pokémon susceptibles de pouvoir marcher aux côtés de son dresseur afin d’avoir un vague aperçu de ce que voyait Derek dans les rues.

Alors qu’il était arrive en ville et qu’il s’était établi dans l’appartement, il avait fait un rapide tour des quartiers, afin de trouver les endroits où il était susceptible de se rendre pour étudier, manger ou se divertir un peu. Il trouva également la bibliothèque dont lui avait parlé son ami. Il lui avait parlé d’une surprise, d’ailleurs. Surprise que l’historien redoutait un peu. Alors qu’il passait justement devant le bâtiment public, le téléphone cellulaire du jeune homme vibra, signe de la réception d’un message. Le jeune homme ouvrit l’appareil rapidement, habitué qu’il était à devoir l’ouvrir de nombreuses façons. C’était Conrad, qui l’invitait à entrer dans la bibliothèque.


« Allez, entres donc ! Je suis à l’entrée ! »

En observant calmement les deux larges portes, l’historien parvint à apercevoir son ami. Sa visite de la ville reprendrait plus tard. Le bâtiment composant la bibliothèque était en fait une sorte de pyramide, dont le sommet était surmonté d’un bloc d’or. Ou un matériau en ayant les mêmes caractéristiques de réfraction de la lumière, et la même teinte. En tout cas, peu importait ce que fut ce bloc, il n’était là que pour impressionner le visiteur. Et Derek fut impressionné. Long d’à peu près cinquante mètres, la pyramide n’était qu’une simple partie d’un bâtiment bien plus imposant se situant un peu plus à l’arrière. Ce goût pour les bords pointus et pour les formes cubiques étaient propres aux humains, les Pokémon semblant faire peu cas de l’architecture. Quelques Nirondelle s’étaient posées sur les toits et patientaient, attendant probablement qu’un évènement quelconque les pousse à s’élever dans les airs.
L’intérieur était tout aussi beau, voire même bien plus magnifique que l’extérieur. Enfin, faire meilleur effet qu’une façade en pierre, ça n’était guère difficile. Bien sûr, pour une personne lambda, ce spectacle pouvait être banal, surprenant, ou repoussant pour les néophytes de la lecture. Pour un historien tel que Derek, ces dizaines d’étagères de livres alignées en rang étaient constitués en une seule chose unique : la perle rare. Un peu comme la perle d’un Spoink.
Bien vite Conrad vint rejoindre le jeune historien, lui mettant entres les mains un livre particulièrement abimé, semblable à un journal.


« Voilà, mon vieux ! J’ai trouvé ça, et ça devrait te plaire. Je t’en dis pas plus. Si tu termines cet ouvrage, tu as le reste qui se trouve à la septième rangée, là-bas. »

L’historien n’eut pas le temps de dire ou voir quoi que ce soit que son ami disparaissait de la bibliothèque par la porte d’entrée. Il ne put voir de Conrad qu’un jeune homme d’un bon mètre quatre-vingt, pas bien épais, les cheveux bruns mi-longs qui lui atteignaient les épaules. Détail qui n’était pas visible dans une discussion en face à face.
Derek souffla de dépit. Il voulait se reposer un certain temps, le voyage en avion jusqu’à Dien l’avait épuisé, le transport jusqu’à Luxville plus encore, notamment avec la chaleur qui semblait régner sur l’île. Il avait cependant appris que les terres du centre étaient bien souvent aussi fraiches de jour qu’un soir d’automne sur les côtes. Notamment à la capitale.
Il abandonna ses espoirs de repos, les repoussant à plus tard. Il dormirait cette nuit. Pour l’heure, il avait du travail. Il s’avança parmi les ranges de tables, à proximité de la septième rangée d’étagères. Il s’assit un peu à l’écart des personnes présentes en compagnie de leurs Pokémon. D’aucun ne leva les yeux de son activité pour l’observer, le silence étant de mise dans cet établissement. Seule la bibliothécaire, une magnifique jeune femme au visage fin et aux cheveux d’or, daigna lever les yeux de son travail pour observer le nouveau venu.
Oubliant vite l’attention qu’on lui portait, l’historien se mit à lire le livre que lui avait donné son contact fugace. S’arrachant de la réalité, il examina la couverture de l’ouvrage. Il datait probablement de cinq siècles, et pourtant était-il magnifiquement bien conservé. Bien entendu, quelques déchirures subsistaient à certains bords de page, mais cela ne rendait pas la lecture impossible. Une petite note s’y trouvait, précisant qu’une copie plus récente existait. Derek se contenta de tourner la page, et de commencer la lecture de ce qui semblait être le journal d’un jeune homme. Au vu des tournures de phrases, c’était bel et bien un style de rédaction propre aux petits journaux intimes, ou aux rédactions de mémoires. Derek se mit alors à lire, dans un murmure à peine perceptible, pour laisser libre cours à son imagination. Le commencement du journal était une belle image qu’il convenait de reproduire par l’esprit..


« Alors même que les clameurs et hurlements de combats montaient jusqu’à mes oreilles, je pouvais entrevoir les premières flèches de la garde voleter dans le ciel pour enfin atteindre le sol, et pourfendre l’ennemi qui se trouvait aux portes de la ville. »
Merci encore de cette réponse rapide ^^ ! J'escompte bien publier ce prologue et le chapitre qui le suit dès ce week-end.
Après courte relecture, ça me semble assez indigeste. Je pense faire quelques séparations pour rendre la lecture un peu plus agréable. Et peut-être faire un petit ajout, quant aux impressions de Derek sur la bibliothèque.

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Niahan
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Re: Essais aux fanfics

Message par Niahan » sam. 22 mars 2014, 13:04

Shaner a écrit :
Spoiler :
Cela faisait près de deux ans que Derek Thrap avait pu obtenir cette distinction d’historien. Il venait de le recevoir, et n’était guère plus avantagé que ses homologues mais il avait appris d’un ami qu’une bibliothèque avait ouvert ses portes dans la région de Dien, à Luxville.
Le jeune Thrap, âgé d’à peine vingt-huit ans, n’avait pas vraiment le profil-type de l’historien. À bien y regarder, on aurait cru voir en lui l’image d’un dresseur expérimenté, au vu de son assurance.
Non, ce n’en était pas un. Il était grand, particulièrement grand, dans le mètre quatre-vingt-dix, pour un poids apparent de quatre-vingt kilogrammes. Simplement, au jugé, on pouvait aisément croire qu’il était aussi léger qu’une plume.
Pas spécialement musculeux, il n’avait pour signe distinctif sa chevelure mi-longue, lui atteignant le haut des épaules. Assez surprenant, en fait. Le plus surprenant, c’était la couleur. Il s’agissait d’une chevelure auburn, quoique un peu assombrie.
Ses yeux étaient d’un vert grisâtre et n’étaient guère cachés par les petites mèches de cheveux qui tombaient sur le front du jeune historien.
Son nez était fin, assez peu distinctif en fait du reste du visage. Seules ses lèvres ajoutaient de la vie à ce visage pâle, avec cette couleur caractéristique de l’hémoglobine (bien qu’atténuée par la peau).

Le jeune historien avait donc eu vent de cette région peu connue et reconnue. Aucun historien avant lui n’avait d’ailleurs cru bon d’enquêter sur cette région, ce qui restait assez surprenant. Lui n’agissait ainsi que pour le plaisir. Ou son prétexte était celui d’une visite chez un ami. Ce même ami qui lui avait fourni un appartement à Luxville, en lui affirmant que cela ne le gênait pas de lui acheter un local de vie. Si cet appartement ne s’était pas montré aussi spacieux et luxueux, Derek n’en aurait rien dit. Mais là… Conrad, son ami et tout récent contact, n’avait pas regardé la dépense. L’historien pouvait bien s’établir dans cette région pour des mois voire des années.

En entrant en ville, il s’était attendu à quelque chose de simple. La vue des buildings imposants fit changer son point de vue concernant Dien. Son appartement était lui-même situé à un niveau particulièrement éloigné du sol. La circulation n’était pas grande, en réalité. Cette ville n’avait pas l’air d’être aussi peuplée qu’elle le laissait penser rien qu’en la regardant. Et Derek s’était laissé prendre par cette illusion. À la place de véhicules en abondance sur les routes, il n’y avait que quelques signes fugaces de circulation, et une population amatrice de footing. Les Pokémon sortaient avec leurs maîtres et marchaient sur les trottoirs sans se soucier le moins du monde des personnes autour. Bien entendu, pour éviter les problèmes, les Pokémon sortant au-dehors ne pouvait avoir une taille supérieure à celle d’un humain moyen. Aussi n’y avait-il que des Keunotor, des Moustillon, des Arcko… Les énumérer tous prendrait une journée entière, mais il suffisait de se représenter toute une liste de Pokémon susceptibles de pouvoir marcher aux côtés de son dresseur afin d’avoir un vague aperçu de ce que voyait Derek dans les rues.

Alors qu’il était arrive en ville et qu’il s’était établi dans l’appartement, il avait fait un rapide tour des quartiers, afin de trouver les endroits où il était susceptible de se rendre pour étudier, manger ou se divertir un peu. Il trouva également la bibliothèque dont lui avait parlé son ami. Il lui avait parlé d’une surprise, d’ailleurs. Surprise que l’historien redoutait un peu. Alors qu’il passait justement devant le bâtiment public, le téléphone cellulaire du jeune homme vibra, signe de la réception d’un message. Le jeune homme ouvrit l’appareil rapidement, habitué qu’il était à devoir l’ouvrir de nombreuses façons. C’était Conrad, qui l’invitait à entrer dans la bibliothèque.


« Allez, entres donc ! Je suis à l’entrée ! »

En observant calmement les deux larges portes, l’historien parvint à apercevoir son ami. Sa visite de la ville reprendrait plus tard. Le bâtiment composant la bibliothèque était en fait une sorte de pyramide, dont le sommet était surmonté d’un bloc d’or. Ou un matériau en ayant les mêmes caractéristiques de réfraction de la lumière, et la même teinte. En tout cas, peu importait ce que fut ce bloc, il n’était là que pour impressionner le visiteur. Et Derek fut impressionné. Long d’à peu près cinquante mètres, la pyramide n’était qu’une simple partie d’un bâtiment bien plus imposant se situant un peu plus à l’arrière. Ce goût pour les bords pointus et pour les formes cubiques étaient propres aux humains, les Pokémon semblant faire peu cas de l’architecture. Quelques Nirondelle s’étaient posées sur les toits et patientaient, attendant probablement qu’un évènement quelconque les pousse à s’élever dans les airs.
L’intérieur était tout aussi beau, voire même bien plus magnifique que l’extérieur. Enfin, faire meilleur effet qu’une façade en pierre, ça n’était guère difficile. Bien sûr, pour une personne lambda, ce spectacle pouvait être banal, surprenant, ou repoussant pour les néophytes de la lecture. Pour un historien tel que Derek, ces dizaines d’étagères de livres alignées en rang étaient constitués en une seule chose unique : la perle rare. Un peu comme la perle d’un Spoink.
Bien vite Conrad vint rejoindre le jeune historien, lui mettant entres les mains un livre particulièrement abimé, semblable à un journal.


« Voilà, mon vieux ! J’ai trouvé ça, et ça devrait te plaire. Je t’en dis pas plus. Si tu termines cet ouvrage, tu as le reste qui se trouve à la septième rangée, là-bas. »

L’historien n’eut pas le temps de dire ou voir quoi que ce soit que son ami disparaissait de la bibliothèque par la porte d’entrée. Il ne put voir de Conrad qu’un jeune homme d’un bon mètre quatre-vingt, pas bien épais, les cheveux bruns mi-longs qui lui atteignaient les épaules. Détail qui n’était pas visible dans une discussion en face à face.
Derek souffla de dépit. Il voulait se reposer un certain temps, le voyage en avion jusqu’à Dien l’avait épuisé, le transport jusqu’à Luxville plus encore, notamment avec la chaleur qui semblait régner sur l’île. Il avait cependant appris que les terres du centre étaient bien souvent aussi fraiches de jour qu’un soir d’automne sur les côtes. Notamment à la capitale.
Il abandonna ses espoirs de repos, les repoussant à plus tard. Il dormirait cette nuit. Pour l’heure, il avait du travail. Il s’avança parmi les ranges de tables, à proximité de la septième rangée d’étagères. Il s’assit un peu à l’écart des personnes présentes en compagnie de leurs Pokémon. D’aucun ne leva les yeux de son activité pour l’observer, le silence étant de mise dans cet établissement. Seule la bibliothécaire, une magnifique jeune femme au visage fin et aux cheveux d’or, daigna lever les yeux de son travail pour observer le nouveau venu.
Oubliant vite l’attention qu’on lui portait, l’historien se mit à lire le livre que lui avait donné son contact fugace. S’arrachant de la réalité, il examina la couverture de l’ouvrage. Il datait probablement de cinq siècles, et pourtant était-il magnifiquement bien conservé. Bien entendu, quelques déchirures subsistaient à certains bords de page, mais cela ne rendait pas la lecture impossible. Une petite note s’y trouvait, précisant qu’une copie plus récente existait. Derek se contenta de tourner la page, et de commencer la lecture de ce qui semblait être le journal d’un jeune homme. Au vu des tournures de phrases, c’était bel et bien un style de rédaction propre aux petits journaux intimes, ou aux rédactions de mémoires. Derek se mit alors à lire, dans un murmure à peine perceptible, pour laisser libre cours à son imagination. Le commencement du journal était une belle image qu’il convenait de reproduire par l’esprit..


« Alors même que les clameurs et hurlements de combats montaient jusqu’à mes oreilles, je pouvais entrevoir les premières flèches de la garde voleter dans le ciel pour enfin atteindre le sol, et pourfendre l’ennemi qui se trouvait aux portes de la ville. »
Merci encore de cette réponse rapide ^^ ! J'escompte bien publier ce prologue et le chapitre qui le suit dès ce week-end.
Après courte relecture, ça me semble assez indigeste. Je pense faire quelques séparations pour rendre la lecture un peu plus agréable. Et peut-être faire un petit ajout, quant aux impressions de Derek sur la bibliothèque.
Hey! Je ne suis certes pas un aussi grand lecteur que les membres du comité lecture, mais je pense que l'avis d'un amateur lambda de fic Pokémon peut-être utile lui aussi ;)
Alors...

Image Niveau style, on ressent qu'il y a de réels efforts, on sent qu'il y a un travail derrière ce texte. Malheureusement tu fais une chose que beauoup font et qui est pour moi dur à digérer: lorsque tu décris quelque chose, plutôt que de dire ce qu'elle est concrètement, tu dis ce qu'elle n'est pas. Bien sur tu ne fais pas ça à chaque fois, mais ce procédé revient de manière assez récurrente tout au long du texte. Par exemple dés le début:

Le jeune Thrap, âgé d’à peine vingt-huit ans, n’avait pas vraiment le profil-type de l’historien. À bien y regarder, on aurait cru voir en lui l’image d’un dresseur expérimenté, au vu de son assurance.
Non, ce n’en était pas un.


Pour dire qu'il n'est pas doué en terme de dressage, tu dis qu'il à l'air d'un dresseur expérimenté mais qu'il n'en est pas un. Ensuite pour dire qu'il est différent de ces confrères, tu dis qu'il "n'a pas le profil-type de l'historien". Tout ça, d'un point de vue grammatical, est parfaitement juste et on comprend ce que tu veux dire. Seulement c'est en terme d'idée que ça bloque. Pour nous amener une idée, tu passes par l'idée contraire. C'est comme décrire quelque chose de froid en utilisant que des mots se rapportant à la chaleur. Un exemple:
- Toute la chaleur corporelle du petit être l'avait quitté. Il ne bougeait plus, sa flamme ne le réchauffait plus. Le Ouisticram était étendu à terre, alors que son maître criait son nom de toutes ses forces.
- Le corps glacé du petit être était figé. Blanc, froid, le petit singe gisait à terre sans donner de réponse à son maître qui criait son nom de toute ses forces.

On passera sur le fait que ces phrases ne ressemblent à rien X) Seulement elles illustrent bien mon propos. Dans la première, la scène est décrite certes telle qu'elle est, mais en utilisant des idées contradictoires à ce qui se passe vraiment. On évoque le froid en disant qu'il n'est pas chaud, on di qu'il est immobile en disant qu'il ne bouge pas. Du coup, même si grammaticalement parlant on décrit une chose froide et inerte, c'est la chaleur et le mouvement qui se gravent dans l'esprit du lecteur. Du coup, il lit la scène en éprouvant le parfait contraire de ce qu'il se passe. Dans la seconde, on a dit les choses franchement. Si c'est froid, c'est froid. On cherche plein de synonymes: gelé, glacé, refroidit, etc... Plutôt que de dire Ouisticram, qui est un songe de type feu avec une flamme sur l'arrière train (donc qui amène une idée de chaleur, de flamboiement), on utilise des mots comme le petit singe, le petit être, tant de mots qui contourne cet effet néfaste qu'aurait eu le mot Ouisticram et qui amène une idée beaucoup plus éloquente par rapport à la scène en cours.

Voila je sais pas si tu as bien cerné ce que je voulais dire dans un premier temps, mais vraiment il faut décrire les choses telles qu'elles sont, telles qu'ont les voit, sans s'embêter à chercher dix milles façon de le faire. Un usage simple mais élégant de la langue française est beaucoup plus plaisant à la lecture qu'un usage complexe et au final trop maladroit.

Image Ensuite, toujours au niveau du style, je dirai que tu as tendance à trop l'élaborer. Ce que je veux dire c'est que au final on beaucoup de phrases qui ne servent à rien. Par exemple la phrase qui dit que les humains s'intéressent plus à l'architecture que les Pokémon. Déjà elle n'apporte strictement rien à l'action, mais en plus elle nous perd juste dans des détails futiles et évident (on se doute qu'un Pijako n'a pas autant d'intérêt pour l'architecture que les humains). Dans le même style, on se moque un peu du poids des personnages. Leur corpulence est intéressante, mais leur poids pas du tout. Ce ne sont pas des légumes, mais des personnages! Dis toi que quand on regarde un fil, on devine certes la taille approximative des personnages, mais on ne voit pas leur poids. Leur corpulence, leur physique, mais pas leur poids. Il faudrait vraiment que tu te rattache à ça, à nous raconter les actions comme un film.

Conséquence directe, je trouve que le narrateur a du coup un ton un peu trop détacher de la narration. Limite il juge ce qu'il dit. Je sais pas si là encore tu vois où je veux en venir... Disons qu'en fait il est trop détacher de la narration, comme si il décrivait quelques choses et qu'ils allait dire "Les murs sont bleu et... peu importe! Donc Derek marchait dans la ville...". Le narrateur est là pour raconter. Si il se permet de se perdre dans des détails ou de juger peu important ce qu'il décrit, le lecteur ne peut juste pas suivre ce qui se passe.

Du coup (ne le prends surtout pas mal, je ne fais que donner mon avis), je trouve ce texte très bien si on considère qu'il est sous sa forme brut. C'est à dire que tu sais ce que tu veux dire à chaque paragraphe, que tu vois bien où tu vas dans chaque phrase. Par contre je pense que c'est l'écriture qu'il faut reprendre. Pour cela tu prends un paragraphe, tu fixe ce que tu veux dire dedans, les idées et émotions que tu veux apporter, vraiment que tu fasses comme une petite fiche d'identité de ce paragraphe. Et tu l'écrit, en prenant garde à n'utiliser aucun pot contradictoire avec les idées que tu veux véhiculer, en faisant en sorte que tout soit fluide et que le rythme des phrases soit en accord avec celui de l'action.

Image Enfin je trouve que l'action est par moment assez incohérente. Son ami lui offre un superbe appart dans une grande ville, mais apparemment il ne sont en contact que depuis très tôt. Au moment où Derek se dirige vers la bibliothèque, il reçoit un appel lui disant d'y aller justement. On a l'impression que c'est la première fois qu'ils se voient, mais pas vraiment, mais en fait si, enfin on se perd beaucoup. La relation entre ces deux personnages (qui ont d'ailleurs la même coupe de cheveu et la même taille, donc on a du mal à les différencier) doit vraiment être approfondie pour nous apparaître plus clair, ou, si tu veux laisser un effet de suspens, plus logique et vraisemblable.

Il en va de même pour a qualification d'historien de Derek. Bon petit détail mais je n'y connais rien, il faut vraiment passer par 10 ans d'étude pour obtenir le titre d'historien? Enfin bref ce n'est qu'un détail. Ce que je veux dire c'est que tu lui donne le métier d'historien, mais on a l'impression que ce n'est qu'un prétexte pour aller le perdre dans une bibliothèque. Pareil, tu parles de ces confrères, d'un historien-type, mais tout ça sans plus de détail. Alors je ne sais pas; peut-être est-ce le fait de commencer ton récit par cela qui fait que ça passe assez mal, peut-être est-ce le fait que ce n'est pas assez clair... Encore une fois si tu visualise la scène comme un film, cela nous sera plus clair. Déjà tu trouveras une façon de commencer ton écrit un peu plus éloquentes, ensuite l'action ne commencera pas après plusieurs paragraphes de descriptions. L'action doit se lancer dés le début. Même si tu n'évoque que le cadre, il faut vraiment que le décor soit planté et que l'on y visualise le personnage. Après et seulement après tu pourras commencer à faire des descriptions éloquentes et utiles qui ne nuiront pas au texte.


Enfin bref, voila ce que j'avais à dire. Ne panique pas, j'ai la critique facile et je suis difficile ^^ Ton histoire à l'air très intéressante, il y a quand même un léger suspens, et puis une région nouvelle. Pour cela tu dois redoubler d'effort. Car encore dans une région normal évoquer à peine la ville nous aurait permis de tout de suite nous représenter le lieu. Mais là tout nous est inconnu. On ne sait de l'action et du décor que ce que tu nous dit, et on le vit en fonction de la façon dont tu nous le dit.

Voila^^ J'espère t'avoir été utile et e te souhaite bon courage pour la suite ;)

Pour les fautes j'ai pas trop fait gaffe, mais bon vu le nombre de fautes d'inattention que je fais je pense pas avoir mon mot à dire :v

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Shaner
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Re: Essais aux fanfics

Message par Shaner » sam. 22 mars 2014, 17:40

Niahan a écrit :
Shaner a écrit :
Spoiler :
Cela faisait près de deux ans que Derek Thrap avait pu obtenir cette distinction d’historien. Il venait de le recevoir, et n’était guère plus avantagé que ses homologues mais il avait appris d’un ami qu’une bibliothèque avait ouvert ses portes dans la région de Dien, à Luxville.
Le jeune Thrap, âgé d’à peine vingt-huit ans, n’avait pas vraiment le profil-type de l’historien. À bien y regarder, on aurait cru voir en lui l’image d’un dresseur expérimenté, au vu de son assurance.
Non, ce n’en était pas un. Il était grand, particulièrement grand, dans le mètre quatre-vingt-dix, pour un poids apparent de quatre-vingt kilogrammes. Simplement, au jugé, on pouvait aisément croire qu’il était aussi léger qu’une plume.
Pas spécialement musculeux, il n’avait pour signe distinctif sa chevelure mi-longue, lui atteignant le haut des épaules. Assez surprenant, en fait. Le plus surprenant, c’était la couleur. Il s’agissait d’une chevelure auburn, quoique un peu assombrie.
Ses yeux étaient d’un vert grisâtre et n’étaient guère cachés par les petites mèches de cheveux qui tombaient sur le front du jeune historien.
Son nez était fin, assez peu distinctif en fait du reste du visage. Seules ses lèvres ajoutaient de la vie à ce visage pâle, avec cette couleur caractéristique de l’hémoglobine (bien qu’atténuée par la peau).

Le jeune historien avait donc eu vent de cette région peu connue et reconnue. Aucun historien avant lui n’avait d’ailleurs cru bon d’enquêter sur cette région, ce qui restait assez surprenant. Lui n’agissait ainsi que pour le plaisir. Ou son prétexte était celui d’une visite chez un ami. Ce même ami qui lui avait fourni un appartement à Luxville, en lui affirmant que cela ne le gênait pas de lui acheter un local de vie. Si cet appartement ne s’était pas montré aussi spacieux et luxueux, Derek n’en aurait rien dit. Mais là… Conrad, son ami et tout récent contact, n’avait pas regardé la dépense. L’historien pouvait bien s’établir dans cette région pour des mois voire des années.

En entrant en ville, il s’était attendu à quelque chose de simple. La vue des buildings imposants fit changer son point de vue concernant Dien. Son appartement était lui-même situé à un niveau particulièrement éloigné du sol. La circulation n’était pas grande, en réalité. Cette ville n’avait pas l’air d’être aussi peuplée qu’elle le laissait penser rien qu’en la regardant. Et Derek s’était laissé prendre par cette illusion. À la place de véhicules en abondance sur les routes, il n’y avait que quelques signes fugaces de circulation, et une population amatrice de footing. Les Pokémon sortaient avec leurs maîtres et marchaient sur les trottoirs sans se soucier le moins du monde des personnes autour. Bien entendu, pour éviter les problèmes, les Pokémon sortant au-dehors ne pouvait avoir une taille supérieure à celle d’un humain moyen. Aussi n’y avait-il que des Keunotor, des Moustillon, des Arcko… Les énumérer tous prendrait une journée entière, mais il suffisait de se représenter toute une liste de Pokémon susceptibles de pouvoir marcher aux côtés de son dresseur afin d’avoir un vague aperçu de ce que voyait Derek dans les rues.

Alors qu’il était arrive en ville et qu’il s’était établi dans l’appartement, il avait fait un rapide tour des quartiers, afin de trouver les endroits où il était susceptible de se rendre pour étudier, manger ou se divertir un peu. Il trouva également la bibliothèque dont lui avait parlé son ami. Il lui avait parlé d’une surprise, d’ailleurs. Surprise que l’historien redoutait un peu. Alors qu’il passait justement devant le bâtiment public, le téléphone cellulaire du jeune homme vibra, signe de la réception d’un message. Le jeune homme ouvrit l’appareil rapidement, habitué qu’il était à devoir l’ouvrir de nombreuses façons. C’était Conrad, qui l’invitait à entrer dans la bibliothèque.


« Allez, entres donc ! Je suis à l’entrée ! »

En observant calmement les deux larges portes, l’historien parvint à apercevoir son ami. Sa visite de la ville reprendrait plus tard. Le bâtiment composant la bibliothèque était en fait une sorte de pyramide, dont le sommet était surmonté d’un bloc d’or. Ou un matériau en ayant les mêmes caractéristiques de réfraction de la lumière, et la même teinte. En tout cas, peu importait ce que fut ce bloc, il n’était là que pour impressionner le visiteur. Et Derek fut impressionné. Long d’à peu près cinquante mètres, la pyramide n’était qu’une simple partie d’un bâtiment bien plus imposant se situant un peu plus à l’arrière. Ce goût pour les bords pointus et pour les formes cubiques étaient propres aux humains, les Pokémon semblant faire peu cas de l’architecture. Quelques Nirondelle s’étaient posées sur les toits et patientaient, attendant probablement qu’un évènement quelconque les pousse à s’élever dans les airs.
L’intérieur était tout aussi beau, voire même bien plus magnifique que l’extérieur. Enfin, faire meilleur effet qu’une façade en pierre, ça n’était guère difficile. Bien sûr, pour une personne lambda, ce spectacle pouvait être banal, surprenant, ou repoussant pour les néophytes de la lecture. Pour un historien tel que Derek, ces dizaines d’étagères de livres alignées en rang étaient constitués en une seule chose unique : la perle rare. Un peu comme la perle d’un Spoink.
Bien vite Conrad vint rejoindre le jeune historien, lui mettant entres les mains un livre particulièrement abimé, semblable à un journal.


« Voilà, mon vieux ! J’ai trouvé ça, et ça devrait te plaire. Je t’en dis pas plus. Si tu termines cet ouvrage, tu as le reste qui se trouve à la septième rangée, là-bas. »

L’historien n’eut pas le temps de dire ou voir quoi que ce soit que son ami disparaissait de la bibliothèque par la porte d’entrée. Il ne put voir de Conrad qu’un jeune homme d’un bon mètre quatre-vingt, pas bien épais, les cheveux bruns mi-longs qui lui atteignaient les épaules. Détail qui n’était pas visible dans une discussion en face à face.
Derek souffla de dépit. Il voulait se reposer un certain temps, le voyage en avion jusqu’à Dien l’avait épuisé, le transport jusqu’à Luxville plus encore, notamment avec la chaleur qui semblait régner sur l’île. Il avait cependant appris que les terres du centre étaient bien souvent aussi fraiches de jour qu’un soir d’automne sur les côtes. Notamment à la capitale.
Il abandonna ses espoirs de repos, les repoussant à plus tard. Il dormirait cette nuit. Pour l’heure, il avait du travail. Il s’avança parmi les ranges de tables, à proximité de la septième rangée d’étagères. Il s’assit un peu à l’écart des personnes présentes en compagnie de leurs Pokémon. D’aucun ne leva les yeux de son activité pour l’observer, le silence étant de mise dans cet établissement. Seule la bibliothécaire, une magnifique jeune femme au visage fin et aux cheveux d’or, daigna lever les yeux de son travail pour observer le nouveau venu.
Oubliant vite l’attention qu’on lui portait, l’historien se mit à lire le livre que lui avait donné son contact fugace. S’arrachant de la réalité, il examina la couverture de l’ouvrage. Il datait probablement de cinq siècles, et pourtant était-il magnifiquement bien conservé. Bien entendu, quelques déchirures subsistaient à certains bords de page, mais cela ne rendait pas la lecture impossible. Une petite note s’y trouvait, précisant qu’une copie plus récente existait. Derek se contenta de tourner la page, et de commencer la lecture de ce qui semblait être le journal d’un jeune homme. Au vu des tournures de phrases, c’était bel et bien un style de rédaction propre aux petits journaux intimes, ou aux rédactions de mémoires. Derek se mit alors à lire, dans un murmure à peine perceptible, pour laisser libre cours à son imagination. Le commencement du journal était une belle image qu’il convenait de reproduire par l’esprit..


« Alors même que les clameurs et hurlements de combats montaient jusqu’à mes oreilles, je pouvais entrevoir les premières flèches de la garde voleter dans le ciel pour enfin atteindre le sol, et pourfendre l’ennemi qui se trouvait aux portes de la ville. »
Merci encore de cette réponse rapide ^^ ! J'escompte bien publier ce prologue et le chapitre qui le suit dès ce week-end.
Après courte relecture, ça me semble assez indigeste. Je pense faire quelques séparations pour rendre la lecture un peu plus agréable. Et peut-être faire un petit ajout, quant aux impressions de Derek sur la bibliothèque.
[Insérer ici un pavé-critique]
Disons que c'est mon style d'écriture, de me perdre dans certaines choses. De là d'où je viens, ça plaisait, mais si ça ne plait pas ici, je vais tâcher de modifier un peu ^^
Et la majorité de ce qui m'a été dit par le passé se concentre en compliments, ou en critiques si peu construites qu'elle ne prenne que deux lignes.

Cependant, concernant son ami (sauf cas des cheveux, là j'avais voulu faire différent sans même me rendre compte reproduire à l'identique) certains points restent flous (et peut-être incohérents, ça je vous l'accorde) mais ils ont leur importance. J'ai déjà écris les plus grandes lignes, et ces éléments sont particulièrement importants pour la suite.

Merci encore de ton avis ^^ Je vais voir concernant les passages plutôt lourds et les tournures trop complexes.
J'aurais peut-être dû mettre tout le prologue d'un coup d'un seul. C'est une perte de temps considérable, que tout ceci.

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Niahan
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Re: Essais aux fanfics

Message par Niahan » dim. 23 mars 2014, 13:53

Shaner a écrit :
Niahan a écrit :
Shaner a écrit :
Spoiler :
Cela faisait près de deux ans que Derek Thrap avait pu obtenir cette distinction d’historien. Il venait de le recevoir, et n’était guère plus avantagé que ses homologues mais il avait appris d’un ami qu’une bibliothèque avait ouvert ses portes dans la région de Dien, à Luxville.
Le jeune Thrap, âgé d’à peine vingt-huit ans, n’avait pas vraiment le profil-type de l’historien. À bien y regarder, on aurait cru voir en lui l’image d’un dresseur expérimenté, au vu de son assurance.
Non, ce n’en était pas un. Il était grand, particulièrement grand, dans le mètre quatre-vingt-dix, pour un poids apparent de quatre-vingt kilogrammes. Simplement, au jugé, on pouvait aisément croire qu’il était aussi léger qu’une plume.
Pas spécialement musculeux, il n’avait pour signe distinctif sa chevelure mi-longue, lui atteignant le haut des épaules. Assez surprenant, en fait. Le plus surprenant, c’était la couleur. Il s’agissait d’une chevelure auburn, quoique un peu assombrie.
Ses yeux étaient d’un vert grisâtre et n’étaient guère cachés par les petites mèches de cheveux qui tombaient sur le front du jeune historien.
Son nez était fin, assez peu distinctif en fait du reste du visage. Seules ses lèvres ajoutaient de la vie à ce visage pâle, avec cette couleur caractéristique de l’hémoglobine (bien qu’atténuée par la peau).

Le jeune historien avait donc eu vent de cette région peu connue et reconnue. Aucun historien avant lui n’avait d’ailleurs cru bon d’enquêter sur cette région, ce qui restait assez surprenant. Lui n’agissait ainsi que pour le plaisir. Ou son prétexte était celui d’une visite chez un ami. Ce même ami qui lui avait fourni un appartement à Luxville, en lui affirmant que cela ne le gênait pas de lui acheter un local de vie. Si cet appartement ne s’était pas montré aussi spacieux et luxueux, Derek n’en aurait rien dit. Mais là… Conrad, son ami et tout récent contact, n’avait pas regardé la dépense. L’historien pouvait bien s’établir dans cette région pour des mois voire des années.

En entrant en ville, il s’était attendu à quelque chose de simple. La vue des buildings imposants fit changer son point de vue concernant Dien. Son appartement était lui-même situé à un niveau particulièrement éloigné du sol. La circulation n’était pas grande, en réalité. Cette ville n’avait pas l’air d’être aussi peuplée qu’elle le laissait penser rien qu’en la regardant. Et Derek s’était laissé prendre par cette illusion. À la place de véhicules en abondance sur les routes, il n’y avait que quelques signes fugaces de circulation, et une population amatrice de footing. Les Pokémon sortaient avec leurs maîtres et marchaient sur les trottoirs sans se soucier le moins du monde des personnes autour. Bien entendu, pour éviter les problèmes, les Pokémon sortant au-dehors ne pouvait avoir une taille supérieure à celle d’un humain moyen. Aussi n’y avait-il que des Keunotor, des Moustillon, des Arcko… Les énumérer tous prendrait une journée entière, mais il suffisait de se représenter toute une liste de Pokémon susceptibles de pouvoir marcher aux côtés de son dresseur afin d’avoir un vague aperçu de ce que voyait Derek dans les rues.

Alors qu’il était arrive en ville et qu’il s’était établi dans l’appartement, il avait fait un rapide tour des quartiers, afin de trouver les endroits où il était susceptible de se rendre pour étudier, manger ou se divertir un peu. Il trouva également la bibliothèque dont lui avait parlé son ami. Il lui avait parlé d’une surprise, d’ailleurs. Surprise que l’historien redoutait un peu. Alors qu’il passait justement devant le bâtiment public, le téléphone cellulaire du jeune homme vibra, signe de la réception d’un message. Le jeune homme ouvrit l’appareil rapidement, habitué qu’il était à devoir l’ouvrir de nombreuses façons. C’était Conrad, qui l’invitait à entrer dans la bibliothèque.


« Allez, entres donc ! Je suis à l’entrée ! »

En observant calmement les deux larges portes, l’historien parvint à apercevoir son ami. Sa visite de la ville reprendrait plus tard. Le bâtiment composant la bibliothèque était en fait une sorte de pyramide, dont le sommet était surmonté d’un bloc d’or. Ou un matériau en ayant les mêmes caractéristiques de réfraction de la lumière, et la même teinte. En tout cas, peu importait ce que fut ce bloc, il n’était là que pour impressionner le visiteur. Et Derek fut impressionné. Long d’à peu près cinquante mètres, la pyramide n’était qu’une simple partie d’un bâtiment bien plus imposant se situant un peu plus à l’arrière. Ce goût pour les bords pointus et pour les formes cubiques étaient propres aux humains, les Pokémon semblant faire peu cas de l’architecture. Quelques Nirondelle s’étaient posées sur les toits et patientaient, attendant probablement qu’un évènement quelconque les pousse à s’élever dans les airs.
L’intérieur était tout aussi beau, voire même bien plus magnifique que l’extérieur. Enfin, faire meilleur effet qu’une façade en pierre, ça n’était guère difficile. Bien sûr, pour une personne lambda, ce spectacle pouvait être banal, surprenant, ou repoussant pour les néophytes de la lecture. Pour un historien tel que Derek, ces dizaines d’étagères de livres alignées en rang étaient constitués en une seule chose unique : la perle rare. Un peu comme la perle d’un Spoink.
Bien vite Conrad vint rejoindre le jeune historien, lui mettant entres les mains un livre particulièrement abimé, semblable à un journal.


« Voilà, mon vieux ! J’ai trouvé ça, et ça devrait te plaire. Je t’en dis pas plus. Si tu termines cet ouvrage, tu as le reste qui se trouve à la septième rangée, là-bas. »

L’historien n’eut pas le temps de dire ou voir quoi que ce soit que son ami disparaissait de la bibliothèque par la porte d’entrée. Il ne put voir de Conrad qu’un jeune homme d’un bon mètre quatre-vingt, pas bien épais, les cheveux bruns mi-longs qui lui atteignaient les épaules. Détail qui n’était pas visible dans une discussion en face à face.
Derek souffla de dépit. Il voulait se reposer un certain temps, le voyage en avion jusqu’à Dien l’avait épuisé, le transport jusqu’à Luxville plus encore, notamment avec la chaleur qui semblait régner sur l’île. Il avait cependant appris que les terres du centre étaient bien souvent aussi fraiches de jour qu’un soir d’automne sur les côtes. Notamment à la capitale.
Il abandonna ses espoirs de repos, les repoussant à plus tard. Il dormirait cette nuit. Pour l’heure, il avait du travail. Il s’avança parmi les ranges de tables, à proximité de la septième rangée d’étagères. Il s’assit un peu à l’écart des personnes présentes en compagnie de leurs Pokémon. D’aucun ne leva les yeux de son activité pour l’observer, le silence étant de mise dans cet établissement. Seule la bibliothécaire, une magnifique jeune femme au visage fin et aux cheveux d’or, daigna lever les yeux de son travail pour observer le nouveau venu.
Oubliant vite l’attention qu’on lui portait, l’historien se mit à lire le livre que lui avait donné son contact fugace. S’arrachant de la réalité, il examina la couverture de l’ouvrage. Il datait probablement de cinq siècles, et pourtant était-il magnifiquement bien conservé. Bien entendu, quelques déchirures subsistaient à certains bords de page, mais cela ne rendait pas la lecture impossible. Une petite note s’y trouvait, précisant qu’une copie plus récente existait. Derek se contenta de tourner la page, et de commencer la lecture de ce qui semblait être le journal d’un jeune homme. Au vu des tournures de phrases, c’était bel et bien un style de rédaction propre aux petits journaux intimes, ou aux rédactions de mémoires. Derek se mit alors à lire, dans un murmure à peine perceptible, pour laisser libre cours à son imagination. Le commencement du journal était une belle image qu’il convenait de reproduire par l’esprit..


« Alors même que les clameurs et hurlements de combats montaient jusqu’à mes oreilles, je pouvais entrevoir les premières flèches de la garde voleter dans le ciel pour enfin atteindre le sol, et pourfendre l’ennemi qui se trouvait aux portes de la ville. »
Merci encore de cette réponse rapide ^^ ! J'escompte bien publier ce prologue et le chapitre qui le suit dès ce week-end.
Après courte relecture, ça me semble assez indigeste. Je pense faire quelques séparations pour rendre la lecture un peu plus agréable. Et peut-être faire un petit ajout, quant aux impressions de Derek sur la bibliothèque.
[Insérer ici un pavé-critique]
Mais euh j'avais fait des paragraphes avec des petits Togepi pour que ça ressemble moins à un pavé \o/
Disons que c'est mon style d'écriture, de me perdre dans certaines choses. De là d'où je viens, ça plaisait, mais si ça ne plait pas ici, je vais tâcher de modifier un peu ^^
Et la majorité de ce qui m'a été dit par le passé se concentre en compliments, ou en critiques si peu construites qu'elle ne prenne que deux lignes.

Cependant, concernant son ami (sauf cas des cheveux, là j'avais voulu faire différent sans même me rendre compte reproduire à l'identique) certains points restent flous (et peut-être incohérents, ça je vous l'accorde) mais ils ont leur importance. J'ai déjà écris les plus grandes lignes, et ces éléments sont particulièrement importants pour la suite.

Merci encore de ton avis ^^ Je vais voir concernant les passages plutôt lourds et les tournures trop complexes.
J'aurais peut-être dû mettre tout le prologue d'un coup d'un seul. C'est une perte de temps considérable, que tout ceci.
Ne t'en fais pas, comme je te l'ai dit ce n'est que l'avis personnel d'un gros perfectionniste insatisfait à la critique facile ;)

Concernant son ami, c'est surtout leur relation qu'on ne saisit pas bien. Est-ce qu'ils sont amis de longues date ou est-ce qu'ils ont juste une relation par correspondance ou ce genre de chose? Au moment où Derek reçoit le livre à la bibliothèque, est-ce la première fois qu'il voit Conrad. Parce que c'est ce que j'ai ressenti, mais que j'ai trouvé un peu en désaccord avec ce qui était dit plus haut... Je pense qu'en fait tout s'est embrouillé au moment où tu as dit "son ami et tout récent contact", et je serai d'avis de te dire qu'au lieu de dire cette tournure, qui est assez contradictoire, tu devrai dire clairement si se sont des amis depuis toujours ou des proches récents. Enfin ce n'est que mon humble avis ^^

Vwala :wink:

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Re: Essais aux fanfics

Message par Pikou~Chan » sam. 19 avr. 2014, 19:40

Bonjour,

J'avais commencé un o-s que je n'ai jamais terminé... J'aimerais savoir ce qu'il vaut.
Spoiler :
Nox [O-S]

Mon histoire commence à Floraville, petite bourgade tranquille du sud-ouest de Sinnoh.
Moi, Jay, je vivais avec mon père, ma mère et ma petite sœur Kelly dans une petite maison à la sortie de la ville, dont les fenêtres donnaient sur les prairies ensemencées de fleurs qui s'étendaient à perte de vue, jusqu'à la forêt, disait-on. Beaucoup de Pokémon Plante vivaient dans les parages. Selon la légende, Shaymin aurait rendu cet endroit autrefois désertique si fertile que certaines des fleurs qui y étaient plantées seraient devenues des Pokémon, d'où leur abondance. Je préférais l'explication scientifique qui stipulait que là où il y avait des fleurs, il y avait des Pokémon. J'étais très terre-à-terre, en général, tout le contraire de ma sœur qui était une rêveuse émérite.
« Tu verras, Jay, un jour j'attraperai Shaymin ! » avait-elle l'habitude de me dire.
Ah, cette chère petite rêveuse...
Nous menions une petite vie tranquille, loin de tout, à la campagne. Jusqu'à ce jour funeste où j'ai tout perdu.

* *

C'était un soir de novembre, où la nuit tombait vite et le vent soufflait fort. Kelly s'ennuyait et avait voulu faire une partie de cache-cache Pokémon. Mes parents avaient accepté et m'avaient enjoint de jouer avec elle, ce que j'avais fait à contrecœur. Nous avions pris les Pokémons de nos parents avec nous pour ne pas nous perdre et étions sortis dehors. Après tout, que pouvait-il nous arriver avec de telles créatures ?

C'était à Kelly de compter. Elle s'adossa à un arbre et commença, son Chaglam perché sur son épaule. Je filai me cacher avec mon Malosse sous un piton rocheux qui prenait sa base dans la forêt de Vestigion, mais dont une partie surplombait les champs. Je me repliai dans un coin d'ombre, car la lune était pleine ; j'étais donc plus visible.

« J'arrive ! » cria ma sœur.

Je me mis à attendre patiemment. Soudain, un chuintement sonore retentit dans la nuit. Malosse releva la tête et regarda dans la direction du bruit, sur la pointe du piton rocheux. Je levai également la tête, mais ne vis rien.
Mon Pokémon coucha ses oreilles en arrière et mit sa queue entre ses pattes, gémissant craintivement. J'étais intrigué : quelle chose pouvait bien apeurer mon Malosse ?

« Jay ? T'es où ? J'en ai marre de te chercher ! » s'exclama Kelly au loin.

Bon. Si je voulais savoir ce qu'il y avait là-haut, j'allais devoir me dépêcher.
Je me relevai, me plaçai sur le côté gauche du piton et commençai à grimper. Malosse essaya de me retenir en mordant le bas de mon pantalon, mais je me dégageai et continuai mon ascension. Tant bien que mal, j'arrivais jusqu'en haut.

« Jay, c'est pas drôle, sors de ta cachette ! »

J'ignorai ma sœur et me tournai vers la pointe du surplomb.

« Jay, s'il-te-plaît ! J'ai peur ! » fit Kelly d'un ton réellement effrayé.

Elle n'était pas la seule à être terrifiée... Ce que j'avais devant moi me glaçait le sang. Sur la pointe du piton... il y avait...
J'avais des sueurs froides rien que d'y penser. Qui plus est, j'avais le sentiment profond de ne rien avoir à faire ici, que j'étais témoin d'un évènement exceptionnel. La créature qui se tenait devant moi... c'était un Noctali en pleine transformation lunaire.
Grâce aux rayons de lune qu'il avait absorbé, il avait grandi de deux fois sa taille normale. Et ses pouvoirs croissaient, eux aussi... Ses anneaux jaunes en temps normal étaient devenus d'un bleu pailleté, et je supposai que ses yeux avaient changé également.
Mais le plus terrifiant, c'était ses ailes.

Des ailes d'un noir de jais, parcourues de veinures azurées.

Un Noctali ailé... Mon cerveau ne voulait pas enregistrer cette information. C'était impossible.
Semblant avoir senti une présence, le Noctali huma l'air, puis commença à se retourner lentement. Je ne parvenais plus à faire le moindre geste. Mon cœur battait à cent à l'heure, j'étais certain que le Noctali l'entendait. Il se retourna un peu plus... encore un peu plus...

« JAAAAYY ! hurla ma sœur, complètement terrorisée. Elle avait du apercevoir le Noctali. Le Pokémon s'arrêta, fit volte-face et bondit en bas du surplomb.

- HIIIIIIIIIIIH ! GRAND FRÈÈÈRE ! AU SEC...
- Gnap !
- JAAAAYY !
- J'ARRIIIVE !

N'y tenant plus, je dévalai le surplomb et me précipitai vers ma sœur. Elle était dos contre le sol, luttant de toutes ses forces contre le Noctali enragé.

- Eh, le monstre ! Prends-t-en plutôt à moi !

Le Pokémon ne m'écouta pas.

- Malosse, attaque Bélier ! ordonnai-je à mon ami Pokémon.

Malosse s'exécuta et percuta le Noctali de plein fouet. Le monstre ne cilla pas et continua à attaquer Kelly. Ma sœur fatiguait. Elle n'allait pas tarder à succomber aux offensives du Pokémon.
Dans un élan de folie, je m'élançai vers les deux adversaires et m'interposai. Le Noctali ne vit pas cela d'un très bon œil et s'en prit à moi. Exactement ce que j'attendais.

- Cours, Kelly ! ordonnai-je à ma petite sœur. Je te rejoins !

J'esquivai une attaque du monstre. Voyant que ma sœur ne bougeait pas, je réitérai mon ordre :
- Cours ! COURS !

Cette fois, elle s'exécuta et s'enfuit à toutes jambes vers la maison, accompagnée des Pokémons. Soulagé que j'étais de la voir se sauver, je n'avais pas remarqué que le Noctali préparait un nouvel assaut. Je n'eus pas le temps d'esquiver ; le Pokémon me mordit à la nuque. Une douleur aigue me transperça le crâne, et puis... plus rien.

* *

Le Noctali regarda l'humain s'effondrer lamentablement au sol. La Marque commençait déjà à apparaître. Il poussa un cri de frustration. Si ces deux humains n'étaient pas intervenus, tout se serait bien passé ! Ses forces commençaient déjà à diminuer. La Mère Lune le privait peu-à-peu de son pouvoir. Il jeta un regard dédaigneux à l'humain. Pauvre petite chose... si faible... si fragile. Bientôt, sa vie partirait en fumée.
Et il aurait tout perdu.


« Ouh, ma tête... Que s'est-il... ? »
Je me redressai brusquement. Kelly !
Non, Kelly était en sécurité. Et le Noctali... avait disparu.
Je tentai de me mettre debout, sans succès. Je réessayai en procédant étape par étape : à quatre pattes, accroupi puis debout. Je butai à la deuxième étape. Un élancement à la nuque me fit hurler et retomber au sol. Je me saisis la tête entre les mains en criant et en gesticulant comme un forcené.
Mais...
Je m'arrêtai subitement.
Mes mains ?...
Je tendis les bras devant moi et contemplai ce qui avait été des mains.
« Non... Non ! »

À la place de mes mains se trouvaient deux pattes noires recouvertes de fourrure lustrée. Mes doigts étaient devenus extrêmement courts et le côté pulpe était devenu coussinet. Mon regard remonta le long de mon bras et ma tête se tourna du mieux qu'elle pouvait vers le reste de mon corps. J'étais entièrement recouvert de fourrure noire aux reflets chatoyants et de lumineux cercles bleutés ornaient mon flanc. Et... j'avais une queue !
Complètement paniqué, je me dirigeai vers une flaque d'eau que la lune éclairait. Je me penchai au-dessus pour y découvrir le visage d'un jeune Noctali à l'air complètement perdu dont les sourcils formaient un accent circonflexe qui aurait été comique en d'autres circonstances.
Déboussolé pour de bon, je perdis le contrôle de moi-même et me mit à tituber de çà et là sans pouvoir penser à quoi-que-ce-soit. Ce qui m'arrivait était surréaliste. Ce n'était sans doute qu'un cauchemard ! Oui, exactement, et j'allais bientôt me réveiller.

Bientôt.

Je finis par m'écrouler face contre terre dans un parterre de fleurs délicieusement odorantes. N'ayant rien d'autre à faire, je les comptai : une, deux, trois, quatre, cin...
Mes yeux s'arrêtèrent sur la cinquième. Celle-ci n'était pas ordinaire : sa tige était verte, blanche et très grande et elle n'avait de cesse de trembler. Je levai les yeux.
Ô, surprise ! Ce n'était pas d'une fleur dont il s'agissait, mais de la plus belle créature que mes yeux de mortel n'aient jamais contemplé. Un pelage blanc à l'apparence douce et lisse recouvrait son petit corps frêle et de beaux yeux marron embellissaient son visage d'une innocente pureté. Deux délicates oreilles ressemblant à ces feuilles premières-nées que l'on trouve au printemps se dressaient doucement au-dessus de son angélique figure. Une queue semblable s'agitait plus loin, pleine de cette grâce enchanteresse que seules les femmes savaient apporter.

Brusquement, je revins sur terre. J'étais en train de m'extasier devant... une Phyllali ! Cette dernière me regardait avec de grands yeux apeurés, et ne pipait mot. Je tentai de me relever, de reculer, de m'excuser, mais une soudaine faiblesse s'empara de mes membres et je ne pus lancer qu'un pathétique : « Bon... bonjour. »
La Phyllali parut un peu plus rassurée et continua de me dévisager. Ne voulant pas paraître malpoli –après tout, j'étais aussi un Pokémon-, je me présentai :
- Euh... eh bien bonjour, mademoiselle, je m'appelle...
- Moi, c'est Altaïr, me coupa-t-elle.

Là, elle m'avait surpris. Ce soudain changement de personnalité... C'était vraiment étrange.

- En, enchanté Altaïr, repris-je confus, et moi je suis... euh...

Quel idiot ! Je ne me souvenais plus de mon prénom !

- Tu ne sais plus qui tu es, c'est cela ? subodora la Phyllali.
- Euh... non.
- Tu n'es pas le premier. Mon frère est encore plus idiot que je ne le croyais !

Elle soupira. Finalement, malgré son apparence fragile, elle n'était peut-être pas si timide que ça... ?

- Ton frère ? m'étonnai-je. Qui est-ce ?
- En fait, ce n'est pas mon vrai frère, j'ai été adoptée. Donc, mon « frère » est un Noctali prétentieux, ambitieux et inconscient qui a pour seul but d'accomplir la Transformation Lunaire nonobstant qu'il sache qu'il est trop jeune et que ce rituel ne s'effectue qu'en des circonstances particulières.

Je restai figé de stupeur, la bouche grande ouverte. C'était ce Noctali qui m'avait attaqué !

- Eh oui, tu as deviné, soupira Altaïr. Mon idiot de frère...

Frère. Ce mot... me rappelait...

- Kelly ! m'écriai-je en me relevant. Au revoir, Altaïr, et merci pour tout !
- Attends ! Ils ne vont pas...

Je ne l'écoutais plus et courus à travers champs vers Floraville.

* *

Comment avais-je pu les oublier ? Kelly, Papa, Maman, Chaglam et Malosse ! Ils devaient terriblement s'inquiéter pour moi ! Heureusement, mon nouveau corps me permettait d'atteindre des records de vitesse, et mes yeux perçants m'empêchaient de buter dans les obstacles.
Soudain, j'eus un déclic. Je voyais comme en plein jour, mais... il faisait nuit ! Même les Noctali ne voyaient pas aussi bien que moi à cet instant ! Et...
Je me secouai. Ce n'était pas le moment. Je repris de plus belle ma course vers la maison.

* *

Du haut du piton, le Noctali regardait l'ex-humain courir à travers champs.
Vers Floraville.
Vers chez lui.
Il ricana. L'humain qu'il avait marqué ne savait pas ce qui l'attendait.
En fait... il allait vers son ancien chez lui.


« Maison en vue ! »
Tout émoustillé à l'idée de revoir ma famille, je poussai un hurlement de joie et redoublai de vitesse. Kelly m'accueillerait en pleurant de joie, Maman me prendrait dans ses bras, Papa serait exubéramment soulagé et les Pokémon sauteraient partout. Et moi... je leur raconterais tout. Ils comprendraient et m'aideraient à redevenir comme avant, et l'incident serait vite oublié.
Ça y est, j'étais presque arrivé. Je vis la porte de la maison s'ouvrir, et un rayon de lune s'accrocher à un objet luisant. Qu'est-ce que...

* *

« Aoouuuh ! »
- Papa ! s'écria Kelly, effrayée.

La petite fille alla se réfugier dans les bras de son père, qui la rassura.
Un second hurlement retentit. Kelly se mit à pleurer. Son père la posa sur le sol et se dirigea vers une malle.
L'enfant pleurait toujours.
Sa mère la prit sur ses genoux et la consola. La petite fille se lova contre sa maman.

Se faisant un devoir de protéger leurs maîtres, Chaglam et Malosse attendirent que le Chef prenne son "Bâton-qui-crache-le-feu" et qu'il ouvre la porte pour le suivre et se poster à ses côtés.

- Je l'attends de pied ferme, ne vous inquiétez pas, fit gravement le père en se campant devant la porte, un fusil à la main.


*

Je m'arrêtai net. Une silhouette se dressait devant la porte de la maison. À ses côtés, deux formes sombres se tenaient, à l'affût. J'étais trop loin pour les voir correctement, malgré ma vue perçante. Je continuai donc ma route, mais plus lentement. La silhouette sembla se raidir, et resserra sa poigne sur son tube brillant. Cet objet ne m'inspirait pas confiance... Je me sentais oppressé, en danger. J'avançai plus prudemment, à présent. Bientôt, j'allais pouvoir distinguer les traits des silhouettes. Très bientôt... Maintenant !

Je restai figé de stupeur. C'était Papa ! Papa m'avait attendu avec les Pokémon ! Euphorique, j'oubliai totalement le bâton luisant et me précipitai vers mon père. Je courais plus vite que je n'avais jamais couru.

« Papa ! C'est moi, Jay ! »

J'étais si heureux ! Enfin, je rentrais chez moi ! Tout à mon bonheur, je me tus et laissai les sons me parvenir, tous sans exception.

Ce fut à ce moment que je compris que quelque chose clochait.

Malosse émettait un grognement d'avertissement sourd et on le devinait prêt à l'attaque. Des feulements furieux résonnaient dans la nuit, et l'auteur n'en était autre que Chaglam. Mon père avait levé son bâton et le ramenait contre sa joue. Tout-à-coup, je me souvins du nom de ce bâton.

Un fusil.

Comme dans un rêve, le coup partit.

« HAN ! »

Il m'avait touché à l'épaule. Ma patte ne pouvait plus supporter mon poids. Blessé tant physiquement que moralement, je m'écroulai.
Je regardai mon père, sans comprendre. Pourquoi... pourquoi m'avait-il tiré dessus ?
Avec effroi, je le vis me remettre en joue. Le canon de son fusil luisait d'une beauté effroyable. Comment... comment un si bel objet pouvait-il ainsi décider de vie ou de mort ?
Je fermai les yeux, désespéré. Cette fois, mon père me tuerait.
Mon Papa.

*

Vite ! Je dois le rejoindre !
S'il le fait... Non, je ne dois pas y penser.
Tiens ? Une lueur jaune ?...
... Mon frère. Ce crétin.
À cause de lui, je vais te perdre...
... Skylight.


*

Le monstre me regardait de ses yeux dorés. Mes doigts glissaient à leur vue, j'avais du mal à tenir mon fusil. En serrant les dents, je repensai à Jay.
Plein d'une résignation nouvelle, je raffermis ma prise sur l'arme.

Le monstre va mourir.
Je vais te venger, mon fils.

*

Je vis un humain positionner son doigt, me viser au niveau du cœur, crisper sa main et appuyer sur la gâchette.
Je vis la balle, petit morceau de métal, fusant vers ma poitrine.
Je vis ma courte vie défiler devant mes yeux, souvenirs inaccessibles.
Puis je vis mon Papa.
Celui en qui j'avais confiance.
Celui qui m'avait élevé.
Celui qui allait me tuer. Sans que j'aie jamais su pourquoi je l'avais déçu.

Mon Papa.

*

« PAN ! »
Pan ?
Non !
Je ne peux pas arriver trop tard !
Tiens bon ! Je vais te sauver !


*

La balle...
Si proche...
Dans quelques millièmes de secondes... ce serait la fin.
Adieu...

« NOOOOOOOON ! »

Un éclair jaune et vert s'interposa au dernier moment. Du sang gicla, m'éclaboussant.

Et puis, il se passa autre chose...
... mais je n'étais plus là.


Où suis-je ?
Il fait si sombre, ici !

« Laisse-toi guider... »

Quoi ?

Qui... qui a parlé ?

« Laisse-toi... guider... Ton Sombre... »

Mon... Sombre ? ... Mais...
...

Oui... Je vois... je comprends.

Tiens ? Je me sens mieux... Et je vois mieux.
Avançons.

...

Ooooh ! Mais ! Tu... tu es Shaymin !

« Non... Je suis son esprit. »

Mais, pourtant... malgré tes étranges couleurs et le fait que tu brilles...

« Je suis l'esprit de Shaymin, ce qu'elle est dans le monde des rêves et ce qu'elle sera au Pokéden, près d'Arceus, quand le temps sera venu. »


Ah... Mais...

Que fais-je ici ?


« J'ai à te parler. »


* *


« Non ! »

L'homme se précipita vers le Pokémon qu'il avait touché. Il se pencha au-dessus.

« Qu'ai-je fait ? Mais qu'ai-je fait ?! »

Peu-à-peu, il se rendait compte de toute l'horreur de son geste. Car le Pokémon qu'il avait touché... était le Gardien de la forêt de Vestigion !
Il se retint de crier, et prit son visage entre ses mains, horrifié de lui-même. Il se rendait compte, à présent, que si la Gardienne n'était pas intervenue, il aurait tué un Pokémon. Une de ces créatures mystérieuses et magiques qui peuplaient ce beau monde.
Il releva la tête. Le Noctali était toujours là. D'ailleurs, il n'avait pas l'air si méchant. On l'aurait dit plutôt... terrifié ?! Finalement... peut-être qu'il devrait le soigner ?

Soudain, l'image de son fils lui revint en mémoire. Une douleur poignante prit son cœur en étau.
Non.
Il ne pardonnerait pas.

Sentant les larmes rouler sur ses joues, il prit son fusil, et, la vision troublée, tenta de faire partir le Pokémon Ténèbres. Il ne le tuerait pas. Son fils... Jay... aimait tous les Pokémon, même les plus dangereux. Il n'aurait pas voulu qu'on fasse de mal à un Noctali, si monstrueux soit-il.

Voyant que le Pokémon ne bougeait toujours pas, il fut pris d'un violent accès de colère et leva son bras qui tenait le fusil, puis l'abattit brusquement sur le Noctali. L'arme s'arrêta à quelques centimètres du pelage de celui-ci. Hébété, l'homme dévisagea le Pokémon en face de lui. Ce Noctali avait une drôle de façon de le regarder...

Soudain, il sentit les yeux dorés du Pokémon le happer dans leurs profondeurs, et, ne pouvant résister à cette attraction colossale, son esprit plongea dans les abysses de souvenirs que lui offraient ces perles dorées.



Nous sommes dans une chambre d'hôpital. Sur un lit, une femme se repose, l'air exténué. Dans ses bras, un nourrisson s'ébat joyeusement pendant quelques secondes, puis, fatigué, s'endort paisiblement. Ces personnes... je les connais... ce sont...
À peine ai-je esquissé un geste que le décor se trouble, ses couleurs changent. Je sens une brise fraîche me caresser la joue. Surpris, j'observe le paysage autour de moi. Il est radicalement différent. Avec stupeur, je m'aperçois que je me trouve devant notre maison, à Floraville, peu de temps après le déménagement.

Me souvenant du Noctali, une mélancolie profonde m'envahit, et je tente de toutes mes forces de retourner dans l'instant présent, en vain. Les étranges souvenirs du Pokémon me retiennent prisonnier ici.
Résigné, mais toujours triste, je me décide à observer la vague de souvenirs qui déferlent en mon être. De prime abord, celui-ci.

Je perçois des éclats de voix provenant de la maison. La porte d'entrée s'ouvre, et un petit garçon à l'air guilleret accompagné d'un homme font irruption dans le jardin. Ils parlent d'un ton enjoué. Le petit garçon tient un ballon dans ses mains. Et l'homme...
J'ouvre de grands yeux ahuris. Cet homme... c'est...

Le sol se dérobe sous mes pieds. Je pousse un cri terrifié, et tente de trouver une prise, en vain. Je me sens chuter profond, très profond...
Le sang commence à me monter à la tête, et j'ai mal au cœur. Pourvu que ce supplice s'arrête vite !

Soudain, un choc violent sous mes pieds vient stopper ma chute. Je serre les dents. Pour être rapide, c'était rapide... Je ne sens plus mes jambes !
Je m'assois péniblement sur le sol et tente de remettre de l'ordre dans mes idées. D'abord, ce premier souvenir. L'hôpital. Les Pokémon n'ont pas le droit d'entrer dans ce genre de bâtiment. Que faisait là ce Noctali lors de ces évènements ?
Vous n'avez rien compris ? C'est normal, j'ai pensé la fin pour faire en sorte que le mystère dure jusqu'au bout. C'est pour ça que je n'ai pas tout mis. (Et oui, je sais, c'est un peu long pour un one-shot :/)

EDIT : j'ai l'impression que les astérisques ne sont pas toutes passées et que certaines balises italique bugguent... Mais normalement, il y a de l'italique lorsque le narrateur n'est plus le héros et lorsque l'histoire n'est plus racontée dans l'instant présent, et il y a des astérisques à chaque changement de point-de-vue... Vous me suivez ?
Le poids de l'amertume
S'évanouit sous le souffle des ailes
De la gratitude...

~Sur la cloche du temple,
Le papillon dort
Paisiblement.~

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Re: Essais aux fanfics

Message par loulou@viridium » dim. 20 avr. 2014, 11:35

Super!^^
J'ai hâte de voir la suite ;)
Il n'y a pas de fautes à première vue, l'histoire est bien pensée, et le tout est bien écrit! :D

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Pikou~Chan
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Re: Essais aux fanfics

Message par Pikou~Chan » lun. 21 avr. 2014, 09:52

Merci beaucoup loulou, j'essaierai de ne pas faire une fin décevante. :3

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Re: Essais aux fanfics

Message par Ghost' » dim. 11 mai 2014, 15:42

Je me suis senti inspiré ce matin... Le début d'une possible fic. Mes projets n'étant pas encore arrêtés, mais je vous fais voir ça quand même histoire d'avoir un retour ;)
Spoiler :
Prologue

Joe était un homme plutôt banal. La quarantaine, il s'entretenait comme il le pouvait. Il faisait son boulot sans excès d'enthousiasme mais avec régularité et sans discuter, et c'était ce qu'on attendait de lui. Il respira un grand coup avant d'appuyer sur le bouton de l'interphone. Il patienta quelques secondes, puis une voix guillerette se fit entendre :

« Secrétariat du Patron, j'écoute !
-C'est Joe Davler, s'annonça-t-il. J'apporte les nouvelles.
-Ah, c'est ce bon Joe, reprit la voix féminine de la secrétaire. Tu peux y aller. »

La porte métallique coulissa lentement dans un désagréable bruit de ferraille grinçante. Joe grimaça avant de s'engager dans les obscurs escaliers de fer rouillés qui s'enfonçaient derrière la porte. C'était un des seuls employés à pouvoir venir par ici. Il avait été touché de cette distinction au départ, mais à présent, il aurait rêvé que ce soit quelqu'un d'autre que lui qui s'occupe de son boulot. Parce qu'il n'y avait rien de pire que d'annoncer de mauvaises nouvelles au Patron... Il arriva en bas de l'escalier de ferraille en colimaçon, dans une vaste pièce qu'on pouvait apparenter à un garage désaffecté. Sauf qu'il était trop profondément enfoui pour avoir un jour été un garage. Des barils, des cartons et des caisses en pagaille peuplaient la sombre pièce que seules de vieilles lampes aux grésillements inquiétants éclairaient. Au fond de la pièce, une grande porte en fer, à double battant, était entrouverte. Il pénétra dans l'embouchure de la porte, traversa un couloir entièrement noir avant d'arriver devant une nouvelle porte. Une chaîne tombait à sa droite : il la tira, puis entra.

Le bureau du Patron était un endroit lugubre. De taille moyenne, c'était une pièce austère et perpétuellement plongée dans une semi-obscurité perturbante : la seule source de lumière était la lampe de bureau qui trônait sur ledit bureau, en éclairant bien peu d'autres choses que le bureau lui même. Le meuble était simpliste : il avait été taillé d'une seule pièce dans un bois que Joe n'avait toujours pas déterminé. Il n'y avait pas grand chose d'autre dans la pièce : une bibliothèque tapissait le mur de droite, mais le quadragénaire n'avait jamais rien su des ouvrages qui la composaient, un tabouret bancal qui faisait face au bureau, et derrière, un grand fauteuil de cuir, trône du Patron. Non, il y avait également le perchoir du Noarfang du Patron, mais Joe préférait ne pas l'évoquer. Il le regardait toujours fixement, sans qu'il ne l'ait jamais vu cligner des yeux. Il en avait la chair de poule. Quant à son supérieur... C'était une masse noire enfoncée dans ce fauteuil. Lui n'avait jamais vu son visage. Peu de personnes avaient déjà vu le Patron, et ceux qui connaissait son visage, voire son nom, devait se compter sur les doigts d'une main. Une main amputée, aimait-on à murmurer. De ce que Joe avait discerné au cours de ses visites, c'était un homme bien bâti. Il n'en savait pas grand chose d'autre... Même son âge était mystérieux : si on pouvait voir ses mains se poser sur le bureau de bois, elles n'étaient jamais nues. Gants blancs, toujours. Une particularité qui avait amusé Joe était que, contrairement à ce qu'on pouvait penser, le Patron ne s'habillait jamais en noir : aujourd'hui, sa veste semblait plutôt bordeaux. Si on ne pouvait discerner les traits de l'individu, c'est qu'il portait perpétuellement un masque. Le masque variait selon les jours, mais il suivait la constante d'inspirer un dégoût effrayant. Il ne tombait que rarement dans le ridicule. A sa dernière venue, il avait parlé à un homme à tête de basilique sifflotant. Car, autre particularité, jamais personne n'entendait sa voix. Tous ces soins à se dissimuler remplissait Joe d'effroi. Quel sorte d'être pouvait bien être véritablement cet homme ? Aujourd'hui, il choisit de s'assoir sur le tabouret, signifiant qu'il portait de mauvaises nouvelles, et fixa son regard sur le bureau. Il ne voulait pas admirer de masque grotesque aujourd'hui. Le Patron prit la parole d'une voix enrouée, avec un petit quelque chose de mécanique qui évoquait aussitôt un engrenage complexe, lent mais imperturbable.

« Joe... Que se passe-t-il ?
-Patron, commença l'employé, un peu mal à l'aise, ça va pas vous plaire.
-Ne me ménage pas, réagit son supérieur d'un ton quelque peu sec.
-Les plans de la Machine ont disparus de tous les ordinateurs et de tous nos serveurs. Dès que l'équipe technique à vu ça, on a envoyé des hommes chercher le Professeur... »

Il marqua une pause, car il craignait un peu la réaction du Patron. Ce n'était pas un être bienfaisant. Il était dépourvu de pitié et de sensibilité. Certains disaient même d'humanité. Et si c'était une façade... Sûrement. Mais tout chez lui n'était qu'une façade inébranlable. L'homme avança sa main droite sur le bureau, et le tapota des doigts à un rythme régulier. Tatatap. Tatatap. Joe reprit :

« Le Professeur a disparu. On a cherché partout : introuvable. Ses appartements sont restés en l'état, il n'a rien emporté.
-Mitch ? Interrogea soudainement l'inquiétant personnage.
-Mitch a été retrouvé assassiné dans sa chambre de travail, répondit anxieusement Joe. »

Tatatap. Tatatap. Pas de réaction. Tatatap. Tatatap. BAM ! Le poing venait de s'abattre sur le bureau. Joe manqua de chuter de son tabouret. En relevant la tête, il s'y agrippa instinctivement. Le Patron s'était penché dans la lumière, et son visage masqué était bien visible. C'était plutôt un casque intégral composé de centaines de roues d'engrenages, de chaînes, de boulons, de vis, de petites plaquettes d'acier, qui ne semblait désordonné que si on s'attardait sur les détails. Bien sûr, on ne voyait rien du visage de son porteur : deux globes de verres teintés pour les yeux, une plaque parsemée de petits trous devant la bouche. Maintenant, Joe entendait distinctement son souffle au travers du micro, transformé en une sorte de roulis cliquetant. L'employé voulut détourner le regard, et tomba face à celui du Noarfang en recul. Il n'avait pas vraiment bougé, et lui jetait toujours un regard obstinément fixe.

« Ceux qui étaient chargés de surveiller le Professeur ne s'en tireront pas indemnes. Quel infortune ! Pesta-t-il. Tout s'en trouve si ralenti. Il a cru pouvoir encore changer d'avis ? Quel idiot...
-Patron, se risqua l'employé, qui n'avait normalement pas à parler. Le Professeur a du garder une copie des données. »

Le Patron lui lança un regard interloqué. Du moins était-ce ce que pensait Joe, car aucune expression n'était trahie par l'imposant couvre-chef. Il osa continuer. A circonstances exceptionnelles...

« Il a déjà plusieurs fois confié qu'il détestait à perdre son travail. Peu importe lequel, il disait toujours vouloir en garder une trace. Pour ne pas avoir bossé pour rien. Je pense qu'il n'a pas su se résoudre à détruire entièrement les plans.
-Hmm. Merci Joe. Tu peux y aller. »

L'employé hocha la tête et se leva. Il allait sortir quand le Patron s'adressa à nouveau à lui :

« Je te fais confiance, Joe. Plus qu'à certains de mes officiers. C'est pour ça que je te garde près de moi. Prend ça et entraîne toi. »

Joe se retourna. Sur le bureau, une Pokéball trônait seule. Interloqué, il hésita à avancer vers elle. Il avait déjà des Pokémon. Il n'était même pas mauvais du tout en combat. Plutôt bon, à vrai dire. Alors pourquoi ? Sachant qu'il n'aurait pas réponse à ses questions, il prit la sphère en remerciant son Patron. Elle différait des autres. Blanche en dessous, normal. Gris au dessus, avec leur symbole frappé. Etrange. Puis, il sortit sans mot dire. On lui réservait quelque chose.

Le Patron soupira. L'employé rêvé, ce Joe. Ce n'était pas contre lui qu'il était en colère, non. Il prit le téléphone fixe sur son bureau et appuya sur un des nombreux boutons qui correspondait à un autre de ces téléphones. On décrocha prestement.

« Qui me demande ?
-Le Patron. Je veux une sanction des responsables du service Sécurité qui ont laissé le Professeur s'évader et Mitch être tué. Confiscation des Pokémon et envoi à Acajou. Quant à leur officier...
-Je ferai le nécessaire. Au revoir, Patron. »

Il raccrocha. Bonne chose de faite. Il garda le téléphone en suspens, puis se décida et appuya sur un autre bouton.

« Allo ?
-Traqueur.
-Patron...
-Opère avec discrétion. Retrouve le Professeur et ramène le moi.
-Dans les plus brefs délais. »

Il reposa l'appareil, et se renfonça dans son siège. Ses plans rencontraient peut-être un imprévu. Mais ce n'était qu'un ralentissement. Tout se passerait comme prévu, car l'inverse était impensable. Une voix cliquetante résonna dans la salle souterraine.

« Même toi, foutu destin, tu n'as plus le choix maintenant... »

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Re: Essais aux fanfics

Message par Phyllaliii » sam. 24 mai 2014, 21:58

Bonsoir, je me permets de m'incruster un petit peu si ça ne dérange pas :)
Ghost' a écrit :
Spoiler :
Prologue

Joe était un homme plutôt banal. La quarantaine, il s'entretenait comme il le pouvait. Il faisait son boulot sans excès d'enthousiasme mais avec régularité et sans discuter, et c'était ce qu'on attendait de lui. Il respira un grand coup avant d'appuyer sur le bouton de l'interphone. Il patienta quelques secondes, puis une voix guillerette se fit entendre :

« Secrétariat du Patron, j'écoute !
-C'est Joe Davler, s'annonça-t-il. J'apporte les nouvelles.
-Ah, c'est ce bon Joe, reprit la voix féminine de la secrétaire. Tu peux y aller. »

La porte métallique coulissa lentement dans un désagréable bruit de ferraille grinçante. Joe grimaça avant de s'engager dans les obscurs escaliers de fer rouillés qui s'enfonçaient derrière la porte. C'était un des seuls employés à pouvoir venir par ici. Il avait été touché de cette distinction au départ, mais à présent, il aurait rêvé que ce soit quelqu'un d'autre que lui qui s'occupe de son boulot. Parce qu'il n'y avait rien de pire que d'annoncer de mauvaises nouvelles au Patron... Il arriva en bas de l'escalier de ferraille en colimaçon, dans une vaste pièce qu'on pouvait apparenter à un garage désaffecté. Sauf qu'il était trop profondément enfoui pour avoir un jour été un garage. Des barils, des cartons et des caisses en pagaille peuplaient la sombre pièce que seules de vieilles lampes aux grésillements inquiétants éclairaient. Au fond de la pièce, une grande porte en fer, à double battant, était entrouverte. Il pénétra dans l'embouchure de la porte, traversa un couloir entièrement noir avant d'arriver devant une nouvelle porte. Une chaîne tombait à sa droite : il la tira, puis entra.

Le bureau du Patron était un endroit lugubre. De taille moyenne, c'était une pièce austère et perpétuellement plongée dans une semi-obscurité perturbante : la seule source de lumière était la lampe de bureau qui trônait sur ledit bureau, en éclairant bien peu d'autres choses que le bureau lui même. Le meuble était simpliste : il avait été taillé d'une seule pièce dans un bois que Joe n'avait toujours pas déterminé. Il n'y avait pas grand chose d'autre dans la pièce : une bibliothèque tapissait le mur de droite, mais le quadragénaire n'avait jamais rien su des ouvrages qui la composaient, un tabouret bancal qui faisait face au bureau, et derrière, un grand fauteuil de cuir, trône du Patron. Non, il y avait également le perchoir du Noarfang du Patron, mais Joe préférait ne pas l'évoquer. Il le regardait toujours fixement, sans qu'il ne l'ait jamais vu cligner des yeux. Il en avait la chair de poule. Quant à son supérieur... C'était une masse noire enfoncée dans ce fauteuil. Lui n'avait jamais vu son visage. Peu de personnes avaient déjà vu le Patron, et ceux qui connaissait son visage, voire son nom, devait se compter sur les doigts d'une main. Une main amputée, aimait-on à murmurer. De ce que Joe avait discerné au cours de ses visites, c'était un homme bien bâti. Il n'en savait pas grand chose d'autre... Même son âge était mystérieux : si on pouvait voir ses mains se poser sur le bureau de bois, elles n'étaient jamais nues. Gants blancs, toujours. Une particularité qui avait amusé Joe était que, contrairement à ce qu'on pouvait penser, le Patron ne s'habillait jamais en noir : aujourd'hui, sa veste semblait plutôt bordeaux. Si on ne pouvait discerner les traits de l'individu, c'est qu'il portait perpétuellement un masque. Le masque variait selon les jours, mais il suivait la constante d'inspirer un dégoût effrayant. Il ne tombait que rarement dans le ridicule. A sa dernière venue, il avait parlé à un homme à tête de basilique sifflotant. Car, autre particularité, jamais personne n'entendait sa voix. Tous ces soins à se dissimuler remplissait Joe d'effroi. Quel sorte d'être pouvait bien être véritablement cet homme ? Aujourd'hui, il choisit de s'assoir sur le tabouret, signifiant qu'il portait de mauvaises nouvelles, et fixa son regard sur le bureau. Il ne voulait pas admirer de masque grotesque aujourd'hui. Le Patron prit la parole d'une voix enrouée, avec un petit quelque chose de mécanique qui évoquait aussitôt un engrenage complexe, lent mais imperturbable.

« Joe... Que se passe-t-il ?
-Patron, commença l'employé, un peu mal à l'aise, ça va pas vous plaire.
-Ne me ménage pas, réagit son supérieur d'un ton quelque peu sec.
-Les plans de la Machine ont disparus de tous les ordinateurs et de tous nos serveurs. Dès que l'équipe technique à vu ça, on a envoyé des hommes chercher le Professeur... »

Il marqua une pause, car il craignait un peu la réaction du Patron. Ce n'était pas un être bienfaisant. Il était dépourvu de pitié et de sensibilité. Certains disaient même d'humanité. Et si c'était une façade... Sûrement. Mais tout chez lui n'était qu'une façade inébranlable. L'homme avança sa main droite sur le bureau, et le tapota des doigts à un rythme régulier. Tatatap. Tatatap. Joe reprit :

« Le Professeur a disparu. On a cherché partout : introuvable. Ses appartements sont restés en l'état, il n'a rien emporté.
-Mitch ? Interrogea soudainement l'inquiétant personnage.
-Mitch a été retrouvé assassiné dans sa chambre de travail, répondit anxieusement Joe. »

Tatatap. Tatatap. Pas de réaction. Tatatap. Tatatap. BAM ! Le poing venait de s'abattre sur le bureau. Joe manqua de chuter de son tabouret. En relevant la tête, il s'y agrippa instinctivement. Le Patron s'était penché dans la lumière, et son visage masqué était bien visible. C'était plutôt un casque intégral composé de centaines de roues d'engrenages, de chaînes, de boulons, de vis, de petites plaquettes d'acier, qui ne semblait désordonné que si on s'attardait sur les détails. Bien sûr, on ne voyait rien du visage de son porteur : deux globes de verres teintés pour les yeux, une plaque parsemée de petits trous devant la bouche. Maintenant, Joe entendait distinctement son souffle au travers du micro, transformé en une sorte de roulis cliquetant. L'employé voulut détourner le regard, et tomba face à celui du Noarfang en recul. Il n'avait pas vraiment bougé, et lui jetait toujours un regard obstinément fixe.

« Ceux qui étaient chargés de surveiller le Professeur ne s'en tireront pas indemnes. Quel infortune ! Pesta-t-il. Tout s'en trouve si ralenti. Il a cru pouvoir encore changer d'avis ? Quel idiot...
-Patron, se risqua l'employé, qui n'avait normalement pas à parler. Le Professeur a du garder une copie des données. »

Le Patron lui lança un regard interloqué. Du moins était-ce ce que pensait Joe, car aucune expression n'était trahie par l'imposant couvre-chef. Il osa continuer. A circonstances exceptionnelles...

« Il a déjà plusieurs fois confié qu'il détestait à perdre son travail. Peu importe lequel, il disait toujours vouloir en garder une trace. Pour ne pas avoir bossé pour rien. Je pense qu'il n'a pas su se résoudre à détruire entièrement les plans.
-Hmm. Merci Joe. Tu peux y aller. »

L'employé hocha la tête et se leva. Il allait sortir quand le Patron s'adressa à nouveau à lui :

« Je te fais confiance, Joe. Plus qu'à certains de mes officiers. C'est pour ça que je te garde près de moi. Prend ça et entraîne toi. »

Joe se retourna. Sur le bureau, une Pokéball trônait seule. Interloqué, il hésita à avancer vers elle. Il avait déjà des Pokémon. Il n'était même pas mauvais du tout en combat. Plutôt bon, à vrai dire. Alors pourquoi ? Sachant qu'il n'aurait pas réponse à ses questions, il prit la sphère en remerciant son Patron. Elle différait des autres. Blanche en dessous, normal. Gris au dessus, avec leur symbole frappé. Etrange. Puis, il sortit sans mot dire. On lui réservait quelque chose.

Le Patron soupira. L'employé rêvé, ce Joe. Ce n'était pas contre lui qu'il était en colère, non. Il prit le téléphone fixe sur son bureau et appuya sur un des nombreux boutons qui correspondait à un autre de ces téléphones. On décrocha prestement.

« Qui me demande ?
-Le Patron. Je veux une sanction des responsables du service Sécurité qui ont laissé le Professeur s'évader et Mitch être tué. Confiscation des Pokémon et envoi à Acajou. Quant à leur officier...
-Je ferai le nécessaire. Au revoir, Patron. »

Il raccrocha. Bonne chose de faite. Il garda le téléphone en suspens, puis se décida et appuya sur un autre bouton.

« Allo ?
-Traqueur.
-Patron...
-Opère avec discrétion. Retrouve le Professeur et ramène le moi.
-Dans les plus brefs délais. »

Il reposa l'appareil, et se renfonça dans son siège. Ses plans rencontraient peut-être un imprévu. Mais ce n'était qu'un ralentissement. Tout se passerait comme prévu, car l'inverse était impensable. Une voix cliquetante résonna dans la salle souterraine.

« Même toi, foutu destin, tu n'as plus le choix maintenant... »
  • Ghost' a écrit :Le bureau du Patron était un endroit lugubre. De taille moyenne, c'était une pièce austère et perpétuellement plongée dans une semi-obscurité perturbante : la seule source de lumière était la lampe de bureau qui trônait sur ledit bureau, en éclairant bien peu d'autres choses que le bureau lui même.
    Répéter autant de fois bureau, c'est un peu lourd pour la lecture, et entendons-nous bien, c'est pas très joli. Tu peux remplacer par:

    "Le cabinet du Patron était un endroit lugubre. De taille moyenne, c'était une pièce austère et perpétuellement plongée dans une semi-obscurité perturbante. La seule source de lumière était la lampe de bureau trônant sur le reste et qui éclairait bien d'autres choses que la surface de travail elle-même."

    Ce n'est qu'une possibilité et il y a sûrement mieux à toi de voir. ;)
  • Ghost' a écrit :Il n'y avait pas grand chose d'autre dans la pièce : une bibliothèque tapissait le mur de droite, mais le quadragénaire n'avait jamais rien su des ouvrages qui la composaient, un tabouret bancal qui faisait face au bureau, et derrière, un grand fauteuil de cuir, trône du Patron.
Trois choses:
- C'est grand-chose ^^
-à mon sens la phrase est un petit peu longue,
- tu répètes beaucoup de fois "Patron", c'est peut peut être voulu pour que le personnage ait plus d'impact sur nous, mais bon c'est pas forcément essentiel. Tu peux par exemple remplacer par "Boss"

Pour le premier point, tu peux couper: Il n'y avait pas grand chose d'autre dans la pièce : une bibliothèque tapissait le mur de droite, mais le quadragénaire n'avait jamais rien su des ouvrages qui la composaient. Un tabouret faisait face au bureau et derrière ce dernier, un grand fauteuil de cuir noir: le trône du Boss (ou du patron à toi de voir). "


Je n'ai rien vu d'autre choses, sinon le "a dû" et non "du". Essaie aussi de faire attention, le patron m'a paru un peu cliché, mais après ce n'est que mon avis. Ton style d'écriture est agréable, mais tu peux l'aérer, rajouter des interlignes aux descriptions. Après ce n'est que mon avis.
Voilàà ;)
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Re: Essais aux fanfics

Message par Ghost' » sam. 24 mai 2014, 23:37

Déjà merci de prendre le temps de lire et de donner ton avis, ca fait très plaisir!

Alors pour bureau tu as tout a fait raison. Moi même je n'apprécie pas spécialement la répétition, j'avoue avoir été a court de synonymes et ne pas avoir vraiment cherché.

Pour le Patron... C'est tout simplement parce que c'est son nom. Ce n'est pas le patron, c'est le Patron! Bon la nuance est faible et peut être peu judicieuse ^^ Sinon, oui il est un peu cliché. Surtout dans ce prologue... J'ai écrit ça assez rapidement et peut-être pas assez réfléchi mes choix. Un autre masque aurait peut-être mieux convenu... Enfin, il ne s'agit pas d'un personnage terriblement creusé à l'heureu actuelle c'est vrai :)

Sinon, merci pour mon style. Je me dis souvent aussi que ca manque de descriptions... Je ne sais pas si j'y excelle car je ne m'attarde que rarement sur l'expérience. Je devrais. Et pour aérer, j'ai un défaut, c'est que j'aime bien prendre des tournures compliquées avec des sortes dembriquements... Bon la ca ressort pas trop. Et parfois je fais l'inverse, des phrases d'un mot x) Bref
je dois retravailler un peu tout ça... Merci en tous cas!

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Re: Essais aux fanfics

Message par Phyllaliii » sam. 24 mai 2014, 23:51

Ghost' a écrit :Déjà merci de prendre le temps de lire et de donner ton avis, ca fait très plaisir!

Je t'en prie c'est normal tout à fait normal ;)
Ghost' a écrit :Pour le Patron... C'est tout simplement parce que c'est son nom.
Oui pour le patron je m'en suis rendu compte après une relecture, désolée x)
Ghost' a écrit :Sinon, oui il est un peu cliché. Surtout dans ce prologue... J'ai écrit ça assez rapidement et peut-être pas assez réfléchi mes choix.
Ouip, je pense que le revoir pourrait être une bonne idée :)
Ghost' a écrit : Je me dis souvent aussi que ca manque de descriptions...
Honnêtement là, c'était très riche en description. ;)


Bonne continuation en tout cas, et si tu veux un autre conseil, hésite pas :D
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Re: Essais aux fanfics

Message par Ushien » dim. 22 juin 2014, 16:33

Salut à tous! Voilà j'ai un petit projet que j'ai commencé il y a quelques jours^ :D
Je voulais juste savoir votre avis au niveau du style, vos impressions, etc...
Merci d'être indulgent envers le pauvre ver sans importance que je suis :respect: :lol:
Minuit sonna.
Ryu essuya ses larmes en pencha sa tête hors du balcon. La rébellion continuait. Il y avait aussi cet « héros » qui volait fièrement sur son Etouraptor, donnant des ordres et poussant des cris de joie de temps à autre.
Ryu en avait marre. Cela faisait maintenant 7 heures que la situation avait dégénéré. Il n’osait même pas dormir, de peur que ces meurtriers s’infiltrent même dans ses rêves. Le garçon regarda son petit frère de 13 ans. Non, il ne pouvait pas dormir, il devait soutenir son frère.
Le plus jeune releva sa tête hérissée d’épis noirs et pleura à son tour. Ils avaient peur. Ce sentiment de sécurité avec lequel les deux garçons avaient vécu s’était volatilisé. Malgré l’absence de leurs parents, ils avaient toujours eu cette solidarité en laquelle ils misaient tous leurs espoirs.

« -Tu me protégeras, hein grand frère ?
-Ne t’inquiète pas, tout ira bien, Hydro… »
Cette phrase, Ryu l’avait répété des centaines et des centaines de fois, dès que le doute s’installait dans le cœur d’Hydro. Mais cette fois-ci, c’est l’ainé qui doutait le plus de l’avenir. Que va-t-il se passer ? Cette rébellion durera-t-elle encore longtemps ?

Encore un coup d’œil. Les cadavres gisaient ci et là sur le sol rougi de la rue. Du haut du petit appartement dans lequel vivaient les deux frères, on voyait toute la scène d’un bout à l’autre de la rue. Ryu n’avait jamais vu un cadavre sur ses 17 ans de vie, mais aurait préféré repousser cette rencontre le plus loin possible. La vue du sang le mettait mal à l’aise, ce qui le forçait à ne jeter que des regards rapides vers la scène. De toute manière, le bruit suffisait amplement à comprendre que cette guerre civile durerait encore longtemps.
Le pays était fichu, ça, c’était clair. Ryu aurait voulu s’enfuir loin de cette rue. Il aurait voulu s’envoler à dos d’Etouraptor, comme cette personne avec sa cape et ses boucles blondes. Ryu ignorait son identité, mais pensait voir en lui le chef de la rébellion, vu les acclamations que lui lançait les manifestants. Mais les Pokémons de Ryu et Hydro ne savaient pas voler.
Ryu avait un Salamèche très peu entraîné que lui avait offert son père durant sa jeune enfance. Il ne l’entraînait pas, non par manque de talent, mais de peur d’abîmer son cadeau. L’avantage de ce Pokémon était la chaleur et la lumière qu’il savait produire. Le Pokémon de Hydro était un petit Solochi sorti d’un œuf qu’avait gardé la mère de Ryu et Hydro, avant de le donner elle aussi à un de ses fils.
Cela faisait maintenant 8 ans que Ryu et son frère vivaient dans un appartement abandonné, vivant de baies chassées la journée d’avant et de l’eau des fontaines. Ils vivaient comme cela, sans que les autres gens le sachent, depuis que leurs parents sont morts.
C’était un soir d’orage…
La vie n'est pas faite que de sushis soucis...


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