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Nouveau Crépuscule
Fanfic de Xabab

Informations sur l'auteur : Xabab
Membre depuis le 08/09/2012 à 17:37
Dernière visite le 05/03/2025 à 00:35
Suivez une aventure à la fois sombre et inédite dans le monde pokémon. N'hésitez plus, franchissez le pas.
Cette fic est réalisée de façon assez mature. Retrouvez l'univers de pokémon traité de façon hors du commun. Sang, peur, sexe, univers en péril, personnages multiples... Que veut le peuple ?
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Chapitre 55 : La bataille de Nénucrique 2/4
Même lieu – Peu de temps après



Les habitants du village avaient été rassemblés sur la place publique et le capitaine de l'armée de la Team Rédemption avait ordonné à ce qu'ils soient gardés par des hommes armés tandis qu'il partait à la recherche de ceux qui avaient tentés de s'enfuir. Dans un coin de la place, les hommes de Diego avaient entassés les corps de la vingtaine de victimes qu'ils avaient faites durant l'invasion, ce qui était beaucoup moins que ce qu'ils avaient prévus au départ. Au milieu de ces derniers, Léon reconnu le blessé qui était arrivé au port en hurlant.

« Ils l'ont tués ! s'exclama tout bas Léon afin de ne pas être entendu des soldats ennemis. Les sales chiens, il était encore vivant !

- Je pense qu'il ne voulait pas s'embêter avec un blessé, reprit Jessie. Tous ceux qui ont été tués doivent avoir eu envie de se battre ou de s'enfuir et ont servis à montrer l'exemple aux autres. »

Du haut du toit sur lequel le trio s'était placé afin d'observer l'horizon, ils purent voir à quel point la situation était critique.

« Pourquoi ne pas faire sortir Niya de sa pokéball et faire comme avec Mewthree ? proposa Miaouss.

- En cas d'extrême urgence seulement. Je ne peux pas me permettre d'user de ses pouvoirs au beau milieu de la foule. Je préfère qu'il reste inaperçu pour le moment et il est de mon avis. »

Miaouss et Jessie ne comprenait toujours pas quels étaient les pouvoirs du pokémon légendaire qu'il n'avait pu que voir une seule fois pour l'instant et dans des conditions qui ne leurs avaient pas vraiment permis de l'admirer durant des heures.

« Nous n'avons pourtant plus le choix, reprit Miaouss qui ne voyait pas comment venir en aide aux habitants de la ville.

- Il faut pourtant s'en passer, rétorqua sèchement Léon, pour le moment du moins. »

Mais, alors qu'il disait ces mots, une femme hurla sur la place. Sa petite fille, sans doute sous le coup de la pression, s'était débattue entre ses bras avant de s'enfuir sur la place, à l'écart du groupe formé par les habitants captifs de la ville. Elle courut au loin, entre les soldats qui ne surent que faire face à cette forme d'évasion. Ils avaient pourtant été prévenus : tirez au moindre signe d'évasion. Mais ce n'était qu'une enfant, une gamine avec de longs cheveux bruns et un ourson dans sa main. Derrière elle voletait sa petite jupe jaune que sa mère lui avait fait enfiler le matin pour partir à l'école et sa peluche rose se secouait entre ses bras.

Alors qu'elle allait quitter la place, l'ourson en peluche tomba sur le sol. Elle fit alors demi-tour et le trio posté sur le toit put voir son visage. De grands yeux en amande, une petite bouche, l'air le plus innocent du monde… Elle ramassa sa peluche et fit un pas en direction de la sortie, voulant se jeter dans l'avenue qui allait vers le port. Ce qu'elle ne comprenait pas, c'est que ce n'était pas un jeu.

D'un signe de main, elle montra la sortie à sa mère restée parmi les prisonniers. « Viens maman ! cria-t-elle de sa petite voix. On s'enfuit des méchants ! »

L'un des méchants, comme elle les appelait, avait déjà porté son arme à son épaule et visait ; c'était les ordres. Si personne ne voulait suivre ce qu'avait ordonné le chef, alors lui le ferait, il allait même sans doute être récompensé pour cela.

La gorge de Jessie se noua à la vue de cette arme braquée sur la fillette et elle espéra que ce n'était que de l'intimidation de la part du soldat pour que la mère rappelle son enfant. Elle l'espérait du plus profond de son cœur.

Mais la balle partit pourtant. Ce n'était en aucun cas de l'intimidation ; personne ne devait fuir de la place, enfant ou non elle ne faisait pas exception à la règle.

Elle s'écroula sur le sol, les bras en croix, telle une statue. Le soleil se posa sur ses longs cheveux bruns durant sa chute et vint caresser son visage d'enfant alors que sa poitrine se tâchait d'un sang infâme. Dans cette mort, tous virent la cruauté de l'homme à l'égard de la plus innocente des choses. Elle ne pleura même pas et la seule expression qui persista sur son visage au moment de sa chute fut le sourire qu'elle donnait à sa mère juste avant. Un sourire qui persisterait à jamais dans la mémoire de ceux qui se trouvaient sur la place principale de Nénucrique à ce moment précis, un sourire qui révolta un homme en particulier.

« Bande d'enculés ! hurla Léon en se levant sur le toit du bâtiment où il s'était perché avec ses deux camarades. Vous avez tué une fillette ! Vous venez de tuer l'innocence ! »

Au même moment, la mère de cette dernière hurla, désintéressant les soldats de l'homme qui venait de leur hurler dessus. Elle repoussa l'un d'eux et courut vers sa fille avant de recevoir à son tour une volée de quatre balles dans le dos et de s'écrouler, morte.

« Vous allez le payer ! hurla de nouveau Léon. Niya, c'est à toi de jouer ! »

Il attrapa la pokéball contenant le légendaire dans le creux de sa main et la lança sur la place. Ils venaient de dépasser les limites de l'injustice et Léon ne supportait pas cela. On ne touchait pas aux enfants, c'était interdit. Dans sa pokéball, il avait ressenti que Niya frémissait en entendant le coup de feu claquer et savoir que c'était une petite fille qui était morte l'avait mis hors de lui.

Un immense spectre apparut sur la place, ce dernier étant à peu près de la taille de trois hommes l'un au-dessus de l'autre. Ses trois yeux étaient fixés sur les soldats, l'air colérique. Pour ce qui était de son corps, ce dernier était recouvert d'une aura bleutée. Il était vêtu d'une longue robe de sorcier de couleur de sable, déchirée par endroit, ainsi que d'un chapeau pointu associé à cette dernière. Son visage ressemblait étrangement à celui d'une poupée vaudou, squelettique, et ses lèvres étaient cousues entre elles.

« Je vous présente Niya, s'exclama Léon auprès des soldats, l'un des Cent de ce monde. Le pokémon qui créa la peur. Montre-leur. »

Aussitôt dit, le pokémon se concentra sur la place et laissa un rayon de couleur bleu sortir de sa bouche. Cela fait, les soldats comme les gens commencèrent à hurler et à s'agiter. La peur était en train de s'installer, Nénucrique serait sauvé.

En voyant ce qu'ils venaient de faire, Léon eut un petit sourire satisfait. Les habitants de Nénucrique courrait tous vers la sortie de la place tandis que les soldats braquaient leurs armes vers le pokémon légendaire tout en reculant de quelques pas. La bataille commençait.
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