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Nouveau Crépuscule
Fanfic de Xabab

Informations sur l'auteur : Xabab
Membre depuis le 08/09/2012 à 17:37
Dernière visite le 05/03/2025 à 00:35
Suivez une aventure à la fois sombre et inédite dans le monde pokémon. N'hésitez plus, franchissez le pas.
Cette fic est réalisée de façon assez mature. Retrouvez l'univers de pokémon traité de façon hors du commun. Sang, peur, sexe, univers en péril, personnages multiples... Que veut le peuple ?
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Chapitre 18 : Mère est patrie
Céladopole


Quelqu\'un frappait à la porte depuis environ dix minutes.

Lorsque la vieille madame Don Caroso se rendit compte de cela, elle n\'avait pas remarqué qu\'il était trois heure du matin et n\'avait pas trouvée cela étrange. Elle s\'était crut en pleine après-midi lors de sa sieste, les rideaux tirés comme à son habitude et les fesses dans le canapé. Il faut aussi dire que la vieille dame n\'était plus jeune, les médecins estimant sa durée de vie à seulement deux mois. En plus de cela, elle devenait complètement folle depuis que son fils aîné avait été enfermé à la prison de la ville. Même si elle lui rendait visite tous les jours, cela ne l\'empêchait pas d\'être triste.

Lentement, la vieille dame se leva de son lit, se tenant aux barreaux pour ne pas tomber. Elle appuya sur l\'interrupteur et alluma la lumière. Au bout du couloir, quelqu\'un frappait à la porte.

Si la vieille dame s\'était retournée à ce moment-là, elle aurait remarqué qu\'un courant d\'air avait soulevé le rideau de sa chambre et laissait transparaitre par la fenêtre une somptueuse nuit noire. Mais comme elle perdait la tête, elle ne remarqua rien. « Qui c\'est ? cria-t-elle de sa petite voix chevrotante. » Personne ne lui répondit.

Elle attrapa sa canne sur le bord de son lit et commença à marcher au travers de sa chambre tout en tendant l\'oreille : les coups venaient de cesser. Elle pensa alors que ce pouvait être le facteur ou alors un marchand ambulant qui venait encore lui refiler ses idioties. Ce qui était certain, c\'était que la vieille madame Don Caroso était loin de s\'attendre à celui qu\'elle allait découvrir en ouvrant la porte.

Comme à chaque fois, le couloir qu\'elle devait traverser pour atteindre l\'entrée de son appartement lui parut interminable. Et il lui semblait que chaque jour de plus sur cette terre rendait de plus en plus difficile sa vie et ses déplacements. Elle devenait vieille c\'était certain... Et avec en plus toutes les maladies qu\'elle avait sur le dos c\'était logique qu\'elle soit dans cet état. Mais malgré tout, la vieille dame parvint à atteindre la poignée de la porte et à la tirer vers elle avant de tomber sur son plus jeune fils.

« Diego ? lança-t-elle étonné. Que fais-tu ici après tout ce temps ? »

Sans répondre, ce dernier pénétra dans l\'appartement de sa mère, tenant dans sa main un sac en toile. « Qu\'y a-t-il maman ? Tu n\'es même pas contente de revoir ton fils ?

- Diego ce n\'est pas le problème, écoute. Cela fait des années que tu n\'as passé cette porte et là tu viens en furie sans aucun motif valable. Comprend mon chéri que c\'est assez précipité.

- Dis plutôt que tu te contentais de Giovanni en mon absence. » A ses mots, les yeux de la mère se plantèrent dans ceux de son fils, semblant étonné par les paroles que ce dernier venaient de dire et presque choquée par cette réaction. C\'était vrai qu\'elle n\'avait pas vraiment envie de le voir, après tant de temps sans nouvelle elle le considérait presque comme mort et en avait fait son deuil. Alors qu\'il fasse son retour et la blesse de nouveau.

« Diego... Tu sais j\'ai été triste quand tu es partit de la maison... Vraiment très triste. J\'en pleurais toutes les nuits, ne mangeais plus rien. Et sans ton frère qui m\'est soutenu-je pense que je serais morte depuis longtemps aujourd\'hui. Tu m\'as fait beaucoup de peine tu sais.

- Ce ne sont que des mensonges maman et tu le sais aussi bien que moi, continua Diego que la colère gagnait peu à peu. Dis plutôt que tu ne m\'as jamais aimé et que tu as toujours préférée Giovanni.

- Et c\'est repartit ! pesta la mère en comprenant soudain. Tu recommence encore à me faire ton cinéma. J\'ai passée l\'âge de jouer à ça avec toi. Tu sais-je...

- Je veux savoir la vérité, le coupa son fils, s\'il te plait maman sois franche au moins une fois dans ta vie avec moi. »

Alors la mère l\'invita à s\'asseoir dans le salon, son fils ne l\'aidant même pas à aller jusque vers le canapé. Une fois en tête à tête, la mère regarda son fils de haut en bas d\'un air accusateur, Diego remarquant dans son regard comme une pointe de dégoût. « Tu as bien changé physiquement, dit la mère, même si en dehors tu es toujours aussi dérangé.

- Que veux-tu dire par là ?

- Tu veux savoir la vérité ? reprit la mère dont la question fut suivit d\'un hochement de tête de la part de son fils. Alors accroches-toi bien à ton siège. Premièrement je dois t\'avouer que j\'ai toujours haïs les criminels. Ne dis pas le contraire par rapport à ton frère, s\'empressa-t-elle d\'ajouter avant qu\'il ne la coupe. Quand Giovanni à créer la Team Rocket, j\'ai tout fait pour le faire changer d\'avis. Mais la différence entre Giovanni et toi, c\'est que lui est incapable de tuer quelqu\'un. Sa passion était les combats et son arène, il a créé la Team Rocket pour rassembler assez d\'argent pour créer Mewtwo et devenir le meilleur champion d\'arène ; c\'était tout. Tu savais tout cela peut-être ? Donc, oui, j\'ai depuis toujours préféré Giovanni à toi. Je l\'ai toujours préféré car mon autre fils était un malade mental.

« A cinq ans, continua la vieille dame, tu as planté un couteau sur le bureau de la maîtresse d\'école et nous avons été obligé d t\'envoyer en privée. Heureusement ton grand frère avait peur pour toi et t\'as suivi là-bas. Mais comme il était beaucoup plus populaire que toi à l\'école, tu n\'as pas supporté au point de tenter de le tuer. Je ne préfère pas parler de ce passage... Tu étais enfant et voilà ce à quoi tu pensais. Voilà pourquoi il te détestait par la suite. Puis tu disséquais aussi sans cesse des pokémons sans raison, tu faisais n\'importe quoi. Avec ton père, nous avions peur de toi et nous ne t\'aimions pas, je dois l\'avouer.

« C\'est terrible d\'avouer cela à son propre enfant mais je vais mourir dans peu de temps, autant le faire le cœur léger. »

Diego commença alors à rire. Tendu durant toute la discussion avec sa mère, il était heureux qu\'elle ait prononcée cette dernière phrase ; cela avait au moins pour but de le détendre. Malgré toutes ces paroles dures à encaisser, il ne crut pas ce que lui avait dit sa mère, pensant encore que Giovanni était un frère indigne et qu\'il n\'avait rien fait pour mériter toute cette haine de la part de sa famille. Alors tendrement, et pour se venger de ce qu\'elle venait de dire, Diego saisit la main de sa mère dans la sienne et bougea les lèvres : « Désolé, maman. Je ne suis pas venu ici pour que justement tu puisses mourir le cœur léger. Tu comprends, je veux que tu souffres comme moi j\'ai souffert. »

Tenant toujours la main de sa mère dans la sienne, Diego ouvrit le sac en toile qu\'il avait amené avec lui et en versa son contenu sur la table et, voulant ajouter plus de piquant, il mit les yeux de sa mère en face de ceux de la tête de son fils aîné. « Bonne nuit, maman. Je t\'aime. »

Ce fut sous les hurlements d\'une vieille femme que Diego sortit de l\'appartement et rejoignit son pokémon sur le parking de l\'immeuble. Toujours souriant, il monta sur son dos et s\'envola.



***



En arrivant dans la cellule, il remarqua de suite que quelque chose ne tournait pas rond. Un corps était étalé en face de lui, décapité. Cette vision lui donna la nausée et il se mit à vomir. C\'était trop tard pour faire quoi que ce soit. Avec un goût amer dans la bouche, il se reprocha de ne pas avoir pu arriver avant. Il se pencha au-dessus de ce qu\'il restait du corps et remarqua que le meurtre était récent, sans deviner l\'arme employée. Une larme roula le long de sa joue.

« Dites-moi, lança-t-il en levant les yeux au ciel, qui a fait ça à mon père ? »

Il espérait que cette nuit Cresselia lui révèle tout ce qu\'il y avait à savoir et, ne voulant pas plus s\'attarder sur cette vision d\'horreur qui lui faisait mal, il tourna les talons vers la sortie et se cogna à la porte. « Mince ! pesta-t-il. » Dégoûté, il sortit de la prison.

Il venait de tâcher sa belle chemise à carreaux.
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