Sartori in Bourg-Trésor
Blog de Kibouille
Bourg-Trésor est un point de passage. Elle est la bourgade des revenants des profondeurs et le point de départ de ceux que de plus hautes cités appellent.
Bourg-Trésor peut sembler insignifiante, elle et sa poignée d'échoppes. Loin d'être hideuse, elle est à la mode de toutes les autres villes de son accabit : une face sur laquelle alternent quelques sursauts de beauté quelque peu inaboutis et sursauts de laideur à l'arrogance affadie.
Bourg-Trésor se sait n'être qu'une étape. À la différence des métropoles verticales à la fois tuteur et étau, elle est dictée par les êtres à défaut d'être en mesure de les dicter. Même au temps où le temps lui-même était plus lent, elle ne semble pas avoir eu comme autre ambition que de voir passer, que de se tenir au bord de centaines de milliers de routes. La rumeur disant le contraire a beau courir au marché Keckleon, Bourg-Trésor semble tirer fierté d'être, selon le prisme employé, le soubassement de la pyramide ou le vallon du plateau.
Bourg-Trésor offre le nécessaire. La patine des temps modernes ne s'est au moins pas trop acharnée sur son aisance à prodiguer : résidu de noblesse paysanne qui veut que tout ce que l'on ait à offrir soit offert. Sa terre est bonne pour praliner les racines trop longtemps à nu. Elle rempote les êtres et leur donne une assise.
Bourg-Trésor est une ville qui dort la nuit. À l'heure où l'agitation incessante est révérée, elle regarde cette dernière avec la même stupeur que les campagnards de jadis regardaient le travail nocturne. Tout y rappelle que le sommeil est d'or, que le bon repos prédispose à la bonne santé, que le vivant ne triomphera jamais du ciel.
À Bourg-Trésor, certains font leur trou et certains s'y enterrent. La terre n'est jamais loin sous le bitume, et sur une autre mélodie que celle des va-et-viens, sans pour autant qu'elle soit jamais dissonante, résonnent toujours des chants de pétrichor.
À Bourg-Trésor vivent ceux qui tuent le temps et ceux qui le comptent. On y pense aux horreurs des donjons-mystères passés et aux prochaines aventures que l'on y écrira, à nos catabases et nos ascensions. On y est vacciné de toute illusion, mais on y inocule nos meilleures espérances.
Bourg-Trésor peut sembler insignifiante, elle et sa poignée d'échoppes. Loin d'être hideuse, elle est à la mode de toutes les autres villes de son accabit : une face sur laquelle alternent quelques sursauts de beauté quelque peu inaboutis et sursauts de laideur à l'arrogance affadie.
Bourg-Trésor se sait n'être qu'une étape. À la différence des métropoles verticales à la fois tuteur et étau, elle est dictée par les êtres à défaut d'être en mesure de les dicter. Même au temps où le temps lui-même était plus lent, elle ne semble pas avoir eu comme autre ambition que de voir passer, que de se tenir au bord de centaines de milliers de routes. La rumeur disant le contraire a beau courir au marché Keckleon, Bourg-Trésor semble tirer fierté d'être, selon le prisme employé, le soubassement de la pyramide ou le vallon du plateau.
Bourg-Trésor offre le nécessaire. La patine des temps modernes ne s'est au moins pas trop acharnée sur son aisance à prodiguer : résidu de noblesse paysanne qui veut que tout ce que l'on ait à offrir soit offert. Sa terre est bonne pour praliner les racines trop longtemps à nu. Elle rempote les êtres et leur donne une assise.
Bourg-Trésor est une ville qui dort la nuit. À l'heure où l'agitation incessante est révérée, elle regarde cette dernière avec la même stupeur que les campagnards de jadis regardaient le travail nocturne. Tout y rappelle que le sommeil est d'or, que le bon repos prédispose à la bonne santé, que le vivant ne triomphera jamais du ciel.
À Bourg-Trésor, certains font leur trou et certains s'y enterrent. La terre n'est jamais loin sous le bitume, et sur une autre mélodie que celle des va-et-viens, sans pour autant qu'elle soit jamais dissonante, résonnent toujours des chants de pétrichor.
À Bourg-Trésor vivent ceux qui tuent le temps et ceux qui le comptent. On y pense aux horreurs des donjons-mystères passés et aux prochaines aventures que l'on y écrira, à nos catabases et nos ascensions. On y est vacciné de toute illusion, mais on y inocule nos meilleures espérances.
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Les recettes du lapin : galettes de haricots secs
Me revoilà. Je vous emmerde, pas vrai ? Mais pour ceux qui sont le moins emmerdés par ma pollution bloguesque ou ceux qui retiennent le mieux leur colère et leur épée, voilà une nouvelle recette de mon cru avec un ingrédient dont on ne sait jamais trop quoi faire et qui reste des années dans le placard : les haricots secs.
Parlons-en un moment. Les haricots secs, c'est dur, ça ne se cuit pas facilement et une fois ingéré, bonjour le... le météorisme, on va dire. C'est pourquoi on va s'atteler à les rendre plus digestes en suivant une recette : celle de galettes toutes simples à la poêle. Cette recette englobe tous les haricots secs auxquelles vous pourrez penser : les haricots rouges, blancs, les pois chiches, les flageolets...
À noter que si vous les choisissez en conserve, vous vous épargnerez la première étape de cette recette. Comme on est motivés, on va les choisir secs : en vrac ou en sachets. Ça ne coûte pas bien cher et vous verrez, ils deviendront une belle alternative aux féculents traditionnels... voire à la viande à certains repas !
Vous verrez : cette recette innocente va nous faire brasser plein de petites bases.
Débutons par la première étape du trempage. Prenez la quantité que vous désirez de haricots secs (prenez bien en compte qu'ils gonfleront !) et immergez-les dans un bon volume d'eau pendant... une nuit. Faites-le avant d'aller vous coucher par exemple. Petite astuce – et pas des moindres : ajoutez une cuillère à soupe de bicarbonate de soude à votre eau de trempage. Le bicarbonate, ça se trouve partout à pas cher et ça va devenir votre meilleur ami en cuisine, que ce soit pour accélérer des cuissons, aérer des préparations, laver des légumes ou attendrir des viandes.
Une fois nos haricots bien trempés, on va bien les égoutter et les rincer, afin d'être sûr d'enlever toute la substance indigeste qu'ils auront expulsé dans l'eau de trempage. Si vous avez choisi des haricots en boîte, égouttez et rincez également.
Vient ensuite la cuisson. Faites bouillir un autre bon volume d'eau (ajoutez-y une ou deux cuillères à soupe de bicarbonate : les haricots cuiront plus vite) et plongez-y vos haricots entre 30 et 40 minutes (un peu plus longtemps si vous n'avez pas mis de bicarbonate). Vos haricots devraient être tendres et s'écraser facilement à la fin de la cuisson. À noter que pour notre recette, il n'est pas grave de les faire cuire plus longtemps.
Vous savez maintenant faire cuire des haricots secs. Vous pouvez les servir en accompagnement d'une viande, seuls avec une bonne sauce tomate, réduits en purée ou en velouté... ou bien en galettes comme on va le voir !
Vous aurez besoin d'un peu d'eau, de farine (idéalement de Maïzena ou de fécule de pomme de terre) et de l'assaisonnement que vous aurez sous la main : épices, herbes, condiments... réduisez les haricots en purée avec une fourchette, un presse-purée, un moulin à légumes ou votre poing si vous êtes un bonhomme sauvage. Pour environ 300 grammes de haricots secs, ajoutez-y 30 millilitres d'eau mélangée à 3 cuillères à soupe de farine/fécule ou bien 3 œufs. Si vous avez du pain rassis, râpez-le pour en faire de la chapelure et ajoutez-en quelques cuillères à soupe.
Pour l'assaisonnement, laissez parler votre imagination ou suivez ces quelques exemples : du paprika, de la moutarde, du curry, du persil, des herbes de provence, un peu de concentré de tomate, de la sauce soja ou worcestershire... mélangez bien le tout jusqu'à obtenir une mixture compacte (rajoutez au besoin un peu de farine/fécule).
Faites bien chauffer une poêle avec de la matière grasse et mettez-y une grosse cuillère à soupe de votre purée de haricots que vous viendrez étaler. Laissez cuire d'un côté pendant une trentaine de secondes à une petite minute puis retournez pour faire cuire de l'autre côté. Et voilà.
Vous pouvez déguster ces galettes comme des steaks hachés ; avec vos traditionnelles pâtes au beurre ou à la sauce tomate, des pommes de terre, une poêlée de légumes... Ça n'imite pas la viande à cent pour cent, mais c'est riche en bons glucides, en protéines et en micronutriments.
Avec la satisfaction d'avoir tenu mes promesses, je vous laisse tranquille... pour cette fois ! La prochaine fois – qui arrivera très rapidement, une recette typique du mois d'avril.
Kibouille, modeste défenseur du bon.
Parlons-en un moment. Les haricots secs, c'est dur, ça ne se cuit pas facilement et une fois ingéré, bonjour le... le météorisme, on va dire. C'est pourquoi on va s'atteler à les rendre plus digestes en suivant une recette : celle de galettes toutes simples à la poêle. Cette recette englobe tous les haricots secs auxquelles vous pourrez penser : les haricots rouges, blancs, les pois chiches, les flageolets...
À noter que si vous les choisissez en conserve, vous vous épargnerez la première étape de cette recette. Comme on est motivés, on va les choisir secs : en vrac ou en sachets. Ça ne coûte pas bien cher et vous verrez, ils deviendront une belle alternative aux féculents traditionnels... voire à la viande à certains repas !
Vous verrez : cette recette innocente va nous faire brasser plein de petites bases.
Débutons par la première étape du trempage. Prenez la quantité que vous désirez de haricots secs (prenez bien en compte qu'ils gonfleront !) et immergez-les dans un bon volume d'eau pendant... une nuit. Faites-le avant d'aller vous coucher par exemple. Petite astuce – et pas des moindres : ajoutez une cuillère à soupe de bicarbonate de soude à votre eau de trempage. Le bicarbonate, ça se trouve partout à pas cher et ça va devenir votre meilleur ami en cuisine, que ce soit pour accélérer des cuissons, aérer des préparations, laver des légumes ou attendrir des viandes.
Une fois nos haricots bien trempés, on va bien les égoutter et les rincer, afin d'être sûr d'enlever toute la substance indigeste qu'ils auront expulsé dans l'eau de trempage. Si vous avez choisi des haricots en boîte, égouttez et rincez également.
Vient ensuite la cuisson. Faites bouillir un autre bon volume d'eau (ajoutez-y une ou deux cuillères à soupe de bicarbonate : les haricots cuiront plus vite) et plongez-y vos haricots entre 30 et 40 minutes (un peu plus longtemps si vous n'avez pas mis de bicarbonate). Vos haricots devraient être tendres et s'écraser facilement à la fin de la cuisson. À noter que pour notre recette, il n'est pas grave de les faire cuire plus longtemps.
Vous savez maintenant faire cuire des haricots secs. Vous pouvez les servir en accompagnement d'une viande, seuls avec une bonne sauce tomate, réduits en purée ou en velouté... ou bien en galettes comme on va le voir !
Vous aurez besoin d'un peu d'eau, de farine (idéalement de Maïzena ou de fécule de pomme de terre) et de l'assaisonnement que vous aurez sous la main : épices, herbes, condiments... réduisez les haricots en purée avec une fourchette, un presse-purée, un moulin à légumes ou votre poing si vous êtes un bonhomme sauvage. Pour environ 300 grammes de haricots secs, ajoutez-y 30 millilitres d'eau mélangée à 3 cuillères à soupe de farine/fécule ou bien 3 œufs. Si vous avez du pain rassis, râpez-le pour en faire de la chapelure et ajoutez-en quelques cuillères à soupe.
Pour l'assaisonnement, laissez parler votre imagination ou suivez ces quelques exemples : du paprika, de la moutarde, du curry, du persil, des herbes de provence, un peu de concentré de tomate, de la sauce soja ou worcestershire... mélangez bien le tout jusqu'à obtenir une mixture compacte (rajoutez au besoin un peu de farine/fécule).
Faites bien chauffer une poêle avec de la matière grasse et mettez-y une grosse cuillère à soupe de votre purée de haricots que vous viendrez étaler. Laissez cuire d'un côté pendant une trentaine de secondes à une petite minute puis retournez pour faire cuire de l'autre côté. Et voilà.
Vous pouvez déguster ces galettes comme des steaks hachés ; avec vos traditionnelles pâtes au beurre ou à la sauce tomate, des pommes de terre, une poêlée de légumes... Ça n'imite pas la viande à cent pour cent, mais c'est riche en bons glucides, en protéines et en micronutriments.
Avec la satisfaction d'avoir tenu mes promesses, je vous laisse tranquille... pour cette fois ! La prochaine fois – qui arrivera très rapidement, une recette typique du mois d'avril.
Kibouille, modeste défenseur du bon.