Le repaire aux mille et un manuscrits
Blog de Suroh
Bienvenue dans mon atelier d'écriture, aka mon repaire. Baladez-vous à votre guise, c'est sans danger ; pensez simplement à déposer votre cerveau là-bas, sur l'étagère prévue à cet effet.
Voici l'index de ce que j'ai d'ores et déjà écrit, maintenant si vous voulez vous perdre dans les recoins sombres tout au fond, libre à vous.
Corpus :
Oublier
La Mélodelfe et l'Ectoplasma
Aim the target
Il est tout drôle ce sentiment de puissance
Un bout de papier si banal
Trajet
Contemplation
Sur les pas des {JA} #1 : Le Pacte
Sur les pas des {JA} #2 : Naissance d'une légende
L'homme qui pensait
Sur les pas des {JA} #3 : Ce sentiment
Speed rencontre Mr Téquanep
Et si Peeta s'était vautré avant le début des jeux ? (#Hunger Games)
Nous agissons dans l'ombre pour servir la lumière (Speed'fic)
Départ
La ceinture de feu (v2)
Préambule
La lumière bleue
Ainsi que mes fanfictions, finies ou pas :
La véritable histoire du Lapin de Pâques (OS)
Le serpent qui se mord la queue
Arceus (OS)
Synergie amicale (OS)
Au passage, ne tutoyez pas mon homme de bar : il mord.
Voici l'index de ce que j'ai d'ores et déjà écrit, maintenant si vous voulez vous perdre dans les recoins sombres tout au fond, libre à vous.
Corpus :
Oublier
La Mélodelfe et l'Ectoplasma
Aim the target
Il est tout drôle ce sentiment de puissance
Un bout de papier si banal
Trajet
Contemplation
Sur les pas des {JA} #1 : Le Pacte
Sur les pas des {JA} #2 : Naissance d'une légende
L'homme qui pensait
Sur les pas des {JA} #3 : Ce sentiment
Speed rencontre Mr Téquanep
Et si Peeta s'était vautré avant le début des jeux ? (#Hunger Games)
Nous agissons dans l'ombre pour servir la lumière (Speed'fic)
Départ
La ceinture de feu (v2)
Préambule
La lumière bleue
Ainsi que mes fanfictions, finies ou pas :
La véritable histoire du Lapin de Pâques (OS)
Le serpent qui se mord la queue
Arceus (OS)
Synergie amicale (OS)
Au passage, ne tutoyez pas mon homme de bar : il mord.
La ceinture de feu (texte v2)
Je tiens avant toute chose à vous prévenir qu'on m'a forcé... Je ne voulais pas sortir ce texte de mes dossiers sans l'avoir totalement réécrit :3 Enfin. Je suis curieux de voir ce que vous en penserez. Sous spoiler car ça pourrait éventuellement heurter les plus jeunes, puisque je verse dans l'horreur et non dans la terreur, désolé...
Spoiler
Ville de Lirneb, 1459 jours après le début de la guerre. Boucherie finale.
Un corbeau planait au dessous des nuages au reflets pourpres qui dérivaient dans le ciel de la ville de Lirneb, la plongeant dans leur ombre sinistre. Il s'approcha en planant de la métropole pour la scruter de son œil malveillant.
Tout n'était plus que poussière et tout volait en éclats. Des cadavres jonchaient les pavés de la ville. Les lampadaires se distordaient, les arbres brûlaient, les façades des immeubles environnants étaient pulvérisées, les corps désarticulés pourrissaient et une odeur de mort flottait dans l'air. La périphérie de Lirneb avait été rasée par la morbide préparation d'artillerie qu'avaient effectuée les Sures depuis l'extérieur de la ville.
La cité était totalement décharnée. On pouvait entendre ses gémissements dans le mélange de hurlements et de détonations qui s'en échappait. Sa périphérie avait été saccagée par les incessants bombardements. Que cela soient des obus, des Elécanons, des bombes larguées par avion ou par des raids de Drattak, tout ce qui s'abattait sur la ville avait vocation de destruction. C'était comme si une brute s'était acharnée à la frapper alors qu'elle était recroquevillée, sans défense.
Le corbeau poursuivait son itinéraire au-delà de la ville.
Des milliers de ses demeures avaient explosé, leurs habitants avec. Au coin d'une rue dévastée, l'une d'elles était toutefois assez bien préservée. Si on y avait jeté un œil, on y aurait vu trois silhouettes assises à une table, la pièce où elles semblaient petit-déjeuner était en bon état – si l'on omettait l'un des murs qui avait été réduit en poussière. Quel prodige ! Des civils poursuivant leur vie de tous les jours ! Cela aurait été héroïque ; cela aurait été inconsidéré.
Cela n'était pas le cas.
Un fragment de la fenêtre de l'ancien mur qui leur offrait à toute heure de la journée de la lumière s'était fiché dans chacun de leurs crânes. Ainsi, leurs corps étaient toujours droits, maintenus par une quelconque prodigieuse position. Chacun de leur front arborait un éclat de verre meurtrier ; d'où leur sang se vidait en se répandant sur la table, comme le vin s'écoule d'un barrique d'un grand cru. Des gouttes de ce sang chutaient parfois sur le parquet dans un distrayant « flop flop ».
Reprenant son envol pour distinguer la ville dans son intégralité, le corbeau fit un grand mouvement d'aile pour se positionner dans un courant d'air ascendant.
De cette hauteur, trois bâtiments se distinguaient de par leur allure féroce et déterminée. Ils formaient la colonne vertébrale de la ville. Ils étaient similaires, d'un blanc immaculé ; ils avaient été bâtis dans le même but : servir de quartier général pour coordonner la défense de la ville. Ils étaient impénétrables, des couches de béton armé renforcés d'attaques de défense telles que Protection ou Mur Lumière les protégeaient.
Ils étaient de véritables châteaux-forts. Chacun avait une forme rectangulaire proche d'un carré. À chaque angle, une tour surmontée d'un abri contenant une batterie anti-aérienne avait été construite. Les murs reliant ces tours étaient si épais que les couloirs qu'ils abritaient étaient ridiculement petits.
Dans les sous-sols de ces forteresses étaient réfugiés des milliers de civils. Ils espéraient trouver dans ces bunkers un refuge en attendant d'être évacués, sauvés ou quoi que ce soit d'autre. Tous étaient complètement paniqués.
Voyez. Trente mille personnes dans un nombre ridicule de pièces. L'hygiène était déplorable. Il y régnait un silence effroyable seulement brisé par des détonations surpuissantes venues de l'extérieur. Tous sursautaient en priant pour que leurs proches ne soient pas blessés. Certains pleuraient à chaude larmes, seuls avec leur désespoir. D'autres vomissaient dans des coins, de dégoût, de peur. La répugnante odeur se propageait alors parmi ces civils entassés. Au moins avaient-ils la chance d'être en vie.
Enfin, la chance. Tout est relatif, quand on sait qu'après être faits prisonniers, les femmes allaient être violées, les garçons enrôlés et les hommes battus à mort. Est-ce toutefois seulement possible de raisonner en de tels termes quand on aurait pu être dehors à vivre l'enfer. Le véritable.
Le corbeau, arrivant au bout du courant d'air chaud, rétracta ses ailes pour passer sous l'un des nuages, dépassant les ruines de la ville pour survoler l'armée entassée qui encerclait totalement Lirneb.
Leur nombre était phénoménal. Ils formaient un cercle quasi-parfait autour de la ville. Des milliers d'hommes et de Pokémon se mettaient en ordre de bataille, se préparant à l'assaut. Par-delà les retentissants échos de la canonnade, on entendait leurs cris. Les majors faisaient leur possible pour ordonner pareil troupeau tandis qu'un feu d'une puissance inimaginable réduisait en poussière les abords de la ville qu'ils comptaient bientôt envahir.
Placés à intervalles réguliers, derrière les troupes, des milliers de Lucanon et de batteries d'artilleries maintenaient un tir de barrage destructeur. Ainsi, dans une macabre féerie, des centaines de ponts de lumière illuminaient cette matinée, reliant l'armée assiégeante à la ville. Ils représentaient le seul lien que ces deux peuples avaient.
La guerre.
Un corbeau planait au dessous des nuages au reflets pourpres qui dérivaient dans le ciel de la ville de Lirneb, la plongeant dans leur ombre sinistre. Il s'approcha en planant de la métropole pour la scruter de son œil malveillant.
Tout n'était plus que poussière et tout volait en éclats. Des cadavres jonchaient les pavés de la ville. Les lampadaires se distordaient, les arbres brûlaient, les façades des immeubles environnants étaient pulvérisées, les corps désarticulés pourrissaient et une odeur de mort flottait dans l'air. La périphérie de Lirneb avait été rasée par la morbide préparation d'artillerie qu'avaient effectuée les Sures depuis l'extérieur de la ville.
La cité était totalement décharnée. On pouvait entendre ses gémissements dans le mélange de hurlements et de détonations qui s'en échappait. Sa périphérie avait été saccagée par les incessants bombardements. Que cela soient des obus, des Elécanons, des bombes larguées par avion ou par des raids de Drattak, tout ce qui s'abattait sur la ville avait vocation de destruction. C'était comme si une brute s'était acharnée à la frapper alors qu'elle était recroquevillée, sans défense.
Le corbeau poursuivait son itinéraire au-delà de la ville.
Des milliers de ses demeures avaient explosé, leurs habitants avec. Au coin d'une rue dévastée, l'une d'elles était toutefois assez bien préservée. Si on y avait jeté un œil, on y aurait vu trois silhouettes assises à une table, la pièce où elles semblaient petit-déjeuner était en bon état – si l'on omettait l'un des murs qui avait été réduit en poussière. Quel prodige ! Des civils poursuivant leur vie de tous les jours ! Cela aurait été héroïque ; cela aurait été inconsidéré.
Cela n'était pas le cas.
Un fragment de la fenêtre de l'ancien mur qui leur offrait à toute heure de la journée de la lumière s'était fiché dans chacun de leurs crânes. Ainsi, leurs corps étaient toujours droits, maintenus par une quelconque prodigieuse position. Chacun de leur front arborait un éclat de verre meurtrier ; d'où leur sang se vidait en se répandant sur la table, comme le vin s'écoule d'un barrique d'un grand cru. Des gouttes de ce sang chutaient parfois sur le parquet dans un distrayant « flop flop ».
Reprenant son envol pour distinguer la ville dans son intégralité, le corbeau fit un grand mouvement d'aile pour se positionner dans un courant d'air ascendant.
De cette hauteur, trois bâtiments se distinguaient de par leur allure féroce et déterminée. Ils formaient la colonne vertébrale de la ville. Ils étaient similaires, d'un blanc immaculé ; ils avaient été bâtis dans le même but : servir de quartier général pour coordonner la défense de la ville. Ils étaient impénétrables, des couches de béton armé renforcés d'attaques de défense telles que Protection ou Mur Lumière les protégeaient.
Ils étaient de véritables châteaux-forts. Chacun avait une forme rectangulaire proche d'un carré. À chaque angle, une tour surmontée d'un abri contenant une batterie anti-aérienne avait été construite. Les murs reliant ces tours étaient si épais que les couloirs qu'ils abritaient étaient ridiculement petits.
Dans les sous-sols de ces forteresses étaient réfugiés des milliers de civils. Ils espéraient trouver dans ces bunkers un refuge en attendant d'être évacués, sauvés ou quoi que ce soit d'autre. Tous étaient complètement paniqués.
Voyez. Trente mille personnes dans un nombre ridicule de pièces. L'hygiène était déplorable. Il y régnait un silence effroyable seulement brisé par des détonations surpuissantes venues de l'extérieur. Tous sursautaient en priant pour que leurs proches ne soient pas blessés. Certains pleuraient à chaude larmes, seuls avec leur désespoir. D'autres vomissaient dans des coins, de dégoût, de peur. La répugnante odeur se propageait alors parmi ces civils entassés. Au moins avaient-ils la chance d'être en vie.
Enfin, la chance. Tout est relatif, quand on sait qu'après être faits prisonniers, les femmes allaient être violées, les garçons enrôlés et les hommes battus à mort. Est-ce toutefois seulement possible de raisonner en de tels termes quand on aurait pu être dehors à vivre l'enfer. Le véritable.
Le corbeau, arrivant au bout du courant d'air chaud, rétracta ses ailes pour passer sous l'un des nuages, dépassant les ruines de la ville pour survoler l'armée entassée qui encerclait totalement Lirneb.
Leur nombre était phénoménal. Ils formaient un cercle quasi-parfait autour de la ville. Des milliers d'hommes et de Pokémon se mettaient en ordre de bataille, se préparant à l'assaut. Par-delà les retentissants échos de la canonnade, on entendait leurs cris. Les majors faisaient leur possible pour ordonner pareil troupeau tandis qu'un feu d'une puissance inimaginable réduisait en poussière les abords de la ville qu'ils comptaient bientôt envahir.
Placés à intervalles réguliers, derrière les troupes, des milliers de Lucanon et de batteries d'artilleries maintenaient un tir de barrage destructeur. Ainsi, dans une macabre féerie, des centaines de ponts de lumière illuminaient cette matinée, reliant l'armée assiégeante à la ville. Ils représentaient le seul lien que ces deux peuples avaient.
La guerre.