Le repaire aux mille et un manuscrits
Blog de Suroh
Bienvenue dans mon atelier d'écriture, aka mon repaire. Baladez-vous à votre guise, c'est sans danger ; pensez simplement à déposer votre cerveau là-bas, sur l'étagère prévue à cet effet.
Voici l'index de ce que j'ai d'ores et déjà écrit, maintenant si vous voulez vous perdre dans les recoins sombres tout au fond, libre à vous.
Corpus :
Oublier
La Mélodelfe et l'Ectoplasma
Aim the target
Il est tout drôle ce sentiment de puissance
Un bout de papier si banal
Trajet
Contemplation
Sur les pas des {JA} #1 : Le Pacte
Sur les pas des {JA} #2 : Naissance d'une légende
L'homme qui pensait
Sur les pas des {JA} #3 : Ce sentiment
Speed rencontre Mr Téquanep
Et si Peeta s'était vautré avant le début des jeux ? (#Hunger Games)
Nous agissons dans l'ombre pour servir la lumière (Speed'fic)
Départ
La ceinture de feu (v2)
Préambule
La lumière bleue
Ainsi que mes fanfictions, finies ou pas :
La véritable histoire du Lapin de Pâques (OS)
Le serpent qui se mord la queue
Arceus (OS)
Synergie amicale (OS)
Au passage, ne tutoyez pas mon homme de bar : il mord.
Voici l'index de ce que j'ai d'ores et déjà écrit, maintenant si vous voulez vous perdre dans les recoins sombres tout au fond, libre à vous.
Corpus :
Oublier
La Mélodelfe et l'Ectoplasma
Aim the target
Il est tout drôle ce sentiment de puissance
Un bout de papier si banal
Trajet
Contemplation
Sur les pas des {JA} #1 : Le Pacte
Sur les pas des {JA} #2 : Naissance d'une légende
L'homme qui pensait
Sur les pas des {JA} #3 : Ce sentiment
Speed rencontre Mr Téquanep
Et si Peeta s'était vautré avant le début des jeux ? (#Hunger Games)
Nous agissons dans l'ombre pour servir la lumière (Speed'fic)
Départ
La ceinture de feu (v2)
Préambule
La lumière bleue
Ainsi que mes fanfictions, finies ou pas :
La véritable histoire du Lapin de Pâques (OS)
Le serpent qui se mord la queue
Arceus (OS)
Synergie amicale (OS)
Au passage, ne tutoyez pas mon homme de bar : il mord.
Trajet (texte)
Réveil éteint, petit-déjeuné avalé, chaussures et manteau enfilés, porte claquée, écouteurs prêts à l'emploi.
Le vent glacial apporté par l'Atlantique me donne des délicieux frissons. Je commence à marcher, lance ma musique. Les notes de musiques, bientôt suivies de paroles, pénètrent en moi et réveillent chaque pore de ma peau. Elles exaltent mon imaginaire et me procurent une chaleur qui me garde, plus que mon manteau, bien au chaud.
J'avance d'abord sur les gravillons, puis sur le béton présent partout dans le centre-ville, qui se réveille également. Autour de moi, le marché se met en place. Un homme décharge un camion, un autre dévérouille en baillant la porte de sa boutique. Je passe près de chacun d'eux et les salue, comme s'ils étaient des vieux amis.
Plus loin, alors que mes pensées se sont envolées loin de cet endroit où je marche machinalement, je croise une boulangère qui prépare son pain. Des effluves me parviennent et me ravissent. Là encore, quelques mots lancés dans le vent pour lui souhaiter la bonne journée.
Je m'imagine pourtant ailleurs. Tel un automate, mon corps avance, mais mon esprit s'en est évadé pour rejoindre ce rocher devant l'océan depuis lequel je me plais à admirer le déchainement des rouleaux qui s'écrasent à mes pieds.
Le souffle iodé que je ressens contraste avec la délicieuse odeur de pain, mais est mille fois plus apaisante, alors même que l'étendue d'eau frappe, hurle et fait tout pour parvenir à dépasser le sable millénaire des dunes. Assis en tailleur, je regarde inconsciemment droit devant moi, en parfaite harmonie avec cet élément déchainé.
Je ne bouge pas, un stylo dans une main et un cahier dans l'autre. Droit, comme si j'étais présent depuis toujours et pour toujours, j’échafaude des plans, rédige des histoires et retranscris mes pensées les plus secrètes, en communion avec la nature. Au dessus de moi, les nuages commencent à se regrouper pour n'en former qu'un seul, bien plus imposant et menaçant. Cela ne me dérange pas.
Puis soudain, on m'extirpe de cette vision. Retour dans mon corps. Mon imaginaire est brisé et le dur retour à la réalité vient de s'opérer. L'Atlantique ne fait désormais plus que m'apporter un vent gênant qui m'incommode. Ma musique s'éteint. La jeune fille face à moi me regarde avec des grands yeux rieurs, sans se douter de quoi que ce soit. Me voilà arrivé devant le car.
– Comment vas-tu ?
Le vent glacial apporté par l'Atlantique me donne des délicieux frissons. Je commence à marcher, lance ma musique. Les notes de musiques, bientôt suivies de paroles, pénètrent en moi et réveillent chaque pore de ma peau. Elles exaltent mon imaginaire et me procurent une chaleur qui me garde, plus que mon manteau, bien au chaud.
J'avance d'abord sur les gravillons, puis sur le béton présent partout dans le centre-ville, qui se réveille également. Autour de moi, le marché se met en place. Un homme décharge un camion, un autre dévérouille en baillant la porte de sa boutique. Je passe près de chacun d'eux et les salue, comme s'ils étaient des vieux amis.
Plus loin, alors que mes pensées se sont envolées loin de cet endroit où je marche machinalement, je croise une boulangère qui prépare son pain. Des effluves me parviennent et me ravissent. Là encore, quelques mots lancés dans le vent pour lui souhaiter la bonne journée.
Je m'imagine pourtant ailleurs. Tel un automate, mon corps avance, mais mon esprit s'en est évadé pour rejoindre ce rocher devant l'océan depuis lequel je me plais à admirer le déchainement des rouleaux qui s'écrasent à mes pieds.
Le souffle iodé que je ressens contraste avec la délicieuse odeur de pain, mais est mille fois plus apaisante, alors même que l'étendue d'eau frappe, hurle et fait tout pour parvenir à dépasser le sable millénaire des dunes. Assis en tailleur, je regarde inconsciemment droit devant moi, en parfaite harmonie avec cet élément déchainé.
Je ne bouge pas, un stylo dans une main et un cahier dans l'autre. Droit, comme si j'étais présent depuis toujours et pour toujours, j’échafaude des plans, rédige des histoires et retranscris mes pensées les plus secrètes, en communion avec la nature. Au dessus de moi, les nuages commencent à se regrouper pour n'en former qu'un seul, bien plus imposant et menaçant. Cela ne me dérange pas.
Puis soudain, on m'extirpe de cette vision. Retour dans mon corps. Mon imaginaire est brisé et le dur retour à la réalité vient de s'opérer. L'Atlantique ne fait désormais plus que m'apporter un vent gênant qui m'incommode. Ma musique s'éteint. La jeune fille face à moi me regarde avec des grands yeux rieurs, sans se douter de quoi que ce soit. Me voilà arrivé devant le car.
– Comment vas-tu ?